dimanche, janvier 22, 2006
Le charme
Comment traduire le charme de quelqu'un? En l'occurence celui de l'actrice Christine Murillo (ex-Comédie-Française)qui se meut avec une grande aisance physique dans la pièce XU au Théâtre du Rond-Point, et celui du lunaire belge Yves Hunstad frisé tel Harpo, il a juste la pointe d'accent néccessaire pour nous amuser dans: Au bord de l'eau, toujours au Rond-Point
Le Plus grand Cabaret du Monde Patrick Sébastien FR2
Patrick Sébastien est plus sobre, moins hâbleur de foire, on en apprécie que mieux les merveilles qu'il nous montre, les numéros innimaginables étant aux limites de l'impossible. Que de travail! En pensant aux ronds de cuirs qui s'ennuient dans leurs activités au point d'en faire une déprime, voir tous ces gens de cirque qui se mettent en danger chaque instant, j'ai honte de n'avoir rien fait de mes dix doigts!
samedi, janvier 21, 2006
Claude Chabrol Isabelle Huppert
Claude Chabrol a fait l'autopsie d'une femme juge avec son actrice fétiche Isabelle Huppert. Isabelle est parfaitement ciselée pour traduire l'ambiguité d'une femme de pouvoir qui laisse son mari mourir de manque durant des enquêtes difficiles, alors qu'elle l'aime.
mercredi, janvier 18, 2006
Le plaisir
Podda me gave comme si j'étais une orpheline que l'on sort le dimanche. Elle met les petits plats dans les grands, et toute sa science de la cuisine qui fait Se faire pêter le ventre! expression marseillaise qu'elle vient de m'apprendre, du coup je bois...Elle veut me faire une barquette des restes de la dinde aux choux et pommes en l'air, Comme à ma fille! Je me défends: "Je veux bien trop bien manger mais seulement en convivialité, sinon seule, j'assimile cela à de l'onanisme!- Y pas de mal à se faire plaisir! -Je n'ai pas digéré ça dans ma culture. Quand j'ai vu les filles se battre pour garder la cuvette des ablutions jusqu'à ce que la buée chaude leur face de l'effet et qu'ensuite elles se masturbaient, qu'on leur mettait la camisole de force pour les en empêcher et pire des électros-chocs, je n'avais que 17 ans, drôle d'éducation sexuelle qui n'incite pas au plaisir solitaire.
lundi, janvier 16, 2006
les Problèmes de Hanches Frédéric Tachou

http://mapage.noos.fr/dorotheeblanck
Le court métrage de Frédéric Tachou va se ballader dans le Poitou-Charentes-Maritimes où le film sera projeté avec quatre autres dans une dizaine de villes. Cette belle terre de France que nous ne foulons pas assez, comme j'aimerai l'arpenter en tournant, seul moyen sans faire de tourisme de voir les paysages et leurs habitants
Dates des projections organisées par "Clap poitou-Charentes" (contact Alain Hommond 05 49 32 29 15 - clap.poitoucharentes@wanadoo.fr) :
LES PROBLEMES DE HANCHES
Fiche technique
Format 35 mm
Format de prises de vue Super 16
Son Mono
Durée 19 minutes
Tourné dans la région d’Angoulême en Septembre 2003.
A bénéficié de l’aide à la production de la région poitou-charentes et de la région aquitaine.
Réalisation Frédéric Tachou
Images Emmanuelle Le Fur
Son Lionel Garbarini
Décors Céline Cayron
Costumes et maquillage Amélie Sugatavy
Scripte Marie Ducret
Assistant Philippe Vinolo
Chef machiniste Jean-François Gareau
Chef électricien Guillaume Léturgie
Montage Catherine Krassovski & Louise de Prémonville
Mixage Benjamin Laurent
Musique Alexandre Yterce
Production Christian Blanchet (Les films de la contrebande)
Co-production et production exécutive Les Films Jack Fébus
Co-producteur Tachourama (frédéric Tachou).
Interprètes :
Yvonne Fleishmann Dorothée Blanck
Françoise Martine Ehrel
Le pompiste Daniel Crumb
Jacques Edouard Joubeaud
Assistant Stéphane Botti
Jojo Frédéric Tachou
Dates des projections organisées par "Clap Poitou-Charentes" (contact Alain Hommond - clap.poitoucharentes@wanadoo.fr) :
dimanche, janvier 15, 2006
Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique Michelle Nadal
Michelle Nadal qui a enseigné la danse durant vingt-cinq ans aux élèves de cette illustre institution, continue son travail de mémoire auprès de diverses associations dont Arts et Mouvements en réunissant des documents filmés rares qu'elle mêle avec la vidéo de danseurs amateurs très motivés pour interpréter les danses d'hier...A chaque fois nous découvrons des rites du corps selon les époques. C'est très instructif et amusant...Michelle a raconté qu'il n'y a aucun film sur les représentations faites par Gérard Philippe à Carcassonne, on ne peut l'imaginer.
vendredi, janvier 13, 2006
jeudi, janvier 12, 2006
Le clodo
A la terrasse d'une brasserie Place de la Contrescarpe nous regardons un clochard en train de se masturber dans le tuyau d'échappement encore chaud d'une voiture. C'est l'attraction du jour. Nous attendons qu'une autre voiture se mette en stationnement pour voir si le clodo récidive.
De cette même place un metteur en scène voulait déménager, car le matin , lorsque ses enfants partaient à l'école, ceux-ci emjambaient les corps au sol après les réglements de compte de la nuit.
J'avais entendu Philippe Bouvard dire de Marylin Monroe à propos du calendrier des Pompes Funèbres pour lequel elle avait posé. Si je comprends bien, c'est la plus belle levée de corps que l'on ait eu...
Delphine Seyrig avait tourné pour Jérôme Savary en veuve noire. Le voile laissait entrevoir un sein parfait.
Un jour qu'elle tournait pour Pierre Grimblat Dites-le avec des fleurs! celui çi l'invita à diner avec son opérateur Ghislain Cloquet. Les deux hommes firent assauts d'esprit pour séduire leur vedette, Delphine les mit dans sa poche tant elle était drôle. J'étais pliée de rire sous la table tout en mangeant mon homard. Elle avait un pantalon blanc camargais, je me suis acheté le même mais je n'avais pas un aussi joli derrière.
De cette même place un metteur en scène voulait déménager, car le matin , lorsque ses enfants partaient à l'école, ceux-ci emjambaient les corps au sol après les réglements de compte de la nuit.
J'avais entendu Philippe Bouvard dire de Marylin Monroe à propos du calendrier des Pompes Funèbres pour lequel elle avait posé. Si je comprends bien, c'est la plus belle levée de corps que l'on ait eu...
Delphine Seyrig avait tourné pour Jérôme Savary en veuve noire. Le voile laissait entrevoir un sein parfait.
Un jour qu'elle tournait pour Pierre Grimblat Dites-le avec des fleurs! celui çi l'invita à diner avec son opérateur Ghislain Cloquet. Les deux hommes firent assauts d'esprit pour séduire leur vedette, Delphine les mit dans sa poche tant elle était drôle. J'étais pliée de rire sous la table tout en mangeant mon homard. Elle avait un pantalon blanc camargais, je me suis acheté le même mais je n'avais pas un aussi joli derrière.
mercredi, janvier 11, 2006
Le lit
Mon matelas est perché très haut sur des poutres de près de trois mètres, à ma droite la mer. J'y dors bien malgré l'inquiétude de n'avoir pas de rembarde. La mer est remuée par des poissons argentés, je ne sais s'ils jouent ou s'entre-dévorent. Une grosse souris au pied du lit à environ une cinquantaine de centimètres de l'eau. Je ne sais si elle tente d'attraper un poisson ou si c'est l'un des poissons qui va la gober. Un chat grimpe et vient se lover contre moi, je lui retourne la tête et lui indique la souris, il dévale le pied du lit,et saute sur la bestiole...
Après des décennies où nous avons fait cavaliers seuls, nous nous marions avec J. Pour notre nuit de noce, il y a juste entre nous assez de désir pour que ça marche, mais mon espace dans le lit se réduit, j'ai peur de tomber dans l'eau en dormant. Les prochaines nuits seront probablement tièdes, je réfléchis au moyen de lui reprendre ma clef. J'ai diverses courses à faire mais j'ai oublié les papiers administratifs à la maison, après avoir marché dans le dédale des rues sans m'y retrouver, je prends un autobus, il me faut demander l'arrêt approprié, c'est J. qui en est le chauffeur. Je ne savais pas qu'il avait le diplome requit pour ce métier.
Après des décennies où nous avons fait cavaliers seuls, nous nous marions avec J. Pour notre nuit de noce, il y a juste entre nous assez de désir pour que ça marche, mais mon espace dans le lit se réduit, j'ai peur de tomber dans l'eau en dormant. Les prochaines nuits seront probablement tièdes, je réfléchis au moyen de lui reprendre ma clef. J'ai diverses courses à faire mais j'ai oublié les papiers administratifs à la maison, après avoir marché dans le dédale des rues sans m'y retrouver, je prends un autobus, il me faut demander l'arrêt approprié, c'est J. qui en est le chauffeur. Je ne savais pas qu'il avait le diplome requit pour ce métier.
mardi, janvier 10, 2006
Le planton
Une aristo désargentée veut prendre un thé dans un grand hôtel parisien: "Madame, vous ne pouvez pas rentrer habillée comme ça! -Jeune homme, tout le monde n'a pas la chance d'avoir une belle livrée comme vous!" répond elle au planton avec le comble du snobisme.
lundi, janvier 09, 2006
Munich Steven Spielberg
C'est d'une efficacité redoutable la mise en scène, le script au scalpel, et le jeu de tous les acteurs. Je suis sortie de la projection complètement parano...
l'envol
Plus nous nous envolons haut, plus nous semblons petits aux gens qui ne savent pas s'envoler (Nietch)
dimanche, janvier 08, 2006
Sauts de puce
J'ai fait un drole de reve. Nous étions dans un salon, un homme que j'accompagnais souleva un pan en bois clair très joliment sculpté, derrière il y a un écran. Nous devons regarder un documentaire. Je suis rentrée dans le décor, c'était un hospice pour des malades du sida. Un grand dortoir très bien éclairé avec des matelas les uns sur des vrais lits, d'autres au sol, mais rien de sordide, tout est propre. Il n'y a aucun malade comme si l'on voulait nous faire prendre la mesure du lieu. Puis une femme, et plusieurs sont venues à leurs places respectives telles des figurantes afin que la représentation commence.
Elles se sont agité de plus en plus frénétiquement m'incitant à leur gestuelle. J'avais peur d'etre touchée par la contamination, cela m'a réveillée.
Sauts de puce entre la pollution parisienne acoustique, et voir les ménagères commerer en province. Je me sauve de quoi? Des deux mon capitaine! Les arcades de la place des Vosges constituent une promenade culturelle le dimanche. Un contre-ut emmitouflé étudie sa partition en attendant le chaland qui s'arretera malgré l'humidité de l'air, sa gorge fait avec...
Elles se sont agité de plus en plus frénétiquement m'incitant à leur gestuelle. J'avais peur d'etre touchée par la contamination, cela m'a réveillée.
Sauts de puce entre la pollution parisienne acoustique, et voir les ménagères commerer en province. Je me sauve de quoi? Des deux mon capitaine! Les arcades de la place des Vosges constituent une promenade culturelle le dimanche. Un contre-ut emmitouflé étudie sa partition en attendant le chaland qui s'arretera malgré l'humidité de l'air, sa gorge fait avec...
samedi, janvier 07, 2006
La forêt
Nous marchons en forêt cherchant un point d'eau pour nous désaltérer et nous baigner. Il se met à pleuvoir, un garçon se glisse dans l'infractuosité d'une roche,en déblaie le sable en trop de façon à pouvoir y dormir. Il dit être ainsi complètement à l'abri. Je vais à côté en faire de même mais une grosse tête de serpent sort d'un trou à l'intérieur de la pierre. Je me sauve et enfourche à cru un jeune faon qui passe, espérant ne pas lui casser les reins. L'animal, comme si de rien n'était continue à dévaler la colline pleine de caillasses. J'ai un lourd baluchon sur l'épaule gauche, je voudrais le mettre en sac à dos mais je n'ose déséquilibrer la bête ni lui imprimer une direction alors que ses sabots se posent sur des cailloux que je ne serais pas à même d'emjamber sans me casser la gueule. Sa course est ailée, il finit par allonger son cou vers moi qui lui prodigue des baisers tendres de remerciements sur son museau. Sortis des bois nous sommes arrêtés par une autoroute. Nous prenons une grande artère à gauche pour remonter vers mon domicile mais pour que le faon ne soit pas effrayé par la circulation, je le guide en bordure d'un champ parrallèle à la route. Un chien se met à aboyer, il course un moment ma monture, puis un autre plus haut aussi qui s'essoufle en vain, rien n'arrête la course de mon nouvel ami. Nous traversons ainsi des propriétés de paysans qui pourraient me voir de leurs fermes si je chapardais les arbres fruitiers à hauteur de ma main.
vendredi, janvier 06, 2006
Le pied
C'était vraiment le pied que de se laisser masser en toute tendresse, les pieds. Eux que j'occulte, n'adressant mes soins corporels que jusqu'à la cheville, je vais désormais y prêter attention comme me la recommandé la soigneuse.En remettant mes chaussures, j'avais l'impression qu'elles avaient une pointure de trop.
jeudi, janvier 05, 2006
Les Mitterrand's (Eric Guéret) Arté
A propos de celui qu'on appelait Le sphinx de Jarnac j'ai retenu quelques phrases de Badinter, Attali. La liberté absolue, vivre comme si on était mort! Il était un libertin fort, il ne supportait aucun pouvoir au-dessus de lui! Il a été présomptueux, les institutions ont gagné. Beaucoup de gens tel Rastignac effacent leurs traces au fur et à mesure qu'ils avancent, Mitterrand avançait sans effacer les siennes! Le droit au silence! Si des amis marchaient à ses côtés et qu'il se réserve le droit au silence, alors c'étaient vraiment des amis! Le temps intérieur, il savait dilater le temps! Lui même a dit: L'exactitude du terme, égal la poésie!
Marche le long des quais
Il fait si beau et pas une serpillère sur le pont des bateaux. Les marins ne sont pas au port, sinon, il nettoiraient, plus propre qu'un plaisancier, je ne connais pas. Quand on ne navigue pas, ça brique, ça bricole, ça rafistole, et rarement des femmes à bord. Le mal de mer m'a toujours interdit le flirt à bord, je n'ai donc pas de capitaine.
mercredi, janvier 04, 2006
Les boules
Je ne sais pas si c'est parce que je garde mes boules de santé dans les poches, mais ma bonne humeur ne se départit pas. Le cordonnier ne peut élargir ma botte de caoutchouc. En sortant, je tombe sur une connaissance qui me propose de servir de modèle pour des exercices de réflexothéraphie...
mardi, janvier 03, 2006
Le caniche royal
Se faire belle est un métier à plein temps. Avoir l'air d'un caniche royal qui n'aurait pas trouvé son maitre où sa maitresse et nous jouerait d'une flûte de champagne durant tout un film doit être frustrant. J'aime mieux avoir à boire et à manger avec ses comparses dans les tavernes mal famés. Devinez de qui et de quel film télévisé je parle?
lundi, janvier 02, 2006
Un temps de chien
Par ce temps de chien à ne pas coucher dehors, je n'ai vu personne qui me demande compte de mes festivités. Demi frères et demi soeur n'ont pas constitué un prétexte à des agapes communes. Le ciel s'éclaircit, plus de faux semblants. Il y a une jubilation orgueuilleuse à ne faire partie d'aucun clan. Rencontré au café philo un homme qui campe dans une camionnette aménagée, ça me botte de sept lieues...
Petit déjeuner au Central: pain de seigle beurré et un grand chocolat, seule gourmandise du week-end. Mise en bonne humeur par cet exès, j'ai appelé quatre de mes amis ainés pour leur souhaiter la bonne santé s'il se pouvait... Ma soeur qui était infirmière disait toujours: Avec l'âge, on ne va pas vers le mieux!
Petit déjeuner au Central: pain de seigle beurré et un grand chocolat, seule gourmandise du week-end. Mise en bonne humeur par cet exès, j'ai appelé quatre de mes amis ainés pour leur souhaiter la bonne santé s'il se pouvait... Ma soeur qui était infirmière disait toujours: Avec l'âge, on ne va pas vers le mieux!
vendredi, décembre 30, 2005
La Guadelouppe
Les prochaines fêtes, on réserve dix jours à la Guadelouppe! Ici, il fait froid, c'est cher! J't'dis, la Guadelouppe! Huit heures d'avion, c'est rien! Le petit il regarde le film, il dort, il regarde le film, il dort! C'était rageusement, sur son portable dans les vestiaires de la piscine que cette femme s'exprimait avec un fort accent pied noir.
Le coup de Cendrillon
Rue des bains,une nouvelle brocanteuse, à l'étal une paire de chaussures de montagne en peau de phoque, exactement ce qu'il me faut: Je suis la preume! dis-je à la marchande, 20 euros c'est pas cher! La cliente derrière moi demande à essayer le pied droit pendant que je chausse le pied gauche: Je prends! dit-elle -Alors nous aurons chacune une chaussure! - J'ai si froid aux pieds! Je lui cède la mienne à cette dame qui avait de ravissantes bottines de ville alors que j'étais dans des galoches en plastique de jardin. Je voulais être plus élégante qu'elle, du moins moralement.
jeudi, décembre 29, 2005
La pohème
La Pohème, c'est le titre d'un court métrage qui va être projeté à la cinémathèque en fin de mois, le 22, dit l'affiche qui a été dessinée d'après photos et coloriée à la main. J'imagine que c'est une contraction entre mon côté bohème et un texte poétique que nous aurions joué avec une autre comédienne. Il me semblait que c'était pour un homme que nous avions tourné, là, il s'agit d'une réalisatrice femme. Mais les deux courts ont dù être montés silmutanément sans que j'en sois avertie et risque de se chevaucher en projection. On verra! Ce n'est pas la première fois qu'on laisse à l'écart les interprêtes une fois le film en boite.(ce n'était qu'un rêve)
mercredi, décembre 28, 2005
La montagne
Depuis que je ne suis plus GO au Club Med, je n'ai plus été aux sports d'hiver, cela me manque. (Il faut dire qu'après quatre mois de neige, je rêvais de terre brune.) Voilà que Trouville est ensevelie sous la neige, le marché du mercredi a déclaré forfait. Une cliente de la brasserie d'Hervé van Colen Le Central lui dit:" Ce n'était pas prévu!- La Normandie est la terre de tous les contrastes!" répond notre infatiguable homme. Je suis heureuse d'être encore capable de m'énamourer d'un paysage après quarante ans de pratique. Et toujours ces cieux si chers à Marguerite Duras, dès que l'on sort de la gare, c'est un éblouissement. Présentement, les voitures vont au pas, et les habitués du fond de mer n'ont pas les chaussures adéquates, ils sont précautionneux, le nez au sol, foin des attitudes de nantis.
mardi, décembre 27, 2005
Mardi
Mardi c'est mou, surtout quand il y a de la neige en trombe, que la mer a une couleur de femme en colère et que l'on met plusieurs polaires. Plus les films lénifiants à la télé, c'est un comble de s'expatrier. Reste ce ciel de Normandie qui nous ouvre toujours de nouveaux horizons, les nuages n'en font qu'à leur tête...
lundi, décembre 26, 2005
Le pied levé
Le Café des Phares est à moitié rempli, je traverse le jardin du Luxembourg et pointe le nez à la Closerie des Lilas. Trois femmes venues pour draguer me disent: On n'a pas tout perdu, voici un écrivain! Nous venions de nous voir à la Bastille. Elles ne sont ni moches, ni belles, ni jeunes ni vieilles. Le lait froid c'est 5 euros 20, la prochaine fois je passerais mon chemin. Au Select il y a un vieux pote qui me parle de ses fastes d'antan, aujourd'hui il peut m'offrir un kyr. Je saute dans un autobus. Mon seul crédo: Lever le pied. Faute d'autres projets, je vais en Normandie.
dimanche, décembre 25, 2005
Le réveillon
Je me débrouillais toujours pour être hospitalisée ou travailler, je n'ai réussi qu'à m'allonger devant un plateau télé. Il faudrait que je rehausse celle-ci pour garder les yeux grands ouverts devant le petit écran. Bien entendu, j'avais raté la messe de minuit A trois heures du matin j'ai voulu rire avec La Classe, mais ces apprentis comiques, rient si forts avec leurs ainés invités dont Pierre Palmade, que je n'ai pas le temps de comprendre la drôlerie du sketch. Il en est de même avec les spectacles de fin d'années où participent tous les élèves y compris ceux qui sont dans la salle.
L'après midi, en achetant une escalope de dinde, je fus alléchée par le pâté de foie de canard. Je vous préviens, c'est cher, dit le boucher! à quoi a-t-il reconnu une forme d'indigence? Je lui ai pris quelques tranches de pain de seigle qui se sont avérées sèches, et j'ai fait comme d'habitude, casse-crouté en longeant les grilles de la Place des Vosges déjà fermées. A la volée, j'avais pù acheter un strudel au pavot rue des Rosiers, il n'était que 18h mais aucun commerce n'était plus ouvert. Donc, c'est la mondialisation du réveillon.
L'après midi, en achetant une escalope de dinde, je fus alléchée par le pâté de foie de canard. Je vous préviens, c'est cher, dit le boucher! à quoi a-t-il reconnu une forme d'indigence? Je lui ai pris quelques tranches de pain de seigle qui se sont avérées sèches, et j'ai fait comme d'habitude, casse-crouté en longeant les grilles de la Place des Vosges déjà fermées. A la volée, j'avais pù acheter un strudel au pavot rue des Rosiers, il n'était que 18h mais aucun commerce n'était plus ouvert. Donc, c'est la mondialisation du réveillon.
Soraya La Princesse aux yeux tristes France 2
La beauté et le charme de Soraya était tels que rien de comparable avec aucune actrice jouant son rôle. La seule comparaison possible serait avec la beauté d'Ava Gardner.
Dans le film, une servante villageoise lui dit: Si un homme te demande en mariage, ne répond pas tout de suite, attends qu'il répète sa demande trois fois, où bien tu comptes jusqu'à treize! La femme ne vaut que par le désir qu'elle suscite!
Dans le film, une servante villageoise lui dit: Si un homme te demande en mariage, ne répond pas tout de suite, attends qu'il répète sa demande trois fois, où bien tu comptes jusqu'à treize! La femme ne vaut que par le désir qu'elle suscite!
vendredi, décembre 23, 2005
Dineysland
Marcher, faire la queue, puis quelques minutes de spectacle, et remarcher, et refaire la queue, nous n'avons pas réussi à profiter de toutes les attractions qu'il était huit heures du soir. Un bon bol d'air frais en cette saison. Beaucoup de tunnels avec des lumières glauques, je me demande comment les jeunes enfants assimilent celà. Ils étaient sages, pas de crises de nerfs, mais pas d'applaudissemnts non plus, puisque tout est marionnettes électrifiées, nous ne voyont pas qui tirent les ficelles. Un monde virtuel sans émotion autre que de regarder des images. Etrangement nous ne sommes fatigués ni par le froid, ni par les longues stations dans le dédale des grottes, est-ce parce que nous sommes déconnectés de la réalité par le décor qui est si joliment peint à neuf que l'on dirait du carton pâte. Il faut l'avoir fait, mon neveu et sa femme m'ont offert cette promenade enfantine pour Noêl. Avec la maman nous avions une Tour de Babel, elle parlait turc avec sa fille, anglais avec son gendre, allemand avec moi, et charmante de surcroit. Une jonglerie digne de respect. J'aurais bien aimé avoir ce genre d'éducation. Le dépaysement est tel qu'en prenant un thé je me suis crue dans un châlet de montagne avec la neige qui tombait des souffleurs de la Grande Parade, seul moment où j'ai vu des danseurs en vrai.
24h sans heurts
Les traditions orientales d'acceuil sont telles que j'ai pû vivre 24h chez des turques musulmans sans crainte, me sentant protégée comme un chiot de leur portée.
mercredi, décembre 21, 2005
La Bête
Vous êtes venu voir la bête! C'est souvent de cela qu'il s'agit lorsque qu'un personnage public vient pour une signature en vitrine. Les trois quart des quidams ne connaissent rien de l'oeuvre de l'artiste, mais ils le veulent en chair et en os et se faire connaitre de lui, pour régler des problèmes d'identité soit parce qu'ils sont jeunes et non encore rien fait, soit parce qu'ils sont adultes et ne feront rien que d'amer. On peut toujours dire qu'on a vu X Y Z dans tels lieux, à telle manifestation, et la tchatche et les commentaires vont bon train.
Un ami m'avait dit que pour être une star il fallait avoir un brin de vulgarité, ce qui permettait aux gens de s'identifier.
Je souffre lorsque je vois les créateurs obligés de se justifier de tout, du rien, comme dans certaines émissions que je me refuse de regarder, ce sont les jeux du cirque où l'animateur à les pleins pouvoirs et se starérise à pleines dents.
Un ami m'avait dit que pour être une star il fallait avoir un brin de vulgarité, ce qui permettait aux gens de s'identifier.
Je souffre lorsque je vois les créateurs obligés de se justifier de tout, du rien, comme dans certaines émissions que je me refuse de regarder, ce sont les jeux du cirque où l'animateur à les pleins pouvoirs et se starérise à pleines dents.
Les Fêtes
Je me calfeutre tout doucettement afin de ne pas me laisser gagner par la débauche des nourritures et présents des fêtes. Quand je vois cette orgie de cadeaux pour les enfants, je suis gênée, peut-être jalouse, car nous n'avions rien de cela durant la guerre, mais une pomme de terre et quelques allumettes permettait de créer une poupée dont je n'étais pas peu fière.
mardi, décembre 20, 2005
La résistance
On recherche cent femmes parlant allemand qui auraient travaillé pour la résistance en France. Témoins vivants ou papiers, bienvenus...
lundi, décembre 19, 2005
Arté Soirée thématique: Jules Verne
Je suis tombée amoureuse du portrait de Jules Verne et aussi de son capitaine Némo qui ressemble au héros du Vaisseau Fantôme Cent mille lieues sous les mers n'a pas pris une ride d'eau. L'un des intervenants rappelle que si l'on empêche quelqu'un de rêver, celui-ci meurt...Je revois une petite fille de douze ans, myophate,qui lors d'un téléthon:
"Parfois, la nuit, je rêve que je vole.
- Et le matin, tu n'es pas triste de voir que tu ne peux pas marcher?
- Oh non, ça me mets de bonne humeur pour toute la journée. Et puis on va bien trouver un médicament."
"Parfois, la nuit, je rêve que je vole.
- Et le matin, tu n'es pas triste de voir que tu ne peux pas marcher?
- Oh non, ça me mets de bonne humeur pour toute la journée. Et puis on va bien trouver un médicament."
dimanche, décembre 18, 2005
Café des Phares
Il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous.
Dieu ne peut rien faire que le passé soit passé.
J'ai eu le plaisir de rencontrer par hasard, Aldo.
Toujours ces profs qui vous questionnent comme si vous étiez des enfants suceptibles de mentir.
Dieu ne peut rien faire que le passé soit passé.
J'ai eu le plaisir de rencontrer par hasard, Aldo.
Toujours ces profs qui vous questionnent comme si vous étiez des enfants suceptibles de mentir.
France 3 La deuxième vérité
Julien Boisselier est une vraie découverte. Les séries télés policières françaises sont souvent bavardes, mais avec un tel acteur tout en intériorité, il pourrait monologuer des heures sans lasser.
Savoir plus sciences France 2
Axel Kahn : l'avenir n'est pas écrit ... - Futura ...Humaniste, scientifique engagé, membre du Comité consultatif national d’éthique français, Président du groupe des experts en Sciences de la vie auprès de la ...Si j'étais sûr de garder la même vivacité d'esprit que maintenant, je veux bien être prolongé, mais si c'est pour prolonger la sénescence, je ne le souhaite pas! C'est comme au spectacle, s'il est trop long, je finis par m'ennuyer! Alors le spectacle que me donne la vie...
jeudi, décembre 15, 2005
Mairie du 3ème Chants de Noël ensemble: Vocalis
La voix est bien l'instrument qui me touche le plus. Trois notes de la Callas et j'ai des frissons. Il y a des hommes (parce que j'aime les voix graves) qui sont sexys rien que par leur timbre, ce sont rarement les comédiens sauf Philippe Noiret, Gérard Depardieu, et bien entendu Jean Gabin. Aucun d'entre eux n'a le même registre mais le don de m'émouvoir, ils touchent à je ne sais quelles fibres avouables. Farinelli avec son contre-ut mettait les dames en pamoison. Où vont se loger les hormones féminines? Jeanne Moreau, avec le temps, est descendue si bas qu'elle racle le tréfonds. La voix d'ange des jeunes choristes est ce qui nous amène le plus près du ciel, même si l'on n'est pas croyant.Tout ça pour dire que j'aime les chants d'église mais aussi les chants patriotiques tels ceux chantés par la Chorale du Front Populaire. Ma mère, on l'a fait partir avec les Choeurs de l'Armée Russe. Rebelote pour ma soeur, pourtant il faisait déjà chaud puisque c'est la canicule qui l'a emportée.Il y avait sa voix si douce, si triste, qui me faisait accourir par monts et par vaux lorsqu'elle soupirait. Les polyphonies viriles de Corse et du pays Basque. Si j'avais plus de discipline je fréquenterais les Gospels et les lieux où l'on chante du Grégorien, Domigo Placido oui! L'Opéra c'est trop cher...
mercredi, décembre 14, 2005
La traversée de Paris
Chaque jour je m'efforce de traverser Paris à pieds, avec comme prétexte des haltes dans une galerie untelle. Mais les galieristes vendent leurs murs, plus de bavardages-potins comme autrefois, il n'y a pas que moi qui suis retirée...
Pour une amie malade,je re-teste des exercices de santé telles les boules chinoises. Je lui raconte que c'est dans le métro que je travaille le mieux, soulevant un genou pour forcer les abdos, de ma main libre je me bouche une narine, pendant que l'autre main fait tourner les boules dans ma poche. Et j'alterne à chaque station. Si je vais à Malakof, c'est d'un bon rapport. Il n'y a que les enfants que cela interpelle, les autres voyageurs font semblant de rien. La santé à tout prix, surtout lorsqu'on a pas de mari qui vous permette de tomber dans les pommes...
Pour une amie malade,je re-teste des exercices de santé telles les boules chinoises. Je lui raconte que c'est dans le métro que je travaille le mieux, soulevant un genou pour forcer les abdos, de ma main libre je me bouche une narine, pendant que l'autre main fait tourner les boules dans ma poche. Et j'alterne à chaque station. Si je vais à Malakof, c'est d'un bon rapport. Il n'y a que les enfants que cela interpelle, les autres voyageurs font semblant de rien. La santé à tout prix, surtout lorsqu'on a pas de mari qui vous permette de tomber dans les pommes...
mardi, décembre 13, 2005
lundi, décembre 12, 2005
Roberto Benigni France 2 infos
Il y a des gens qui jettent des fleurs, moi, je me jette moi même! dit Roberto Benigni, en arrosant d'éloges sur sa beauté la présentatrice Elise Lucet.
Quelques heures plus tard, j'ai fait le parrallele avec Harpo des Marx Brothers, qui lui, sautait sur les genoux des femmes par obsession sexuelle.
Quelques heures plus tard, j'ai fait le parrallele avec Harpo des Marx Brothers, qui lui, sautait sur les genoux des femmes par obsession sexuelle.
samedi, décembre 10, 2005
Jacques Loew- Raymond Cauchetier
J'ai reposé sur le poitrail d'un beau et élégant jeune homme, P. V, durant toute une émission: gràce au tee-shirt d'après d'anciennes photos. L'une est de Jacques Loew, l'autre c'est ma guêpière portée dans Lola, le film de Jacques Demy.La chroniqueuse au rouge à lèvres, Caroline Diamant, ils auraient dù l'appeller Lèvres en feu comme dans le film Mash.
Depuis six mois j'attends que l'illustratrice m'envoie un tee-shirt afin de parader.
vendredi, décembre 09, 2005
Monsieur Boiteux, tour de France
Sans rire, monsieur Boiteux marche 42km par jour en boitant un peu à force. Mais son pas a de l'allure, un visage d'intello, il est devenu SDF à 50 ans et compte collecter assez d'argent à travers la France pour créer une entreprise qui engagera des...SDF
jeudi, décembre 08, 2005
Jamais sans ma famille France 3 Mireille Dumas
Le plateau rit beaucoup mais c'est assez effarant ces fi-fils à leur parents qui acceptent que l'on fouille dans leurs poches, et que l'on détruise toute relation avec leurs maitresses. Franck de La Personne: C'est effrayant de grandir! De petite crevette, je suis devenu le gros bébé à sa maman!
(La fois où j'ai surprise ma mère à fouiller dans mon sac et me dire: J'espère que tu va répondre gentiment à ce jeune homme, il à l'air bien sous tous rapports! Je l'ai prise par les cheveux et je lui ai cogné la tête contre le mur, j'avais quinze ans, je n'ai jamais répondu à ce premier flirt qui bêtement avait mis dans sa lettre: J'ai montré ta photo à mes copains et leur ai dit, c'est ma fiancée! Dis, tu veux bien? )
Christine Devars est très émouvante dans l'acceptation d'entrer dans les folies surréalistes de sa mère, tels les jeux d'enfants.
(La fois où j'ai surprise ma mère à fouiller dans mon sac et me dire: J'espère que tu va répondre gentiment à ce jeune homme, il à l'air bien sous tous rapports! Je l'ai prise par les cheveux et je lui ai cogné la tête contre le mur, j'avais quinze ans, je n'ai jamais répondu à ce premier flirt qui bêtement avait mis dans sa lettre: J'ai montré ta photo à mes copains et leur ai dit, c'est ma fiancée! Dis, tu veux bien? )
Christine Devars est très émouvante dans l'acceptation d'entrer dans les folies surréalistes de sa mère, tels les jeux d'enfants.
Une rencontre de rue
"-Grosse morue! T'es moche! Tu m'fais vomir!
-Et toi, t'es quoi?
-Un beau gosse!
-T'as quel âge?
-Douze ans! Je te déteste, tu m'fais vomir, t'es moche, j't'fous mon pied dans la gueule! Il joint le geste à la parole, mais de loin, il est grêle, avec des lunettes et un cartable. Je voudrais le faire parler mais il fuit.
-Et toi, t'es quoi?
-Un beau gosse!
-T'as quel âge?
-Douze ans! Je te déteste, tu m'fais vomir, t'es moche, j't'fous mon pied dans la gueule! Il joint le geste à la parole, mais de loin, il est grêle, avec des lunettes et un cartable. Je voudrais le faire parler mais il fuit.
mercredi, décembre 07, 2005
Le sapin de Noël

David, le fils de ma soeur Suzie, plante une petit sapin tout décoré en miniature, paquets cadeaux compris, devant la tombe de sa mère, au nom de toute la famille. Cela fait kitch. Il s'en inquiète. Je lui raconte l'histoire d'un jeune moine qui voulait recevoir ses parents, le vieux maitre lui dit: A condition que tu me nettoie la cour! Quand cela fût fait, il ne restait plus une poussière: Je suis vieux, monte moi sur tes épaules! et le maître secoua l'arbre , quelques feuilles en tombèrent. Ne trouves-tu pas cela plus joli?
Swy Milshtein peintre et écrivain
Nous étions voisins, je ne le rencontrais que dans la rue. le bail de son atelier expire, il s'en va ailleurs, tristesse...Swy bien que pressé m'offre un café allongé et un petit pain au chocolat. Cela a toujours été la convivialité des peintres avec leurs modèles avant que d'entrer en atelier pour travailler, car ceux-ci toujours en retard pour la pose avait rarement pris le temps du petit déjeuner. Avec Swy ce fut une autre histoire, il voulait prendre des cours de yoga avec sa femme. Je venais le dimanche matin, les allongeais dans le salon pour la relaxation, mais leur bébé de six mois entendait participer, Lara crapahutait sur le corps de ses parents. J'ai fini par garder l'enfant, ce qui était une autre forme de relaxation.
mardi, décembre 06, 2005
Jehan Gonnet chef opérateur
lundi, décembre 05, 2005
Agnès Varda
Vent debout! Agnès Varda trace sa route entre films, documentaires, portraits, restaurations, productions, jusqu'aux Bonis, elle a mille doigts... Sortie du DVD Cléo de 5 à 7 et Daguerreotypes le 8 décembre 2005.
samedi, décembre 03, 2005
Décembre
Décembre on fait le plein, comme les ramassages scolaires, fêtes d'avant la fête, diners associatifs en toute simplicité, sans flonflons ni cadeaux obligés. Je tourne durant décembre entre les vieux pôtes, les vieilles copines et l'afflux de films en salle, et faire des abdos en me mettant des bracelets de force sur le ventre durant les infos. Je bouche une narine, puis l'autre, cela s'appelle la respiration alternée, pour faire bon poids j'abaisse une paupière, puis l'autre et défile nos misères vues que d'un oeil. Et des boules qui tournent dans les mains activent les méridiens. De quoi être positif, non? A quand l'année prochaine?
vendredi, décembre 02, 2005
mardi 22 novembre 2005 :: Coups de coeur :: aucun commentaire :: aucun trackback
Objet littéraire pas vraiment identifié!
Par Agnès Léglise
En voilà un objet littéraire tout à fait hors du commun et proprement inqualifiable. Pamphlet poétique? Poésie guerrière? farce provo? théorie artistique? performance? happening littéraire? laboratoire anti-hypeux? ce texte inclassable de Thierry Théolier échappe brillamment à tous les genres qu'il dénonce. Loin des artifices parisiens, branchouillés, VIP, pubeux, artistes à la mode et fashionistes de tous bords, Théolier, THTH pour les trolls ses amis, fondateur du célèbre syndicat du Hype, entreprise d'incruste et de derive fétarde pure et non sponsorisée, THTH nous dénonce radicalement, dans un style neuf et déjanté les multiples turpitudes marchandes ou snobs des jolis mondains et nous aphorisme joliment quelques verités essentielles.
Vindicatif, barré, insultant, drole, nominatif, dernier des mohicans, dyslexique, parodique, hilarant, unique représentant de son espèce, ce livre l'est à plusieurs titres, par sa langue post-post-jeunes gens modernes, son style éclaté, son humour subtilement décalé ou kalachnikovien mais aussi par sa distribution originale et loin du merchandising général : ce livre super rock se commande uniquement chez votre libraire ou sur le site www.camerasanimales.com.
Crevard (Baise-Sollers)
Objet littéraire pas vraiment identifié!
Par Agnès Léglise
En voilà un objet littéraire tout à fait hors du commun et proprement inqualifiable. Pamphlet poétique? Poésie guerrière? farce provo? théorie artistique? performance? happening littéraire? laboratoire anti-hypeux? ce texte inclassable de Thierry Théolier échappe brillamment à tous les genres qu'il dénonce. Loin des artifices parisiens, branchouillés, VIP, pubeux, artistes à la mode et fashionistes de tous bords, Théolier, THTH pour les trolls ses amis, fondateur du célèbre syndicat du Hype, entreprise d'incruste et de derive fétarde pure et non sponsorisée, THTH nous dénonce radicalement, dans un style neuf et déjanté les multiples turpitudes marchandes ou snobs des jolis mondains et nous aphorisme joliment quelques verités essentielles.
Vindicatif, barré, insultant, drole, nominatif, dernier des mohicans, dyslexique, parodique, hilarant, unique représentant de son espèce, ce livre l'est à plusieurs titres, par sa langue post-post-jeunes gens modernes, son style éclaté, son humour subtilement décalé ou kalachnikovien mais aussi par sa distribution originale et loin du merchandising général : ce livre super rock se commande uniquement chez votre libraire ou sur le site www.camerasanimales.com.
Crevard (Baise-Sollers)
La cuisine
Rien ne vaut être en cuisine avec une vieille copine ( Dominique Wallard) pour se raconter. En épluchant les patates, on ne triche pas.
jeudi, décembre 01, 2005
Sida oui...Sida non...
Impossible de faire comprendre à un vieil hétéro qu'il a pù avoir une maitresse droguée, ou qu'elle ait pù avoir un amant contaminé. Ils courent toujours entre les gouttes les vieux cavaleurs, seule la capote les fait débander. Je me souviendrais toujours d'un ami médecin à qui j'avais demandé de prendre les résultats de mes tests:
"De toute façon, je ne te dirais rien, tu me ferais toutes les maladies opportunistes!
- Et si je contamine la terre entière!
-Il n'y a rien pour guérir le Sida, on va tous crever de ça!" (c'était en 87, il n'y a rien de changé dans les mentalités, après moi, le déluge!) Puisque l'Ile de France détient le record des contaminations, nos machos seraient-ils les plus cons du monde? Et les femmes qui ont peur de perdre leur partenaire en ayant une exigence sanitaire, faut dire qu'on se les arrache, un homme pour trois femmes...alors autant lui offrir un plus, sa peau sans gaine et puis mourir...
"De toute façon, je ne te dirais rien, tu me ferais toutes les maladies opportunistes!
- Et si je contamine la terre entière!
-Il n'y a rien pour guérir le Sida, on va tous crever de ça!" (c'était en 87, il n'y a rien de changé dans les mentalités, après moi, le déluge!) Puisque l'Ile de France détient le record des contaminations, nos machos seraient-ils les plus cons du monde? Et les femmes qui ont peur de perdre leur partenaire en ayant une exigence sanitaire, faut dire qu'on se les arrache, un homme pour trois femmes...alors autant lui offrir un plus, sa peau sans gaine et puis mourir...
Tu te laisses aller.. chanson de Charles Aznavour
La femme d'un ami m'a déclaré: Tu n'aimes pas les femmes, donc je ne t'aime pas. J'aime les femmes belles, drôles, intelligentes, toi,tu ne m'interesse pas! Tu te laisses aller, je n'aime pas ça! J'aurai pù lui répondre que si se laisser aller était d'être en retard de deux liftings contrairement à elle, et ne pas me teindre les cheveux...Je veux avoir le droit de vieillir!
mercredi, novembre 30, 2005
Cinéma du Québec au cinéma des cinéastes
Pour la soirée de clôture, un encouragement évident: un cocktail à base de Cointreau.Les films de l'après midi, je les avais trouvés gentillets comme leurs histoires.
Puis, un court métrage clash, frappant: Mardi matin quelque part de Hélène Bélanger-Martin avec Geneviève Alarie. Une femme enceinte sur le point d'accoucher monte dans un autobus. Une autre vient avec un aussi gros ventre, mais celui-ci est bardé d'explosif. Cette kamikase a juste le temps de jeter un regard effaré sur sa voisine, que tout saute...
En guise de préhambule le réalisateur cite: On ne finit jamais un film, on l'abandonne! (Orson Wells) La vie avec mon père de Sébastien Rose avec Raymond Bouchard, Paul Ahmanani, David La Haye, Hélène Florent. En toile de fond, une maison délabrée qui prend l'eau de toute part. Un homme qui a trop aimé les femmes est puni par où il a pêché. Mais il reste magnifique et donne une leçon de vie à ses deux garçons qui sont impuissants à créer et à bien vivre. Le père n'a écrit qu'un seul roman: Les plus belles tranches de ma vie sont restées au fond d'un lit ! Une égérie tendre et pleine de charme réconcilient ces trois hommes, et le père disparaît ayant redonné leur dignité à ses fils parce que ceux-ci l'ont secouru.
Je déplore toujours lors des présentations le manque de projecteur sur les intervenants, ils sont glabres avec des ombres qui leur bouffent le visage, sans compter que les animateurs ne présentent souvent que les réalisateurs, pas les comédiens. Au titre de marraine du festival, Carole Laure ne se laisse pas oublier...
Est-ce un phénomène d'époque, les réalisateurs montrent souvent les femmes hystériques, folle de leur corps. Je préfèrent, dans les scènes de baisers regarder l'expression des hommes, c'est plus tendre dans l'amollissement de la chair. Mais cela vient aussi du maquillage, les femmes ont du rimmel au lit ce qui durcit le regard.
Puis, un court métrage clash, frappant: Mardi matin quelque part de Hélène Bélanger-Martin avec Geneviève Alarie. Une femme enceinte sur le point d'accoucher monte dans un autobus. Une autre vient avec un aussi gros ventre, mais celui-ci est bardé d'explosif. Cette kamikase a juste le temps de jeter un regard effaré sur sa voisine, que tout saute...
En guise de préhambule le réalisateur cite: On ne finit jamais un film, on l'abandonne! (Orson Wells) La vie avec mon père de Sébastien Rose avec Raymond Bouchard, Paul Ahmanani, David La Haye, Hélène Florent. En toile de fond, une maison délabrée qui prend l'eau de toute part. Un homme qui a trop aimé les femmes est puni par où il a pêché. Mais il reste magnifique et donne une leçon de vie à ses deux garçons qui sont impuissants à créer et à bien vivre. Le père n'a écrit qu'un seul roman: Les plus belles tranches de ma vie sont restées au fond d'un lit ! Une égérie tendre et pleine de charme réconcilient ces trois hommes, et le père disparaît ayant redonné leur dignité à ses fils parce que ceux-ci l'ont secouru.
Je déplore toujours lors des présentations le manque de projecteur sur les intervenants, ils sont glabres avec des ombres qui leur bouffent le visage, sans compter que les animateurs ne présentent souvent que les réalisateurs, pas les comédiens. Au titre de marraine du festival, Carole Laure ne se laisse pas oublier...
Est-ce un phénomène d'époque, les réalisateurs montrent souvent les femmes hystériques, folle de leur corps. Je préfèrent, dans les scènes de baisers regarder l'expression des hommes, c'est plus tendre dans l'amollissement de la chair. Mais cela vient aussi du maquillage, les femmes ont du rimmel au lit ce qui durcit le regard.
lundi, novembre 28, 2005
BIFI La boucle
Valérie de la bibliothèque du cinéma est venue ce matin embarquer tous mes documents concernant le cinéma. Je lui dis que j'aime bien les histoires qui tournent rond...En la raccompagnant, je prends mon courrier et s'y trouve une invitation pour voir les bonis d'Agnès Varda à la Cinémathèque Française:
Vous voyez! C'est la preuve par dix! On ferme la boucle!
J'étais d'autant plus heureuse de cette diversion que dimanche que je devais aller à Trouville pour subir le supplice de la question autour de mon livre par les gens du crû.
Vous voyez! C'est la preuve par dix! On ferme la boucle!
J'étais d'autant plus heureuse de cette diversion que dimanche que je devais aller à Trouville pour subir le supplice de la question autour de mon livre par les gens du crû.
Cinéma du Québec
Les femmes réalisatrices font preuves de bonne santé dans ce festival. Que faire de tout cet amour donné et reçu?
Médecine sous influence de Lina B. Moreco (documentaire 2004)
Les parents qui posent le moins de questions sont les plus appréciés!
Il est question des Extrèmes prématurés (22 semaines) que l'acharnement thérapeutique fait souffrir durant des mois, gavage obligé, sans qu'il n'y ait aucun suivi hors de l'hôpital par les chirurgiens contents de leur ouvrage, et pour prouver quoi? Au parents de galèrer et d'attendre parfois quatre ans pour une visite chez l'un ou l'autre des spécialistes pour les handicapés. (2.000 enfants avec une déficience cérébrale naissent par an au Canada) On ne sait si c'est l'enfant ou le parent qui a la vie chevillée au corps. Tant qu'ils sont bébés et si faibles qu'on est content de les avoir dans les bras et de les caresser, mais plus tard, avec le besoin d'autonomie et d'insertion dans le social, c'est l'enfer à chaque pas pour toute la famille. La réanimation à tout prix c'est le crédo de la nouvelle technologie de pointe. Sans parler de la médication lourde qui enrichit les laboratoires. Qu'est ce qu'il deviendra quand on sera plus là? Si c'est l'hôpital qui s'occupe plus de l'enfant que les parents, est-ce bien? Il me faut prendre les mêmes lunettes que l'intervenant pour martyriser mon bébé durant des mois! Il est dans une détresse installée! On regarde un organe, c'est l'éloignement de la totalité de l'être humain Long reportage désespéré. Alors qu'autrefois,les bébés qui n'était pas viables partaient d'eux-mêmes,les parents mettaient une année à s'en remettre et faisait un autre enfant!
L'otage de Carl Leblanc (2004)
C'est l'histoire de James Richard Cross qui raconte trente ans après son enlèvement par une cellule du Front de libération du Québec. Avec un humour tout British cet homme dit qu'il est devenu un anti-héros parce qu'il a survécu à cet enlèvement. Ce diplomate d'origine irlandaise, haut en couleur et constamment drôle, plonge dans les archives top secret où il est question de sa future mise en bière. Le réalisateur mélange avec humour et brio les documents de l'époque et le commentaire de son héros bien vivant.
Médecine sous influence de Lina B. Moreco (documentaire 2004)
Les parents qui posent le moins de questions sont les plus appréciés!
Il est question des Extrèmes prématurés (22 semaines) que l'acharnement thérapeutique fait souffrir durant des mois, gavage obligé, sans qu'il n'y ait aucun suivi hors de l'hôpital par les chirurgiens contents de leur ouvrage, et pour prouver quoi? Au parents de galèrer et d'attendre parfois quatre ans pour une visite chez l'un ou l'autre des spécialistes pour les handicapés. (2.000 enfants avec une déficience cérébrale naissent par an au Canada) On ne sait si c'est l'enfant ou le parent qui a la vie chevillée au corps. Tant qu'ils sont bébés et si faibles qu'on est content de les avoir dans les bras et de les caresser, mais plus tard, avec le besoin d'autonomie et d'insertion dans le social, c'est l'enfer à chaque pas pour toute la famille. La réanimation à tout prix c'est le crédo de la nouvelle technologie de pointe. Sans parler de la médication lourde qui enrichit les laboratoires. Qu'est ce qu'il deviendra quand on sera plus là? Si c'est l'hôpital qui s'occupe plus de l'enfant que les parents, est-ce bien? Il me faut prendre les mêmes lunettes que l'intervenant pour martyriser mon bébé durant des mois! Il est dans une détresse installée! On regarde un organe, c'est l'éloignement de la totalité de l'être humain Long reportage désespéré. Alors qu'autrefois,les bébés qui n'était pas viables partaient d'eux-mêmes,les parents mettaient une année à s'en remettre et faisait un autre enfant!
L'otage de Carl Leblanc (2004)
C'est l'histoire de James Richard Cross qui raconte trente ans après son enlèvement par une cellule du Front de libération du Québec. Avec un humour tout British cet homme dit qu'il est devenu un anti-héros parce qu'il a survécu à cet enlèvement. Ce diplomate d'origine irlandaise, haut en couleur et constamment drôle, plonge dans les archives top secret où il est question de sa future mise en bière. Le réalisateur mélange avec humour et brio les documents de l'époque et le commentaire de son héros bien vivant.
dimanche, novembre 27, 2005
Cinéma du Québec
Au bout d'x.. heures de projection le français québéquois vient à moi, à moins que ce ne soit moi qui entende mieux leur accent.
Les Guerriers de Micheline Lanctôt d'après une pièce de Michel Gameau.avec Patrick Huard, Dan Bigras
Deux publicistes s'enferment durant 10 jours de façon à trouver un slogan aussi lucratif que celui qui a fait le succès de leur agence: Le lait c'est vachement bon. Cette fois-ci c'est pour l'armée canadienne. Je fais confiance à la dérision! dit la tête pensante. L'armée c'est l'aventure payée! S'ensuit un débat philosophique sur le bien ou non fondé des guerres, c'est un dialogue duel à la Becket, mais d'une voix grassayante, sans le mélodieux phrasé des acteurs shakespeariens. Ce huis clos se terminera mal.
Les Guerriers de Micheline Lanctôt d'après une pièce de Michel Gameau.avec Patrick Huard, Dan Bigras
Deux publicistes s'enferment durant 10 jours de façon à trouver un slogan aussi lucratif que celui qui a fait le succès de leur agence: Le lait c'est vachement bon. Cette fois-ci c'est pour l'armée canadienne. Je fais confiance à la dérision! dit la tête pensante. L'armée c'est l'aventure payée! S'ensuit un débat philosophique sur le bien ou non fondé des guerres, c'est un dialogue duel à la Becket, mais d'une voix grassayante, sans le mélodieux phrasé des acteurs shakespeariens. Ce huis clos se terminera mal.
samedi, novembre 26, 2005
Double Je Bernard Pivot France 2
Je ne veille plus passé 22h par crainte des insomnies. Mais j'ai appris que Pivot cessait son émission, je voulais voir de quoi il en retourne. Il dit en préambule: "J'ai ce soir, pour l'avant dernière de Double Je, trois invités. Vous me direz lequel vous a le plus séduit!
-Mais les trois, mon capitaine!"
Ces écrivains étrangers: l'un écossais Kenneth White. L'autre libanais Amin Maalouf. Et le troisième argentin Alberto Manguel,ont comme dénominateur commun d'aimer la France. C'est un enchantement de les entendre parler français avec un tel respect de la langue. On sent leur jouissance de dire les mots justes, et la jubilation de Bernard Pivot qui les interroge est manifeste.
-Mais les trois, mon capitaine!"
Ces écrivains étrangers: l'un écossais Kenneth White. L'autre libanais Amin Maalouf. Et le troisième argentin Alberto Manguel,ont comme dénominateur commun d'aimer la France. C'est un enchantement de les entendre parler français avec un tel respect de la langue. On sent leur jouissance de dire les mots justes, et la jubilation de Bernard Pivot qui les interroge est manifeste.
Cinéma du Québec cinéma des cinéastes du 23 au 29 novembre
Sans transition, de la Russie je passe au Canada grâce à la neige qui tombe. Plaine ma plaine...Oh mon immense plaine... Traverser la Normandie toute blanche en train, est le plaisir du raccourci dans l'imaginaire.
Horloge biologique de Ricardo Trogi.avec Patrick Robitaille, Pierre-François Legendre, Jean-Philippe Pearson. Un peu longuet cette valse hésitation et baby-blues pour trois copains qui rechignent à l'idée de la paternité.
L'Audition de Luc Picard, avec Luc Picard, Suzanne Clément, Alexis Martin. Interprétation très émouvante de ce gros bras qui finit par l'apprentissage de l'acteur à avoir conscience de sa brutalité.
Ma vie en cinémascope de Denise Filiatrault avec Pascale Buissière, Serge Postigo, Denis Bernard. Evidemment j'ai été très touchée par le parcours tragique de cette fille donc le père en fait une bête de scène, et qu'aucun de ses amours ne protège.
Mémoires affectives de Francis Lecler avecRoy Dupuis, Rosa Zacharie, Nathalie Goupal, est une recherche bien plus subtile sur l'amnésie que le film français que j'ai vu sur le même sujet.
La Neuvaine de Bernard Emond avecElise Guilbault, Patrick drolet, Denise Gagnon. Un bon garçon, élevé par sa grand-mère ne veut pas la laisser mourir. Il rencontre une femme médecin désespérée et la sauve du suicide. Ce qui accrédite les récits de tous ces films c'est que ce sont de nouveaux visages pour nous qui ne connaissons pas les comédiens québéquois.
Horloge biologique de Ricardo Trogi.avec Patrick Robitaille, Pierre-François Legendre, Jean-Philippe Pearson. Un peu longuet cette valse hésitation et baby-blues pour trois copains qui rechignent à l'idée de la paternité.
L'Audition de Luc Picard, avec Luc Picard, Suzanne Clément, Alexis Martin. Interprétation très émouvante de ce gros bras qui finit par l'apprentissage de l'acteur à avoir conscience de sa brutalité.
Ma vie en cinémascope de Denise Filiatrault avec Pascale Buissière, Serge Postigo, Denis Bernard. Evidemment j'ai été très touchée par le parcours tragique de cette fille donc le père en fait une bête de scène, et qu'aucun de ses amours ne protège.
Mémoires affectives de Francis Lecler avecRoy Dupuis, Rosa Zacharie, Nathalie Goupal, est une recherche bien plus subtile sur l'amnésie que le film français que j'ai vu sur le même sujet.
La Neuvaine de Bernard Emond avecElise Guilbault, Patrick drolet, Denise Gagnon. Un bon garçon, élevé par sa grand-mère ne veut pas la laisser mourir. Il rencontre une femme médecin désespérée et la sauve du suicide. Ce qui accrédite les récits de tous ces films c'est que ce sont de nouveaux visages pour nous qui ne connaissons pas les comédiens québéquois.
vendredi, novembre 25, 2005
Festival du film russe Honfleur
Mon âme slave s'est réveillée. Dehors il bruine, va pour Honfleur. Nous nous sommes croisés dans la rue, devant le grenier à sel, avec Jean Becker qui est le Président du festival. Je puis lui donner mon livre écrit sur Ghislain qui a été son beau-frère.
Mes petits feuillets sur le Net n'ont pas eu leur effet. C'est une connaissance qui me prête son badge pour l'après-midi. La géode s'est déplacée au parking. Un appendice, que dis-je, un lampadaire ayant pris sa place devant la Mairie, face au Port. De Bruine il pleuviote et l'agencemnt a du retard. Toute une classe de jeunes têtes nues font la queue dehors un bon quart-d'heure. Mon manteau en faux poils dégoulinera sur mes genoux durant la projection. Je ne sais si c'est de la mauvaise humeur mais j'ai médiocrement gouté lzes lourdeurs d'une comédie qui se veut désinvolte: Parents à vendre.
Pour la deuxième séance, un arrosage en règle. J'étais venue en avance pour m'abriter sous le dais du cinéma Janson. L'agent de service n'a pas osé nous annoncer que la projection précédente avait une demi-heure de retard. Cannes en mai, Deauville en septembre, il n'y a aucune chance pour avoir un été indien en novembre à Honfleur, les organisateurs pourraient y penser. Mais je n'ai pas regretté les petits fours tout ce qu'il y a de plus russe, ni leur vodka, je n'étais pas parmi les happy-few, le film L'Italien est un très joli conte d'un petit de six ans qui dans un orphelinat et en butte à ses camarades et aux marchands d'enfants parce qu'il vient d'être adopté par un couple d'italiens, d'où son surnom. Lui, veut retrouver sa mère biologique, les autres veulent garder le fric de leur marchandage.
Mes petits feuillets sur le Net n'ont pas eu leur effet. C'est une connaissance qui me prête son badge pour l'après-midi. La géode s'est déplacée au parking. Un appendice, que dis-je, un lampadaire ayant pris sa place devant la Mairie, face au Port. De Bruine il pleuviote et l'agencemnt a du retard. Toute une classe de jeunes têtes nues font la queue dehors un bon quart-d'heure. Mon manteau en faux poils dégoulinera sur mes genoux durant la projection. Je ne sais si c'est de la mauvaise humeur mais j'ai médiocrement gouté lzes lourdeurs d'une comédie qui se veut désinvolte: Parents à vendre.
Pour la deuxième séance, un arrosage en règle. J'étais venue en avance pour m'abriter sous le dais du cinéma Janson. L'agent de service n'a pas osé nous annoncer que la projection précédente avait une demi-heure de retard. Cannes en mai, Deauville en septembre, il n'y a aucune chance pour avoir un été indien en novembre à Honfleur, les organisateurs pourraient y penser. Mais je n'ai pas regretté les petits fours tout ce qu'il y a de plus russe, ni leur vodka, je n'étais pas parmi les happy-few, le film L'Italien est un très joli conte d'un petit de six ans qui dans un orphelinat et en butte à ses camarades et aux marchands d'enfants parce qu'il vient d'être adopté par un couple d'italiens, d'où son surnom. Lui, veut retrouver sa mère biologique, les autres veulent garder le fric de leur marchandage.
mardi, novembre 22, 2005
Jeanne Moreau Michel Onfray Jean Meslier
A marée basse, la vase de la Touques a le temps de se givrer et le sable crise sous le gel. Lorsqu'il fait froid le ciel est plus bleu, la mer le reflète. Quelques ombres d'hommes et de femmes à chien près du rivage. C'est une pure merveille si le soleil est de la partie, son disque est blanc dans un pur azur. Je voulais rester toute la journée dehors mais une voix rocailleuse de sirène des grands fonds m'a scotchée au poste; celle de Jeanne Moreau qui m'a semblé de tous temps la plus élégante et sexy de nos actrices. Lors des Césars, je la trouvais plus troublante que ses jeunes rivales, me disant que si j'étais un homme, quelque soit son âge, elle me ferait bander. La petite ville est désertée par le touriste, sauf s'il s'est laissé piégé par la grève des trains. Bonheur de ne pas avoir à mentir de n'être pas disponible.
Ma petite voisine madame C... qui vient de fêter ses quatre-vingts ans s'en va guillerette écouter Michel Onfray chaque semaine à Caen. Nous faisons du convoiturage pour l'occasion. Aujourd'hui Michel Onfray parle de Jean Meslier, curé athée, prêtre des Ardennes sans visage et sans sépulture.Il devait être un surhomme pour vivre dans un chaudron d'enfer entre sa duplicité de tromper ses ouailles durant quarante ans, sa colère contre les grands de ce monde et leur pouvoir, et son manque de foi qu'il a avoué dans un testament posthume de mille pages.
Faute de train pour rentrer sur Paris j'irai bien à Honfleur voir le festival russe mais le dernier car de retour est à 19h ce qui ne laisse pas latitude d'y passer la soirée.
Ma petite voisine madame C... qui vient de fêter ses quatre-vingts ans s'en va guillerette écouter Michel Onfray chaque semaine à Caen. Nous faisons du convoiturage pour l'occasion. Aujourd'hui Michel Onfray parle de Jean Meslier, curé athée, prêtre des Ardennes sans visage et sans sépulture.Il devait être un surhomme pour vivre dans un chaudron d'enfer entre sa duplicité de tromper ses ouailles durant quarante ans, sa colère contre les grands de ce monde et leur pouvoir, et son manque de foi qu'il a avoué dans un testament posthume de mille pages.
Faute de train pour rentrer sur Paris j'irai bien à Honfleur voir le festival russe mais le dernier car de retour est à 19h ce qui ne laisse pas latitude d'y passer la soirée.
lundi, novembre 21, 2005
Vivement dimanche Jeanne Moreau Michel Drucker France 2
C'est un dimanche épatant! a dit Jeanne Moreau pour conclure cette fête.
La contradiction est un luxe! Etonnes moi!(Jean Cocteau)
Je ne prends pas la fuite, je rentre dans mon territoire! Tout est toujours à recommencer... A propos des hommages: Mon père disait qu'il valait mieux çà qu'un coup de pied au cul! Parlant d'Orson Welles: C'est un roi en exil! Il vous aime d'abord pour mieux vous convaincre! Je crois à la fièvre du spectacle, le trac c'est la vanité, la peur de déplaire Ce serait bien la comédienne magicienne! Rentrer à l'intérieur de soi pour comprendre les autres, être dans une vraie empathie! (Jeanne Moreau)
Te cailles pas la laitance! (Jean Gabin)
Jean Claude Brialy a une mémoire subjective, grâce à lui j'ai eu une vie supérieure! (Jeanne Moreau)
Son intelligence illuminait sa beauté. (Jean Daniel de L'Osb)
Jeanne est un soleil noir, un diamant noir! (Josée Dayan)
Je pars de la vérité, et je mets les habits du dimanche! (Marcel Pagnol
La contradiction est un luxe! Etonnes moi!(Jean Cocteau)
Je ne prends pas la fuite, je rentre dans mon territoire! Tout est toujours à recommencer... A propos des hommages: Mon père disait qu'il valait mieux çà qu'un coup de pied au cul! Parlant d'Orson Welles: C'est un roi en exil! Il vous aime d'abord pour mieux vous convaincre! Je crois à la fièvre du spectacle, le trac c'est la vanité, la peur de déplaire Ce serait bien la comédienne magicienne! Rentrer à l'intérieur de soi pour comprendre les autres, être dans une vraie empathie! (Jeanne Moreau)
Te cailles pas la laitance! (Jean Gabin)
Jean Claude Brialy a une mémoire subjective, grâce à lui j'ai eu une vie supérieure! (Jeanne Moreau)
Son intelligence illuminait sa beauté. (Jean Daniel de L'Osb)
Jeanne est un soleil noir, un diamant noir! (Josée Dayan)
Je pars de la vérité, et je mets les habits du dimanche! (Marcel Pagnol
La restauration
Le très beau site crée par Didier Dahon et Jérome Reybaud: Qui êtes-vous D...avait coulé corps et biens lors d'un naufrage sur la toile du Net. Ces deux webmestres l'ont restauré à la vitesse grand V de la proue à la quille. Je salue leur talent et leur courage et les remercie vivement.
vendredi, novembre 18, 2005
le masochisme
J'ai décidée de ne plus être une femme battue (moralement s'entend, et par des femmes) alors je m'absente, ne plus rentrer dans leur pipi caca malgré leur maladie, leur besoin d'avoir un proche douleur, qui ne fait jamais assez bien alors que leurs familles ne font que téléphoner pour se dédouaner. Ma propre soeur m'a vomie auprès d'amis, puis elle est partie de solitude.
Les spécialistes
Une amie a malencontreusement mangé des haricots verts donc la boite était périmée.
Elle a des diarrhées qui me font penser à un empoisonnement. Les spécialistes qui la traitent pour un cancer du colon croient à un effet secondaire de la radiothérapie. Je l'incite à prendre conseil auprès de notre pharmacienne qui lui conseille du potassium afin de ne pas se déshydrater, sous réserve de voir un médecin généraliste, lequel conclue à un empoisonnement...
Elle a des diarrhées qui me font penser à un empoisonnement. Les spécialistes qui la traitent pour un cancer du colon croient à un effet secondaire de la radiothérapie. Je l'incite à prendre conseil auprès de notre pharmacienne qui lui conseille du potassium afin de ne pas se déshydrater, sous réserve de voir un médecin généraliste, lequel conclue à un empoisonnement...
jeudi, novembre 17, 2005
Jean-Claude Delarue ( le cancer)
Depuis que ma femme n'a plus qu'un sein, j'ai l'impression de n'avoir qu'une main! dit un intervenant.
Après avoir fait son testament, on ne pense plus à la mort, tout est réglé! (une jeune femme)et à propos des oncologues, nouveau terme dans le jargon médical pour cancérologue: J'ai remarqué qu'ils vous annoncent le pire!
Les femmes ont le coeur plus grand! (pour l'accompagnement)
Après avoir fait son testament, on ne pense plus à la mort, tout est réglé! (une jeune femme)et à propos des oncologues, nouveau terme dans le jargon médical pour cancérologue: J'ai remarqué qu'ils vous annoncent le pire!
Les femmes ont le coeur plus grand! (pour l'accompagnement)
Le Père Goriot
Autour d'une table de bistro une dizaine de lecteurs, on a tous lu le Père Goriot de Balzac pour en discuter, la bibliothèque étant par définition silencieuse, et le dimanche que faire en province quand on est célibataire. Ma toujours petite fonctionnaire retraitée est là. (voir plus haut Salut l'artiste!) Le prochain livre mis en lecture sera L'Attente du Père. Je dis à cette dame avec qui j'ai maintes fois discuté: "-Depuis dix ans tu refuse de lire mes écrits, tu n'es pas obligée de te plier à cet exercice!- Si! Là ce n'est pas pareil, question d'ambiance!" Je crains le pire, sa curiosité dans la parlote est limite indiscrète jusqu'à ce qu'elle vous ait acculé dans vos derniers retranchements et trouvé une brêche pour vous lancer une perfidie. Après elle vous sourit, satisfaite d'avoir eu son petit plaisir, et ses joues rosisent. Elle est toujours contente, de sa petite promenade, de ses rangées de fleurs qui protègent sa petite maison du vis à vis dans la petite ruelle. Elle s'avoue sans ambition, prend un ton sirupeux pour vous inviter à un petit café, prêche la compassion et vous colle de l'adrénaline pour huit jours. La vie n'est-elle pas belle tant qu'on peut rencontrer un interlocuteur et cabotiner à l'envie? Mais de quoi et de qui se vengent ces femmes cultivées qui n'ont plus de maris, des enfants éloignés, et une voisine qui a parfois son portrait dans le journal. Je n'ai jamais constaté plus de narcissisme que chez des personnes qui ne font rien et vous le font payer. J'irais à ce rendez-vous avec un couvercle de casserolle en guise de bouclier
mardi, novembre 15, 2005
En Vérité! Frédéric Mitterrand chez Philippe Labro
Lorsque j'étais jeune, je n'osais regarder Philippe Labro si beau, si froid, l'âge l'a tanné. Frédéric Mitterrand me troublait par sa fougue à présenter les films, les acteurs. Cette nuit, lors d'une insomnie, je suis tombée sur ces deux-là au pied de mon lit dans la télé, c'était émouvant l'humilité de leur conversation dans Ombres et Lumières. et souvent, F.M. commençait ou terminait sa phrase par: En vérité! (comme dans la bible)
dimanche, novembre 13, 2005
Dimanche
Malgré la crainte je decide de prendre l'air jusqu'à la Bastille, lieu symbolique de la révolution. Au café phylo: Comment définir le mal à priori? Une amie est dans ses petits souliers froids à vendre de la porcelaine au marché de la brocante. Nous égrenons nos souvenirs d'ex danseuses au Mogador jusqu'à ce que les badeaux du dimanche entourent les stands, là je leur laisse la place. Un vent joue dans les dernières feuilles des arbres, et la nuit tombe vite. C'est presque un jour ordinaire sauf que je n'ai pas été visiter un ami en périphérie.
vendredi, novembre 11, 2005
Indochine Régis Wargnier
Il fait 17° dans mon grenier. Sous la couette je revois le film Indochine, c'est d'un romantisme fou et je suis sûre que c'est le meilleur rôle dramatique de Catherine Deneuve.
mercredi, novembre 09, 2005
BIFI
Aujourd'hui j'avais rendez-vous avec Robert Régis, chargé de collecter tous documents concernant le cinéma pour la BIFI.( Bibliothèque du film) J'avais le trac, comme une débutante, pour lui proposer ma provende de photos de plateaux. Au bout d'une heure de visite guidée à travers tous les services, j'étais persuadée que mes documents seraient mieux ici à servir de témoignage pour des recherches éventuelles sur certains films que de croupir dans la cave de proches où d'ayants droits si tant est qu'ils aient une cave. et j'aurais la tête libre du côté mercantile qui peut exister chez certains collectionneurs
mardi, novembre 08, 2005
Walter Lewino
Déjeuné avec Walter au sortir du train. Je le remercie:
"-Ah! ça fait du bien de voir un homme! A Trouville je ne vois que des femmes, célibataires comme moi, frustrées!
- Vous n'avez qu'à vous masturber!
- Ce n'est pas tout! Et la tête?
- Tu mets une glace devant toi, tu prends un masque auquel tu dessine des moustaches!
"-Ah! ça fait du bien de voir un homme! A Trouville je ne vois que des femmes, célibataires comme moi, frustrées!
- Vous n'avez qu'à vous masturber!
- Ce n'est pas tout! Et la tête?
- Tu mets une glace devant toi, tu prends un masque auquel tu dessine des moustaches!
jeudi, novembre 03, 2005
La Boite Noire
Mise en scène ampoulée pour un scénario emberlificoté. La Boite Noire de Richard Berry veut nous en foutre plein la vue.
Revu sur Arté Rose-Mary's Baby de Roman Polenski qui est un vrai professionnel du suspense, avec très peu d'effets, juste l'angoisse de l'attente.
Revu sur Arté Rose-Mary's Baby de Roman Polenski qui est un vrai professionnel du suspense, avec très peu d'effets, juste l'angoisse de l'attente.
Salut l'artiste!
Une fonctionnaire retraitée: Moi aussi je suis une artiste! Chaque jour je mange, mes intestins travaillent! Les déchets sortent! J'ai de la matière, je fais donc une oeuvre, je suis une artiste!
mardi, novembre 01, 2005
Quo vadis Mervin Le Roy 1951 Peter Ustinov
J'adore les péplums, je l'avoue, mais il faisait beau, la Toussaint balayée par un vent chaud, les gens à la plage. Mais quand j'ai vu le premier plan de Peter Ustinov en Néron fou, je n'ai pas voulu en perdre une goutte sur l'écran de la télé.
Nous étions une demi-douzaine de vestales dans le luxueux lupanar de luxe de son film Lady L.Toutes candidates à la gloire, il fallait se disputer les bons créneaux pour être vues dans les plans américains. Il y avait plus coquines que moi, au point qu'Ustinov me dit: De toi, je ne connais que le dos! Les yeux bleus méttaliques de la vedette Paul Newman ne traversaient pas nos regards mais il rôdait dans le studio, même hors prises, de façon à donner la réplique (off) à ses partenaires. Une telle professionnalité me bluffait. Catherine Allegret avait à peine seize-ans, un pur Renoir.
Nous étions une demi-douzaine de vestales dans le luxueux lupanar de luxe de son film Lady L.Toutes candidates à la gloire, il fallait se disputer les bons créneaux pour être vues dans les plans américains. Il y avait plus coquines que moi, au point qu'Ustinov me dit: De toi, je ne connais que le dos! Les yeux bleus méttaliques de la vedette Paul Newman ne traversaient pas nos regards mais il rôdait dans le studio, même hors prises, de façon à donner la réplique (off) à ses partenaires. Une telle professionnalité me bluffait. Catherine Allegret avait à peine seize-ans, un pur Renoir.
dimanche, octobre 30, 2005
Vivement dimanche prochain Michel Drucker France 2
J'attends chaque semaine la revue de presse de Nicolas Canteloup, un imitateur qui pense au-dessus de la ceinture.
samedi, octobre 29, 2005
Le plus grand cabaret du monde Patrick Sebastien France 2
C'est impossible de nous offrir de plus somptueux numéros de cirque et de music-hall que Patrick Sébastien. Les gros plans de l'invitée Marie-Ange Narti sont rassurants, une femme d'une beauté saine.
vendredi, octobre 28, 2005
Le Net
J'ai réservé un ordinateur pour deux heures. Du coup, je n'ai rien écrit, me laissant rêvasser sur le Net, naviguant à vue,tel un jour de grasse matinée sous la couette
jeudi, octobre 27, 2005
BN Cinémathèque Française
J'ai pris le Météore. Il n'y a pas de cabine de conducteur à l'avant, des enfants s'en prennent pleins les mirettes du long tunnel noir égayé de quelques feux. La vitesse donne l'impression que les rails se distordent, et la rame d'en face rajoute à l'inquiètude. Les petits n'ont pas l'air apeurés. Le plus long c'est d'arriver à la BN. Des planches entourent les quatre tours, sans vélo ni aucun engin en O, que des pieds. Il fait beau, c'est un plaisir de plein air qui vaut mieux que les tunnels kafkaiens qui relient les tours par les sous-sol. J'ai décidé de marcher, va pour la Cinémathèque en face, à Bercy dont je traverse le parc. Une floppée de jeunes et très jeunes s'exercent aux montagnes russes avec des rollers, je les trouve très courageux.
Habitant le vieux Marais, je suis déjà oppressée par cette nouvelle ligne de bâtiments si hauts, si gris, la Cinémathèque à l'air modeste à côté.
La salle d'expo de Jean Renoir est dans une demi pénombre, les tableaux n'en ressortent que plus vifs, plus chauds, et divers écrans passent en boucles certains films du réalisateur. En ce moment s'ébat le French-Cancan, je sais que j'avais un chapeau avec une aigrette bleue mais impossible de me reconnaître dans la foulée des jambes en l'air. Il faudrait un arrêt sur image.
A d'autre étages une expo permanente et le musée du cinéma. Là, les salles sont carrément noires, les bancs aussi, je m'en suis prise un sur les tibias. Chaque objet mérite examen, il faudra revenir.
Un ancien prof du TNP attendait la projection de La Bête Humaine
"-Ah oui Gabin!
- Carette! répliqua t-il"
Habitant le vieux Marais, je suis déjà oppressée par cette nouvelle ligne de bâtiments si hauts, si gris, la Cinémathèque à l'air modeste à côté.
La salle d'expo de Jean Renoir est dans une demi pénombre, les tableaux n'en ressortent que plus vifs, plus chauds, et divers écrans passent en boucles certains films du réalisateur. En ce moment s'ébat le French-Cancan, je sais que j'avais un chapeau avec une aigrette bleue mais impossible de me reconnaître dans la foulée des jambes en l'air. Il faudrait un arrêt sur image.
A d'autre étages une expo permanente et le musée du cinéma. Là, les salles sont carrément noires, les bancs aussi, je m'en suis prise un sur les tibias. Chaque objet mérite examen, il faudra revenir.
Un ancien prof du TNP attendait la projection de La Bête Humaine
"-Ah oui Gabin!
- Carette! répliqua t-il"
mercredi, octobre 26, 2005
Chou blanc
C'est l'heure de sa sièste, je prends donc l'autobus pour me rapprocher de son domicile avant de lui annoncer ma venue dans ces parages. En chemin, j'espère rencontrer un autre ami perdu de vue depuis trois ans; aucun des cafés ni librairies qu'il fréquentait ne savent où il habite, il ne fréquente plus le quartier de Montparnasse.Quand à celui qui vit Portes de Vanves, je tombe sur un répondeur peu symphatique de sa femme disant que la communication est filtrée et qu'ils ne répondront que s'ils le veulent. Je visite donc L'Entrepot afin d'y trouver une toilette.La clientèle à l'air branché, je ne m'y attarde pas. Avant que de reprendre l'autobus direct pour chez moi, je me dis qu'un petit tour au cimetière et m'assoir sur le banc qu'Agnès Varda a placé à côté de la tombe de Jacques Demy, serait charmant, et c'est presque La Toussaint. J'ai sillonné la section plusieurs fois sans succès.Avec le vent, beaucoup de pots de fleurs sont à terre. Au finish, j'ai aperçu une gardienne qui me dit que c'est effectivement assez difficile de s'y retrouver. Revenez demain, maintenant je ferme! De retour dans ma rue, à la terrasse d'un bistrot, un voisin attablé m'offre un verre de lait. J'avais traversé Paris pour voir quelqu'un, il m'a fallu tout ce périple pour une rencontre de hasard.
lundi, octobre 24, 2005
Il pleut sur Paris
Il pleuvine sur Paris, les gens se plaignent du mauvais temps, cela me rappelle un été de pénurie d'eau à Foça, en Turquie. Le Club c'est Bysance, or il a fallu faire des restrictions, pas de douche à l'heure où les sportifs en sueur voulaient se laver. Ils ont fait un scandale sans penser que la population turque devait remplir ses baignoires ou pire quelques seaux d'eau pour survivre la semaine.
dimanche, octobre 23, 2005
Laurent Gerra
J'ai remarqué que les gens qui vous lançent des vannes sourient beaucoup, comme s'ils voulaient s'excuser d'avance de vous blesser.
Des copines qui me disent ne pas avoir de problème d'identité se protègent par défaut d'ambition mais n'oublient jamais de vous balancer une perfidie.
Des copines qui me disent ne pas avoir de problème d'identité se protègent par défaut d'ambition mais n'oublient jamais de vous balancer une perfidie.
vendredi, octobre 21, 2005
Match Point Woody Allen
Au générique une balle de tennis traverse l'écran passant au dessus d'un filet imaginaire, plusieurs fois. Puis elle frappe le filet et quelques secondes en suspens, elle tombe finalement d'un côté du filet. Le commentateur dit: Quelque soit la volonté de vouloir gouverner notre vie pour satisfaire nos désirs, c'est le facteur chance qui a raison de nos projets. C'est injuste mais c'est comme ça! Il n'y a que la chance qui compte!
"-Le casting est très bon! dit René Quinson. Le film est très bien fait, à la Hitchcock, très élégant! Je rajoute;
-Il avait fait un pastiche parfait de Bergmann
- Oui! dans Intérieurs"
Dans un film documentaire réalisé par André Delvaux sur Woody Allen on voit le réalisateur entre ses deux vedettes féminines, et là, on se rend compte qu'il est extrèmement sexué donc sexy.
"-Le casting est très bon! dit René Quinson. Le film est très bien fait, à la Hitchcock, très élégant! Je rajoute;
-Il avait fait un pastiche parfait de Bergmann
- Oui! dans Intérieurs"
Dans un film documentaire réalisé par André Delvaux sur Woody Allen on voit le réalisateur entre ses deux vedettes féminines, et là, on se rend compte qu'il est extrèmement sexué donc sexy.
Le rire
Je m'octroie chaque jour mon quart d'heure de rire pour rester en bonne santé. L'équipe Ruquier sera t-elle immortelle?
Se faire une toile entre deux vieux amis, qu'importe le film pouvu qu'on ait le rêve.
Se faire une toile entre deux vieux amis, qu'importe le film pouvu qu'on ait le rêve.
jeudi, octobre 20, 2005
Mairie du 3ème The Beatles quatre garçons dans le vent (Richard Lester 2000)
Avec 50 trains de retard j'ai voulu me faire une culture ds années syxties.
Les Beatles sont charmants, bien coiffés, mais le film n'est pas décoiffant, au bout d'une heure je suis descendue du train.
Les Beatles sont charmants, bien coiffés, mais le film n'est pas décoiffant, au bout d'une heure je suis descendue du train.
Patrick Dupont Mireille Dumas
N'en déplaise à Patrick Dupont que je n'ai jamais vu danser mais je suis tombée définitivement amoureuse de Rudolf Noureev lorsqu'il a dansé pour la première fois en France au Théâtre des Champs Elysées dans La Belle au bois dormant Le public ne pouvait le laisser partir, jouissant de chacun de ses saluts, de ses ports de tête à l'ancienne, tel un oiseau qui se lisserait le bec sous ses ailes. Il était Le Prince dans toute sa grâce et noblesse, alors que nous avions l'habitude des ports de bras genre matamore victorieux.
Ceci dit, Patrick Dupont a été extrèmement émouvant dans ses envolées poétiques pour raconter tout les drames qu'il a affronté. Derrière la montagne, il y a la mer! Il faut être capable de rêver pour vivre la réalité!
Ceci dit, Patrick Dupont a été extrèmement émouvant dans ses envolées poétiques pour raconter tout les drames qu'il a affronté. Derrière la montagne, il y a la mer! Il faut être capable de rêver pour vivre la réalité!
mercredi, octobre 19, 2005
Etrange!
Etrange! Vous avez-dit étrange? Si ces concitoyens le mette à mort sur le seul chef d'inculpation de ce procès, en disparaissant comme dans une trappe, Saddam Hussein ne pourra pas se prévaloir de tous ses amis armuriers qui lui ont fourni le nerf de sa tyrannie.
Gérard Depardieu Vivement dimanche
Gérard Depardieu à bien joué son rôle d'invité surprise, il a mimé une masturbation frénétique pour amuser la galerie. La très belle vedette italienne Monica Bellucci ne s'en est pas émue. Et pour montrer qu'il avait un nouveau coeur, il a lancé en guise d'au revoir: Faites vous ponter, c'est génial! Faites vous ponter! Depardieu qui assume si bien dans les rôles sa part de féminité est également notre grand acteur rabelaisien.
mardi, octobre 18, 2005
Place des Vosges
La Place des Vosges est un enchantement! Le rouge brique des maisons se marie avec les ors des feuilles d'automne du square.Des gens sombres assis immobiles sur les bancs préfigurent l'hiver. La pelouse n'est plus investie par nos jeunes qui s'y doraient. De petits enfants soulèvent des nuages de poussière en traînant les pieds, cela donne au décor une touche impressionniste.
dimanche, octobre 16, 2005
Le public des émissions télés
Le public est formaté pour applaudir à chaque phrase des animateurs. Si bien que lorsque Thiérry Ardisson a annoncé la mort de l'un de ses invités de la semaine dernière, dans un bel élan réflexe de Pavlow, le public a applaudi.
samedi, octobre 15, 2005
lA POMME
La pomme est traitée 32 fois avant d'arriver sur nos étals. J'y réfléchirais à deux fois avant d'en croquer une.
vendredi, octobre 14, 2005
cimetière
Mon neveu m'invite à déjeuner, ils sont charmants tous les deux. Nous allons au cimetière voir la tombe de ma soeur. Il me semble qu'il y va souvent. Le couple vit isolé de tout, est-ce un lieu de promenade ou un goùt morbide, ne pas faire le deuil de sa mère. Cela me rend triste d'autant que je culpabilise de n'avoir pas fait grand chose pour elle. N'empêche que c'est toujours moi qui téléphonais pour avoir des nouvelles, j'agis ainsi avec mon neveu. Il est plus tendu que d'habitude, j'apprends qu'il a cessé de boire à cause d'une tension trop élevée. c'est la meilleure nouvelle qu'il puisse me donner.
jeudi, octobre 13, 2005
La vraie vie
Cet espoir fou que la vraie vie est ailleurs, je le ressens à chaque fois que je peux changer de trottoir, de quartier, de ville, rencontrer quelqu'un de nouveau. Nous sommes toutes telles Les trois soeurs d'Anton Tchécov qui veulent aller à Moscou. La Trilogie des dragons est une invasion annoncée des chinois qui aujourd'hui sont partis dans la lune. La grisaille du décor, le sourd ressentiment des personnages qui cherchent à décoller de leur Québec natal m'a attristée, je n'ai pas réussi à rire tout du long de ces six heures de représentation, c'était lent, long, ces générations qui se superposent, malgré les trouvailles astucieuses, malicieuses de la mise en scène. Bien qu'il y ait cent ans d'écart,j'ai trop pensé à Tchécov, et surtout le mythe de Ma cabane au Canada est tombé. Si l'on parle plusieurs langues comme dans la pièce, l'on peut croire un instant à l'exotisme de pacotille. Parler le language des autres serait-ce ça la nouvelle patrie? Mais j'étais heureuse de voir se mouvoir avec tant d'intensité dans divers rôles, Jean-Antoine Charest. Je suis toujours fière, lorsque d'emblée, je fais confiance au talent de quelqu'un, sur un simple regard, de voir que je ne me suis pas trompée.
lundi, octobre 10, 2005
Vivement Dimanche Jane Fonda
Jane fonda, en perdant ses joues, et tirée à quatre épingles, a tout à fait le look d'une Première Dame des Etats-Unis. Elle a gardé l'électicité de son jeu d'actrice pour nous convaincre de ses combats; elle mettrait KO le moindre de nos députés tant nous sommes mous à côté de ces bêtes de scène que sont les américains.
samedi, octobre 08, 2005
La Librairie du Marché à Deauville
J'avais laissé dix livres en dépôt à la Librairie du Marché, je les ai retrouvés, aucun ne manquait, ils étaient cachés sous l'étagère derrière une rangée de bouquins.
vendredi, octobre 07, 2005
Le gris
Quand tout est floconneux, que les paquebots se fondent dans le brouillard, que la vague n'est qu'un liseré sur la sable, que le silence se fait ouateux, c'est alors un peu de douceur dans la ville balnéaire. Les goélands portent leur ombre sur la Touques irisée de reflets tel sur un lac. C'est alors que je mesure le privilège d'être à la mer. Il n'y a plus de colère, plus rien à colporter, on se salue de loin.
jeudi, octobre 06, 2005
Arté La magazine de la santé au quotidien
On nous a montré le geste qui sauve, sauf qu'aujourd'hui les secouristes ont une table de massage cardiaque, je n'ai pas vu le bouche à bouche. Cette pauvre femme de 71 ans, faute de premiers soins que personne ne connaissait parmi les badaux, est morte. On peut apprendre en une journée moyennant 60 euros. Cela me rappelle ma mère, qui en 68 ne pouvait rejoindre son Coco chéri! à l'intérieur des barricades. Seuls les secouristes passent! lui a dit la maréchaussée. Elle a pris des cours pour assister à la prochaine échafourrée. A la préfecture de police où elle a passé son examen:" Est-ce que vous savez faire une piqure? Est-ce que vous savez prendre la tention? - Oui! Mais je n'ai pas le droit!" Ils ont vu qu'elle n'était pas dangereuse et lui ont donné 10/10
mercredi, octobre 05, 2005
Le ciel d'azur
Hier c'était azuréen, impossible de rentrer s'enfermer chez soi. Je passais et repassais sur les planches, me disant que je ferais bien les frais d'une moule frites, mais voilà, la saison est finie, rideaux baissés dans les bistrots en bord de plage. A l'intérieur, il en va de même dans la rue piétonne, c'est mercredi, le jour des mamies, elles sont à la crêpe à domicile. Du coup j'ai lavé mon linge dans une laverie et attrapé un rhume.
lundi, octobre 03, 2005
Mairie de Trouville Marguerite Duras
Comme chaque année depuis 10 ans, le premier week-end du mois d'octobre, hommage à Marguerite Duras. Je ne suis pas l'une de ses lectrices, cela me donne l'occasion à voir du Duras au milieu d'un public de fans qui se déplace de Paris et d'ailleurs pour ces journées. Je finis par être prise par la maladie durasienne d'amour qui est contagieuse.
Samedi après-midi, Dominique Denès Maitre de conférences (Université Nancy 2) auteur de (Etude de l'Amant/ Marguerite Duras) Ed Ellipes 1997- Nous a parlé de "Femmes de destin Destin de femmes". Enfin une conférencière qui fascine son public en lui parlant directement, avec charme, et complètement habitée par son sujet.La différence entre eux, c'est celui qui lit son texte et celui qui raconte telle une histoire vécue.
Revu pour la cinquième fois Hiroshima mon amour Alain Resnais (1959) Il s'est passé une alchimie étrange. J'avais toujours occulté le japonais, n'aimant pas ce qui est oriental ni asiatique. Là, je me suis énamourée de cet Eija Okada, acteur beau, bon, sensible. je l'ai trouvé extrèmement bandant.
Le Dimanche matin, débat sur les trahisons dont se sentait victime Duras lors des adaptations cinémathographiques. J'ai argué qu'à moins d'avoir un clone, chacun était trahi par l'autre. Le modèle ne se reconnait pas dans son portrait fait par le peintre! Le lecteur, ou le spectateur a une interprétation subjective de l'oeuvre, et ainsi de suite!..
Hall des Roches Noires: Nevers d'après les appendices de Hiroshima (Gallimard) Sous l'égide de Joelle Pagès Pindon, professeur de Chaire supérieur à Paris, auteur de Marguerite Duras (ed Ellipses, 2001) un montage du texte ne figurant pas dans le film d'Alain Resnais. J'avoue qu'après le film, je n'en ressentais pas le besoin, ce que ne dit pas le texte, l'image est là, et fortement avec le grand écran, les gros plans. Evidemment le timbre de voix si particulier de Claire Deluca, qui portée par sa sensibilité et son articulation parfaite permet aux derniers rangs de la salle de goùter la saveur du texte, c'est jouissif quand il n'y a pas de redite par rapport au film. A la fin de la représentation, Claire Deluca s'est excusée auprès de son public d'avoir omit une phrase très importante, la description de l'agonie de l'amant allemand, avec le corps de son amoureuse sur lui. Ils mouraient tous deux de leur amour. C'était magnifique! Claire ne voulait pas que nous soyons lésés de ce passage, elle a été ovationnée. Peut-être étais-je trop en arrière, j'ai mal perçu la deuxième voix, celle de Sophie Lahayville très discrète et d'un jeu introverti qui représentait la jeune fille de Nevers en France.
Petites anecdotes, j'ai rencontré trois fois cinq minutes Marguerite Duras. La première c'était à la cantine du Studio Eclair, j'y faisais un stage de montage.
" Je vous prends comme stagiaire dans mon prochain film!
- Il me faut des feuilles de paies, sinon mon stage ne sera pas validé.
- Pour moi, on tourne gratis...
Deuxième fois chez elle à Neauphles Le Château, son opérateur Ghislain Cloquet m'avait invitée à voir le tournage, mais la pièce, encombrée de tous les techniciens, je suis restée au jardin avec son ex-mari Dyonis Mascolo qui me vantait les bienfaits du jardinage sur le moral.
Le soir, j'ai été très flattée de manger les pâtes préparées par Jeanne Moreau pour toute l'équipe, malgré sa journée de travail.
Gérard Depardieu qui rentrait dans sa Deux-Chevaux dormir près de Versailles m'a laissée sur la bretelle de l'autoroute sans m'avoir adressé la parole, j'étais vexée de ne pas l'avoir interessé.
Troisième fois, Ghislain Cloquet et Pierre Molinier son étalonneur recoivent Duras à Eclair pour lui montrer un premier montage de Nathalie Granger. Fatiguée par les horaires d'usine je me suis endormie durant la projection. Et j'entends Duras demander à Ghislain:
"Que pensez-vous du film? et lui, froid tel un chirurgien répond:
-C'est un scénario formidable, qui aurait pû être un film génial, si cela avait été tourné par un vrai metteur-en scène! Duras n'a pas moufté, mais elle a fait la carrière de l'assistant Bruno Nuytten le prenant comme chef-opérateur pour India Song.. Duras avait dit à propos de ce film, et c'était vrai: C'est le film le plus érotique de ces dix dernières années!
Samedi après-midi, Dominique Denès Maitre de conférences (Université Nancy 2) auteur de (Etude de l'Amant/ Marguerite Duras) Ed Ellipes 1997- Nous a parlé de "Femmes de destin Destin de femmes". Enfin une conférencière qui fascine son public en lui parlant directement, avec charme, et complètement habitée par son sujet.La différence entre eux, c'est celui qui lit son texte et celui qui raconte telle une histoire vécue.
Revu pour la cinquième fois Hiroshima mon amour Alain Resnais (1959) Il s'est passé une alchimie étrange. J'avais toujours occulté le japonais, n'aimant pas ce qui est oriental ni asiatique. Là, je me suis énamourée de cet Eija Okada, acteur beau, bon, sensible. je l'ai trouvé extrèmement bandant.
Le Dimanche matin, débat sur les trahisons dont se sentait victime Duras lors des adaptations cinémathographiques. J'ai argué qu'à moins d'avoir un clone, chacun était trahi par l'autre. Le modèle ne se reconnait pas dans son portrait fait par le peintre! Le lecteur, ou le spectateur a une interprétation subjective de l'oeuvre, et ainsi de suite!..
Hall des Roches Noires: Nevers d'après les appendices de Hiroshima (Gallimard) Sous l'égide de Joelle Pagès Pindon, professeur de Chaire supérieur à Paris, auteur de Marguerite Duras (ed Ellipses, 2001) un montage du texte ne figurant pas dans le film d'Alain Resnais. J'avoue qu'après le film, je n'en ressentais pas le besoin, ce que ne dit pas le texte, l'image est là, et fortement avec le grand écran, les gros plans. Evidemment le timbre de voix si particulier de Claire Deluca, qui portée par sa sensibilité et son articulation parfaite permet aux derniers rangs de la salle de goùter la saveur du texte, c'est jouissif quand il n'y a pas de redite par rapport au film. A la fin de la représentation, Claire Deluca s'est excusée auprès de son public d'avoir omit une phrase très importante, la description de l'agonie de l'amant allemand, avec le corps de son amoureuse sur lui. Ils mouraient tous deux de leur amour. C'était magnifique! Claire ne voulait pas que nous soyons lésés de ce passage, elle a été ovationnée. Peut-être étais-je trop en arrière, j'ai mal perçu la deuxième voix, celle de Sophie Lahayville très discrète et d'un jeu introverti qui représentait la jeune fille de Nevers en France.
Petites anecdotes, j'ai rencontré trois fois cinq minutes Marguerite Duras. La première c'était à la cantine du Studio Eclair, j'y faisais un stage de montage.
" Je vous prends comme stagiaire dans mon prochain film!
- Il me faut des feuilles de paies, sinon mon stage ne sera pas validé.
- Pour moi, on tourne gratis...
Deuxième fois chez elle à Neauphles Le Château, son opérateur Ghislain Cloquet m'avait invitée à voir le tournage, mais la pièce, encombrée de tous les techniciens, je suis restée au jardin avec son ex-mari Dyonis Mascolo qui me vantait les bienfaits du jardinage sur le moral.
Le soir, j'ai été très flattée de manger les pâtes préparées par Jeanne Moreau pour toute l'équipe, malgré sa journée de travail.
Gérard Depardieu qui rentrait dans sa Deux-Chevaux dormir près de Versailles m'a laissée sur la bretelle de l'autoroute sans m'avoir adressé la parole, j'étais vexée de ne pas l'avoir interessé.
Troisième fois, Ghislain Cloquet et Pierre Molinier son étalonneur recoivent Duras à Eclair pour lui montrer un premier montage de Nathalie Granger. Fatiguée par les horaires d'usine je me suis endormie durant la projection. Et j'entends Duras demander à Ghislain:
"Que pensez-vous du film? et lui, froid tel un chirurgien répond:
-C'est un scénario formidable, qui aurait pû être un film génial, si cela avait été tourné par un vrai metteur-en scène! Duras n'a pas moufté, mais elle a fait la carrière de l'assistant Bruno Nuytten le prenant comme chef-opérateur pour India Song.. Duras avait dit à propos de ce film, et c'était vrai: C'est le film le plus érotique de ces dix dernières années!
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