dimanche, novembre 13, 2005

Dimanche

Malgré la crainte je decide de prendre l'air jusqu'à la Bastille, lieu symbolique de la révolution. Au café phylo: Comment définir le mal à priori? Une amie est dans ses petits souliers froids à vendre de la porcelaine au marché de la brocante. Nous égrenons nos souvenirs d'ex danseuses au Mogador jusqu'à ce que les badeaux du dimanche entourent les stands, là je leur laisse la place. Un vent joue dans les dernières feuilles des arbres, et la nuit tombe vite. C'est presque un jour ordinaire sauf que je n'ai pas été visiter un ami en périphérie.

vendredi, novembre 11, 2005

Indochine Régis Wargnier

Il fait 17° dans mon grenier. Sous la couette je revois le film Indochine, c'est d'un romantisme fou et je suis sûre que c'est le meilleur rôle dramatique de Catherine Deneuve.

mercredi, novembre 09, 2005

BIFI

Aujourd'hui j'avais rendez-vous avec Robert Régis, chargé de collecter tous documents concernant le cinéma pour la BIFI.( Bibliothèque du film) J'avais le trac, comme une débutante, pour lui proposer ma provende de photos de plateaux. Au bout d'une heure de visite guidée à travers tous les services, j'étais persuadée que mes documents seraient mieux ici à servir de témoignage pour des recherches éventuelles sur certains films que de croupir dans la cave de proches où d'ayants droits si tant est qu'ils aient une cave. et j'aurais la tête libre du côté mercantile qui peut exister chez certains collectionneurs

mardi, novembre 08, 2005

Walter Lewino

Déjeuné avec Walter au sortir du train. Je le remercie:
"-Ah! ça fait du bien de voir un homme! A Trouville je ne vois que des femmes, célibataires comme moi, frustrées!
- Vous n'avez qu'à vous masturber!
- Ce n'est pas tout! Et la tête?
- Tu mets une glace devant toi, tu prends un masque auquel tu dessine des moustaches!

jeudi, novembre 03, 2005

La Boite Noire

Mise en scène ampoulée pour un scénario emberlificoté. La Boite Noire de Richard Berry veut nous en foutre plein la vue.
Revu sur Arté Rose-Mary's Baby de Roman Polenski qui est un vrai professionnel du suspense, avec très peu d'effets, juste l'angoisse de l'attente.

Salut l'artiste!

Une fonctionnaire retraitée: Moi aussi je suis une artiste! Chaque jour je mange, mes intestins travaillent! Les déchets sortent! J'ai de la matière, je fais donc une oeuvre, je suis une artiste!

mardi, novembre 01, 2005

Quo vadis Mervin Le Roy 1951 Peter Ustinov

J'adore les péplums, je l'avoue, mais il faisait beau, la Toussaint balayée par un vent chaud, les gens à la plage. Mais quand j'ai vu le premier plan de Peter Ustinov en Néron fou, je n'ai pas voulu en perdre une goutte sur l'écran de la télé.

Nous étions une demi-douzaine de vestales dans le luxueux lupanar de luxe de son film Lady L.Toutes candidates à la gloire, il fallait se disputer les bons créneaux pour être vues dans les plans américains. Il y avait plus coquines que moi, au point qu'Ustinov me dit: De toi, je ne connais que le dos! Les yeux bleus méttaliques de la vedette Paul Newman ne traversaient pas nos regards mais il rôdait dans le studio, même hors prises, de façon à donner la réplique (off) à ses partenaires. Une telle professionnalité me bluffait. Catherine Allegret avait à peine seize-ans, un pur Renoir.

dimanche, octobre 30, 2005

Vivement dimanche prochain Michel Drucker France 2

J'attends chaque semaine la revue de presse de Nicolas Canteloup, un imitateur qui pense au-dessus de la ceinture.

samedi, octobre 29, 2005

Le plus grand cabaret du monde Patrick Sebastien France 2

C'est impossible de nous offrir de plus somptueux numéros de cirque et de music-hall que Patrick Sébastien. Les gros plans de l'invitée Marie-Ange Narti sont rassurants, une femme d'une beauté saine.

vendredi, octobre 28, 2005

Le Net

J'ai réservé un ordinateur pour deux heures. Du coup, je n'ai rien écrit, me laissant rêvasser sur le Net, naviguant à vue,tel un jour de grasse matinée sous la couette

jeudi, octobre 27, 2005

BN Cinémathèque Française

J'ai pris le Météore. Il n'y a pas de cabine de conducteur à l'avant, des enfants s'en prennent pleins les mirettes du long tunnel noir égayé de quelques feux. La vitesse donne l'impression que les rails se distordent, et la rame d'en face rajoute à l'inquiètude. Les petits n'ont pas l'air apeurés. Le plus long c'est d'arriver à la BN. Des planches entourent les quatre tours, sans vélo ni aucun engin en O, que des pieds. Il fait beau, c'est un plaisir de plein air qui vaut mieux que les tunnels kafkaiens qui relient les tours par les sous-sol. J'ai décidé de marcher, va pour la Cinémathèque en face, à Bercy dont je traverse le parc. Une floppée de jeunes et très jeunes s'exercent aux montagnes russes avec des rollers, je les trouve très courageux.
Habitant le vieux Marais, je suis déjà oppressée par cette nouvelle ligne de bâtiments si hauts, si gris, la Cinémathèque à l'air modeste à côté.
La salle d'expo de Jean Renoir est dans une demi pénombre, les tableaux n'en ressortent que plus vifs, plus chauds, et divers écrans passent en boucles certains films du réalisateur. En ce moment s'ébat le French-Cancan, je sais que j'avais un chapeau avec une aigrette bleue mais impossible de me reconnaître dans la foulée des jambes en l'air. Il faudrait un arrêt sur image.
A d'autre étages une expo permanente et le musée du cinéma. Là, les salles sont carrément noires, les bancs aussi, je m'en suis prise un sur les tibias. Chaque objet mérite examen, il faudra revenir.
Un ancien prof du TNP attendait la projection de La Bête Humaine
"-Ah oui Gabin!
- Carette! répliqua t-il"

mercredi, octobre 26, 2005

Chou blanc

C'est l'heure de sa sièste, je prends donc l'autobus pour me rapprocher de son domicile avant de lui annoncer ma venue dans ces parages. En chemin, j'espère rencontrer un autre ami perdu de vue depuis trois ans; aucun des cafés ni librairies qu'il fréquentait ne savent où il habite, il ne fréquente plus le quartier de Montparnasse.Quand à celui qui vit Portes de Vanves, je tombe sur un répondeur peu symphatique de sa femme disant que la communication est filtrée et qu'ils ne répondront que s'ils le veulent. Je visite donc L'Entrepot afin d'y trouver une toilette.La clientèle à l'air branché, je ne m'y attarde pas. Avant que de reprendre l'autobus direct pour chez moi, je me dis qu'un petit tour au cimetière et m'assoir sur le banc qu'Agnès Varda a placé à côté de la tombe de Jacques Demy, serait charmant, et c'est presque La Toussaint. J'ai sillonné la section plusieurs fois sans succès.Avec le vent, beaucoup de pots de fleurs sont à terre. Au finish, j'ai aperçu une gardienne qui me dit que c'est effectivement assez difficile de s'y retrouver. Revenez demain, maintenant je ferme! De retour dans ma rue, à la terrasse d'un bistrot, un voisin attablé m'offre un verre de lait. J'avais traversé Paris pour voir quelqu'un, il m'a fallu tout ce périple pour une rencontre de hasard.

lundi, octobre 24, 2005

Il pleut sur Paris

Il pleuvine sur Paris, les gens se plaignent du mauvais temps, cela me rappelle un été de pénurie d'eau à Foça, en Turquie. Le Club c'est Bysance, or il a fallu faire des restrictions, pas de douche à l'heure où les sportifs en sueur voulaient se laver. Ils ont fait un scandale sans penser que la population turque devait remplir ses baignoires ou pire quelques seaux d'eau pour survivre la semaine.

dimanche, octobre 23, 2005

Laurent Gerra

J'ai remarqué que les gens qui vous lançent des vannes sourient beaucoup, comme s'ils voulaient s'excuser d'avance de vous blesser.

Des copines qui me disent ne pas avoir de problème d'identité se protègent par défaut d'ambition mais n'oublient jamais de vous balancer une perfidie.

vendredi, octobre 21, 2005

Match Point Woody Allen

Au générique une balle de tennis traverse l'écran passant au dessus d'un filet imaginaire, plusieurs fois. Puis elle frappe le filet et quelques secondes en suspens, elle tombe finalement d'un côté du filet. Le commentateur dit: Quelque soit la volonté de vouloir gouverner notre vie pour satisfaire nos désirs, c'est le facteur chance qui a raison de nos projets. C'est injuste mais c'est comme ça! Il n'y a que la chance qui compte!
"-Le casting est très bon! dit René Quinson. Le film est très bien fait, à la Hitchcock, très élégant! Je rajoute;
-Il avait fait un pastiche parfait de Bergmann
- Oui! dans Intérieurs"

Dans un film documentaire réalisé par André Delvaux sur Woody Allen on voit le réalisateur entre ses deux vedettes féminines, et là, on se rend compte qu'il est extrèmement sexué donc sexy.

Le rire

Je m'octroie chaque jour mon quart d'heure de rire pour rester en bonne santé. L'équipe Ruquier sera t-elle immortelle?
Se faire une toile entre deux vieux amis, qu'importe le film pouvu qu'on ait le rêve.

jeudi, octobre 20, 2005

Mairie du 3ème The Beatles quatre garçons dans le vent (Richard Lester 2000)

Avec 50 trains de retard j'ai voulu me faire une culture ds années syxties.
Les Beatles sont charmants, bien coiffés, mais le film n'est pas décoiffant, au bout d'une heure je suis descendue du train.

Patrick Dupont Mireille Dumas

N'en déplaise à Patrick Dupont que je n'ai jamais vu danser mais je suis tombée définitivement amoureuse de Rudolf Noureev lorsqu'il a dansé pour la première fois en France au Théâtre des Champs Elysées dans La Belle au bois dormant Le public ne pouvait le laisser partir, jouissant de chacun de ses saluts, de ses ports de tête à l'ancienne, tel un oiseau qui se lisserait le bec sous ses ailes. Il était Le Prince dans toute sa grâce et noblesse, alors que nous avions l'habitude des ports de bras genre matamore victorieux.
Ceci dit, Patrick Dupont a été extrèmement émouvant dans ses envolées poétiques pour raconter tout les drames qu'il a affronté. Derrière la montagne, il y a la mer! Il faut être capable de rêver pour vivre la réalité!

mercredi, octobre 19, 2005

Etrange!

Etrange! Vous avez-dit étrange? Si ces concitoyens le mette à mort sur le seul chef d'inculpation de ce procès, en disparaissant comme dans une trappe, Saddam Hussein ne pourra pas se prévaloir de tous ses amis armuriers qui lui ont fourni le nerf de sa tyrannie.

Gérard Depardieu Vivement dimanche

Gérard Depardieu à bien joué son rôle d'invité surprise, il a mimé une masturbation frénétique pour amuser la galerie. La très belle vedette italienne Monica Bellucci ne s'en est pas émue. Et pour montrer qu'il avait un nouveau coeur, il a lancé en guise d'au revoir: Faites vous ponter, c'est génial! Faites vous ponter! Depardieu qui assume si bien dans les rôles sa part de féminité est également notre grand acteur rabelaisien.

mardi, octobre 18, 2005

Place des Vosges

La Place des Vosges est un enchantement! Le rouge brique des maisons se marie avec les ors des feuilles d'automne du square.Des gens sombres assis immobiles sur les bancs préfigurent l'hiver. La pelouse n'est plus investie par nos jeunes qui s'y doraient. De petits enfants soulèvent des nuages de poussière en traînant les pieds, cela donne au décor une touche impressionniste.

dimanche, octobre 16, 2005

Le public des émissions télés

Le public est formaté pour applaudir à chaque phrase des animateurs. Si bien que lorsque Thiérry Ardisson a annoncé la mort de l'un de ses invités de la semaine dernière, dans un bel élan réflexe de Pavlow, le public a applaudi.

samedi, octobre 15, 2005

lA POMME

La pomme est traitée 32 fois avant d'arriver sur nos étals. J'y réfléchirais à deux fois avant d'en croquer une.

vendredi, octobre 14, 2005

cimetière

Mon neveu m'invite à déjeuner, ils sont charmants tous les deux. Nous allons au cimetière voir la tombe de ma soeur. Il me semble qu'il y va souvent. Le couple vit isolé de tout, est-ce un lieu de promenade ou un goùt morbide, ne pas faire le deuil de sa mère. Cela me rend triste d'autant que je culpabilise de n'avoir pas fait grand chose pour elle. N'empêche que c'est toujours moi qui téléphonais pour avoir des nouvelles, j'agis ainsi avec mon neveu. Il est plus tendu que d'habitude, j'apprends qu'il a cessé de boire à cause d'une tension trop élevée. c'est la meilleure nouvelle qu'il puisse me donner.

jeudi, octobre 13, 2005

La vraie vie

Cet espoir fou que la vraie vie est ailleurs, je le ressens à chaque fois que je peux changer de trottoir, de quartier, de ville, rencontrer quelqu'un de nouveau. Nous sommes toutes telles Les trois soeurs d'Anton Tchécov qui veulent aller à Moscou. La Trilogie des dragons est une invasion annoncée des chinois qui aujourd'hui sont partis dans la lune. La grisaille du décor, le sourd ressentiment des personnages qui cherchent à décoller de leur Québec natal m'a attristée, je n'ai pas réussi à rire tout du long de ces six heures de représentation, c'était lent, long, ces générations qui se superposent, malgré les trouvailles astucieuses, malicieuses de la mise en scène. Bien qu'il y ait cent ans d'écart,j'ai trop pensé à Tchécov, et surtout le mythe de Ma cabane au Canada est tombé. Si l'on parle plusieurs langues comme dans la pièce, l'on peut croire un instant à l'exotisme de pacotille. Parler le language des autres serait-ce ça la nouvelle patrie? Mais j'étais heureuse de voir se mouvoir avec tant d'intensité dans divers rôles, Jean-Antoine Charest. Je suis toujours fière, lorsque d'emblée, je fais confiance au talent de quelqu'un, sur un simple regard, de voir que je ne me suis pas trompée.

lundi, octobre 10, 2005

Vivement Dimanche Jane Fonda

Jane fonda, en perdant ses joues, et tirée à quatre épingles, a tout à fait le look d'une Première Dame des Etats-Unis. Elle a gardé l'électicité de son jeu d'actrice pour nous convaincre de ses combats; elle mettrait KO le moindre de nos députés tant nous sommes mous à côté de ces bêtes de scène que sont les américains.

samedi, octobre 08, 2005

La Librairie du Marché à Deauville

J'avais laissé dix livres en dépôt à la Librairie du Marché, je les ai retrouvés, aucun ne manquait, ils étaient cachés sous l'étagère derrière une rangée de bouquins.

vendredi, octobre 07, 2005

Le gris

Quand tout est floconneux, que les paquebots se fondent dans le brouillard, que la vague n'est qu'un liseré sur la sable, que le silence se fait ouateux, c'est alors un peu de douceur dans la ville balnéaire. Les goélands portent leur ombre sur la Touques irisée de reflets tel sur un lac. C'est alors que je mesure le privilège d'être à la mer. Il n'y a plus de colère, plus rien à colporter, on se salue de loin.

jeudi, octobre 06, 2005

Arté La magazine de la santé au quotidien

On nous a montré le geste qui sauve, sauf qu'aujourd'hui les secouristes ont une table de massage cardiaque, je n'ai pas vu le bouche à bouche. Cette pauvre femme de 71 ans, faute de premiers soins que personne ne connaissait parmi les badaux, est morte. On peut apprendre en une journée moyennant 60 euros. Cela me rappelle ma mère, qui en 68 ne pouvait rejoindre son Coco chéri! à l'intérieur des barricades. Seuls les secouristes passent! lui a dit la maréchaussée. Elle a pris des cours pour assister à la prochaine échafourrée. A la préfecture de police où elle a passé son examen:" Est-ce que vous savez faire une piqure? Est-ce que vous savez prendre la tention? - Oui! Mais je n'ai pas le droit!" Ils ont vu qu'elle n'était pas dangereuse et lui ont donné 10/10

mercredi, octobre 05, 2005

Le ciel d'azur

Hier c'était azuréen, impossible de rentrer s'enfermer chez soi. Je passais et repassais sur les planches, me disant que je ferais bien les frais d'une moule frites, mais voilà, la saison est finie, rideaux baissés dans les bistrots en bord de plage. A l'intérieur, il en va de même dans la rue piétonne, c'est mercredi, le jour des mamies, elles sont à la crêpe à domicile. Du coup j'ai lavé mon linge dans une laverie et attrapé un rhume.

lundi, octobre 03, 2005

Mairie de Trouville Marguerite Duras

Comme chaque année depuis 10 ans, le premier week-end du mois d'octobre, hommage à Marguerite Duras. Je ne suis pas l'une de ses lectrices, cela me donne l'occasion à voir du Duras au milieu d'un public de fans qui se déplace de Paris et d'ailleurs pour ces journées. Je finis par être prise par la maladie durasienne d'amour qui est contagieuse.
Samedi après-midi, Dominique Denès Maitre de conférences (Université Nancy 2) auteur de (Etude de l'Amant/ Marguerite Duras) Ed Ellipes 1997- Nous a parlé de "Femmes de destin Destin de femmes". Enfin une conférencière qui fascine son public en lui parlant directement, avec charme, et complètement habitée par son sujet.La différence entre eux, c'est celui qui lit son texte et celui qui raconte telle une histoire vécue.
Revu pour la cinquième fois Hiroshima mon amour Alain Resnais (1959) Il s'est passé une alchimie étrange. J'avais toujours occulté le japonais, n'aimant pas ce qui est oriental ni asiatique. Là, je me suis énamourée de cet Eija Okada, acteur beau, bon, sensible. je l'ai trouvé extrèmement bandant.
Le Dimanche matin, débat sur les trahisons dont se sentait victime Duras lors des adaptations cinémathographiques. J'ai argué qu'à moins d'avoir un clone, chacun était trahi par l'autre. Le modèle ne se reconnait pas dans son portrait fait par le peintre! Le lecteur, ou le spectateur a une interprétation subjective de l'oeuvre, et ainsi de suite!..
Hall des Roches Noires: Nevers d'après les appendices de Hiroshima (Gallimard) Sous l'égide de Joelle Pagès Pindon, professeur de Chaire supérieur à Paris, auteur de Marguerite Duras (ed Ellipses, 2001) un montage du texte ne figurant pas dans le film d'Alain Resnais. J'avoue qu'après le film, je n'en ressentais pas le besoin, ce que ne dit pas le texte, l'image est là, et fortement avec le grand écran, les gros plans. Evidemment le timbre de voix si particulier de Claire Deluca, qui portée par sa sensibilité et son articulation parfaite permet aux derniers rangs de la salle de goùter la saveur du texte, c'est jouissif quand il n'y a pas de redite par rapport au film. A la fin de la représentation, Claire Deluca s'est excusée auprès de son public d'avoir omit une phrase très importante, la description de l'agonie de l'amant allemand, avec le corps de son amoureuse sur lui. Ils mouraient tous deux de leur amour. C'était magnifique! Claire ne voulait pas que nous soyons lésés de ce passage, elle a été ovationnée. Peut-être étais-je trop en arrière, j'ai mal perçu la deuxième voix, celle de Sophie Lahayville très discrète et d'un jeu introverti qui représentait la jeune fille de Nevers en France.

Petites anecdotes, j'ai rencontré trois fois cinq minutes Marguerite Duras. La première c'était à la cantine du Studio Eclair, j'y faisais un stage de montage.
" Je vous prends comme stagiaire dans mon prochain film!
- Il me faut des feuilles de paies, sinon mon stage ne sera pas validé.
- Pour moi, on tourne gratis...
Deuxième fois chez elle à Neauphles Le Château, son opérateur Ghislain Cloquet m'avait invitée à voir le tournage, mais la pièce, encombrée de tous les techniciens, je suis restée au jardin avec son ex-mari Dyonis Mascolo qui me vantait les bienfaits du jardinage sur le moral.
Le soir, j'ai été très flattée de manger les pâtes préparées par Jeanne Moreau pour toute l'équipe, malgré sa journée de travail.
Gérard Depardieu qui rentrait dans sa Deux-Chevaux dormir près de Versailles m'a laissée sur la bretelle de l'autoroute sans m'avoir adressé la parole, j'étais vexée de ne pas l'avoir interessé.
Troisième fois, Ghislain Cloquet et Pierre Molinier son étalonneur recoivent Duras à Eclair pour lui montrer un premier montage de Nathalie Granger. Fatiguée par les horaires d'usine je me suis endormie durant la projection. Et j'entends Duras demander à Ghislain:
"Que pensez-vous du film? et lui, froid tel un chirurgien répond:
-C'est un scénario formidable, qui aurait pû être un film génial, si cela avait été tourné par un vrai metteur-en scène! Duras n'a pas moufté, mais elle a fait la carrière de l'assistant Bruno Nuytten le prenant comme chef-opérateur pour India Song.. Duras avait dit à propos de ce film, et c'était vrai: C'est le film le plus érotique de ces dix dernières années!

vendredi, septembre 30, 2005

Le sourire

Entre le rideau de pluie et le sourire barreaux de prison des commerçants de province, aujourd'hui je n'ai pas le choix. Je suis sortie après l'émission Votre santé au quotidien, il était question de soins gériatriques dans un hôpital de Montpellier; ces pauvres vieux qui n'en peuvent plus de vivre, il faut leur rééduquer l'appêtit. J'aurai voulu mourir à trente-ans, j'ai fais quarante-ans de rab.
Au Mexique, quand on regarde une personne, elle vous sourit. J'ai mis un mois avant de décoincer mes lèvres. Sur un trottoir parisien, forte de ces exercices, les passants me demandait: C'est à moi que vous souriez? Il n'a pas fallut longtemps pour rengainer mon sourire.
J'avais été éblouie de celui de Jane Birkin, nous nous étions croisées dans les toilettes de chez Lipp, lieu peu ragoùtant à priori.
Chacun s'économise, ne daignant pas faire risette à n'importe qui. C'est surtout les fonctionnaires qui ont des habitudes d'économie. voir les mairies, bibliothèques, sécurité sociale etc...

mercredi, septembre 28, 2005

quartier libre

Est-ce parce-que je n'avais rien à faire que j'ai rêvé me coucher dans le lit de mon beau-père. Le désir était réciproque depuis longtemps, ma mère n'est pas là, j'espère qu'elle ne verra pas les traces de nos ébats dans ses draps. Je me glisse sur mon matelas à terre et feint de dormir pour ne pas éveiller sa jalousie.

mardi, septembre 27, 2005

L'électricité

L'EDF s'est trompé, ils ont coupé l'électricité d'un magasin. L'EDF ne travaille pas le week-end, le brocanteur oui, mais son rideau se relève qu'électriquement.

Café des Phares

J'ai enfin droit à la bise, les animateurs du café philo ont lu mes écrits, ça sert!

dimanche, septembre 25, 2005

Le bois de Vincennes

J. m'invite à les voir tourner au bois de Vincennes. Il va y travailler avec L. et un comédien rencontré à Trouville. J. me passe le combiné mais je ne reconnais pas la voix de ce garçon. Nous sommes dans un grand bâtiment qui abrite des studios d'enregistrements (100) et des salles de spectacles, il doit y avoir des sous-sols. A gauche de la porte, dans le coin, J. est en train de monter des sons, casque sur les oreilles, se protégeant d'un groupe de danseurs qui répète sur scène. Il rosit de plus en plus d'émotion quand j'évoque son actrice, je le sens amoureux d'elle, je me dis: C'est normal! La batisse a plusieurs étages, nous devons être au troisième, c'est au milieu des arbres, l'environnement est calme, pas de voitures, et ce n'est pas cher de location, mais c'est loin pour transporter chaque jour le matériel. Ils sont pourtant jeunes. Trois copains québéquois le rejoignent, c'est l'heure de la pose, ils bavardent entre eux. Je picquenique avec leurs compagnes qui s'amusent entre elles, se moquant de ravissantes mannequins de publicité flottant au fil de l'eau car il y a une rivière en contrebas. Elles ont des poses fichées comme sur les couvertures de magazines. Celles-ci ont les lèvres rouge vif et le pubis à l'air, poils bruns dorés, comme des poupées de cire. Je réalise que je suis en train de gratter mon ventre, quelques secondes, j'ai perdu la notion d'être en public, je rabats ma jupe sur moi.

samedi, septembre 24, 2005

Ydessa, les ours et etc... Agnès Varda France 2

C'est avec des mots simples, dits par elle même, qu'Agnès Varda arrive à nous passionner pour cette exposition sur les ours de la rousse extravagante: Ydessa. Le public a un sentiment d'oppression. Les photos cerclées de noir comme des faire-part de deuil! commente Agnès, sont à ras bord de tous les murs de la galerie. Sauf une pièce vide, la dernière, où seul la sculpture d'un homme agenouillé, lequel demanderait pardon à toutes ces familles photographiées. Le sculpteur a représenté...Je ne vous le dirais pas, c'est le clou de l'exposition.

jeudi, septembre 22, 2005

Mairie du 3ème Temps Libre Nougaro- Maxime Ruiz Stanley Donen Le Petit Prince

Par-ci parla Maxime Ruiz (1998) Le français aime le mot, il s'en goberge, pour certains, au point de le marteler à chaque syllable. Les acteurs et chanteurs américains sont sélectifs, pour jouer, il ne choisissent qu'un mot sur la phrase à dire, c'est ce qui leur donne la force de frappe. Le plus bel exemple que l'on m'a expliqué c'est celui de Luis Amstrong qui se déchire sur une note.
J'ai entendu un conférencier qui voulait nous persuader de l'importance de son discours, je m'endormais entre chaque mot.

Le Petit Prince Stanley Donen (1974)est un film-livre d'images très émouvant. Le petit garçon est bien plus raisonnable que les adultes. On voudrait tous avoir un Petit Prince en soi!

mercredi, septembre 21, 2005

Les Kinos en DVD

Sur le DVD que m'a offert Christian Laurence en échange d'un livre, j'ai été émue par:
Le Cirque de Daniel Vigneault
Lost de Catherine James

Lola Jacques Demy France 2

Je me suis efforcée de rester devant la télé jusqu'à 1h 30 du matin pour revoir Lola Les horaires du Ciné-Club sont de plus en plus scandaleux. J'ai mis des glaçons pour garder le cerveau éveillé. Le dialogue de Jacques Demy est toujours aussi acide. De lui, c'est mon film préféré, si pur.

Cléo de cinq à sept Agnès Varda Saint-André-Des-Arts

J'ai revu Cléo de cinq à sept. A la sortie, sur mon répondeur, le message d'une voisine: Passe à la maison! Elle venait d'apprendre qu'elle avait le cancer.
Dans le film, la gouvernante jouée par Dominique Davray qui dit à Cléo: On ne porte rien de neuf le mardi, ça porte malheur! Depuis, j'ai constaté que si je faisais un achat ce jour-là, il m'arrivait des bricoles. La dernière fois que je me suis permise de prendre une paire d'espadrilles me disant: A ce prix là, il ne peut pas arriver grand chose! ma soeur est morte.

mardi, septembre 20, 2005

Sylvie Vartan France 2

J'ai échappé à la mode des yéyés, Jacques Loew m'emmenait écouter Charles Trenet à Bobino, de préférence qu'à l'Olympia. Bobino était un music-hall plus intime, d'autant qu'il y avait un promenoir ce qui autorisait le pince fesses.
Plus tard Gilles Durieux me fit découvrir Le Cheval d'Or Habitant près de la Contrescarpe nous y allions en voisins voir ses potes : Boby Lapointe, Michel Fanon, Anne Sylvestre. Ce fùt mon éducation Rive-Gauche, la promenade du soir obligée.
Ce soir, j'ai donc découvert à la télé nos deux idoles des jeunes: Johnny Hallyday et Sylvie Vartan. J'ai été agréablement surprise de leur fraicheur, malgré cet incroyable acharnement des médias. Je ne comprends pas comment ils ont gardé la santé jusqu'à aujourd'hui. Sylvie qui était fine, mutine, avec les dents du bonheur, bougeait à merveille. Depuis un certain temps elle s'est momifiée par un maquillage sophistiqué et des poses de star. Seul son rire brisé atteste de ses douleurs ou de ses amertumes. Le dialogue n'était pas au rendez-vous.

lundi, septembre 19, 2005

Le flirt

J'ai expliqué à un jeune homme que j'avais une demi-douzaine d'amis. Notre fidélité affective ne faisait aucun doute depuis une quarantaine d'années où nous avions des rites de déjeuners ou se faire des toiles ensemble. Mais arrivé la près-octogénaire, soit la femme faisait le chantage à la maladie, soit eux-mêmes étaient fatigués du dehors, mais je devais faire mon deuil de leur vivant, ils ne sortaient plus de chez eux. Alors, comment entamer un flirt avec l'un de cet âge certain qui n'était jamais sorti. Justement, il a tout à découvrir! me répond ce jeune homme

Odessa Odessa

Tous ces juifs russes émigrés aux Etats unis ne parlent pas américain, ils reconstituent le quartier juif d'Odessa. Ceux arrivés en terre d'Israël sont trop vieux pour apprendre l'hébreu. Ici, ils ne se sentent pas juifs mais russes. Alors ils chantent, chantent Oddessa ces odessistes. On est désolé pour eux, bien qu'ils soient sympathiques, nous aussi on aime la nostalgie, mais c'est lourd ce reportage.

vendredi, septembre 16, 2005

La galanterie française

C'était un déjeuner adorable,avec deux hommes d'une galanterie d'un autre siècle. J'ai eu du mal à m'endormir, baignant dans ces effluves de raffinement du language et du savoir vivre. Une politesse exquise n'a jamais fait de mal à personne! Notre médiateur s'était éclipsé, son ami dit:
" Il va falloir que je réfléchisse à quoi vous pouvez me servir! Puis rectifiant: En quoi je pourrais vous rendre service, et vous, me rendre service?
- Nous pourrions déjà nous promener! il n'a pas relevé.

jeudi, septembre 15, 2005

Laurent Ruquier On a tout essayé France 2

Il y a longtemps, Bernard Pivot avait reçu Madame X... qui s'était présentée à l'émission le visage voilé. En prenant des gants, Bernard Pivot s'amusait d'elle et lui parlait de sa robe. ( sous entendu: Robbe-Grillet) Cette dame ne faisait pas dans la dentelle et racontait dans son livre ses cérémonies sur les quais de la Seine(partouzes). Elle était parfaitement ridicule.

Aujourd'hui, c'est l'ère des blogueurs, qui sous couvert d'internet font office de corbeaux. Ils balancent, balancent... C'est franchement dégueulasse d'écrire des lettres anonymes. J'aurai bien cassé la tête télé à votre invité, monsieur Ruquier!

mercredi, septembre 14, 2005

La coïncidence

Je n'ai plus d'eau, l'électricité à dijoncté, devant cette débacle je n'ai rien à dire. Mon voisin n'y peut rien, les embouts du tube flexible acheté dans un grand magasin ne correspondent pas, si j'ouvre pour essayer c'est 40 euros en l'air. Et l'électricien 30 euros pour le déplacement et 45 euros pour 1h de travail. Mais j'ai les pieds au sec contrairement aux naufragés de Louisiane.
Mon neveu m'invite à diner:Dis à ta femme que j'apportes le dessert! Tant qu'à leur offrir une glace autant qu'elle soit de chez Bertillon. Prêtexte à marcher je vais donc dans L'Ile Saint-Louis. Je mets mes pas dans les pas de ma soeur Suzie qui travaillait dans le quartier, jusqu'à prendre l'autobus qui l'a ramenait Porte de Vincennes.Pendant ce temps là, mon neveu avait visité le cimetière où repose sa mère.

mardi, septembre 13, 2005

La lundinite

J'ai dormi 24h comme un serpent, ce n'est pas le travail qui m'étouffe. Un médecin dont j'ai été la secretaire, appelait cette maladie: La lundinite. Tous les gens malades d'avoir à reprendre le collier, ceux qui ont mal vécu leur week-end en famille, ceux mal ou pas baisés ces jours de congés, les demandes de RV affluaient au cabinet ce jour là...

lundi, septembre 12, 2005

Pierre Siméon Jacques Bonnafé Fête de L'Huma.

Faire dire à un acteur un texte dans les courants d'airs d'un cirque c'est du sadisme, d'autant que le dit cirque est entouré de manèges avec leurs ritournelles quand ce n'est pas le bruit du sanitaire qui vide les toilettes.

Dans le métro, on voit tout de suite qui a fréquenté la fête, les baskets n'ont plus de couleurs mais le sourire reste fier.

dimanche, septembre 11, 2005

Fête de L'Huma Radio France Carmina Burana

La jeunesse a de longues jambes, c'est beau de les voir marcher, des heures. Quelques uns un peu bus, se font des croches pieds, on dirait qu'ils dansent le charleston.
Un noir a refusé de mettre le bracelet qui nous permet de rentrer ces trois jours: Je ne suis pas un esclave!
Lorsque l'on distribue des tracts c'est les yeux dans les yeux, avec le sourire, ça change du commerce habituel, c'est émouvant.

La musique lithurgique a calmé les trémoussements des spectateurs de musique techno sur le devant de la scène. On peut dire: un silence religieux. Le ciel gris, gentil, ne s'est pas déversé. Tout le monde debout, durant une heure, sans moufter, sauf une délégation asiatique dans le coin parqué des VIP qui se photographiait en discutant, rires à l'appui. Quel manque de respect pour le public et les artistes.

samedi, septembre 10, 2005

Fête de L'Humanité

J'ai fait signer des pétitions pour la Samaritaine, les gens sont tous très compatissants. On m'a dit que ce serait pareil pour le BHV. Quelques jeunes ne connaissent pas ces grands magasins, ils ne sont pas de Paris.
Il y a des groupes pressés, en costume-cravate, ils vont à un forum de discutions, on dirait des officiels. Aux actualités télé ils ont montré: Le commerce de proximité en train de mourir à côté de cette épave qu'est devenue La Samaritaine. Si les soit-disant réfections doivent durer six-ans, tout le quartier sera mort! dit le marchand de journaux.
J'affirme mon apolitisme, je me suis habillée en rouge et noir, la couleur des anars dont je ne suis pas non plus, mon livre ne se vend pas.

jeudi, septembre 08, 2005

Off-Courts Trouville Dernier Kino Kabaret

Il est 2h. du matin, j'écris un petit mot à Jean-Antoine: Je suis contente d'aller au Canada en voyageant dans votre pellicule! Son film est très beau.
Je n'aime pas les adieux, heureusement Emile me rappelle gentiment la fête de L' Huma. Emile est l'un de mes dinausores, je ne refuse jamais une possibilité de rencontre avec l'un d'eux, je saute dans le train.
Adieu kinos...images...lait!...A l'année prochaine, et plus si affinité!...

suite...La Folie

Pour des raisons personnelle j'ai été interpellée par le le film sur l'hôpital psychiatrique "Patiente 69" (Jean-Patrick Benes,Alex Maudit): un nouvel interne est de garde pour la nuit, il tombe sur une nymphomane et pense qu'il est victime d'un bisutage.
Vingt-ans après mon petit séjour de six semaines, j'ai rencontré au cinéma, l'interne qui s'était occupé de moi; Il m'a raconté que le professeur du service était devenu fou. D'abord une folie douce, il faisait ses visites avec des colombes sur l'épaule. Puis un jour, lors d'un déjeuner avec ses assistants, il a sorti un revolver et ouvert le feu sur ceux-ci. Il en a blessé un avant que l'on ne réussisse à le maitriser. Comme quoi la folie est une maladie contagieuse.

Je m'étais couchée tôt pour être en forme ce matin, je n'ai donc pas assistée à la projection de la Place Tivoli de trois heures de courts-métrages, les spectateurs étant allongés dans des chaises longues.

Nous avons fait des raccords pour "Deux Femmes?" de Jean-Antoine Charest, Lucie et moi. Je n'avais pas pù dormir de la nuit. Quand notre tournage s'est arrêté, je suis devenue triste comme pour toute chose qui a une fin.

Spécial Normandie "Etat d'urgences" de Sam Békare. Un jeune homme ne sait s'il va accepter le poste d'urgentiste "C'est trop dur" Puis Il imagine qu'il aurait pù sauver l'un des soldats mitraillés sur la plage lors du débarquement, du coup, il accepte le poste.

Cette nuit j'ai pensé qu'on pourrait pù scander sur l'air; "Les montagnards sont là!
"Halte là! Halte là! Halte là! Les québécois, les québécois! Halte là! Halte là! Halte là! Les québécois sont là!
Les québécois, les québécois....Les québécois, sont là!...

Tout le gratin du Pol Normand est là ce soir, cocktail à l'appui, sous les tentures rouges de la grande salle, des corbeilles de fruits aux tables, on dirait la caverne d'Ali Baba. Je n'y connais personne.

mercredi, septembre 07, 2005

Off-Courts Trouville Fabien BeHar "Longtemps..."

"Longtemps je me suis couché de bonne heure" qui est de Proust. Je n'ai pas su répondre, je connaissais cette phrase, déformée " Longtemps je me suis couchée de travers", en fait Je me suis rappelée après le tournage que Walter Lewino avait fait un livre pour Nadeau uniquement avec les premières phrases de romanciers, c'était très drôle.
Fabien BeHar acteur a été invité par le festival avec deux autres comédiens francais: Lucie Muratet (la vamp de la semaine), Jean-Charles Fonti qui joue du double "Je" avec brio dans le film d'un autre acteur Québécois Jean-Antoine Charest, et un autre québécois Steve Lusry alias Carnior, musicien costumier "Tête à tête". Tous pour être derrière la caméra et faire leur petit film amateur. Fabien BeHar a choisi d'interroger le quidam de Trouville, de la boulangère au poissonnier, de l'intello qui regarde le coucher de soleil aux pôtes festivaliers: Savez vous d'où sort cette phrase? "Longtemps je me suis couché de bonne heure", nous avons tous répondu avec plus où moins de bonheur.

Et pendant ce temps là, Jacques Néwashish, peintre, graveur, musicien et animateur d'un site de vie amérindienne traditionnelle, peint sur la terrasse en plein air, une fresque au fil du temps qui passe, sous nos yeux.

suite...Christian Laurence

Malgré sa fatigue Christian Laurence présente très bien les kinos de ses camarades, avec finesse et tendresse. Il faut dire qu'ils se chapeautent tous: quand l'un fait son film, l'autre fait la photo pendant que le troisième le monte et que le quatrième joue l'acteur. Comme un chapeau, ça tourne entre eux, les responsabilités, C'est dire qu'ils se connaissent par coeur, d'où les privates jokes, en public non averti que nous sommes. On entend leur rires, on voit leur figure blème des nuits arrachées au sommeil pour terminer en quarante-huit heures leur oeuvre, il y a des petits bijoux, des idées derrière la tête. Comme rien n'est prémédité, tout est improvisé en fonction des rencontres, cela devient du cinéma de l'éphémère, ils n'ont pas le temps d'archiver qui a fait quoi. Je ne mémorise aucun titre, aucun nom d'auteur lors de ces soirées "Cabaret-Kinos", c'est pour ça que je ne peux en citer aucun. Mais mon plaisir est grand, c'est toute ma jeunesse où nous faisions des courts métrages dans le même esprit non lucratif, sauter sur la proposition, du travail de trapéziste sans filet pour toute l'équipe.

Nous avons aussi à Trouville notre reine de l'improvisation, C'est Vivi qui fait chaque jour" Le titite journal du Festival" dans la bonne humeur. C'est une comique née, tout le monde l'enjoint de faire carrière de comédienne, elle devrait monter à Paris, L'hiver, dans les rues désertes, je lui botte les fesses.

mardi, septembre 06, 2005

Off-Courts Trouville suite...

J'ai du mal à me mettre à jour, les places sont chères pour l'ordinateur, le plat du jour toujours délicieux, aussi , on mange beaucoup de pain pour compenser Les courts sont tellement nombreux qu'ils s'annulent l'un l'autre, la mémoire de mon disque dur n'est plus ce qu'elle était. Jean-Antoine Charest m'a demandé de participer, nous avons tourné avec la belle star des kinoistes: Lucie Muratet. Elle en est à son sixième kinos en quelques jours. Hier soir, projection d'une très belle légende inuit:" Atanarjuat". Nous sommes restés scotchés sur nos fauteuils, fascinés, jusqu'à deux heures du matin.

lundi, septembre 05, 2005

Off-Courts Trouville Les Kinoistes sont arrivés!

Une vague déferlante a atteint le bar du Festival: une soixantaine d'individus venus du Québec, beaux gaillards, belles filles, dont le dénominateur commun est le rire, que nous comprenons à défaut d'entendre l'accent. Les kinoistes, avec un rien font un extra court: aujourdh'ui la matière première était le sable et les planches de Trouville, et quelques comparses qui se la jouent à la débonaire, sans prise de tête. Ce soir la salle est déjà chauffée au blanc et rouge car de menus problèmes techniques nous obligeaient à consommer en attendant; dommage! ça faisait un peu pétard mouillé. Comme ce cabaret spectacle existe tous les deux jours, ils auront le temps de rectifier le tir, et le plaisir jubilatif nous reprendre.

Off-Courts Trouville Sam Karmann

Sam Karmann m'a émue losqu'il a dit venir à ce Off-courts car il est redevable aux courts métrages d'avoir pù faire ensuite des longs, en tant qu'acteur et réalisateur

dimanche, septembre 04, 2005

Off-Courts Trouville Québec Christian Laurence

"Comme une heure qui n'existait pas" Je suis surprise de la bonne santé du cinéma québeqois de leur énergie qui traite souvent de problèmes existentiels. Ils paraissent vivre plus confortablement que nous, le scénariste, Marc-Antoine Godin, m'explique que les espaces sont plus grands avec moins de densité de population, dont des logis plus spacieux. Que leur culture est matinée de la culture américaine et française. Mais les problèmes de couple sont aussi tendus qu'ailleurs, la permissivité du sexe les compliquent. Dans ce film, il s'agit de deux journalistes qui se retrouvent par hasard dans un hôpital après plusieurs années d'exil professionel chacun de leur côté. Le ton est juste, la mise en scène naturelle, j'ai beaucoup aimé la simplicité du propos et le happy end.

Loin des hurlements de tueurs, de crissement des voitures qui dérapent, de toute la panoplie américaine justement il y a dans ce bloc Québec 5 plusieurs films qui sont touchants:
"Le gant " Kim N'Guyen
"Svaok (l'appel)" Jennifer Alleyn
"Les derniers jours" Simon Ollivier Fecteau
J'ai vu aussi dans le bloc 1 l'histoire d'une jeune fille si émotive qu'elle se cogne à chaque objet, à chaque porte, la refermant brutalement sur un gentil garçon qui emménage à côté ."Soap-Opéra" de Sylvain Marotte

J'ai une dent contre le film qui utilise les enfants pour chanter des chansons d'adultes. ils font cela à la perfection, c'est bien là l'inquiétant, jusqu'à l'hystérisme leur interprétation! J'ai un très mauvais souvenir d'un camp de vacances à la montagne, pour enfants de trois à quatorze ans; le soir, pour les distraire, on leur demandait de jouer un spectacle en play-back; les garcons étaient tous des Travolta en puissance et les filles déguisée en bas résilles. Cette érotisation forcée les rendait malades, ils ne pouvaient plus s'endormir, ils vomissaient de fatique, c'était tous les jours "La fièvre du samedi soir" ce scandale, je n'ai pù le dénoncer, je le fais aujourd'hui ;

Off-Court Trouville Jean Claude Dreyfus

Je reste sur le souvenir de Jean-Claude Dreyfus récitant du Cocteau à "la Maison de la Poésie" à Paris. Avec un projecteur qui découpait sa silhouette façon Cocteau, on oubliait le comédien pour n'entendre que le poête. Dans "Le Malade Imaginaire" joué au Théâtre Sylvia Montfort, avec Valérie Mairesse en soubrette, tous deux ne déméritaient pas de la maison de Molière " La Comédie Française".
Le festival Off-Court de Trouville a donné un florilège des courts de cet acteur dans ses outrances comme dans un personnage très inquiètant. Il va s'en dire que le public a applaudi au pire salace qui soit, là il comprenait le mot à mot. Le récital poétique qui s'ensuivit, c'est difficile à suivre dans le cadre d'un cabaret où tout le monde boit et dine

vendredi, septembre 02, 2005

Emile

Emile m'a téléphoné, je vais laver la salade pour le diner fraternel de sa section à la fête de l'huma, j'adore faire les petites mains, comme quoi on peut toujours servir.

jeudi, septembre 01, 2005

La rouille

La rouille vient à point. Je ne voulais pas l'attendre, mais dès que j'ai arrêté le traitement substitutif, tous les maux auxquels j'avais échappé depuis de nombreuses années sont arrivés en courant, pour résumer: la vieillerie qui grince de partout. C'est comme pour le portrait de Dorian Gray (Edgar Poe) un délabrement en accéléré.
Je devais danser une vieille dame , la chorégraphe ne m'a pas rappelée, celà aurait fait plus vrai que nature, il vaut mieux qu'elle trouve un rôle de composition.

mercredi, août 31, 2005

La trace

Telle une limace, je laisse chaque jour une trace sur le blog. Mes amis savent ainsi si je suis à Paris où ailleurs.Je bave, donc je suis! Dire escargot serait plus joli. Sur un tournage de Roger Vadim, Le vice et la Vertu, nous étions une demi-douzaine de jeunes femmes à table en extérieur. La conversation roulait sur la sexualité. Vadim dit:
" D'ailleurs, les escargots sont hermaphrodites!
- Alors pourquoi on dit, un escargot? demanda Anne, la plus jeune d'entre nous qui n'avait que 16 ans.

mardi, août 30, 2005

Anouk Ferjac

J'allais de ce pas, en changeant trois fois d'autobus, vendre mes petits écrits à Agnès Varda. Au passage, j'avais pris les horaires de ses films qui passent au Saint-André- des Arts. Arrivée au milieu de sa rue, je suis hélée par la voix ensorceleuse d'Anouk Ferjac, nous ne nous étions plus parlé depuis 1965. J'étais trop fatiguée à l'époque en tentant de consoler son amoureux transi. Nous avons passé une après midi délicieuse à nous raconter les frasques de plusieurs personnages de nos amis. J'ai vendu deux livres à Anouk, si bien que je n'avais plus de provende pour Agnès qui de toute façon n'était pas là. Et son DVD avec bonis dont j'espérais tirer gloire, c'est pour décembre.

lundi, août 29, 2005

René Quinson Woody Allen

J'attendais un prétexte pour me sortir de mon enlisement estival, le voici! le voilà! René Quinson m'invite à voir en projection privée un film de Woody Allen, bien qu'il fasse un été indien, je saute dans un train pour Paris. Il ne le sait pas mais c'est grâce à lui que j'ai ma chambrette. Ghislain Cloquet qui tournait Guerre et Paix avec le cinéaste américain, avait fait l'acquisition de ce petit grenier avec son cachet d'opérateur, il ne voulait pas que je sois à la rue, il m'avait même dit: Voici un homme comme vous les aimez, venez donc à la petite chapelle de Saint Su..., nous y tournons! Je n'ai vu de Woody Allen que sa silhouette: un long imperméable et un chapeau sur de grosses lunettes. Lui, n'avait d'yeux que pour Diane Keaton.

jeudi, août 25, 2005

Arté Marlène Dietrich Jean Gabin

Il pleut, ce n'est pas une raison pour se jeter à l'eau dans la piscine. Longue conversation sur le temps qui passe à la terrasse d'un bistrot. Je raconte combien il est dangereux pour une femme de tomber amoureuse d'un homosexuel, mission impossible, elle devient folle.
J'hésite entre rentrer à Paris ou attendre le festival Off-Courts de Trouville. Je suis fatiguée de me faire allumer par les gens qui ne sont pas touchés par ma modestie, il faut qu'ils me ratatinent. Mon seul intêret, actuellement, c'est de nourrir mon blog, faut-il prendre le risque de rencontres perfides.

Lorsque Gabin dit: je t'aime! à Marlène, on y croit. Et le film en noir et blanc qui sacralise les visages...

mercredi, août 24, 2005

Faire quelques chose (César Polognio 1966)

L'important c'est de rester dans l'énergie, Faire quelque chose titre d'un court-métrage. Un jeune chomeur photographie à son insu la voisine d'en face. Un jour le gramophone est enrayé, il va voir, une paire de ciseaux est ensanglantée en travers du disque. Chez lui, les photos collées au mur sont lacérées, il ne se souvient de rien. Il va cacher le cadavre dans la forêt et se satisfait sur la morte.
César m'hébergeait car j'avais quitté le domicile de mon concubin. Il me laissait son lit, et dormait par terre sur un matelas, mais le matin, sous prétexte d'un calin, il glissait ses mains sous le traversin et n'ayant rien trouvé: Tu n'aurais pas un ticket de métro?Je n'acceptais pas d'argent de mes amis, seulement un abonnement pour la piscine Royale afin de prendre une douche. J'avais une vieille deux-chevaux dans laquelle je trinballais mes potes, nous allions prendre le thé à Orly, nous pouvions encore y voir les passagers embarquer.Etienne Lalou était de mes amis. Un jour ou ma tire était en panne, un garagiste voisin m'a dit qu'il fallait changer de batterie, Etienne était prêt à me l'acheter, il venait de tourner avec Roland Topor: La Planete sauvage. Le garagiste est venu un matin avec des croissants, il a vu la mansarde, il ne voulait pas que quelqu'un d'autre m'aide: Ce n'est rien, il suffit de gratter le vert de gris!
"Qu'est-ce que je fais de ton argent ai-je demandé à Etienne. -Tu t'achete une paire de chaussure!" Je n'ai pas eu le temps de la mettre, César avait soit-disant reçu une copine qui l'avait emprumtée, il ne savait quand elle reviendrait de Marseille. J'ai changé de crémerie. Des années plus tard, j'ai appris que César avait été raccompagné à la frontière, il était portugais.

mardi, août 23, 2005

Cafés philos

Il me semblait que la moindre des choses était d'accueillir son célèbre collègue Michel Onfray qui venait donner une conférence sur ses terres. Monsieur Carle, animateur du café philo de Trouville à eu des problèmes de famille.

Que de tensions dans cette rue des Bains qui est le couloir de la rumeur, impossible d'échapper au cabas des ménagères pleins de fiel. J'y vois de petites dames replètes, avec le verbe prolixe des habituées du café du commerce. Au café philo, elles sont, ils sont tous dans l'intelligence quant à notre devoir de bonté, de commisseration, d'écoute à l'autre. J'avais mis en évidence mon dernier livre, trois personnes sur trente l'on regardé et acheté; est-ce du mépris ou de l'indifférence? Il faut dire que nous sommes les trois-quart des retraités, pas question que l'un sorte la tête hors de l'eau. Hors du pouvoir de nos attributions professionelles qui sommes nous?
La philo aide-t-elle à mieux vivre? That is the question!

lundi, août 22, 2005

France 2 Maigret Georges Simenon

J'ai voyagé tout l'été grâce à Georges Simenon. De Palaces en troquets, de maisons bourgeoises en pauvres établis, de la France profonde en Flandres. Au menu du jour pour Maigret: l'Anguille au vert Toute la nostalgie des années 70 m'est revenue à la bouche: Le bois de La Cambre où nous mangions ses fameuses anguilles au vert, suivie d'une côte à l'os et au dessert une dame blanche
Boby Lapointe qui joue l'aubergiste dans le film de André Delvaux: Rendez-vous à Braye,( d'après une nouvelle de Julien Grack), raconte comment on les prépare ses fameuses anguilles. Ce fùt son dernier rôle avant qu'il ne disparaisse.

jeudi, août 18, 2005

Mairie de Trouville Michel Onfray l'hédonisme

Comment peut-on être hédoniste, Michel Onfray, interrogé par son comparse Gérard Poulouin nous l'explique. Michel enfourche son dada de prédilection et Fouette cocher! Au passage il fustige les institutions de l'enseignement, le pouvoir clérical, les psys, les gouvernements, et pour mieux se faire comprendre de nous, pauvres pêcheurs de Trouville-Deauville qui fréquentons les casinos, il nous balance la poupée gonflable qui est notre mie quotidienne sans reprendre son souffle.(Il faut dire que nous ne consommons que sous céllophane, y compris le pénis de nos amants). Michel Onfray sait qu'il en a pour deux heures de conférence, Mais le sujet, il le tient au bout de sa langue, grand virtuose de la parole avec un cerveau formaté à mille tours, la salle ne proteste pas bien que beaucoup soient choqués. Parler d'hédonisme à des cathos pur-beurre, c'est de la provocation. Ils y en a qui avaient les oreilles échauffées. J'étais de tout coeur avec lui, mais il est vrai que cela sentait trop la leçon bien apprise, sans notes, certains ont eu l'impression qu'il n'avait pas pioché le sujet expressément pour eux, narcissisme oblige!Avec nos problèmes d'identité, la suceptibilité reste indélebile.

mardi, août 16, 2005

Les longs week-ends

Tout est en suspens ces longs jours de fetes, chacun flemme comme il peut, j'attends la fin du jour pour avoir une trouée sur les planches. Est-ce la présence de Podda, du haut de sa colline, mes nuits sont violentes de reves récurants, toujours la trahison de Stern. A moins que le silence la nuit dans mon immeuble n'approfondissent mes ranceurs. Je sais que ma copine souffre de son coté, notre passé commun avec des personnages qui nous sont propres remonte à la gorge. Comme un chien je traite mon ex amant, lui ouvrant les machoires afin qu'il ne puisse plus m'innoculer le vaccin du désespoir. Mes ses écrits sont là, le déniement complet.

jeudi, août 11, 2005

Le jeudi

Le jeudi est un milieu de semaine, c'est à dire flottant.

lundi, août 08, 2005

Le passé

Il y en a qui règlent leurs problèmes en se soulant la gueule, moi je ne dors pas. Ma vieille copine sera fraîche comme une rose et gaie comme un pinson, moi j'aurais des yeux de merlans pas frais à l'étalage comme on me le disait par le passé. Ce passé justement, revisité après une dizaine d'années sans revoyures.

Prix Yves et Hélène de La Brusse au Golf de Saint Gatien

Michel Thomasson a remis le prix Yves et Hélène de La Brusse dans ce décor de rêve qui n'était autrefois qu'un golf à 9 trous. Depuis, des arbres ont poussés et les trous ont fait des petits: 18. Michel Thomasson à parlé de sa tante Hélène récemment disparue avec tact et émotion.
Si je devais imaginer un paysage pour illustrer La Paix, je photographierai un green. Tout y est calme, silencieux, harmonieux, une nature pacifiée.

Mairie de Trouville Sirènes par Elim

Emilie Arnoux expose ses sirènes, auto-portrait dupliqué par autant de tableaux. Elim (émilie) est aussi belle que ses créatures de rêves, et les sirènes sont aussi belle qu'elle, elles lui ressemblent comme deux gouttes d'eau. Elim a eu la bonne idée d'apparaître au vernissage dans une longue robe rouge qui moulait ses formes. L'apparition n'a laissé aucune équivoque quant au modèle.

En fin d'après-midi une centaine de riverains se sont réunis pour barrer la route au projet à St-Gatien d'aéroport élargi. Monsieur Chritian Carle a dit: Je vous invite à prendre un car Fournier qui vous déposera à un kilomètre de Roissy! Vous verrez si vous y supportez les nuisances!

jeudi, août 04, 2005

Mairie de Trouville Le Bateau du Havre

Jean Moisy, historien et président des amis du Musé de Trouville nous projete des cartes postales sur des bateaux à vapeur ayant fait le cabotage entre le Havre et Trouville, dont le plus célèbre fut Le Rapide (1842) qui naviguat durant 57 ans, avec plus de 40.000 traversées.
Il y a toujours la savante de service qui interrompt le conférencier pour citer ses propres sources. Et il nous reste de ce temps-là un modeste embarcadère qui fait traverser sur une navette la Touques à marée haute à ceux qui ont la flemme d'aller jusqu'au Pont des Belges. Walter L. l'emprumptait avec sa famille afin de déjeuner d'un délicieux maquereau mariné vers les Marinas. Je regarde souvent les passagers débarquer comme s'ils venaient d'une rive lointaine, il n'en faut pas beaucoup pour rêver du grand large.

mercredi, août 03, 2005

Les vacances

Je tape sur mon petit blog quotidien comme je prendrais un café dans un bistrot.
Que dire des vacances sinon la lumière cruelle quand un avion se crashe, un passant vous fait remarquer que votre jupon dépasse, (je ne porte pas de jupon), que l'eau rigole sur les toits chassant les mouettes lesquelles sont poursuivies par les goélands: A chacun sa sardine! Je suis à la mer, et faute d'aération dans ma chambrette j'en mange beaucoup en boite, plutôt que du poisson frais. Il faut attendre le soleil du soir, pour jouir de la plage vidée des savattes qui trainent, des ventres rebondis sur des shorts taille basse, et des familles qui s'époumonnent contre des enfants gatés. Je me dis que nous sommes laids en vacances. J'attends que l'on m'appelle pour du travail. Chose esthétique à voir et à revoir, le port avec ses bateaux chamarés, sa vase blanchie par une armée d'oiseaux marins qui attendent patiemment le retour de pêche, les petits ruisseaux à marée basse, et si on lève le nez, tous ses ravissants toits des maisons de pêcheurs. Fors nous les vacanciers, c'est du charme en barre.

mardi, août 02, 2005

Anne Bellec Madame Maigret france 2

Le commissaire Maigret résiste à toutes les tentations. Lorsque Agnès Soral lui dit: Elles ne sont pas mal, mes jambes! Il parait que c'est ce qui vieillit le moins vite chez les femmes! Maigret qui l'avait crû innocente:Tant mieux! Il te restera toujours ça, quand tu sortiras!
Au téléphone où de visu, il n'appelle jamais sa femme que par: Madame Maigret! Cela résume toute sa tendresse pour elle, la sainte des saintes! Jamais un reproche des diners ratés, des nuits à attendre son mari.Un baiser affectueux sur le front, et hop! On dort.Qui ne rêverait d'une telle femme, j'aurai bien aimé être immortalisée dans ce rôle.

vendredi, juillet 29, 2005

Swing in off Deauville

Depuis le temps que je sillonne Deauville sans jamais m'arrêter dans un bistrot, voici que Le Bing Band de l'école intercommunale nous fait assoir par terre dans la rue pour l'écouter.A voir les pieds s'agiter en rythme, il est clair que ma génération jouit de ces sonorités.Pour un peu, on se parlerait.

Cosette Martel, devant s'absenter afin de préparer sa conférence sur Le Père Goriot de Balzac, elle m'a offert son billet pour Ibrahim Ferrer au Théâtre du Casino de Deauville. Cet homme qui se tient droit, comme raidit afin de ne pas tomber, asseoit de temps à autre un bout de fesse sur une chaise haute. Ainsi il tient les deux heures pour un public qui ne veut pas le lâcher, applaudissant debout, bien qu'il leur montre son coeur fatigué. C'est chaud, c'est tendre et ça balance. Ses dix complices s'amusent entre eux avec l'humour noir au troisième degré des noirs, tout en veillant avec beaucoup de sollicitude à ce que le patron aille bien.Au bout d'une demi-heure, ils avaient tombé la veste. Ibrahim Ferrera gardé sa casquette.Cela dessine sa silhouette longiligne, fragile, alors que la voix reste pleine. On aurait envie de vivre leur vie de musicien.

jeudi, juillet 28, 2005

Conférences d'été Mairie de Trouville

Michel Larivière, sociétaire de la Comédie Française, nous raconte le dramaturge Georges Feydau. Toute l'intelligentsia de Trouville remplit le cinéma du Casino. Moi- même j'ai un plaisir sensuel à écouter un phrasé, une diction parfaite. Quand à Feydau, ce n'est jamais au-dessus de la ceinture bien que d'une précision d'horlogerie, le rire est gras.
Mon verbe est cru, cela choque les mêmes spectateurs qui pourraient être des lecteurs.

mercredi, juillet 27, 2005

Le commissaire Maigret France 2

Il pleut sur Trouville, heureusement nous avons Maigret l'après-midi. Personne ne peut rivaliser avec Jean Gabin mais Simenon reste Simenon. A Propos de Gabin, un jour dans le couloir d'un studio, il était assis sur un banc avec quelqu'un, il m'a lancé un jovial :Bonjour mademoiselle! J'ai été si interloquée de son amabilité que je n'ai pù répondre.

mardi, juillet 26, 2005

Trouville

A la librairie, mes livres sont en rayon, pas un seul exposé, ils n'en ont vendu aucun.
Je me réveille et sous mon lit, de l'eau venue d'où? Les draps ne sont pas encore mouillés. Tout en restant allongée dans l'espoir de me rendormir, je rame avec mes bras afin de mettre mon lit à sec.
Un homme me parle de JS. Tiens! Le voilà à cheval! En contre-bas, une écurie d'où partent des cavaliers pour une promenade; effectivement de profil, je reconnais Stern. Je savais qu'il avait pratiqué le tennis, la voile, le solex, mais pas le cheval. Je me propose de prendre des cours afin de l'approcher sans qu'il y paraisse; "Mais cette promenade, quand est-ce qu'ils reviennent? Une jeune femme préposée aux soins me répond sèchement: -Vous verrez bien quand vous les verrez!"

lundi, juillet 25, 2005

La fête de la Mer à Trouville

Chaque année, j'attends ce jour là pour manger du maquereau grillé. Toutes les petites mains de la Mairie s'affairent afin de servir dans la salle des Congrès la foule qui fait la queue pour ce régal.
Dimanche, j'ai voulu voir à la télé le phénomène Lance Amstrong, il papotait avec ses coéquipiers, je me suis endormie. Les bateaux de pêches avaient déjà pris la mer pour la bénédiction.
En rentrant chez moi, j'ai eu le temps de voir le sprint final au Champs-Elysées. Il faut vraiment s'arracher les tripes pour courrir comme ils le font!

vendredi, juillet 22, 2005

Brigitte Le Breton Maire de Caen, député du Calvados

Brigitte Le Breton nous a invité dans sa magnifique salle de mariage de l'Hôtel de Ville, faite de murs en boiseries claires, surmontées de peintures, tout celà très 18ème. Le discours était simple et chaleureux,J'y ai reçu sept chefs d'états le 6 Juin, ils ont tout de suite été à l'aise dans cette salle, nous avons papoté! Plus sérieusement, ils sont tous très conscients de leurs responsabilités vis à vis de la Paix!
Les étudiants ont reçu leur diplome, et en maitre de cérémonie Maître Blanchard a alterné les congratulations des uns aux autres, (intervenants et élèves),avec une chorale constituée par les mêmes participants. Outre L'Hymme à la joie rebaptisé L'Hymme Européen, chacun eu l'occasion de chanter son pays, c'était émouvant, et de voir la joyeuse humeur de leurs rencontres.
Margaret notre anglaise de choc, a eu le premier prix pour son petit film, le jury et le public étaient unanimes pour l'applaudir.
J'espère de tout coeur que Camille Galap, Jean-Pierre Gohel et François Solignac ainsi que leurs collaborateurs du Pôle Normand, (à propos de collaboration, Laurence Poincheval dont nous avions la primeur de son sourire chaque matin, a été reçue au concours de professeur des écoles )continueront comme par le passé à nous proposer chaque été un nouveau prétexte à venir aux stages de ces Université Européenne d'été, à pied, à cheval ou en voiture, je viendrais! Je ne sais si j'aurais eu le courage comme certains russes de venir en bus depuis Moscou soit trois jours de voyage!
Juillet est passé comme un bonheur d'été...
J'ai demandé à un coiffeur comment cela se faisait-il que les commerçants soient si aimables à Caen: La ville a signé La Chartre de qualité avec la Chambre de Commerce!
Je vais vérifier sur le web, quelle autre ville de France a fait cet effort.

jeudi, juillet 21, 2005

Le Mont Saint-Michel (La Merveille)

Nous avons eu en bouquet final, un guide Tonnere de Brest! Il assène son humour noir à coup de...Son père était tailleur de pierres.

mercredi, juillet 20, 2005

Journée de films

Monsieur Libois, maitre de conférence à l'université de Caen nous présente:
No Man's Land (Danis Tanovié Bosnie-France- Grande Bretagne)
Printemps,été,automne,hiver et printemps (Kim Ki-Duck-corée 2004)
Les Poupées Russes (Cédric Klapish -2005)
Au moment où je tape ça dans le cyberbar, un homme, écouteurs aux oreilles n'entend pas que toute la salle écoute forcément son cinéma. Il supplie sa maitresse de se montrer chatte, lui disant; Comme tu es belle! Comme tu es belle! Je voudrais pouvoir te serrer dans mes bras! J'ai cru que nous allions assister à une scène porno; Je ne voyais de lui qu'une nuque grise, de biais, je pouvais voir l'image de cette femme sur l'écran.

mardi, juillet 19, 2005

Universités Européennes d'été Pôle Normand La Paix

Monsieur Jean François Akandji, professeur à la faculté de droit de Caen: Les minorités en Europe; approche géographique, historique et juridique.300 millions de personnes autochtones, définition minorité: Mission impossible!La France est une, et indivisible: pas de minorités. La minorité est un phénomène qui se construit.
L'après-midi les étudiants ont exposé la situation des minorités dans leur pays:Albanie-Angleterre-Azerbaidjan-Allemagne-Bosnie Herzegovine-Chypre-Espagne-Grande Bretagne-Georgie-Hongrie-Italie-Lithuanie-Mexique-Russie-Slovénie-Turquie-Ukraine-USA. Soit une soixantaine de participants. En les voyant défiler, les deux vieilles retraitées ont dit: "Comme ils sont jeunes!- Eh oui, nous avons cinquante- ans d'écart!"

lundi, juillet 18, 2005

Musée des beaux-arts de Caen Jean-Charles Langlois

Curieux personnage que ce militaire géographe qui devint célèbre à sa retraite par des peintures de guerre. Il relevait mètre par mètre les terrains des champs de bataille pour en faire une toile à 380° qu'il exposait dans une rotonde prévue à cet effet. La difficulté c'était le décrochage qui déchire,ses oeuvres étaient donc éphémères.

Universités européennes Ecrivains Normands

Samedi 12h, une chappe de tristesse, je vois tout le monde se dissiminer pour le week-end: syndromme d'abandon. Je prends comme compagnon Guy de Maupassant et Barbey d'Aurévilly en chercchant l'ombre sous les bosquets, manque de peau ça sent l'urine!
Dimanche le bonheur est revenu. Le pli de se réveiller 10mn avant que le réveil ne sonne est bien pris. Le soleil est encore doux avec un petit vent divin. Les bâtiments entourent le stade du campus et nous sommes quelque-uns à goùter le plaisir de le traverser. Du haut du RU, la ville est à nos pieds. De traverser par le pont levis du Palais Ducal, je me sens châteleine. Le marché est étalé jusqu'au port de plaisance. Il y a longtemps que je n'y achète plus que des fripes pour m'habiller classique. Mais entre les senteurs des troënes le long des chemins et les épices des étals, mes sens redécouvrent une volupté qui ne sera écrasée que par la chaleur de midi. Le campus est quasiment désert, je mange du melon à chaque repas trop contente qu'on l'ai choisi pour moi. Je ne fais aucun plan, les citadins répondent gentiment quand on leur pose des questions sur un lieu où un horaire de bus. Là-haut, nos conversations sont didactiques, après des heures de conférences, c'est soulant. A table, je ne m'assoids jamais avec les jeunes, qu'ils ne craignent pas que je leur reste sur le paltot. Après quelques jours, ils ont pris confiance, ils me sourient lorsque nous nous croisons. Je retourne au Mémorial Respect oblige! C'est tragique jusqu'à la nausée. Rien de plus émouvant que les lettres si simples, si tendres,sans aucune plainte des soldats à leurs familles.
>Toutes les guerres sont civiles, car c'est toujours l'homme qui répand son propre sang. Fénélon Dialogues des morts (1712)
Je n'ai plus à fuir mon mentor, elle est rentrée dans ses foyers. Sa boulimie du savoir comble un creux dans sa vie privée, mais d'en faire un pouvoir, avec moi il faut se lever tôt, j'ai toujours fait l'école buissonière. Mon enseignant de yoga, Nils Hahoutoff nous disait qu'il valait mieux être en dessous de ses possibilités que de forcer son talent afin de ne pas créer des tensions de force. donc, aujourdhui, tout m'est doux, je n'ai pas à rendre compte de mes acquis, je puis me perdre dans la rêvasserie et l'improvisation en dehors des cours.
Les jeunes filles sont si jeunes et jolies, on dirait une pléiade de miss. Elles rient beaucoup, 3-4 garçons qu'elles entourent telles les abeilles un frelon.

dimanche, juillet 17, 2005

films pour la Paix -Pôle Normand

Sept élèves ont tourné des courts métrages. Qu'est-ce que la Paix? C'était, la plupart, une vision de cartes postales sur leur ville, leur vie, qu'ils voudraient idyliques, tout sourire.
Margaret, retraitée anglaise charmante comme on les imagine dans les films a dit que son petit village invitait les enfants d'un village africain pour des vacances: Bien que la nourriture anglaise est ce qu'elle est, c'est mieux que pas de nourriture du tout!!
Une tchèque nous a montré les actualités de sa ville en état de siège avec les agressions de la foule contre la police, et par comparaison, les même rues en temps de paix où tout serait fluide dans la circulation.

vendredi, juillet 15, 2005

Pôle Normand La Paix

Madame Moufida Goucha: Ce qu'est l'UNESCO, et quel est son programme. C'est une belle ambassadrice que l'on nous a envoyé.

Monsieur Philippe Ratte Le concept à l'origine de l'Unesco
Que les guerres prenant naissance dans l'esprit des hommes, c'est dans dans l'esprit des hommes que doivent être élevées les défences de la paix
La clé pour la paix, lutter contre l'ignorance et les préjugés

Défilé à Caen

Il fait très chaud, la ville est désertée probablement pour la plage. Peu de gens derrière les cordons de police. La tribune des officiels est en bordure de l'hippodrome, Place Foch. Vingt minutes avant 18h tout est en place. Hormis les corneilles et un petit garçon qui tambourine contre la barrière en fer en poussant des cris stridents, le silence. Je suis surprise de ce calme, aucun débordement, une sérénité de ville de province, je me suis dit. Et d'un coup, je me suis souvenue que Caen a été la ville martyre durant la dernière guerre.

jeudi, juillet 14, 2005

Université Européenne de la Paix Pôle Normand

J'y suis, j'y reste!
Monsieur Francis Besnard,professeur honoraire de l'Université, Docteur en écologie.
Les déséquilibres écologiques menacent-ils la Paix?
L'écologie c'est la science du garde manger- Mayas disparus, manque d'eau et déforestation. Il faut 15K d'air respiré par homme et par jour.Vie basée sur l'équilibre ( 20 hormones). Stress: débacle hormonale. Seul le soleil est prometteur d'une énergie à maitriser. Peu d'eau douce disponible. 50x100 m besoin de terrain personnel ( terrain de foot).Un américain = deux européens.Paix: pas encore de guerre ou venant de sortir de guerre. L'eau, conflit latent. En 225 il y aura une butée Sans eau, migrations. La consommation d'eau augmentent deux fois plus que la croissance.Je n'ai pas cité les pourcentages que le professeur nous a donné. Il a terminé par: Le sage, c'est celui qui sait!
Entre les cours je foule l'herbe séchée et odorante du campus 1 pour descendre en ville. Les étudiants préfèrent Rouen pour l'architecture mais vivent mieux dans ce campus de Caen si pratique d'accès. En dix minutes nous dévalons les pentes bordées d'arbres pour traverser la cour du château où il y a le musée. J'étais tombée amoureuse de son conservateur tant il chérissait ses tableaux impréssionnistes.

mercredi, juillet 13, 2005

Le Pôle Normand Ecrivains

Un délicieux déjeuner d'adieu sous des parasols dans une des plus vieilles rue de Caen à "La Fringale". Le Pôl Normand fait bien les choses jusqu'au bout, tout a été cadeau durant ce stage. J'espère qu'il vont trouver d'autres sujets afin que je refasse le circuit.J'ai vu une jeune fille russe essuyer une larme, je n'aime pas les adieux, je me suis enfoncée dans la ville sans dire au-revoir. J'ai trouvé mon Vasarelly un recoin dans le restaurant U ou deux vitres se font face et refletent l'ombre des arbres sur un immeuble en béton et sur le ciel, cela bouge au gré du vent, et malgré le soleil il y en a. Et puis il y a les tennis, dès le petit déjeuner des jeunes gens se battent, et puis le stade où courent les jogueurs, et vers le soir, des basketeurs presque tous noirs mettent la balle dans le panier par-dessus leurs coéquipiers. C'est très sain de regarder cette belle jeunesse, sauf que la nuit, je ne rêve que de mes vieux fantômes frustrants comme de leur vivant.

mardi, juillet 12, 2005

bibliothèque de Caen

Nous avons pu toucher et lire les lettres de Barbey d'Aurevilly, quelle élégance dans la caligraphie. Puis nous sommes allés dans une librairie qui vend des livres d'occasion et sert du thé pendant qu'on les feuillette. De façon à me reposer, je reste seule durant les entractes de ce programme. Bagnauder dans une ville inconnue est du mystère, de toutes ces existences qui circulent d'un magasin l'autre. Je regarde comme si j'étais chez les martiens, m'étonnant que les filles fussent à la mode. Toujours, l'on a envie de vivre ce que l'on suppose que l'autre vit. Derrière les fenêtres de chaque ravissante maison, j'imagine le bonheur, et me sens plus triste d'être sur le trottoir. Je comprends ceux qui ne sortent pas, ils ne sont pas confrontés à une rivalité quelconque, la télé est la meilleure des théraphies pour applanir toutes nos ambitions, nos rêves.

lundi, juillet 11, 2005

Le journal d'une femme de chambre (Bunuel-Mirbeau)

La première fois que j'ai vu le film, ces tableaux de la bourgeoisie française ne m'ont pas interessée. Aujourd'hui j'ai apprécié la qualité du film, l'interprétation, la photo, j'ai regardé cela comme des eaux fortes, très cruelles, mais chaque personnage, chaque scène n'en demeure pas moins un cliché. Evidemment, il y a le charme et la sensualité de Jeanne Moreau.

dimanche, juillet 10, 2005

Mémorial de Caen- Plages du débarquement

Il faut voyager avec des étrangers pour voir des sites qui sont à portée de main. Impossible de ne pas verser une larme sur ces si jeunes soldats massacrés dès qu'ils ont mis le pied sur la plage, et la population sous un déluge de feu, ne sachant où s'abriter.
il y a des touristes pour descendre dans les cratères afin de s'y faire photographier!

Un jeune couple à la côte d'amour, Marie ne comprend pas un mot de français mais elle a des yeux étrangement troublants, Denis, professe notre langue dans l'Université linguistique de Nilni-Novgorod. Une ravissante blonde si menue qu'elle à l'air d'une gamine est également prof dans une autre université de la même ville. Elle est déjà si péremptoire que je m'inquiète.
Encore une journée pleine d'émotion, de beauté, nous avons vu la mer, les fameuses plages, et un soleil à 18h.

samedi, juillet 09, 2005

Caen

Dimanche 3 juillet. Une chambre seule, quel luxe! Une étiquette sur les conteners poubelles: Tri de Caen Se laisser trimballer des heures en car, rêvasser sur le paysage sans s'occuper de la géographie, On part de Caen pour arriver à....point.Les jeunes qui font la fête la nuit dorment dans le coin salon du car. Et à chaque fois un nouveau professeur es... quelque chose, plus gâtée tu meurs! Les russes sont très flattés d'être reçus par le Maire ou tout autre personnalité du pays. Hier c'était une comtesse, aujourd'hui un comte, sans compter les conservateurs de musées qui nous montrent leur collections comme si c'étaient des trésors de guerre.

vendredi, juillet 08, 2005

Rouen: l'important c'est l'étude.

Les spécialistes de Gustave Flaubert et de Guy de Maupassant se succèdent, ils ont chacun leur petite chanson. Ce qui m'émeut c'est de les entendre entre eux s'interroger afin de s'informer. Ils assistent aux scéances les uns des autres, c'est de la formation continue, cela nous conforte dans l'intérêt de leurs interventions.
J'ai compris que dans un cours magistral où l'enseignant ne fait que relire ses notes, on s'ennuie. Quand il parle et s'anime, on peut espérer le dialogue.

J'ai rêvé de Stern: j'étais au-dessus de lui et le laissais jouir, trop contente qu'il se sente à nouveau capable de copuler. Cela se passait par terre, ses amis nous entouraient, j'étais juste gênée devant eux que Stern ne fasse pas plus cas de moi: amour propre, frustration, vas t'en savoir!

Je partage dans le campus un appartement avec un jeune Tchèque aux yeux dilatés. Il ne peut me dire quand il rentre, il n'y a qu'une seule clé. Je lui dis: Je ne veux pas laisser la porte ouverte la nuit, et je ne veux pas que tu me réveille en tapant à la porte à n'importe quelle heure de la nuit!- Je comprends, je dors chez des amis! dit-il gentiment Ainsi j'ai gardé l'unique clé et j'ai très bien dormi.

Tout est cadeau dans cette équipée:la modicité de notre participation,l'organisation sans faille, la gentillesse de ceux qui nous encadrent, leur passion pour les sujets dont ils discutent.
Dès qu'il y a histoire, il y a vie. Je me demande s'il vaut mieux s'interesser à l'individu en premier, ou aborder d'abord son oeuvre. Je n'ai rien lu de ce dont on parle, je gobe tout de ce qui est dit à propos des créateurs. J'en suis heureuse comme une gamine. C'est une vie de rêve que d'être étudiant! - Sauf qu'ils ne trouve pas forcément d'emploi à la fin de ses études! m'explique le prof de latin:De mon temps, nous n'avions pas tout ce luxe, mais à la sortie , un travail assuré! Je la heurte avec ma négligence à faire des devoirs, elle me pompe avec sa science à tous propos. Ce n'est pas une aventure puisque vous suivez le troupeau sans savoir! - C'est une aventure de ne pas s'inquiéter où va le troupeau! L'émotion bourgeonne sur ma fesse. Flaubert est mort de la syphilis. Dans ce temps là on ne connaissait pas cette maladie, les furoncles, la folie, les douleurs articulaires en étaient les signes dont les médecins ne venaient pas à bout. Est-ce ces maux, ou les mots cassants que j'entends quant à ma conduite, ou le plaisir que deux conférencières aient pris la peine de lire quelques pages de mes écrits: lors d'une pause à Trouville, pendant qu'ils visitaient la pharmacie de Flaubert, j'ai rencontré au Monoprix un journaliste: Je viens de voir dans le journal que vous avez sorti un nouveau livre, j'aimerais l'acheter! - Venez au car! Je l'ai présenté aux autres, il a raconté qu'une pièce de lui se jouait au Château d'Aguesseau, c'est un montage sur la correspondance Sand-Chopin et Sand-Flaubert, nous étions en plein sujet.Au déjeuner, j'avais raconté quelques coincidences, c'était la preuve par dix. Toutes ces interférences bonnes ou mauvaises me tournent les sangs.

mardi, juillet 05, 2005

La crise de nerf

Dimanche, pas de communication pour Rouen, sauf tard, comment arriver à 10h du soir dans une ville étrangère, puis rechercher un campus qui est en soi une ville étrangère.
Je tente le stop , une mémère à chien-chien engueule son toutou: Ne m'énerves pas! Il fait chaud pour tout le monde! Et puis tu viens de boire!
Autant aller me coucher, puisque personne ne s'arrête, pire, devant mon pouce levé, des jeunes gens en voiture mettent leurs pouces vers le bas, comme César qui condamnait ses gladiateurs.
Une connaissance venait de me dire: Votre vie est interessante, mais vous le savez bien que vous n'êtes pas un écrivain!

Coup de grâce aujourd'hui avec les conférenciers qui expliquent tous les critères qui permettent de juger s'il y a oeuvre littéraire ou pas, j'étais au bord de la crise de nerfs. Je resterai auditeur libre, sans participer aux exercices de style qu'ils demandent aux charmants jeunes stagiaires venus de Russie, de la Tchécoslovaquie, et de la Norvège lesquels s'y prêtent de bonne grâce.
Maintenant je comprends mieux comment j'ai pû être décortiquée avec pertes et fracas par les instits en retraite de Deauville.

En rencontrant sempiternellement des femmes pour bavarder, leurs mots véloces qui étourdissent, les empêchant de tomber, j'imagine nos ventres béants faisant un énorme cratère de cendres, et ce trou m'envoie au fond fin de mon lit totalement vidée de douceur.