mardi, avril 25, 2006

Un ange passe aux "Molière" James Thiérrée

La Symphonie du Hanneton Mise en scène : James Thiérrée avec : Raphaëlle Boitel Magnus Jakobsson James Spencer James Thiérrée ...
James Thiérrée a cueilli au passage trois molières, mise en scène- interprétation, et costume pour sa mère Victoria Chaplin-Thiérrée. C'est avec la grâce séraphique d'un funambule qu'il a remercié le public de ses pairs avec un sketch sur l'indécision.

dimanche, avril 23, 2006

Café Philo des Phares

La vérité abstraite est sans valeur, si elle n'est pas incarnée par des hommes qui la représentent en prouvant qu'ils sont prêts à mourir pour elle. Gandhi "Lettre à l'Ashram" ( banderole à la manif anti CPE en avril 2006)
Réel- Symbolisme- Imaginaire. La pathologie commence quand ces trois concepts sont déliés (Lacan)
Le mensonge est contraire à la véracité . Si il y a dévoilement c'est qu'il y a eu voilement.
Comprendre c'est prendre avec.
La vérité est dans le discours (Platon)
Le coeur a ses raisons que la raison ne connait pas.
Si il y a un sens du réel, il y a aussi un sens du possible (Robert Musile)
Le débat continue par petits groupes essaiminés dans divers lieux jusque tard dans l'après-midi.Devant mon hareng-pommes à l'huile je continue à jouer l'auditrice qui ne ramène pas sa fraise. Puis nous faisons une promenade sur les berges de la Seine, toujours causants. C'est un dimanche tendre que d'être parmi ces célibataires endurcis ou qui feignent l'être.

samedi, avril 22, 2006

Le printemps

Paris se déhabille, enfin un air de printemps, Les rues sont jonchées de touristes, autant d'accents que de gens, il suffit d'écouter, le dépaysement est assuré. Le soir, j'ai Arté (Michel-Ange, Venise) pour ne pas m'endormir idiote. Beaucoup de petits chinois dans la piscine de mon quartier, ils sont craquants, je n'en dirais pas autant des parents. Paris est une belle pûte, elle est au plus offrant. Reste les quais de la Seine où les amoureux s'adonnent à la pelle, ils ne voient que leurs pupilles.

vendredi, avril 21, 2006

Les marches

C'est toujours un délice de se promener avec Zeynep et sa mère, nous avons monté les marches du Sacré-Coeur et les jeunes dessinateurs debout avec leur carton à dessin disaient en pointant leur crayon sur la plus jeune :Au hasard! Chaque année je vois bien que je descends d'un cran...Mais c'est très gratifiant d'accompagner des étrangers, on se sent savante, et eux jouent les éblouis. Je me sens un sagoin d'avoir si peu le sens de l'acceuil qu'ont les orientaux.

mercredi, avril 19, 2006

Les vacances

Maintenant je sais que ce sont les universitaires qui lisent mon blog, vu la baisse de fréquentation durant les vacances scolaires.
Après-midi douce amère, j'ai joué les touristes avec des turcs, toujours leur courtoisie orientale, s'ils vont s'exiler dans les îles, il n'y aura plus ce goùt sucré des rencontres.

Walter Lewino tel qu'en lui même.

http://mail2.voila.fr/webmail/fr_FR/read.html?FOLDER=UF_casting&IDMSG=25&ORIGIN=PERSONNAL_FOLDER

mardi, avril 18, 2006

Boulevard du boulevard du boulevard Daniel Mesguish Théâtre du Rond-Point

Je n'avais pas ma fiche c'était jusqu'au 15 avril, pourtant ce Boulevard vaut le détour, plus tu meurs! Les acteurs que j'ai pris pour des clowns professionnels, les cascades par des acrobates de métier, en fait les comédiens se sont ralliés à toutes les disciplines du music-hall et de rire...

lalalala.org

lalalalaest une revue virtuelle éditée par Fendre l'air
Rédacteur en chef: Didier Dahon (didier.dahon@noos.fr)
Rédacteurs: Florence Chapiro- Aurélien Hupé-Jérôme Reybaud
Conception graphique: Jérôme Reybaud
Crédits photographiques: Arielle (notice): Padraig Sheandell / Denise Benoit (notice): Jacques Nisberg / Annick Cisaruk (notice): Ph.Lemonnier / Pia Colombo (notice): Stan Wiezniak / Mona Heftre (notice): Michel Dussarat / Claudine Longet (notice): Guy Webster / Helena Noguerra (notice): Sébastien Meunier
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© Chaque auteur pour sa contribution, 2006
© lalalala, 2006La surprise d'avril 2006 Corinne Marchand
avec Bernard Gérard et son orchestre "Ma robe de laine"(Jean-Pierre et Nathalie) EP Philips 437.440 BE
Philips n'a jamais pris la peine de rééditer cette chanson (ni aucune de Corinne Marchand d'ailleurs); et l'inoubliable interprète de Cléo de 5 à 7 ne semble pas, elle non plus, convaincue de l'intérêt de sa carrière de chanteuse. Et pourtant, en une minute et quarante-sept secondes, Corinne Marchand fait d'une bluette sur un amour d'enfance ("Je n'avais à peine / Que quinze ou seize ans..."), un pur moment de grâce légère, où la joie et la fraîcheur tiennent en respect la nostalgie et le regret.
C'est très amoureusement que les duettistes Didier Dahon et Jérôme Reybaud nous font plonger dans la chanson française.

lundi, avril 17, 2006

la brêche

L'animateur prend la clef des champs,s'offrant deux mois de réflexion. Un pseudo ci- pseudo ça, qui attendait depuis dix ans de s'engoufrer dans la brêche, se cogne le nez à la vitre d'une salle désengagée. Les habitués le suivent sous la pluie afin de trouver un nouveau bistro où philosopher.
Ah! ces cloches de Pâques, je suis allée enfourner les petits fours d'un vernissage auquel je n'étais pas invitée.
Au marché j'ai demandé: Y-a-t-il des clocharches?- Il y a moi de cloche, c'est déjà pas mal! m'a répondu le marchand de pomme.
Jospin aurait de l'humour: Non! Castro n'est pas un dictateur! aurait dit Madame Mitterand, à quoi Jospin aurait répondu: Cela ne m'étonne pas d'elle, elle a toujours crù que son mari était un socialiste!
Nous sommes chez Drucker, de drôles de voix graves celles du Caveau de la République, ils ont gardé leur veine... avec le chansonnier Amadou nous ne sommes pas en reste, ils ont de la bouteille, en tant qu'hommes je préfère.
Dans les couloirs du Ministère les souris dansent,grignotent et rognent tout; On va chercher un chat à la SPA, huit jours après plus une seule souris. Puis au bout d'un mois elles reviennent. Que s'est-il passé avec le chat? -On a fait une connerie, on l'a titularisé!
Je ne sais plus qui a raconté l'histoire, si c'est Amadou ou l'invité de Drucker François Coppée - Ministre des Affaires étrangères

Sur les conseils de Lucy je continue à bichonner mes pieds qui veulent se griffer, s'incarner.Pour joindre les effets de la thallasso et du massage, je mets les boules d'acier dans des chaussettes que j'enfile, ainsi les coquines ne fuient pas aux quatre coins de la cuvette.

vendredi, avril 14, 2006

Pâques

Le ciel fait grise mine, les gens aussi, ils sont vétus d'hiver sur la plage et je n'ai pas droit au chocolat.

mercredi, avril 12, 2006

Le bonheur

Comment expliquer ce bonheur strictement viscéral d'être dans une belle lumière. Dès que je franchis le Pont des Belges, mes cellules jubillent sous le ciel de Normandie. Je comprends Marguerite Duras qui disait ne pouvoir s'en passer. Peut'être est-ce la même alchimie qui nourrit le plaisir de jouer sous les projecteurs, on dit: être dans la lumière! Après, l'oeuvre devient ce qu'elle veut, ce que les autres en voit, nous ne pouvons rien ni pour ni contre, mais comme en amour nous avons eu cette jubilation orgasmatique quelques instants. Quand je vois des films pornos avec fellation-masturbation en temps réel, quelle peine à jouir, c'est ça qui est sordide.

samedi, avril 08, 2006

Côté Court Pantin 104 Michael Lonsdale

Dinant d'une délicieuse assiette libanaise et campant huit heures par jour au Festival, je n'ai pù voir que le tiers des films proposés, les trois salles projetent en même temps. Mais rien ne m'aurait fait manquer l'hommage fait à Michael Lonsdale. Ses fans étaient plus nombreux que prévu, nous avons dù changer de salle, de peur de manquer de place, une spectatrice a lancé Que ceux qui n'aime pas Lonsdale sortent! Avec ses airs de matou malin il nous a régalé de rires sur l'écran et de visu, et plus dramatique Ce que je vous dois Omivier Bouffard (2006)
Je comprends mieux Skaspeare lorsqu'il le lit à l'italienne (lecture à plat, sans intonation) que lorsque d'autres le joue. Cela s'appelle l'amour Marcel Hanoun (1984-89)
Dans Panorama: Le couloir Alain Gagnol et Jean Loup Felicioli (2005)film d'animation. Un homme est engagé par un étrange chinois pour garder un trésor qui serait dans un réduit au bout d'un couloir vide. I'homme se passionne pour son travail bien qu'assis toute la nuit sans rien faire: Depuis que je ne bouge plus, c'est le monde autour de moi qui remue!
Aujourd'hui dimanche, les jeux sont faits, je vous annonce donc mon préféré de la compétition de ceux que j'ai pù voir. Be Quiet Sameh zoabi (2005)Un père traverse un barrage entre Israêl où il vient d'enterrer un oncle, ramenant en Palestine son jeune fils. L'enfant est vindicatif car son père lui a menti, l'oncle n'est pas mort d'une crise cardiaque mais abattu d'une balle dans la tête.J'allai oublier, il y a aussi: A Deux Nikolay Khomenriki tête à tête d'un fils avec sa mère qui va mourir.

Palmarès:grand prix fiction Ex aequo A Deux Nikolaay Khomeriki- A mains nues Agnès Feuvre
Prix spécial du jury: Fais de beaux rêves Maryline Canto
Prix d'interprétation féminine ex aequo Douce Mirabaud et Lucie Charton Petit matin S. Louis
Prix d'interprétation masculine Serge Riaboukine La Leçon de guitare de Martin Rit
Prix de la jeunesse Be Quiet Sameh Zoabi
Prix du public A bras le corps Katell Quillévéré
Prix du jury de la presse De sortie Thomas Salvador
Prix GNCR ex aequo A mains nues Agnès Feuvre- Nu devant un fantôme Sébastien Betheder
Prix émergence A bras le corps Katell Quillévéré
Grand prix expérimental-essai-art vidéo Reconstitution Hélène Abram
Prix de la meilleure création sonore et musicale Cédric Fermont Atalodz de Gisèle Pape
Prix du pavillon El Del Muerto Aantoine Agata
Prix du meilleur scénario Highland Park Dominique Szpindel-Sarah Lévy
Résidence réalisateur/sscénariste A bras le corps Katell Quillévéré
Messieurs, dames, à vos écrans!
Selon la tradition depuis 15 ans, le Festival de Pantin reste le plus généreux envers le court métrage.

jeudi, avril 06, 2006

Mairie du 3ème Temps Libre

Retournons à notre crèmerie, Mad City Costa Gavras (1997) En Amérique, on sait faire du spectacle avec un sujet sensible. Un pauvre chomeur fait un carton malgré lui sur un gardien de Musée, et il se trouve dans l'immeuble des enfants qu'il garde en otages. Dustin Offman malgré son talent de présentateur de télé ne pourra sauver de lui-même ce laisser pour compte un peu simplet interprêté par John Travolta.

Côté Court Pantin 104

Lourdes, l'hiver Marie-Claude Theilhou (1983) . J'adore ces histoires simples. Un vieux couple se perd lors d'un pélerinage, ils se retrouvent en déambulant dans les ruelles complètement kitch de Lourdes. Leur mauvaise foi est évidente, elle est habillée de rouge, son chien aussi, et le mari ne les a pas vus. Qui a voulu perdre qui? A l'année prochaine?

La visiteuse Jean-Claude Guiguet (1983) Françoise Fabian est incroyablement belle et bonne comédienne, il est étonnant qu'on ne la voit pas plus souvent dans les grandes productions.

Je ne parlerais pas des films en compétition, je laisse aux jurés leur prérogative de départager ces oeuvrettes.

De longues après-midi sont dévolus aux apprentis comédiens, rencontres avec des casting. Je les vois tous ces jeunes comme sortis des classes tous frais émoulus. C'est émouvant de les voir séducteurs ou discrets prêts à courir après la chance.

Il fait froid sous le soleil, mais à l'orée du Bois de Boulogne les plantes ornementales devant les immeubles à riches, le jaune des genets réchauffent le regard, c'est bon à prendre les rues de Paris, je dirais même que c'est divin.

Je m'étonnais que personne ne m'écrive sur mon blog ne fusse que pour m'engueuler. Ma copine Podda m'a fait remarquer que l'on ne pouvait me répondre sans donner l'émail d'un ami.Chantagire!!! comme aurait dit ma mère avec son accent d'europe de l'Est.

mercredi, avril 05, 2006

La République

La République était prise d'assaut, c'est sur la ligne pour aller à Pantin, j'ai donc décidé de rester sage, d'écouter les sirènes des fenêtres d'un lieu d'espace numérique. Je n'ai vécu que de petits boulots pour n'arriver à rien, je comprends la révolte des étudiants qui défendent leur futur bifteek quotidien alors qu'ils font des études, eux...
Le festival offrait ce jour là, les entrées gratuites aux projections par solidarité contre le CPE

mardi, avril 04, 2006

Côté Court Pantin 104

Rafraichissons-nous la mémoire avec Jean-Luc Godard qui a été le chef de file d'une nouvelle écriture cinémathographique. Il joue malicieusement le rôle du candide pour amener le grand mathématicien "René" à des explications concrètes.( 1976)
Nous trois (1976) Un prisonnier écrit une lettre sur un papier quadrillé d'écolier. Tant qu'il pourra se souvenir du visage de sa belle, la douleur des coups sera différée de quelques secondes. Il ne connait pas Carlos sur lequel on l'interroge, délit d'innocence, il ne peut rien en dire donc il est suspecté.

Maurice Pialat et Willy Kurant ont revisité l'ancienne Istambul (Bizance, Constantinople) et les vestiges au bord du Bosphore, c'est d'une beauté architecturale incroyable. Bosphore(1964)

Et toujours ces plaies de guerre d'un Liban qui voudrait oublier. Un garçon n'ose retourner dans son quartier voir sa mère. Il lui écrit. Tu sais maman, tu peux être fière de moi! Je suis devenu quelqu'un! Pas un avocat ou un médecin comme tu l'espérais, mais je suis devenu quelqu'un! Ils ont vu que je savais tirer, alors ils m'ont mis dans les francs-tireurs. Je ne tue que quand je veux, quand je vois que la personne dont j'ai épié tous les faits et gestes depuis des jours, est prête à mourir. Je le vois dans son regard, s'il veut une mort lente je tire dans le ventre. S'il veut une mort brutale je tire dans la tête ou au coeur. Maman, tout le monde a oublié ce que j'ai fait pour notre ville, notre quartier, s'ils m'attrappent, ils vont me faire voir du pays! Je vais aller voir d'anciens camarades, s'ils ne veulent plus de moi, je me coucherais par terre et me tirerais une balle dans le ventre, j'aurais une belle mort lente et tranquille! COMMENT T'EXPLIQUER, MÈRE? Hassan Zbib ( 1998)

lundi, avril 03, 2006

Pantin 104 films expérimentaux

C'est le domaine de l'amateurisme non éclairé, les trois quart des productions sont floues avec une image tressautante quand il n'y a pas excès de trucages et textes fractionnés cela fait plus intelligents, on nous fatigue l'oeil, je m'endors. Et ceux qui font des travellings interminables en caméra subjective, ou des images arrêtées sur une musique jusqu'au boutisme, l'ennui est le même, cela manque de corps. Ils sont jeunes, veulent oublier la technicité apportées par leur ainés, dans un labo de physique il auraient sauté avec la baraque, là c'est le public qui quitte la salle.L'enfer est pavé de bonnes intentions! Ils n'ont plus qu'à recommencer avec moins de prétentions.

dimanche, avril 02, 2006

de l'homosexualité Côté Court Pantin 104

En une après midi,je n'ai jamais vu autant de sexes d'hommes à cru en gros plan sur grand écran. Ce membre magnifique et dérisoire! (comme le disait mon enseignant Nils Hahouttoff), impossible d'en être émue sachant qu'il m'est inaccessible. On vit l'appârat, le décor, la grande musique ou la belle chansonnette, on se dit que c'est merveilleux un homme intelligent, sensible, cultivé, mais nous femmes restons derrière la porte vitrée, déniée, délitée par notre humble corps qui ne leur sert qu'à la représentation d'une féminité sublimée ou caricaturée, c'est selon... J'ai des copines qui sont mortes de s'être laisser pièger par la séduction volontaire de ce qui reste de machisme chez l'homosexuel. Interessant le reportage sur celui qui se dit bisexuel. Jean-Claude Guiguet demande à Alain Rochat: C'est une chance que d'être bi? - Non! Ce n'est pas une chance, c'est douloureux, Je suis sensuel, je peux jouir de certaines parties du corps des femmes ou d'autres d'hommes, mais je ne peux pas me construire, j'aurais aimé avoir une grande famille, beaucoup d'enfants, je suis seul. Le réalisateur nous gratifie d'une petite scène de masturbation, histoire de lever les tensions, cela ne va pas jusqu'à l'éjaculation, est-ce un effet de censure? Beau et sec tel un animal sauvage, Alain Rochat se photographie nu dans les arbres par narcissisme ou pour impressionner dans le temps sur pellicule ce corps qui lui tient lieu de moteur.

Samedi à Pantin 104 Présence libanaise Rétrospective 1995-2005

Les cinéastes libanais déclinent la guerre sous diverses formes, dont l'une allégorique: Deux enfants jouent aux billes, le gagnant ramasse toute la mise, les parents se fâchent c'est un jeu qui coute cher, les familles s'en mêlent, voilà comment commence la guerre.Wa Ziad Antar (2004)

Tambourro 1-2- ( 2006) du même réalisateur L'art de jouer du tambour sous sa douche, au rythme du sifflement de la cafetière en se servant de ce qui vous tombe sous la main.

Rond-point-Chatila Maher Abi Samba (2004) Des réfugiés déhambulent dans une ruelle lépreuse, sans but. L'un dit. Je ne vois pas le temps passer, comme il n'y a rien à faire, les années ont passées sans que je m'en aperçoive, le temps glisse sur moi!
Un plus jeune: Je vais tenter de me fondre dans la foule d'un grand aéroport, j'irais à Cuba où j'y ai un vague oncle!
Un mouvement de foule: De l'eau! de l'électricité! S'il n'y a pas d'eau, pas d'électricité et sans électricité l'eau ne peut pas venir!

Une femme gueule après les associations caritatives qui dit'elle s'en mettent plein les poches sur leurs dos, se contentant de les photographier comme dans un safari.

J'aimerai voir tous les films libanais, mais comme ils ne passent qu'une fois, je ne pourrais pas voir les films en compétition.

jeudi, mars 30, 2006

Le venin

La langue de pûte vous crache son venin mais ne veut pas être épinglée par vos écrits.
Les cancans sont pour ceux qui vivent par procuration, ils savent par le ouie-dire. Le relationnel est autre. Seul dans le rêve on connait le véritable impact entre deux êtres.

Le Grand Charles Bernard Stora (2005) FR2

Le général DE Gaulle et tante Yvonne se portent bien par la grâce du réalisateur Bernard Stora. Chaque phrase pronnoncée par le général est un mot d'auteur, c'est bien savoureux...

mardi, mars 28, 2006

L'émail

J'use mon émail à changer de dentiste. L'un me coupe la langue, l'autre arrache une dent qui n'était pas prévue, l'autre me brûle la gencive disant c'est un puissant désinfectant, le quatrième me laisse édentée entre les jours de séances ce qui m'empèche de croquer et la langue est cisaillée par les chicots, un autre bonhomme chantonne entre ses trois salles d'opérations pour calmer les clients en attente d'un petit coup de fraise de plus, sans compter l'addition salée avec des travaux à rallonge, tout ça parce qu'ils liment à côté pour faire une rangée parfaite et que ce coup de lime est fatal pour la dent saine qui noircit. J'ai tenté l'école dentaire, mais le temps que le professeur arrive à votre fauteuil pour contrôler l'élève vous avez eu droit à trois anesthésies. C'est dur de garder le sourire, d'autant que j'ai appris par une copine richarde que l'on ne me soigne les racines que pour le tarif de la sécu, soit 20%, le reste pourrit gentiment jusqu'à faire des kystes lesquels rongent l'os qui a besoin d'une greffe jusqu'au jour du dentier, ou des implants si l'on a eu la précaution d'épouser un rentier.
C'était la complainte d'une dentition malheureuse!

Match amical

Match amical entre un CRS et un manifestant, l'un a une grenade en main, l'autre un poteau de stationnement qu'il tient comme une raquette. Il y a échange de balle, la foule reste bouche bée, on se croirait à Roland-Garros. Puis arrivent les lances d'incendie qui arrosent et dispersent les spectacteurs. C'était en 68 sur la place Saint-Germain -des-Près.
Aujourd'hui, de la gare Saint-Lazare à la rue de Bretagne j'ai pu marcher d'un bon pas, mais à peine au Carreau du Temple des sirènes de voitures de police ont mugi me mettant la larme à l'oeil, tout près des gosses vont trinquer. Déjà ce matin les commerçants des rues perpendiculaires au Bd Baumarchais étaient priés d'abaisser leur grilles. La France reste frondeuse...

dimanche, mars 26, 2006

Il faut savoir faire bégayer la langue Gilles Deleuze

Le meilleur du Café Philo, c'est après, en petits clans, au bistrot...

FR3 Café Barge Piques Polémiques

Comme c'est discordant la symphonie de cacophonies orchestrée par l'hystérie de Paul Wermus. Et les invités crient pour faire entendre leur cause. Pourquoi acceptent-ils cette foire d'empoigne?

samedi, mars 25, 2006

Samedi

Il pleut! Quoi de plus astucieux que de lire un livre à la Fnac, soit accroupie contre un pilier de livres, soit sur une chaise du café avec ou sans consommation. Pour ne pas culpabiliser de ne pas arpenter l'asphalte glissante, je serre les fesses au rytme préconnisée par la lecture d'un manuel de gym pour les paresseuses.( Marabout)

vendredi, mars 24, 2006

Pantin-courts

Côté court 2006

Rétrospective : Présence libanaise

Depuis 1990, après 15 années de guerre civile, le Liban se reconstruit. Avec lui, le désir de s'approprier, de dire, de donner à voir les ravages du confl it et les diffi cultés de la paix, renaît. Un jeune cinéma libanais s'invente jour après jour, grâce à la formidable énergie des artistes et à leur débrouillardise. Chacun s'aventure en permanence sur un terrain qu'il expérimente, cherchant sans cesse à inventer, à repousser les limites, se jouant des codes, défi ant les attentes et c'est souvent dans les détours les plus expérimentaux que vient se nicher la plus grande poésie. C'est ainsi que depuis 10 ans on assiste à l'émergence d'une nouvelle génération de cinéastes libanais à qui le festival rend hommage avec cette rétrospective.


Rétrospective : L'essai au cinéma

L'essai au cinéma I (édition 2005) avait rassemblé autour de cette thématique des noms tout aussi prestigieux que Alain Resnais, Chris Marker, Jean Rouch, Raymond Depardon, Alain Cavalier... Retrouvons cette année : Samuel Beckett, Jean-Luc Godard, Nanni Moretti, Orson Welles, Bertrand Bonello...


Dojo Cinéma

Depuis cinq ans, le Dojo cinéma réalise des films qui peuvent être entendus comme des essais et qui font souvent appel à la philosophie. C'est parce que la question du public, et de sa constitution, est au coeur de son travail que le Dojo Cinéma considère que l'existence du public n'est pas le résultat attendu, l'effet espéré du travail cinématographique, mais il est plutôt l'a-priori qui le fonde.


A Jean-Claude Guiguet

"Critique au regard et aux perceptions aiguës, cinéaste ambitieux pour le cinéma, Guiguet a débuté à la bonne école, assistant de Paul Vecchiali qui, en créant Diagonale, a permis la naissance d'une génération de cinéastes passionnants." Marie-Anne Guérin (Libération)
Ami de toujours et Président du festival de 2003 à 2005, Jean-Claude Guiguet sera à l'honneur pour l'édition 2006.


Michael Lonsdale

Depuis toujours, Michael Lonsdale mène de front une carrière au cinéma et au théâtre et ne craint jamais de s'engager dans des oeuvres difficiles et variées. On a pu le voir dans des courts métrages notamment de Yannick Bellon, Pierre Bourgeade, Jean Eustache, Marcel Hanoun, films programmés dans cette 15e édition.


Les Films turcs de Maurice Pialat


Les Engraineurs

Les engraineurs vous proposent leurs principaux travaux de 2005 - 3 fictions courtes, un mini-documentaire, un moyen métrage, des sketches -, films réalisés avec la complicité d'une centaine de Pantinois.


Nuit : Sexe, fantasmes et désir

En ouverture de programme, une performance de HPG : HPG fait son show

Avec des images clairement figuratives (montrer l'acte sexuel sans artifice), et celles plus allusives - voire métaphoriques - (le sexe s'efface pour laisser place aux mots et aux corps érotisés), cette nuit vous propose une palette de films courts où sexe, fantasmes et désir s'expriment - souvent - sans fard, ni détours.


Et aussi...

Compétition fiction
Compétition expérimental - essai - art vidéo
Panorama
Lectures de scénarios
Cartes blanches à John Menick, Patrick Bouvet et Frédérique Devaux
Ciné-concert : Traffic Quintet / Ange Leccia
Colloque : le jeune enfant, le cinéma et la télévision
Forum comédiens : Cycle de rencontres et de conférences professionnelles


Le festival Côté court a lieu au du 31 mars au 9 avril 2006 au Ciné 104, 104, avenue Jean-Lolive à Pantin (M°Hoche ou Eglise de Pantin) et dans six salles associées en Seine-Saint-Denis (plus d'infos...)



La résidence réalisateur / scénariste initiée par le Conseil général de la Seine-Saint-Denis

Le Conseil général de la Seine-Saint-Denis et le festival Côté court en Seine-Saint-Denis poursuivent l'accueil d'une résidence réunissant un réalisateur et un scénariste. L'objectif de cette résidence consiste à intervenir dans le champ de la création, à favoriser des rencontres originales et à privilégier des temps de travail rémunérés destinés à l'écriture cinématographique. Le réalisateur sera choisi parmi les cinéastes sélectionnés pour la compétition Fiction 2006. Un appel à candidature est lancé dans le cadre du festival Côté court à destination des scénaristes intéressés par ce projet.

Lauréats 2004 : Emmanuel Parraud pour "La Statue de la vierge" et Héléna Klotz pour "Le léopard ne se déplace jamais sans ses taches"

Lauréat 2005 : Franck Thoraval pour "Ce qui nous lie"
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Festival du court de Pantin

2006 > La Folle Nuit du court : sexe, fantasmes et désir > Totem

Totem
Frédéric Tachou
19987'Noir et blancBeta SP
Contact : Collectif Jeune Cinéma / email : cjcinema@wanadoo.fr

"Totem" désigne ici les représentations du phallus et de sa puissance. Depuis l'origine de la conscience jusqu'aux formes les plus développées de civilisation, l'idée de la puissance associée à l'image du phallus est une constante. Je me suis plongé dans les méandres de ces représentations pour témoigner de leur importance et de leur intérêt.

No mans-land -Arté

De jeunes soldats perdus dans le brouillard n'arrivent pas à rejoindre leur base: Tu sais la différence entre un pessimiste et un optimiste? Le pessimiste dit que ça ne pourrait être pire, l'optimiste dit que si!

jeudi, mars 23, 2006

Le jeunisme Arté

Le jeunisme à tout prix, à coups de bistouri. Un jeune homme ne s'interessait pas à mes oeuvres, très cyniquement il me dit: "Je suis pour le jeunisme! - Et quel âge avez-vous? - quarante ans!- Vous n'en avez pas pour longtemps!"
La dignité peut devenir très vite pathétique! On a l'air d'un vieux chemisier repassé et on est démodé! Ainsi parle Wolfgang Joap créateur de mode, à propos des liftings et autres interventions de rajeunissement.
C'est terrible de voir ces gamines chinoises qui font la queue dans la salle d'attente assises sur un banc pour être l'une des deux-cent opérées du jour, afin d'avoir l'air moins endormies sans oeil bridé.

mardi, mars 21, 2006

La douche

Quelle manie depuis des décénies, ont les metteurs en scène de théâtre, ils éclairent le décor, c'est très esthétisant, mais le récitant n'a droit qu'à une douche, c'est dire qu'il est délavé avec des cernes qui tombent jusqu'aux mâchoires, lesquelles agrippent la lumière en lame de couteau. Même le pianiste planté avec son piano en biais vers la coulisse du fond n'a que ses mains d'éclairées. Il faut attendre le salut pour enfin voir de la chair humaine, un vrai visage. Je me souviens avoir sévi comme ballerine sur ce plateau du Mogador on voyait dans nos yeux comme dans un trou de serrure car on les agrandissait avec des faux cils. Tout était outré, les lèvres dessinées jusqu'au menton par un crayon, mais les artistes n'avaient pas l'air désincarnés( c'est d'un vulgaire!) la profusion de projecteurs ne nuisait qu'à nos pupilles sensibles, ça pleurait. Reste la voix me direz-vous! Oui, si c'est celle d'un chanteur à voix, d'un acteur de théâtre. Mais on a besoin aussi du regard, à force de sobriété il aurait beau se déchirer les tripes on en verrait que couic, toutes avalées par l'ombre qui donne tant à penser.

Dieu est mort, Marx est mort, et moi même je ne me sens pas très bien Woody Allen

Cette phrase dans le livre de Jean-Claude Brialy m'a fait rire, on dirait du meilleur Jacques Sternberg

Il vaut mieux être à poil dans un chef d'oeuvre qu'habillée dans un navet Victoria Abril

dimanche, mars 19, 2006

Les comiques

Jean Pierre Darras me reprochait: Vous vous foutez à poil, mais vous ne pouvez vous déculotter pour dire: Je t'aime! Il me faisait travailler La Reine de Ruys Blas Lorsqu'il me donnait la réplique, sa mimique était telle que j'éclatais de rire, nous n'avancions pas d'une rime. Je regrette c'est le prix de la leçon! Tous les quart d'heure, une mimique!
Dans Vivement Dimanche Michel Drucker qui a invité deux clows de service (Dany Boon,Gad Elmaleh)n'a pas pu leur faire quitter le plateau, ils inventaient au fur et à mesure un nouveau gag pour charrier Julien Lecler. C'est le drame des comiques, faire rire à tout prix.

TF1 40% d'audiance, Arté 3% ça fait réfléchir

Le reproche

Ce qu'on te reproche fais-le, c'est toi! Jean Cocteau
Ghislain Cloquet me le disait autrement: Ecoutez bien ce que les gens vous reprochent, c'est ce qu'ils ont à se reprocher! em>

Place des Vosges

Chaque week-end une douzaine de musiciens venus de divers conservatoires de Paris jouent sous les arcades de la Place des Vosges, en fonction de leur disponibilité la formation tourne, aujourd'hui il y a huit jeunes filles et quatre garçons. C'est encore un après midi à écharpe et bonnet d'hiver, ils font la manche bien sùr...On peut s'assoir sur un banc du square et écouter Albinoni en boucle.

samedi, mars 18, 2006

La folliculine

Dès qu'il y a Macho! Je prends, c'est plus rassurant pour ma libido. Les doués de la tchatche et du ragot, petite perversité orgasmatique en soi...Folliculinaire aigue: en général, cette petite bête se sauve comme une carpette de peur d'une réponse frontale, génération des répondeurs et des émails. Il faut que je me les garde au chaud ces machos, par ces temps du Net, peu d'occasion de se faire une toile ensemble.

jeudi, mars 16, 2006

Le casting

Le gag, j'ai donné tous mes documents à la BIFI (Bibliothèque de la Cinamathèque), il ne me reste plus une seule photo à montrer pour un éventuel casting.

Créer ce n'est pas réussir c'est résister Gilles Deleuze

mercredi, mars 15, 2006

Lalalala.org Didier Dahon

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L'éditorial de mars 2006
La surprise de mars 2006

Vous voulez savoir qui était Denise Benoit. Vous vous demandez quelle chanson de Lucienne Boyer Marie France chanta sur la scène du Trianon (et accessoirement, quelle était la couleur de sa fourrure) le 11 février dernier. Vous aimeriez comprendre pourquoi quelques garçons, parmi plus de six milliards d'êtres humains, sont capables de tout pour un 45 tours de Claudine Longet. Vous souhaiteriez partager votre désamour de Brel ou votre passion pour Monique Tarbès... ou encore votre indignation à l'égard d'un éditeur qui garde dans ses caves un chef d'oeuvre d'Annabel et Frédéric Botton. Vous seriez heureux de lire une interview de l'une des plus grandes interprètes d'aujourd'hui, Annick Cisaruk. Vous désespérez de trouver un jour quelques lignes sur une certaine Mona Mour, que vous avez vu chanter dans un film de Paul Vecchiali, et qui ressemble étrangement à la Mona Heftre qui a fait revivre les chansons de Rezvani au début des années 2000. Vous pensez que Micheline Dax est une des plus grandes interprètes de Trenet et vous avez l'impression que personne ne vous prend au sérieux quand vous osez le dire. Vous n'aimez pas la coiffure de Léo Ferré, néanmoins vous voudriez savoir qui, de Catherine Sauvage ou de Francesca Solleville a le mieux rendu justice à son extraordinaire "Vingt ans". Vous pleurez en écoutant Germaine Montero interpréter "Le pont du nord" de Mac Orlan et Lio chanter "La vérité tout nue". Vous placez la variété, le music-hall, la pop et la chanson française au centre, mais vous savez que Gainsbourg n'était pas René Char, et d'ailleurs vous lui savez gré de s'être toujours réclamé des arts mineurs... Enfin et surtout, vous n'aimez pas Véronique Sanson.
Ne cherchez pas dans la presse nationale. Ne cherchez pas dans Les Inrockuptibles. Ne cherchez pas non plus dans la presse spécialisée (quoique l'on trouve des pages passionnantes dans Je chante!). Oubliez l'immense majorité des histoires de la chanson, trop occupées à analyser avec grand sérieux l'oeuvre complet d'Alain Souchon pour accorder plus de dix lignes à Monique Morelli. Et surtout ne tapez pas "chanson française" dans Google, vous risqueriez de tomber sur une photographie de Chimène Badi. Rien, vous n'y trouverez rien de ce qui vous touche vraiment. C'est bien pour cela qu'il a fallu prendre le maquis et créer lalalala.org. Une revue non pas en papier, mais électronique et virtuelle pour éviter à un amateur japonais de Pascale Borel de faire le tour de la planète pour tenter de dénicher lalalala, éventuellement, au fond d'une sinistre librairie-solderie de Paris. Pour offrir (à terme) de la musique (exemple à côté sur la même page). Pour ne pas avoir à vous demander quelques euros qui de toute façon ne suffiraient pas à payer l'imprimeur... Enfin parce que la vraie Bibliothèque est désormais ici. N'aurait-il pas été inconvenant que certaines voix en fussent tout à fait absentes ?

(lalalala remercie celles et ceux qui lui ont fait confiance alors même la revue était encore plus que virtuelle)

Denise Benoit, soprano
Jean-Christophe Benoit, baryton
L. Benoit-Granier, piano Pleyel

"La jeune boulangère" (trad. Ile de France)

extrait de
Chansons d'amour et de misère
(chants des provinces françaises)

EP 33t Ducretet-Thomson LPP 8719 (1953)

La mère est au piano. Ses deux enfants, Denise et Jean-Christophe, respectivement soprano et baryton, se tiennent devant. Pour Ducretet-Thomson, ils enregistrent neuf "chants des provinces françaises" (l'Auvergne, la Bretagne, le Dauphiné...). Tout l'art d'une famille de musiciens (le père, Henri, fut l'altiste du quatuor Capet de 1919 à 1928, la mère est compositrice, Jean-Christophe chantera Ravel, Poulenc, Fauré...) pour rendre justice à ces piécettes comiques ("Le chien dans la crème") ou sentimentales (Rossignolet console-moi"). Toute la finesse et l'élégance de l'école de Paris pour ramener à la vie ces courtes et parfaites émanations de la terre de France.Tout le génie d'une Denise Benoit de trente ans pour, dans "La jeune boulangère" que nous offrons ici, peindre la malice d'une jeune veuve qui contrefait la douleur convenue ("Je viens de pèlerinage / Mon mari est trépassé") pour mieux faire comprendre au garçon pâtissier qu'elle veut aller danser avec lui: "Vous n'pensez pas qu'à mon âge / On ne fait que de pleurer"...

Walter Lewino-Laurent Greilsamer- Le Monde mardi 14 mars 006

Walter croqué par son petit-fils Nathan
Cours, camarade! le nouveau monde est cruel! société Chronique -Laurent Greilsamer

Attention! Cette chronique est un jeu. Nous sommes en été, le soleil brûle juste comme il faut et vous êtes installé à la terrasse d'un café. Vous feuillettez votre hebdo favori et vous vous attardez sur son cahier spécial précisément consacré aux "jeux de l'été". D'un trait de stylo, vous cochez les bonnes réponses. Longtemps, Walter Lewino a été le grand manitou de ces pages ludiques au Nouvel Observateur.C'étaient des jeux chics et snobs qui se présentaient sous forme de quizz et assuraient déterminer en quelques questions si vous étiez un amant magnifique (ou un mauvais coup...), un électeur de gauche avec le portefeuille à droite ou un réactionnaire paternaliste, un branché ou un béotien.
Walter Lewino, journaliste franc-tireur, avait l'art et la manière. A l'issue du jeu, nul n'était renvoyé à une déréliction. S'abandonner quelques minutes à ce passe-temps faisait partie de la panoplie estivale avec les lunettes de soleil, l'heure de l'apéro, la sieste, la balade en tongs ou en espadrilles...Au fait, vous êtes plutôt tongs ou plutôt espadrilles? Voilà le genre de questions que l'on pouvait se poser dans les années 1980. Oui, Walter Lewino nous aidait à sourire. "....."



"Walter Lewino est un esprit des plus originaux, à la fois érudit, séducteur et désinvolte. Il a créé les tests du "Nouvel Observateur". Un coup de génie qui depuis a fait école dans les autres journaux. Il est entre autres l'auteur de"Fucking Fernand", "Chateaunoir" et du petit chef d'œuvre qu'est "Pardon, pardon mon père" (Grasset 2001)..."
Serge Sanchez dans "François Augiéras,le dernier primitif”.

mardi, mars 14, 2006

Aires (06) Jérome Reybaud

Le premier court métrage de Jérôme Reybaud, "Aires (06), a été sélectionné au festival Côté Court de Pantin. Projections le 2 et 4 avril 2006
www.cotecourt.org/pages/

L'Or du Duc Jacques Baratier

lalalala.org


Didier Dahon, qui, avec Jérôme Reybaud, a consacré un site à Dorothée Blanck, vient de publier un site sur la chanson française, le music-hall etc. Adresse: lalalala.org

Beaucoup de sensibilité et d'écoute dans ce site à l'égard de chanteuses hors commerce. Je regrette de n'avoir pas l'adresse de Corinne Marchand pour l'inciter à y figurer.

J'avais un amoureux, quand il voulait me mettre au lit: On va lalariser! Jacques Loew adorait Charles Trenet, nous allions l'entendre chanter, une année à l'Olympia, la suivante c'était à Bobino. Il y était plus à l'aise, la salle plus intimiste. Dans le promenoir, des hommes s'adonnaient au pince-fesses entre eux.
Jacques avait parfois rendez-vous au bistrot avec Raymond Devos qu'il admirait. Celui-ci jouait encore dans la troupe de Jacques Fabbri dont la femme était l'une des vestales du film de Roger Vadim, le Vice et la Vertu. Lorsque le réalisateur venait nous saluer, elle rougissait toute émue comme nous toutes, par le sourire slave ravageur de Vadim

lundi, mars 13, 2006

L'érotisme au cinéma


Dorothée Blanck se pâme de ses dessous dans Lola de Jacques Demy (1961)
J'ai retrouvé cette photo de Raymond Cauchetier dans L'érotisme au cinéma Lo Duca-Maurice Bessy (édition L'Herminier)

Dans une émission à laquelle participait Inès de la Fraissange. Les femmes qui portent des hauts talons pointus sont encore sur le marché du sexe! Elle répliqua en riant, Regardez, je porte des talons plats! (Et moi donc!)

La merde

Le très sérieux Café Philo des Phares a pris comme sujet La merde. Chacun y est allé de sa petite crotte. Mon enseignant disait que la constipation était due à l'avarice (rétention). Je me suis faite engueuler par un médecin palliatif, lorsque j'avais parlé de cette horreur: une vieille dame en fin de vie, avait une occlusion intestinale et n'était plus alimentée par l'extérieur. C'est de la matière noble, c'est ce qui la nourrit encore! J'ai dit que j'adorais l'odeur du crottin de cheval que je trouvais aphrodisiaque. Un autre: Pourquoi refuse t'on les excréments des autres et qu'on laisse couler les larmes les petits-enfants?- Au petit garçon on lui dit, Un homme ne pleures pas! Nous sommes dans l'ère anale, dans la matérialité!

F. m'a ammenée à la BN voir l'exposition sur La Pompom Newton, la Marquise de Chatelet qui ne dormait que deux heures par nuit tant elle était occupée de son amant Voltaire, de ses fanfreluches pour paraitre à la cour, et de son travail de savante en physique. Quelle santé!
En sortant j'ai vu que c'était une journée de pleine lune...

La Belgique

La Belgique est venue visiter mes sites, j'ai crains que leur belge de service ,l'écrivain Jacques Sternberg ne fùt mort et je ne le savais pas. C'est parce que la Cinémathèque Royale avait projeté L'histoire d'un plan de Joseph von Sternberg (1969)

vendredi, mars 10, 2006

Bernard Pivot, Proust, et quelqu'un d'autre.

J'ai envoyé L'Attente du Père à un grand metteur en scène américain. Bernard Pivot l'avait interrogé à propos du questionnaire de Proust:
" Quel est le bruit que vous préférez?
- Le rire des enfants!
- Quel est le bruit que vous détestez?
- Le rire des enfants!"
Lorsqu'il sourit, il a un charme certain, quel est cet homme?

jeudi, mars 09, 2006

Aurore de Niels Tavernier

Plus ravissante que Margaux Chatelier (Aurore) tu meurs! Mais dès la première image j'ai pensé à Peau d'Ane de Jacques Demy, sans sa légèreté et son sens du dialogue cruel, incisif et drôle. Ah! Nostalgie, quand tu nous tiens! Un papa roi qui ne pense qu'à vendre sa fille, ce n'est pas particulièrement bandant. Hors les scènes chorégraphiées par la magnifique Carolyn Carlson en bayadère androgyne qui fait danser des étoiles, je me suis ennuyée.

mercredi, mars 08, 2006

Solveig Dommartin- Wim Wenders- Les ailes du désir

Mon idéal, pour mes écrits aurait été l'interprête féminine de Wim Wenders, Solveig Dommartin dans Les ailes du désir Plusieurs amis m'avaient conseillée d'aller voir le film, Tu verras! Tu seras surprise! Il y avait en effet une grande similitude entre son personnage à l'écran et le mien dans la vie. c'était étrange, Wim Wenders avait tourné en parallèle pendant que j'écrivais, nous ne nous connaissions pas. Un jour, dans le hall d'un cinéma, j'ai vu une femme passer avec une allure languide, je me suis dis: C'est elle! Le hasard a voulu, lors de la projection ,que nous fussions assises côte à côte, je lui ai donné mon manuscrit. Le lendemain à huit heures, une voix troublante comme je n'en avais jamais entendue: Je vous ai lue toute la nuit, je vous réveille pour vous dire que vous aimez la vie! Rendormez-vous! Je n'ai plus jamais eu de nouvelles, même cinématographique. Je suis pour les contes de fées, une voix de Prince qui me diras: Réveillez-vous!

mardi, mars 07, 2006

L'autruche

Il faudra que je fasse une étude sur cet animal fabuleux qu'est l'autruche. Les sans-adresses, les sans noms, les pseudos, les répondeurs, les planqués, les malhonnêtes, toutes ces espèces qui picorent sur votre dos et dorment la tête dans le sable, leur crédo; Je ne suis pas là! Mais comme m'a dit une copine: "Tu es un vrai chien de chasse, jusqu'à ce que tu trouve!" et c'est vrai qu'en astrologie chinoise je suis chien...et je crois à l'effet boomerang, cette énergie qui se décuple lorsque l'autre est de mauvaise foi. Quand ce n'est pas le chantage de l'artiste amateur: Entre nous! alors qu'il commerce par ailleurs. Cela me rappelle un haut fonctionnaire, peintre du dimanche. Je l'avais invité à diner chez des amis écrivains, il était venu avec une seule bouteille de vin disant: C'est dur de vendre! La honte du rouge m'est monté à la tête.

La Ligne verte Franck Darabon 1999 FR2

Que de douceur dans ce couloir! Les gardiens qui dialoguent gentiment avec les condamnés afin de ne pas les stresser et qu'ils meurent dans la dignité. Sauf un petit capo roquet malade de sadisme qui finit fou. Et le magnifique géant noir qui a des dons de guérison. C'est un film fantastique dans tous les sens du terme.

vendredi, mars 03, 2006

Mairie du troisième Temps Libre

Un conférencier, une pause café, et Les Oiseaux d'Alfred Hitchkok. Michel Chaudanson est prolixe, je n'ai pas regardé le second film Psychose. Pour nos derrières les chaises de la salle des fêtes des heures durant, l'atmosphère confinée fenêtres fermées, c'est trop,je n'ai pas vu le coup de la douche, mais les oiseaux m'ont fait encore plus peur avec la référence de la grippe aviaire. Je me souviens avoir été jalouse de la vedette (T...) qui était le fantasme de mon amoureux de l'époque. A propos de ses interprêtes féminines Alfred Hitchkok aurait dit: D'une princesse, je peux en faire une catin, mais une prostituée ne pourra jamais jouer le rôle d'une princesse.

jeudi, mars 02, 2006

L'emploi

Cherchant des adresses de productions, d'agents, de metteurs en scène auquels proposer mes écrits,je suis tombée sur un cinéphile qui m'a incitée à reprendre du service chez les comédiens. Je me défends à petit pied des jeunes qui vous enfoncent comme une vieille chaussette, n'imaginant de vous qu'une prestation à leur seul service. Le narcissisme tout azimut, j'ai donné.
Une copine m'a dit Tu étais une retraitée, te voila redevenue chomeuse!

mercredi, mars 01, 2006

Le troc

Si vous le voulez bien, ma femme et moi allons adapter votre roman pour en faire un court-métrage! C'est moi qui produirais et ferais la mise en scène. Ma femme jouera votre rôle,(avec des verres de contact clairs), et vous, celui de votre mère! Je vous paierais en troc, je vous ferais des CD du film, ça vous fera de la pub pour votre livre!
Je suis interloquée. Que sa femme que je ne connais que de loin joue mon personnage et moi la mère, va! Je ne veux pas me mêler de leur salade familliale pour l'adaptation.Quelle est l'actrice qui ne voudrait pas cabotiner avec toutes mes déambulations. Ce commerçant provincial charmant et beau est le plus cher, je le lui ai dit C'est trois fois plus qu'à Paris vos heures d'informatique. Vous me donnerez des heures pour travailler sur ordinateur? Il n'a pas répondu. Lui laissant sur le répondeur: L'idée du troc m'a amusée cinq minutes, mais c'est trop flou! Je ne me sentirais pas à l'aise, ni vous avec moi, si ce n'est pas écrit sur papier et que je ne gagne pas le minimum syndical comme comédienne et ne protège pas mes droits d'auteur J'ai pris le train illico pour me renseigner sur les modalités en usage et voir sa belle jouer au théâtre. Elle est belle certes! Elle bouge bien, mais sa bouche me parait un peu serrée, je me dis qu'elle doit être le décideur bien qu'elle s'en défende:" Cela ne me regarde pas, c'est avec mon mari que vous discuterez! Ce ne doit pas être votre tasse de thé, le café théâtre, il faut y être habituée! Quand au cachet syndical ce n'est pas valable pour les courts-métrages! -Je ne veux pas rentrer dans ce jeu! Ce n'est plus de mon âge!" Je ne lui ai pas demandé combien elle en avait tourné, que de nous trois, ce doit être eux qui ont besoin de pub. Mais que ces deux jeunes qui gagnent leur vie et me traite comme une débutante sous prétexte que je raconte une vie douloureuse, c'est humiliant.Ils se mettent le doigt dans l'oeil, ça m'a déclenché l'énergie pour envoyer mon livre à des grands professionnels du spectacle. J'étais très mal à l'aise en la regardant évoluer sur scène avec l'oeil critique d'avoir à l'imaginer dans mon personnage. Elle-même, mise en examen a dù être gênée dans son jeu, elle a perçu que je ne m'amusais pas comme leur public.

lundi, février 27, 2006

Le patinage artistique

Quoi de plus irréel que le patinage artistique surtout quand il est pratiqué par un phénomème tel que Evgueni Yushenko qui tient autant du diable par la technique que de l'ange dans son interprétation, et que dire de cette émotion quand se rajoute l'accompagnement d'un stradiviarus à même la glace.

samedi, février 25, 2006

réconciliation

Je suis dans la salle à manger de C. Elle vient de se lever, nous mettons plusieurs tables longues et étroites bout à bout, puis les couverts. Ce doit être un petit déjeuner de fête, il n'y a pas de sapin ni de paquets cadeaux c'est donc le nouvel an. Je cherche dans mes fripes en tas dans un coin de quoi me vêtir un peu festif, Je ne trouve que des galoches de montagne et une jupe d'été en soie coloriée transparente. Je devrais faire avec. Sur son assiette C. trouve un petit objet enveloppé de cellophane déposé par son mari qui n'est pas encore descendu de sa chambre. Elle l'ouvre, l'objet est protégé par une page dans laquelle elle lit un mot, cela la fait sourire. Elle me demande d'ouvrir le mien, je hume avant de déchirer le plastique, il me semble que c'est un savon avec un parfum très fleuri, mais je ne vois qu'une page blanche.
Toute la ribambelle d'enfants, petits enfants, cousins-cousines, se sont attablés.Je mange du poisson, on me signale qu'il y a aussi du poulet. Puis je pars, bras dessus, bras dessous avec un jeune homme. Sur le chemin un homme vient de la gauche et m'embrasse sur la bouche comme de droit, et part devant nous. Je lui pince la fesse gauche, il rit.
Je me suis réveillée avec un sentiment de bonheur, ce rêve présageait une réconciliation. Je n'ai pas vue mon amie depuis des années.
Un acte manqué, j'appelle une comédienne pour l'inviter à une représentation, je ne reconnais pas sa voix. Pensant que c'est un problème entre fixe et mobile, je lui demande de me rappeller. Donnes-moi ton numéro! Je reconnais enfin la voix de mon amie, j'avais fait son numéro par erreur car elles ont toutes les deux le même prénom. Je l'ai rejointe dans sa famille à la campagne et cela s'est passé comme dans mon rêve, nous avons mis la table ensemble pour tout son petit monde, et comme c'était mon anniversaire j'avais amené un magmun de champagne, le bonheur à nouveau retrouvé. Week-end de cinéphiles sur Canal + Valérie Lemercier joue à la dame pince sans rire. Je n'ai pas vu les trois-quart des films nominés, je n'ai donc pas d'opinion. Puis des cassettes:La soif du mal et La Splendeur des Anderson d'Orson Wells, un vent de génie souffle sur ses films. Et les boni d'Agnès Varda pour Cléo de cinq à sept. Le talent, fusse celui des autres, régénère.

C dans l'air FR5

C'est très bien C dans l'air, les enfants de stars qui sont propulsés comédiens d'office. Thomas Chabrol s'en défend, disant que si l'on est mauvais, après deux trois films, à la trappe. Il oublie que les autres n'ont même pas cette ouverture, ils ne sont pas reçus, et comme dit le proverbe: C'est en forgeant que l'on devient forgeron!

mercredi, février 22, 2006

un film télé FR2 - Isabelle Huppert - el LOBO - SCAM ( brouillon d'un rêve)

C'est rare qu'un film télé est autant d'impact dramatique, histoire réelle, mise en scène et interprétation conjugés, j'ai regardé trois fois ma montre tant la peur comme au cirque à regarder les voltigeurs, m'a fait trouver le temps long. Le temps de la désobéissance ( Patrick Volson( Un commissaire, merveilleux Daniel Russo, sauve des juifs de la police de Vichy)
Je n'ai regardé une certaine émission que pour voir comment Isabelle Huppert se défendait de l'animateur. Elle a été parfaite, fine, intelligente, sur une photo on dirait Gréta Garbo.
El LOBO est un long métrage basé sur l'histoire vraie d'un homme infiltré au coeur du groupe terroriste ETA au début des années 70. Rien ne change dans ce bas monde, de quoi frissoner, le loup Edouardo Noriega est bien beau.
A la SCAM Je peux me replonger dans la vraie vie avec des documentaires sur de vrais personnages que nous aurions aimé rencontrer dans la vie telle cette bergère berbère Tameeksaout (Yvan Boccura) et L'Identificateur (Pierre Cornet) Bill Haglund anthropologue légiste qui parcourt tous les charniers du monde pour rendre les os du défunt à leurs familles

mardi, février 21, 2006

Une retraite

Parfois je décide d'un jeûne lorsque rien ne se présente à l'horizon, que ma tête sans projet se vide, que la couette n'est pas suffisante pour anesthésier le non être, c'est extraordinaire le jeûne, pas question de se laisser distraire par l'extérieur, il faut la volonté de garder ses distances, j'y puise une fraicheur à ne rien espérer du vide intersidéral lorsque l'on n'a aucune fonction publique, que vos vieux amis partent en couilles, personne qui ait besoin de vos services, un affectif déserté par des proches qui vous reprochent vos écrits sans que nul mot ne fut prononcé, ce sont pourtant des forts en gueule mais chacun sait que la parole s'envole, restons sur notre faim pour être vigilant et une semaine blanche sans blog de protestation, à défaut de sports d'hiver qui ne sont plus dans mes cordes de tendons, parfois je perçois une petite musique, celle d'une pluie fine qui arrose le littoral de Normandie, les cafés se sont vidés des vacanciers, les commerçants chougnent du manque à gagner, le poulet va nous clouer le bec, qu'aurons nous à manger avec toutes ces peurs qui nous gouvernent.
J'ai fait un petit paragraphe sans point, pour paragrapher le style de Walter Lewino qui a écrit un roman de trois cents pages sans un seul point. Pardon mon père, pardon (Grasset)

jeudi, février 16, 2006

Le feu

Chez des amis je décide de faire la vaisselle. L'évier rempli à moitié, l'eau se met à fumer, elle est brûlante et risque de déborder. Je verrifie les deux robinets chaud-froid, ils sont fermés. En regardant en-dessous afin d'y dégager des affaires, sac, chaussures déjà trempés, j'aperçois un gros tuyau de gaz percé de trous par lesquels s'échappent des flammes. La femme qui est debout à ma gauche reste interdite. L'homme qui est allongé dans l'alcove ne bouge pas. "Il faut sortir! dit la femme,désignant les grandes baies vitrées derrière nous.- ça va faire un appel d'air et ce sera pire! Il faut éteindre le compteur à gaz! Mais aucun des deux ne bouge.Je n'arrive pas à localiser ce compteur. Le feu a prit dans la réserve de bois qui est sous le lit.C'est ce qu'il s'appelle un incendie! dis-je.
Le matin, au marché, j'avais acheté un choux, cuit à la vapeur il est si délicieux que j'en ai mangé midi-soir.
A l'époque du TNP j'avais appris que Jean Vilar souffrait d'un ulcère à l'estomac, comment une simple élève aurait pù lui dire de se faire des jus de choux crus. Des années plus tard Jean-Claude Drouot m'a fait lire un livre où Jean Vilar racontait ses difficultés insurmontables pour maintenir le TNP à flot. Des comptes d'aphoticaire, il devait rendre compte de chaque sou des subventions accordées, il ne se payait que de feux, lorsqu'il jouait.
Toujours les jours de marché je guette la grande silhouette de Madame M. C'est mon Modigliani à moi, avec son beau visage triangulaire penché sur le côté et ses yeux étirés de chat. En réfléchissant pourquoi je suis si sensible aux portraits du peintre, je me souviens avoir postulé pour le rôle de sa maitresse lorsque Jacques Becker cherchait des comédiennes pour son film. Il ne m'avait pas retenue. Je me rappelle que sur une photo d'identité de mon père jeune, je trouvais une ressemblance dans le regard farouche et romantique du visage de Modigliani, quoique ses joues fussent pulpeuses et celle de mon père ascètiques.

les bienfaits de la réflexologie

Les pieds de Dorothée me semblaient plus vivants et frétillants ce matin...Je mets beaucoup d'espoir dans les bonnes nouvelles qu'elle m'annoncera dans lesprochaines semaines .LUCY

mercredi, février 15, 2006

Je poursuis mon pied

Les griffes du temps veulent m'octroyer des orteils en marteaux, je leur oppose des boules. Quelques billes d'acier dans un petit bac d'eau savonneuse et je course les billes, massant la plante des pieds comme me l'a indiqué Lucy. Cette nuit, j'ai si bien dormi que je n'arrivais pas à me lever malgré un besoin présent. Il était cinq heures du matin lorsque j'ai senti que je faisais pipi au lit avec un grand sentiment de relaxation. Les chaussures indélicates ne se plient pas aux déformations. Je poursuivrais mes exercices le matin de préférence.
J'avais rêvé dormir dans une loge de théâtre: deux acteurs enlèvent les punaises d'un pan de mur où devait se trouver des photos. Cela laisse des trous par lesquels on pourrait voir la pièce derrière. L'un des hommes met tous ces clous finalement longs et larges et flexibles en bouquet à présenter sur scène. je me lève et dans le cabinet de toilette se trouve une comédienne démaquillée mais qui tamponne son visage et curieusement aussi l'interieur du palais, comme si elle voulait cautériser des boutons. Elle me demande par qui je suis entrée dans la maison, mais je n'y connais personne, peut-être suis-je une simple figurante dans le spectacle et vais-je devoir descendre. La lunette des toilettes est double, une petite pour le derriere des enfants, et la cuvette est pleine, la chasse d'eau ne doit pas marcher. La douche à même le sol , j'espère en profiter.

mardi, février 14, 2006

La Saint Valentin

Chaque fois que je rêve de l'un de mes ex-conjoints c'est toujours récurant. Avec JS c'est la trahison, il change de trottoir pour un rendez-vous en face. Ceux avec lesquels j'ai dormi, nous sommes en état de flirt mais ils disparaissent vers d'autres habitats sous d'autres cieux et je reste avec ma tendresse innemployée sans savoir si je les reverrai un jour. Je me souviens du coup qu'un psyco-sociologue m'avait dit que j'avais le syndrome de l'abandon. La vie m'abandonnera que je rêverais toujours d'une relation d'amitié amoureuse où ne se formule jamais le désir. C'est la Saint Valentin tsoin tsoin...

lundi, février 13, 2006

Le doute

A chaque fois que j'ai un doute d'être ici, je vais ailleurs. Mon spleen est le même mais la bulle est autre.

vendredi, février 10, 2006

Théâtre du Vieux Colombier du 1 février au 11mars La maison des morts (Philippe Minyana)

Exercice de style très réussi par la troupe des comédiens avec en tête du peloton: Catherine Hiegel Haut la main! puis Catherine Ferran, Pierre Vial, Julie Sicard,, Lily Horn, Sharokh Moshkin Ghalam, Nicola Maury, Grégoire Tachnakian, mise en scène de Robert Cantarella. On sent qu'ils sont aguerris à toutes les disciplines, mais la construction de la pièce est très alambiquée, cela me parait un peu artificiel, bien que les images soient le lot de notre quotidien, je me suis un peu ennuyée.

jeudi, février 09, 2006

Les loups

Un jeune homme: C'est le dossier du siècle! aurait-il dit. Maintenant, une voix faible, monocorde, protégé par ses bras croisés devant sa poitrine, front buté. Il a le même profil que tous les autres loups qui font carrière trop tôt dans tous les métiers de pouvoir, à peine sortis de leurs couches, ils manipulent leurs concitoyens. La mégalomanie n'attend pas le nombre des années, dans les frateries il y en a un qui prend le dessus déjà dans le ventre de la mère lorsqu'ils sont jumeaux, à manger mieux, à boire plus, baiser davantage, la loi du plus fort qui ne nous élève pas plus haut que les animaux, avoir fait ses classes ajoute à la perversité. Jusqu'à la mort nous auront des problèmes d'identité Suis-je ou ne suis-je plus? Nous sommes si fragiles, qu'il nous faut crier Au loup! Du naufrageur d'industrie au petit chef de rayon,et le concubin qui vous humilie pour mieux jouir au lit, notre perversité est sans limite dès qu'il y a un diktat du verbe qui assujetti l'autre. Certains hommes n'étaient que de bons comptables: tant de fournées d'humains à faire partir en fumée...

L'affaire Outreau - Bosc - Danielle Delorme- Galerie Girard 7 rue campagne première Paris 14

Je regardais la séance spéciale où le juge Fabrice Burgaud devait répondre aux parlementaires. Après quarante-cing minutes de monologue de ce qu'on pourrait appeler un plaidoyer,j'aurais aimé le voir sous le feu des questions des dits parlementaires. Je me suis arrachée de la télé, j'ai pris l'autobus pour rejoindre une copine à un vernissage du dessinateur Bosc, je ne voulais pas lui poser un lapin, c'est elle qui me l'a posé...L'artillerie lourde des caricaturistes devaient être restés devant leur poste. Nous avons bu à leur santé, à celle de Jean Gourmelin présent qui m'a donné des nouvelles désastreuses de Jacques Sternberg. Danielle Delorme toujours charmante, annexe le bistrot mitoyen de sa galerie les jours de vernissage. C'était bien d'être au chaud devant un bon rouge.

lundi, février 06, 2006

Cela avance

Par la gràce d'une historienne Anke Plener, ma mère va être réhabilitée auprès de ses petits-enfants. De grand-mère abusive, elle va être promue au grade d'héroine de la résistance, c'est à titre posthume mais; "Il faut rendre à Fanny ce qui appartient à Fanny!"

dimanche, février 05, 2006

L'élitisme

J'ai toujours un sentiment de frustration à la sortie des cafés philos. Ils y a les ténors, et les ténoresses qui sont des forts en math (philo), ils savent se prévaloire des lectures mais rarement on parle du vécu. Les tablées sont fixées par clan, pas de salut pour le passant, et le mini trottoir entérine leur choix de discuter entre happy-fiew. Mais ce qui me surprend toujours, c'est que ces gens si bien élevés commentent entre eux pendant que l'on essaie de saisir la pensée de celui qui tient le micro.

mercredi, février 01, 2006

Chatellerault Clap Poitou-Charentes cinémaLes quatre cents coups - Ecole Nationale de Cirque

Que les auteurs des autres films veuillent bien m'excuser, je n'ai pas Internet et je n'ai sù sortir un fichier joint. Je copie, il vaut mieux tard que jamais.
span style="font-style:italic;">Echafaudages (David Oelhoffen)
Entre ciel et terre ( Delphine Lemoine)
Frédérique amoureuse (Pierre Lacan)
Murielle moi non plus (Christine Guilbaud)
Les problèmes de hanches (Frédéric Tachou)
Il y a des jours de grâce où tout s'agence pour former une boucle. On est arrivés pile pour présenter le court-métrage de Frédéric Tachou, le directeur du cinéma Les quatre cents coups(art et essai) Pascal Robin, connaissait nos CV via internet, si bien qu'il pouvait relancer la conversation avec un public un peu réservé qui n'osait se lancer. J'avais amené quelques livres, ne jamais baisser les bras, tel un escargot qui se promène avec sa maison sur le dos. Un dialogue s'instaure avec le lecteur de visu. C'est aussi la différence entre un comédien de théâtre, la relation est charnelle avec le public. L'acteur de cinéma dont l'image rentre dans l'intimité du spectateur par le gros plan, c'est un plaisir solitaire dans le noir pour celui-ci. Hotel-baignoire-petit déjeuner, luxe que je ne déguste que seule lors de tournées, tournages: solitude habitée quand on est en service commandé, pas de spleen.
Je lis sur un dépliant: L'expérience est une lanterne accrochée dans le dos qui n'éclaire que le chemin parcouru. (proverbe chinois)
Toutes ces petites maisons à figure humaine (disait un ami), me perdre dans les rues, c'est la grande vacuité du temps hors de son ordinaire.
J'ai eu le bonheur que Marie Priam qui enseigne les arts plastiques et peint, me fasse visiter l'école de cirque www.ecoledecirque.org. J'en avais entendu parler. Toute une classe de seconde s'y exerce aujourdhui mercredi. Je peux constater comme avec la danse, quand les enfants sont musclés trop tôt, ils grandissent moins, mais ils sont tous beaux et motivés comme l'on dit. C'est émouvant d'assister à ce travail à la fois solitaire et solidaire les uns des autres.
C'est un signe de médiocrité que d'être incapable d'enthousiasme (René Descartes)

mardi, janvier 31, 2006

Jean-Claude Delarue (alzeimer)

Cela fait mal de voir ces gens qui accompagne la vie de chaque instant d'un malade Alzeimer. Rester comme un chien couchant en attendant que l'autre daigne s'apercevoir que vous existez. Un psy ne peut-il trancher? On voit bien l'amertume chez ces partenaires qui ne négocient qu'avec le pire à venir.

dimanche, janvier 29, 2006

Thomas Quasthoff - Gala Mozart- Arté

Je ne connaissais pas Thomas Quasthoff. Son visage est si bon et il exulte la joie de chanter ce baryton, avec des basses impressionnantes, l'on se dit: Voilà un homme à aimer! Gràce aux soirées thématiques de Arté, je suis sûre de ne pas m'endormir idiote. Et Mozart qui aurait dit: On m'aime, on m'admire, on m'adule!
Il faut savoir partir quand la table est desservie! (Charles Aznavour). Oui mais, quand l'on vous chante encore une sérénade par écran interposé...

La question au café philo était: La liberté peut-elle être vécue comme un principe? Cela m'a rappelé une anecdote: Mon neveu avait trois ans. Il se promenait, tenant par la taille, tel un mec, une petite fille. De loin je lui dis: Bonjour Sacha! -Laisses-moi respirer!
Et à Arcachon, dans le bassin, des vents et des courants contraires, si l'on s'y engage en dériveur, pas moyen ni d'avancer ni de reculer, on flotte secoué comme un bouchon, cet endroit s'appelle La marmitte.

vendredi, janvier 27, 2006

La jeunesse

Je suis tombée amoureuse d'une petite dame, ex-danseuse, qui fêta ses 92 ans. Elle est fraiche comme une eau pétillante.

jeudi, janvier 26, 2006

Falkenau- Samuel Fuller -Arté

C'est d'un ton implacable que Samuel Fuller commente son premier reportage filmé et l'action de son Capitaine Robertson"Il a ordonné aux notables de la petite ville de Falkenau de sortir les squelettes disloqués des charniers et de les revêtir de linge blanc et d'un costume, leur rendant une attitude humaine. Dans toute l'assemblée réunie autour des tranchées, prisonniers, citadins, on sentait une tension terrible, si l'un des hommes refusait la besogne, se serait l'émeute. Puis après les avoir recouvert d'un drap blanc, puis de terre, ces mêmes notables ont dù tirer et pousser les charettes à bras en traversant leur ville d'à peine quinze metres du camp d'extermination, jusqu'à leur cimetière, afin qu'il n'y ait plus de mensonge, qu'ils ne puissent plus dire: "Je n'ai rien su, rien vu, rien senti!

être ou ne pas être malade

L'entrée est spacieuse, la chambre agréable, le cabinet-douche digne d'un hôtel, le lit à manette électrique est impressionnant, les sondes qui nourrissent, hydratent et oxygènent le patient + la perfusion sont reliées à un petit ordinateur, le grand luxe...
Mais il ne fait pas bon d'être malade. Un opéré de dix jours me permet de lui rendre enfin visite. Il attend une infirmière pour faire les quelques pas obligatoires dans le couloir.Au bout d'une heure et demi: "Les kinés sont partis! Vous n'avez qu'à vous lever et marcher! - Je suis trop faible, d'habitude c'est une aide soignante qui vient! - On a pas eu le temps!- Puis-je avoir du papier? -Pourquoi faire? - Je tousse donc je crache! - Il fallait dire que vous aviez besoin de mouchoirs! - Peut-on me vider ma poche? Vous n'avez qu'à vous lever et la vider dans les toilettes! - Hier j'ai essayé mais avec tous les tuyaux je me suis empêtré, c'est tombé à côté! -Il faut apprendre à le faire vous-même, c'est comme ça que je l'entends! dit-elle, me regardant d'un air entendu du genre Ah! Mais...Le malade s'est renfoui sous son drap, décidé à s'endormir en attendant un lendemain meilleur.

lundi, janvier 23, 2006

Le premier train du matin

Le préposé au guichet me dit qu'il n'y a pas d'autre train avec ma carte sénior que celui de 8h 10. De crainte de ne pas me réveiller je ne dors pas. A la gare on me demande quel train je veux prendre, il y a de la place partout. Cette mauvaise foi du petit con qui m'avait vendu le billet me rend de mauvais poil et le TGV me donne mal au coeur. Arrivée à Jonsac après une heure d'attente à Bordeaux, je suis crevée, je me mets au lit au lieu de visiter la ville. Dieu sait si j'aime lever le pied. La petite ville à l'heure du déjeuner est rideaux baissés, pas une alimentation d'ouverte. Comme d'habitude, je mange du pain noir et une pomme. La sièste m'a requinquée je me mets en quête d'un 0% graisses- sucres, à l'hôtel il n'offre qu'un petit déjeuner classique, ils doivent tous être en bonne santé dans la région. Après un bain de cocotte ma fatigue s'est dissoute,je suis heureuse de retrouver le réalisateur Frédéric Tachou et Stéphanie une jeune femme qui préside aux destinées du cinéma Famillia elle est charmante, c'est amusant et émouvant de penser qu'elle tient à la fois la caisse, le projecteur, et programme les deux salles nouvellement rénovées par la municipalité. Ce soir, spéciale courts métrages, ils ont un public de cinéphyles.

dimanche, janvier 22, 2006

Le charme

Comment traduire le charme de quelqu'un? En l'occurence celui de l'actrice Christine Murillo (ex-Comédie-Française)qui se meut avec une grande aisance physique dans la pièce XU au Théâtre du Rond-Point, et celui du lunaire belge Yves Hunstad frisé tel Harpo, il a juste la pointe d'accent néccessaire pour nous amuser dans: Au bord de l'eau, toujours au Rond-Point

Le Plus grand Cabaret du Monde Patrick Sébastien FR2

Patrick Sébastien est plus sobre, moins hâbleur de foire, on en apprécie que mieux les merveilles qu'il nous montre, les numéros innimaginables étant aux limites de l'impossible. Que de travail! En pensant aux ronds de cuirs qui s'ennuient dans leurs activités au point d'en faire une déprime, voir tous ces gens de cirque qui se mettent en danger chaque instant, j'ai honte de n'avoir rien fait de mes dix doigts!

samedi, janvier 21, 2006

Claude Chabrol Isabelle Huppert

Claude Chabrol a fait l'autopsie d'une femme juge avec son actrice fétiche Isabelle Huppert. Isabelle est parfaitement ciselée pour traduire l'ambiguité d'une femme de pouvoir qui laisse son mari mourir de manque durant des enquêtes difficiles, alors qu'elle l'aime.

mercredi, janvier 18, 2006

Le plaisir

Podda me gave comme si j'étais une orpheline que l'on sort le dimanche. Elle met les petits plats dans les grands, et toute sa science de la cuisine qui fait Se faire pêter le ventre! expression marseillaise qu'elle vient de m'apprendre, du coup je bois...Elle veut me faire une barquette des restes de la dinde aux choux et pommes en l'air, Comme à ma fille! Je me défends: "Je veux bien trop bien manger mais seulement en convivialité, sinon seule, j'assimile cela à de l'onanisme!- Y pas de mal à se faire plaisir! -Je n'ai pas digéré ça dans ma culture. Quand j'ai vu les filles se battre pour garder la cuvette des ablutions jusqu'à ce que la buée chaude leur face de l'effet et qu'ensuite elles se masturbaient, qu'on leur mettait la camisole de force pour les en empêcher et pire des électros-chocs, je n'avais que 17 ans, drôle d'éducation sexuelle qui n'incite pas au plaisir solitaire.

lundi, janvier 16, 2006

les Problèmes de Hanches Frédéric Tachou


journal de bord d'une Dériveuse : Dorothée Blanck
http://mapage.noos.fr/dorotheeblanck

Le court métrage de Frédéric Tachou va se ballader dans le Poitou-Charentes-Maritimes où le film sera projeté avec quatre autres dans une dizaine de villes. Cette belle terre de France que nous ne foulons pas assez, comme j'aimerai l'arpenter en tournant, seul moyen sans faire de tourisme de voir les paysages et leurs habitants
Dates des projections organisées par "Clap poitou-Charentes" (contact Alain Hommond 05 49 32 29 15 - clap.poitoucharentes@wanadoo.fr) :


LES PROBLEMES DE HANCHES
Fiche technique
Format 35 mm
Format de prises de vue Super 16
Son Mono
Durée 19 minutes
Tourné dans la région d’Angoulême en Septembre 2003.
A bénéficié de l’aide à la production de la région poitou-charentes et de la région aquitaine.

Réalisation Frédéric Tachou
Images Emmanuelle Le Fur
Son Lionel Garbarini
Décors Céline Cayron
Costumes et maquillage Amélie Sugatavy
Scripte Marie Ducret
Assistant Philippe Vinolo
Chef machiniste Jean-François Gareau
Chef électricien Guillaume Léturgie

Montage Catherine Krassovski & Louise de Prémonville
Mixage Benjamin Laurent
Musique Alexandre Yterce

Production Christian Blanchet (Les films de la contrebande)
Co-production et production exécutive Les Films Jack Fébus
Co-producteur Tachourama (frédéric Tachou).

Interprètes :
Yvonne Fleishmann Dorothée Blanck
Françoise Martine Ehrel
Le pompiste Daniel Crumb
Jacques Edouard Joubeaud
Assistant Stéphane Botti
Jojo Frédéric Tachou
Dates des projections organisées par "Clap Poitou-Charentes" (contact Alain Hommond - clap.poitoucharentes@wanadoo.fr) :

dimanche, janvier 15, 2006

Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique Michelle Nadal

Michelle Nadal qui a enseigné la danse durant vingt-cinq ans aux élèves de cette illustre institution, continue son travail de mémoire auprès de diverses associations dont Arts et Mouvements en réunissant des documents filmés rares qu'elle mêle avec la vidéo de danseurs amateurs très motivés pour interpréter les danses d'hier...A chaque fois nous découvrons des rites du corps selon les époques. C'est très instructif et amusant...Michelle a raconté qu'il n'y a aucun film sur les représentations faites par Gérard Philippe à Carcassonne, on ne peut l'imaginer.

jeudi, janvier 12, 2006

Le clodo

A la terrasse d'une brasserie Place de la Contrescarpe nous regardons un clochard en train de se masturber dans le tuyau d'échappement encore chaud d'une voiture. C'est l'attraction du jour. Nous attendons qu'une autre voiture se mette en stationnement pour voir si le clodo récidive.
De cette même place un metteur en scène voulait déménager, car le matin , lorsque ses enfants partaient à l'école, ceux-ci emjambaient les corps au sol après les réglements de compte de la nuit.
J'avais entendu Philippe Bouvard dire de Marylin Monroe à propos du calendrier des Pompes Funèbres pour lequel elle avait posé. Si je comprends bien, c'est la plus belle levée de corps que l'on ait eu...
Delphine Seyrig avait tourné pour Jérôme Savary en veuve noire. Le voile laissait entrevoir un sein parfait.
Un jour qu'elle tournait pour Pierre Grimblat Dites-le avec des fleurs! celui çi l'invita à diner avec son opérateur Ghislain Cloquet. Les deux hommes firent assauts d'esprit pour séduire leur vedette, Delphine les mit dans sa poche tant elle était drôle. J'étais pliée de rire sous la table tout en mangeant mon homard. Elle avait un pantalon blanc camargais, je me suis acheté le même mais je n'avais pas un aussi joli derrière.

mercredi, janvier 11, 2006

Le lit

Mon matelas est perché très haut sur des poutres de près de trois mètres, à ma droite la mer. J'y dors bien malgré l'inquiétude de n'avoir pas de rembarde. La mer est remuée par des poissons argentés, je ne sais s'ils jouent ou s'entre-dévorent. Une grosse souris au pied du lit à environ une cinquantaine de centimètres de l'eau. Je ne sais si elle tente d'attraper un poisson ou si c'est l'un des poissons qui va la gober. Un chat grimpe et vient se lover contre moi, je lui retourne la tête et lui indique la souris, il dévale le pied du lit,et saute sur la bestiole...
Après des décennies où nous avons fait cavaliers seuls, nous nous marions avec J. Pour notre nuit de noce, il y a juste entre nous assez de désir pour que ça marche, mais mon espace dans le lit se réduit, j'ai peur de tomber dans l'eau en dormant. Les prochaines nuits seront probablement tièdes, je réfléchis au moyen de lui reprendre ma clef. J'ai diverses courses à faire mais j'ai oublié les papiers administratifs à la maison, après avoir marché dans le dédale des rues sans m'y retrouver, je prends un autobus, il me faut demander l'arrêt approprié, c'est J. qui en est le chauffeur. Je ne savais pas qu'il avait le diplome requit pour ce métier.

mardi, janvier 10, 2006

Le planton

Une aristo désargentée veut prendre un thé dans un grand hôtel parisien: "Madame, vous ne pouvez pas rentrer habillée comme ça! -Jeune homme, tout le monde n'a pas la chance d'avoir une belle livrée comme vous!" répond elle au planton avec le comble du snobisme.

lundi, janvier 09, 2006

Munich Steven Spielberg

C'est d'une efficacité redoutable la mise en scène, le script au scalpel, et le jeu de tous les acteurs. Je suis sortie de la projection complètement parano...

l'envol

Plus nous nous envolons haut, plus nous semblons petits aux gens qui ne savent pas s'envoler (Nietch)

dimanche, janvier 08, 2006

Sauts de puce

J'ai fait un drole de reve. Nous étions dans un salon, un homme que j'accompagnais souleva un pan en bois clair très joliment sculpté, derrière il y a un écran. Nous devons regarder un documentaire. Je suis rentrée dans le décor, c'était un hospice pour des malades du sida. Un grand dortoir très bien éclairé avec des matelas les uns sur des vrais lits, d'autres au sol, mais rien de sordide, tout est propre. Il n'y a aucun malade comme si l'on voulait nous faire prendre la mesure du lieu. Puis une femme, et plusieurs sont venues à leurs places respectives telles des figurantes afin que la représentation commence.
Elles se sont agité de plus en plus frénétiquement m'incitant à leur gestuelle. J'avais peur d'etre touchée par la contamination, cela m'a réveillée.

Sauts de puce entre la pollution parisienne acoustique, et voir les ménagères commerer en province. Je me sauve de quoi? Des deux mon capitaine! Les arcades de la place des Vosges constituent une promenade culturelle le dimanche. Un contre-ut emmitouflé étudie sa partition en attendant le chaland qui s'arretera malgré l'humidité de l'air, sa gorge fait avec...

samedi, janvier 07, 2006

La forêt

Nous marchons en forêt cherchant un point d'eau pour nous désaltérer et nous baigner. Il se met à pleuvoir, un garçon se glisse dans l'infractuosité d'une roche,en déblaie le sable en trop de façon à pouvoir y dormir. Il dit être ainsi complètement à l'abri. Je vais à côté en faire de même mais une grosse tête de serpent sort d'un trou à l'intérieur de la pierre. Je me sauve et enfourche à cru un jeune faon qui passe, espérant ne pas lui casser les reins. L'animal, comme si de rien n'était continue à dévaler la colline pleine de caillasses. J'ai un lourd baluchon sur l'épaule gauche, je voudrais le mettre en sac à dos mais je n'ose déséquilibrer la bête ni lui imprimer une direction alors que ses sabots se posent sur des cailloux que je ne serais pas à même d'emjamber sans me casser la gueule. Sa course est ailée, il finit par allonger son cou vers moi qui lui prodigue des baisers tendres de remerciements sur son museau. Sortis des bois nous sommes arrêtés par une autoroute. Nous prenons une grande artère à gauche pour remonter vers mon domicile mais pour que le faon ne soit pas effrayé par la circulation, je le guide en bordure d'un champ parrallèle à la route. Un chien se met à aboyer, il course un moment ma monture, puis un autre plus haut aussi qui s'essoufle en vain, rien n'arrête la course de mon nouvel ami. Nous traversons ainsi des propriétés de paysans qui pourraient me voir de leurs fermes si je chapardais les arbres fruitiers à hauteur de ma main.

vendredi, janvier 06, 2006

Le pied

C'était vraiment le pied que de se laisser masser en toute tendresse, les pieds. Eux que j'occulte, n'adressant mes soins corporels que jusqu'à la cheville, je vais désormais y prêter attention comme me la recommandé la soigneuse.En remettant mes chaussures, j'avais l'impression qu'elles avaient une pointure de trop.

jeudi, janvier 05, 2006

Les Mitterrand's (Eric Guéret) Arté

A propos de celui qu'on appelait Le sphinx de Jarnac j'ai retenu quelques phrases de Badinter, Attali. La liberté absolue, vivre comme si on était mort! Il était un libertin fort, il ne supportait aucun pouvoir au-dessus de lui! Il a été présomptueux, les institutions ont gagné. Beaucoup de gens tel Rastignac effacent leurs traces au fur et à mesure qu'ils avancent, Mitterrand avançait sans effacer les siennes! Le droit au silence! Si des amis marchaient à ses côtés et qu'il se réserve le droit au silence, alors c'étaient vraiment des amis! Le temps intérieur, il savait dilater le temps! Lui même a dit: L'exactitude du terme, égal la poésie!

Marche le long des quais

Il fait si beau et pas une serpillère sur le pont des bateaux. Les marins ne sont pas au port, sinon, il nettoiraient, plus propre qu'un plaisancier, je ne connais pas. Quand on ne navigue pas, ça brique, ça bricole, ça rafistole, et rarement des femmes à bord. Le mal de mer m'a toujours interdit le flirt à bord, je n'ai donc pas de capitaine.

mercredi, janvier 04, 2006

Les boules

Je ne sais pas si c'est parce que je garde mes boules de santé dans les poches, mais ma bonne humeur ne se départit pas. Le cordonnier ne peut élargir ma botte de caoutchouc. En sortant, je tombe sur une connaissance qui me propose de servir de modèle pour des exercices de réflexothéraphie...

mardi, janvier 03, 2006

Le caniche royal

Se faire belle est un métier à plein temps. Avoir l'air d'un caniche royal qui n'aurait pas trouvé son maitre où sa maitresse et nous jouerait d'une flûte de champagne durant tout un film doit être frustrant. J'aime mieux avoir à boire et à manger avec ses comparses dans les tavernes mal famés. Devinez de qui et de quel film télévisé je parle?

lundi, janvier 02, 2006

Un temps de chien

Par ce temps de chien à ne pas coucher dehors, je n'ai vu personne qui me demande compte de mes festivités. Demi frères et demi soeur n'ont pas constitué un prétexte à des agapes communes. Le ciel s'éclaircit, plus de faux semblants. Il y a une jubilation orgueuilleuse à ne faire partie d'aucun clan. Rencontré au café philo un homme qui campe dans une camionnette aménagée, ça me botte de sept lieues...
Petit déjeuner au Central: pain de seigle beurré et un grand chocolat, seule gourmandise du week-end. Mise en bonne humeur par cet exès, j'ai appelé quatre de mes amis ainés pour leur souhaiter la bonne santé s'il se pouvait... Ma soeur qui était infirmière disait toujours: Avec l'âge, on ne va pas vers le mieux!