mercredi, décembre 21, 2005

Les Fêtes

Je me calfeutre tout doucettement afin de ne pas me laisser gagner par la débauche des nourritures et présents des fêtes. Quand je vois cette orgie de cadeaux pour les enfants, je suis gênée, peut-être jalouse, car nous n'avions rien de cela durant la guerre, mais une pomme de terre et quelques allumettes permettait de créer une poupée dont je n'étais pas peu fière.

mardi, décembre 20, 2005

La résistance

On recherche cent femmes parlant allemand qui auraient travaillé pour la résistance en France. Témoins vivants ou papiers, bienvenus...

lundi, décembre 19, 2005

Arté Soirée thématique: Jules Verne

Je suis tombée amoureuse du portrait de Jules Verne et aussi de son capitaine Némo qui ressemble au héros du Vaisseau Fantôme Cent mille lieues sous les mers n'a pas pris une ride d'eau. L'un des intervenants rappelle que si l'on empêche quelqu'un de rêver, celui-ci meurt...Je revois une petite fille de douze ans, myophate,qui lors d'un téléthon:
"Parfois, la nuit, je rêve que je vole.
- Et le matin, tu n'es pas triste de voir que tu ne peux pas marcher?
- Oh non, ça me mets de bonne humeur pour toute la journée. Et puis on va bien trouver un médicament."

dimanche, décembre 18, 2005

Café des Phares

Il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous.
Dieu ne peut rien faire que le passé soit passé.
J'ai eu le plaisir de rencontrer par hasard, Aldo.

Toujours ces profs qui vous questionnent comme si vous étiez des enfants suceptibles de mentir.

France 3 La deuxième vérité

Julien Boisselier est une vraie découverte. Les séries télés policières françaises sont souvent bavardes, mais avec un tel acteur tout en intériorité, il pourrait monologuer des heures sans lasser.

Savoir plus sciences France 2

Axel Kahn : l'avenir n'est pas écrit ... - Futura ...Humaniste, scientifique engagé, membre du Comité consultatif national d’éthique français, Président du groupe des experts en Sciences de la vie auprès de la ...Si j'étais sûr de garder la même vivacité d'esprit que maintenant, je veux bien être prolongé, mais si c'est pour prolonger la sénescence, je ne le souhaite pas! C'est comme au spectacle, s'il est trop long, je finis par m'ennuyer! Alors le spectacle que me donne la vie...

jeudi, décembre 15, 2005

Mairie du 3ème Chants de Noël ensemble: Vocalis

La voix est bien l'instrument qui me touche le plus. Trois notes de la Callas et j'ai des frissons. Il y a des hommes (parce que j'aime les voix graves) qui sont sexys rien que par leur timbre, ce sont rarement les comédiens sauf Philippe Noiret, Gérard Depardieu, et bien entendu Jean Gabin. Aucun d'entre eux n'a le même registre mais le don de m'émouvoir, ils touchent à je ne sais quelles fibres avouables. Farinelli avec son contre-ut mettait les dames en pamoison. Où vont se loger les hormones féminines? Jeanne Moreau, avec le temps, est descendue si bas qu'elle racle le tréfonds. La voix d'ange des jeunes choristes est ce qui nous amène le plus près du ciel, même si l'on n'est pas croyant.Tout ça pour dire que j'aime les chants d'église mais aussi les chants patriotiques tels ceux chantés par la Chorale du Front Populaire. Ma mère, on l'a fait partir avec les Choeurs de l'Armée Russe. Rebelote pour ma soeur, pourtant il faisait déjà chaud puisque c'est la canicule qui l'a emportée.Il y avait sa voix si douce, si triste, qui me faisait accourir par monts et par vaux lorsqu'elle soupirait. Les polyphonies viriles de Corse et du pays Basque. Si j'avais plus de discipline je fréquenterais les Gospels et les lieux où l'on chante du Grégorien, Domigo Placido oui! L'Opéra c'est trop cher...

mercredi, décembre 14, 2005

La traversée de Paris

Chaque jour je m'efforce de traverser Paris à pieds, avec comme prétexte des haltes dans une galerie untelle. Mais les galieristes vendent leurs murs, plus de bavardages-potins comme autrefois, il n'y a pas que moi qui suis retirée...

Pour une amie malade,je re-teste des exercices de santé telles les boules chinoises. Je lui raconte que c'est dans le métro que je travaille le mieux, soulevant un genou pour forcer les abdos, de ma main libre je me bouche une narine, pendant que l'autre main fait tourner les boules dans ma poche. Et j'alterne à chaque station. Si je vais à Malakof, c'est d'un bon rapport. Il n'y a que les enfants que cela interpelle, les autres voyageurs font semblant de rien. La santé à tout prix, surtout lorsqu'on a pas de mari qui vous permette de tomber dans les pommes...

mardi, décembre 13, 2005

Proverbe chinois

Si tu n'entres pas dans l'antre du tigre, comment veux-tu prendre son petit?

lundi, décembre 12, 2005

Roberto Benigni France 2 infos

Il y a des gens qui jettent des fleurs, moi, je me jette moi même! dit Roberto Benigni, en arrosant d'éloges sur sa beauté la présentatrice Elise Lucet.

Quelques heures plus tard, j'ai fait le parrallele avec Harpo des Marx Brothers, qui lui, sautait sur les genoux des femmes par obsession sexuelle.

samedi, décembre 10, 2005

Jacques Loew- Raymond Cauchetier

J'ai reposé sur le poitrail d'un beau et élégant jeune homme, P. V, durant toute une émission: gràce au tee-shirt d'après d'anciennes photos. L'une est de Jacques Loew, l'autre c'est ma guêpière portée dans Lola, le film de Jacques Demy.

La chroniqueuse au rouge à lèvres, Caroline Diamant, ils auraient dù l'appeller Lèvres en feu comme dans le film Mash.
Depuis six mois j'attends que l'illustratrice m'envoie un tee-shirt afin de parader.

vendredi, décembre 09, 2005

Monsieur Boiteux, tour de France

Sans rire, monsieur Boiteux marche 42km par jour en boitant un peu à force. Mais son pas a de l'allure, un visage d'intello, il est devenu SDF à 50 ans et compte collecter assez d'argent à travers la France pour créer une entreprise qui engagera des...SDF

jeudi, décembre 08, 2005

Jamais sans ma famille France 3 Mireille Dumas

Le plateau rit beaucoup mais c'est assez effarant ces fi-fils à leur parents qui acceptent que l'on fouille dans leurs poches, et que l'on détruise toute relation avec leurs maitresses. Franck de La Personne: C'est effrayant de grandir! De petite crevette, je suis devenu le gros bébé à sa maman!
(La fois où j'ai surprise ma mère à fouiller dans mon sac et me dire: J'espère que tu va répondre gentiment à ce jeune homme, il à l'air bien sous tous rapports! Je l'ai prise par les cheveux et je lui ai cogné la tête contre le mur, j'avais quinze ans, je n'ai jamais répondu à ce premier flirt qui bêtement avait mis dans sa lettre: J'ai montré ta photo à mes copains et leur ai dit, c'est ma fiancée! Dis, tu veux bien? )
Christine Devars est très émouvante dans l'acceptation d'entrer dans les folies surréalistes de sa mère, tels les jeux d'enfants.

Une rencontre de rue

"-Grosse morue! T'es moche! Tu m'fais vomir!
-Et toi, t'es quoi?
-Un beau gosse!
-T'as quel âge?
-Douze ans! Je te déteste, tu m'fais vomir, t'es moche, j't'fous mon pied dans la gueule! Il joint le geste à la parole, mais de loin, il est grêle, avec des lunettes et un cartable. Je voudrais le faire parler mais il fuit.

mercredi, décembre 07, 2005

Le sapin de Noël




David, le fils de ma soeur Suzie, plante une petit sapin tout décoré en miniature, paquets cadeaux compris, devant la tombe de sa mère, au nom de toute la famille. Cela fait kitch. Il s'en inquiète. Je lui raconte l'histoire d'un jeune moine qui voulait recevoir ses parents, le vieux maitre lui dit: A condition que tu me nettoie la cour! Quand cela fût fait, il ne restait plus une poussière: Je suis vieux, monte moi sur tes épaules! et le maître secoua l'arbre , quelques feuilles en tombèrent. Ne trouves-tu pas cela plus joli?

Swy Milshtein peintre et écrivain

Nous étions voisins, je ne le rencontrais que dans la rue. le bail de son atelier expire, il s'en va ailleurs, tristesse...Swy bien que pressé m'offre un café allongé et un petit pain au chocolat. Cela a toujours été la convivialité des peintres avec leurs modèles avant que d'entrer en atelier pour travailler, car ceux-ci toujours en retard pour la pose avait rarement pris le temps du petit déjeuner. Avec Swy ce fut une autre histoire, il voulait prendre des cours de yoga avec sa femme. Je venais le dimanche matin, les allongeais dans le salon pour la relaxation, mais leur bébé de six mois entendait participer, Lara crapahutait sur le corps de ses parents. J'ai fini par garder l'enfant, ce qui était une autre forme de relaxation.

mardi, décembre 06, 2005

Jehan Gonnet chef opérateur


Le sol des chemins du cimetière Le Père Lachaise est jonché de feuilles jaunes qui démentent le gris du temps.

lundi, décembre 05, 2005

Agnès Varda

Vent debout! Agnès Varda trace sa route entre films, documentaires, portraits, restaurations, productions, jusqu'aux Bonis, elle a mille doigts... Sortie du DVD Cléo de 5 à 7 et Daguerreotypes le 8 décembre 2005.

samedi, décembre 03, 2005

Décembre

Décembre on fait le plein, comme les ramassages scolaires, fêtes d'avant la fête, diners associatifs en toute simplicité, sans flonflons ni cadeaux obligés. Je tourne durant décembre entre les vieux pôtes, les vieilles copines et l'afflux de films en salle, et faire des abdos en me mettant des bracelets de force sur le ventre durant les infos. Je bouche une narine, puis l'autre, cela s'appelle la respiration alternée, pour faire bon poids j'abaisse une paupière, puis l'autre et défile nos misères vues que d'un oeil. Et des boules qui tournent dans les mains activent les méridiens. De quoi être positif, non? A quand l'année prochaine?

vendredi, décembre 02, 2005

mardi 22 novembre 2005 :: Coups de coeur :: aucun commentaire :: aucun trackback
Objet littéraire pas vraiment identifié!

Par Agnès Léglise

En voilà un objet littéraire tout à fait hors du commun et proprement inqualifiable. Pamphlet poétique? Poésie guerrière? farce provo? théorie artistique? performance? happening littéraire? laboratoire anti-hypeux? ce texte inclassable de Thierry Théolier échappe brillamment à tous les genres qu'il dénonce. Loin des artifices parisiens, branchouillés, VIP, pubeux, artistes à la mode et fashionistes de tous bords, Théolier, THTH pour les trolls ses amis, fondateur du célèbre syndicat du Hype, entreprise d'incruste et de derive fétarde pure et non sponsorisée, THTH nous dénonce radicalement, dans un style neuf et déjanté les multiples turpitudes marchandes ou snobs des jolis mondains et nous aphorisme joliment quelques verités essentielles.
Vindicatif, barré, insultant, drole, nominatif, dernier des mohicans, dyslexique, parodique, hilarant, unique représentant de son espèce, ce livre l'est à plusieurs titres, par sa langue post-post-jeunes gens modernes, son style éclaté, son humour subtilement décalé ou kalachnikovien mais aussi par sa distribution originale et loin du merchandising général : ce livre super rock se commande uniquement chez votre libraire ou sur le site www.camerasanimales.com.

Crevard (Baise-Sollers)

La cuisine

Rien ne vaut être en cuisine avec une vieille copine ( Dominique Wallard) pour se raconter. En épluchant les patates, on ne triche pas.

jeudi, décembre 01, 2005

Sida oui...Sida non...

Impossible de faire comprendre à un vieil hétéro qu'il a pù avoir une maitresse droguée, ou qu'elle ait pù avoir un amant contaminé. Ils courent toujours entre les gouttes les vieux cavaleurs, seule la capote les fait débander. Je me souviendrais toujours d'un ami médecin à qui j'avais demandé de prendre les résultats de mes tests:
"De toute façon, je ne te dirais rien, tu me ferais toutes les maladies opportunistes!
- Et si je contamine la terre entière!
-Il n'y a rien pour guérir le Sida, on va tous crever de ça!" (c'était en 87, il n'y a rien de changé dans les mentalités, après moi, le déluge!) Puisque l'Ile de France détient le record des contaminations, nos machos seraient-ils les plus cons du monde? Et les femmes qui ont peur de perdre leur partenaire en ayant une exigence sanitaire, faut dire qu'on se les arrache, un homme pour trois femmes...alors autant lui offrir un plus, sa peau sans gaine et puis mourir...

Tu te laisses aller.. chanson de Charles Aznavour

La femme d'un ami m'a déclaré: Tu n'aimes pas les femmes, donc je ne t'aime pas. J'aime les femmes belles, drôles, intelligentes, toi,tu ne m'interesse pas! Tu te laisses aller, je n'aime pas ça! J'aurai pù lui répondre que si se laisser aller était d'être en retard de deux liftings contrairement à elle, et ne pas me teindre les cheveux...Je veux avoir le droit de vieillir!

mercredi, novembre 30, 2005

Cinéma du Québec au cinéma des cinéastes

Pour la soirée de clôture, un encouragement évident: un cocktail à base de Cointreau.Les films de l'après midi, je les avais trouvés gentillets comme leurs histoires.
Puis, un court métrage clash, frappant: Mardi matin quelque part de Hélène Bélanger-Martin avec Geneviève Alarie. Une femme enceinte sur le point d'accoucher monte dans un autobus. Une autre vient avec un aussi gros ventre, mais celui-ci est bardé d'explosif. Cette kamikase a juste le temps de jeter un regard effaré sur sa voisine, que tout saute...
En guise de préhambule le réalisateur cite: On ne finit jamais un film, on l'abandonne! (Orson Wells) La vie avec mon père de Sébastien Rose avec Raymond Bouchard, Paul Ahmanani, David La Haye, Hélène Florent. En toile de fond, une maison délabrée qui prend l'eau de toute part. Un homme qui a trop aimé les femmes est puni par où il a pêché. Mais il reste magnifique et donne une leçon de vie à ses deux garçons qui sont impuissants à créer et à bien vivre. Le père n'a écrit qu'un seul roman: Les plus belles tranches de ma vie sont restées au fond d'un lit ! Une égérie tendre et pleine de charme réconcilient ces trois hommes, et le père disparaît ayant redonné leur dignité à ses fils parce que ceux-ci l'ont secouru.
Je déplore toujours lors des présentations le manque de projecteur sur les intervenants, ils sont glabres avec des ombres qui leur bouffent le visage, sans compter que les animateurs ne présentent souvent que les réalisateurs, pas les comédiens. Au titre de marraine du festival, Carole Laure ne se laisse pas oublier...
Est-ce un phénomène d'époque, les réalisateurs montrent souvent les femmes hystériques, folle de leur corps. Je préfèrent, dans les scènes de baisers regarder l'expression des hommes, c'est plus tendre dans l'amollissement de la chair. Mais cela vient aussi du maquillage, les femmes ont du rimmel au lit ce qui durcit le regard.

lundi, novembre 28, 2005

BIFI La boucle

Valérie de la bibliothèque du cinéma est venue ce matin embarquer tous mes documents concernant le cinéma. Je lui dis que j'aime bien les histoires qui tournent rond...En la raccompagnant, je prends mon courrier et s'y trouve une invitation pour voir les bonis d'Agnès Varda à la Cinémathèque Française:
Vous voyez! C'est la preuve par dix! On ferme la boucle!
J'étais d'autant plus heureuse de cette diversion que dimanche que je devais aller à Trouville pour subir le supplice de la question autour de mon livre par les gens du crû.

Cinéma du Québec

Les femmes réalisatrices font preuves de bonne santé dans ce festival. Que faire de tout cet amour donné et reçu?
Médecine sous influence de Lina B. Moreco (documentaire 2004)
Les parents qui posent le moins de questions sont les plus appréciés!
Il est question des Extrèmes prématurés (22 semaines) que l'acharnement thérapeutique fait souffrir durant des mois, gavage obligé, sans qu'il n'y ait aucun suivi hors de l'hôpital par les chirurgiens contents de leur ouvrage, et pour prouver quoi? Au parents de galèrer et d'attendre parfois quatre ans pour une visite chez l'un ou l'autre des spécialistes pour les handicapés. (2.000 enfants avec une déficience cérébrale naissent par an au Canada) On ne sait si c'est l'enfant ou le parent qui a la vie chevillée au corps. Tant qu'ils sont bébés et si faibles qu'on est content de les avoir dans les bras et de les caresser, mais plus tard, avec le besoin d'autonomie et d'insertion dans le social, c'est l'enfer à chaque pas pour toute la famille. La réanimation à tout prix c'est le crédo de la nouvelle technologie de pointe. Sans parler de la médication lourde qui enrichit les laboratoires. Qu'est ce qu'il deviendra quand on sera plus là? Si c'est l'hôpital qui s'occupe plus de l'enfant que les parents, est-ce bien? Il me faut prendre les mêmes lunettes que l'intervenant pour martyriser mon bébé durant des mois! Il est dans une détresse installée! On regarde un organe, c'est l'éloignement de la totalité de l'être humain Long reportage désespéré. Alors qu'autrefois,les bébés qui n'était pas viables partaient d'eux-mêmes,les parents mettaient une année à s'en remettre et faisait un autre enfant!

L'otage de Carl Leblanc (2004)
C'est l'histoire de James Richard Cross qui raconte trente ans après son enlèvement par une cellule du Front de libération du Québec. Avec un humour tout British cet homme dit qu'il est devenu un anti-héros parce qu'il a survécu à cet enlèvement. Ce diplomate d'origine irlandaise, haut en couleur et constamment drôle, plonge dans les archives top secret où il est question de sa future mise en bière. Le réalisateur mélange avec humour et brio les documents de l'époque et le commentaire de son héros bien vivant.

dimanche, novembre 27, 2005

Cinéma du Québec

Au bout d'x.. heures de projection le français québéquois vient à moi, à moins que ce ne soit moi qui entende mieux leur accent.

Les Guerriers de Micheline Lanctôt d'après une pièce de Michel Gameau.avec Patrick Huard, Dan Bigras
Deux publicistes s'enferment durant 10 jours de façon à trouver un slogan aussi lucratif que celui qui a fait le succès de leur agence: Le lait c'est vachement bon. Cette fois-ci c'est pour l'armée canadienne. Je fais confiance à la dérision! dit la tête pensante. L'armée c'est l'aventure payée! S'ensuit un débat philosophique sur le bien ou non fondé des guerres, c'est un dialogue duel à la Becket, mais d'une voix grassayante, sans le mélodieux phrasé des acteurs shakespeariens. Ce huis clos se terminera mal.

samedi, novembre 26, 2005

Double Je Bernard Pivot France 2

Je ne veille plus passé 22h par crainte des insomnies. Mais j'ai appris que Pivot cessait son émission, je voulais voir de quoi il en retourne. Il dit en préambule: "J'ai ce soir, pour l'avant dernière de Double Je, trois invités. Vous me direz lequel vous a le plus séduit!
-Mais les trois, mon capitaine!"
Ces écrivains étrangers: l'un écossais Kenneth White. L'autre libanais Amin Maalouf. Et le troisième argentin Alberto Manguel,ont comme dénominateur commun d'aimer la France. C'est un enchantement de les entendre parler français avec un tel respect de la langue. On sent leur jouissance de dire les mots justes, et la jubilation de Bernard Pivot qui les interroge est manifeste.

Cinéma du Québec cinéma des cinéastes du 23 au 29 novembre

Sans transition, de la Russie je passe au Canada grâce à la neige qui tombe. Plaine ma plaine...Oh mon immense plaine... Traverser la Normandie toute blanche en train, est le plaisir du raccourci dans l'imaginaire.
Horloge biologique de Ricardo Trogi.avec Patrick Robitaille, Pierre-François Legendre, Jean-Philippe Pearson. Un peu longuet cette valse hésitation et baby-blues pour trois copains qui rechignent à l'idée de la paternité.
L'Audition de Luc Picard, avec Luc Picard, Suzanne Clément, Alexis Martin. Interprétation très émouvante de ce gros bras qui finit par l'apprentissage de l'acteur à avoir conscience de sa brutalité.
Ma vie en cinémascope de Denise Filiatrault avec Pascale Buissière, Serge Postigo, Denis Bernard. Evidemment j'ai été très touchée par le parcours tragique de cette fille donc le père en fait une bête de scène, et qu'aucun de ses amours ne protège.
Mémoires affectives de Francis Lecler avecRoy Dupuis, Rosa Zacharie, Nathalie Goupal, est une recherche bien plus subtile sur l'amnésie que le film français que j'ai vu sur le même sujet.
La Neuvaine de Bernard Emond avecElise Guilbault, Patrick drolet, Denise Gagnon. Un bon garçon, élevé par sa grand-mère ne veut pas la laisser mourir. Il rencontre une femme médecin désespérée et la sauve du suicide. Ce qui accrédite les récits de tous ces films c'est que ce sont de nouveaux visages pour nous qui ne connaissons pas les comédiens québéquois.

vendredi, novembre 25, 2005

Festival du film russe Honfleur

Mon âme slave s'est réveillée. Dehors il bruine, va pour Honfleur. Nous nous sommes croisés dans la rue, devant le grenier à sel, avec Jean Becker qui est le Président du festival. Je puis lui donner mon livre écrit sur Ghislain qui a été son beau-frère.
Mes petits feuillets sur le Net n'ont pas eu leur effet. C'est une connaissance qui me prête son badge pour l'après-midi. La géode s'est déplacée au parking. Un appendice, que dis-je, un lampadaire ayant pris sa place devant la Mairie, face au Port. De Bruine il pleuviote et l'agencemnt a du retard. Toute une classe de jeunes têtes nues font la queue dehors un bon quart-d'heure. Mon manteau en faux poils dégoulinera sur mes genoux durant la projection. Je ne sais si c'est de la mauvaise humeur mais j'ai médiocrement gouté lzes lourdeurs d'une comédie qui se veut désinvolte: Parents à vendre.
Pour la deuxième séance, un arrosage en règle. J'étais venue en avance pour m'abriter sous le dais du cinéma Janson. L'agent de service n'a pas osé nous annoncer que la projection précédente avait une demi-heure de retard. Cannes en mai, Deauville en septembre, il n'y a aucune chance pour avoir un été indien en novembre à Honfleur, les organisateurs pourraient y penser. Mais je n'ai pas regretté les petits fours tout ce qu'il y a de plus russe, ni leur vodka, je n'étais pas parmi les happy-few, le film L'Italien est un très joli conte d'un petit de six ans qui dans un orphelinat et en butte à ses camarades et aux marchands d'enfants parce qu'il vient d'être adopté par un couple d'italiens, d'où son surnom. Lui, veut retrouver sa mère biologique, les autres veulent garder le fric de leur marchandage.

mardi, novembre 22, 2005

Jeanne Moreau Michel Onfray Jean Meslier

A marée basse, la vase de la Touques a le temps de se givrer et le sable crise sous le gel. Lorsqu'il fait froid le ciel est plus bleu, la mer le reflète. Quelques ombres d'hommes et de femmes à chien près du rivage. C'est une pure merveille si le soleil est de la partie, son disque est blanc dans un pur azur. Je voulais rester toute la journée dehors mais une voix rocailleuse de sirène des grands fonds m'a scotchée au poste; celle de Jeanne Moreau qui m'a semblé de tous temps la plus élégante et sexy de nos actrices. Lors des Césars, je la trouvais plus troublante que ses jeunes rivales, me disant que si j'étais un homme, quelque soit son âge, elle me ferait bander. La petite ville est désertée par le touriste, sauf s'il s'est laissé piégé par la grève des trains. Bonheur de ne pas avoir à mentir de n'être pas disponible.
Ma petite voisine madame C... qui vient de fêter ses quatre-vingts ans s'en va guillerette écouter Michel Onfray chaque semaine à Caen. Nous faisons du convoiturage pour l'occasion. Aujourd'hui Michel Onfray parle de Jean Meslier, curé athée, prêtre des Ardennes sans visage et sans sépulture.Il devait être un surhomme pour vivre dans un chaudron d'enfer entre sa duplicité de tromper ses ouailles durant quarante ans, sa colère contre les grands de ce monde et leur pouvoir, et son manque de foi qu'il a avoué dans un testament posthume de mille pages.
Faute de train pour rentrer sur Paris j'irai bien à Honfleur voir le festival russe mais le dernier car de retour est à 19h ce qui ne laisse pas latitude d'y passer la soirée.

lundi, novembre 21, 2005

Vivement dimanche Jeanne Moreau Michel Drucker France 2

C'est un dimanche épatant! a dit Jeanne Moreau pour conclure cette fête.
La contradiction est un luxe! Etonnes moi!(Jean Cocteau)
Je ne prends pas la fuite, je rentre dans mon territoire! Tout est toujours à recommencer... A propos des hommages: Mon père disait qu'il valait mieux çà qu'un coup de pied au cul! Parlant d'Orson Welles: C'est un roi en exil! Il vous aime d'abord pour mieux vous convaincre! Je crois à la fièvre du spectacle, le trac c'est la vanité, la peur de déplaire Ce serait bien la comédienne magicienne! Rentrer à l'intérieur de soi pour comprendre les autres, être dans une vraie empathie! (Jeanne Moreau)
Te cailles pas la laitance! (Jean Gabin)
Jean Claude Brialy a une mémoire subjective, grâce à lui j'ai eu une vie supérieure! (Jeanne Moreau)
Son intelligence illuminait sa beauté. (Jean Daniel de L'Osb)
Jeanne est un soleil noir, un diamant noir! (Josée Dayan)
Je pars de la vérité, et je mets les habits du dimanche! (Marcel Pagnol

La restauration

Le très beau site crée par Didier Dahon et Jérome Reybaud: Qui êtes-vous D...avait coulé corps et biens lors d'un naufrage sur la toile du Net. Ces deux webmestres l'ont restauré à la vitesse grand V de la proue à la quille. Je salue leur talent et leur courage et les remercie vivement.

vendredi, novembre 18, 2005

le masochisme

J'ai décidée de ne plus être une femme battue (moralement s'entend, et par des femmes) alors je m'absente, ne plus rentrer dans leur pipi caca malgré leur maladie, leur besoin d'avoir un proche douleur, qui ne fait jamais assez bien alors que leurs familles ne font que téléphoner pour se dédouaner. Ma propre soeur m'a vomie auprès d'amis, puis elle est partie de solitude.

Les spécialistes

Une amie a malencontreusement mangé des haricots verts donc la boite était périmée.
Elle a des diarrhées qui me font penser à un empoisonnement. Les spécialistes qui la traitent pour un cancer du colon croient à un effet secondaire de la radiothérapie. Je l'incite à prendre conseil auprès de notre pharmacienne qui lui conseille du potassium afin de ne pas se déshydrater, sous réserve de voir un médecin généraliste, lequel conclue à un empoisonnement...

jeudi, novembre 17, 2005

Jean-Claude Delarue ( le cancer)

Depuis que ma femme n'a plus qu'un sein, j'ai l'impression de n'avoir qu'une main! dit un intervenant.

Après avoir fait son testament, on ne pense plus à la mort, tout est réglé! (une jeune femme)et à propos des oncologues, nouveau terme dans le jargon médical pour cancérologue: J'ai remarqué qu'ils vous annoncent le pire!

Les femmes ont le coeur plus grand! (pour l'accompagnement)

Le Père Goriot

Autour d'une table de bistro une dizaine de lecteurs, on a tous lu le Père Goriot de Balzac pour en discuter, la bibliothèque étant par définition silencieuse, et le dimanche que faire en province quand on est célibataire. Ma toujours petite fonctionnaire retraitée est là. (voir plus haut Salut l'artiste!) Le prochain livre mis en lecture sera L'Attente du Père. Je dis à cette dame avec qui j'ai maintes fois discuté: "-Depuis dix ans tu refuse de lire mes écrits, tu n'es pas obligée de te plier à cet exercice!- Si! Là ce n'est pas pareil, question d'ambiance!" Je crains le pire, sa curiosité dans la parlote est limite indiscrète jusqu'à ce qu'elle vous ait acculé dans vos derniers retranchements et trouvé une brêche pour vous lancer une perfidie. Après elle vous sourit, satisfaite d'avoir eu son petit plaisir, et ses joues rosisent. Elle est toujours contente, de sa petite promenade, de ses rangées de fleurs qui protègent sa petite maison du vis à vis dans la petite ruelle. Elle s'avoue sans ambition, prend un ton sirupeux pour vous inviter à un petit café, prêche la compassion et vous colle de l'adrénaline pour huit jours. La vie n'est-elle pas belle tant qu'on peut rencontrer un interlocuteur et cabotiner à l'envie? Mais de quoi et de qui se vengent ces femmes cultivées qui n'ont plus de maris, des enfants éloignés, et une voisine qui a parfois son portrait dans le journal. Je n'ai jamais constaté plus de narcissisme que chez des personnes qui ne font rien et vous le font payer. J'irais à ce rendez-vous avec un couvercle de casserolle en guise de bouclier

mardi, novembre 15, 2005

En Vérité! Frédéric Mitterrand chez Philippe Labro

Lorsque j'étais jeune, je n'osais regarder Philippe Labro si beau, si froid, l'âge l'a tanné. Frédéric Mitterrand me troublait par sa fougue à présenter les films, les acteurs. Cette nuit, lors d'une insomnie, je suis tombée sur ces deux-là au pied de mon lit dans la télé, c'était émouvant l'humilité de leur conversation dans Ombres et Lumières. et souvent, F.M. commençait ou terminait sa phrase par: En vérité! (comme dans la bible)

dimanche, novembre 13, 2005

Dimanche

Malgré la crainte je decide de prendre l'air jusqu'à la Bastille, lieu symbolique de la révolution. Au café phylo: Comment définir le mal à priori? Une amie est dans ses petits souliers froids à vendre de la porcelaine au marché de la brocante. Nous égrenons nos souvenirs d'ex danseuses au Mogador jusqu'à ce que les badeaux du dimanche entourent les stands, là je leur laisse la place. Un vent joue dans les dernières feuilles des arbres, et la nuit tombe vite. C'est presque un jour ordinaire sauf que je n'ai pas été visiter un ami en périphérie.

vendredi, novembre 11, 2005

Indochine Régis Wargnier

Il fait 17° dans mon grenier. Sous la couette je revois le film Indochine, c'est d'un romantisme fou et je suis sûre que c'est le meilleur rôle dramatique de Catherine Deneuve.

mercredi, novembre 09, 2005

BIFI

Aujourd'hui j'avais rendez-vous avec Robert Régis, chargé de collecter tous documents concernant le cinéma pour la BIFI.( Bibliothèque du film) J'avais le trac, comme une débutante, pour lui proposer ma provende de photos de plateaux. Au bout d'une heure de visite guidée à travers tous les services, j'étais persuadée que mes documents seraient mieux ici à servir de témoignage pour des recherches éventuelles sur certains films que de croupir dans la cave de proches où d'ayants droits si tant est qu'ils aient une cave. et j'aurais la tête libre du côté mercantile qui peut exister chez certains collectionneurs

mardi, novembre 08, 2005

Walter Lewino

Déjeuné avec Walter au sortir du train. Je le remercie:
"-Ah! ça fait du bien de voir un homme! A Trouville je ne vois que des femmes, célibataires comme moi, frustrées!
- Vous n'avez qu'à vous masturber!
- Ce n'est pas tout! Et la tête?
- Tu mets une glace devant toi, tu prends un masque auquel tu dessine des moustaches!

jeudi, novembre 03, 2005

La Boite Noire

Mise en scène ampoulée pour un scénario emberlificoté. La Boite Noire de Richard Berry veut nous en foutre plein la vue.
Revu sur Arté Rose-Mary's Baby de Roman Polenski qui est un vrai professionnel du suspense, avec très peu d'effets, juste l'angoisse de l'attente.

Salut l'artiste!

Une fonctionnaire retraitée: Moi aussi je suis une artiste! Chaque jour je mange, mes intestins travaillent! Les déchets sortent! J'ai de la matière, je fais donc une oeuvre, je suis une artiste!

mardi, novembre 01, 2005

Quo vadis Mervin Le Roy 1951 Peter Ustinov

J'adore les péplums, je l'avoue, mais il faisait beau, la Toussaint balayée par un vent chaud, les gens à la plage. Mais quand j'ai vu le premier plan de Peter Ustinov en Néron fou, je n'ai pas voulu en perdre une goutte sur l'écran de la télé.

Nous étions une demi-douzaine de vestales dans le luxueux lupanar de luxe de son film Lady L.Toutes candidates à la gloire, il fallait se disputer les bons créneaux pour être vues dans les plans américains. Il y avait plus coquines que moi, au point qu'Ustinov me dit: De toi, je ne connais que le dos! Les yeux bleus méttaliques de la vedette Paul Newman ne traversaient pas nos regards mais il rôdait dans le studio, même hors prises, de façon à donner la réplique (off) à ses partenaires. Une telle professionnalité me bluffait. Catherine Allegret avait à peine seize-ans, un pur Renoir.

dimanche, octobre 30, 2005

Vivement dimanche prochain Michel Drucker France 2

J'attends chaque semaine la revue de presse de Nicolas Canteloup, un imitateur qui pense au-dessus de la ceinture.

samedi, octobre 29, 2005

Le plus grand cabaret du monde Patrick Sebastien France 2

C'est impossible de nous offrir de plus somptueux numéros de cirque et de music-hall que Patrick Sébastien. Les gros plans de l'invitée Marie-Ange Narti sont rassurants, une femme d'une beauté saine.

vendredi, octobre 28, 2005

Le Net

J'ai réservé un ordinateur pour deux heures. Du coup, je n'ai rien écrit, me laissant rêvasser sur le Net, naviguant à vue,tel un jour de grasse matinée sous la couette

jeudi, octobre 27, 2005

BN Cinémathèque Française

J'ai pris le Météore. Il n'y a pas de cabine de conducteur à l'avant, des enfants s'en prennent pleins les mirettes du long tunnel noir égayé de quelques feux. La vitesse donne l'impression que les rails se distordent, et la rame d'en face rajoute à l'inquiètude. Les petits n'ont pas l'air apeurés. Le plus long c'est d'arriver à la BN. Des planches entourent les quatre tours, sans vélo ni aucun engin en O, que des pieds. Il fait beau, c'est un plaisir de plein air qui vaut mieux que les tunnels kafkaiens qui relient les tours par les sous-sol. J'ai décidé de marcher, va pour la Cinémathèque en face, à Bercy dont je traverse le parc. Une floppée de jeunes et très jeunes s'exercent aux montagnes russes avec des rollers, je les trouve très courageux.
Habitant le vieux Marais, je suis déjà oppressée par cette nouvelle ligne de bâtiments si hauts, si gris, la Cinémathèque à l'air modeste à côté.
La salle d'expo de Jean Renoir est dans une demi pénombre, les tableaux n'en ressortent que plus vifs, plus chauds, et divers écrans passent en boucles certains films du réalisateur. En ce moment s'ébat le French-Cancan, je sais que j'avais un chapeau avec une aigrette bleue mais impossible de me reconnaître dans la foulée des jambes en l'air. Il faudrait un arrêt sur image.
A d'autre étages une expo permanente et le musée du cinéma. Là, les salles sont carrément noires, les bancs aussi, je m'en suis prise un sur les tibias. Chaque objet mérite examen, il faudra revenir.
Un ancien prof du TNP attendait la projection de La Bête Humaine
"-Ah oui Gabin!
- Carette! répliqua t-il"

mercredi, octobre 26, 2005

Chou blanc

C'est l'heure de sa sièste, je prends donc l'autobus pour me rapprocher de son domicile avant de lui annoncer ma venue dans ces parages. En chemin, j'espère rencontrer un autre ami perdu de vue depuis trois ans; aucun des cafés ni librairies qu'il fréquentait ne savent où il habite, il ne fréquente plus le quartier de Montparnasse.Quand à celui qui vit Portes de Vanves, je tombe sur un répondeur peu symphatique de sa femme disant que la communication est filtrée et qu'ils ne répondront que s'ils le veulent. Je visite donc L'Entrepot afin d'y trouver une toilette.La clientèle à l'air branché, je ne m'y attarde pas. Avant que de reprendre l'autobus direct pour chez moi, je me dis qu'un petit tour au cimetière et m'assoir sur le banc qu'Agnès Varda a placé à côté de la tombe de Jacques Demy, serait charmant, et c'est presque La Toussaint. J'ai sillonné la section plusieurs fois sans succès.Avec le vent, beaucoup de pots de fleurs sont à terre. Au finish, j'ai aperçu une gardienne qui me dit que c'est effectivement assez difficile de s'y retrouver. Revenez demain, maintenant je ferme! De retour dans ma rue, à la terrasse d'un bistrot, un voisin attablé m'offre un verre de lait. J'avais traversé Paris pour voir quelqu'un, il m'a fallu tout ce périple pour une rencontre de hasard.

lundi, octobre 24, 2005

Il pleut sur Paris

Il pleuvine sur Paris, les gens se plaignent du mauvais temps, cela me rappelle un été de pénurie d'eau à Foça, en Turquie. Le Club c'est Bysance, or il a fallu faire des restrictions, pas de douche à l'heure où les sportifs en sueur voulaient se laver. Ils ont fait un scandale sans penser que la population turque devait remplir ses baignoires ou pire quelques seaux d'eau pour survivre la semaine.

dimanche, octobre 23, 2005

Laurent Gerra

J'ai remarqué que les gens qui vous lançent des vannes sourient beaucoup, comme s'ils voulaient s'excuser d'avance de vous blesser.

Des copines qui me disent ne pas avoir de problème d'identité se protègent par défaut d'ambition mais n'oublient jamais de vous balancer une perfidie.

vendredi, octobre 21, 2005

Match Point Woody Allen

Au générique une balle de tennis traverse l'écran passant au dessus d'un filet imaginaire, plusieurs fois. Puis elle frappe le filet et quelques secondes en suspens, elle tombe finalement d'un côté du filet. Le commentateur dit: Quelque soit la volonté de vouloir gouverner notre vie pour satisfaire nos désirs, c'est le facteur chance qui a raison de nos projets. C'est injuste mais c'est comme ça! Il n'y a que la chance qui compte!
"-Le casting est très bon! dit René Quinson. Le film est très bien fait, à la Hitchcock, très élégant! Je rajoute;
-Il avait fait un pastiche parfait de Bergmann
- Oui! dans Intérieurs"

Dans un film documentaire réalisé par André Delvaux sur Woody Allen on voit le réalisateur entre ses deux vedettes féminines, et là, on se rend compte qu'il est extrèmement sexué donc sexy.

Le rire

Je m'octroie chaque jour mon quart d'heure de rire pour rester en bonne santé. L'équipe Ruquier sera t-elle immortelle?
Se faire une toile entre deux vieux amis, qu'importe le film pouvu qu'on ait le rêve.

jeudi, octobre 20, 2005

Mairie du 3ème The Beatles quatre garçons dans le vent (Richard Lester 2000)

Avec 50 trains de retard j'ai voulu me faire une culture ds années syxties.
Les Beatles sont charmants, bien coiffés, mais le film n'est pas décoiffant, au bout d'une heure je suis descendue du train.

Patrick Dupont Mireille Dumas

N'en déplaise à Patrick Dupont que je n'ai jamais vu danser mais je suis tombée définitivement amoureuse de Rudolf Noureev lorsqu'il a dansé pour la première fois en France au Théâtre des Champs Elysées dans La Belle au bois dormant Le public ne pouvait le laisser partir, jouissant de chacun de ses saluts, de ses ports de tête à l'ancienne, tel un oiseau qui se lisserait le bec sous ses ailes. Il était Le Prince dans toute sa grâce et noblesse, alors que nous avions l'habitude des ports de bras genre matamore victorieux.
Ceci dit, Patrick Dupont a été extrèmement émouvant dans ses envolées poétiques pour raconter tout les drames qu'il a affronté. Derrière la montagne, il y a la mer! Il faut être capable de rêver pour vivre la réalité!

mercredi, octobre 19, 2005

Etrange!

Etrange! Vous avez-dit étrange? Si ces concitoyens le mette à mort sur le seul chef d'inculpation de ce procès, en disparaissant comme dans une trappe, Saddam Hussein ne pourra pas se prévaloir de tous ses amis armuriers qui lui ont fourni le nerf de sa tyrannie.

Gérard Depardieu Vivement dimanche

Gérard Depardieu à bien joué son rôle d'invité surprise, il a mimé une masturbation frénétique pour amuser la galerie. La très belle vedette italienne Monica Bellucci ne s'en est pas émue. Et pour montrer qu'il avait un nouveau coeur, il a lancé en guise d'au revoir: Faites vous ponter, c'est génial! Faites vous ponter! Depardieu qui assume si bien dans les rôles sa part de féminité est également notre grand acteur rabelaisien.

mardi, octobre 18, 2005

Place des Vosges

La Place des Vosges est un enchantement! Le rouge brique des maisons se marie avec les ors des feuilles d'automne du square.Des gens sombres assis immobiles sur les bancs préfigurent l'hiver. La pelouse n'est plus investie par nos jeunes qui s'y doraient. De petits enfants soulèvent des nuages de poussière en traînant les pieds, cela donne au décor une touche impressionniste.

dimanche, octobre 16, 2005

Le public des émissions télés

Le public est formaté pour applaudir à chaque phrase des animateurs. Si bien que lorsque Thiérry Ardisson a annoncé la mort de l'un de ses invités de la semaine dernière, dans un bel élan réflexe de Pavlow, le public a applaudi.

samedi, octobre 15, 2005

lA POMME

La pomme est traitée 32 fois avant d'arriver sur nos étals. J'y réfléchirais à deux fois avant d'en croquer une.

vendredi, octobre 14, 2005

cimetière

Mon neveu m'invite à déjeuner, ils sont charmants tous les deux. Nous allons au cimetière voir la tombe de ma soeur. Il me semble qu'il y va souvent. Le couple vit isolé de tout, est-ce un lieu de promenade ou un goùt morbide, ne pas faire le deuil de sa mère. Cela me rend triste d'autant que je culpabilise de n'avoir pas fait grand chose pour elle. N'empêche que c'est toujours moi qui téléphonais pour avoir des nouvelles, j'agis ainsi avec mon neveu. Il est plus tendu que d'habitude, j'apprends qu'il a cessé de boire à cause d'une tension trop élevée. c'est la meilleure nouvelle qu'il puisse me donner.

jeudi, octobre 13, 2005

La vraie vie

Cet espoir fou que la vraie vie est ailleurs, je le ressens à chaque fois que je peux changer de trottoir, de quartier, de ville, rencontrer quelqu'un de nouveau. Nous sommes toutes telles Les trois soeurs d'Anton Tchécov qui veulent aller à Moscou. La Trilogie des dragons est une invasion annoncée des chinois qui aujourd'hui sont partis dans la lune. La grisaille du décor, le sourd ressentiment des personnages qui cherchent à décoller de leur Québec natal m'a attristée, je n'ai pas réussi à rire tout du long de ces six heures de représentation, c'était lent, long, ces générations qui se superposent, malgré les trouvailles astucieuses, malicieuses de la mise en scène. Bien qu'il y ait cent ans d'écart,j'ai trop pensé à Tchécov, et surtout le mythe de Ma cabane au Canada est tombé. Si l'on parle plusieurs langues comme dans la pièce, l'on peut croire un instant à l'exotisme de pacotille. Parler le language des autres serait-ce ça la nouvelle patrie? Mais j'étais heureuse de voir se mouvoir avec tant d'intensité dans divers rôles, Jean-Antoine Charest. Je suis toujours fière, lorsque d'emblée, je fais confiance au talent de quelqu'un, sur un simple regard, de voir que je ne me suis pas trompée.

lundi, octobre 10, 2005

Vivement Dimanche Jane Fonda

Jane fonda, en perdant ses joues, et tirée à quatre épingles, a tout à fait le look d'une Première Dame des Etats-Unis. Elle a gardé l'électicité de son jeu d'actrice pour nous convaincre de ses combats; elle mettrait KO le moindre de nos députés tant nous sommes mous à côté de ces bêtes de scène que sont les américains.

samedi, octobre 08, 2005

La Librairie du Marché à Deauville

J'avais laissé dix livres en dépôt à la Librairie du Marché, je les ai retrouvés, aucun ne manquait, ils étaient cachés sous l'étagère derrière une rangée de bouquins.

vendredi, octobre 07, 2005

Le gris

Quand tout est floconneux, que les paquebots se fondent dans le brouillard, que la vague n'est qu'un liseré sur la sable, que le silence se fait ouateux, c'est alors un peu de douceur dans la ville balnéaire. Les goélands portent leur ombre sur la Touques irisée de reflets tel sur un lac. C'est alors que je mesure le privilège d'être à la mer. Il n'y a plus de colère, plus rien à colporter, on se salue de loin.

jeudi, octobre 06, 2005

Arté La magazine de la santé au quotidien

On nous a montré le geste qui sauve, sauf qu'aujourd'hui les secouristes ont une table de massage cardiaque, je n'ai pas vu le bouche à bouche. Cette pauvre femme de 71 ans, faute de premiers soins que personne ne connaissait parmi les badaux, est morte. On peut apprendre en une journée moyennant 60 euros. Cela me rappelle ma mère, qui en 68 ne pouvait rejoindre son Coco chéri! à l'intérieur des barricades. Seuls les secouristes passent! lui a dit la maréchaussée. Elle a pris des cours pour assister à la prochaine échafourrée. A la préfecture de police où elle a passé son examen:" Est-ce que vous savez faire une piqure? Est-ce que vous savez prendre la tention? - Oui! Mais je n'ai pas le droit!" Ils ont vu qu'elle n'était pas dangereuse et lui ont donné 10/10

mercredi, octobre 05, 2005

Le ciel d'azur

Hier c'était azuréen, impossible de rentrer s'enfermer chez soi. Je passais et repassais sur les planches, me disant que je ferais bien les frais d'une moule frites, mais voilà, la saison est finie, rideaux baissés dans les bistrots en bord de plage. A l'intérieur, il en va de même dans la rue piétonne, c'est mercredi, le jour des mamies, elles sont à la crêpe à domicile. Du coup j'ai lavé mon linge dans une laverie et attrapé un rhume.

lundi, octobre 03, 2005

Mairie de Trouville Marguerite Duras

Comme chaque année depuis 10 ans, le premier week-end du mois d'octobre, hommage à Marguerite Duras. Je ne suis pas l'une de ses lectrices, cela me donne l'occasion à voir du Duras au milieu d'un public de fans qui se déplace de Paris et d'ailleurs pour ces journées. Je finis par être prise par la maladie durasienne d'amour qui est contagieuse.
Samedi après-midi, Dominique Denès Maitre de conférences (Université Nancy 2) auteur de (Etude de l'Amant/ Marguerite Duras) Ed Ellipes 1997- Nous a parlé de "Femmes de destin Destin de femmes". Enfin une conférencière qui fascine son public en lui parlant directement, avec charme, et complètement habitée par son sujet.La différence entre eux, c'est celui qui lit son texte et celui qui raconte telle une histoire vécue.
Revu pour la cinquième fois Hiroshima mon amour Alain Resnais (1959) Il s'est passé une alchimie étrange. J'avais toujours occulté le japonais, n'aimant pas ce qui est oriental ni asiatique. Là, je me suis énamourée de cet Eija Okada, acteur beau, bon, sensible. je l'ai trouvé extrèmement bandant.
Le Dimanche matin, débat sur les trahisons dont se sentait victime Duras lors des adaptations cinémathographiques. J'ai argué qu'à moins d'avoir un clone, chacun était trahi par l'autre. Le modèle ne se reconnait pas dans son portrait fait par le peintre! Le lecteur, ou le spectateur a une interprétation subjective de l'oeuvre, et ainsi de suite!..
Hall des Roches Noires: Nevers d'après les appendices de Hiroshima (Gallimard) Sous l'égide de Joelle Pagès Pindon, professeur de Chaire supérieur à Paris, auteur de Marguerite Duras (ed Ellipses, 2001) un montage du texte ne figurant pas dans le film d'Alain Resnais. J'avoue qu'après le film, je n'en ressentais pas le besoin, ce que ne dit pas le texte, l'image est là, et fortement avec le grand écran, les gros plans. Evidemment le timbre de voix si particulier de Claire Deluca, qui portée par sa sensibilité et son articulation parfaite permet aux derniers rangs de la salle de goùter la saveur du texte, c'est jouissif quand il n'y a pas de redite par rapport au film. A la fin de la représentation, Claire Deluca s'est excusée auprès de son public d'avoir omit une phrase très importante, la description de l'agonie de l'amant allemand, avec le corps de son amoureuse sur lui. Ils mouraient tous deux de leur amour. C'était magnifique! Claire ne voulait pas que nous soyons lésés de ce passage, elle a été ovationnée. Peut-être étais-je trop en arrière, j'ai mal perçu la deuxième voix, celle de Sophie Lahayville très discrète et d'un jeu introverti qui représentait la jeune fille de Nevers en France.

Petites anecdotes, j'ai rencontré trois fois cinq minutes Marguerite Duras. La première c'était à la cantine du Studio Eclair, j'y faisais un stage de montage.
" Je vous prends comme stagiaire dans mon prochain film!
- Il me faut des feuilles de paies, sinon mon stage ne sera pas validé.
- Pour moi, on tourne gratis...
Deuxième fois chez elle à Neauphles Le Château, son opérateur Ghislain Cloquet m'avait invitée à voir le tournage, mais la pièce, encombrée de tous les techniciens, je suis restée au jardin avec son ex-mari Dyonis Mascolo qui me vantait les bienfaits du jardinage sur le moral.
Le soir, j'ai été très flattée de manger les pâtes préparées par Jeanne Moreau pour toute l'équipe, malgré sa journée de travail.
Gérard Depardieu qui rentrait dans sa Deux-Chevaux dormir près de Versailles m'a laissée sur la bretelle de l'autoroute sans m'avoir adressé la parole, j'étais vexée de ne pas l'avoir interessé.
Troisième fois, Ghislain Cloquet et Pierre Molinier son étalonneur recoivent Duras à Eclair pour lui montrer un premier montage de Nathalie Granger. Fatiguée par les horaires d'usine je me suis endormie durant la projection. Et j'entends Duras demander à Ghislain:
"Que pensez-vous du film? et lui, froid tel un chirurgien répond:
-C'est un scénario formidable, qui aurait pû être un film génial, si cela avait été tourné par un vrai metteur-en scène! Duras n'a pas moufté, mais elle a fait la carrière de l'assistant Bruno Nuytten le prenant comme chef-opérateur pour India Song.. Duras avait dit à propos de ce film, et c'était vrai: C'est le film le plus érotique de ces dix dernières années!

vendredi, septembre 30, 2005

Le sourire

Entre le rideau de pluie et le sourire barreaux de prison des commerçants de province, aujourd'hui je n'ai pas le choix. Je suis sortie après l'émission Votre santé au quotidien, il était question de soins gériatriques dans un hôpital de Montpellier; ces pauvres vieux qui n'en peuvent plus de vivre, il faut leur rééduquer l'appêtit. J'aurai voulu mourir à trente-ans, j'ai fais quarante-ans de rab.
Au Mexique, quand on regarde une personne, elle vous sourit. J'ai mis un mois avant de décoincer mes lèvres. Sur un trottoir parisien, forte de ces exercices, les passants me demandait: C'est à moi que vous souriez? Il n'a pas fallut longtemps pour rengainer mon sourire.
J'avais été éblouie de celui de Jane Birkin, nous nous étions croisées dans les toilettes de chez Lipp, lieu peu ragoùtant à priori.
Chacun s'économise, ne daignant pas faire risette à n'importe qui. C'est surtout les fonctionnaires qui ont des habitudes d'économie. voir les mairies, bibliothèques, sécurité sociale etc...

mercredi, septembre 28, 2005

quartier libre

Est-ce parce-que je n'avais rien à faire que j'ai rêvé me coucher dans le lit de mon beau-père. Le désir était réciproque depuis longtemps, ma mère n'est pas là, j'espère qu'elle ne verra pas les traces de nos ébats dans ses draps. Je me glisse sur mon matelas à terre et feint de dormir pour ne pas éveiller sa jalousie.

mardi, septembre 27, 2005

L'électricité

L'EDF s'est trompé, ils ont coupé l'électricité d'un magasin. L'EDF ne travaille pas le week-end, le brocanteur oui, mais son rideau se relève qu'électriquement.

Café des Phares

J'ai enfin droit à la bise, les animateurs du café philo ont lu mes écrits, ça sert!

dimanche, septembre 25, 2005

Le bois de Vincennes

J. m'invite à les voir tourner au bois de Vincennes. Il va y travailler avec L. et un comédien rencontré à Trouville. J. me passe le combiné mais je ne reconnais pas la voix de ce garçon. Nous sommes dans un grand bâtiment qui abrite des studios d'enregistrements (100) et des salles de spectacles, il doit y avoir des sous-sols. A gauche de la porte, dans le coin, J. est en train de monter des sons, casque sur les oreilles, se protégeant d'un groupe de danseurs qui répète sur scène. Il rosit de plus en plus d'émotion quand j'évoque son actrice, je le sens amoureux d'elle, je me dis: C'est normal! La batisse a plusieurs étages, nous devons être au troisième, c'est au milieu des arbres, l'environnement est calme, pas de voitures, et ce n'est pas cher de location, mais c'est loin pour transporter chaque jour le matériel. Ils sont pourtant jeunes. Trois copains québéquois le rejoignent, c'est l'heure de la pose, ils bavardent entre eux. Je picquenique avec leurs compagnes qui s'amusent entre elles, se moquant de ravissantes mannequins de publicité flottant au fil de l'eau car il y a une rivière en contrebas. Elles ont des poses fichées comme sur les couvertures de magazines. Celles-ci ont les lèvres rouge vif et le pubis à l'air, poils bruns dorés, comme des poupées de cire. Je réalise que je suis en train de gratter mon ventre, quelques secondes, j'ai perdu la notion d'être en public, je rabats ma jupe sur moi.

samedi, septembre 24, 2005

Ydessa, les ours et etc... Agnès Varda France 2

C'est avec des mots simples, dits par elle même, qu'Agnès Varda arrive à nous passionner pour cette exposition sur les ours de la rousse extravagante: Ydessa. Le public a un sentiment d'oppression. Les photos cerclées de noir comme des faire-part de deuil! commente Agnès, sont à ras bord de tous les murs de la galerie. Sauf une pièce vide, la dernière, où seul la sculpture d'un homme agenouillé, lequel demanderait pardon à toutes ces familles photographiées. Le sculpteur a représenté...Je ne vous le dirais pas, c'est le clou de l'exposition.

jeudi, septembre 22, 2005

Mairie du 3ème Temps Libre Nougaro- Maxime Ruiz Stanley Donen Le Petit Prince

Par-ci parla Maxime Ruiz (1998) Le français aime le mot, il s'en goberge, pour certains, au point de le marteler à chaque syllable. Les acteurs et chanteurs américains sont sélectifs, pour jouer, il ne choisissent qu'un mot sur la phrase à dire, c'est ce qui leur donne la force de frappe. Le plus bel exemple que l'on m'a expliqué c'est celui de Luis Amstrong qui se déchire sur une note.
J'ai entendu un conférencier qui voulait nous persuader de l'importance de son discours, je m'endormais entre chaque mot.

Le Petit Prince Stanley Donen (1974)est un film-livre d'images très émouvant. Le petit garçon est bien plus raisonnable que les adultes. On voudrait tous avoir un Petit Prince en soi!

mercredi, septembre 21, 2005

Les Kinos en DVD

Sur le DVD que m'a offert Christian Laurence en échange d'un livre, j'ai été émue par:
Le Cirque de Daniel Vigneault
Lost de Catherine James

Lola Jacques Demy France 2

Je me suis efforcée de rester devant la télé jusqu'à 1h 30 du matin pour revoir Lola Les horaires du Ciné-Club sont de plus en plus scandaleux. J'ai mis des glaçons pour garder le cerveau éveillé. Le dialogue de Jacques Demy est toujours aussi acide. De lui, c'est mon film préféré, si pur.

Cléo de cinq à sept Agnès Varda Saint-André-Des-Arts

J'ai revu Cléo de cinq à sept. A la sortie, sur mon répondeur, le message d'une voisine: Passe à la maison! Elle venait d'apprendre qu'elle avait le cancer.
Dans le film, la gouvernante jouée par Dominique Davray qui dit à Cléo: On ne porte rien de neuf le mardi, ça porte malheur! Depuis, j'ai constaté que si je faisais un achat ce jour-là, il m'arrivait des bricoles. La dernière fois que je me suis permise de prendre une paire d'espadrilles me disant: A ce prix là, il ne peut pas arriver grand chose! ma soeur est morte.

mardi, septembre 20, 2005

Sylvie Vartan France 2

J'ai échappé à la mode des yéyés, Jacques Loew m'emmenait écouter Charles Trenet à Bobino, de préférence qu'à l'Olympia. Bobino était un music-hall plus intime, d'autant qu'il y avait un promenoir ce qui autorisait le pince fesses.
Plus tard Gilles Durieux me fit découvrir Le Cheval d'Or Habitant près de la Contrescarpe nous y allions en voisins voir ses potes : Boby Lapointe, Michel Fanon, Anne Sylvestre. Ce fùt mon éducation Rive-Gauche, la promenade du soir obligée.
Ce soir, j'ai donc découvert à la télé nos deux idoles des jeunes: Johnny Hallyday et Sylvie Vartan. J'ai été agréablement surprise de leur fraicheur, malgré cet incroyable acharnement des médias. Je ne comprends pas comment ils ont gardé la santé jusqu'à aujourd'hui. Sylvie qui était fine, mutine, avec les dents du bonheur, bougeait à merveille. Depuis un certain temps elle s'est momifiée par un maquillage sophistiqué et des poses de star. Seul son rire brisé atteste de ses douleurs ou de ses amertumes. Le dialogue n'était pas au rendez-vous.

lundi, septembre 19, 2005

Le flirt

J'ai expliqué à un jeune homme que j'avais une demi-douzaine d'amis. Notre fidélité affective ne faisait aucun doute depuis une quarantaine d'années où nous avions des rites de déjeuners ou se faire des toiles ensemble. Mais arrivé la près-octogénaire, soit la femme faisait le chantage à la maladie, soit eux-mêmes étaient fatigués du dehors, mais je devais faire mon deuil de leur vivant, ils ne sortaient plus de chez eux. Alors, comment entamer un flirt avec l'un de cet âge certain qui n'était jamais sorti. Justement, il a tout à découvrir! me répond ce jeune homme

Odessa Odessa

Tous ces juifs russes émigrés aux Etats unis ne parlent pas américain, ils reconstituent le quartier juif d'Odessa. Ceux arrivés en terre d'Israël sont trop vieux pour apprendre l'hébreu. Ici, ils ne se sentent pas juifs mais russes. Alors ils chantent, chantent Oddessa ces odessistes. On est désolé pour eux, bien qu'ils soient sympathiques, nous aussi on aime la nostalgie, mais c'est lourd ce reportage.

vendredi, septembre 16, 2005

La galanterie française

C'était un déjeuner adorable,avec deux hommes d'une galanterie d'un autre siècle. J'ai eu du mal à m'endormir, baignant dans ces effluves de raffinement du language et du savoir vivre. Une politesse exquise n'a jamais fait de mal à personne! Notre médiateur s'était éclipsé, son ami dit:
" Il va falloir que je réfléchisse à quoi vous pouvez me servir! Puis rectifiant: En quoi je pourrais vous rendre service, et vous, me rendre service?
- Nous pourrions déjà nous promener! il n'a pas relevé.

jeudi, septembre 15, 2005

Laurent Ruquier On a tout essayé France 2

Il y a longtemps, Bernard Pivot avait reçu Madame X... qui s'était présentée à l'émission le visage voilé. En prenant des gants, Bernard Pivot s'amusait d'elle et lui parlait de sa robe. ( sous entendu: Robbe-Grillet) Cette dame ne faisait pas dans la dentelle et racontait dans son livre ses cérémonies sur les quais de la Seine(partouzes). Elle était parfaitement ridicule.

Aujourd'hui, c'est l'ère des blogueurs, qui sous couvert d'internet font office de corbeaux. Ils balancent, balancent... C'est franchement dégueulasse d'écrire des lettres anonymes. J'aurai bien cassé la tête télé à votre invité, monsieur Ruquier!

mercredi, septembre 14, 2005

La coïncidence

Je n'ai plus d'eau, l'électricité à dijoncté, devant cette débacle je n'ai rien à dire. Mon voisin n'y peut rien, les embouts du tube flexible acheté dans un grand magasin ne correspondent pas, si j'ouvre pour essayer c'est 40 euros en l'air. Et l'électricien 30 euros pour le déplacement et 45 euros pour 1h de travail. Mais j'ai les pieds au sec contrairement aux naufragés de Louisiane.
Mon neveu m'invite à diner:Dis à ta femme que j'apportes le dessert! Tant qu'à leur offrir une glace autant qu'elle soit de chez Bertillon. Prêtexte à marcher je vais donc dans L'Ile Saint-Louis. Je mets mes pas dans les pas de ma soeur Suzie qui travaillait dans le quartier, jusqu'à prendre l'autobus qui l'a ramenait Porte de Vincennes.Pendant ce temps là, mon neveu avait visité le cimetière où repose sa mère.

mardi, septembre 13, 2005

La lundinite

J'ai dormi 24h comme un serpent, ce n'est pas le travail qui m'étouffe. Un médecin dont j'ai été la secretaire, appelait cette maladie: La lundinite. Tous les gens malades d'avoir à reprendre le collier, ceux qui ont mal vécu leur week-end en famille, ceux mal ou pas baisés ces jours de congés, les demandes de RV affluaient au cabinet ce jour là...

lundi, septembre 12, 2005

Pierre Siméon Jacques Bonnafé Fête de L'Huma.

Faire dire à un acteur un texte dans les courants d'airs d'un cirque c'est du sadisme, d'autant que le dit cirque est entouré de manèges avec leurs ritournelles quand ce n'est pas le bruit du sanitaire qui vide les toilettes.

Dans le métro, on voit tout de suite qui a fréquenté la fête, les baskets n'ont plus de couleurs mais le sourire reste fier.

dimanche, septembre 11, 2005

Fête de L'Huma Radio France Carmina Burana

La jeunesse a de longues jambes, c'est beau de les voir marcher, des heures. Quelques uns un peu bus, se font des croches pieds, on dirait qu'ils dansent le charleston.
Un noir a refusé de mettre le bracelet qui nous permet de rentrer ces trois jours: Je ne suis pas un esclave!
Lorsque l'on distribue des tracts c'est les yeux dans les yeux, avec le sourire, ça change du commerce habituel, c'est émouvant.

La musique lithurgique a calmé les trémoussements des spectateurs de musique techno sur le devant de la scène. On peut dire: un silence religieux. Le ciel gris, gentil, ne s'est pas déversé. Tout le monde debout, durant une heure, sans moufter, sauf une délégation asiatique dans le coin parqué des VIP qui se photographiait en discutant, rires à l'appui. Quel manque de respect pour le public et les artistes.

samedi, septembre 10, 2005

Fête de L'Humanité

J'ai fait signer des pétitions pour la Samaritaine, les gens sont tous très compatissants. On m'a dit que ce serait pareil pour le BHV. Quelques jeunes ne connaissent pas ces grands magasins, ils ne sont pas de Paris.
Il y a des groupes pressés, en costume-cravate, ils vont à un forum de discutions, on dirait des officiels. Aux actualités télé ils ont montré: Le commerce de proximité en train de mourir à côté de cette épave qu'est devenue La Samaritaine. Si les soit-disant réfections doivent durer six-ans, tout le quartier sera mort! dit le marchand de journaux.
J'affirme mon apolitisme, je me suis habillée en rouge et noir, la couleur des anars dont je ne suis pas non plus, mon livre ne se vend pas.

jeudi, septembre 08, 2005

Off-Courts Trouville Dernier Kino Kabaret

Il est 2h. du matin, j'écris un petit mot à Jean-Antoine: Je suis contente d'aller au Canada en voyageant dans votre pellicule! Son film est très beau.
Je n'aime pas les adieux, heureusement Emile me rappelle gentiment la fête de L' Huma. Emile est l'un de mes dinausores, je ne refuse jamais une possibilité de rencontre avec l'un d'eux, je saute dans le train.
Adieu kinos...images...lait!...A l'année prochaine, et plus si affinité!...

suite...La Folie

Pour des raisons personnelle j'ai été interpellée par le le film sur l'hôpital psychiatrique "Patiente 69" (Jean-Patrick Benes,Alex Maudit): un nouvel interne est de garde pour la nuit, il tombe sur une nymphomane et pense qu'il est victime d'un bisutage.
Vingt-ans après mon petit séjour de six semaines, j'ai rencontré au cinéma, l'interne qui s'était occupé de moi; Il m'a raconté que le professeur du service était devenu fou. D'abord une folie douce, il faisait ses visites avec des colombes sur l'épaule. Puis un jour, lors d'un déjeuner avec ses assistants, il a sorti un revolver et ouvert le feu sur ceux-ci. Il en a blessé un avant que l'on ne réussisse à le maitriser. Comme quoi la folie est une maladie contagieuse.

Je m'étais couchée tôt pour être en forme ce matin, je n'ai donc pas assistée à la projection de la Place Tivoli de trois heures de courts-métrages, les spectateurs étant allongés dans des chaises longues.

Nous avons fait des raccords pour "Deux Femmes?" de Jean-Antoine Charest, Lucie et moi. Je n'avais pas pù dormir de la nuit. Quand notre tournage s'est arrêté, je suis devenue triste comme pour toute chose qui a une fin.

Spécial Normandie "Etat d'urgences" de Sam Békare. Un jeune homme ne sait s'il va accepter le poste d'urgentiste "C'est trop dur" Puis Il imagine qu'il aurait pù sauver l'un des soldats mitraillés sur la plage lors du débarquement, du coup, il accepte le poste.

Cette nuit j'ai pensé qu'on pourrait pù scander sur l'air; "Les montagnards sont là!
"Halte là! Halte là! Halte là! Les québécois, les québécois! Halte là! Halte là! Halte là! Les québécois sont là!
Les québécois, les québécois....Les québécois, sont là!...

Tout le gratin du Pol Normand est là ce soir, cocktail à l'appui, sous les tentures rouges de la grande salle, des corbeilles de fruits aux tables, on dirait la caverne d'Ali Baba. Je n'y connais personne.

mercredi, septembre 07, 2005

Off-Courts Trouville Fabien BeHar "Longtemps..."

"Longtemps je me suis couché de bonne heure" qui est de Proust. Je n'ai pas su répondre, je connaissais cette phrase, déformée " Longtemps je me suis couchée de travers", en fait Je me suis rappelée après le tournage que Walter Lewino avait fait un livre pour Nadeau uniquement avec les premières phrases de romanciers, c'était très drôle.
Fabien BeHar acteur a été invité par le festival avec deux autres comédiens francais: Lucie Muratet (la vamp de la semaine), Jean-Charles Fonti qui joue du double "Je" avec brio dans le film d'un autre acteur Québécois Jean-Antoine Charest, et un autre québécois Steve Lusry alias Carnior, musicien costumier "Tête à tête". Tous pour être derrière la caméra et faire leur petit film amateur. Fabien BeHar a choisi d'interroger le quidam de Trouville, de la boulangère au poissonnier, de l'intello qui regarde le coucher de soleil aux pôtes festivaliers: Savez vous d'où sort cette phrase? "Longtemps je me suis couché de bonne heure", nous avons tous répondu avec plus où moins de bonheur.

Et pendant ce temps là, Jacques Néwashish, peintre, graveur, musicien et animateur d'un site de vie amérindienne traditionnelle, peint sur la terrasse en plein air, une fresque au fil du temps qui passe, sous nos yeux.

suite...Christian Laurence

Malgré sa fatigue Christian Laurence présente très bien les kinos de ses camarades, avec finesse et tendresse. Il faut dire qu'ils se chapeautent tous: quand l'un fait son film, l'autre fait la photo pendant que le troisième le monte et que le quatrième joue l'acteur. Comme un chapeau, ça tourne entre eux, les responsabilités, C'est dire qu'ils se connaissent par coeur, d'où les privates jokes, en public non averti que nous sommes. On entend leur rires, on voit leur figure blème des nuits arrachées au sommeil pour terminer en quarante-huit heures leur oeuvre, il y a des petits bijoux, des idées derrière la tête. Comme rien n'est prémédité, tout est improvisé en fonction des rencontres, cela devient du cinéma de l'éphémère, ils n'ont pas le temps d'archiver qui a fait quoi. Je ne mémorise aucun titre, aucun nom d'auteur lors de ces soirées "Cabaret-Kinos", c'est pour ça que je ne peux en citer aucun. Mais mon plaisir est grand, c'est toute ma jeunesse où nous faisions des courts métrages dans le même esprit non lucratif, sauter sur la proposition, du travail de trapéziste sans filet pour toute l'équipe.

Nous avons aussi à Trouville notre reine de l'improvisation, C'est Vivi qui fait chaque jour" Le titite journal du Festival" dans la bonne humeur. C'est une comique née, tout le monde l'enjoint de faire carrière de comédienne, elle devrait monter à Paris, L'hiver, dans les rues désertes, je lui botte les fesses.

mardi, septembre 06, 2005

Off-Courts Trouville suite...

J'ai du mal à me mettre à jour, les places sont chères pour l'ordinateur, le plat du jour toujours délicieux, aussi , on mange beaucoup de pain pour compenser Les courts sont tellement nombreux qu'ils s'annulent l'un l'autre, la mémoire de mon disque dur n'est plus ce qu'elle était. Jean-Antoine Charest m'a demandé de participer, nous avons tourné avec la belle star des kinoistes: Lucie Muratet. Elle en est à son sixième kinos en quelques jours. Hier soir, projection d'une très belle légende inuit:" Atanarjuat". Nous sommes restés scotchés sur nos fauteuils, fascinés, jusqu'à deux heures du matin.

lundi, septembre 05, 2005

Off-Courts Trouville Les Kinoistes sont arrivés!

Une vague déferlante a atteint le bar du Festival: une soixantaine d'individus venus du Québec, beaux gaillards, belles filles, dont le dénominateur commun est le rire, que nous comprenons à défaut d'entendre l'accent. Les kinoistes, avec un rien font un extra court: aujourdh'ui la matière première était le sable et les planches de Trouville, et quelques comparses qui se la jouent à la débonaire, sans prise de tête. Ce soir la salle est déjà chauffée au blanc et rouge car de menus problèmes techniques nous obligeaient à consommer en attendant; dommage! ça faisait un peu pétard mouillé. Comme ce cabaret spectacle existe tous les deux jours, ils auront le temps de rectifier le tir, et le plaisir jubilatif nous reprendre.

Off-Courts Trouville Sam Karmann

Sam Karmann m'a émue losqu'il a dit venir à ce Off-courts car il est redevable aux courts métrages d'avoir pù faire ensuite des longs, en tant qu'acteur et réalisateur

dimanche, septembre 04, 2005

Off-Courts Trouville Québec Christian Laurence

"Comme une heure qui n'existait pas" Je suis surprise de la bonne santé du cinéma québeqois de leur énergie qui traite souvent de problèmes existentiels. Ils paraissent vivre plus confortablement que nous, le scénariste, Marc-Antoine Godin, m'explique que les espaces sont plus grands avec moins de densité de population, dont des logis plus spacieux. Que leur culture est matinée de la culture américaine et française. Mais les problèmes de couple sont aussi tendus qu'ailleurs, la permissivité du sexe les compliquent. Dans ce film, il s'agit de deux journalistes qui se retrouvent par hasard dans un hôpital après plusieurs années d'exil professionel chacun de leur côté. Le ton est juste, la mise en scène naturelle, j'ai beaucoup aimé la simplicité du propos et le happy end.

Loin des hurlements de tueurs, de crissement des voitures qui dérapent, de toute la panoplie américaine justement il y a dans ce bloc Québec 5 plusieurs films qui sont touchants:
"Le gant " Kim N'Guyen
"Svaok (l'appel)" Jennifer Alleyn
"Les derniers jours" Simon Ollivier Fecteau
J'ai vu aussi dans le bloc 1 l'histoire d'une jeune fille si émotive qu'elle se cogne à chaque objet, à chaque porte, la refermant brutalement sur un gentil garçon qui emménage à côté ."Soap-Opéra" de Sylvain Marotte

J'ai une dent contre le film qui utilise les enfants pour chanter des chansons d'adultes. ils font cela à la perfection, c'est bien là l'inquiétant, jusqu'à l'hystérisme leur interprétation! J'ai un très mauvais souvenir d'un camp de vacances à la montagne, pour enfants de trois à quatorze ans; le soir, pour les distraire, on leur demandait de jouer un spectacle en play-back; les garcons étaient tous des Travolta en puissance et les filles déguisée en bas résilles. Cette érotisation forcée les rendait malades, ils ne pouvaient plus s'endormir, ils vomissaient de fatique, c'était tous les jours "La fièvre du samedi soir" ce scandale, je n'ai pù le dénoncer, je le fais aujourd'hui ;

Off-Court Trouville Jean Claude Dreyfus

Je reste sur le souvenir de Jean-Claude Dreyfus récitant du Cocteau à "la Maison de la Poésie" à Paris. Avec un projecteur qui découpait sa silhouette façon Cocteau, on oubliait le comédien pour n'entendre que le poête. Dans "Le Malade Imaginaire" joué au Théâtre Sylvia Montfort, avec Valérie Mairesse en soubrette, tous deux ne déméritaient pas de la maison de Molière " La Comédie Française".
Le festival Off-Court de Trouville a donné un florilège des courts de cet acteur dans ses outrances comme dans un personnage très inquiètant. Il va s'en dire que le public a applaudi au pire salace qui soit, là il comprenait le mot à mot. Le récital poétique qui s'ensuivit, c'est difficile à suivre dans le cadre d'un cabaret où tout le monde boit et dine

vendredi, septembre 02, 2005

Emile

Emile m'a téléphoné, je vais laver la salade pour le diner fraternel de sa section à la fête de l'huma, j'adore faire les petites mains, comme quoi on peut toujours servir.

jeudi, septembre 01, 2005

La rouille

La rouille vient à point. Je ne voulais pas l'attendre, mais dès que j'ai arrêté le traitement substitutif, tous les maux auxquels j'avais échappé depuis de nombreuses années sont arrivés en courant, pour résumer: la vieillerie qui grince de partout. C'est comme pour le portrait de Dorian Gray (Edgar Poe) un délabrement en accéléré.
Je devais danser une vieille dame , la chorégraphe ne m'a pas rappelée, celà aurait fait plus vrai que nature, il vaut mieux qu'elle trouve un rôle de composition.