Entre le rideau de pluie et le sourire barreaux de prison des commerçants de province, aujourd'hui je n'ai pas le choix. Je suis sortie après l'émission Votre santé au quotidien, il était question de soins gériatriques dans un hôpital de Montpellier; ces pauvres vieux qui n'en peuvent plus de vivre, il faut leur rééduquer l'appêtit. J'aurai voulu mourir à trente-ans, j'ai fais quarante-ans de rab.
Au Mexique, quand on regarde une personne, elle vous sourit. J'ai mis un mois avant de décoincer mes lèvres. Sur un trottoir parisien, forte de ces exercices, les passants me demandait: C'est à moi que vous souriez? Il n'a pas fallut longtemps pour rengainer mon sourire.
J'avais été éblouie de celui de Jane Birkin, nous nous étions croisées dans les toilettes de chez Lipp, lieu peu ragoùtant à priori.
Chacun s'économise, ne daignant pas faire risette à n'importe qui. C'est surtout les fonctionnaires qui ont des habitudes d'économie. voir les mairies, bibliothèques, sécurité sociale etc...
vendredi, septembre 30, 2005
mercredi, septembre 28, 2005
quartier libre
Est-ce parce-que je n'avais rien à faire que j'ai rêvé me coucher dans le lit de mon beau-père. Le désir était réciproque depuis longtemps, ma mère n'est pas là, j'espère qu'elle ne verra pas les traces de nos ébats dans ses draps. Je me glisse sur mon matelas à terre et feint de dormir pour ne pas éveiller sa jalousie.
mardi, septembre 27, 2005
L'électricité
L'EDF s'est trompé, ils ont coupé l'électricité d'un magasin. L'EDF ne travaille pas le week-end, le brocanteur oui, mais son rideau se relève qu'électriquement.
Café des Phares
J'ai enfin droit à la bise, les animateurs du café philo ont lu mes écrits, ça sert!
dimanche, septembre 25, 2005
Le bois de Vincennes
J. m'invite à les voir tourner au bois de Vincennes. Il va y travailler avec L. et un comédien rencontré à Trouville. J. me passe le combiné mais je ne reconnais pas la voix de ce garçon. Nous sommes dans un grand bâtiment qui abrite des studios d'enregistrements (100) et des salles de spectacles, il doit y avoir des sous-sols. A gauche de la porte, dans le coin, J. est en train de monter des sons, casque sur les oreilles, se protégeant d'un groupe de danseurs qui répète sur scène. Il rosit de plus en plus d'émotion quand j'évoque son actrice, je le sens amoureux d'elle, je me dis: C'est normal! La batisse a plusieurs étages, nous devons être au troisième, c'est au milieu des arbres, l'environnement est calme, pas de voitures, et ce n'est pas cher de location, mais c'est loin pour transporter chaque jour le matériel. Ils sont pourtant jeunes. Trois copains québéquois le rejoignent, c'est l'heure de la pose, ils bavardent entre eux. Je picquenique avec leurs compagnes qui s'amusent entre elles, se moquant de ravissantes mannequins de publicité flottant au fil de l'eau car il y a une rivière en contrebas. Elles ont des poses fichées comme sur les couvertures de magazines. Celles-ci ont les lèvres rouge vif et le pubis à l'air, poils bruns dorés, comme des poupées de cire. Je réalise que je suis en train de gratter mon ventre, quelques secondes, j'ai perdu la notion d'être en public, je rabats ma jupe sur moi.
samedi, septembre 24, 2005
Ydessa, les ours et etc... Agnès Varda France 2
C'est avec des mots simples, dits par elle même, qu'Agnès Varda arrive à nous passionner pour cette exposition sur les ours de la rousse extravagante: Ydessa. Le public a un sentiment d'oppression. Les photos cerclées de noir comme des faire-part de deuil! commente Agnès, sont à ras bord de tous les murs de la galerie. Sauf une pièce vide, la dernière, où seul la sculpture d'un homme agenouillé, lequel demanderait pardon à toutes ces familles photographiées. Le sculpteur a représenté...Je ne vous le dirais pas, c'est le clou de l'exposition.
jeudi, septembre 22, 2005
Mairie du 3ème Temps Libre Nougaro- Maxime Ruiz Stanley Donen Le Petit Prince
Par-ci parla Maxime Ruiz (1998) Le français aime le mot, il s'en goberge, pour certains, au point de le marteler à chaque syllable. Les acteurs et chanteurs américains sont sélectifs, pour jouer, il ne choisissent qu'un mot sur la phrase à dire, c'est ce qui leur donne la force de frappe. Le plus bel exemple que l'on m'a expliqué c'est celui de Luis Amstrong qui se déchire sur une note.
J'ai entendu un conférencier qui voulait nous persuader de l'importance de son discours, je m'endormais entre chaque mot.
Le Petit Prince Stanley Donen (1974)est un film-livre d'images très émouvant. Le petit garçon est bien plus raisonnable que les adultes. On voudrait tous avoir un Petit Prince en soi!
J'ai entendu un conférencier qui voulait nous persuader de l'importance de son discours, je m'endormais entre chaque mot.
Le Petit Prince Stanley Donen (1974)est un film-livre d'images très émouvant. Le petit garçon est bien plus raisonnable que les adultes. On voudrait tous avoir un Petit Prince en soi!
mercredi, septembre 21, 2005
Les Kinos en DVD
Sur le DVD que m'a offert Christian Laurence en échange d'un livre, j'ai été émue par:
Le Cirque de Daniel Vigneault
Lost de Catherine James
Le Cirque de Daniel Vigneault
Lost de Catherine James
Lola Jacques Demy France 2
Je me suis efforcée de rester devant la télé jusqu'à 1h 30 du matin pour revoir Lola Les horaires du Ciné-Club sont de plus en plus scandaleux. J'ai mis des glaçons pour garder le cerveau éveillé. Le dialogue de Jacques Demy est toujours aussi acide. De lui, c'est mon film préféré, si pur.
Cléo de cinq à sept Agnès Varda Saint-André-Des-Arts
J'ai revu Cléo de cinq à sept. A la sortie, sur mon répondeur, le message d'une voisine: Passe à la maison! Elle venait d'apprendre qu'elle avait le cancer.
Dans le film, la gouvernante jouée par Dominique Davray qui dit à Cléo: On ne porte rien de neuf le mardi, ça porte malheur! Depuis, j'ai constaté que si je faisais un achat ce jour-là, il m'arrivait des bricoles. La dernière fois que je me suis permise de prendre une paire d'espadrilles me disant: A ce prix là, il ne peut pas arriver grand chose! ma soeur est morte.
Dans le film, la gouvernante jouée par Dominique Davray qui dit à Cléo: On ne porte rien de neuf le mardi, ça porte malheur! Depuis, j'ai constaté que si je faisais un achat ce jour-là, il m'arrivait des bricoles. La dernière fois que je me suis permise de prendre une paire d'espadrilles me disant: A ce prix là, il ne peut pas arriver grand chose! ma soeur est morte.
mardi, septembre 20, 2005
Sylvie Vartan France 2
J'ai échappé à la mode des yéyés, Jacques Loew m'emmenait écouter Charles Trenet à Bobino, de préférence qu'à l'Olympia. Bobino était un music-hall plus intime, d'autant qu'il y avait un promenoir ce qui autorisait le pince fesses.
Plus tard Gilles Durieux me fit découvrir Le Cheval d'Or Habitant près de la Contrescarpe nous y allions en voisins voir ses potes : Boby Lapointe, Michel Fanon, Anne Sylvestre. Ce fùt mon éducation Rive-Gauche, la promenade du soir obligée.
Ce soir, j'ai donc découvert à la télé nos deux idoles des jeunes: Johnny Hallyday et Sylvie Vartan. J'ai été agréablement surprise de leur fraicheur, malgré cet incroyable acharnement des médias. Je ne comprends pas comment ils ont gardé la santé jusqu'à aujourd'hui. Sylvie qui était fine, mutine, avec les dents du bonheur, bougeait à merveille. Depuis un certain temps elle s'est momifiée par un maquillage sophistiqué et des poses de star. Seul son rire brisé atteste de ses douleurs ou de ses amertumes. Le dialogue n'était pas au rendez-vous.
Plus tard Gilles Durieux me fit découvrir Le Cheval d'Or Habitant près de la Contrescarpe nous y allions en voisins voir ses potes : Boby Lapointe, Michel Fanon, Anne Sylvestre. Ce fùt mon éducation Rive-Gauche, la promenade du soir obligée.
Ce soir, j'ai donc découvert à la télé nos deux idoles des jeunes: Johnny Hallyday et Sylvie Vartan. J'ai été agréablement surprise de leur fraicheur, malgré cet incroyable acharnement des médias. Je ne comprends pas comment ils ont gardé la santé jusqu'à aujourd'hui. Sylvie qui était fine, mutine, avec les dents du bonheur, bougeait à merveille. Depuis un certain temps elle s'est momifiée par un maquillage sophistiqué et des poses de star. Seul son rire brisé atteste de ses douleurs ou de ses amertumes. Le dialogue n'était pas au rendez-vous.
lundi, septembre 19, 2005
Le flirt
J'ai expliqué à un jeune homme que j'avais une demi-douzaine d'amis. Notre fidélité affective ne faisait aucun doute depuis une quarantaine d'années où nous avions des rites de déjeuners ou se faire des toiles ensemble. Mais arrivé la près-octogénaire, soit la femme faisait le chantage à la maladie, soit eux-mêmes étaient fatigués du dehors, mais je devais faire mon deuil de leur vivant, ils ne sortaient plus de chez eux. Alors, comment entamer un flirt avec l'un de cet âge certain qui n'était jamais sorti. Justement, il a tout à découvrir! me répond ce jeune homme
Odessa Odessa
Tous ces juifs russes émigrés aux Etats unis ne parlent pas américain, ils reconstituent le quartier juif d'Odessa. Ceux arrivés en terre d'Israël sont trop vieux pour apprendre l'hébreu. Ici, ils ne se sentent pas juifs mais russes. Alors ils chantent, chantent Oddessa ces odessistes. On est désolé pour eux, bien qu'ils soient sympathiques, nous aussi on aime la nostalgie, mais c'est lourd ce reportage.
vendredi, septembre 16, 2005
La galanterie française
C'était un déjeuner adorable,avec deux hommes d'une galanterie d'un autre siècle. J'ai eu du mal à m'endormir, baignant dans ces effluves de raffinement du language et du savoir vivre. Une politesse exquise n'a jamais fait de mal à personne! Notre médiateur s'était éclipsé, son ami dit:
" Il va falloir que je réfléchisse à quoi vous pouvez me servir! Puis rectifiant: En quoi je pourrais vous rendre service, et vous, me rendre service?
- Nous pourrions déjà nous promener! il n'a pas relevé.
" Il va falloir que je réfléchisse à quoi vous pouvez me servir! Puis rectifiant: En quoi je pourrais vous rendre service, et vous, me rendre service?
- Nous pourrions déjà nous promener! il n'a pas relevé.
jeudi, septembre 15, 2005
Laurent Ruquier On a tout essayé France 2
Il y a longtemps, Bernard Pivot avait reçu Madame X... qui s'était présentée à l'émission le visage voilé. En prenant des gants, Bernard Pivot s'amusait d'elle et lui parlait de sa robe. ( sous entendu: Robbe-Grillet) Cette dame ne faisait pas dans la dentelle et racontait dans son livre ses cérémonies sur les quais de la Seine(partouzes). Elle était parfaitement ridicule.
Aujourd'hui, c'est l'ère des blogueurs, qui sous couvert d'internet font office de corbeaux. Ils balancent, balancent... C'est franchement dégueulasse d'écrire des lettres anonymes. J'aurai bien cassé la tête télé à votre invité, monsieur Ruquier!
Aujourd'hui, c'est l'ère des blogueurs, qui sous couvert d'internet font office de corbeaux. Ils balancent, balancent... C'est franchement dégueulasse d'écrire des lettres anonymes. J'aurai bien cassé la tête télé à votre invité, monsieur Ruquier!
mercredi, septembre 14, 2005
La coïncidence
Je n'ai plus d'eau, l'électricité à dijoncté, devant cette débacle je n'ai rien à dire. Mon voisin n'y peut rien, les embouts du tube flexible acheté dans un grand magasin ne correspondent pas, si j'ouvre pour essayer c'est 40 euros en l'air. Et l'électricien 30 euros pour le déplacement et 45 euros pour 1h de travail. Mais j'ai les pieds au sec contrairement aux naufragés de Louisiane.
Mon neveu m'invite à diner:Dis à ta femme que j'apportes le dessert! Tant qu'à leur offrir une glace autant qu'elle soit de chez Bertillon. Prêtexte à marcher je vais donc dans L'Ile Saint-Louis. Je mets mes pas dans les pas de ma soeur Suzie qui travaillait dans le quartier, jusqu'à prendre l'autobus qui l'a ramenait Porte de Vincennes.Pendant ce temps là, mon neveu avait visité le cimetière où repose sa mère.
Mon neveu m'invite à diner:Dis à ta femme que j'apportes le dessert! Tant qu'à leur offrir une glace autant qu'elle soit de chez Bertillon. Prêtexte à marcher je vais donc dans L'Ile Saint-Louis. Je mets mes pas dans les pas de ma soeur Suzie qui travaillait dans le quartier, jusqu'à prendre l'autobus qui l'a ramenait Porte de Vincennes.Pendant ce temps là, mon neveu avait visité le cimetière où repose sa mère.
mardi, septembre 13, 2005
La lundinite
J'ai dormi 24h comme un serpent, ce n'est pas le travail qui m'étouffe. Un médecin dont j'ai été la secretaire, appelait cette maladie: La lundinite. Tous les gens malades d'avoir à reprendre le collier, ceux qui ont mal vécu leur week-end en famille, ceux mal ou pas baisés ces jours de congés, les demandes de RV affluaient au cabinet ce jour là...
lundi, septembre 12, 2005
Pierre Siméon Jacques Bonnafé Fête de L'Huma.
Faire dire à un acteur un texte dans les courants d'airs d'un cirque c'est du sadisme, d'autant que le dit cirque est entouré de manèges avec leurs ritournelles quand ce n'est pas le bruit du sanitaire qui vide les toilettes.
Dans le métro, on voit tout de suite qui a fréquenté la fête, les baskets n'ont plus de couleurs mais le sourire reste fier.
Dans le métro, on voit tout de suite qui a fréquenté la fête, les baskets n'ont plus de couleurs mais le sourire reste fier.
dimanche, septembre 11, 2005
Fête de L'Huma Radio France Carmina Burana
La jeunesse a de longues jambes, c'est beau de les voir marcher, des heures. Quelques uns un peu bus, se font des croches pieds, on dirait qu'ils dansent le charleston.
Un noir a refusé de mettre le bracelet qui nous permet de rentrer ces trois jours: Je ne suis pas un esclave!
Lorsque l'on distribue des tracts c'est les yeux dans les yeux, avec le sourire, ça change du commerce habituel, c'est émouvant.
La musique lithurgique a calmé les trémoussements des spectateurs de musique techno sur le devant de la scène. On peut dire: un silence religieux. Le ciel gris, gentil, ne s'est pas déversé. Tout le monde debout, durant une heure, sans moufter, sauf une délégation asiatique dans le coin parqué des VIP qui se photographiait en discutant, rires à l'appui. Quel manque de respect pour le public et les artistes.
Un noir a refusé de mettre le bracelet qui nous permet de rentrer ces trois jours: Je ne suis pas un esclave!
Lorsque l'on distribue des tracts c'est les yeux dans les yeux, avec le sourire, ça change du commerce habituel, c'est émouvant.
La musique lithurgique a calmé les trémoussements des spectateurs de musique techno sur le devant de la scène. On peut dire: un silence religieux. Le ciel gris, gentil, ne s'est pas déversé. Tout le monde debout, durant une heure, sans moufter, sauf une délégation asiatique dans le coin parqué des VIP qui se photographiait en discutant, rires à l'appui. Quel manque de respect pour le public et les artistes.
samedi, septembre 10, 2005
Fête de L'Humanité
J'ai fait signer des pétitions pour la Samaritaine, les gens sont tous très compatissants. On m'a dit que ce serait pareil pour le BHV. Quelques jeunes ne connaissent pas ces grands magasins, ils ne sont pas de Paris.
Il y a des groupes pressés, en costume-cravate, ils vont à un forum de discutions, on dirait des officiels. Aux actualités télé ils ont montré: Le commerce de proximité en train de mourir à côté de cette épave qu'est devenue La Samaritaine. Si les soit-disant réfections doivent durer six-ans, tout le quartier sera mort! dit le marchand de journaux.
J'affirme mon apolitisme, je me suis habillée en rouge et noir, la couleur des anars dont je ne suis pas non plus, mon livre ne se vend pas.
Il y a des groupes pressés, en costume-cravate, ils vont à un forum de discutions, on dirait des officiels. Aux actualités télé ils ont montré: Le commerce de proximité en train de mourir à côté de cette épave qu'est devenue La Samaritaine. Si les soit-disant réfections doivent durer six-ans, tout le quartier sera mort! dit le marchand de journaux.
J'affirme mon apolitisme, je me suis habillée en rouge et noir, la couleur des anars dont je ne suis pas non plus, mon livre ne se vend pas.
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