mercredi, septembre 28, 2005
quartier libre
Est-ce parce-que je n'avais rien à faire que j'ai rêvé me coucher dans le lit de mon beau-père. Le désir était réciproque depuis longtemps, ma mère n'est pas là, j'espère qu'elle ne verra pas les traces de nos ébats dans ses draps. Je me glisse sur mon matelas à terre et feint de dormir pour ne pas éveiller sa jalousie.
mardi, septembre 27, 2005
L'électricité
L'EDF s'est trompé, ils ont coupé l'électricité d'un magasin. L'EDF ne travaille pas le week-end, le brocanteur oui, mais son rideau se relève qu'électriquement.
Café des Phares
J'ai enfin droit à la bise, les animateurs du café philo ont lu mes écrits, ça sert!
dimanche, septembre 25, 2005
Le bois de Vincennes
J. m'invite à les voir tourner au bois de Vincennes. Il va y travailler avec L. et un comédien rencontré à Trouville. J. me passe le combiné mais je ne reconnais pas la voix de ce garçon. Nous sommes dans un grand bâtiment qui abrite des studios d'enregistrements (100) et des salles de spectacles, il doit y avoir des sous-sols. A gauche de la porte, dans le coin, J. est en train de monter des sons, casque sur les oreilles, se protégeant d'un groupe de danseurs qui répète sur scène. Il rosit de plus en plus d'émotion quand j'évoque son actrice, je le sens amoureux d'elle, je me dis: C'est normal! La batisse a plusieurs étages, nous devons être au troisième, c'est au milieu des arbres, l'environnement est calme, pas de voitures, et ce n'est pas cher de location, mais c'est loin pour transporter chaque jour le matériel. Ils sont pourtant jeunes. Trois copains québéquois le rejoignent, c'est l'heure de la pose, ils bavardent entre eux. Je picquenique avec leurs compagnes qui s'amusent entre elles, se moquant de ravissantes mannequins de publicité flottant au fil de l'eau car il y a une rivière en contrebas. Elles ont des poses fichées comme sur les couvertures de magazines. Celles-ci ont les lèvres rouge vif et le pubis à l'air, poils bruns dorés, comme des poupées de cire. Je réalise que je suis en train de gratter mon ventre, quelques secondes, j'ai perdu la notion d'être en public, je rabats ma jupe sur moi.
samedi, septembre 24, 2005
Ydessa, les ours et etc... Agnès Varda France 2
C'est avec des mots simples, dits par elle même, qu'Agnès Varda arrive à nous passionner pour cette exposition sur les ours de la rousse extravagante: Ydessa. Le public a un sentiment d'oppression. Les photos cerclées de noir comme des faire-part de deuil! commente Agnès, sont à ras bord de tous les murs de la galerie. Sauf une pièce vide, la dernière, où seul la sculpture d'un homme agenouillé, lequel demanderait pardon à toutes ces familles photographiées. Le sculpteur a représenté...Je ne vous le dirais pas, c'est le clou de l'exposition.
jeudi, septembre 22, 2005
Mairie du 3ème Temps Libre Nougaro- Maxime Ruiz Stanley Donen Le Petit Prince
Par-ci parla Maxime Ruiz (1998) Le français aime le mot, il s'en goberge, pour certains, au point de le marteler à chaque syllable. Les acteurs et chanteurs américains sont sélectifs, pour jouer, il ne choisissent qu'un mot sur la phrase à dire, c'est ce qui leur donne la force de frappe. Le plus bel exemple que l'on m'a expliqué c'est celui de Luis Amstrong qui se déchire sur une note.
J'ai entendu un conférencier qui voulait nous persuader de l'importance de son discours, je m'endormais entre chaque mot.
Le Petit Prince Stanley Donen (1974)est un film-livre d'images très émouvant. Le petit garçon est bien plus raisonnable que les adultes. On voudrait tous avoir un Petit Prince en soi!
J'ai entendu un conférencier qui voulait nous persuader de l'importance de son discours, je m'endormais entre chaque mot.
Le Petit Prince Stanley Donen (1974)est un film-livre d'images très émouvant. Le petit garçon est bien plus raisonnable que les adultes. On voudrait tous avoir un Petit Prince en soi!
mercredi, septembre 21, 2005
Les Kinos en DVD
Sur le DVD que m'a offert Christian Laurence en échange d'un livre, j'ai été émue par:
Le Cirque de Daniel Vigneault
Lost de Catherine James
Le Cirque de Daniel Vigneault
Lost de Catherine James
Lola Jacques Demy France 2
Je me suis efforcée de rester devant la télé jusqu'à 1h 30 du matin pour revoir Lola Les horaires du Ciné-Club sont de plus en plus scandaleux. J'ai mis des glaçons pour garder le cerveau éveillé. Le dialogue de Jacques Demy est toujours aussi acide. De lui, c'est mon film préféré, si pur.
Cléo de cinq à sept Agnès Varda Saint-André-Des-Arts
J'ai revu Cléo de cinq à sept. A la sortie, sur mon répondeur, le message d'une voisine: Passe à la maison! Elle venait d'apprendre qu'elle avait le cancer.
Dans le film, la gouvernante jouée par Dominique Davray qui dit à Cléo: On ne porte rien de neuf le mardi, ça porte malheur! Depuis, j'ai constaté que si je faisais un achat ce jour-là, il m'arrivait des bricoles. La dernière fois que je me suis permise de prendre une paire d'espadrilles me disant: A ce prix là, il ne peut pas arriver grand chose! ma soeur est morte.
Dans le film, la gouvernante jouée par Dominique Davray qui dit à Cléo: On ne porte rien de neuf le mardi, ça porte malheur! Depuis, j'ai constaté que si je faisais un achat ce jour-là, il m'arrivait des bricoles. La dernière fois que je me suis permise de prendre une paire d'espadrilles me disant: A ce prix là, il ne peut pas arriver grand chose! ma soeur est morte.
mardi, septembre 20, 2005
Sylvie Vartan France 2
J'ai échappé à la mode des yéyés, Jacques Loew m'emmenait écouter Charles Trenet à Bobino, de préférence qu'à l'Olympia. Bobino était un music-hall plus intime, d'autant qu'il y avait un promenoir ce qui autorisait le pince fesses.
Plus tard Gilles Durieux me fit découvrir Le Cheval d'Or Habitant près de la Contrescarpe nous y allions en voisins voir ses potes : Boby Lapointe, Michel Fanon, Anne Sylvestre. Ce fùt mon éducation Rive-Gauche, la promenade du soir obligée.
Ce soir, j'ai donc découvert à la télé nos deux idoles des jeunes: Johnny Hallyday et Sylvie Vartan. J'ai été agréablement surprise de leur fraicheur, malgré cet incroyable acharnement des médias. Je ne comprends pas comment ils ont gardé la santé jusqu'à aujourd'hui. Sylvie qui était fine, mutine, avec les dents du bonheur, bougeait à merveille. Depuis un certain temps elle s'est momifiée par un maquillage sophistiqué et des poses de star. Seul son rire brisé atteste de ses douleurs ou de ses amertumes. Le dialogue n'était pas au rendez-vous.
Plus tard Gilles Durieux me fit découvrir Le Cheval d'Or Habitant près de la Contrescarpe nous y allions en voisins voir ses potes : Boby Lapointe, Michel Fanon, Anne Sylvestre. Ce fùt mon éducation Rive-Gauche, la promenade du soir obligée.
Ce soir, j'ai donc découvert à la télé nos deux idoles des jeunes: Johnny Hallyday et Sylvie Vartan. J'ai été agréablement surprise de leur fraicheur, malgré cet incroyable acharnement des médias. Je ne comprends pas comment ils ont gardé la santé jusqu'à aujourd'hui. Sylvie qui était fine, mutine, avec les dents du bonheur, bougeait à merveille. Depuis un certain temps elle s'est momifiée par un maquillage sophistiqué et des poses de star. Seul son rire brisé atteste de ses douleurs ou de ses amertumes. Le dialogue n'était pas au rendez-vous.
lundi, septembre 19, 2005
Le flirt
J'ai expliqué à un jeune homme que j'avais une demi-douzaine d'amis. Notre fidélité affective ne faisait aucun doute depuis une quarantaine d'années où nous avions des rites de déjeuners ou se faire des toiles ensemble. Mais arrivé la près-octogénaire, soit la femme faisait le chantage à la maladie, soit eux-mêmes étaient fatigués du dehors, mais je devais faire mon deuil de leur vivant, ils ne sortaient plus de chez eux. Alors, comment entamer un flirt avec l'un de cet âge certain qui n'était jamais sorti. Justement, il a tout à découvrir! me répond ce jeune homme
Odessa Odessa
Tous ces juifs russes émigrés aux Etats unis ne parlent pas américain, ils reconstituent le quartier juif d'Odessa. Ceux arrivés en terre d'Israël sont trop vieux pour apprendre l'hébreu. Ici, ils ne se sentent pas juifs mais russes. Alors ils chantent, chantent Oddessa ces odessistes. On est désolé pour eux, bien qu'ils soient sympathiques, nous aussi on aime la nostalgie, mais c'est lourd ce reportage.
vendredi, septembre 16, 2005
La galanterie française
C'était un déjeuner adorable,avec deux hommes d'une galanterie d'un autre siècle. J'ai eu du mal à m'endormir, baignant dans ces effluves de raffinement du language et du savoir vivre. Une politesse exquise n'a jamais fait de mal à personne! Notre médiateur s'était éclipsé, son ami dit:
" Il va falloir que je réfléchisse à quoi vous pouvez me servir! Puis rectifiant: En quoi je pourrais vous rendre service, et vous, me rendre service?
- Nous pourrions déjà nous promener! il n'a pas relevé.
" Il va falloir que je réfléchisse à quoi vous pouvez me servir! Puis rectifiant: En quoi je pourrais vous rendre service, et vous, me rendre service?
- Nous pourrions déjà nous promener! il n'a pas relevé.
jeudi, septembre 15, 2005
Laurent Ruquier On a tout essayé France 2
Il y a longtemps, Bernard Pivot avait reçu Madame X... qui s'était présentée à l'émission le visage voilé. En prenant des gants, Bernard Pivot s'amusait d'elle et lui parlait de sa robe. ( sous entendu: Robbe-Grillet) Cette dame ne faisait pas dans la dentelle et racontait dans son livre ses cérémonies sur les quais de la Seine(partouzes). Elle était parfaitement ridicule.
Aujourd'hui, c'est l'ère des blogueurs, qui sous couvert d'internet font office de corbeaux. Ils balancent, balancent... C'est franchement dégueulasse d'écrire des lettres anonymes. J'aurai bien cassé la tête télé à votre invité, monsieur Ruquier!
Aujourd'hui, c'est l'ère des blogueurs, qui sous couvert d'internet font office de corbeaux. Ils balancent, balancent... C'est franchement dégueulasse d'écrire des lettres anonymes. J'aurai bien cassé la tête télé à votre invité, monsieur Ruquier!
mercredi, septembre 14, 2005
La coïncidence
Je n'ai plus d'eau, l'électricité à dijoncté, devant cette débacle je n'ai rien à dire. Mon voisin n'y peut rien, les embouts du tube flexible acheté dans un grand magasin ne correspondent pas, si j'ouvre pour essayer c'est 40 euros en l'air. Et l'électricien 30 euros pour le déplacement et 45 euros pour 1h de travail. Mais j'ai les pieds au sec contrairement aux naufragés de Louisiane.
Mon neveu m'invite à diner:Dis à ta femme que j'apportes le dessert! Tant qu'à leur offrir une glace autant qu'elle soit de chez Bertillon. Prêtexte à marcher je vais donc dans L'Ile Saint-Louis. Je mets mes pas dans les pas de ma soeur Suzie qui travaillait dans le quartier, jusqu'à prendre l'autobus qui l'a ramenait Porte de Vincennes.Pendant ce temps là, mon neveu avait visité le cimetière où repose sa mère.
Mon neveu m'invite à diner:Dis à ta femme que j'apportes le dessert! Tant qu'à leur offrir une glace autant qu'elle soit de chez Bertillon. Prêtexte à marcher je vais donc dans L'Ile Saint-Louis. Je mets mes pas dans les pas de ma soeur Suzie qui travaillait dans le quartier, jusqu'à prendre l'autobus qui l'a ramenait Porte de Vincennes.Pendant ce temps là, mon neveu avait visité le cimetière où repose sa mère.
mardi, septembre 13, 2005
La lundinite
J'ai dormi 24h comme un serpent, ce n'est pas le travail qui m'étouffe. Un médecin dont j'ai été la secretaire, appelait cette maladie: La lundinite. Tous les gens malades d'avoir à reprendre le collier, ceux qui ont mal vécu leur week-end en famille, ceux mal ou pas baisés ces jours de congés, les demandes de RV affluaient au cabinet ce jour là...
lundi, septembre 12, 2005
Pierre Siméon Jacques Bonnafé Fête de L'Huma.
Faire dire à un acteur un texte dans les courants d'airs d'un cirque c'est du sadisme, d'autant que le dit cirque est entouré de manèges avec leurs ritournelles quand ce n'est pas le bruit du sanitaire qui vide les toilettes.
Dans le métro, on voit tout de suite qui a fréquenté la fête, les baskets n'ont plus de couleurs mais le sourire reste fier.
Dans le métro, on voit tout de suite qui a fréquenté la fête, les baskets n'ont plus de couleurs mais le sourire reste fier.
dimanche, septembre 11, 2005
Fête de L'Huma Radio France Carmina Burana
La jeunesse a de longues jambes, c'est beau de les voir marcher, des heures. Quelques uns un peu bus, se font des croches pieds, on dirait qu'ils dansent le charleston.
Un noir a refusé de mettre le bracelet qui nous permet de rentrer ces trois jours: Je ne suis pas un esclave!
Lorsque l'on distribue des tracts c'est les yeux dans les yeux, avec le sourire, ça change du commerce habituel, c'est émouvant.
La musique lithurgique a calmé les trémoussements des spectateurs de musique techno sur le devant de la scène. On peut dire: un silence religieux. Le ciel gris, gentil, ne s'est pas déversé. Tout le monde debout, durant une heure, sans moufter, sauf une délégation asiatique dans le coin parqué des VIP qui se photographiait en discutant, rires à l'appui. Quel manque de respect pour le public et les artistes.
Un noir a refusé de mettre le bracelet qui nous permet de rentrer ces trois jours: Je ne suis pas un esclave!
Lorsque l'on distribue des tracts c'est les yeux dans les yeux, avec le sourire, ça change du commerce habituel, c'est émouvant.
La musique lithurgique a calmé les trémoussements des spectateurs de musique techno sur le devant de la scène. On peut dire: un silence religieux. Le ciel gris, gentil, ne s'est pas déversé. Tout le monde debout, durant une heure, sans moufter, sauf une délégation asiatique dans le coin parqué des VIP qui se photographiait en discutant, rires à l'appui. Quel manque de respect pour le public et les artistes.
samedi, septembre 10, 2005
Fête de L'Humanité
J'ai fait signer des pétitions pour la Samaritaine, les gens sont tous très compatissants. On m'a dit que ce serait pareil pour le BHV. Quelques jeunes ne connaissent pas ces grands magasins, ils ne sont pas de Paris.
Il y a des groupes pressés, en costume-cravate, ils vont à un forum de discutions, on dirait des officiels. Aux actualités télé ils ont montré: Le commerce de proximité en train de mourir à côté de cette épave qu'est devenue La Samaritaine. Si les soit-disant réfections doivent durer six-ans, tout le quartier sera mort! dit le marchand de journaux.
J'affirme mon apolitisme, je me suis habillée en rouge et noir, la couleur des anars dont je ne suis pas non plus, mon livre ne se vend pas.
Il y a des groupes pressés, en costume-cravate, ils vont à un forum de discutions, on dirait des officiels. Aux actualités télé ils ont montré: Le commerce de proximité en train de mourir à côté de cette épave qu'est devenue La Samaritaine. Si les soit-disant réfections doivent durer six-ans, tout le quartier sera mort! dit le marchand de journaux.
J'affirme mon apolitisme, je me suis habillée en rouge et noir, la couleur des anars dont je ne suis pas non plus, mon livre ne se vend pas.
jeudi, septembre 08, 2005
Off-Courts Trouville Dernier Kino Kabaret
Il est 2h. du matin, j'écris un petit mot à Jean-Antoine: Je suis contente d'aller au Canada en voyageant dans votre pellicule! Son film est très beau.
Je n'aime pas les adieux, heureusement Emile me rappelle gentiment la fête de L' Huma. Emile est l'un de mes dinausores, je ne refuse jamais une possibilité de rencontre avec l'un d'eux, je saute dans le train.
Adieu kinos...images...lait!...A l'année prochaine, et plus si affinité!...
Je n'aime pas les adieux, heureusement Emile me rappelle gentiment la fête de L' Huma. Emile est l'un de mes dinausores, je ne refuse jamais une possibilité de rencontre avec l'un d'eux, je saute dans le train.
Adieu kinos...images...lait!...A l'année prochaine, et plus si affinité!...
suite...La Folie
Pour des raisons personnelle j'ai été interpellée par le le film sur l'hôpital psychiatrique "Patiente 69" (Jean-Patrick Benes,Alex Maudit): un nouvel interne est de garde pour la nuit, il tombe sur une nymphomane et pense qu'il est victime d'un bisutage.
Vingt-ans après mon petit séjour de six semaines, j'ai rencontré au cinéma, l'interne qui s'était occupé de moi; Il m'a raconté que le professeur du service était devenu fou. D'abord une folie douce, il faisait ses visites avec des colombes sur l'épaule. Puis un jour, lors d'un déjeuner avec ses assistants, il a sorti un revolver et ouvert le feu sur ceux-ci. Il en a blessé un avant que l'on ne réussisse à le maitriser. Comme quoi la folie est une maladie contagieuse.
Je m'étais couchée tôt pour être en forme ce matin, je n'ai donc pas assistée à la projection de la Place Tivoli de trois heures de courts-métrages, les spectateurs étant allongés dans des chaises longues.
Nous avons fait des raccords pour "Deux Femmes?" de Jean-Antoine Charest, Lucie et moi. Je n'avais pas pù dormir de la nuit. Quand notre tournage s'est arrêté, je suis devenue triste comme pour toute chose qui a une fin.
Spécial Normandie "Etat d'urgences" de Sam Békare. Un jeune homme ne sait s'il va accepter le poste d'urgentiste "C'est trop dur" Puis Il imagine qu'il aurait pù sauver l'un des soldats mitraillés sur la plage lors du débarquement, du coup, il accepte le poste.
Cette nuit j'ai pensé qu'on pourrait pù scander sur l'air; "Les montagnards sont là!
"Halte là! Halte là! Halte là! Les québécois, les québécois! Halte là! Halte là! Halte là! Les québécois sont là!
Les québécois, les québécois....Les québécois, sont là!...
Tout le gratin du Pol Normand est là ce soir, cocktail à l'appui, sous les tentures rouges de la grande salle, des corbeilles de fruits aux tables, on dirait la caverne d'Ali Baba. Je n'y connais personne.
Vingt-ans après mon petit séjour de six semaines, j'ai rencontré au cinéma, l'interne qui s'était occupé de moi; Il m'a raconté que le professeur du service était devenu fou. D'abord une folie douce, il faisait ses visites avec des colombes sur l'épaule. Puis un jour, lors d'un déjeuner avec ses assistants, il a sorti un revolver et ouvert le feu sur ceux-ci. Il en a blessé un avant que l'on ne réussisse à le maitriser. Comme quoi la folie est une maladie contagieuse.
Je m'étais couchée tôt pour être en forme ce matin, je n'ai donc pas assistée à la projection de la Place Tivoli de trois heures de courts-métrages, les spectateurs étant allongés dans des chaises longues.
Nous avons fait des raccords pour "Deux Femmes?" de Jean-Antoine Charest, Lucie et moi. Je n'avais pas pù dormir de la nuit. Quand notre tournage s'est arrêté, je suis devenue triste comme pour toute chose qui a une fin.
Spécial Normandie "Etat d'urgences" de Sam Békare. Un jeune homme ne sait s'il va accepter le poste d'urgentiste "C'est trop dur" Puis Il imagine qu'il aurait pù sauver l'un des soldats mitraillés sur la plage lors du débarquement, du coup, il accepte le poste.
Cette nuit j'ai pensé qu'on pourrait pù scander sur l'air; "Les montagnards sont là!
"Halte là! Halte là! Halte là! Les québécois, les québécois! Halte là! Halte là! Halte là! Les québécois sont là!
Les québécois, les québécois....Les québécois, sont là!...
Tout le gratin du Pol Normand est là ce soir, cocktail à l'appui, sous les tentures rouges de la grande salle, des corbeilles de fruits aux tables, on dirait la caverne d'Ali Baba. Je n'y connais personne.
mercredi, septembre 07, 2005
Off-Courts Trouville Fabien BeHar "Longtemps..."
"Longtemps je me suis couché de bonne heure" qui est de Proust. Je n'ai pas su répondre, je connaissais cette phrase, déformée " Longtemps je me suis couchée de travers", en fait Je me suis rappelée après le tournage que Walter Lewino avait fait un livre pour Nadeau uniquement avec les premières phrases de romanciers, c'était très drôle.
Fabien BeHar acteur a été invité par le festival avec deux autres comédiens francais: Lucie Muratet (la vamp de la semaine), Jean-Charles Fonti qui joue du double "Je" avec brio dans le film d'un autre acteur Québécois Jean-Antoine Charest, et un autre québécois Steve Lusry alias Carnior, musicien costumier "Tête à tête". Tous pour être derrière la caméra et faire leur petit film amateur. Fabien BeHar a choisi d'interroger le quidam de Trouville, de la boulangère au poissonnier, de l'intello qui regarde le coucher de soleil aux pôtes festivaliers: Savez vous d'où sort cette phrase? "Longtemps je me suis couché de bonne heure", nous avons tous répondu avec plus où moins de bonheur.
Et pendant ce temps là, Jacques Néwashish, peintre, graveur, musicien et animateur d'un site de vie amérindienne traditionnelle, peint sur la terrasse en plein air, une fresque au fil du temps qui passe, sous nos yeux.
Fabien BeHar acteur a été invité par le festival avec deux autres comédiens francais: Lucie Muratet (la vamp de la semaine), Jean-Charles Fonti qui joue du double "Je" avec brio dans le film d'un autre acteur Québécois Jean-Antoine Charest, et un autre québécois Steve Lusry alias Carnior, musicien costumier "Tête à tête". Tous pour être derrière la caméra et faire leur petit film amateur. Fabien BeHar a choisi d'interroger le quidam de Trouville, de la boulangère au poissonnier, de l'intello qui regarde le coucher de soleil aux pôtes festivaliers: Savez vous d'où sort cette phrase? "Longtemps je me suis couché de bonne heure", nous avons tous répondu avec plus où moins de bonheur.
Et pendant ce temps là, Jacques Néwashish, peintre, graveur, musicien et animateur d'un site de vie amérindienne traditionnelle, peint sur la terrasse en plein air, une fresque au fil du temps qui passe, sous nos yeux.
suite...Christian Laurence
Malgré sa fatigue Christian Laurence présente très bien les kinos de ses camarades, avec finesse et tendresse. Il faut dire qu'ils se chapeautent tous: quand l'un fait son film, l'autre fait la photo pendant que le troisième le monte et que le quatrième joue l'acteur. Comme un chapeau, ça tourne entre eux, les responsabilités, C'est dire qu'ils se connaissent par coeur, d'où les privates jokes, en public non averti que nous sommes. On entend leur rires, on voit leur figure blème des nuits arrachées au sommeil pour terminer en quarante-huit heures leur oeuvre, il y a des petits bijoux, des idées derrière la tête. Comme rien n'est prémédité, tout est improvisé en fonction des rencontres, cela devient du cinéma de l'éphémère, ils n'ont pas le temps d'archiver qui a fait quoi. Je ne mémorise aucun titre, aucun nom d'auteur lors de ces soirées "Cabaret-Kinos", c'est pour ça que je ne peux en citer aucun. Mais mon plaisir est grand, c'est toute ma jeunesse où nous faisions des courts métrages dans le même esprit non lucratif, sauter sur la proposition, du travail de trapéziste sans filet pour toute l'équipe.
Nous avons aussi à Trouville notre reine de l'improvisation, C'est Vivi qui fait chaque jour" Le titite journal du Festival" dans la bonne humeur. C'est une comique née, tout le monde l'enjoint de faire carrière de comédienne, elle devrait monter à Paris, L'hiver, dans les rues désertes, je lui botte les fesses.
Nous avons aussi à Trouville notre reine de l'improvisation, C'est Vivi qui fait chaque jour" Le titite journal du Festival" dans la bonne humeur. C'est une comique née, tout le monde l'enjoint de faire carrière de comédienne, elle devrait monter à Paris, L'hiver, dans les rues désertes, je lui botte les fesses.
mardi, septembre 06, 2005
Off-Courts Trouville suite...
J'ai du mal à me mettre à jour, les places sont chères pour l'ordinateur, le plat du jour toujours délicieux, aussi , on mange beaucoup de pain pour compenser Les courts sont tellement nombreux qu'ils s'annulent l'un l'autre, la mémoire de mon disque dur n'est plus ce qu'elle était. Jean-Antoine Charest m'a demandé de participer, nous avons tourné avec la belle star des kinoistes: Lucie Muratet. Elle en est à son sixième kinos en quelques jours. Hier soir, projection d'une très belle légende inuit:" Atanarjuat". Nous sommes restés scotchés sur nos fauteuils, fascinés, jusqu'à deux heures du matin.
lundi, septembre 05, 2005
Off-Courts Trouville Les Kinoistes sont arrivés!
Une vague déferlante a atteint le bar du Festival: une soixantaine d'individus venus du Québec, beaux gaillards, belles filles, dont le dénominateur commun est le rire, que nous comprenons à défaut d'entendre l'accent. Les kinoistes, avec un rien font un extra court: aujourdh'ui la matière première était le sable et les planches de Trouville, et quelques comparses qui se la jouent à la débonaire, sans prise de tête. Ce soir la salle est déjà chauffée au blanc et rouge car de menus problèmes techniques nous obligeaient à consommer en attendant; dommage! ça faisait un peu pétard mouillé. Comme ce cabaret spectacle existe tous les deux jours, ils auront le temps de rectifier le tir, et le plaisir jubilatif nous reprendre.
Off-Courts Trouville Sam Karmann
Sam Karmann m'a émue losqu'il a dit venir à ce Off-courts car il est redevable aux courts métrages d'avoir pù faire ensuite des longs, en tant qu'acteur et réalisateur
dimanche, septembre 04, 2005
Off-Courts Trouville Québec Christian Laurence
"Comme une heure qui n'existait pas" Je suis surprise de la bonne santé du cinéma québeqois de leur énergie qui traite souvent de problèmes existentiels. Ils paraissent vivre plus confortablement que nous, le scénariste, Marc-Antoine Godin, m'explique que les espaces sont plus grands avec moins de densité de population, dont des logis plus spacieux. Que leur culture est matinée de la culture américaine et française. Mais les problèmes de couple sont aussi tendus qu'ailleurs, la permissivité du sexe les compliquent. Dans ce film, il s'agit de deux journalistes qui se retrouvent par hasard dans un hôpital après plusieurs années d'exil professionel chacun de leur côté. Le ton est juste, la mise en scène naturelle, j'ai beaucoup aimé la simplicité du propos et le happy end.
Loin des hurlements de tueurs, de crissement des voitures qui dérapent, de toute la panoplie américaine justement il y a dans ce bloc Québec 5 plusieurs films qui sont touchants:
"Le gant " Kim N'Guyen
"Svaok (l'appel)" Jennifer Alleyn
"Les derniers jours" Simon Ollivier Fecteau
J'ai vu aussi dans le bloc 1 l'histoire d'une jeune fille si émotive qu'elle se cogne à chaque objet, à chaque porte, la refermant brutalement sur un gentil garçon qui emménage à côté ."Soap-Opéra" de Sylvain Marotte
J'ai une dent contre le film qui utilise les enfants pour chanter des chansons d'adultes. ils font cela à la perfection, c'est bien là l'inquiétant, jusqu'à l'hystérisme leur interprétation! J'ai un très mauvais souvenir d'un camp de vacances à la montagne, pour enfants de trois à quatorze ans; le soir, pour les distraire, on leur demandait de jouer un spectacle en play-back; les garcons étaient tous des Travolta en puissance et les filles déguisée en bas résilles. Cette érotisation forcée les rendait malades, ils ne pouvaient plus s'endormir, ils vomissaient de fatique, c'était tous les jours "La fièvre du samedi soir" ce scandale, je n'ai pù le dénoncer, je le fais aujourd'hui ;
Loin des hurlements de tueurs, de crissement des voitures qui dérapent, de toute la panoplie américaine justement il y a dans ce bloc Québec 5 plusieurs films qui sont touchants:
"Le gant " Kim N'Guyen
"Svaok (l'appel)" Jennifer Alleyn
"Les derniers jours" Simon Ollivier Fecteau
J'ai vu aussi dans le bloc 1 l'histoire d'une jeune fille si émotive qu'elle se cogne à chaque objet, à chaque porte, la refermant brutalement sur un gentil garçon qui emménage à côté ."Soap-Opéra" de Sylvain Marotte
J'ai une dent contre le film qui utilise les enfants pour chanter des chansons d'adultes. ils font cela à la perfection, c'est bien là l'inquiétant, jusqu'à l'hystérisme leur interprétation! J'ai un très mauvais souvenir d'un camp de vacances à la montagne, pour enfants de trois à quatorze ans; le soir, pour les distraire, on leur demandait de jouer un spectacle en play-back; les garcons étaient tous des Travolta en puissance et les filles déguisée en bas résilles. Cette érotisation forcée les rendait malades, ils ne pouvaient plus s'endormir, ils vomissaient de fatique, c'était tous les jours "La fièvre du samedi soir" ce scandale, je n'ai pù le dénoncer, je le fais aujourd'hui ;
Off-Court Trouville Jean Claude Dreyfus
Je reste sur le souvenir de Jean-Claude Dreyfus récitant du Cocteau à "la Maison de la Poésie" à Paris. Avec un projecteur qui découpait sa silhouette façon Cocteau, on oubliait le comédien pour n'entendre que le poête. Dans "Le Malade Imaginaire" joué au Théâtre Sylvia Montfort, avec Valérie Mairesse en soubrette, tous deux ne déméritaient pas de la maison de Molière " La Comédie Française".
Le festival Off-Court de Trouville a donné un florilège des courts de cet acteur dans ses outrances comme dans un personnage très inquiètant. Il va s'en dire que le public a applaudi au pire salace qui soit, là il comprenait le mot à mot. Le récital poétique qui s'ensuivit, c'est difficile à suivre dans le cadre d'un cabaret où tout le monde boit et dine
Le festival Off-Court de Trouville a donné un florilège des courts de cet acteur dans ses outrances comme dans un personnage très inquiètant. Il va s'en dire que le public a applaudi au pire salace qui soit, là il comprenait le mot à mot. Le récital poétique qui s'ensuivit, c'est difficile à suivre dans le cadre d'un cabaret où tout le monde boit et dine
vendredi, septembre 02, 2005
Emile
Emile m'a téléphoné, je vais laver la salade pour le diner fraternel de sa section à la fête de l'huma, j'adore faire les petites mains, comme quoi on peut toujours servir.
jeudi, septembre 01, 2005
La rouille
La rouille vient à point. Je ne voulais pas l'attendre, mais dès que j'ai arrêté le traitement substitutif, tous les maux auxquels j'avais échappé depuis de nombreuses années sont arrivés en courant, pour résumer: la vieillerie qui grince de partout. C'est comme pour le portrait de Dorian Gray (Edgar Poe) un délabrement en accéléré.
Je devais danser une vieille dame , la chorégraphe ne m'a pas rappelée, celà aurait fait plus vrai que nature, il vaut mieux qu'elle trouve un rôle de composition.
Je devais danser une vieille dame , la chorégraphe ne m'a pas rappelée, celà aurait fait plus vrai que nature, il vaut mieux qu'elle trouve un rôle de composition.
mercredi, août 31, 2005
La trace
Telle une limace, je laisse chaque jour une trace sur le blog. Mes amis savent ainsi si je suis à Paris où ailleurs.Je bave, donc je suis! Dire escargot serait plus joli. Sur un tournage de Roger Vadim, Le vice et la Vertu, nous étions une demi-douzaine de jeunes femmes à table en extérieur. La conversation roulait sur la sexualité. Vadim dit:
" D'ailleurs, les escargots sont hermaphrodites!
- Alors pourquoi on dit, un escargot? demanda Anne, la plus jeune d'entre nous qui n'avait que 16 ans.
" D'ailleurs, les escargots sont hermaphrodites!
- Alors pourquoi on dit, un escargot? demanda Anne, la plus jeune d'entre nous qui n'avait que 16 ans.
mardi, août 30, 2005
Anouk Ferjac
J'allais de ce pas, en changeant trois fois d'autobus, vendre mes petits écrits à Agnès Varda. Au passage, j'avais pris les horaires de ses films qui passent au Saint-André- des Arts. Arrivée au milieu de sa rue, je suis hélée par la voix ensorceleuse d'Anouk Ferjac, nous ne nous étions plus parlé depuis 1965. J'étais trop fatiguée à l'époque en tentant de consoler son amoureux transi. Nous avons passé une après midi délicieuse à nous raconter les frasques de plusieurs personnages de nos amis. J'ai vendu deux livres à Anouk, si bien que je n'avais plus de provende pour Agnès qui de toute façon n'était pas là. Et son DVD avec bonis dont j'espérais tirer gloire, c'est pour décembre.
lundi, août 29, 2005
René Quinson Woody Allen
J'attendais un prétexte pour me sortir de mon enlisement estival, le voici! le voilà! René Quinson m'invite à voir en projection privée un film de Woody Allen, bien qu'il fasse un été indien, je saute dans un train pour Paris. Il ne le sait pas mais c'est grâce à lui que j'ai ma chambrette. Ghislain Cloquet qui tournait Guerre et Paix avec le cinéaste américain, avait fait l'acquisition de ce petit grenier avec son cachet d'opérateur, il ne voulait pas que je sois à la rue, il m'avait même dit: Voici un homme comme vous les aimez, venez donc à la petite chapelle de Saint Su..., nous y tournons! Je n'ai vu de Woody Allen que sa silhouette: un long imperméable et un chapeau sur de grosses lunettes. Lui, n'avait d'yeux que pour Diane Keaton.
jeudi, août 25, 2005
Arté Marlène Dietrich Jean Gabin
Il pleut, ce n'est pas une raison pour se jeter à l'eau dans la piscine. Longue conversation sur le temps qui passe à la terrasse d'un bistrot. Je raconte combien il est dangereux pour une femme de tomber amoureuse d'un homosexuel, mission impossible, elle devient folle.
J'hésite entre rentrer à Paris ou attendre le festival Off-Courts de Trouville. Je suis fatiguée de me faire allumer par les gens qui ne sont pas touchés par ma modestie, il faut qu'ils me ratatinent. Mon seul intêret, actuellement, c'est de nourrir mon blog, faut-il prendre le risque de rencontres perfides.
Lorsque Gabin dit: je t'aime! à Marlène, on y croit. Et le film en noir et blanc qui sacralise les visages...
J'hésite entre rentrer à Paris ou attendre le festival Off-Courts de Trouville. Je suis fatiguée de me faire allumer par les gens qui ne sont pas touchés par ma modestie, il faut qu'ils me ratatinent. Mon seul intêret, actuellement, c'est de nourrir mon blog, faut-il prendre le risque de rencontres perfides.
Lorsque Gabin dit: je t'aime! à Marlène, on y croit. Et le film en noir et blanc qui sacralise les visages...
mercredi, août 24, 2005
Faire quelques chose (César Polognio 1966)
L'important c'est de rester dans l'énergie, Faire quelque chose titre d'un court-métrage. Un jeune chomeur photographie à son insu la voisine d'en face. Un jour le gramophone est enrayé, il va voir, une paire de ciseaux est ensanglantée en travers du disque. Chez lui, les photos collées au mur sont lacérées, il ne se souvient de rien. Il va cacher le cadavre dans la forêt et se satisfait sur la morte.
César m'hébergeait car j'avais quitté le domicile de mon concubin. Il me laissait son lit, et dormait par terre sur un matelas, mais le matin, sous prétexte d'un calin, il glissait ses mains sous le traversin et n'ayant rien trouvé: Tu n'aurais pas un ticket de métro?Je n'acceptais pas d'argent de mes amis, seulement un abonnement pour la piscine Royale afin de prendre une douche. J'avais une vieille deux-chevaux dans laquelle je trinballais mes potes, nous allions prendre le thé à Orly, nous pouvions encore y voir les passagers embarquer.Etienne Lalou était de mes amis. Un jour ou ma tire était en panne, un garagiste voisin m'a dit qu'il fallait changer de batterie, Etienne était prêt à me l'acheter, il venait de tourner avec Roland Topor: La Planete sauvage. Le garagiste est venu un matin avec des croissants, il a vu la mansarde, il ne voulait pas que quelqu'un d'autre m'aide: Ce n'est rien, il suffit de gratter le vert de gris!
"Qu'est-ce que je fais de ton argent ai-je demandé à Etienne. -Tu t'achete une paire de chaussure!" Je n'ai pas eu le temps de la mettre, César avait soit-disant reçu une copine qui l'avait emprumtée, il ne savait quand elle reviendrait de Marseille. J'ai changé de crémerie. Des années plus tard, j'ai appris que César avait été raccompagné à la frontière, il était portugais.
César m'hébergeait car j'avais quitté le domicile de mon concubin. Il me laissait son lit, et dormait par terre sur un matelas, mais le matin, sous prétexte d'un calin, il glissait ses mains sous le traversin et n'ayant rien trouvé: Tu n'aurais pas un ticket de métro?Je n'acceptais pas d'argent de mes amis, seulement un abonnement pour la piscine Royale afin de prendre une douche. J'avais une vieille deux-chevaux dans laquelle je trinballais mes potes, nous allions prendre le thé à Orly, nous pouvions encore y voir les passagers embarquer.Etienne Lalou était de mes amis. Un jour ou ma tire était en panne, un garagiste voisin m'a dit qu'il fallait changer de batterie, Etienne était prêt à me l'acheter, il venait de tourner avec Roland Topor: La Planete sauvage. Le garagiste est venu un matin avec des croissants, il a vu la mansarde, il ne voulait pas que quelqu'un d'autre m'aide: Ce n'est rien, il suffit de gratter le vert de gris!
"Qu'est-ce que je fais de ton argent ai-je demandé à Etienne. -Tu t'achete une paire de chaussure!" Je n'ai pas eu le temps de la mettre, César avait soit-disant reçu une copine qui l'avait emprumtée, il ne savait quand elle reviendrait de Marseille. J'ai changé de crémerie. Des années plus tard, j'ai appris que César avait été raccompagné à la frontière, il était portugais.
mardi, août 23, 2005
Cafés philos
Il me semblait que la moindre des choses était d'accueillir son célèbre collègue Michel Onfray qui venait donner une conférence sur ses terres. Monsieur Carle, animateur du café philo de Trouville à eu des problèmes de famille.
Que de tensions dans cette rue des Bains qui est le couloir de la rumeur, impossible d'échapper au cabas des ménagères pleins de fiel. J'y vois de petites dames replètes, avec le verbe prolixe des habituées du café du commerce. Au café philo, elles sont, ils sont tous dans l'intelligence quant à notre devoir de bonté, de commisseration, d'écoute à l'autre. J'avais mis en évidence mon dernier livre, trois personnes sur trente l'on regardé et acheté; est-ce du mépris ou de l'indifférence? Il faut dire que nous sommes les trois-quart des retraités, pas question que l'un sorte la tête hors de l'eau. Hors du pouvoir de nos attributions professionelles qui sommes nous?
La philo aide-t-elle à mieux vivre? That is the question!
Que de tensions dans cette rue des Bains qui est le couloir de la rumeur, impossible d'échapper au cabas des ménagères pleins de fiel. J'y vois de petites dames replètes, avec le verbe prolixe des habituées du café du commerce. Au café philo, elles sont, ils sont tous dans l'intelligence quant à notre devoir de bonté, de commisseration, d'écoute à l'autre. J'avais mis en évidence mon dernier livre, trois personnes sur trente l'on regardé et acheté; est-ce du mépris ou de l'indifférence? Il faut dire que nous sommes les trois-quart des retraités, pas question que l'un sorte la tête hors de l'eau. Hors du pouvoir de nos attributions professionelles qui sommes nous?
La philo aide-t-elle à mieux vivre? That is the question!
lundi, août 22, 2005
France 2 Maigret Georges Simenon
J'ai voyagé tout l'été grâce à Georges Simenon. De Palaces en troquets, de maisons bourgeoises en pauvres établis, de la France profonde en Flandres. Au menu du jour pour Maigret: l'Anguille au vert Toute la nostalgie des années 70 m'est revenue à la bouche: Le bois de La Cambre où nous mangions ses fameuses anguilles au vert, suivie d'une côte à l'os et au dessert une dame blanche
Boby Lapointe qui joue l'aubergiste dans le film de André Delvaux: Rendez-vous à Braye,( d'après une nouvelle de Julien Grack), raconte comment on les prépare ses fameuses anguilles. Ce fùt son dernier rôle avant qu'il ne disparaisse.
Boby Lapointe qui joue l'aubergiste dans le film de André Delvaux: Rendez-vous à Braye,( d'après une nouvelle de Julien Grack), raconte comment on les prépare ses fameuses anguilles. Ce fùt son dernier rôle avant qu'il ne disparaisse.
jeudi, août 18, 2005
Mairie de Trouville Michel Onfray l'hédonisme
Comment peut-on être hédoniste, Michel Onfray, interrogé par son comparse Gérard Poulouin nous l'explique. Michel enfourche son dada de prédilection et Fouette cocher! Au passage il fustige les institutions de l'enseignement, le pouvoir clérical, les psys, les gouvernements, et pour mieux se faire comprendre de nous, pauvres pêcheurs de Trouville-Deauville qui fréquentons les casinos, il nous balance la poupée gonflable qui est notre mie quotidienne sans reprendre son souffle.(Il faut dire que nous ne consommons que sous céllophane, y compris le pénis de nos amants). Michel Onfray sait qu'il en a pour deux heures de conférence, Mais le sujet, il le tient au bout de sa langue, grand virtuose de la parole avec un cerveau formaté à mille tours, la salle ne proteste pas bien que beaucoup soient choqués. Parler d'hédonisme à des cathos pur-beurre, c'est de la provocation. Ils y en a qui avaient les oreilles échauffées. J'étais de tout coeur avec lui, mais il est vrai que cela sentait trop la leçon bien apprise, sans notes, certains ont eu l'impression qu'il n'avait pas pioché le sujet expressément pour eux, narcissisme oblige!Avec nos problèmes d'identité, la suceptibilité reste indélebile.
mardi, août 16, 2005
Les longs week-ends
Tout est en suspens ces longs jours de fetes, chacun flemme comme il peut, j'attends la fin du jour pour avoir une trouée sur les planches. Est-ce la présence de Podda, du haut de sa colline, mes nuits sont violentes de reves récurants, toujours la trahison de Stern. A moins que le silence la nuit dans mon immeuble n'approfondissent mes ranceurs. Je sais que ma copine souffre de son coté, notre passé commun avec des personnages qui nous sont propres remonte à la gorge. Comme un chien je traite mon ex amant, lui ouvrant les machoires afin qu'il ne puisse plus m'innoculer le vaccin du désespoir. Mes ses écrits sont là, le déniement complet.
jeudi, août 11, 2005
lundi, août 08, 2005
Le passé
Il y en a qui règlent leurs problèmes en se soulant la gueule, moi je ne dors pas. Ma vieille copine sera fraîche comme une rose et gaie comme un pinson, moi j'aurais des yeux de merlans pas frais à l'étalage comme on me le disait par le passé. Ce passé justement, revisité après une dizaine d'années sans revoyures.
Prix Yves et Hélène de La Brusse au Golf de Saint Gatien
Michel Thomasson a remis le prix Yves et Hélène de La Brusse dans ce décor de rêve qui n'était autrefois qu'un golf à 9 trous. Depuis, des arbres ont poussés et les trous ont fait des petits: 18. Michel Thomasson à parlé de sa tante Hélène récemment disparue avec tact et émotion.
Si je devais imaginer un paysage pour illustrer La Paix, je photographierai un green. Tout y est calme, silencieux, harmonieux, une nature pacifiée.
Si je devais imaginer un paysage pour illustrer La Paix, je photographierai un green. Tout y est calme, silencieux, harmonieux, une nature pacifiée.
Mairie de Trouville Sirènes par Elim
Emilie Arnoux expose ses sirènes, auto-portrait dupliqué par autant de tableaux. Elim (émilie) est aussi belle que ses créatures de rêves, et les sirènes sont aussi belle qu'elle, elles lui ressemblent comme deux gouttes d'eau. Elim a eu la bonne idée d'apparaître au vernissage dans une longue robe rouge qui moulait ses formes. L'apparition n'a laissé aucune équivoque quant au modèle.
En fin d'après-midi une centaine de riverains se sont réunis pour barrer la route au projet à St-Gatien d'aéroport élargi. Monsieur Chritian Carle a dit: Je vous invite à prendre un car Fournier qui vous déposera à un kilomètre de Roissy! Vous verrez si vous y supportez les nuisances!
En fin d'après-midi une centaine de riverains se sont réunis pour barrer la route au projet à St-Gatien d'aéroport élargi. Monsieur Chritian Carle a dit: Je vous invite à prendre un car Fournier qui vous déposera à un kilomètre de Roissy! Vous verrez si vous y supportez les nuisances!
jeudi, août 04, 2005
Mairie de Trouville Le Bateau du Havre
Jean Moisy, historien et président des amis du Musé de Trouville nous projete des cartes postales sur des bateaux à vapeur ayant fait le cabotage entre le Havre et Trouville, dont le plus célèbre fut Le Rapide (1842) qui naviguat durant 57 ans, avec plus de 40.000 traversées.
Il y a toujours la savante de service qui interrompt le conférencier pour citer ses propres sources. Et il nous reste de ce temps-là un modeste embarcadère qui fait traverser sur une navette la Touques à marée haute à ceux qui ont la flemme d'aller jusqu'au Pont des Belges. Walter L. l'emprumptait avec sa famille afin de déjeuner d'un délicieux maquereau mariné vers les Marinas. Je regarde souvent les passagers débarquer comme s'ils venaient d'une rive lointaine, il n'en faut pas beaucoup pour rêver du grand large.
Il y a toujours la savante de service qui interrompt le conférencier pour citer ses propres sources. Et il nous reste de ce temps-là un modeste embarcadère qui fait traverser sur une navette la Touques à marée haute à ceux qui ont la flemme d'aller jusqu'au Pont des Belges. Walter L. l'emprumptait avec sa famille afin de déjeuner d'un délicieux maquereau mariné vers les Marinas. Je regarde souvent les passagers débarquer comme s'ils venaient d'une rive lointaine, il n'en faut pas beaucoup pour rêver du grand large.
mercredi, août 03, 2005
Les vacances
Je tape sur mon petit blog quotidien comme je prendrais un café dans un bistrot.
Que dire des vacances sinon la lumière cruelle quand un avion se crashe, un passant vous fait remarquer que votre jupon dépasse, (je ne porte pas de jupon), que l'eau rigole sur les toits chassant les mouettes lesquelles sont poursuivies par les goélands: A chacun sa sardine! Je suis à la mer, et faute d'aération dans ma chambrette j'en mange beaucoup en boite, plutôt que du poisson frais. Il faut attendre le soleil du soir, pour jouir de la plage vidée des savattes qui trainent, des ventres rebondis sur des shorts taille basse, et des familles qui s'époumonnent contre des enfants gatés. Je me dis que nous sommes laids en vacances. J'attends que l'on m'appelle pour du travail. Chose esthétique à voir et à revoir, le port avec ses bateaux chamarés, sa vase blanchie par une armée d'oiseaux marins qui attendent patiemment le retour de pêche, les petits ruisseaux à marée basse, et si on lève le nez, tous ses ravissants toits des maisons de pêcheurs. Fors nous les vacanciers, c'est du charme en barre.
Que dire des vacances sinon la lumière cruelle quand un avion se crashe, un passant vous fait remarquer que votre jupon dépasse, (je ne porte pas de jupon), que l'eau rigole sur les toits chassant les mouettes lesquelles sont poursuivies par les goélands: A chacun sa sardine! Je suis à la mer, et faute d'aération dans ma chambrette j'en mange beaucoup en boite, plutôt que du poisson frais. Il faut attendre le soleil du soir, pour jouir de la plage vidée des savattes qui trainent, des ventres rebondis sur des shorts taille basse, et des familles qui s'époumonnent contre des enfants gatés. Je me dis que nous sommes laids en vacances. J'attends que l'on m'appelle pour du travail. Chose esthétique à voir et à revoir, le port avec ses bateaux chamarés, sa vase blanchie par une armée d'oiseaux marins qui attendent patiemment le retour de pêche, les petits ruisseaux à marée basse, et si on lève le nez, tous ses ravissants toits des maisons de pêcheurs. Fors nous les vacanciers, c'est du charme en barre.
mardi, août 02, 2005
Anne Bellec Madame Maigret france 2
Le commissaire Maigret résiste à toutes les tentations. Lorsque Agnès Soral lui dit: Elles ne sont pas mal, mes jambes! Il parait que c'est ce qui vieillit le moins vite chez les femmes! Maigret qui l'avait crû innocente:Tant mieux! Il te restera toujours ça, quand tu sortiras!
Au téléphone où de visu, il n'appelle jamais sa femme que par: Madame Maigret! Cela résume toute sa tendresse pour elle, la sainte des saintes! Jamais un reproche des diners ratés, des nuits à attendre son mari.Un baiser affectueux sur le front, et hop! On dort.Qui ne rêverait d'une telle femme, j'aurai bien aimé être immortalisée dans ce rôle.
Au téléphone où de visu, il n'appelle jamais sa femme que par: Madame Maigret! Cela résume toute sa tendresse pour elle, la sainte des saintes! Jamais un reproche des diners ratés, des nuits à attendre son mari.Un baiser affectueux sur le front, et hop! On dort.Qui ne rêverait d'une telle femme, j'aurai bien aimé être immortalisée dans ce rôle.
vendredi, juillet 29, 2005
Swing in off Deauville
Depuis le temps que je sillonne Deauville sans jamais m'arrêter dans un bistrot, voici que Le Bing Band de l'école intercommunale nous fait assoir par terre dans la rue pour l'écouter.A voir les pieds s'agiter en rythme, il est clair que ma génération jouit de ces sonorités.Pour un peu, on se parlerait.
Cosette Martel, devant s'absenter afin de préparer sa conférence sur Le Père Goriot de Balzac, elle m'a offert son billet pour Ibrahim Ferrer au Théâtre du Casino de Deauville. Cet homme qui se tient droit, comme raidit afin de ne pas tomber, asseoit de temps à autre un bout de fesse sur une chaise haute. Ainsi il tient les deux heures pour un public qui ne veut pas le lâcher, applaudissant debout, bien qu'il leur montre son coeur fatigué. C'est chaud, c'est tendre et ça balance. Ses dix complices s'amusent entre eux avec l'humour noir au troisième degré des noirs, tout en veillant avec beaucoup de sollicitude à ce que le patron aille bien.Au bout d'une demi-heure, ils avaient tombé la veste. Ibrahim Ferrera gardé sa casquette.Cela dessine sa silhouette longiligne, fragile, alors que la voix reste pleine. On aurait envie de vivre leur vie de musicien.
Cosette Martel, devant s'absenter afin de préparer sa conférence sur Le Père Goriot de Balzac, elle m'a offert son billet pour Ibrahim Ferrer au Théâtre du Casino de Deauville. Cet homme qui se tient droit, comme raidit afin de ne pas tomber, asseoit de temps à autre un bout de fesse sur une chaise haute. Ainsi il tient les deux heures pour un public qui ne veut pas le lâcher, applaudissant debout, bien qu'il leur montre son coeur fatigué. C'est chaud, c'est tendre et ça balance. Ses dix complices s'amusent entre eux avec l'humour noir au troisième degré des noirs, tout en veillant avec beaucoup de sollicitude à ce que le patron aille bien.Au bout d'une demi-heure, ils avaient tombé la veste. Ibrahim Ferrera gardé sa casquette.Cela dessine sa silhouette longiligne, fragile, alors que la voix reste pleine. On aurait envie de vivre leur vie de musicien.
jeudi, juillet 28, 2005
Conférences d'été Mairie de Trouville
Michel Larivière, sociétaire de la Comédie Française, nous raconte le dramaturge Georges Feydau. Toute l'intelligentsia de Trouville remplit le cinéma du Casino. Moi- même j'ai un plaisir sensuel à écouter un phrasé, une diction parfaite. Quand à Feydau, ce n'est jamais au-dessus de la ceinture bien que d'une précision d'horlogerie, le rire est gras.
Mon verbe est cru, cela choque les mêmes spectateurs qui pourraient être des lecteurs.
Mon verbe est cru, cela choque les mêmes spectateurs qui pourraient être des lecteurs.
mercredi, juillet 27, 2005
Le commissaire Maigret France 2
Il pleut sur Trouville, heureusement nous avons Maigret l'après-midi. Personne ne peut rivaliser avec Jean Gabin mais Simenon reste Simenon. A Propos de Gabin, un jour dans le couloir d'un studio, il était assis sur un banc avec quelqu'un, il m'a lancé un jovial :Bonjour mademoiselle! J'ai été si interloquée de son amabilité que je n'ai pù répondre.
mardi, juillet 26, 2005
Trouville
A la librairie, mes livres sont en rayon, pas un seul exposé, ils n'en ont vendu aucun.
Je me réveille et sous mon lit, de l'eau venue d'où? Les draps ne sont pas encore mouillés. Tout en restant allongée dans l'espoir de me rendormir, je rame avec mes bras afin de mettre mon lit à sec.
Un homme me parle de JS. Tiens! Le voilà à cheval! En contre-bas, une écurie d'où partent des cavaliers pour une promenade; effectivement de profil, je reconnais Stern. Je savais qu'il avait pratiqué le tennis, la voile, le solex, mais pas le cheval. Je me propose de prendre des cours afin de l'approcher sans qu'il y paraisse; "Mais cette promenade, quand est-ce qu'ils reviennent? Une jeune femme préposée aux soins me répond sèchement: -Vous verrez bien quand vous les verrez!"
Je me réveille et sous mon lit, de l'eau venue d'où? Les draps ne sont pas encore mouillés. Tout en restant allongée dans l'espoir de me rendormir, je rame avec mes bras afin de mettre mon lit à sec.
Un homme me parle de JS. Tiens! Le voilà à cheval! En contre-bas, une écurie d'où partent des cavaliers pour une promenade; effectivement de profil, je reconnais Stern. Je savais qu'il avait pratiqué le tennis, la voile, le solex, mais pas le cheval. Je me propose de prendre des cours afin de l'approcher sans qu'il y paraisse; "Mais cette promenade, quand est-ce qu'ils reviennent? Une jeune femme préposée aux soins me répond sèchement: -Vous verrez bien quand vous les verrez!"
lundi, juillet 25, 2005
La fête de la Mer à Trouville
Chaque année, j'attends ce jour là pour manger du maquereau grillé. Toutes les petites mains de la Mairie s'affairent afin de servir dans la salle des Congrès la foule qui fait la queue pour ce régal.
Dimanche, j'ai voulu voir à la télé le phénomène Lance Amstrong, il papotait avec ses coéquipiers, je me suis endormie. Les bateaux de pêches avaient déjà pris la mer pour la bénédiction.
En rentrant chez moi, j'ai eu le temps de voir le sprint final au Champs-Elysées. Il faut vraiment s'arracher les tripes pour courrir comme ils le font!
Dimanche, j'ai voulu voir à la télé le phénomène Lance Amstrong, il papotait avec ses coéquipiers, je me suis endormie. Les bateaux de pêches avaient déjà pris la mer pour la bénédiction.
En rentrant chez moi, j'ai eu le temps de voir le sprint final au Champs-Elysées. Il faut vraiment s'arracher les tripes pour courrir comme ils le font!
vendredi, juillet 22, 2005
Brigitte Le Breton Maire de Caen, député du Calvados
Brigitte Le Breton nous a invité dans sa magnifique salle de mariage de l'Hôtel de Ville, faite de murs en boiseries claires, surmontées de peintures, tout celà très 18ème. Le discours était simple et chaleureux,J'y ai reçu sept chefs d'états le 6 Juin, ils ont tout de suite été à l'aise dans cette salle, nous avons papoté! Plus sérieusement, ils sont tous très conscients de leurs responsabilités vis à vis de la Paix!
Les étudiants ont reçu leur diplome, et en maitre de cérémonie Maître Blanchard a alterné les congratulations des uns aux autres, (intervenants et élèves),avec une chorale constituée par les mêmes participants. Outre L'Hymme à la joie rebaptisé L'Hymme Européen, chacun eu l'occasion de chanter son pays, c'était émouvant, et de voir la joyeuse humeur de leurs rencontres.
Margaret notre anglaise de choc, a eu le premier prix pour son petit film, le jury et le public étaient unanimes pour l'applaudir.
J'espère de tout coeur que Camille Galap, Jean-Pierre Gohel et François Solignac ainsi que leurs collaborateurs du Pôle Normand, (à propos de collaboration, Laurence Poincheval dont nous avions la primeur de son sourire chaque matin, a été reçue au concours de professeur des écoles )continueront comme par le passé à nous proposer chaque été un nouveau prétexte à venir aux stages de ces Université Européenne d'été, à pied, à cheval ou en voiture, je viendrais! Je ne sais si j'aurais eu le courage comme certains russes de venir en bus depuis Moscou soit trois jours de voyage!
Juillet est passé comme un bonheur d'été...
J'ai demandé à un coiffeur comment cela se faisait-il que les commerçants soient si aimables à Caen: La ville a signé La Chartre de qualité avec la Chambre de Commerce!
Je vais vérifier sur le web, quelle autre ville de France a fait cet effort.
Les étudiants ont reçu leur diplome, et en maitre de cérémonie Maître Blanchard a alterné les congratulations des uns aux autres, (intervenants et élèves),avec une chorale constituée par les mêmes participants. Outre L'Hymme à la joie rebaptisé L'Hymme Européen, chacun eu l'occasion de chanter son pays, c'était émouvant, et de voir la joyeuse humeur de leurs rencontres.
Margaret notre anglaise de choc, a eu le premier prix pour son petit film, le jury et le public étaient unanimes pour l'applaudir.
J'espère de tout coeur que Camille Galap, Jean-Pierre Gohel et François Solignac ainsi que leurs collaborateurs du Pôle Normand, (à propos de collaboration, Laurence Poincheval dont nous avions la primeur de son sourire chaque matin, a été reçue au concours de professeur des écoles )continueront comme par le passé à nous proposer chaque été un nouveau prétexte à venir aux stages de ces Université Européenne d'été, à pied, à cheval ou en voiture, je viendrais! Je ne sais si j'aurais eu le courage comme certains russes de venir en bus depuis Moscou soit trois jours de voyage!
Juillet est passé comme un bonheur d'été...
J'ai demandé à un coiffeur comment cela se faisait-il que les commerçants soient si aimables à Caen: La ville a signé La Chartre de qualité avec la Chambre de Commerce!
Je vais vérifier sur le web, quelle autre ville de France a fait cet effort.
jeudi, juillet 21, 2005
Le Mont Saint-Michel (La Merveille)
Nous avons eu en bouquet final, un guide Tonnere de Brest! Il assène son humour noir à coup de...Son père était tailleur de pierres.
mercredi, juillet 20, 2005
Journée de films
Monsieur Libois, maitre de conférence à l'université de Caen nous présente:
No Man's Land (Danis Tanovié Bosnie-France- Grande Bretagne)
Printemps,été,automne,hiver et printemps (Kim Ki-Duck-corée 2004)
Les Poupées Russes (Cédric Klapish -2005)
Au moment où je tape ça dans le cyberbar, un homme, écouteurs aux oreilles n'entend pas que toute la salle écoute forcément son cinéma. Il supplie sa maitresse de se montrer chatte, lui disant; Comme tu es belle! Comme tu es belle! Je voudrais pouvoir te serrer dans mes bras! J'ai cru que nous allions assister à une scène porno; Je ne voyais de lui qu'une nuque grise, de biais, je pouvais voir l'image de cette femme sur l'écran.
No Man's Land (Danis Tanovié Bosnie-France- Grande Bretagne)
Printemps,été,automne,hiver et printemps (Kim Ki-Duck-corée 2004)
Les Poupées Russes (Cédric Klapish -2005)
Au moment où je tape ça dans le cyberbar, un homme, écouteurs aux oreilles n'entend pas que toute la salle écoute forcément son cinéma. Il supplie sa maitresse de se montrer chatte, lui disant; Comme tu es belle! Comme tu es belle! Je voudrais pouvoir te serrer dans mes bras! J'ai cru que nous allions assister à une scène porno; Je ne voyais de lui qu'une nuque grise, de biais, je pouvais voir l'image de cette femme sur l'écran.
mardi, juillet 19, 2005
Universités Européennes d'été Pôle Normand La Paix
Monsieur Jean François Akandji, professeur à la faculté de droit de Caen: Les minorités en Europe; approche géographique, historique et juridique.300 millions de personnes autochtones, définition minorité: Mission impossible!La France est une, et indivisible: pas de minorités. La minorité est un phénomène qui se construit.
L'après-midi les étudiants ont exposé la situation des minorités dans leur pays:Albanie-Angleterre-Azerbaidjan-Allemagne-Bosnie Herzegovine-Chypre-Espagne-Grande Bretagne-Georgie-Hongrie-Italie-Lithuanie-Mexique-Russie-Slovénie-Turquie-Ukraine-USA. Soit une soixantaine de participants. En les voyant défiler, les deux vieilles retraitées ont dit: "Comme ils sont jeunes!- Eh oui, nous avons cinquante- ans d'écart!"
L'après-midi les étudiants ont exposé la situation des minorités dans leur pays:Albanie-Angleterre-Azerbaidjan-Allemagne-Bosnie Herzegovine-Chypre-Espagne-Grande Bretagne-Georgie-Hongrie-Italie-Lithuanie-Mexique-Russie-Slovénie-Turquie-Ukraine-USA. Soit une soixantaine de participants. En les voyant défiler, les deux vieilles retraitées ont dit: "Comme ils sont jeunes!- Eh oui, nous avons cinquante- ans d'écart!"
lundi, juillet 18, 2005
Musée des beaux-arts de Caen Jean-Charles Langlois
Curieux personnage que ce militaire géographe qui devint célèbre à sa retraite par des peintures de guerre. Il relevait mètre par mètre les terrains des champs de bataille pour en faire une toile à 380° qu'il exposait dans une rotonde prévue à cet effet. La difficulté c'était le décrochage qui déchire,ses oeuvres étaient donc éphémères.
Universités européennes Ecrivains Normands
Samedi 12h, une chappe de tristesse, je vois tout le monde se dissiminer pour le week-end: syndromme d'abandon. Je prends comme compagnon Guy de Maupassant et Barbey d'Aurévilly en chercchant l'ombre sous les bosquets, manque de peau ça sent l'urine!
Dimanche le bonheur est revenu. Le pli de se réveiller 10mn avant que le réveil ne sonne est bien pris. Le soleil est encore doux avec un petit vent divin. Les bâtiments entourent le stade du campus et nous sommes quelque-uns à goùter le plaisir de le traverser. Du haut du RU, la ville est à nos pieds. De traverser par le pont levis du Palais Ducal, je me sens châteleine. Le marché est étalé jusqu'au port de plaisance. Il y a longtemps que je n'y achète plus que des fripes pour m'habiller classique. Mais entre les senteurs des troënes le long des chemins et les épices des étals, mes sens redécouvrent une volupté qui ne sera écrasée que par la chaleur de midi. Le campus est quasiment désert, je mange du melon à chaque repas trop contente qu'on l'ai choisi pour moi. Je ne fais aucun plan, les citadins répondent gentiment quand on leur pose des questions sur un lieu où un horaire de bus. Là-haut, nos conversations sont didactiques, après des heures de conférences, c'est soulant. A table, je ne m'assoids jamais avec les jeunes, qu'ils ne craignent pas que je leur reste sur le paltot. Après quelques jours, ils ont pris confiance, ils me sourient lorsque nous nous croisons. Je retourne au Mémorial Respect oblige! C'est tragique jusqu'à la nausée. Rien de plus émouvant que les lettres si simples, si tendres,sans aucune plainte des soldats à leurs familles.
>Toutes les guerres sont civiles, car c'est toujours l'homme qui répand son propre sang. Fénélon Dialogues des morts (1712)
Je n'ai plus à fuir mon mentor, elle est rentrée dans ses foyers. Sa boulimie du savoir comble un creux dans sa vie privée, mais d'en faire un pouvoir, avec moi il faut se lever tôt, j'ai toujours fait l'école buissonière. Mon enseignant de yoga, Nils Hahoutoff nous disait qu'il valait mieux être en dessous de ses possibilités que de forcer son talent afin de ne pas créer des tensions de force. donc, aujourdhui, tout m'est doux, je n'ai pas à rendre compte de mes acquis, je puis me perdre dans la rêvasserie et l'improvisation en dehors des cours.
Les jeunes filles sont si jeunes et jolies, on dirait une pléiade de miss. Elles rient beaucoup, 3-4 garçons qu'elles entourent telles les abeilles un frelon.
Dimanche le bonheur est revenu. Le pli de se réveiller 10mn avant que le réveil ne sonne est bien pris. Le soleil est encore doux avec un petit vent divin. Les bâtiments entourent le stade du campus et nous sommes quelque-uns à goùter le plaisir de le traverser. Du haut du RU, la ville est à nos pieds. De traverser par le pont levis du Palais Ducal, je me sens châteleine. Le marché est étalé jusqu'au port de plaisance. Il y a longtemps que je n'y achète plus que des fripes pour m'habiller classique. Mais entre les senteurs des troënes le long des chemins et les épices des étals, mes sens redécouvrent une volupté qui ne sera écrasée que par la chaleur de midi. Le campus est quasiment désert, je mange du melon à chaque repas trop contente qu'on l'ai choisi pour moi. Je ne fais aucun plan, les citadins répondent gentiment quand on leur pose des questions sur un lieu où un horaire de bus. Là-haut, nos conversations sont didactiques, après des heures de conférences, c'est soulant. A table, je ne m'assoids jamais avec les jeunes, qu'ils ne craignent pas que je leur reste sur le paltot. Après quelques jours, ils ont pris confiance, ils me sourient lorsque nous nous croisons. Je retourne au Mémorial Respect oblige! C'est tragique jusqu'à la nausée. Rien de plus émouvant que les lettres si simples, si tendres,sans aucune plainte des soldats à leurs familles.
>Toutes les guerres sont civiles, car c'est toujours l'homme qui répand son propre sang. Fénélon Dialogues des morts (1712)
Je n'ai plus à fuir mon mentor, elle est rentrée dans ses foyers. Sa boulimie du savoir comble un creux dans sa vie privée, mais d'en faire un pouvoir, avec moi il faut se lever tôt, j'ai toujours fait l'école buissonière. Mon enseignant de yoga, Nils Hahoutoff nous disait qu'il valait mieux être en dessous de ses possibilités que de forcer son talent afin de ne pas créer des tensions de force. donc, aujourdhui, tout m'est doux, je n'ai pas à rendre compte de mes acquis, je puis me perdre dans la rêvasserie et l'improvisation en dehors des cours.
Les jeunes filles sont si jeunes et jolies, on dirait une pléiade de miss. Elles rient beaucoup, 3-4 garçons qu'elles entourent telles les abeilles un frelon.
dimanche, juillet 17, 2005
films pour la Paix -Pôle Normand
Sept élèves ont tourné des courts métrages. Qu'est-ce que la Paix? C'était, la plupart, une vision de cartes postales sur leur ville, leur vie, qu'ils voudraient idyliques, tout sourire.
Margaret, retraitée anglaise charmante comme on les imagine dans les films a dit que son petit village invitait les enfants d'un village africain pour des vacances: Bien que la nourriture anglaise est ce qu'elle est, c'est mieux que pas de nourriture du tout!!
Une tchèque nous a montré les actualités de sa ville en état de siège avec les agressions de la foule contre la police, et par comparaison, les même rues en temps de paix où tout serait fluide dans la circulation.
Margaret, retraitée anglaise charmante comme on les imagine dans les films a dit que son petit village invitait les enfants d'un village africain pour des vacances: Bien que la nourriture anglaise est ce qu'elle est, c'est mieux que pas de nourriture du tout!!
Une tchèque nous a montré les actualités de sa ville en état de siège avec les agressions de la foule contre la police, et par comparaison, les même rues en temps de paix où tout serait fluide dans la circulation.
vendredi, juillet 15, 2005
Pôle Normand La Paix
Madame Moufida Goucha: Ce qu'est l'UNESCO, et quel est son programme. C'est une belle ambassadrice que l'on nous a envoyé.
Monsieur Philippe Ratte Le concept à l'origine de l'Unesco
Que les guerres prenant naissance dans l'esprit des hommes, c'est dans dans l'esprit des hommes que doivent être élevées les défences de la paix
La clé pour la paix, lutter contre l'ignorance et les préjugés
Monsieur Philippe Ratte Le concept à l'origine de l'Unesco
Que les guerres prenant naissance dans l'esprit des hommes, c'est dans dans l'esprit des hommes que doivent être élevées les défences de la paix
La clé pour la paix, lutter contre l'ignorance et les préjugés
Défilé à Caen
Il fait très chaud, la ville est désertée probablement pour la plage. Peu de gens derrière les cordons de police. La tribune des officiels est en bordure de l'hippodrome, Place Foch. Vingt minutes avant 18h tout est en place. Hormis les corneilles et un petit garçon qui tambourine contre la barrière en fer en poussant des cris stridents, le silence. Je suis surprise de ce calme, aucun débordement, une sérénité de ville de province, je me suis dit. Et d'un coup, je me suis souvenue que Caen a été la ville martyre durant la dernière guerre.
jeudi, juillet 14, 2005
Université Européenne de la Paix Pôle Normand
J'y suis, j'y reste!
Monsieur Francis Besnard,professeur honoraire de l'Université, Docteur en écologie.
Les déséquilibres écologiques menacent-ils la Paix?
L'écologie c'est la science du garde manger- Mayas disparus, manque d'eau et déforestation. Il faut 15K d'air respiré par homme et par jour.Vie basée sur l'équilibre ( 20 hormones). Stress: débacle hormonale. Seul le soleil est prometteur d'une énergie à maitriser. Peu d'eau douce disponible. 50x100 m besoin de terrain personnel ( terrain de foot).Un américain = deux européens.Paix: pas encore de guerre ou venant de sortir de guerre. L'eau, conflit latent. En 225 il y aura une butée Sans eau, migrations. La consommation d'eau augmentent deux fois plus que la croissance.Je n'ai pas cité les pourcentages que le professeur nous a donné. Il a terminé par: Le sage, c'est celui qui sait!
Entre les cours je foule l'herbe séchée et odorante du campus 1 pour descendre en ville. Les étudiants préfèrent Rouen pour l'architecture mais vivent mieux dans ce campus de Caen si pratique d'accès. En dix minutes nous dévalons les pentes bordées d'arbres pour traverser la cour du château où il y a le musée. J'étais tombée amoureuse de son conservateur tant il chérissait ses tableaux impréssionnistes.
Monsieur Francis Besnard,professeur honoraire de l'Université, Docteur en écologie.
Les déséquilibres écologiques menacent-ils la Paix?
L'écologie c'est la science du garde manger- Mayas disparus, manque d'eau et déforestation. Il faut 15K d'air respiré par homme et par jour.Vie basée sur l'équilibre ( 20 hormones). Stress: débacle hormonale. Seul le soleil est prometteur d'une énergie à maitriser. Peu d'eau douce disponible. 50x100 m besoin de terrain personnel ( terrain de foot).Un américain = deux européens.Paix: pas encore de guerre ou venant de sortir de guerre. L'eau, conflit latent. En 225 il y aura une butée Sans eau, migrations. La consommation d'eau augmentent deux fois plus que la croissance.Je n'ai pas cité les pourcentages que le professeur nous a donné. Il a terminé par: Le sage, c'est celui qui sait!
Entre les cours je foule l'herbe séchée et odorante du campus 1 pour descendre en ville. Les étudiants préfèrent Rouen pour l'architecture mais vivent mieux dans ce campus de Caen si pratique d'accès. En dix minutes nous dévalons les pentes bordées d'arbres pour traverser la cour du château où il y a le musée. J'étais tombée amoureuse de son conservateur tant il chérissait ses tableaux impréssionnistes.
mercredi, juillet 13, 2005
Le Pôle Normand Ecrivains
Un délicieux déjeuner d'adieu sous des parasols dans une des plus vieilles rue de Caen à "La Fringale". Le Pôl Normand fait bien les choses jusqu'au bout, tout a été cadeau durant ce stage. J'espère qu'il vont trouver d'autres sujets afin que je refasse le circuit.J'ai vu une jeune fille russe essuyer une larme, je n'aime pas les adieux, je me suis enfoncée dans la ville sans dire au-revoir. J'ai trouvé mon Vasarelly un recoin dans le restaurant U ou deux vitres se font face et refletent l'ombre des arbres sur un immeuble en béton et sur le ciel, cela bouge au gré du vent, et malgré le soleil il y en a. Et puis il y a les tennis, dès le petit déjeuner des jeunes gens se battent, et puis le stade où courent les jogueurs, et vers le soir, des basketeurs presque tous noirs mettent la balle dans le panier par-dessus leurs coéquipiers. C'est très sain de regarder cette belle jeunesse, sauf que la nuit, je ne rêve que de mes vieux fantômes frustrants comme de leur vivant.
mardi, juillet 12, 2005
bibliothèque de Caen
Nous avons pu toucher et lire les lettres de Barbey d'Aurevilly, quelle élégance dans la caligraphie. Puis nous sommes allés dans une librairie qui vend des livres d'occasion et sert du thé pendant qu'on les feuillette. De façon à me reposer, je reste seule durant les entractes de ce programme. Bagnauder dans une ville inconnue est du mystère, de toutes ces existences qui circulent d'un magasin l'autre. Je regarde comme si j'étais chez les martiens, m'étonnant que les filles fussent à la mode. Toujours, l'on a envie de vivre ce que l'on suppose que l'autre vit. Derrière les fenêtres de chaque ravissante maison, j'imagine le bonheur, et me sens plus triste d'être sur le trottoir. Je comprends ceux qui ne sortent pas, ils ne sont pas confrontés à une rivalité quelconque, la télé est la meilleure des théraphies pour applanir toutes nos ambitions, nos rêves.
lundi, juillet 11, 2005
Le journal d'une femme de chambre (Bunuel-Mirbeau)
La première fois que j'ai vu le film, ces tableaux de la bourgeoisie française ne m'ont pas interessée. Aujourd'hui j'ai apprécié la qualité du film, l'interprétation, la photo, j'ai regardé cela comme des eaux fortes, très cruelles, mais chaque personnage, chaque scène n'en demeure pas moins un cliché. Evidemment, il y a le charme et la sensualité de Jeanne Moreau.
dimanche, juillet 10, 2005
Mémorial de Caen- Plages du débarquement
Il faut voyager avec des étrangers pour voir des sites qui sont à portée de main. Impossible de ne pas verser une larme sur ces si jeunes soldats massacrés dès qu'ils ont mis le pied sur la plage, et la population sous un déluge de feu, ne sachant où s'abriter.
il y a des touristes pour descendre dans les cratères afin de s'y faire photographier!
Un jeune couple à la côte d'amour, Marie ne comprend pas un mot de français mais elle a des yeux étrangement troublants, Denis, professe notre langue dans l'Université linguistique de Nilni-Novgorod. Une ravissante blonde si menue qu'elle à l'air d'une gamine est également prof dans une autre université de la même ville. Elle est déjà si péremptoire que je m'inquiète.
Encore une journée pleine d'émotion, de beauté, nous avons vu la mer, les fameuses plages, et un soleil à 18h.
il y a des touristes pour descendre dans les cratères afin de s'y faire photographier!
Un jeune couple à la côte d'amour, Marie ne comprend pas un mot de français mais elle a des yeux étrangement troublants, Denis, professe notre langue dans l'Université linguistique de Nilni-Novgorod. Une ravissante blonde si menue qu'elle à l'air d'une gamine est également prof dans une autre université de la même ville. Elle est déjà si péremptoire que je m'inquiète.
Encore une journée pleine d'émotion, de beauté, nous avons vu la mer, les fameuses plages, et un soleil à 18h.
samedi, juillet 09, 2005
Caen
Dimanche 3 juillet. Une chambre seule, quel luxe! Une étiquette sur les conteners poubelles: Tri de Caen Se laisser trimballer des heures en car, rêvasser sur le paysage sans s'occuper de la géographie, On part de Caen pour arriver à....point.Les jeunes qui font la fête la nuit dorment dans le coin salon du car. Et à chaque fois un nouveau professeur es... quelque chose, plus gâtée tu meurs! Les russes sont très flattés d'être reçus par le Maire ou tout autre personnalité du pays. Hier c'était une comtesse, aujourd'hui un comte, sans compter les conservateurs de musées qui nous montrent leur collections comme si c'étaient des trésors de guerre.
vendredi, juillet 08, 2005
Rouen: l'important c'est l'étude.
Les spécialistes de Gustave Flaubert et de Guy de Maupassant se succèdent, ils ont chacun leur petite chanson. Ce qui m'émeut c'est de les entendre entre eux s'interroger afin de s'informer. Ils assistent aux scéances les uns des autres, c'est de la formation continue, cela nous conforte dans l'intérêt de leurs interventions.
J'ai compris que dans un cours magistral où l'enseignant ne fait que relire ses notes, on s'ennuie. Quand il parle et s'anime, on peut espérer le dialogue.
J'ai rêvé de Stern: j'étais au-dessus de lui et le laissais jouir, trop contente qu'il se sente à nouveau capable de copuler. Cela se passait par terre, ses amis nous entouraient, j'étais juste gênée devant eux que Stern ne fasse pas plus cas de moi: amour propre, frustration, vas t'en savoir!
Je partage dans le campus un appartement avec un jeune Tchèque aux yeux dilatés. Il ne peut me dire quand il rentre, il n'y a qu'une seule clé. Je lui dis: Je ne veux pas laisser la porte ouverte la nuit, et je ne veux pas que tu me réveille en tapant à la porte à n'importe quelle heure de la nuit!- Je comprends, je dors chez des amis! dit-il gentiment Ainsi j'ai gardé l'unique clé et j'ai très bien dormi.
Tout est cadeau dans cette équipée:la modicité de notre participation,l'organisation sans faille, la gentillesse de ceux qui nous encadrent, leur passion pour les sujets dont ils discutent.
Dès qu'il y a histoire, il y a vie. Je me demande s'il vaut mieux s'interesser à l'individu en premier, ou aborder d'abord son oeuvre. Je n'ai rien lu de ce dont on parle, je gobe tout de ce qui est dit à propos des créateurs. J'en suis heureuse comme une gamine. C'est une vie de rêve que d'être étudiant! - Sauf qu'ils ne trouve pas forcément d'emploi à la fin de ses études! m'explique le prof de latin:De mon temps, nous n'avions pas tout ce luxe, mais à la sortie , un travail assuré! Je la heurte avec ma négligence à faire des devoirs, elle me pompe avec sa science à tous propos. Ce n'est pas une aventure puisque vous suivez le troupeau sans savoir! - C'est une aventure de ne pas s'inquiéter où va le troupeau! L'émotion bourgeonne sur ma fesse. Flaubert est mort de la syphilis. Dans ce temps là on ne connaissait pas cette maladie, les furoncles, la folie, les douleurs articulaires en étaient les signes dont les médecins ne venaient pas à bout. Est-ce ces maux, ou les mots cassants que j'entends quant à ma conduite, ou le plaisir que deux conférencières aient pris la peine de lire quelques pages de mes écrits: lors d'une pause à Trouville, pendant qu'ils visitaient la pharmacie de Flaubert, j'ai rencontré au Monoprix un journaliste: Je viens de voir dans le journal que vous avez sorti un nouveau livre, j'aimerais l'acheter! - Venez au car! Je l'ai présenté aux autres, il a raconté qu'une pièce de lui se jouait au Château d'Aguesseau, c'est un montage sur la correspondance Sand-Chopin et Sand-Flaubert, nous étions en plein sujet.Au déjeuner, j'avais raconté quelques coincidences, c'était la preuve par dix. Toutes ces interférences bonnes ou mauvaises me tournent les sangs.
J'ai compris que dans un cours magistral où l'enseignant ne fait que relire ses notes, on s'ennuie. Quand il parle et s'anime, on peut espérer le dialogue.
J'ai rêvé de Stern: j'étais au-dessus de lui et le laissais jouir, trop contente qu'il se sente à nouveau capable de copuler. Cela se passait par terre, ses amis nous entouraient, j'étais juste gênée devant eux que Stern ne fasse pas plus cas de moi: amour propre, frustration, vas t'en savoir!
Je partage dans le campus un appartement avec un jeune Tchèque aux yeux dilatés. Il ne peut me dire quand il rentre, il n'y a qu'une seule clé. Je lui dis: Je ne veux pas laisser la porte ouverte la nuit, et je ne veux pas que tu me réveille en tapant à la porte à n'importe quelle heure de la nuit!- Je comprends, je dors chez des amis! dit-il gentiment Ainsi j'ai gardé l'unique clé et j'ai très bien dormi.
Tout est cadeau dans cette équipée:la modicité de notre participation,l'organisation sans faille, la gentillesse de ceux qui nous encadrent, leur passion pour les sujets dont ils discutent.
Dès qu'il y a histoire, il y a vie. Je me demande s'il vaut mieux s'interesser à l'individu en premier, ou aborder d'abord son oeuvre. Je n'ai rien lu de ce dont on parle, je gobe tout de ce qui est dit à propos des créateurs. J'en suis heureuse comme une gamine. C'est une vie de rêve que d'être étudiant! - Sauf qu'ils ne trouve pas forcément d'emploi à la fin de ses études! m'explique le prof de latin:De mon temps, nous n'avions pas tout ce luxe, mais à la sortie , un travail assuré! Je la heurte avec ma négligence à faire des devoirs, elle me pompe avec sa science à tous propos. Ce n'est pas une aventure puisque vous suivez le troupeau sans savoir! - C'est une aventure de ne pas s'inquiéter où va le troupeau! L'émotion bourgeonne sur ma fesse. Flaubert est mort de la syphilis. Dans ce temps là on ne connaissait pas cette maladie, les furoncles, la folie, les douleurs articulaires en étaient les signes dont les médecins ne venaient pas à bout. Est-ce ces maux, ou les mots cassants que j'entends quant à ma conduite, ou le plaisir que deux conférencières aient pris la peine de lire quelques pages de mes écrits: lors d'une pause à Trouville, pendant qu'ils visitaient la pharmacie de Flaubert, j'ai rencontré au Monoprix un journaliste: Je viens de voir dans le journal que vous avez sorti un nouveau livre, j'aimerais l'acheter! - Venez au car! Je l'ai présenté aux autres, il a raconté qu'une pièce de lui se jouait au Château d'Aguesseau, c'est un montage sur la correspondance Sand-Chopin et Sand-Flaubert, nous étions en plein sujet.Au déjeuner, j'avais raconté quelques coincidences, c'était la preuve par dix. Toutes ces interférences bonnes ou mauvaises me tournent les sangs.
mardi, juillet 05, 2005
La crise de nerf
Dimanche, pas de communication pour Rouen, sauf tard, comment arriver à 10h du soir dans une ville étrangère, puis rechercher un campus qui est en soi une ville étrangère.
Je tente le stop , une mémère à chien-chien engueule son toutou: Ne m'énerves pas! Il fait chaud pour tout le monde! Et puis tu viens de boire!
Autant aller me coucher, puisque personne ne s'arrête, pire, devant mon pouce levé, des jeunes gens en voiture mettent leurs pouces vers le bas, comme César qui condamnait ses gladiateurs.
Une connaissance venait de me dire: Votre vie est interessante, mais vous le savez bien que vous n'êtes pas un écrivain!
Coup de grâce aujourd'hui avec les conférenciers qui expliquent tous les critères qui permettent de juger s'il y a oeuvre littéraire ou pas, j'étais au bord de la crise de nerfs. Je resterai auditeur libre, sans participer aux exercices de style qu'ils demandent aux charmants jeunes stagiaires venus de Russie, de la Tchécoslovaquie, et de la Norvège lesquels s'y prêtent de bonne grâce.
Maintenant je comprends mieux comment j'ai pû être décortiquée avec pertes et fracas par les instits en retraite de Deauville.
En rencontrant sempiternellement des femmes pour bavarder, leurs mots véloces qui étourdissent, les empêchant de tomber, j'imagine nos ventres béants faisant un énorme cratère de cendres, et ce trou m'envoie au fond fin de mon lit totalement vidée de douceur.
Je tente le stop , une mémère à chien-chien engueule son toutou: Ne m'énerves pas! Il fait chaud pour tout le monde! Et puis tu viens de boire!
Autant aller me coucher, puisque personne ne s'arrête, pire, devant mon pouce levé, des jeunes gens en voiture mettent leurs pouces vers le bas, comme César qui condamnait ses gladiateurs.
Une connaissance venait de me dire: Votre vie est interessante, mais vous le savez bien que vous n'êtes pas un écrivain!
Coup de grâce aujourd'hui avec les conférenciers qui expliquent tous les critères qui permettent de juger s'il y a oeuvre littéraire ou pas, j'étais au bord de la crise de nerfs. Je resterai auditeur libre, sans participer aux exercices de style qu'ils demandent aux charmants jeunes stagiaires venus de Russie, de la Tchécoslovaquie, et de la Norvège lesquels s'y prêtent de bonne grâce.
Maintenant je comprends mieux comment j'ai pû être décortiquée avec pertes et fracas par les instits en retraite de Deauville.
En rencontrant sempiternellement des femmes pour bavarder, leurs mots véloces qui étourdissent, les empêchant de tomber, j'imagine nos ventres béants faisant un énorme cratère de cendres, et ce trou m'envoie au fond fin de mon lit totalement vidée de douceur.
mercredi, juin 29, 2005
Le Fil à la Patte Georges Feydeau- Francis Perrin
Marie-Ange Nardi est une véritable révélation: sa beauté, son tempérament fougeux lui ouvre une carrière de comédienne et de tragédienne. Tous les rôles, petits et grands ont été parfaitement distribués. La silhouette de Pivot, furtive, drôle et inquiétante ressemble à du Hitchcock. Il me semblait bien qu'Olivier Minne avait plus d'un tour dans son sac que de présenter seulement des jeux télévisuels.
mardi, juin 28, 2005
Universités Européennes d'été 2005
Pôle universitaire normand Campus côte de Nacre BP 5084 14078 Caen cedex 5 France


En 2003 j'avais participé aux stages sur les impressionnistes et sur le Moyen-âge en Normandie, j'ai été ravie. N'étant pas universitaire, j'ai bien mis trois jours à trouver la vitesse de croisière tellement l'enseignement est pointu, mais se nourrir ainsi m'a sauvée de la déprime dûe à la canicule. Tout était parfait, l'accueil, les déplacements en car pour visiter les sites, la compétence des intervenants, si bien que je récidive cette année: plutôt embarquer avec cette équipage que mourir sur la plage.


En 2003 j'avais participé aux stages sur les impressionnistes et sur le Moyen-âge en Normandie, j'ai été ravie. N'étant pas universitaire, j'ai bien mis trois jours à trouver la vitesse de croisière tellement l'enseignement est pointu, mais se nourrir ainsi m'a sauvée de la déprime dûe à la canicule. Tout était parfait, l'accueil, les déplacements en car pour visiter les sites, la compétence des intervenants, si bien que je récidive cette année: plutôt embarquer avec cette équipage que mourir sur la plage.
lundi, juin 27, 2005
vendredi, juin 24, 2005
La canicule
Durant vingt-ans, je n'ai pas souffert de la chaleur, exilée au Club Med dès le premier soleil. Cette nuit, ma soeur m'a rendue visite, je lui ai proposée un lit dans une maison d'amis, mais elle partait dans le sud de la France avec l'une de ses amies N.L.. toutes deux invitées par le Club. Son amie me disait: Tu n'as qu'à venir aussi!- La chef de village est fâchée avec moi!- Dans deux jours ce n'est plus elle, la chef!
Cela fait deux ans que ma soeur, est partie avec les 15.000 victimes de la canicule. Je me suis mise à la clime.
Cela fait deux ans que ma soeur, est partie avec les 15.000 victimes de la canicule. Je me suis mise à la clime.
L'Enfant Roi. (Les Mules) Envoyé spécial) France 2
Emission sur les passeurs de drogue, les mules. Un jeune homme, dont la mère est emprisonnée à Bogota:
" Ce n'est pas mal, ce qu'elle a fait, puisque c'était pour nourrir ses enfants!
- Est-ce que vous êtes triste de la savoir enfermée pour quatre ans?
- Non! Elle sourit dans l'interview, les conditions d'incarcération doivent être acceptable!
Et la mère dit: Si cela va bien au-dehors, ça va bien pour moi!
J'ai déjà entendu ce son de cloche d'enfant qui trouve normal que sa mère s'étripe, vole, mente, pour assurer le confort de son petit. Victor Hugo nous a si bien décrit la déchéance de Fantine pour nourrir Cosette.
André Delvaux, dans son film: Un soir un train, montre un homme qui ne sait que faire de la pomme ridée que lui offre sa vieille mère dans une maison de retraite, à peine sorti il jette le fruit dans un fossé.
" Ce n'est pas mal, ce qu'elle a fait, puisque c'était pour nourrir ses enfants!
- Est-ce que vous êtes triste de la savoir enfermée pour quatre ans?
- Non! Elle sourit dans l'interview, les conditions d'incarcération doivent être acceptable!
Et la mère dit: Si cela va bien au-dehors, ça va bien pour moi!
J'ai déjà entendu ce son de cloche d'enfant qui trouve normal que sa mère s'étripe, vole, mente, pour assurer le confort de son petit. Victor Hugo nous a si bien décrit la déchéance de Fantine pour nourrir Cosette.
André Delvaux, dans son film: Un soir un train, montre un homme qui ne sait que faire de la pomme ridée que lui offre sa vieille mère dans une maison de retraite, à peine sorti il jette le fruit dans un fossé.
mercredi, juin 22, 2005
Le réchauffement
Après m'être réchauffée tout l'hiver, voilà t-il pas que l'on me demande de danser, maintenant! Dans mon grenier, je ne bouge pas d'une once de peur de transpirer. Le sol des studios de danse glisse de l'eau des danseurs. La vie vous prend par là où on ne veut pas: se faire suer...
J'ai laissé quelques gouttes dans mon habitat à rechercher des compultions en CD de diverses prestations cinématographiques, que dalle, une personne indélicate y avait jeté son dévolu. Mais non! Je suis comme un chien qui a caché ses os et ne les retrouve pas!
Pollution mon beau souci, le cerveau est déjà ramolli par la chaleur et nous voilà condamnés par les autos et les climatisateurs, je ne cesse bien sùr de penser à ma soeur, comment aurait-on pù la protéger d'elle même, elle qui ne voulait même pas descendre sous un arbre
Sarkozy lui même s'échauffe avec les juges.
J'ai laissé quelques gouttes dans mon habitat à rechercher des compultions en CD de diverses prestations cinématographiques, que dalle, une personne indélicate y avait jeté son dévolu. Mais non! Je suis comme un chien qui a caché ses os et ne les retrouve pas!
Pollution mon beau souci, le cerveau est déjà ramolli par la chaleur et nous voilà condamnés par les autos et les climatisateurs, je ne cesse bien sùr de penser à ma soeur, comment aurait-on pù la protéger d'elle même, elle qui ne voulait même pas descendre sous un arbre
Sarkozy lui même s'échauffe avec les juges.
mardi, juin 21, 2005
Ma voisine
Après des retrouvailles surprises avec celle qui s'était exilée dans le Midi durant dix ans, nous nous sommes racontées durant une heure, puis le silence.
Ma voisine, la modicité de notre retraite nous rapproche, me donne les bons plans: concert gratuit ce soir à la Mairie de Trouville par l'Ecole de Musique Claude Bolling avec les classes de chant et de piano, ils ont mis la barre haute: J.S. Bach, Chopin, Schumann, G.F. Haendel. Cela fait du bien d'écouter autre chose que de la soupe, et les interprêtes y mettent du coeur.
J'ai dù reprendre le train pour passer une audition, à mon âge, bien qu'il s'agisse justement d'un rôle de personne âgée. Mais le fait d'avoir à lever le pied me rajeunit.
Ma voisine, la modicité de notre retraite nous rapproche, me donne les bons plans: concert gratuit ce soir à la Mairie de Trouville par l'Ecole de Musique Claude Bolling avec les classes de chant et de piano, ils ont mis la barre haute: J.S. Bach, Chopin, Schumann, G.F. Haendel. Cela fait du bien d'écouter autre chose que de la soupe, et les interprêtes y mettent du coeur.
J'ai dù reprendre le train pour passer une audition, à mon âge, bien qu'il s'agisse justement d'un rôle de personne âgée. Mais le fait d'avoir à lever le pied me rajeunit.
lundi, juin 20, 2005
Librairie du Marché Deauville - Emannuelle Bataille- Alphonse Allais-Grégoire
La parano m'a fait songer à passer au commissairiat pour déposer une main courante.J'imaginais les corbeaux d'il y a deux ans me tomber en vrille durant la signature faite à la librairie au moment du marché. Je n'en ai rien fait heureusement, j'aurais été couverte des plumes du ridicule. Nous avons causé avec la charmante libraire, elle m'a offert un verre de lait et nous avons vendu cinq livres, qui dit mieux! Le marché c'est comme une scène de théâtre, il y a l'avant et l'après, j'avais l'oeil sur les coulisses, nos vieilles maraîchères débarquant et rembarquant les cageots à n'en plus finir, les mollets abimés par les bottes qu'elles utilisent aux champs. C'est un monde très courageux que ces lèves-tôt par tous les temps, s'ils sont un peu rogues on peut le comprendre surtout avec le marchandage des touristes. Et le ballet des nettoyeurs de la ville qui aspirent et douchent le moindre noyau de cerise, je ne me suis pas ennuyée devant mes piles de bouquins que peu de gens s'attardaient à regarder...J'ai beau être gâtée par la presse locale, le lectorat ne suit pas.
Pendant ce temps là, Emmanuelle Bataille était intrônisée dans la très sérieuse Académie Alphonse Allais en compagnie de Grégoire qui a eu le prix Alphonse Allais pour ses aphorismes chez l'éditeur Tchou.
Pendant ce temps là, Emmanuelle Bataille était intrônisée dans la très sérieuse Académie Alphonse Allais en compagnie de Grégoire qui a eu le prix Alphonse Allais pour ses aphorismes chez l'éditeur Tchou.
vendredi, juin 17, 2005
Le zinc
Mon toit en zinc fait déjà de la surchauffe, autant de degré de nuit comme de jour, de quoi nager dans les cauchemards. Et à la descente du train en Normandie, aussi sec de l'adrénaline, question rapport humain. Où faut-il vivre que ce soit bon? Imaginons que nous gagnions au loto, il est prouvé que les nouveaux riches ne s'en sortent pas de leurs petites habitudes.
jeudi, juin 16, 2005
Partir
Chaque fois que je dois partir, je me dis : Ce n'est pas possible de tout laisser en plan! Je dois faire le ménage! Je commence par faire ma toilette pour me sentir en forme, puis c'est trop tard, j'ai raté l'heure du train.
Suzanne Flon
La première fois que je l'ai vue, c'était dans une pièce de Jean Anouilh L'Alouete, je ne me souviens que de sa voix.
La dernière fois c'était dans L'amant anglais de Marguerite Duras, le public l'a applaudie debout;
Entre temps il y avait le cinéma, mais de voir cette petite femme en chair et en os si menue et si drôle, c'était une magie.
La dernière fois c'était dans L'amant anglais de Marguerite Duras, le public l'a applaudie debout;
Entre temps il y avait le cinéma, mais de voir cette petite femme en chair et en os si menue et si drôle, c'était une magie.
mercredi, juin 15, 2005
Florence Aubenas
A la voir et l'écouter, je suis sure que tout le monde tombe amoureux de Florence Aubenas
mardi, juin 14, 2005
Daniel Auteuil Lacenaire France 3
Daniel Auteuil est un acteur troublant, il a l'air tellement ambigü. Peut-être est-il un homme sexy? Bien que son phrasé soit admirable, le film est un peu bavard, on s'y ennuie.
lundi, juin 13, 2005
La tristesse
Toujours cette tristesse d'avoir à lever le pied pour ne pas me laisser noyer par le cafard.
Que penser de la solitude à deux d'un vieux couple? Se détester doit occuper la journée. Ils se surveillent plus qu'ils ne se regardent. Chacun monologue contre l'autre, et la caresse ne déplisse plus leurs rides. Ils ont le regard agrandi par le trou de leur vie, la bouche béante de méchanceté, et le dentier indien (expression que je viens d'apprendre, mâcher avec les gencives) ferait craindre un cannibalisme ressurgi des cavernes profondes.
Marions nous! Gai! Gai! Marions nous!
Que penser de la solitude à deux d'un vieux couple? Se détester doit occuper la journée. Ils se surveillent plus qu'ils ne se regardent. Chacun monologue contre l'autre, et la caresse ne déplisse plus leurs rides. Ils ont le regard agrandi par le trou de leur vie, la bouche béante de méchanceté, et le dentier indien (expression que je viens d'apprendre, mâcher avec les gencives) ferait craindre un cannibalisme ressurgi des cavernes profondes.
Marions nous! Gai! Gai! Marions nous!
Le square du Temple
Dès qu'il fait beau, le square du Temple pullule, non pas d'enfants des bobos du quartier, ni de vieillards chicos, mais de simples gens, qui cherchent l'ombre où le soleil selon l'âge du capitaine.
La SF
J'ai pris un thé au jasmin carrefour de Buci pour lire un livre SF que l'on venait de m'offrir. Je ne suis pas restée assise longtemps.
Par contre j'aime bien aller au déjeuner hebdomadaire, rue des Cannettes des auteurs de Sf. Ils ont le sens du gag.
Par contre j'aime bien aller au déjeuner hebdomadaire, rue des Cannettes des auteurs de Sf. Ils ont le sens du gag.
Boulevard Sébastopol
Bd Sébastopol, dans un landau poussé par sa maman, un petit garçon se bouche les deux oreilles, jusqu'au moment où il entend arriver une voiture de pompier...
A 380
J'ai regardé l'émission de Michel Drucker jusqu'au bout en espérant voir comment on pouvait dormir, circuler dans l'A380.
Puisqu'il est possible de réduire le bruit des réacteurs de ce monstre des airs, pourquoi ne le ferait-on pas pour nos pétrolettes de merde, et les voitures électriques, leur offrir le parking gratuit?
Puisqu'il est possible de réduire le bruit des réacteurs de ce monstre des airs, pourquoi ne le ferait-on pas pour nos pétrolettes de merde, et les voitures électriques, leur offrir le parking gratuit?
Florence Aubenas
"Tout ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort!" Florence Aubenas est apparue belle, telle une figure légendaire.
dimanche, juin 12, 2005
La peintre
J'ai posé deux fois deux heures pour cette femme peintre amateur, sans qu'elle m'offre mon chocolat, nous étions au bistrot.
Depuis dix ans que nous nous rencontrons aux cafés philos, elle ne s'est jamais interessée à mes travaux, Dieu sait qu'elle a la parole facile en public quand il s'agit de moralité, mais trop avare pour m'acheter un livre. Avec le grand narcissisme des retraités, elle me demande d'aller regarder son expo, ce que je ne fais pas.
Depuis dix ans que nous nous rencontrons aux cafés philos, elle ne s'est jamais interessée à mes travaux, Dieu sait qu'elle a la parole facile en public quand il s'agit de moralité, mais trop avare pour m'acheter un livre. Avec le grand narcissisme des retraités, elle me demande d'aller regarder son expo, ce que je ne fais pas.
Le sérial killer
J'ai rêvé que je cohabitais avec un homme qui avait découpé deux femmes en morceaux. Il savait que je savais, est-ce-que cela pouvait aiguiser son instinct de tueur où bien le calmer de crainte de témoin à charge, nous n'étions pas seuls dans cette maison. A chaque fois qu'il s'approchait d'un couteau, je le regardais en face pour le dissuader d'en faire un usage autre que pour la cuisine. Je ne savais s'il valait mieux fuir, il pouvait me planter dans le dos, où surveiller sa montée d'adrénaline.
samedi, juin 11, 2005
Contre-Courant
Apprendre, il n'y a que cela qui amuse! (Pasteur) d'où le sourire d'enfant des scientifiques.
Au service de Pédiatrie de Rouen, quel leçon de courage, ces petits qui acceptent durant des années des piqures lombaires. Au souvenir de ce traitement, une petite fille qui traduisait sa douleur par une araignée, quand on lui a montré son vieux dessin: Beurk!!!
Quand on dit Non! On ne se trompe jamais! En vertu de cet adage je dis Non! le plus souvent possible.
A Contre-Courant, ils ont passé une émission sur l'osthéopatie qui date, j'espèrai avoir des informations plus fraîches.
Au service de Pédiatrie de Rouen, quel leçon de courage, ces petits qui acceptent durant des années des piqures lombaires. Au souvenir de ce traitement, une petite fille qui traduisait sa douleur par une araignée, quand on lui a montré son vieux dessin: Beurk!!!
Quand on dit Non! On ne se trompe jamais! En vertu de cet adage je dis Non! le plus souvent possible.
A Contre-Courant, ils ont passé une émission sur l'osthéopatie qui date, j'espèrai avoir des informations plus fraîches.
vendredi, juin 10, 2005
Mes matinées
Oserais-je vous raconter mes matinées? Ce n'est évidemment pas chez les autres que je pourrais me la couler douce comme ça: réveil naturel, le soleil est déjà haut. Brossage des dents, puis je me rallonge avec une demie Hépar, et un jus d'orange. Pour n'être en rien passive, je mets du poids sur l'abdomen pendant que les heureux passagers de "La croisière s'amuse" (France 3) font des pompes au bord de la piscine. En attendant l'heure des infos je zappe sur Arté où l'on en apprend tant sur l'astuce des animaux, à survivre, que je suis jalouse de leurs talents. J'imite l'oeil des oiseaux qui font des balayages à 180°. Les serpents, j'en ai une sainte peur, un jour une copine m'a raconté avoir joui parce que son amant lui en avait mis un dans le ventre. quelques flocons d'avoine pour les sucres lents, puis retour sur les infos de la 3, et de la 2 pour confirmer les évènements. Je crains d'être en retard pour suivre le Magazine de la santé au quotidien, ils ont rallongé la sauce si bien que je perds un peu de "Derrik" autre pilule palliative à défaut de Gabin, et comme "le Renard" est un renard, j'enchaîne, et du coup quoi de plus rassurant que la fidélité de "Rex" à son maitre. Après, je suis libre de sortir jusqu'à l'heure de Ruquier "On a tout éssayé" pour le quart d'heure de rire préconisé par la faculté de médecine. Ce n'est pas chez les copines que je pourrais m'en payer une telle tranche, de santé.
Jean Gabin Pierre Granier-Deferre (La Horse 1970) France 3
Je prends du Gabin comme je prendrais une pilule tranquillisante, telles les femmes en mal d'amant, de mari, de pépé. Pierre Granier-Deferre mène toujours très bien ces atmosphères de drames paysans. Le dernier plan du film est une trouvaille, le patriache mange à table face à sa tribu après avoir trucidé cinq malfrats pour sauver son con de petit fils,Jean Gabin tourne le dos à la caméra on voit qu'il a le dos large.
J'avais adoré "Le Chat" avec la même équipe plus la Simone Signoret, je ne sais si ma mère s'était inspiré du film, mais un jour de dispute avec son mari, celui-ci lui ayant demandé de le réveiller tôt, elle avait mis sur sa table de nuit un petit billet: Il est huit-heures!
J'avais adoré "Le Chat" avec la même équipe plus la Simone Signoret, je ne sais si ma mère s'était inspiré du film, mais un jour de dispute avec son mari, celui-ci lui ayant demandé de le réveiller tôt, elle avait mis sur sa table de nuit un petit billet: Il est huit-heures!
jeudi, juin 09, 2005
La fatigue
Est-ce ma paresse qui s'épaissit, où la moelle qui passe de moins en moins bien dans le canal lombaire? Rester assise fatigue, couchée je m'endors, et marcher réveille les vertèbres sans cartilage. J'ai revu une dame très âgée qui m'a rappellé qu'elle m'achetait un livre: Quelle mémoire! - Je suis handicapée des pieds, pas de la tête! Ces réunions où l'on mange de délicieux petits fours, tout en se demandant quel prétexte nous ferait à nouveau nous réunir, c'est un pensum qui me laisse sans voix et sans jambes. Vous n'avez pas de famille, venez donc vous détendre içi! dit cette toujours avisée, dame.
Il fait beau, si les rues n'étaient pas si bruyantes.
Il fait beau, si les rues n'étaient pas si bruyantes.
mercredi, juin 08, 2005
Le dos rond
D'avoir fait le dos rond, tel un chat, dans une maison amie pour ne pas en déranger les rites, je m'étais minéralisée au point d'avoir du mal à bouger. Dès le train du retour, j'ai senti mes muscles se délier et mon cerveau se désembuer. Curieux comme il y a des gens qui ont l'art de pomper l'air aux autres, et moi, à me laisser pomper. Considérant que l'on m' offrait un beau repérage dans une région inconnue, j'ai laissé faire, je ne regrette rien du moment que mes abattis remarchent.
Miou Miou FR1
Miou Miou est toujours mignonne quel que soit le film dans lequel elle tourne. Cette fois ci c'est avec Bernard L'Hermite, une comédie dont je ne connais pas le nom ayant pris la chaîne en route, léger, léger, mais ça tient ...la route. Une jeune bourgeoise qui s'ennuie avec son mari fonctionnaire jusqu'au jour où on lui dit qu'il est une épée en matière d'espionnage.
Le paravent chinois
Pauvre jeune fille qui racontait toutes ses chinoiseries dans un blog sur le Net et qui victime de son succès a dù se réfugier dans un autre Canton.
mardi, juin 07, 2005
Ah! La Corrèze!
La première chose qui vous frappe lorsqu'on visite ces villages anciens, c'est l'harmonie de l'architecture, qu'il s'agisse de châteaux où de modestes maisons qui gravittent autour. Comment une telle race d'homme qui avait tant le sens esthétique, a t-elle pù disparaitre? J'aimerais trouver un compagnon pour faire le tour de France, avant que de penser à prendre des vacances aux Séchelles.Une expréssion amusante, d'une personne en retard on dit: Elle a dù trouver une ronce! ( être agrippée à tailler une bavette). J'ai trouvé tous les hommes beaux, musclés et bronzés, avec un sourire en coin qui ne s'en laisse pas conter.Ma copine a quatre-vingt-ans et moi soixante et onze, on ne pouvait pas galéger, mais notre vitalité amusait. Elle conduisait sa voiture, trainant sa touriste, et notre gâterie c'était de prendre un petit blanc sec sous les platanes des villages.Puis nous rentrions dans sa maison au bout d'un chemin creux où les arbres poussent comme les orties, les lézards ont droit de cité sur la terrasse en pierre qui n'est balayée qu'entre les pissenlits, les chauves-souris rentrent par des carreaux cassés, les souris font leur crottes sur les plastiques déposés à cet effet sur les lits, et les araignées bouffent les moustiques avant que ceux-ci ne nous dévorent, ce n'est qu'un seul courant d'air d'une pièce à l'autre, rien n'est fermé, la nuit on tousse mais mon hôtesse dit ne rien entendre.Sa voiture est garée à six cent mètres des bâtiments afin que cette chose moderne ne vienne pas polluer ce petit bout du monde où ne chantent que les oiseaux, ni radio, ni télé, je me sentais ensuquée par nos bavardages de bonnes femmes, je dormais douze heures par jours: Tu rates le lever de soleil! Tu rates le coucher de soleil! Son énergie du Diable attentait à ma liberté, je la gardais sous l'édredon.Je lui ai trouvé une formule: D'une antiquité tu en fais une vieillerie! c'était pour paraphraser , Ghislain Cloquet qui disait: Un bricoleur de génie, d'une voiture neuve, il en fait une voiture parfaitement réparée! Là, il s'agissait de dentelles, d'un pot en porcelaine en miettes, d'une toile de transat grignotée par les souris afin de faire leur nid, tous ces humbles travaux occupaient ses mains des jours et des jours, mais le toit risquait de lui tomber sur le dos, un menuisier l'a prévenue qu'avec le plancher de la cuisine elle allait se retrouver dans la cave, nous avons fait un drôle d'attelage, moi qui ne voulait rien faire, refusant de me laisser manipuler et elle qui ne se rebutait de rien. Oui! La maison est belle! C'était celle d'un ancien métayer. Elle a une rusticité que j'aime, rien n'a été changé depuis 1870, c'est le talent de récupératrice de tous bois de ma copine qui en fait le charme, il paraît que l'hiver ce n'est pas vivable, si l'on ne peut pas camper dehors à admirer les collines.J'ai eu un bout de temps admirable bien que m'étant sentie prise en otage, le premier village et à 11kl.
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