jeudi, mars 02, 2006

L'emploi

Cherchant des adresses de productions, d'agents, de metteurs en scène auquels proposer mes écrits,je suis tombée sur un cinéphile qui m'a incitée à reprendre du service chez les comédiens. Je me défends à petit pied des jeunes qui vous enfoncent comme une vieille chaussette, n'imaginant de vous qu'une prestation à leur seul service. Le narcissisme tout azimut, j'ai donné.
Une copine m'a dit Tu étais une retraitée, te voila redevenue chomeuse!

mercredi, mars 01, 2006

Le troc

Si vous le voulez bien, ma femme et moi allons adapter votre roman pour en faire un court-métrage! C'est moi qui produirais et ferais la mise en scène. Ma femme jouera votre rôle,(avec des verres de contact clairs), et vous, celui de votre mère! Je vous paierais en troc, je vous ferais des CD du film, ça vous fera de la pub pour votre livre!
Je suis interloquée. Que sa femme que je ne connais que de loin joue mon personnage et moi la mère, va! Je ne veux pas me mêler de leur salade familliale pour l'adaptation.Quelle est l'actrice qui ne voudrait pas cabotiner avec toutes mes déambulations. Ce commerçant provincial charmant et beau est le plus cher, je le lui ai dit C'est trois fois plus qu'à Paris vos heures d'informatique. Vous me donnerez des heures pour travailler sur ordinateur? Il n'a pas répondu. Lui laissant sur le répondeur: L'idée du troc m'a amusée cinq minutes, mais c'est trop flou! Je ne me sentirais pas à l'aise, ni vous avec moi, si ce n'est pas écrit sur papier et que je ne gagne pas le minimum syndical comme comédienne et ne protège pas mes droits d'auteur J'ai pris le train illico pour me renseigner sur les modalités en usage et voir sa belle jouer au théâtre. Elle est belle certes! Elle bouge bien, mais sa bouche me parait un peu serrée, je me dis qu'elle doit être le décideur bien qu'elle s'en défende:" Cela ne me regarde pas, c'est avec mon mari que vous discuterez! Ce ne doit pas être votre tasse de thé, le café théâtre, il faut y être habituée! Quand au cachet syndical ce n'est pas valable pour les courts-métrages! -Je ne veux pas rentrer dans ce jeu! Ce n'est plus de mon âge!" Je ne lui ai pas demandé combien elle en avait tourné, que de nous trois, ce doit être eux qui ont besoin de pub. Mais que ces deux jeunes qui gagnent leur vie et me traite comme une débutante sous prétexte que je raconte une vie douloureuse, c'est humiliant.Ils se mettent le doigt dans l'oeil, ça m'a déclenché l'énergie pour envoyer mon livre à des grands professionnels du spectacle. J'étais très mal à l'aise en la regardant évoluer sur scène avec l'oeil critique d'avoir à l'imaginer dans mon personnage. Elle-même, mise en examen a dù être gênée dans son jeu, elle a perçu que je ne m'amusais pas comme leur public.

lundi, février 27, 2006

Le patinage artistique

Quoi de plus irréel que le patinage artistique surtout quand il est pratiqué par un phénomème tel que Evgueni Yushenko qui tient autant du diable par la technique que de l'ange dans son interprétation, et que dire de cette émotion quand se rajoute l'accompagnement d'un stradiviarus à même la glace.

samedi, février 25, 2006

réconciliation

Je suis dans la salle à manger de C. Elle vient de se lever, nous mettons plusieurs tables longues et étroites bout à bout, puis les couverts. Ce doit être un petit déjeuner de fête, il n'y a pas de sapin ni de paquets cadeaux c'est donc le nouvel an. Je cherche dans mes fripes en tas dans un coin de quoi me vêtir un peu festif, Je ne trouve que des galoches de montagne et une jupe d'été en soie coloriée transparente. Je devrais faire avec. Sur son assiette C. trouve un petit objet enveloppé de cellophane déposé par son mari qui n'est pas encore descendu de sa chambre. Elle l'ouvre, l'objet est protégé par une page dans laquelle elle lit un mot, cela la fait sourire. Elle me demande d'ouvrir le mien, je hume avant de déchirer le plastique, il me semble que c'est un savon avec un parfum très fleuri, mais je ne vois qu'une page blanche.
Toute la ribambelle d'enfants, petits enfants, cousins-cousines, se sont attablés.Je mange du poisson, on me signale qu'il y a aussi du poulet. Puis je pars, bras dessus, bras dessous avec un jeune homme. Sur le chemin un homme vient de la gauche et m'embrasse sur la bouche comme de droit, et part devant nous. Je lui pince la fesse gauche, il rit.
Je me suis réveillée avec un sentiment de bonheur, ce rêve présageait une réconciliation. Je n'ai pas vue mon amie depuis des années.
Un acte manqué, j'appelle une comédienne pour l'inviter à une représentation, je ne reconnais pas sa voix. Pensant que c'est un problème entre fixe et mobile, je lui demande de me rappeller. Donnes-moi ton numéro! Je reconnais enfin la voix de mon amie, j'avais fait son numéro par erreur car elles ont toutes les deux le même prénom. Je l'ai rejointe dans sa famille à la campagne et cela s'est passé comme dans mon rêve, nous avons mis la table ensemble pour tout son petit monde, et comme c'était mon anniversaire j'avais amené un magmun de champagne, le bonheur à nouveau retrouvé. Week-end de cinéphiles sur Canal + Valérie Lemercier joue à la dame pince sans rire. Je n'ai pas vu les trois-quart des films nominés, je n'ai donc pas d'opinion. Puis des cassettes:La soif du mal et La Splendeur des Anderson d'Orson Wells, un vent de génie souffle sur ses films. Et les boni d'Agnès Varda pour Cléo de cinq à sept. Le talent, fusse celui des autres, régénère.

C dans l'air FR5

C'est très bien C dans l'air, les enfants de stars qui sont propulsés comédiens d'office. Thomas Chabrol s'en défend, disant que si l'on est mauvais, après deux trois films, à la trappe. Il oublie que les autres n'ont même pas cette ouverture, ils ne sont pas reçus, et comme dit le proverbe: C'est en forgeant que l'on devient forgeron!

mercredi, février 22, 2006

un film télé FR2 - Isabelle Huppert - el LOBO - SCAM ( brouillon d'un rêve)

C'est rare qu'un film télé est autant d'impact dramatique, histoire réelle, mise en scène et interprétation conjugés, j'ai regardé trois fois ma montre tant la peur comme au cirque à regarder les voltigeurs, m'a fait trouver le temps long. Le temps de la désobéissance ( Patrick Volson( Un commissaire, merveilleux Daniel Russo, sauve des juifs de la police de Vichy)
Je n'ai regardé une certaine émission que pour voir comment Isabelle Huppert se défendait de l'animateur. Elle a été parfaite, fine, intelligente, sur une photo on dirait Gréta Garbo.
El LOBO est un long métrage basé sur l'histoire vraie d'un homme infiltré au coeur du groupe terroriste ETA au début des années 70. Rien ne change dans ce bas monde, de quoi frissoner, le loup Edouardo Noriega est bien beau.
A la SCAM Je peux me replonger dans la vraie vie avec des documentaires sur de vrais personnages que nous aurions aimé rencontrer dans la vie telle cette bergère berbère Tameeksaout (Yvan Boccura) et L'Identificateur (Pierre Cornet) Bill Haglund anthropologue légiste qui parcourt tous les charniers du monde pour rendre les os du défunt à leurs familles

mardi, février 21, 2006

Une retraite

Parfois je décide d'un jeûne lorsque rien ne se présente à l'horizon, que ma tête sans projet se vide, que la couette n'est pas suffisante pour anesthésier le non être, c'est extraordinaire le jeûne, pas question de se laisser distraire par l'extérieur, il faut la volonté de garder ses distances, j'y puise une fraicheur à ne rien espérer du vide intersidéral lorsque l'on n'a aucune fonction publique, que vos vieux amis partent en couilles, personne qui ait besoin de vos services, un affectif déserté par des proches qui vous reprochent vos écrits sans que nul mot ne fut prononcé, ce sont pourtant des forts en gueule mais chacun sait que la parole s'envole, restons sur notre faim pour être vigilant et une semaine blanche sans blog de protestation, à défaut de sports d'hiver qui ne sont plus dans mes cordes de tendons, parfois je perçois une petite musique, celle d'une pluie fine qui arrose le littoral de Normandie, les cafés se sont vidés des vacanciers, les commerçants chougnent du manque à gagner, le poulet va nous clouer le bec, qu'aurons nous à manger avec toutes ces peurs qui nous gouvernent.
J'ai fait un petit paragraphe sans point, pour paragrapher le style de Walter Lewino qui a écrit un roman de trois cents pages sans un seul point. Pardon mon père, pardon (Grasset)

jeudi, février 16, 2006

Le feu

Chez des amis je décide de faire la vaisselle. L'évier rempli à moitié, l'eau se met à fumer, elle est brûlante et risque de déborder. Je verrifie les deux robinets chaud-froid, ils sont fermés. En regardant en-dessous afin d'y dégager des affaires, sac, chaussures déjà trempés, j'aperçois un gros tuyau de gaz percé de trous par lesquels s'échappent des flammes. La femme qui est debout à ma gauche reste interdite. L'homme qui est allongé dans l'alcove ne bouge pas. "Il faut sortir! dit la femme,désignant les grandes baies vitrées derrière nous.- ça va faire un appel d'air et ce sera pire! Il faut éteindre le compteur à gaz! Mais aucun des deux ne bouge.Je n'arrive pas à localiser ce compteur. Le feu a prit dans la réserve de bois qui est sous le lit.C'est ce qu'il s'appelle un incendie! dis-je.
Le matin, au marché, j'avais acheté un choux, cuit à la vapeur il est si délicieux que j'en ai mangé midi-soir.
A l'époque du TNP j'avais appris que Jean Vilar souffrait d'un ulcère à l'estomac, comment une simple élève aurait pù lui dire de se faire des jus de choux crus. Des années plus tard Jean-Claude Drouot m'a fait lire un livre où Jean Vilar racontait ses difficultés insurmontables pour maintenir le TNP à flot. Des comptes d'aphoticaire, il devait rendre compte de chaque sou des subventions accordées, il ne se payait que de feux, lorsqu'il jouait.
Toujours les jours de marché je guette la grande silhouette de Madame M. C'est mon Modigliani à moi, avec son beau visage triangulaire penché sur le côté et ses yeux étirés de chat. En réfléchissant pourquoi je suis si sensible aux portraits du peintre, je me souviens avoir postulé pour le rôle de sa maitresse lorsque Jacques Becker cherchait des comédiennes pour son film. Il ne m'avait pas retenue. Je me rappelle que sur une photo d'identité de mon père jeune, je trouvais une ressemblance dans le regard farouche et romantique du visage de Modigliani, quoique ses joues fussent pulpeuses et celle de mon père ascètiques.

les bienfaits de la réflexologie

Les pieds de Dorothée me semblaient plus vivants et frétillants ce matin...Je mets beaucoup d'espoir dans les bonnes nouvelles qu'elle m'annoncera dans lesprochaines semaines .LUCY

mercredi, février 15, 2006

Je poursuis mon pied

Les griffes du temps veulent m'octroyer des orteils en marteaux, je leur oppose des boules. Quelques billes d'acier dans un petit bac d'eau savonneuse et je course les billes, massant la plante des pieds comme me l'a indiqué Lucy. Cette nuit, j'ai si bien dormi que je n'arrivais pas à me lever malgré un besoin présent. Il était cinq heures du matin lorsque j'ai senti que je faisais pipi au lit avec un grand sentiment de relaxation. Les chaussures indélicates ne se plient pas aux déformations. Je poursuivrais mes exercices le matin de préférence.
J'avais rêvé dormir dans une loge de théâtre: deux acteurs enlèvent les punaises d'un pan de mur où devait se trouver des photos. Cela laisse des trous par lesquels on pourrait voir la pièce derrière. L'un des hommes met tous ces clous finalement longs et larges et flexibles en bouquet à présenter sur scène. je me lève et dans le cabinet de toilette se trouve une comédienne démaquillée mais qui tamponne son visage et curieusement aussi l'interieur du palais, comme si elle voulait cautériser des boutons. Elle me demande par qui je suis entrée dans la maison, mais je n'y connais personne, peut-être suis-je une simple figurante dans le spectacle et vais-je devoir descendre. La lunette des toilettes est double, une petite pour le derriere des enfants, et la cuvette est pleine, la chasse d'eau ne doit pas marcher. La douche à même le sol , j'espère en profiter.

mardi, février 14, 2006

La Saint Valentin

Chaque fois que je rêve de l'un de mes ex-conjoints c'est toujours récurant. Avec JS c'est la trahison, il change de trottoir pour un rendez-vous en face. Ceux avec lesquels j'ai dormi, nous sommes en état de flirt mais ils disparaissent vers d'autres habitats sous d'autres cieux et je reste avec ma tendresse innemployée sans savoir si je les reverrai un jour. Je me souviens du coup qu'un psyco-sociologue m'avait dit que j'avais le syndrome de l'abandon. La vie m'abandonnera que je rêverais toujours d'une relation d'amitié amoureuse où ne se formule jamais le désir. C'est la Saint Valentin tsoin tsoin...

lundi, février 13, 2006

Le doute

A chaque fois que j'ai un doute d'être ici, je vais ailleurs. Mon spleen est le même mais la bulle est autre.

vendredi, février 10, 2006

Théâtre du Vieux Colombier du 1 février au 11mars La maison des morts (Philippe Minyana)

Exercice de style très réussi par la troupe des comédiens avec en tête du peloton: Catherine Hiegel Haut la main! puis Catherine Ferran, Pierre Vial, Julie Sicard,, Lily Horn, Sharokh Moshkin Ghalam, Nicola Maury, Grégoire Tachnakian, mise en scène de Robert Cantarella. On sent qu'ils sont aguerris à toutes les disciplines, mais la construction de la pièce est très alambiquée, cela me parait un peu artificiel, bien que les images soient le lot de notre quotidien, je me suis un peu ennuyée.

jeudi, février 09, 2006

Les loups

Un jeune homme: C'est le dossier du siècle! aurait-il dit. Maintenant, une voix faible, monocorde, protégé par ses bras croisés devant sa poitrine, front buté. Il a le même profil que tous les autres loups qui font carrière trop tôt dans tous les métiers de pouvoir, à peine sortis de leurs couches, ils manipulent leurs concitoyens. La mégalomanie n'attend pas le nombre des années, dans les frateries il y en a un qui prend le dessus déjà dans le ventre de la mère lorsqu'ils sont jumeaux, à manger mieux, à boire plus, baiser davantage, la loi du plus fort qui ne nous élève pas plus haut que les animaux, avoir fait ses classes ajoute à la perversité. Jusqu'à la mort nous auront des problèmes d'identité Suis-je ou ne suis-je plus? Nous sommes si fragiles, qu'il nous faut crier Au loup! Du naufrageur d'industrie au petit chef de rayon,et le concubin qui vous humilie pour mieux jouir au lit, notre perversité est sans limite dès qu'il y a un diktat du verbe qui assujetti l'autre. Certains hommes n'étaient que de bons comptables: tant de fournées d'humains à faire partir en fumée...

L'affaire Outreau - Bosc - Danielle Delorme- Galerie Girard 7 rue campagne première Paris 14

Je regardais la séance spéciale où le juge Fabrice Burgaud devait répondre aux parlementaires. Après quarante-cing minutes de monologue de ce qu'on pourrait appeler un plaidoyer,j'aurais aimé le voir sous le feu des questions des dits parlementaires. Je me suis arrachée de la télé, j'ai pris l'autobus pour rejoindre une copine à un vernissage du dessinateur Bosc, je ne voulais pas lui poser un lapin, c'est elle qui me l'a posé...L'artillerie lourde des caricaturistes devaient être restés devant leur poste. Nous avons bu à leur santé, à celle de Jean Gourmelin présent qui m'a donné des nouvelles désastreuses de Jacques Sternberg. Danielle Delorme toujours charmante, annexe le bistrot mitoyen de sa galerie les jours de vernissage. C'était bien d'être au chaud devant un bon rouge.

lundi, février 06, 2006

Cela avance

Par la gràce d'une historienne Anke Plener, ma mère va être réhabilitée auprès de ses petits-enfants. De grand-mère abusive, elle va être promue au grade d'héroine de la résistance, c'est à titre posthume mais; "Il faut rendre à Fanny ce qui appartient à Fanny!"

dimanche, février 05, 2006

L'élitisme

J'ai toujours un sentiment de frustration à la sortie des cafés philos. Ils y a les ténors, et les ténoresses qui sont des forts en math (philo), ils savent se prévaloire des lectures mais rarement on parle du vécu. Les tablées sont fixées par clan, pas de salut pour le passant, et le mini trottoir entérine leur choix de discuter entre happy-fiew. Mais ce qui me surprend toujours, c'est que ces gens si bien élevés commentent entre eux pendant que l'on essaie de saisir la pensée de celui qui tient le micro.

mercredi, février 01, 2006

Chatellerault Clap Poitou-Charentes cinémaLes quatre cents coups - Ecole Nationale de Cirque

Que les auteurs des autres films veuillent bien m'excuser, je n'ai pas Internet et je n'ai sù sortir un fichier joint. Je copie, il vaut mieux tard que jamais.
span style="font-style:italic;">Echafaudages (David Oelhoffen)
Entre ciel et terre ( Delphine Lemoine)
Frédérique amoureuse (Pierre Lacan)
Murielle moi non plus (Christine Guilbaud)
Les problèmes de hanches (Frédéric Tachou)
Il y a des jours de grâce où tout s'agence pour former une boucle. On est arrivés pile pour présenter le court-métrage de Frédéric Tachou, le directeur du cinéma Les quatre cents coups(art et essai) Pascal Robin, connaissait nos CV via internet, si bien qu'il pouvait relancer la conversation avec un public un peu réservé qui n'osait se lancer. J'avais amené quelques livres, ne jamais baisser les bras, tel un escargot qui se promène avec sa maison sur le dos. Un dialogue s'instaure avec le lecteur de visu. C'est aussi la différence entre un comédien de théâtre, la relation est charnelle avec le public. L'acteur de cinéma dont l'image rentre dans l'intimité du spectateur par le gros plan, c'est un plaisir solitaire dans le noir pour celui-ci. Hotel-baignoire-petit déjeuner, luxe que je ne déguste que seule lors de tournées, tournages: solitude habitée quand on est en service commandé, pas de spleen.
Je lis sur un dépliant: L'expérience est une lanterne accrochée dans le dos qui n'éclaire que le chemin parcouru. (proverbe chinois)
Toutes ces petites maisons à figure humaine (disait un ami), me perdre dans les rues, c'est la grande vacuité du temps hors de son ordinaire.
J'ai eu le bonheur que Marie Priam qui enseigne les arts plastiques et peint, me fasse visiter l'école de cirque www.ecoledecirque.org. J'en avais entendu parler. Toute une classe de seconde s'y exerce aujourdhui mercredi. Je peux constater comme avec la danse, quand les enfants sont musclés trop tôt, ils grandissent moins, mais ils sont tous beaux et motivés comme l'on dit. C'est émouvant d'assister à ce travail à la fois solitaire et solidaire les uns des autres.
C'est un signe de médiocrité que d'être incapable d'enthousiasme (René Descartes)

mardi, janvier 31, 2006

Jean-Claude Delarue (alzeimer)

Cela fait mal de voir ces gens qui accompagne la vie de chaque instant d'un malade Alzeimer. Rester comme un chien couchant en attendant que l'autre daigne s'apercevoir que vous existez. Un psy ne peut-il trancher? On voit bien l'amertume chez ces partenaires qui ne négocient qu'avec le pire à venir.

dimanche, janvier 29, 2006

Thomas Quasthoff - Gala Mozart- Arté

Je ne connaissais pas Thomas Quasthoff. Son visage est si bon et il exulte la joie de chanter ce baryton, avec des basses impressionnantes, l'on se dit: Voilà un homme à aimer! Gràce aux soirées thématiques de Arté, je suis sûre de ne pas m'endormir idiote. Et Mozart qui aurait dit: On m'aime, on m'admire, on m'adule!
Il faut savoir partir quand la table est desservie! (Charles Aznavour). Oui mais, quand l'on vous chante encore une sérénade par écran interposé...

La question au café philo était: La liberté peut-elle être vécue comme un principe? Cela m'a rappelé une anecdote: Mon neveu avait trois ans. Il se promenait, tenant par la taille, tel un mec, une petite fille. De loin je lui dis: Bonjour Sacha! -Laisses-moi respirer!
Et à Arcachon, dans le bassin, des vents et des courants contraires, si l'on s'y engage en dériveur, pas moyen ni d'avancer ni de reculer, on flotte secoué comme un bouchon, cet endroit s'appelle La marmitte.

vendredi, janvier 27, 2006

La jeunesse

Je suis tombée amoureuse d'une petite dame, ex-danseuse, qui fêta ses 92 ans. Elle est fraiche comme une eau pétillante.

jeudi, janvier 26, 2006

Falkenau- Samuel Fuller -Arté

C'est d'un ton implacable que Samuel Fuller commente son premier reportage filmé et l'action de son Capitaine Robertson"Il a ordonné aux notables de la petite ville de Falkenau de sortir les squelettes disloqués des charniers et de les revêtir de linge blanc et d'un costume, leur rendant une attitude humaine. Dans toute l'assemblée réunie autour des tranchées, prisonniers, citadins, on sentait une tension terrible, si l'un des hommes refusait la besogne, se serait l'émeute. Puis après les avoir recouvert d'un drap blanc, puis de terre, ces mêmes notables ont dù tirer et pousser les charettes à bras en traversant leur ville d'à peine quinze metres du camp d'extermination, jusqu'à leur cimetière, afin qu'il n'y ait plus de mensonge, qu'ils ne puissent plus dire: "Je n'ai rien su, rien vu, rien senti!

être ou ne pas être malade

L'entrée est spacieuse, la chambre agréable, le cabinet-douche digne d'un hôtel, le lit à manette électrique est impressionnant, les sondes qui nourrissent, hydratent et oxygènent le patient + la perfusion sont reliées à un petit ordinateur, le grand luxe...
Mais il ne fait pas bon d'être malade. Un opéré de dix jours me permet de lui rendre enfin visite. Il attend une infirmière pour faire les quelques pas obligatoires dans le couloir.Au bout d'une heure et demi: "Les kinés sont partis! Vous n'avez qu'à vous lever et marcher! - Je suis trop faible, d'habitude c'est une aide soignante qui vient! - On a pas eu le temps!- Puis-je avoir du papier? -Pourquoi faire? - Je tousse donc je crache! - Il fallait dire que vous aviez besoin de mouchoirs! - Peut-on me vider ma poche? Vous n'avez qu'à vous lever et la vider dans les toilettes! - Hier j'ai essayé mais avec tous les tuyaux je me suis empêtré, c'est tombé à côté! -Il faut apprendre à le faire vous-même, c'est comme ça que je l'entends! dit-elle, me regardant d'un air entendu du genre Ah! Mais...Le malade s'est renfoui sous son drap, décidé à s'endormir en attendant un lendemain meilleur.

lundi, janvier 23, 2006

Le premier train du matin

Le préposé au guichet me dit qu'il n'y a pas d'autre train avec ma carte sénior que celui de 8h 10. De crainte de ne pas me réveiller je ne dors pas. A la gare on me demande quel train je veux prendre, il y a de la place partout. Cette mauvaise foi du petit con qui m'avait vendu le billet me rend de mauvais poil et le TGV me donne mal au coeur. Arrivée à Jonsac après une heure d'attente à Bordeaux, je suis crevée, je me mets au lit au lieu de visiter la ville. Dieu sait si j'aime lever le pied. La petite ville à l'heure du déjeuner est rideaux baissés, pas une alimentation d'ouverte. Comme d'habitude, je mange du pain noir et une pomme. La sièste m'a requinquée je me mets en quête d'un 0% graisses- sucres, à l'hôtel il n'offre qu'un petit déjeuner classique, ils doivent tous être en bonne santé dans la région. Après un bain de cocotte ma fatigue s'est dissoute,je suis heureuse de retrouver le réalisateur Frédéric Tachou et Stéphanie une jeune femme qui préside aux destinées du cinéma Famillia elle est charmante, c'est amusant et émouvant de penser qu'elle tient à la fois la caisse, le projecteur, et programme les deux salles nouvellement rénovées par la municipalité. Ce soir, spéciale courts métrages, ils ont un public de cinéphyles.

dimanche, janvier 22, 2006

Le charme

Comment traduire le charme de quelqu'un? En l'occurence celui de l'actrice Christine Murillo (ex-Comédie-Française)qui se meut avec une grande aisance physique dans la pièce XU au Théâtre du Rond-Point, et celui du lunaire belge Yves Hunstad frisé tel Harpo, il a juste la pointe d'accent néccessaire pour nous amuser dans: Au bord de l'eau, toujours au Rond-Point

Le Plus grand Cabaret du Monde Patrick Sébastien FR2

Patrick Sébastien est plus sobre, moins hâbleur de foire, on en apprécie que mieux les merveilles qu'il nous montre, les numéros innimaginables étant aux limites de l'impossible. Que de travail! En pensant aux ronds de cuirs qui s'ennuient dans leurs activités au point d'en faire une déprime, voir tous ces gens de cirque qui se mettent en danger chaque instant, j'ai honte de n'avoir rien fait de mes dix doigts!

samedi, janvier 21, 2006

Claude Chabrol Isabelle Huppert

Claude Chabrol a fait l'autopsie d'une femme juge avec son actrice fétiche Isabelle Huppert. Isabelle est parfaitement ciselée pour traduire l'ambiguité d'une femme de pouvoir qui laisse son mari mourir de manque durant des enquêtes difficiles, alors qu'elle l'aime.

mercredi, janvier 18, 2006

Le plaisir

Podda me gave comme si j'étais une orpheline que l'on sort le dimanche. Elle met les petits plats dans les grands, et toute sa science de la cuisine qui fait Se faire pêter le ventre! expression marseillaise qu'elle vient de m'apprendre, du coup je bois...Elle veut me faire une barquette des restes de la dinde aux choux et pommes en l'air, Comme à ma fille! Je me défends: "Je veux bien trop bien manger mais seulement en convivialité, sinon seule, j'assimile cela à de l'onanisme!- Y pas de mal à se faire plaisir! -Je n'ai pas digéré ça dans ma culture. Quand j'ai vu les filles se battre pour garder la cuvette des ablutions jusqu'à ce que la buée chaude leur face de l'effet et qu'ensuite elles se masturbaient, qu'on leur mettait la camisole de force pour les en empêcher et pire des électros-chocs, je n'avais que 17 ans, drôle d'éducation sexuelle qui n'incite pas au plaisir solitaire.

lundi, janvier 16, 2006

les Problèmes de Hanches Frédéric Tachou


journal de bord d'une Dériveuse : Dorothée Blanck
http://mapage.noos.fr/dorotheeblanck

Le court métrage de Frédéric Tachou va se ballader dans le Poitou-Charentes-Maritimes où le film sera projeté avec quatre autres dans une dizaine de villes. Cette belle terre de France que nous ne foulons pas assez, comme j'aimerai l'arpenter en tournant, seul moyen sans faire de tourisme de voir les paysages et leurs habitants
Dates des projections organisées par "Clap poitou-Charentes" (contact Alain Hommond 05 49 32 29 15 - clap.poitoucharentes@wanadoo.fr) :


LES PROBLEMES DE HANCHES
Fiche technique
Format 35 mm
Format de prises de vue Super 16
Son Mono
Durée 19 minutes
Tourné dans la région d’Angoulême en Septembre 2003.
A bénéficié de l’aide à la production de la région poitou-charentes et de la région aquitaine.

Réalisation Frédéric Tachou
Images Emmanuelle Le Fur
Son Lionel Garbarini
Décors Céline Cayron
Costumes et maquillage Amélie Sugatavy
Scripte Marie Ducret
Assistant Philippe Vinolo
Chef machiniste Jean-François Gareau
Chef électricien Guillaume Léturgie

Montage Catherine Krassovski & Louise de Prémonville
Mixage Benjamin Laurent
Musique Alexandre Yterce

Production Christian Blanchet (Les films de la contrebande)
Co-production et production exécutive Les Films Jack Fébus
Co-producteur Tachourama (frédéric Tachou).

Interprètes :
Yvonne Fleishmann Dorothée Blanck
Françoise Martine Ehrel
Le pompiste Daniel Crumb
Jacques Edouard Joubeaud
Assistant Stéphane Botti
Jojo Frédéric Tachou
Dates des projections organisées par "Clap Poitou-Charentes" (contact Alain Hommond - clap.poitoucharentes@wanadoo.fr) :

dimanche, janvier 15, 2006

Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique Michelle Nadal

Michelle Nadal qui a enseigné la danse durant vingt-cinq ans aux élèves de cette illustre institution, continue son travail de mémoire auprès de diverses associations dont Arts et Mouvements en réunissant des documents filmés rares qu'elle mêle avec la vidéo de danseurs amateurs très motivés pour interpréter les danses d'hier...A chaque fois nous découvrons des rites du corps selon les époques. C'est très instructif et amusant...Michelle a raconté qu'il n'y a aucun film sur les représentations faites par Gérard Philippe à Carcassonne, on ne peut l'imaginer.

jeudi, janvier 12, 2006

Le clodo

A la terrasse d'une brasserie Place de la Contrescarpe nous regardons un clochard en train de se masturber dans le tuyau d'échappement encore chaud d'une voiture. C'est l'attraction du jour. Nous attendons qu'une autre voiture se mette en stationnement pour voir si le clodo récidive.
De cette même place un metteur en scène voulait déménager, car le matin , lorsque ses enfants partaient à l'école, ceux-ci emjambaient les corps au sol après les réglements de compte de la nuit.
J'avais entendu Philippe Bouvard dire de Marylin Monroe à propos du calendrier des Pompes Funèbres pour lequel elle avait posé. Si je comprends bien, c'est la plus belle levée de corps que l'on ait eu...
Delphine Seyrig avait tourné pour Jérôme Savary en veuve noire. Le voile laissait entrevoir un sein parfait.
Un jour qu'elle tournait pour Pierre Grimblat Dites-le avec des fleurs! celui çi l'invita à diner avec son opérateur Ghislain Cloquet. Les deux hommes firent assauts d'esprit pour séduire leur vedette, Delphine les mit dans sa poche tant elle était drôle. J'étais pliée de rire sous la table tout en mangeant mon homard. Elle avait un pantalon blanc camargais, je me suis acheté le même mais je n'avais pas un aussi joli derrière.

mercredi, janvier 11, 2006

Le lit

Mon matelas est perché très haut sur des poutres de près de trois mètres, à ma droite la mer. J'y dors bien malgré l'inquiétude de n'avoir pas de rembarde. La mer est remuée par des poissons argentés, je ne sais s'ils jouent ou s'entre-dévorent. Une grosse souris au pied du lit à environ une cinquantaine de centimètres de l'eau. Je ne sais si elle tente d'attraper un poisson ou si c'est l'un des poissons qui va la gober. Un chat grimpe et vient se lover contre moi, je lui retourne la tête et lui indique la souris, il dévale le pied du lit,et saute sur la bestiole...
Après des décennies où nous avons fait cavaliers seuls, nous nous marions avec J. Pour notre nuit de noce, il y a juste entre nous assez de désir pour que ça marche, mais mon espace dans le lit se réduit, j'ai peur de tomber dans l'eau en dormant. Les prochaines nuits seront probablement tièdes, je réfléchis au moyen de lui reprendre ma clef. J'ai diverses courses à faire mais j'ai oublié les papiers administratifs à la maison, après avoir marché dans le dédale des rues sans m'y retrouver, je prends un autobus, il me faut demander l'arrêt approprié, c'est J. qui en est le chauffeur. Je ne savais pas qu'il avait le diplome requit pour ce métier.

mardi, janvier 10, 2006

Le planton

Une aristo désargentée veut prendre un thé dans un grand hôtel parisien: "Madame, vous ne pouvez pas rentrer habillée comme ça! -Jeune homme, tout le monde n'a pas la chance d'avoir une belle livrée comme vous!" répond elle au planton avec le comble du snobisme.

lundi, janvier 09, 2006

Munich Steven Spielberg

C'est d'une efficacité redoutable la mise en scène, le script au scalpel, et le jeu de tous les acteurs. Je suis sortie de la projection complètement parano...

l'envol

Plus nous nous envolons haut, plus nous semblons petits aux gens qui ne savent pas s'envoler (Nietch)

dimanche, janvier 08, 2006

Sauts de puce

J'ai fait un drole de reve. Nous étions dans un salon, un homme que j'accompagnais souleva un pan en bois clair très joliment sculpté, derrière il y a un écran. Nous devons regarder un documentaire. Je suis rentrée dans le décor, c'était un hospice pour des malades du sida. Un grand dortoir très bien éclairé avec des matelas les uns sur des vrais lits, d'autres au sol, mais rien de sordide, tout est propre. Il n'y a aucun malade comme si l'on voulait nous faire prendre la mesure du lieu. Puis une femme, et plusieurs sont venues à leurs places respectives telles des figurantes afin que la représentation commence.
Elles se sont agité de plus en plus frénétiquement m'incitant à leur gestuelle. J'avais peur d'etre touchée par la contamination, cela m'a réveillée.

Sauts de puce entre la pollution parisienne acoustique, et voir les ménagères commerer en province. Je me sauve de quoi? Des deux mon capitaine! Les arcades de la place des Vosges constituent une promenade culturelle le dimanche. Un contre-ut emmitouflé étudie sa partition en attendant le chaland qui s'arretera malgré l'humidité de l'air, sa gorge fait avec...

samedi, janvier 07, 2006

La forêt

Nous marchons en forêt cherchant un point d'eau pour nous désaltérer et nous baigner. Il se met à pleuvoir, un garçon se glisse dans l'infractuosité d'une roche,en déblaie le sable en trop de façon à pouvoir y dormir. Il dit être ainsi complètement à l'abri. Je vais à côté en faire de même mais une grosse tête de serpent sort d'un trou à l'intérieur de la pierre. Je me sauve et enfourche à cru un jeune faon qui passe, espérant ne pas lui casser les reins. L'animal, comme si de rien n'était continue à dévaler la colline pleine de caillasses. J'ai un lourd baluchon sur l'épaule gauche, je voudrais le mettre en sac à dos mais je n'ose déséquilibrer la bête ni lui imprimer une direction alors que ses sabots se posent sur des cailloux que je ne serais pas à même d'emjamber sans me casser la gueule. Sa course est ailée, il finit par allonger son cou vers moi qui lui prodigue des baisers tendres de remerciements sur son museau. Sortis des bois nous sommes arrêtés par une autoroute. Nous prenons une grande artère à gauche pour remonter vers mon domicile mais pour que le faon ne soit pas effrayé par la circulation, je le guide en bordure d'un champ parrallèle à la route. Un chien se met à aboyer, il course un moment ma monture, puis un autre plus haut aussi qui s'essoufle en vain, rien n'arrête la course de mon nouvel ami. Nous traversons ainsi des propriétés de paysans qui pourraient me voir de leurs fermes si je chapardais les arbres fruitiers à hauteur de ma main.

vendredi, janvier 06, 2006

Le pied

C'était vraiment le pied que de se laisser masser en toute tendresse, les pieds. Eux que j'occulte, n'adressant mes soins corporels que jusqu'à la cheville, je vais désormais y prêter attention comme me la recommandé la soigneuse.En remettant mes chaussures, j'avais l'impression qu'elles avaient une pointure de trop.

jeudi, janvier 05, 2006

Les Mitterrand's (Eric Guéret) Arté

A propos de celui qu'on appelait Le sphinx de Jarnac j'ai retenu quelques phrases de Badinter, Attali. La liberté absolue, vivre comme si on était mort! Il était un libertin fort, il ne supportait aucun pouvoir au-dessus de lui! Il a été présomptueux, les institutions ont gagné. Beaucoup de gens tel Rastignac effacent leurs traces au fur et à mesure qu'ils avancent, Mitterrand avançait sans effacer les siennes! Le droit au silence! Si des amis marchaient à ses côtés et qu'il se réserve le droit au silence, alors c'étaient vraiment des amis! Le temps intérieur, il savait dilater le temps! Lui même a dit: L'exactitude du terme, égal la poésie!

Marche le long des quais

Il fait si beau et pas une serpillère sur le pont des bateaux. Les marins ne sont pas au port, sinon, il nettoiraient, plus propre qu'un plaisancier, je ne connais pas. Quand on ne navigue pas, ça brique, ça bricole, ça rafistole, et rarement des femmes à bord. Le mal de mer m'a toujours interdit le flirt à bord, je n'ai donc pas de capitaine.

mercredi, janvier 04, 2006

Les boules

Je ne sais pas si c'est parce que je garde mes boules de santé dans les poches, mais ma bonne humeur ne se départit pas. Le cordonnier ne peut élargir ma botte de caoutchouc. En sortant, je tombe sur une connaissance qui me propose de servir de modèle pour des exercices de réflexothéraphie...

mardi, janvier 03, 2006

Le caniche royal

Se faire belle est un métier à plein temps. Avoir l'air d'un caniche royal qui n'aurait pas trouvé son maitre où sa maitresse et nous jouerait d'une flûte de champagne durant tout un film doit être frustrant. J'aime mieux avoir à boire et à manger avec ses comparses dans les tavernes mal famés. Devinez de qui et de quel film télévisé je parle?

lundi, janvier 02, 2006

Un temps de chien

Par ce temps de chien à ne pas coucher dehors, je n'ai vu personne qui me demande compte de mes festivités. Demi frères et demi soeur n'ont pas constitué un prétexte à des agapes communes. Le ciel s'éclaircit, plus de faux semblants. Il y a une jubilation orgueuilleuse à ne faire partie d'aucun clan. Rencontré au café philo un homme qui campe dans une camionnette aménagée, ça me botte de sept lieues...
Petit déjeuner au Central: pain de seigle beurré et un grand chocolat, seule gourmandise du week-end. Mise en bonne humeur par cet exès, j'ai appelé quatre de mes amis ainés pour leur souhaiter la bonne santé s'il se pouvait... Ma soeur qui était infirmière disait toujours: Avec l'âge, on ne va pas vers le mieux!

vendredi, décembre 30, 2005

La Guadelouppe

Les prochaines fêtes, on réserve dix jours à la Guadelouppe! Ici, il fait froid, c'est cher! J't'dis, la Guadelouppe! Huit heures d'avion, c'est rien! Le petit il regarde le film, il dort, il regarde le film, il dort! C'était rageusement, sur son portable dans les vestiaires de la piscine que cette femme s'exprimait avec un fort accent pied noir.

Le coup de Cendrillon

Rue des bains,une nouvelle brocanteuse, à l'étal une paire de chaussures de montagne en peau de phoque, exactement ce qu'il me faut: Je suis la preume! dis-je à la marchande, 20 euros c'est pas cher! La cliente derrière moi demande à essayer le pied droit pendant que je chausse le pied gauche: Je prends! dit-elle -Alors nous aurons chacune une chaussure! - J'ai si froid aux pieds! Je lui cède la mienne à cette dame qui avait de ravissantes bottines de ville alors que j'étais dans des galoches en plastique de jardin. Je voulais être plus élégante qu'elle, du moins moralement.

jeudi, décembre 29, 2005

La pohème

La Pohème, c'est le titre d'un court métrage qui va être projeté à la cinémathèque en fin de mois, le 22, dit l'affiche qui a été dessinée d'après photos et coloriée à la main. J'imagine que c'est une contraction entre mon côté bohème et un texte poétique que nous aurions joué avec une autre comédienne. Il me semblait que c'était pour un homme que nous avions tourné, là, il s'agit d'une réalisatrice femme. Mais les deux courts ont dù être montés silmutanément sans que j'en sois avertie et risque de se chevaucher en projection. On verra! Ce n'est pas la première fois qu'on laisse à l'écart les interprêtes une fois le film en boite.(ce n'était qu'un rêve)

mercredi, décembre 28, 2005

La montagne

Depuis que je ne suis plus GO au Club Med, je n'ai plus été aux sports d'hiver, cela me manque. (Il faut dire qu'après quatre mois de neige, je rêvais de terre brune.) Voilà que Trouville est ensevelie sous la neige, le marché du mercredi a déclaré forfait. Une cliente de la brasserie d'Hervé van Colen Le Central lui dit:" Ce n'était pas prévu!- La Normandie est la terre de tous les contrastes!" répond notre infatiguable homme. Je suis heureuse d'être encore capable de m'énamourer d'un paysage après quarante ans de pratique. Et toujours ces cieux si chers à Marguerite Duras, dès que l'on sort de la gare, c'est un éblouissement. Présentement, les voitures vont au pas, et les habitués du fond de mer n'ont pas les chaussures adéquates, ils sont précautionneux, le nez au sol, foin des attitudes de nantis.

mardi, décembre 27, 2005

Mardi

Mardi c'est mou, surtout quand il y a de la neige en trombe, que la mer a une couleur de femme en colère et que l'on met plusieurs polaires. Plus les films lénifiants à la télé, c'est un comble de s'expatrier. Reste ce ciel de Normandie qui nous ouvre toujours de nouveaux horizons, les nuages n'en font qu'à leur tête...

lundi, décembre 26, 2005

Le pied levé

Le Café des Phares est à moitié rempli, je traverse le jardin du Luxembourg et pointe le nez à la Closerie des Lilas. Trois femmes venues pour draguer me disent: On n'a pas tout perdu, voici un écrivain! Nous venions de nous voir à la Bastille. Elles ne sont ni moches, ni belles, ni jeunes ni vieilles. Le lait froid c'est 5 euros 20, la prochaine fois je passerais mon chemin. Au Select il y a un vieux pote qui me parle de ses fastes d'antan, aujourd'hui il peut m'offrir un kyr. Je saute dans un autobus. Mon seul crédo: Lever le pied. Faute d'autres projets, je vais en Normandie.

dimanche, décembre 25, 2005

Le réveillon

Je me débrouillais toujours pour être hospitalisée ou travailler, je n'ai réussi qu'à m'allonger devant un plateau télé. Il faudrait que je rehausse celle-ci pour garder les yeux grands ouverts devant le petit écran. Bien entendu, j'avais raté la messe de minuit A trois heures du matin j'ai voulu rire avec La Classe, mais ces apprentis comiques, rient si forts avec leurs ainés invités dont Pierre Palmade, que je n'ai pas le temps de comprendre la drôlerie du sketch. Il en est de même avec les spectacles de fin d'années où participent tous les élèves y compris ceux qui sont dans la salle.
L'après midi, en achetant une escalope de dinde, je fus alléchée par le pâté de foie de canard. Je vous préviens, c'est cher, dit le boucher! à quoi a-t-il reconnu une forme d'indigence? Je lui ai pris quelques tranches de pain de seigle qui se sont avérées sèches, et j'ai fait comme d'habitude, casse-crouté en longeant les grilles de la Place des Vosges déjà fermées. A la volée, j'avais pù acheter un strudel au pavot rue des Rosiers, il n'était que 18h mais aucun commerce n'était plus ouvert. Donc, c'est la mondialisation du réveillon.

Soraya La Princesse aux yeux tristes France 2

La beauté et le charme de Soraya était tels que rien de comparable avec aucune actrice jouant son rôle. La seule comparaison possible serait avec la beauté d'Ava Gardner.
Dans le film, une servante villageoise lui dit: Si un homme te demande en mariage, ne répond pas tout de suite, attends qu'il répète sa demande trois fois, où bien tu comptes jusqu'à treize! La femme ne vaut que par le désir qu'elle suscite!

vendredi, décembre 23, 2005

Dineysland

Marcher, faire la queue, puis quelques minutes de spectacle, et remarcher, et refaire la queue, nous n'avons pas réussi à profiter de toutes les attractions qu'il était huit heures du soir. Un bon bol d'air frais en cette saison. Beaucoup de tunnels avec des lumières glauques, je me demande comment les jeunes enfants assimilent celà. Ils étaient sages, pas de crises de nerfs, mais pas d'applaudissemnts non plus, puisque tout est marionnettes électrifiées, nous ne voyont pas qui tirent les ficelles. Un monde virtuel sans émotion autre que de regarder des images. Etrangement nous ne sommes fatigués ni par le froid, ni par les longues stations dans le dédale des grottes, est-ce parce que nous sommes déconnectés de la réalité par le décor qui est si joliment peint à neuf que l'on dirait du carton pâte. Il faut l'avoir fait, mon neveu et sa femme m'ont offert cette promenade enfantine pour Noêl. Avec la maman nous avions une Tour de Babel, elle parlait turc avec sa fille, anglais avec son gendre, allemand avec moi, et charmante de surcroit. Une jonglerie digne de respect. J'aurais bien aimé avoir ce genre d'éducation. Le dépaysement est tel qu'en prenant un thé je me suis crue dans un châlet de montagne avec la neige qui tombait des souffleurs de la Grande Parade, seul moment où j'ai vu des danseurs en vrai.

24h sans heurts

Les traditions orientales d'acceuil sont telles que j'ai pû vivre 24h chez des turques musulmans sans crainte, me sentant protégée comme un chiot de leur portée.

mercredi, décembre 21, 2005

La Bête

Vous êtes venu voir la bête! C'est souvent de cela qu'il s'agit lorsque qu'un personnage public vient pour une signature en vitrine. Les trois quart des quidams ne connaissent rien de l'oeuvre de l'artiste, mais ils le veulent en chair et en os et se faire connaitre de lui, pour régler des problèmes d'identité soit parce qu'ils sont jeunes et non encore rien fait, soit parce qu'ils sont adultes et ne feront rien que d'amer. On peut toujours dire qu'on a vu X Y Z dans tels lieux, à telle manifestation, et la tchatche et les commentaires vont bon train.
Un ami m'avait dit que pour être une star il fallait avoir un brin de vulgarité, ce qui permettait aux gens de s'identifier.
Je souffre lorsque je vois les créateurs obligés de se justifier de tout, du rien, comme dans certaines émissions que je me refuse de regarder, ce sont les jeux du cirque où l'animateur à les pleins pouvoirs et se starérise à pleines dents.

Les Fêtes

Je me calfeutre tout doucettement afin de ne pas me laisser gagner par la débauche des nourritures et présents des fêtes. Quand je vois cette orgie de cadeaux pour les enfants, je suis gênée, peut-être jalouse, car nous n'avions rien de cela durant la guerre, mais une pomme de terre et quelques allumettes permettait de créer une poupée dont je n'étais pas peu fière.

mardi, décembre 20, 2005

La résistance

On recherche cent femmes parlant allemand qui auraient travaillé pour la résistance en France. Témoins vivants ou papiers, bienvenus...

lundi, décembre 19, 2005

Arté Soirée thématique: Jules Verne

Je suis tombée amoureuse du portrait de Jules Verne et aussi de son capitaine Némo qui ressemble au héros du Vaisseau Fantôme Cent mille lieues sous les mers n'a pas pris une ride d'eau. L'un des intervenants rappelle que si l'on empêche quelqu'un de rêver, celui-ci meurt...Je revois une petite fille de douze ans, myophate,qui lors d'un téléthon:
"Parfois, la nuit, je rêve que je vole.
- Et le matin, tu n'es pas triste de voir que tu ne peux pas marcher?
- Oh non, ça me mets de bonne humeur pour toute la journée. Et puis on va bien trouver un médicament."

dimanche, décembre 18, 2005

Café des Phares

Il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous.
Dieu ne peut rien faire que le passé soit passé.
J'ai eu le plaisir de rencontrer par hasard, Aldo.

Toujours ces profs qui vous questionnent comme si vous étiez des enfants suceptibles de mentir.

France 3 La deuxième vérité

Julien Boisselier est une vraie découverte. Les séries télés policières françaises sont souvent bavardes, mais avec un tel acteur tout en intériorité, il pourrait monologuer des heures sans lasser.

Savoir plus sciences France 2

Axel Kahn : l'avenir n'est pas écrit ... - Futura ...Humaniste, scientifique engagé, membre du Comité consultatif national d’éthique français, Président du groupe des experts en Sciences de la vie auprès de la ...Si j'étais sûr de garder la même vivacité d'esprit que maintenant, je veux bien être prolongé, mais si c'est pour prolonger la sénescence, je ne le souhaite pas! C'est comme au spectacle, s'il est trop long, je finis par m'ennuyer! Alors le spectacle que me donne la vie...

jeudi, décembre 15, 2005

Mairie du 3ème Chants de Noël ensemble: Vocalis

La voix est bien l'instrument qui me touche le plus. Trois notes de la Callas et j'ai des frissons. Il y a des hommes (parce que j'aime les voix graves) qui sont sexys rien que par leur timbre, ce sont rarement les comédiens sauf Philippe Noiret, Gérard Depardieu, et bien entendu Jean Gabin. Aucun d'entre eux n'a le même registre mais le don de m'émouvoir, ils touchent à je ne sais quelles fibres avouables. Farinelli avec son contre-ut mettait les dames en pamoison. Où vont se loger les hormones féminines? Jeanne Moreau, avec le temps, est descendue si bas qu'elle racle le tréfonds. La voix d'ange des jeunes choristes est ce qui nous amène le plus près du ciel, même si l'on n'est pas croyant.Tout ça pour dire que j'aime les chants d'église mais aussi les chants patriotiques tels ceux chantés par la Chorale du Front Populaire. Ma mère, on l'a fait partir avec les Choeurs de l'Armée Russe. Rebelote pour ma soeur, pourtant il faisait déjà chaud puisque c'est la canicule qui l'a emportée.Il y avait sa voix si douce, si triste, qui me faisait accourir par monts et par vaux lorsqu'elle soupirait. Les polyphonies viriles de Corse et du pays Basque. Si j'avais plus de discipline je fréquenterais les Gospels et les lieux où l'on chante du Grégorien, Domigo Placido oui! L'Opéra c'est trop cher...

mercredi, décembre 14, 2005

La traversée de Paris

Chaque jour je m'efforce de traverser Paris à pieds, avec comme prétexte des haltes dans une galerie untelle. Mais les galieristes vendent leurs murs, plus de bavardages-potins comme autrefois, il n'y a pas que moi qui suis retirée...

Pour une amie malade,je re-teste des exercices de santé telles les boules chinoises. Je lui raconte que c'est dans le métro que je travaille le mieux, soulevant un genou pour forcer les abdos, de ma main libre je me bouche une narine, pendant que l'autre main fait tourner les boules dans ma poche. Et j'alterne à chaque station. Si je vais à Malakof, c'est d'un bon rapport. Il n'y a que les enfants que cela interpelle, les autres voyageurs font semblant de rien. La santé à tout prix, surtout lorsqu'on a pas de mari qui vous permette de tomber dans les pommes...

mardi, décembre 13, 2005

Proverbe chinois

Si tu n'entres pas dans l'antre du tigre, comment veux-tu prendre son petit?

lundi, décembre 12, 2005

Roberto Benigni France 2 infos

Il y a des gens qui jettent des fleurs, moi, je me jette moi même! dit Roberto Benigni, en arrosant d'éloges sur sa beauté la présentatrice Elise Lucet.

Quelques heures plus tard, j'ai fait le parrallele avec Harpo des Marx Brothers, qui lui, sautait sur les genoux des femmes par obsession sexuelle.

samedi, décembre 10, 2005

Jacques Loew- Raymond Cauchetier

J'ai reposé sur le poitrail d'un beau et élégant jeune homme, P. V, durant toute une émission: gràce au tee-shirt d'après d'anciennes photos. L'une est de Jacques Loew, l'autre c'est ma guêpière portée dans Lola, le film de Jacques Demy.

La chroniqueuse au rouge à lèvres, Caroline Diamant, ils auraient dù l'appeller Lèvres en feu comme dans le film Mash.
Depuis six mois j'attends que l'illustratrice m'envoie un tee-shirt afin de parader.

vendredi, décembre 09, 2005

Monsieur Boiteux, tour de France

Sans rire, monsieur Boiteux marche 42km par jour en boitant un peu à force. Mais son pas a de l'allure, un visage d'intello, il est devenu SDF à 50 ans et compte collecter assez d'argent à travers la France pour créer une entreprise qui engagera des...SDF

jeudi, décembre 08, 2005

Jamais sans ma famille France 3 Mireille Dumas

Le plateau rit beaucoup mais c'est assez effarant ces fi-fils à leur parents qui acceptent que l'on fouille dans leurs poches, et que l'on détruise toute relation avec leurs maitresses. Franck de La Personne: C'est effrayant de grandir! De petite crevette, je suis devenu le gros bébé à sa maman!
(La fois où j'ai surprise ma mère à fouiller dans mon sac et me dire: J'espère que tu va répondre gentiment à ce jeune homme, il à l'air bien sous tous rapports! Je l'ai prise par les cheveux et je lui ai cogné la tête contre le mur, j'avais quinze ans, je n'ai jamais répondu à ce premier flirt qui bêtement avait mis dans sa lettre: J'ai montré ta photo à mes copains et leur ai dit, c'est ma fiancée! Dis, tu veux bien? )
Christine Devars est très émouvante dans l'acceptation d'entrer dans les folies surréalistes de sa mère, tels les jeux d'enfants.

Une rencontre de rue

"-Grosse morue! T'es moche! Tu m'fais vomir!
-Et toi, t'es quoi?
-Un beau gosse!
-T'as quel âge?
-Douze ans! Je te déteste, tu m'fais vomir, t'es moche, j't'fous mon pied dans la gueule! Il joint le geste à la parole, mais de loin, il est grêle, avec des lunettes et un cartable. Je voudrais le faire parler mais il fuit.

mercredi, décembre 07, 2005

Le sapin de Noël




David, le fils de ma soeur Suzie, plante une petit sapin tout décoré en miniature, paquets cadeaux compris, devant la tombe de sa mère, au nom de toute la famille. Cela fait kitch. Il s'en inquiète. Je lui raconte l'histoire d'un jeune moine qui voulait recevoir ses parents, le vieux maitre lui dit: A condition que tu me nettoie la cour! Quand cela fût fait, il ne restait plus une poussière: Je suis vieux, monte moi sur tes épaules! et le maître secoua l'arbre , quelques feuilles en tombèrent. Ne trouves-tu pas cela plus joli?

Swy Milshtein peintre et écrivain

Nous étions voisins, je ne le rencontrais que dans la rue. le bail de son atelier expire, il s'en va ailleurs, tristesse...Swy bien que pressé m'offre un café allongé et un petit pain au chocolat. Cela a toujours été la convivialité des peintres avec leurs modèles avant que d'entrer en atelier pour travailler, car ceux-ci toujours en retard pour la pose avait rarement pris le temps du petit déjeuner. Avec Swy ce fut une autre histoire, il voulait prendre des cours de yoga avec sa femme. Je venais le dimanche matin, les allongeais dans le salon pour la relaxation, mais leur bébé de six mois entendait participer, Lara crapahutait sur le corps de ses parents. J'ai fini par garder l'enfant, ce qui était une autre forme de relaxation.

mardi, décembre 06, 2005

Jehan Gonnet chef opérateur


Le sol des chemins du cimetière Le Père Lachaise est jonché de feuilles jaunes qui démentent le gris du temps.

lundi, décembre 05, 2005

Agnès Varda

Vent debout! Agnès Varda trace sa route entre films, documentaires, portraits, restaurations, productions, jusqu'aux Bonis, elle a mille doigts... Sortie du DVD Cléo de 5 à 7 et Daguerreotypes le 8 décembre 2005.

samedi, décembre 03, 2005

Décembre

Décembre on fait le plein, comme les ramassages scolaires, fêtes d'avant la fête, diners associatifs en toute simplicité, sans flonflons ni cadeaux obligés. Je tourne durant décembre entre les vieux pôtes, les vieilles copines et l'afflux de films en salle, et faire des abdos en me mettant des bracelets de force sur le ventre durant les infos. Je bouche une narine, puis l'autre, cela s'appelle la respiration alternée, pour faire bon poids j'abaisse une paupière, puis l'autre et défile nos misères vues que d'un oeil. Et des boules qui tournent dans les mains activent les méridiens. De quoi être positif, non? A quand l'année prochaine?

vendredi, décembre 02, 2005

mardi 22 novembre 2005 :: Coups de coeur :: aucun commentaire :: aucun trackback
Objet littéraire pas vraiment identifié!

Par Agnès Léglise

En voilà un objet littéraire tout à fait hors du commun et proprement inqualifiable. Pamphlet poétique? Poésie guerrière? farce provo? théorie artistique? performance? happening littéraire? laboratoire anti-hypeux? ce texte inclassable de Thierry Théolier échappe brillamment à tous les genres qu'il dénonce. Loin des artifices parisiens, branchouillés, VIP, pubeux, artistes à la mode et fashionistes de tous bords, Théolier, THTH pour les trolls ses amis, fondateur du célèbre syndicat du Hype, entreprise d'incruste et de derive fétarde pure et non sponsorisée, THTH nous dénonce radicalement, dans un style neuf et déjanté les multiples turpitudes marchandes ou snobs des jolis mondains et nous aphorisme joliment quelques verités essentielles.
Vindicatif, barré, insultant, drole, nominatif, dernier des mohicans, dyslexique, parodique, hilarant, unique représentant de son espèce, ce livre l'est à plusieurs titres, par sa langue post-post-jeunes gens modernes, son style éclaté, son humour subtilement décalé ou kalachnikovien mais aussi par sa distribution originale et loin du merchandising général : ce livre super rock se commande uniquement chez votre libraire ou sur le site www.camerasanimales.com.

Crevard (Baise-Sollers)

La cuisine

Rien ne vaut être en cuisine avec une vieille copine ( Dominique Wallard) pour se raconter. En épluchant les patates, on ne triche pas.

jeudi, décembre 01, 2005

Sida oui...Sida non...

Impossible de faire comprendre à un vieil hétéro qu'il a pù avoir une maitresse droguée, ou qu'elle ait pù avoir un amant contaminé. Ils courent toujours entre les gouttes les vieux cavaleurs, seule la capote les fait débander. Je me souviendrais toujours d'un ami médecin à qui j'avais demandé de prendre les résultats de mes tests:
"De toute façon, je ne te dirais rien, tu me ferais toutes les maladies opportunistes!
- Et si je contamine la terre entière!
-Il n'y a rien pour guérir le Sida, on va tous crever de ça!" (c'était en 87, il n'y a rien de changé dans les mentalités, après moi, le déluge!) Puisque l'Ile de France détient le record des contaminations, nos machos seraient-ils les plus cons du monde? Et les femmes qui ont peur de perdre leur partenaire en ayant une exigence sanitaire, faut dire qu'on se les arrache, un homme pour trois femmes...alors autant lui offrir un plus, sa peau sans gaine et puis mourir...

Tu te laisses aller.. chanson de Charles Aznavour

La femme d'un ami m'a déclaré: Tu n'aimes pas les femmes, donc je ne t'aime pas. J'aime les femmes belles, drôles, intelligentes, toi,tu ne m'interesse pas! Tu te laisses aller, je n'aime pas ça! J'aurai pù lui répondre que si se laisser aller était d'être en retard de deux liftings contrairement à elle, et ne pas me teindre les cheveux...Je veux avoir le droit de vieillir!

mercredi, novembre 30, 2005

Cinéma du Québec au cinéma des cinéastes

Pour la soirée de clôture, un encouragement évident: un cocktail à base de Cointreau.Les films de l'après midi, je les avais trouvés gentillets comme leurs histoires.
Puis, un court métrage clash, frappant: Mardi matin quelque part de Hélène Bélanger-Martin avec Geneviève Alarie. Une femme enceinte sur le point d'accoucher monte dans un autobus. Une autre vient avec un aussi gros ventre, mais celui-ci est bardé d'explosif. Cette kamikase a juste le temps de jeter un regard effaré sur sa voisine, que tout saute...
En guise de préhambule le réalisateur cite: On ne finit jamais un film, on l'abandonne! (Orson Wells) La vie avec mon père de Sébastien Rose avec Raymond Bouchard, Paul Ahmanani, David La Haye, Hélène Florent. En toile de fond, une maison délabrée qui prend l'eau de toute part. Un homme qui a trop aimé les femmes est puni par où il a pêché. Mais il reste magnifique et donne une leçon de vie à ses deux garçons qui sont impuissants à créer et à bien vivre. Le père n'a écrit qu'un seul roman: Les plus belles tranches de ma vie sont restées au fond d'un lit ! Une égérie tendre et pleine de charme réconcilient ces trois hommes, et le père disparaît ayant redonné leur dignité à ses fils parce que ceux-ci l'ont secouru.
Je déplore toujours lors des présentations le manque de projecteur sur les intervenants, ils sont glabres avec des ombres qui leur bouffent le visage, sans compter que les animateurs ne présentent souvent que les réalisateurs, pas les comédiens. Au titre de marraine du festival, Carole Laure ne se laisse pas oublier...
Est-ce un phénomène d'époque, les réalisateurs montrent souvent les femmes hystériques, folle de leur corps. Je préfèrent, dans les scènes de baisers regarder l'expression des hommes, c'est plus tendre dans l'amollissement de la chair. Mais cela vient aussi du maquillage, les femmes ont du rimmel au lit ce qui durcit le regard.

lundi, novembre 28, 2005

BIFI La boucle

Valérie de la bibliothèque du cinéma est venue ce matin embarquer tous mes documents concernant le cinéma. Je lui dis que j'aime bien les histoires qui tournent rond...En la raccompagnant, je prends mon courrier et s'y trouve une invitation pour voir les bonis d'Agnès Varda à la Cinémathèque Française:
Vous voyez! C'est la preuve par dix! On ferme la boucle!
J'étais d'autant plus heureuse de cette diversion que dimanche que je devais aller à Trouville pour subir le supplice de la question autour de mon livre par les gens du crû.

Cinéma du Québec

Les femmes réalisatrices font preuves de bonne santé dans ce festival. Que faire de tout cet amour donné et reçu?
Médecine sous influence de Lina B. Moreco (documentaire 2004)
Les parents qui posent le moins de questions sont les plus appréciés!
Il est question des Extrèmes prématurés (22 semaines) que l'acharnement thérapeutique fait souffrir durant des mois, gavage obligé, sans qu'il n'y ait aucun suivi hors de l'hôpital par les chirurgiens contents de leur ouvrage, et pour prouver quoi? Au parents de galèrer et d'attendre parfois quatre ans pour une visite chez l'un ou l'autre des spécialistes pour les handicapés. (2.000 enfants avec une déficience cérébrale naissent par an au Canada) On ne sait si c'est l'enfant ou le parent qui a la vie chevillée au corps. Tant qu'ils sont bébés et si faibles qu'on est content de les avoir dans les bras et de les caresser, mais plus tard, avec le besoin d'autonomie et d'insertion dans le social, c'est l'enfer à chaque pas pour toute la famille. La réanimation à tout prix c'est le crédo de la nouvelle technologie de pointe. Sans parler de la médication lourde qui enrichit les laboratoires. Qu'est ce qu'il deviendra quand on sera plus là? Si c'est l'hôpital qui s'occupe plus de l'enfant que les parents, est-ce bien? Il me faut prendre les mêmes lunettes que l'intervenant pour martyriser mon bébé durant des mois! Il est dans une détresse installée! On regarde un organe, c'est l'éloignement de la totalité de l'être humain Long reportage désespéré. Alors qu'autrefois,les bébés qui n'était pas viables partaient d'eux-mêmes,les parents mettaient une année à s'en remettre et faisait un autre enfant!

L'otage de Carl Leblanc (2004)
C'est l'histoire de James Richard Cross qui raconte trente ans après son enlèvement par une cellule du Front de libération du Québec. Avec un humour tout British cet homme dit qu'il est devenu un anti-héros parce qu'il a survécu à cet enlèvement. Ce diplomate d'origine irlandaise, haut en couleur et constamment drôle, plonge dans les archives top secret où il est question de sa future mise en bière. Le réalisateur mélange avec humour et brio les documents de l'époque et le commentaire de son héros bien vivant.

dimanche, novembre 27, 2005

Cinéma du Québec

Au bout d'x.. heures de projection le français québéquois vient à moi, à moins que ce ne soit moi qui entende mieux leur accent.

Les Guerriers de Micheline Lanctôt d'après une pièce de Michel Gameau.avec Patrick Huard, Dan Bigras
Deux publicistes s'enferment durant 10 jours de façon à trouver un slogan aussi lucratif que celui qui a fait le succès de leur agence: Le lait c'est vachement bon. Cette fois-ci c'est pour l'armée canadienne. Je fais confiance à la dérision! dit la tête pensante. L'armée c'est l'aventure payée! S'ensuit un débat philosophique sur le bien ou non fondé des guerres, c'est un dialogue duel à la Becket, mais d'une voix grassayante, sans le mélodieux phrasé des acteurs shakespeariens. Ce huis clos se terminera mal.

samedi, novembre 26, 2005

Double Je Bernard Pivot France 2

Je ne veille plus passé 22h par crainte des insomnies. Mais j'ai appris que Pivot cessait son émission, je voulais voir de quoi il en retourne. Il dit en préambule: "J'ai ce soir, pour l'avant dernière de Double Je, trois invités. Vous me direz lequel vous a le plus séduit!
-Mais les trois, mon capitaine!"
Ces écrivains étrangers: l'un écossais Kenneth White. L'autre libanais Amin Maalouf. Et le troisième argentin Alberto Manguel,ont comme dénominateur commun d'aimer la France. C'est un enchantement de les entendre parler français avec un tel respect de la langue. On sent leur jouissance de dire les mots justes, et la jubilation de Bernard Pivot qui les interroge est manifeste.

Cinéma du Québec cinéma des cinéastes du 23 au 29 novembre

Sans transition, de la Russie je passe au Canada grâce à la neige qui tombe. Plaine ma plaine...Oh mon immense plaine... Traverser la Normandie toute blanche en train, est le plaisir du raccourci dans l'imaginaire.
Horloge biologique de Ricardo Trogi.avec Patrick Robitaille, Pierre-François Legendre, Jean-Philippe Pearson. Un peu longuet cette valse hésitation et baby-blues pour trois copains qui rechignent à l'idée de la paternité.
L'Audition de Luc Picard, avec Luc Picard, Suzanne Clément, Alexis Martin. Interprétation très émouvante de ce gros bras qui finit par l'apprentissage de l'acteur à avoir conscience de sa brutalité.
Ma vie en cinémascope de Denise Filiatrault avec Pascale Buissière, Serge Postigo, Denis Bernard. Evidemment j'ai été très touchée par le parcours tragique de cette fille donc le père en fait une bête de scène, et qu'aucun de ses amours ne protège.
Mémoires affectives de Francis Lecler avecRoy Dupuis, Rosa Zacharie, Nathalie Goupal, est une recherche bien plus subtile sur l'amnésie que le film français que j'ai vu sur le même sujet.
La Neuvaine de Bernard Emond avecElise Guilbault, Patrick drolet, Denise Gagnon. Un bon garçon, élevé par sa grand-mère ne veut pas la laisser mourir. Il rencontre une femme médecin désespérée et la sauve du suicide. Ce qui accrédite les récits de tous ces films c'est que ce sont de nouveaux visages pour nous qui ne connaissons pas les comédiens québéquois.

vendredi, novembre 25, 2005

Festival du film russe Honfleur

Mon âme slave s'est réveillée. Dehors il bruine, va pour Honfleur. Nous nous sommes croisés dans la rue, devant le grenier à sel, avec Jean Becker qui est le Président du festival. Je puis lui donner mon livre écrit sur Ghislain qui a été son beau-frère.
Mes petits feuillets sur le Net n'ont pas eu leur effet. C'est une connaissance qui me prête son badge pour l'après-midi. La géode s'est déplacée au parking. Un appendice, que dis-je, un lampadaire ayant pris sa place devant la Mairie, face au Port. De Bruine il pleuviote et l'agencemnt a du retard. Toute une classe de jeunes têtes nues font la queue dehors un bon quart-d'heure. Mon manteau en faux poils dégoulinera sur mes genoux durant la projection. Je ne sais si c'est de la mauvaise humeur mais j'ai médiocrement gouté lzes lourdeurs d'une comédie qui se veut désinvolte: Parents à vendre.
Pour la deuxième séance, un arrosage en règle. J'étais venue en avance pour m'abriter sous le dais du cinéma Janson. L'agent de service n'a pas osé nous annoncer que la projection précédente avait une demi-heure de retard. Cannes en mai, Deauville en septembre, il n'y a aucune chance pour avoir un été indien en novembre à Honfleur, les organisateurs pourraient y penser. Mais je n'ai pas regretté les petits fours tout ce qu'il y a de plus russe, ni leur vodka, je n'étais pas parmi les happy-few, le film L'Italien est un très joli conte d'un petit de six ans qui dans un orphelinat et en butte à ses camarades et aux marchands d'enfants parce qu'il vient d'être adopté par un couple d'italiens, d'où son surnom. Lui, veut retrouver sa mère biologique, les autres veulent garder le fric de leur marchandage.

mardi, novembre 22, 2005

Jeanne Moreau Michel Onfray Jean Meslier

A marée basse, la vase de la Touques a le temps de se givrer et le sable crise sous le gel. Lorsqu'il fait froid le ciel est plus bleu, la mer le reflète. Quelques ombres d'hommes et de femmes à chien près du rivage. C'est une pure merveille si le soleil est de la partie, son disque est blanc dans un pur azur. Je voulais rester toute la journée dehors mais une voix rocailleuse de sirène des grands fonds m'a scotchée au poste; celle de Jeanne Moreau qui m'a semblé de tous temps la plus élégante et sexy de nos actrices. Lors des Césars, je la trouvais plus troublante que ses jeunes rivales, me disant que si j'étais un homme, quelque soit son âge, elle me ferait bander. La petite ville est désertée par le touriste, sauf s'il s'est laissé piégé par la grève des trains. Bonheur de ne pas avoir à mentir de n'être pas disponible.
Ma petite voisine madame C... qui vient de fêter ses quatre-vingts ans s'en va guillerette écouter Michel Onfray chaque semaine à Caen. Nous faisons du convoiturage pour l'occasion. Aujourd'hui Michel Onfray parle de Jean Meslier, curé athée, prêtre des Ardennes sans visage et sans sépulture.Il devait être un surhomme pour vivre dans un chaudron d'enfer entre sa duplicité de tromper ses ouailles durant quarante ans, sa colère contre les grands de ce monde et leur pouvoir, et son manque de foi qu'il a avoué dans un testament posthume de mille pages.
Faute de train pour rentrer sur Paris j'irai bien à Honfleur voir le festival russe mais le dernier car de retour est à 19h ce qui ne laisse pas latitude d'y passer la soirée.

lundi, novembre 21, 2005

Vivement dimanche Jeanne Moreau Michel Drucker France 2

C'est un dimanche épatant! a dit Jeanne Moreau pour conclure cette fête.
La contradiction est un luxe! Etonnes moi!(Jean Cocteau)
Je ne prends pas la fuite, je rentre dans mon territoire! Tout est toujours à recommencer... A propos des hommages: Mon père disait qu'il valait mieux çà qu'un coup de pied au cul! Parlant d'Orson Welles: C'est un roi en exil! Il vous aime d'abord pour mieux vous convaincre! Je crois à la fièvre du spectacle, le trac c'est la vanité, la peur de déplaire Ce serait bien la comédienne magicienne! Rentrer à l'intérieur de soi pour comprendre les autres, être dans une vraie empathie! (Jeanne Moreau)
Te cailles pas la laitance! (Jean Gabin)
Jean Claude Brialy a une mémoire subjective, grâce à lui j'ai eu une vie supérieure! (Jeanne Moreau)
Son intelligence illuminait sa beauté. (Jean Daniel de L'Osb)
Jeanne est un soleil noir, un diamant noir! (Josée Dayan)
Je pars de la vérité, et je mets les habits du dimanche! (Marcel Pagnol

La restauration

Le très beau site crée par Didier Dahon et Jérome Reybaud: Qui êtes-vous D...avait coulé corps et biens lors d'un naufrage sur la toile du Net. Ces deux webmestres l'ont restauré à la vitesse grand V de la proue à la quille. Je salue leur talent et leur courage et les remercie vivement.

vendredi, novembre 18, 2005

le masochisme

J'ai décidée de ne plus être une femme battue (moralement s'entend, et par des femmes) alors je m'absente, ne plus rentrer dans leur pipi caca malgré leur maladie, leur besoin d'avoir un proche douleur, qui ne fait jamais assez bien alors que leurs familles ne font que téléphoner pour se dédouaner. Ma propre soeur m'a vomie auprès d'amis, puis elle est partie de solitude.

Les spécialistes

Une amie a malencontreusement mangé des haricots verts donc la boite était périmée.
Elle a des diarrhées qui me font penser à un empoisonnement. Les spécialistes qui la traitent pour un cancer du colon croient à un effet secondaire de la radiothérapie. Je l'incite à prendre conseil auprès de notre pharmacienne qui lui conseille du potassium afin de ne pas se déshydrater, sous réserve de voir un médecin généraliste, lequel conclue à un empoisonnement...

jeudi, novembre 17, 2005

Jean-Claude Delarue ( le cancer)

Depuis que ma femme n'a plus qu'un sein, j'ai l'impression de n'avoir qu'une main! dit un intervenant.

Après avoir fait son testament, on ne pense plus à la mort, tout est réglé! (une jeune femme)et à propos des oncologues, nouveau terme dans le jargon médical pour cancérologue: J'ai remarqué qu'ils vous annoncent le pire!

Les femmes ont le coeur plus grand! (pour l'accompagnement)

Le Père Goriot

Autour d'une table de bistro une dizaine de lecteurs, on a tous lu le Père Goriot de Balzac pour en discuter, la bibliothèque étant par définition silencieuse, et le dimanche que faire en province quand on est célibataire. Ma toujours petite fonctionnaire retraitée est là. (voir plus haut Salut l'artiste!) Le prochain livre mis en lecture sera L'Attente du Père. Je dis à cette dame avec qui j'ai maintes fois discuté: "-Depuis dix ans tu refuse de lire mes écrits, tu n'es pas obligée de te plier à cet exercice!- Si! Là ce n'est pas pareil, question d'ambiance!" Je crains le pire, sa curiosité dans la parlote est limite indiscrète jusqu'à ce qu'elle vous ait acculé dans vos derniers retranchements et trouvé une brêche pour vous lancer une perfidie. Après elle vous sourit, satisfaite d'avoir eu son petit plaisir, et ses joues rosisent. Elle est toujours contente, de sa petite promenade, de ses rangées de fleurs qui protègent sa petite maison du vis à vis dans la petite ruelle. Elle s'avoue sans ambition, prend un ton sirupeux pour vous inviter à un petit café, prêche la compassion et vous colle de l'adrénaline pour huit jours. La vie n'est-elle pas belle tant qu'on peut rencontrer un interlocuteur et cabotiner à l'envie? Mais de quoi et de qui se vengent ces femmes cultivées qui n'ont plus de maris, des enfants éloignés, et une voisine qui a parfois son portrait dans le journal. Je n'ai jamais constaté plus de narcissisme que chez des personnes qui ne font rien et vous le font payer. J'irais à ce rendez-vous avec un couvercle de casserolle en guise de bouclier

mardi, novembre 15, 2005

En Vérité! Frédéric Mitterrand chez Philippe Labro

Lorsque j'étais jeune, je n'osais regarder Philippe Labro si beau, si froid, l'âge l'a tanné. Frédéric Mitterrand me troublait par sa fougue à présenter les films, les acteurs. Cette nuit, lors d'une insomnie, je suis tombée sur ces deux-là au pied de mon lit dans la télé, c'était émouvant l'humilité de leur conversation dans Ombres et Lumières. et souvent, F.M. commençait ou terminait sa phrase par: En vérité! (comme dans la bible)

dimanche, novembre 13, 2005

Dimanche

Malgré la crainte je decide de prendre l'air jusqu'à la Bastille, lieu symbolique de la révolution. Au café phylo: Comment définir le mal à priori? Une amie est dans ses petits souliers froids à vendre de la porcelaine au marché de la brocante. Nous égrenons nos souvenirs d'ex danseuses au Mogador jusqu'à ce que les badeaux du dimanche entourent les stands, là je leur laisse la place. Un vent joue dans les dernières feuilles des arbres, et la nuit tombe vite. C'est presque un jour ordinaire sauf que je n'ai pas été visiter un ami en périphérie.

vendredi, novembre 11, 2005

Indochine Régis Wargnier

Il fait 17° dans mon grenier. Sous la couette je revois le film Indochine, c'est d'un romantisme fou et je suis sûre que c'est le meilleur rôle dramatique de Catherine Deneuve.

mercredi, novembre 09, 2005

BIFI

Aujourd'hui j'avais rendez-vous avec Robert Régis, chargé de collecter tous documents concernant le cinéma pour la BIFI.( Bibliothèque du film) J'avais le trac, comme une débutante, pour lui proposer ma provende de photos de plateaux. Au bout d'une heure de visite guidée à travers tous les services, j'étais persuadée que mes documents seraient mieux ici à servir de témoignage pour des recherches éventuelles sur certains films que de croupir dans la cave de proches où d'ayants droits si tant est qu'ils aient une cave. et j'aurais la tête libre du côté mercantile qui peut exister chez certains collectionneurs

mardi, novembre 08, 2005

Walter Lewino

Déjeuné avec Walter au sortir du train. Je le remercie:
"-Ah! ça fait du bien de voir un homme! A Trouville je ne vois que des femmes, célibataires comme moi, frustrées!
- Vous n'avez qu'à vous masturber!
- Ce n'est pas tout! Et la tête?
- Tu mets une glace devant toi, tu prends un masque auquel tu dessine des moustaches!

jeudi, novembre 03, 2005

La Boite Noire

Mise en scène ampoulée pour un scénario emberlificoté. La Boite Noire de Richard Berry veut nous en foutre plein la vue.
Revu sur Arté Rose-Mary's Baby de Roman Polenski qui est un vrai professionnel du suspense, avec très peu d'effets, juste l'angoisse de l'attente.

Salut l'artiste!

Une fonctionnaire retraitée: Moi aussi je suis une artiste! Chaque jour je mange, mes intestins travaillent! Les déchets sortent! J'ai de la matière, je fais donc une oeuvre, je suis une artiste!

mardi, novembre 01, 2005

Quo vadis Mervin Le Roy 1951 Peter Ustinov

J'adore les péplums, je l'avoue, mais il faisait beau, la Toussaint balayée par un vent chaud, les gens à la plage. Mais quand j'ai vu le premier plan de Peter Ustinov en Néron fou, je n'ai pas voulu en perdre une goutte sur l'écran de la télé.

Nous étions une demi-douzaine de vestales dans le luxueux lupanar de luxe de son film Lady L.Toutes candidates à la gloire, il fallait se disputer les bons créneaux pour être vues dans les plans américains. Il y avait plus coquines que moi, au point qu'Ustinov me dit: De toi, je ne connais que le dos! Les yeux bleus méttaliques de la vedette Paul Newman ne traversaient pas nos regards mais il rôdait dans le studio, même hors prises, de façon à donner la réplique (off) à ses partenaires. Une telle professionnalité me bluffait. Catherine Allegret avait à peine seize-ans, un pur Renoir.