lundi, août 28, 2006

Muleketu (percussions) Trouville

Sous les derniers rayons de soleil le tambour résonnait, faisant écho aux grondements des vagues. Une trentaine de percussionistes, la majorité des femmes, debouts le tambour entre leurs jambes, ils se déhanchaient pieds nus sur le sable. Tous bras nus, lançant les baguettes en l'air, c'était un spectacle très sexy et avec le sourire. J'avais l'impression d'entendre les dernières rumeurs de vacances.

Kino-Cabaret

«Faites bien avec rien, faites mieux avec peu et faites-le maintenant». C’est sous ce slogan que s’animent les laboratoires de création vidéo instantanée Kino Kabarets.

Un commando de kinoïtes, en collaboration avec des artisans de la scène cinématographique québécoise, investit les Rendez-vous du cinéma québécois cette année le temps d’un Kino Kabaret très spécial. En effet, cette soirée réjouissante sera l’occasion d’assister à la projection de courts métrages qui auront été entièrement conçus, de l’idée originale au produit final, par des duos de réalisateurs composés de cinéastes établis et de férus kinoïtes.

Les Kabarets s’inscrivent à l’intérieur du mouvement KINO, une coopérative de diffusion de courts métrages née à Montréal en 1999. Un jour, Christian Laurence et Jéricho Jeudy en ont eu marre d’attendre pour faire du cinéma.

Dans l’urgence, ils lancent un défi à leurs amis réalisateurs: ils ont un mois pour tourner, monter et projeter leurs films. L’idée fait son chemin et évolue; bientôt les membres actifs et les cellules KINO se multiplient, permettant au mouvement de prendre racine dans plusieurs régions du Québec, au Canada et un peu partout autour du globe.

Le mouvement KINO compte aujourd’hui une cinquantaine de cellules réparties sur les terres des trois Amériques, de l’Europe, de l’Océanie et de l’Afrique.

Animation: Christian Laurence, Cofondateur du mouvement KINO

Les philosophes en bas bleus

Je n'en peux plus des femmes qui se gobergent de leurs interventions dans les cafés philos. L'une parle toujours de compassion et mange une énorme glace chantilly devant l'assemblée qui se contente d'un café. L'autre jouit du coucher du soleil sur la mer et ne veut rien entendre de la guerre du Liban: Puisque je ne peux rien faire, je ne veux pas savoir! Mes écrits ne les intêressent pas, ça lit les livres qu'il y a dans la bibliothèque municipale. Alors les rencontrer sur les planches, je prends la tangeante.

dimanche, août 27, 2006

Les kinoistes d'Outre-Atlantique

Un bataillon de jeunes cinéastes québéquois vont traverser l'Atlantique caméra au poing. Ils vont pourfendre de leurs rires, de leurs accents avec humour noir selon la station au bar du Village, de leurs talents, nos âmes de trouvillais un peu sommolentes par manque des vitamines du soleil restées sur le sable de notre bel aoùt automnal.

vendredi, août 25, 2006

Plaisir orgasmatique du mois d'aoùt: Maigret (Simenon)

Quelle est la femme qui ne rêverait pas d'un mari tel Maigret? Lorsque j'avais dix-huit ans je rêvais de tourner des Sabu sur son tapis volant qui délivrait la belle captive Dorothy Lamour. Certains me disait que j'avais réussi puisque mon amoureux s'appelait Loew, Jacques Loew.
Grâce à la réflexothéraphie mes nuits sont plus voluptueuses que mes jours. Une amie me disait qu'il fallait savoir à un moment donné, faire le deuil de sa féminité, mais à quel moment?

mercredi, août 23, 2006

Bon comme du bon pain!

Anne et Estelle sont les plus charmantes commerçantes de Trouville, elles sont boulangères dans la rue des bains, c'est normal! Ne dit-on pas bon comme du bon pain!

mardi, août 22, 2006

Secours Populaire Français à Trouville Oubliés des vacances

Grand branlebas les cars d'enfants arrivent, ils sont plusieurs milliers de 6 à 12 ans. La Municipalité les reçoit en grande pompe: un ensemble de cuivre et des clows suivent la longue proccession sur les planches vers Les Roches Noires On se croirait dans un film de Fellinni. Des CRS à vélo sillonnent gentiment la colonne. Les responsables des groupes portent le pique nique, et il fait beau, hier c'était à désespèrer avec la pluie. L'armée avait installé autant de tentes que de circonscrition: le 75-78-77-91-92-93-94, pas de tohu bohu tous étaient calmes peut-être le voyage en car? Les sauveteurs restaient dans l'eau pour tenir les cordes qui délimitaient la baignade, la marée était haute. Le touriste n'a pas été dérangé dans ses habitudes de plage, il suffisait de respecter la partie réservée aux enfants. Chacun d'eux portait la casquette de son groupe, on pouvait y retrouver ses petits. Je les ai laissé se débattre entre le sable et la mer sans plus les regarder, ne voulant pas faire de voyeurisme, à 16h30 ils remballaient le tout. J'espère qu'ils ont étés heureux.

vendredi, août 18, 2006

cinq ans après Les Musicales de TrouvilleChristian Morin (clarinette)

De son oeil bleu qui affiche le vide lorque l'on se croise, un ancien journaliste économique me gratifie de son mépris depuis que son ami psy, dans une bouffée délirante, avait cru voir dans des extraits, une scène pornographique dont j'aurai été l'actrice. Ce fantasme perdure dans notre petite ville de province gràce au café du commerce. Je dis Commerce parce que dans ce court-métrage, un acteur trempe un pinceau dans une boite de conserve qui contient de la peinture rouge et m'en asperge le corps, ce qui pourrait préfigurer à un viol ou un assassinat. Le spy n'y a vu que le pipi-caca, Elle se fait pisser et chier dessus! pour un peintre c'est le comble du daltonisme!

Parlons un peu de musique.Les Municipales de Trouville Entre deux averses sur le Pont des Belges côté Trouville, la municipalité a invité des jazzmens,nous avons balancé sur leur musique tout le soir, je cite: Christian Morin (Clarinette) Mark Setouch (trombonne) Richard Loukia (trompette) Lionel Lesieur (hélicon) Pascal Suard (banjo) Antoine Lousinier (batterie) Deux gamines, l'une très blonde et l'autre très brune, se déhanchaient frénétiquement devant le podium. A la fin, l'animateur les a présentées. Nos danseuses! Retournez-vous vers le public pour le saluer!

jeudi, août 17, 2006

F2 Maigret Granier Deferre

Tel un chien je me couche devant mon os Maigret chaque après midi. Le plaisir du dialogue, des petits rôles parfaitement tenus, du dépaysement, des petites gens et du beau monde, quelle peinture! Simenon encore! C'est à peu près la seule consolation de cet été troublé. Cela m'ammène à relire des nouvelles de Guy de Maupassant.

mercredi, août 16, 2006

L'Assomption

Dans la nuit du 14 au 15 j'avais rêvé que je lévitais au milieu d'un cercle de gens en plein air. J'ai demandé à une adolescente de m'imiter, lui expliquant qu'il suffisait d'avoir assez d'imagination pour s'appuyer sur la pression atmosphérique en dessous de soi. Tant que nous serions assez concentrées pour faire respirer notre corps de sorte que cette pression soit plus forte en dessous qu'au dessus de nous, nous pourrions monter. La gamine réussit à se soulever d'un mêtre.
Je m'étais goinfrée la veille de raviolis (spécialité de Podda) au point d'avoir les sangs échauffés, comment ai-je pù rêver de légèreté.
A midi, en ouvrant la télé pour les infos, j'appris que la Vierge Marie était montée au ciel ce jour de l'Assomption.

jeudi, août 10, 2006

la Jet Set de Trouville

Dès que l'on m'invite au restaurant, ne fusse que la brasserie Le Central, j'ai l'impression de faire partie de la Jet Set, être dans la lumière des gens qui ne mange qu'au soleil.

mercredi, août 09, 2006

L'introspection

Depuis des jours et durant des heures je raconte ma vie à Bruno Villien qui veut en faire une histoire. J'en fais pipi au lit.

lundi, août 07, 2006

Le Golf de Saint Gatien

Nous avons enlevé Bruno Villien qui se tenait sur les escaliers de Marguerite Duras. Il avait un beau chapeau acheté à Florence. Michel a fait le discours de circonstance avec tact et sincérité, rappelant qui avait été sa tante, Hélène de Labrusse, l'instigatrice de ce prix.

jeudi, août 03, 2006

La Bretagne

Je rêve toujours de lever le pied, il suffit d'attendre, aujourdhui on se croirait en Bretagne. Le vent vous pousse vers le café, le ciel est maussade et les vagues grondent. Je pense à mon veuvage qui n'en finit pas, tous ces hommes qui ne m'appellent plus, affaiblis par l'âge et la maladie, ils sont fagocités par leurs familles, foin des copains, des vieilles copines. J'ai dansé La Veuve Joyeuse en valsant dans les bras du beau Marcel Merkès au théâtre de Mogador. Puis la veuve de Jacques Loew ne m'avait pas invitée à l'enterrement de son époux: Tu ne l'as pas aimé puisque tu ne l'a pas épousé! A la mort de Ghislain, j'ai dù rester enfermée dans la maison de sa belle fille durant le coktail: Tu ne vas pas déranger maman qui reçoit ses invités! (lesquels étaient des amis à lui, donc je les avais fréquentés. Même les légitimes s'ennuient de leurs maris lorsqu'ils ne sont pas à leur entière disposition et qu'elles n'ont plus les moyens de séduire de leur côté, elles se cassent toujours quelque chose afin qu'ils ne puissent plus bouger.
Et moi je dois lever le pied encore et toujours, afin de ne pas mourir.

mercredi, août 02, 2006

Igor Mc Rams

Un jeune couple très beau et sophistiqué, avec des chiens jumeaux, je le rencontre périodiquement dans la rue des Bains où sur la plage. L'homme un brin dandy est ardent tel un slave. La compagne, Bérangère Colin, maquillée et coiffée à la Lise Brooks. Je les regarde comme un spectacle en soi. Je les ai présentés à un journaliste critique de l'Obs, Bruno Villien.
Dans un local minuscule Igor MC Rams a fabriqué un studio d'enregistrement pour créer ses opéras, des ordinateurs synthétisent ses peintures, il en a fait un film de 10mn très beau. Tant d'ingéniosité et de talent dans un lieu si étroit. Mais c'est Hollywood! s'est exclamé Bruno Villien.

mardi, août 01, 2006

Il pleut en aoùt

La plage est frileuse, le vent décoiffe, les mères crient après les gosses, je m'emmerde, et regardant les couples je me dis que cela pourrait être pire à deux.

Nestor Burma ( télé film) avec Guy Marchand et Marcel Bluwal

Nestor demande à un vieux juif de la rue des Rosiers à Paris:" Pourquoi avez-vous quitté la Pologne, à cause de l'antisémitisme? - Oh non, on pouvait pas se plaindre! - Alors à cause de l'argent? - Oh non! On pouvait pas se plaindre! - Alors pourquoi êtes-vous venu en France? - Parce qu'ici on peut se plaindre de tout!

vendredi, juillet 28, 2006

La liberté aîlée

Un duvet de mouette volette devant ma fenêtre, je me dis: Tiens! Un ange passe! Un coup de fil me rappelle l'invitation de mon neveu à camper sur son lac. Puis dans la rue l'on m'annonce le décès d'une femme âgée de 97 ans et son fils effondré. C'est peut'être son âme qui passait? Découragée par une succession d'actes de vandalisme j'avais abandonné mon vélo. Un voisin me l'a réparé. J'avais oublié ce sentiment de liberté aîlé que donne le deux-roues!

jeudi, juillet 27, 2006

Orson Wells-Jean-Claude Drouot




Jean-Claude Drouot incarnera, à partir du 6 septembre à Paris, Orson Welles au soir de sa vie se remémorant son existence chaotique dans la pièce "Votre serviteur Orson Welles" de l'Américain Richard France, dans la petite salle du Théatre Marigny à Paris.

Dramaturge, conférencier et comédien, Richard France s'est imposé comme une référence en ce qui concerne la vie et l'oeuvre d'Orson Welles, comédien et réalisateur (1915-1985).

La pièce le présente l'année de ses 70 ans, l'année de sa mort aussi : il est à la recherche d'argent pour terminer son projet de film "Don Quichotte" et a accepté de prêter sa voix à une publicité radiophonique japonaise.

Le metteur en ondes, joué par Serge Le Lay, n'est préoccupé que par la captation de la célèbre voix du comédien, qui alors lui raconte sa vie, ses démêlés avec les studios pour tourner quelques chefs-d'oeuvre du 7e art, avec ses femmes, avec la politique etc...

Jean-Claude Drouot mettra lui-même en scène "Votre serviteur Orson Welles", joué en français dans l'adaptation de Jacques Collard.

mercredi, juillet 26, 2006

Le droit à l'image


J'attends patiemment depuis sept mois un droit d'auteur soit: le tee-shirt illustré par une jeune femme avec des photos de Jacques Loew (le visage) et la guépière du film Lola de Jacques Demy, photo de plateau de Raymond Cauchetier.

jeudi, juillet 20, 2006

à l'ombre d'un wagon

Samedi je marie une copine, je suis bien obligée de rentrer dans la fournaise parisienne, je ne puis me porter pâle, elle est toujours venue me chercher lors de drame.Je lui ai demandé si elle allait enterrer sa vie de garçon: Cela fait 27 ans que j'enterre ma vie de garçon!
Une surprise: entre Trouville et Lisieux la SNCF nous a distribué une demi bouteille d'eau minérale à chacun et le train était climatisé.


Je n'ose appeler mes amis, la famille leur en voudrait qu'une relation extérieure fagocite leur protégé dans les replis de sa vieille santé. La loi, la morale, tout est de leur côté. C'est le silence qui nous est échu à nous pauvres ex-maitresses de qui on ne prend même pas de nouvelles alors que nous avions un dialogue ininterrompu durant près d'un demi siècle, et de notoriété publique.
L'été est non seulement torride mais long, chacun dans ses campagnes, mon frère allemand qui voulait me recevoir se déplace en famille, pas de place pour moi à Dresden. Je pourrais aller sur le lac où travaille mon neveu David, je crains que ce ne soit plus l'âge de mes os pour un sac à dos de campeuse. Reste mon copain Janot dans la Montagne Noire qui attend depuis douze ans que nous redansions un tango en septembre. Vu l'horreur des évènements au Proche Orient, l'exode n'est pas forcément ce qu'il y a de plus sexy.

mardi, juillet 18, 2006

Sauter dans un train

Je raconte à mes copines que je préfère garder l'argent du train pour me laisser inviter à déjeuner à Paris par un pôte, que de dépenser ces 26 euros dans un boui-boui en Normandie, en leur compagnie. Je préfère les garçons, de tous temps, quelque soient leurs travers, cinq minutes de flirt mental me font plus de bien que les récriminations de la gente féminine, sa solitude.

lundi, juillet 17, 2006

Quel été!

La France transpire. Ailleurs on pleure. Je n'ai regardé aucun des feux d'artifices, je suis allée à la messe en souvenir des marins péris en mer, et pauvres pêcheurs que sont tous ces enfants sur lesquels pleuvent les tirs de part et d'autre...

mercredi, juillet 12, 2006

Papier buvard

Foin du passé, un énorme papier buvard absorbe les encres les plus fortes et s'effrite à son tour. Que peut la volonté du souvenir contre la sécheresse du temps? Une larme perle en signe de douleur, la tension réside aux bords des cils, comme ces petits vieux dont on ne comprend pas cette coulée funèbre alors que le corps ne tremble plus à aucune émotion. La révolte, c'est jeune! La résignation ce sont les braises qui deviennent cendres! Je veux encore voir et entendre ces gens qui ne me veulent plus de mal.

mardi, juillet 11, 2006

Varda donne forme à l'émotion (Jean-Luc Douin)LE MONDE | 28.06.06 |


Varda donne forme à l'émotion (Jean-Luc Douin)LE MONDE | 28.06.06 | 16h17 • Mis à jour le 28.06.06 | 16h17
"La Grande Carte postale ou souvenir de Noirmoutier", d'Agnès Varda (2006)
La première fois qu'Agnès Varda tint une caméra, elle filma un village de pêcheurs. C'était près de Sète, l'évocation d'un couple, une histoire du temps qui passe, une mise au point sur l'état de l'amour (La Pointe courte, 1954). Un demi-siècle plus tard, pour son exposition à la Fondation Cartier pour l'art contemporain, présentée tout l'été, elle a choisi l'île comme thème et Noirmoutier comme refuge. Deux ou trois choses que ce lieu lui inspire, que ce lieu nous dit d'elle.

D'elle et de lui : c'est là, au large de Nantes, qu'elle acheta une maison avec son mari, le cinéaste Jacques Demy, là qu'elle réside parfois seule l'hiver, là qu'elle passe ses vacances avec enfants et petits-enfants l'été. Ce va-et-vient des saisons lui inspire "mélancolie et bonne humeur".

"L'Ile et Elle" est une installation d'art contemporain. Ainsi appelle-t-on ces articulations d'objets, confrontations de concepts à voir et à entendre, murs de projets et projections, avec chaises et écouteurs. Le genre n'est pas toujours incarné. Avec Varda, l'émotion affleure. "Rien d'autobiographique", se défend-elle... mais elle parle d'elle, part d'elle, pour confronter le visiteur à son propre trouble, son souvenir, son plaisir. Jacquot de Nantes, dont on aperçoit la main filmée par elle avant qu'il meure, est à la fois son "il" et son "île".

Agnès Varda est l'une des veuves dont elle a recueilli les témoignages de solitude pour un polyptyque de portraits vidéo. D'elle à elles, on glisse du singulier au pluriel. Du deuil à la couleur. "La mort de Jacques a été un sale coup dans ma vie, une rupture. Mais j'aime la vie. J'ai amené deux chaises sur la plage à marée basse. Je suis assise sur l'une, l'autre est vide. Elle est devenue bleue, aérienne. Voilà le thème de ma pensée. Le deuil est bleu céruléen."

Agnès Varda est passée par étapes du cinéma, royaume de l'écran plat, au goût de s'installer dans des espaces à plusieurs dimensions. Biennale de Venise en 2003( Patatutopia), galerie Martine Aboucaya en 2005 (Le Triptyque de Noirmoutier et Les Veuves de Noirmoutier, repris ici). Peu à peu s'est développé en elle un désir de défi, de "travailler autrement", "sur un autre chantier". De la fiction au documentaire, elle s'était ouverte aux surprises. "L'Ile et Elle" l'a poussée à "donner une forme à l'émotion", "questionner mon rapport à l'image, et le rapport de l'image aux gens auxquels on la propose".

Exemple : d'une petite photographie qu'elle avait prise avec un appareil numérique, elle donne à voir deux formats. D'un côté l'objet d'art, dûment encadré dans sa proportion normale, de l'autre un agrandissement au maximum de ce que lui autorisent les pixels, afin de susciter la sensation de "mer immense". De l'icône au blow up, une réflexion : "Qu'est-ce qu'on fait de l'image, pour qui on la montre, et comment on la montre, à quel format ?"

Ou bien : 14 écrans et 14 chaises munies d'écouteurs qui permettent de capter le son de chacun des 14 films projetés. Les visiteurs sont assis côte à côte mais chacun entend un son différent. Métaphore de la réception d'un long métrage. Faites le test avec Le Bonheur, film impressionniste sur l'apparence de l'harmonie, qu'elle vient de sortir en DVD (Ciné-Tamaris) : chaque spectateur reçoit le film à sa façon.

Au sous-sol, le visiteur est accueilli par une barrière, qui se bloque puis se lève en fonction de la mer qu'il voit monter et descendre sur cette route - Le Passage du Gois - donnant accès à l'île. A marée basse, le visiteur peut traverser un rideau, puis un autre (tissé de bouchons de liège semblables aux balises). "Je tenais à l'idée d'un voyage, d'un parcours. Ma fille Rosalie m'a aidée à en trouver la cohérence."

Puis il débouche sur Le Tombeau de Zgougou : un petit tumulus recouvert de sable, de fleurs, de coquillages, à la mémoire d'une chatte disparue en 2005. "La perte d'un animal domestique, tout le monde a connu ça ! C'est universel, et c'est l'histoire de ma famille. La chatte nous avait été offerte par Sabine, la monteuse de Jacques. Il est mort en 1990, ma mère l'a suivi le mois d'après, Sabine nous a quittés en 2003. Tout ce monde-là est en cercle autour de ce chat... mais j'ai voulu que ce tombeau sur lequel je projette un film ait l'exaltation funèbre des Mexicains. La mort évoquée de façon légère, charmante."

C'est le message de "L'Ile et Elle" : la cohabitation du grave et du ludique. Une gigantesque carte postale représente une pin-up, allongée nue sur une plage. On peut y commander l'ouverture de petites encoches qui font passer de la rigolade au serre-coeur : derrière les fesses de la bimbo, des gamins font des blagues pipi-caca-cul ; du fond de la mer surgissent les fantômes des noyés. Mer des vacances, mer dangereuse. Gaieté et sagesse.

Pour cela, deux propositions : appétit de couleurs vives sur un panneau conçu comme une ode aux ustensiles de plage, plastiques de bazar, tongs et bouée ; sur un matelas pneumatique défilent les images d'un film où des gamins envoient des balles de ping-pong entre les doigts de Bernard Lubat qui pulsent sur une table. "Là, dit-elle, je me suis éclatée ! Le son exquis des balles qui rebondissent, cette recherche de l'énergie solaire, cette façon de rassembler des impressions d'été, je ne pense pas pouvoir l'exprimer au cinéma. Les recherches sur le support, le hors-champ, cela me passionne !"

Près du jardin de la Fondation Cartier, Ma cabane de l'échec. Assemblés par Christophe Vallaux, les murs en sont des bandes de pellicule des copies inutilisées des Créatures (1966), un film qu'elle tourna avec Catherine Deneuve et Michel Piccoli et dont personne ne veut.

D'une déception, Varda a tiré un repaire magique. "L'échec fait mal, j'en ai tiré une jolie cabane. C'est ce que m'ont appris les glaneurs et les glaneuses : récup', récup'!"


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lundi, juillet 10, 2006

Relevez la tête monsieur Zidane!

Votre coeur a parlé en dépit de l'enjeu phénoménal de cette Coupe du Monde. Les gens perfides savent que l'on peut tuer d'un mot, vous n'avez pas permis que l'on attente à l'honneur d'êtres chers. Autrefois l'on plongeait son épée dans la poitrine d'un félon, vous avez donnez un coup de tête.
Vous entrez dans la légende des héros tragiques au même titre que le Cid...

Miso par amour (Walter Lewino)

Moi, les femmes je les aime au bal, à la cuisine et dans mon lit. Autrement
dit, je les adore!

Qui l'eut crù?

samedi, juillet 08, 2006

Le surréalisme des enfants

Emma, quatre ans, son père a été enterré sans qu'elle le sache. Elle le cherche dans la maison: "Il est où papa? - Il est en Suisse! lui répondit sa mère- Je veux lui téléphoner!- Je ne crois pas qu'il te répondra, il est très fatigué!" Emma regarda sa mère froid dans les yeux. C'est pas vrai, il es parti avec Adragon!" L'enfant s'était souvenu avoir vu pleurer son père devant la télé lors des obsèques de Louis Aragon qui était un ami intime de la maison.

Lorsque Ghislain Cloquet est mort on a dit à sa fille qu'il était parti au ciel, la toujours Emma regarda celui-ci, et voyant des nuages Il a des moustaches, Ghislain!

mercredi, juillet 05, 2006

DOUYOUSPIKINGLICHE (Walter Lewino)

€ Une sous-méthode Assimil pour se débrouiller dans les langues étrangères ?
Destinée aux personnes qui désirent seulement baragouiner, comprendre et se
faire comprendre. Pour un petit voyage ou un court séjour. Exit la grammaire
et la bonne prononciation. On se fout de parler ou d¹écrire correctement.
Étranger on est, étranger on est fier de demeurer. Pour les aspirants à
l¹anglais, par exemple, inutile de leur expliquer comment prononcer le th,
d¹exiger qu¹ils mettent une s à la troisième personne du singulier .
Terminées des histoires de neutre et d¹ordre des adjectifs. Rien que du
concret. A eux de piger.

Le manuel attaquera sur le « je suis » qui est l¹incipit incontournable des
prises de contact. Exit le I am avec son I majuscule incompréhensible, place
au aïe ! âme que le dernier des cancres peut comprendre.

Autre exemple : On expliquera qu¹il est inutile de faire précéder toute
demande de Where is(are) the quand il s¹agit d¹un lieu et encore moins du
sempiternel Could you tell me, ce qui aboutit pour un prostatique saisi
d¹une envie pressante à un somptueux Please, could you tell me where are the
toilets in this establishment, relevé dans un guide qui prétend s¹adresser à
un aspirant polyglotte, alors que Toïlète plize serait été autrement
efficace.

Notre dessein n¹est pas d¹apprendre aux gens à lire ou à écrire, ni à
s¹initier aux subtilités d¹une langue qui leur échappera toujours, mais à
leur permettre de vagabonder en terre étrangère sans trop de dégâts.

Le pied

Je finis par faire comme ma mère qui découpait ses chaussures pour laisser passer ses oignons. A force d'exercices ( faire tourner les orteils) je ne passe plus une nuit sans qu'il n'y ait un flirt avec un quelconque homme, je me réveille de bonne humeur sinon de bonne heure, et suis plus tolérante avec mes copines.
L'orage ne fraichît pas l'air. La Capitale avec mes vieux amis en souffrance, même mes visites ne sont plus tolérées, comment capter les dernières lueurs de ceux que j'ai admiré?

lundi, juillet 03, 2006

l'eau

J'ai beaucoup marché les pieds dans l'eau, j'ai rêvé que j'avais des jambes de boue.
Chaque nuit m'apporte une petite volupté, c'est un inconnu qui me baisait les lèvres mises à feu.

vendredi, juin 30, 2006

Has-bin

Il y a bien trente ans que je ne m'étais pas mise à l'affût pour voir un homme. Il n'a pas paru. Je suis allée à la Mairie pour signaler son enfermement dans la spirale de la déprime. Son fils a fini par me téléphoner pour dire que tout allait bien à part la vieillesse.

En reprenant un DVD que Varda n'avait pas eu le temps de regarder: Je ne peux pas faire et consommer! dit-elle. Je l'ai mis dans la boite de son voisin d'en face. Est-ce que tu as vu ce bel article dans le monde d'aujourd'hui? C'était celui de Jean-Luc Douin à propos de l'expo d'Agnès à La Fondation Cartier. Drôle de coincidence. Je suis une has-bin de naissance! ai-je répondu parce-qu'elle s'excusait qu'il n'y ait pas mon nom sur la photo.
Il y a des gens qui ont le mot exact pour la chose, c'est à la fois jouissif de les entendre et en même temps frustrant, pas de dialogue si on hésite sur le verbe.

mardi, juin 27, 2006

Mairie du III arrondissement de Paris

Dimanche 25 juin 2006 journée du Yidishland. J'ai entendu une conférence animée par Henri Sztanke avec Katy Hasan, Serge Klarsfeld, Henri Bulavko et Claude Bochurberg. Ce qui est terrible c'est que les rares témoins de parents disparus aient déjà mon âge...

Swy Milshtein nous a offert la primeur d'extraits de sa pièce Le Chant du chien qui se jouera au Centre Rachid en octobre. J'aime bien l'idée qu'un homme aille seul en lune de miel à Venise, laissant sa femme en Pologne, afin que celle-ci ne soit pas séduite par un gondolier.

Au Carreau du Temple CASIP-COJASOR offrait des gâteaux maisons...pendant que divers orchestres jouaient de la musique tzigano-russo-judéo, quelque chose qui remue les tripes.

vendredi, juin 23, 2006

Arté La santé au quotidien: La masturbation

Michel Cîmes qui joue l'enfant terrible de l'émission a toujours une citation de derrière les fagots: La masturbation c'est faire l'amour avec quelqu'un que l'on aime! (Woody Allen)

Dans les années cinquante, l'on mettait encore la camisole de force aux forcenées de cette pratique, plus quelques électrochocs en famille pour les en dissuader. Vous dire que la salle commune flambait de panique, vous pouvez me croire.

C'est terriblement angoissant de n'avoir aucune légitimité pour prendre des nouvelles d'amis souffrants, aucun réconfort de part et d'autre en entendant simplement une voix au téléphone. Les ex devraient avoir un droit de visite au même titre qu'une tante où une grand-mère. Que sont nos amours devenus! chanson d'Aragon, j'en pleurerais mais ne trouve aucune épaule qui me permette cet épanchement, le monde il est malade...chacun sa croix dans son chez soi, et autour, la guerre, quelle misère! Peut-être le foot nous consolera t-il si les Bleus ne mordent pas la poussière, attendons cette nuit.

jeudi, juin 22, 2006

Franca et Pierre Belfond font leurs adieux à La Galerie

Ce complexe de trois étages a abrité durant quinze ans les tableaux de peintres qui écrivaient, et ceux des écrivains qui peignaient. Elie Presmann, auteur dramatique me demande comment je connais ce lieu: Belfond éditeur a refusé tous mes manuscrits! Le jour où Denoël a édité Une Chambre pour un moment, je lui ai offert le livre. Il a regardé le nom de la maison et m'a dit: Celà ne m'étonne pas c'est un mauvais éditeur! Depuis, pour me consoler, lui et Franca m'ont invitée à chacun de leur vernissage!
Edgar Reichman me demande des nouvelles d'un ami commun: "Aucune! Penses tu qu'il ait pù m'oublier en un an? - Je vais te raconter une histoire. Un malade va chez son docteur, celui-ci lui dit, J'ai une nouvelle horrible à vous apprendre, et une bonne! Laquelle en premier? -L'horrible! - Vous êtes Alzeimer! - Et la bonne? - C'est que dans trente seconde vous l'aurez oublié!"

Le Voyage en Arménie (2006) Guédiguian

J'aurai bien aimé être du voyage surtout pour rechercher un père tel que Marcel Bluwal le réalisateur mythique des années lumières de la télévision, qui ici est acteur.
Le Voyage en Arménie :
Sortie(s) : 28 juin 2006 (France)non daté (USA)

Titre original: Arménie
Genre: Drame,Action, Durée: 2h05Pays: France

Réalisé par: Robert Guédiguian
Avec: Ariane Ascaride, Gérard Meylan, Simon Abkarian, Serge Avédikian, Chorik Grigorian, Roman Avinian, Kristina Hovakimian, Madeleine Guediguian, Marcel Bluwal, ...
plus...

Walter Lewino aurait pù être un preux chevalier

€ N'oublie jamais : la femme du seigneur n'est pas une femme, sa demeure
n'est pas ta demeure, ses fruits ne sont pas tes fruits, son dieu n'est pas
ton dieu. Mais il te reste le regard de sa femme, l'ombre de sa demeure, la
fraîcheur de ses arbres, et la pluie qui appartient à tous.

mardi, juin 20, 2006

Fondation Cartier pour l'art contemporain

dessin Christian Vallaux
du 18 juin au 8 octobre de 12h à 20h sauf le lundi 01 42 18 56 50 au 261 boulevard Raspail 75014 Paris

A l'entrée, Agnès Varda charmante reçoit ses invités. Un homme lui montre une photo de L'Opéra-Mouffe qu'il vient d'acheter chez un bouquiniste. Me voyant, Agnès dit: Tiens! Voilà le modèle! Cette coincidence nous surprend agréablement.
Claire, toujours aussi sage jeune fille, se tient auprès de son grand mari tout de blanc vêtu Jean-Claude Drouot qui est obsédé par Orson Wells, personnage qu'il doit incarner au Théâtre Marigny en septembre.
Isabelle Huppert toute menue et pâle, je lui fais compliment: Bravo pour votre dernier Chabrol! J'entrevois celui-ci nez au vent traversant la garden-partie où jouent au foot les enfants et petits enfants d'Agnès. Quelques ballons nous tombent sur le front. Au fur et à mesure que les visiteurs affluent, le buffet se garnit de délicieux en-cas, de fruits en abondance, des Madeleines de Proust, des soupes au basilic, des gaspachos. Tout est frais, le jambon de parme tranché sur place. Dans cet enclos de verdure derrière la fondation il y a des gradins, pour l'instant le spectacle c'est le ballet des ascenseurs transparents dans lesquels on voit monter et descendre tout un monde qui travaille dans les lieux, comme c'est jour de réception, ils sont chics, on se croirait dans un film américain avec cette architecture en verre. Je tarde, espérant rencontrer de vieilles connaissances, mais l'entourage d'Agnès est très jeune, telle cette tendre Emilie qui a tenu l'une des caméras pour tourner les bonis du DVD de Cléo de cinq à sept avant que d'aller cueillir des tomates en Bretagne pour se faire des sous et écrire un scénario.
Ce boulevard Raspail me ramène au jour où Jean-Batiste Thiérrée que Jacques Baratier m'avait emmenée voir répéter au Centre Américain, dire à son auteur Sternberg. Jacques! Je te présente ta prochaine maîtresse! Baratier m'avertit: C'est une planche savonneuse, si tu la prends, tu vas glisser! J'ai savonné...
Voyez! Je n'ai rien dit de l'expo, c'est à vous de la découvrir!

samedi, juin 17, 2006

Vivre par procuration

J'ai entendu au café phylo: Qu'est-ce qui nous menace le plus, le bruit des bottes où le silence des pantoufles? Lorqu'on m'a dit les horreurs de la guerre, dans un orphelinat à Toulouse en 45, je se suis dit que je me suiciderai plutôt que d'affronter ce que les pensionnaires me racontaient.

Dans mon placard à balai, (comme l'appelle Lewino), je n'ai ni les chaleurs ni les intempéries, seul le cri des mouettes m'annonce les marées. L'hypocrisie des petites villes n'empêche pas les rumeurs, je ne fais plus que passer.
Si seulement Paris était moins bruyante, que l'on respire mieux, elle serait la divine maitresse connue de tous et toujours mystèrieuse, chaque regard est prometteur dans une grande cité puisqu'il faut demander son chemin. A la mer, quand je demande si l'eau est froide, on me regarde comme si j'avais voulu violer une intimité. Ne m'offre un café que des homosexuels notoires, ce n'est pas parce que je suis vieille, il y a quarante ans c'était pareil. Nous jouions les orphelines, dormant ensemble dans sa maison devenue trop grande lors de nos maris défunts; Malicieuse, elle laissait croire à plus de trouble alors que nous n'avions en commun qu'une extrème solitude, mais paradoxalement pour un petit peuple éveillé à des gourmandises secrètes, nous avions une réputation sulfureuse. Nous continuons dans le même registre, elle parle, j'écris, elle baise, je dors, elle boit, je reste frugale, elle séduit, je campe sur la péllicule de quelques réalisateurs. C'est un duo où la la demi-teinte m'est échouée, et la bulle de champagne va bien à son regard de magrébine. Je suis l'aînée mais c'est elle l'homme de la famille, bien que peureuse comme une petite fille, elle flambe et retombe toujours sur sa mise. Je ne perds ni ne gagne à aucun jeu sauf celui de la santé car je n'aurais personne pour me soigner. Mourir, oui! mais sans à coups, mes cinq étages ne me le permettraient pas. Entre mes espoirs différés et ses ambitions au Grand largue régulièrement dessallés, nos ondes se raccordent dans des temps innocents

jeudi, juin 15, 2006

Guy Loudmer

Bernard Tapie, Guy Loudmer, sont de la race de ceux qui ne se laisse pas abattre par l'adversité. Lors de l'expo, j'ai eu le plaisir de goùter après tant d'années sans avoir revu le maitre, aux petites jouxtes verbales de Loudmer qui nous a toujours fait sourire, c'est toujours bon à prendre, leçon ou pas...La morale n'a rien à voir avec le charme.

Reste Là! Frédéric Tachou

Le cinéaste a rendu un vibrant hommage posthume à son père décédé. Frédéric Tachou a reconstruit le cadre de son père en superposant ses lieux de vie, on dirait des Eaux Fortes, certaines images font penser à Magritte.
Puis selon l'habitude de convivialité de leur famille, nous avons picqueniqué dans une cour chez Pedro un peintre brésilien qui habite à Belleville.

IDÉES EN VRAC Walter Lewino

Une mini série télé, trois minutes tous les soirs avant les infos avec
cinq erreurs de script révélées à la fin des infos, concours à la clé.
€ Pour le lancement d'un nouveau type de voiture offrir en prime le même
modèle réduit (couleur comprise) télécommandé, les enfants en raffolent.

€ L'inéligibilité des femmes pour la chambre des députés et un Sénat
uniquement composé de femmes

€ Une collection de petits livres ressassant les grandes obsessions de
l¹époque : les crimes impunis ; les histoires de c¦ur des familles royales ;
les suicides célèbres ; les grandes escroqueries ; les grands accidents
mortels ; etc.etc.

€ La confession publique obligatoire de tous les assassins de la route.
Autrement efficace que les sempiternelles jérémiade des représentants des
victimes à la télé.

€ Un horoscope au quotidien, signe par signe sur des ordinateurs dans le
métro avec publicité.

€ Une chaîne de télé entièrement consacrée aux animaux, films ,
documentaires, reportages, newsŠ

€ Les transports de fonds par les égouts.

€ Le remplacement de la fourchette par une pincette et du couteau par une
paire de ciseaux.

€ Une émission où les leaders politiques seraient contraints par un jury de
téléspectateurs de développer leurs réponses à des questions précises
jusqu'à ce qu¹ils aient vraiment répondu à la question.
€ La confrontation à la télé d'une vedette et de son jumeau astrologique, né
le même jour et à la même heure.

Walter le crâneur

LA CONFRERIE DES BENI-OUI-OUI

Les journalistes ont beau faire. Ils collent toujours à l¹establishment.
Quand tout va bien, quand aucun risque ne menace, ils se régalent d¹envoyer
des pointes émoussées aux puissants, à la manière des bouffons de l¹ancien
régime, d¹affirmer leur esprit d¹indépendance alors que rien ne le menace
Jusqu¹à ce que les vrais et dérangeants problèmes se posent, que l¹Histoire basculeŠ
que des risques ou des remises en cause pointent leur nez, qu¹il faut abandonner ses petites habitudes.Chez eux, alors, le raisonnable l¹emporte toujours sur le visionnaire, la raison (d¹Etat ?) sur la morale, le quotidien sur le futur, le confort sur la grandeur, les privilèges sur la conscience
Ce fut vrai en juin 40. Ce fut vrai pendant la guerre d¹Algérie. Ce fut vrai
sous Bush aux Etats Unis.
Ce le fut pour la Constitution européenne et pour le CPE. Avec le résultat
que l¹on sait
Réflexion faite, je ne suis pas très fier d¹avoir fait partie de cette
confrérie de béni-oui-oui.
Walter Lewino (Ancien de la France Libre à Londres et de « France Observateur » à Paris)

lundi, juin 12, 2006

On ne peut pas plaire à tout le monde

Depuis l'épisode où Jean-Marc Fogiel avait malmené Brigite Bardot avec acharnement, ne tenant pas sa promesse de ne pas parler du malheureux livre de l'actrice, je m'étais refusé de voir ses émissions. Pour la dernière, j'ai voulu voir ce qu'il en était, c'était plutôt symphatique et dans la bonne humeur cet adieu à ses spectacteurs.

Raphaêl Nadal -Roger Federer Finale hommes Roland-Garros

Nous attendions une finale plus somptueuse. Les spectateurs avaient eux aussi bien du talent, encourageant de tout coeur les deux champions dans la fournaise des heures durant, Chapeau bas! Moi j'étais dévêtue sur mon lit, dans le noir, évitant de transpirer. Mais le plus beau match de ce tournoi reste: Paul Henry Mathieu - Raphaël Nadal, pas une minute d'ennui. Federer est un très beau tennisman, mais Nadal ressemble à un jeune héros tragique dans sa détermination à combattre chaque balle, seulement quelques secondes on entrevoit qu'il a un visage d'enfant. Aldomovar qui disait friser l'infarctus doit bien être inspiré par ce personnage pour l'un de ses prochains films.

Walter Lewino fait les comptes

€ Parmi les abonnés au téléphone de la ville de Paris on relève 83 B¦uf ou
Le Boeuf et seulement 4 Vache ; 125 monsieur ou madame Mouton et aucun
monsieur ou madame Brebis ; 125 Cheval, avec en prime 203 Poulain, et
aucun(e) Jument ; 40 monsieur ou madame Chat et aucun(e) Chatte ; il y a
même plus de Bouc (34), malgré l¹odeur, que de Chèvre (10) ; quant aux
champions toutes catégories, les 207 Lelièvre, un(e) seul(e) Hase leur fait
face. Il est grand temps de dénoncer le machisme des patronymes.

mercredi, juin 07, 2006

Y' a pas!

Depuis que je me triture les doigts de pieds, y'a pas! La face du monde n'a pas changé, toujours ses misères alentours, mais mes rêves sont plus sereins,un peu de douceur et de volupté aux rencontres des uns et des autres.
A propos, dans mon immeuble un chat peureux qui ne monte ni ne descend les escaliers, va de son appartement à celui des voisins d'en face lesquels lui laissent la porte ouverte. Moralité: Il vaut mieux avoir une vie de chat qu'une vie de chien! (une histoire exemplaire pour Guy Delluc)

Une chroniqueuse demande à Dany Boon qui présente son film La maison du bonheur:"- Pourquoi vous ne vous-êtes pas fait recollé les oreilles? Laurent Ruquier qui ne manque jamais d'à propos Ce sont les pavillons du bonheur!"

mardi, juin 06, 2006

Le tennis

Je n'ai pas de plaisir à voir des femmes frapper dans la balle avec des épaules d'hommes, mais quand c'est Raphaël Nadal ou Gaël Monfils qui nous montrent les leurs, s'ajoute un plaisir esthétique à leur qualité de jeu phénoménal, Concentration monstrueuse! disent les commentateurs. Dommage, nous ne les verrons pas ensemble disputer le quart de final! En fait, pour avoir de la présence physique il suffit de relever ses manches!
Je verrais bien Raphaël Nadal dans des habits de lumière, en matador.

Dans les années cinquante, on pouvait circuler à moindre frais dans les gradins, Jacques Loew m'emmenait à Roland Garros. Nous avions vu un miracle, Haillet remontant les cinq sets plus la balle de match...Plus tard, au Jardin du Luxembourg, j'ai voulu montrer le service de Leaver, je me suis foulé la cheville.

dimanche, juin 04, 2006

Exposition : L'île et Elle Agnès Varda Fondation Cartier

Agnès Varda à la Fondation Cartier
Posté dans [voir] venir par Van le 11.05.06 à 11:55 | tags : expos à paris, video, fondation cartier, art et cinéma


"Y'a un haut, y'a un bas.
Varda est en haut qui fait du cinéma (ET TCETERA).
Agnès est en bas qui fait de la vidéo (L'ÎLE ET ELLE). (...)
A Noirmoutiers, l'eau, c'est l'océan.
C'est intéressant et excitant pour moi que cet océan qui m'entoure et me limite. Toutes les vidéos, documentaires ou rêveuses, ont été tournées là.
Je voudrais que, même différentes, les séquences du projet se répondent et recomposent mon île."

La réalisatrice française s'expose à la Fondation Cartier du 18 juin au 1er octobre 2006 :

"Avec L'ÎLE ET ELLE, Agnès Varda nous fait partager sa bonne humeur et sa mélancolie au gré des marées de l'Île.
Avec CINEMA ET TCETERA, elle propose, en plus ou moins vrac, des films et des morceaux de pellicule qui racontent les hauts et les bas de sa vie de cinéaste".

((c) Agnès Varda, Galerie Martine Aboucaya)

Des lions qui mangent de la terre battue.

Je devais prendre un train, je suis restée scotchée devant la télé, fascinée par le jeu et la beauté de deux jeunes lions en lice à Roland-Garros: Raphaël Nadal et Paul-Henry Matthieu.

Le Bonheur Agnès Varda

Le Bonheur est sorti en DVD, les anglais (fine mouche) avaient beaucoup aimé ce film précurseur d'une liberté qui stipulait que l'on pouvait aimer plusieurs êtres à la fois. La femme légitime, incarnée avec un naturel inégalé par Claire, la vraie épouse de Jean-Claude Drouot, n'en laisse pas moins sa place en se noyant dans la rivière.

Roberto Alagna

Cette simplicité des plus grands, Roberto Alagna a fait feu de tous bois avec des partenaires surprises, avec Line Renaud, c'était un peu jeune.

Le coeur de père

€ Quand le poil viendra au menton de ton fils, prends-le avec toi pendant
trois jours et trois nuits. Vous vous baignerez dans l'eau glacée du
torrent, vous mangerez les baies sauvages que t'a enseignées ton père, vous
dormirez sous les roches qui protègent des bêtes fauves et des démons. Au
troisième jour, tu l'emmèneras dans le village lointain où les femmes
publiques lui enseigneront les caresses de l'amour. Alors, il sera ton égal
et tu le respecteras. (Walter Lewino)

vendredi, juin 02, 2006

Le coeur de mère

Deux femmes tombent dans les bras l'une de l'autre: l'américaine pleure son fils mort dans l'attentat du 11 septembre, la française espére que le sien sortira d'un emprisonnement à vie pour le dit attentat.

mardi, mai 30, 2006

Le cocon

Sa folie l'enveloppe d'une toile d'araignée, le cocon parfait pour un narcissisme qui se déglutit, pâlissant sa propre image. Depuis qu'il ne me crache plus ses miasmes, des tendresses anciennes réaffluent dans mes rêves avec la force de désirs avoués au point d'orgasmes spontanés. Tout un petit monde d'hommes reprend sa place qu'il avait biffé par ses mensonges d'amour, sa peur sale, une lâcheté viscérale dont je ne pouvais me dépétrer. Ghislain Cloquet m'avait dit: C'est l'enfant que vous n'avez pas eu, avec lui, vous serez toujours inconditionnelle!

Frédéric Tachou

Les productions aléatoires vous invitent à la projection de Restes là! film expérimental fait à la main par Frédéric Tachou à l'espace Kodak (21 rue Vielliot Paris XII métro Gare de Lyon) mardi 13 juin à 20h. Le film dure 12 minutes et sera projeté deux fois.

lundi, mai 29, 2006

Walter Lewino chante.

PAROLIÈRE CHERCHE MUSIQUE

C¹était un gros Bavarois

Qu¹avait l¹organe maladroit

Il buvait de l¹hydromel

Qu¹il commandait par e mail

Par e mail


Ah les hommes !

Ah les hommes !

Ah les hommes !



On s¹était rencontrés

Sous un vieux pommier

A l¹ombre du cimetière

Où il planquait sa bière

Planquait sa bière



Ah les hommes !

Ah les hommes !

Ah les hommes !



On avait fait l¹amour

Comme des vautours

Puis il avait fait pipi

Sans se faire de souci

Faire de souci



Ah les hommes !

Ah les hommes !

Ah les hommes !



Je l¹ai présenté à ma mère

Qu¹était aide-ménagère

Elle réfléchit, et me dit

Il est plutôt petit

Plutôt petit



Ah les hommes !

Ah les hommes !

Ah les hommes !



Il aimait les mandarines

Car elles ont la peau fine

Il m¹a quittée un soir

Devant un café noir

Un café noir



Ah les hommes !

Ah les hommes !

Ah les hommes !



J¹en ai trouvé un autre

Qui n¹était pas très propre

Il avait un gros nez

Qui coulait sans arrêt

Š lait sans arrêt



Ah les hommes !

Ah les hommes !

Ah les hommes !



Il m¹a traînée chez lui

Pour manger du méchoui

On a bu du porto

C¹était bien rigolo

Bien rigolo



Ah les hommes !

Ah les hommes !

Ah les hommes !



Quand ma maman l¹a vu

Elle l¹a trouvé ventru

Il lui baisa la main

Car il était malin

Était malin



Ah les hommes !

Ah les hommes !

Ah les hommes !



Il disait des gros mots

Moi, je faisait des rots

On a fait un enfant

Q¹a pas vécu longtemps

Vécu longtemps



Ah les hommes !

Ah les hommes !

Ah les hommes !



Après ce fut Mimile

Un juif, un vrai shlemihl

On a fait des galipettes

Qui valaient pas tripette

Š lait pas tripette



Ah les hommes !

Ah les hommes !

Ah les hommes !



Depuis je suis au régime

Je fais de la gym

C¹est bien plus reposant

Et bien moins dégoûtant

Moins dégoûtant.



Ah les hommes !

Ah les hommes !

Ah les hommes !

Il se passe toujours quelque chose à Trouville Olivier Föelmi- - Festival du Cap Vert

Olivier Föelmi affiche ses photos de voyageur des grands espaces sur la jetée de Trouville, contre vents de terre et de mer, les panneaux tiennent.Le bien c'est tout ce qui favorise la force vitale, le mal c'est ce qui la contrarie, la diminue. (tradition orale africaine)

Christian Cardon, maire de Trouville a invité à faire débat sur la justice l'avocat Charles Libman qui a beaucoup insisté sur la rumeur destructrice, catastrophique.

Les chanteurs Capveriens: Dulce Mathias- Boy Gé Mendès- Herminia- Tchéka- Rémy Kolpa Kopoul, nous donne à voir des îles de rêve, une vie de pauvre , (Casa de Lava, Cannes 1994 - Les rebelles du Cap vert, Les rabelados- Siza l'architecte et la vieille ville- Jorge Humberto le poëte de Mindelo )des chants nostalgiques, des femmes qui ondulent comme de source où le sourire vaut le coup de rein. Je ne m'y essayerais point. Mes os se battent en duel, je fais de la résistance contre les chirurgiens, c'est comme avec de vieux vêtements, on se dit qu'on fera avec vu l'âge du capitaine.
J'avoue préférer les concerts apéritifs dans un cadre intimiste, sans la sono trop forte, de plus, je profite mieux des visages que sur les grandes scènes où le public est loin des interprêtes.
Césare Evora, je l'avais découverte à la fête de l'Huma, c'était impressionnant de voir cette femme pieds nus, une placidité absolue, chantant des heures avec juste le bout de son orteil qui battait la mesure. Cette simplicité était confondante.

mercredi, mai 24, 2006

Walter and Lewino

€ Lorsque le soleil partagera le jour et la nuit à parts égales, regarde les
nuages qui passent dans le ciel. Ils te diront s'il faut semer ou planter,
s'il faut prendre ta femme ou l'ignorer, s'il est temps d'aller porter ta
requête au seigneur ou s'il vaut mieux te taire.

Lewino dit des siennes...

APRÈS L¹AMOUR
Il y a celles qui se jettent aussitôt sous la douche : rarement de bons
coups.

Celles qui restent un long moment immobiles en fermant les yeux : elles
pensent à autre chose, à ce qu'elles vont raconter à leurs copines.

Celles qui se collent à vous, n'en finissent pas de vous prodiguer de
chastes caresses, de vous léchouiller bien tendrement : drames à l'horizon,
difficile de s'en débarrasser.

Celles qui parlent de leur enfance, de leur papa, de leur maman : le genre
chieuses, pas matures pour deux ronds.

Celles qui se retournent et entament un petit roupillon : pas mal, à suivre.

Celles qui vous racontent leurs fausses couches, leurs IVG, leurs
dérèglements vulvaires, leurs démêlés hormonaux avec la pilule : courage,
fuyez, fuyez.

Celles qui se mettent à jouer avec votre organe rassasié, lui parlent comme
s'il s'agissait d'un poupon ou d'une petite marionnette : grotesque.

Celles qui ont honte, qui jurent qu'elles n'ont pas pour habitude de se
jeter dans le premier lit venu, mais cette fois c'est différent, elles ne
savent pas ce qui leur est arrivé : c'est souvent vrai, à manipuler avec
délicatesse.

Celles qui remettent aussitôt leur slip après l¹avoir reniflé : à oublier.

Une fois, cas unique, elle a bondi sur la moquette, repoussé les meubles et
s'est mis à faire des mouvements d'assouplissement, puis sa petite
gymnastique façon aérobic, le cul à l'air, les chairs fébriles : craignos.

Celles qui s'installent à la chinoise, foncent vers votre kitchenette sous
prétexte de faire un petit café, et s'attaquent à la vaisselle sale,
entreprennent un semblant de rangement en ronchonnant : pas forcément les
plus mauvaises.

On m¹en a signalé une qui faisait le signe de croix avant et après. J¹aurais
bien aimé l¹essayer.

En tout cas il y en a pas beaucoup qui vous disent merci.

lundi, mai 22, 2006

Walter Lewino le sage

€ Si tu as plusieurs épouses, agis loyalement envers toutes. Ne sois ni
indifférent ni trop indulgent pour leurs défauts. Ne révèle pas à l'une
l'amour que tu portes à l'autre. Ne parle jamais à l'une des défauts de
l'autre et à l'autre de la beauté de ses rivales.

Ne touche pas à ta gourde avant d'avoir gravi la moitié de la montagne. Ne
touche pas à ton vin de figue avant d'avoir atteint le sommet, et garde ton
pain pour le retour. Alors la nuit te sera douce et le réveil te sera
clément.

Je répondrais à Lewino: à chaque jour sa faim, et à chaque heure sa soif!

vendredi, mai 19, 2006

La poussière

Depuis une semaine je veux lever le pied, je ne peux le faire en laissant la poussière derrière moi, comme je n'arrive pas à passer l'aspirateur, je loupe l'heure du train. Cela me rappelle Suzie ma soeur qui avait demandé à son chirurgien: Vous ne pourriez pas m'enlever la poussière qui est dans ma tête!

jeudi, mai 18, 2006

mercredi, mai 17, 2006

le téléphone

Un simple coup de fil et mes hormones se mettent en branle. Pourquoi une voix émeut et l'autre agace. J'ai rencontré peu d'hommes qui aient la voix de Philippe Noiret: grave, sensuelle, pleine, charmeuse, intelligente, et ce n'était pas des comédiens...Mais les entendant, cette voix nourrit ma libido de femme. Il est des organes qui ne savent pas chuchoter dans les lieux publics, nous devons subir leur omniprésence dans les transports en commun, le portable vissé sur leur oreille, comment leur dire de se taire, on n'apprend plus à faire des messes basses?
Un jour au cinéma, deux piplettes, Ghislain Cloquet leur dit: Parlez plus fort, je ne vous entend pas! Elles n'en eut cure. Et le bouquet, c'était un film de Chaplin avec Colette Godard; Est-ce la femme de Jean-Luc Godard? demanda l'une.

mardi, mai 16, 2006

Les riches, surtout ne prenez pas leur argent, ils n'en auront plus pour le donner aux pauvres!

Des rêves

En dérivant en ville à vélo, un jeune homme m'a vue de haut, il navigue dans le ciel avec des ballons d'enfant gonflables en forme de boudin qui lui permettent de brasser l'air et de s'élever. C'est un jeune réalisateur avec qui j'ai déjà travaillé, il doit faire du repérage vu sa curiosité des lieux. Il est troublant de charme, je me laisse baigner dans son tendre regard bleu pendant que nous conversons avec une jeune femme. Il m'apprend les rudiments du vol, j'arrive à monter au dessus de la foule. Il reparaît mais avec un autre accessoire, des ailes en tissu accrochées à ses doigts qui prendront le vent quant il agitera ses bras.
Je ne sais si c'est avant mais un vieil ami m'a offert trois de ses vestes, je pêche par les chaussures, elles sont noires mais les deux pieds n'ont pas la mâme forme. N'empêche que la veste noire avec de la fourrure au col et aux manches, avec des basques longues, me plait beaucoup, on dirait un vêtement russe, je la garde sur moi.

Un bout'chou de quatre ans, Marin: Ah! Je suis content d'être content!

dimanche, mai 14, 2006

le maquillage

J'avise une mobylette qui n'est pas attachée, face à de petites maisons en briques rouge. Personne aux alentours. Cela ira plus vite qu'à vélo pour aller en ville, je vérifie la jauge,il y a peu d' essence, il faudra que j'en trouve de facon à pouvoir ramener l'engin sans l'abandonner en route. Sur une plaque en cuivre, le nom du propriétaire, je pourrais dire qu'il me l'a prêté. Je file sur une grande artère et dépasse une station sans pouvoir m'arrêter à la pompe, toujours suivant les voitures, espérant ne pas me faire pincer par les flics car je n'ai aucun papier d'assurance, on arrive sur les berges de la Seine qui se trouvent innondées par endroits, je fais comme les autres roulant dans l'eau jusqu'au sec. Je suis devant une petite maison style pêcheur, ce doit être génial de pouvoir habiter les pieds dans l'eau. L'escalier est étroit, je monte derrière une femme, son mari veut me faire tourner avec elle. Le metteur en scène visionne un plan et lui dit Tu es trop vamp! au plan suivant c'est un peu plus dépouillé, je ne sais si elle a diminué le maquillage de ses yeux, mais le réalisateur n'est pas encore satisfait. Peut-être devrait-il la filmer au saut du lit, pas débarbouillée, pour trouver une image plus dramatique? Elle proteste: C'est avec ce que je suis, que je suis arrivée à être vedette! Alors je mets mon grain de sel: "-C'est vrai qu'il vous a fallu beaucoup de talent pour devenir ce que vous êtes, mais maintenant vous ne jouez que la caricature de vous-même!- Je prends une compote pour mon petit-déjeuner! Prenez ce que vous voulez! Regardez dans l'armoire!" Devant elle, sur la table un ramequin de fruits cuits. J'ouvre le garde-manger (boite grillagée accrochée au balcon des fenêtres comme à la campagne) il y a quelques groseilles et une tomate dont je devrais enlever la partie haute pourrie. Le mari est parti à ses affaires sans rien dire, nous nous promenons, elle devant avec une amie, et moi, deux pas en arrière. Elle tourne vers moi son visage devenu agressif pour me lancer. Il m'aime! Elle se retourne encore une fois, et d'un ton tout à fait immodeste: Je le sais qu'il m'aime! (Pourquoi ai-je rêvé de ce couple que je ne connais qu'à travers les magazines?)

vendredi, mai 12, 2006

Le plan d'eau

Mon neveu nous emmène voir une base de loisirs près de Paris où il serait susceptible de travailler comme moniteur de voile. Plan d'eau du Canada Mon neveu est canadien, cela ne s'invente pas.

mercredi, mai 10, 2006

Le 8 mai

Je me suis faite draguer par un militaire à la retraite, il m'a cru blonde, il avait la cataracte. N'empêche que j'ai appris plein de chose sur l'histoire de France. Il ne se remet pas d'être rentré dans la vie civile: Tous des menteurs! Son amertume, et son côté cavalier pour parler des choses sexuelles sont un frein à être séduite, mais j'ai passé des heures à l'écouter sans ennui au snack-bar du magasin de l'Hôtel de Ville après la réception offerte par Bertrand Delanoé qui a dit avec fermeté et ferveur: C'est chaque année que nous avons le devoir de remercier le courage et le sacrifice de nos combattants afin que la France reste un pays libre!

dimanche, mai 07, 2006

Café Philo des Phares

L'irrationnel est-il naturel? Si nous étions totalement naturels, sans culture, sans éducation, rien ne serait irrationnel, vu nos ambivalences il y a une logique à tout, les pulsions de vie où de mort sont équivalentes, c'est ce que mon enseignant de yoga Niels Hahoutoff appellait la loi de la polarité! Ma petite intervention n'a pas fait Tiltt!

samedi, mai 06, 2006

Le chant

J'étais en train de penser au feuilleton doré que nous a donné la télé sur la Callas et Onassis. La Callas était l'essence même d'une tragédienne, à la première note j'avais déjà des frissons. Et je traverse la Place des Vosges et entend ce contre-ténor Jeando Carli au coin de la rue de Bearn sous les arcades. L'émotion m'étreint à chaque fois de le voir se produire par n'importe quel temps, les voitures passant, sa silhouette inquiétante de romantique attardé, et ces aigus qui déchirent nos coeurs de femmes.

vendredi, mai 05, 2006

Le cerveau modifiable Alain Trembleau

J'ai appris que la neurogenèse chez les souris est plus active lorsqu'on offre à celles-ci une roue sur laquelle courir. Il faut donc marcher.

Les raisins de la colère John Ford Mairie du 3ème

C'est terrible, ces raisins de la colère n'ont pas pris une ride, toujours l'esclavage moderne, le travail au noir.Ce n'est pas le petit patron qui peut tricher mais les grosses entreprises.
Et les jeunes nourris par papa-maman et qui veulent faire du cinéma: vous demandez d'être payé pour un court-métrage: Il faut que la pellicule soit jolie!

mardi, mai 02, 2006

lecoinducinephage - weblog @ 20six.fr

Les webmestres étant aussi rapides que la flêche d'un arc, mon pauvre cerveau n'est jamais arrivé à faire un lien avec un site passionnant sur le cinéma. Je vous livre donc l'adresse copiée sur la toile.http://20six.fr/lecoinducinephage/art/509855

Ravissant bijou que ce Gigi (Huppert)

Un charme suranné, je n'ai rien contre, je m'y plonge avec le délice que peut éprouver une vieille midinette devant ces deux maquerelles de tantes (Macha Méril et Françoise Fabian) qui font découvrir à leur insu l'amour avec un grand A à leur rebelle de petite fille.

lalalala.org

Faudra-t-il se battre pour obtenir des places, comme lors de son fameux récital au théâtre de l'Odéon ? En vous rendant à la Cité de la musique (Paris XIX) les 3 et 4 mai, vous saurez pourquoi Fassbinder, Yves Saint Laurent, Pierre Philippe, André Téchiné, "les gens de Lalalala" et... Claire Chazal (vue à l'Odéon) se jettent à ses pieds. Réservations au 01 44 84 44 84
Récital
Ingrid Caven

lundi, mai 01, 2006

Journée nationale de la déportation Cérémonie du 15ème arrondissement de Paris

Des gerbes il y en avait certes, mais aucune petite main d'un cher élu de la Mairie du 15ème pour déposer les fleurs sur le Monument aux Morts. Emile Torner, président de l'ADIRP de Paris, gronde. Je remercie les délégués municipaux pour leur absence!Trois élèves du Conservatoire Municipal récite les poèmes de jeunes résistants qui ont donné leur vie pour la liberté et ont écrit ces paroles d'adieux à l'aube de mourir, à leurs parents et amis. Les chants sont déchirants de douceur et de tristesse, impossible de ne pas pleurer.
C'est dimanche, jour du marché, où les politiques tendent la paluche aux commerçants et aux administrés.
Lundi Premier mai Emile Torner retourne en bataille: Achetez le muguet de la lutte! Nous sommes plusieurs groupies autour de lui, seul Emile vend: Achetez le muguet de la lutte! Nous remontons ainsi le cortège de la République à la Nation en riant, de voir que tout le monde rit au passage de la tornade Torner. (ADIRP association départementale des déportés, internés résistants, patriotes)

vendredi, avril 28, 2006

On ne devrait pas exister un film de HPG

J'ai cru que j'allais m'amuser, installée confortablement dans les fauteuils du "Club 13". Cela a duré cinq minutes, le temps du pastiche d'un tournage de film porno avec un acteur qui ne peut plus bander dans le champ de la caméra. Il se fait jeter comme un malpropre par la production, fait un casting pour faire du cinéma traditionnel, et se fait insulter par des apprentis comédiens: Tu es tatoué, tatoué tu resteras, dans le porno! De là sa prise de tête avec ses camarades, Ecoutez-moi! Regardez moi! Cela devient lourd car il n'a rien à exprimer ni à montrer que ce corps qui ne répond plus sur commande, c'est ennuyeux. Le seul personnage piquant est la jeune et jolie LZA qui de surcroit a un tempérament de comédienne

jeudi, avril 27, 2006

La moindre chaleur chauffe le toit en zinc, j'en suis toute molle et je n'ai rien à dire que cette angoisse viscérale de la canicule avec laquelle ma soeur est partie. Chaque jour je regarde l'émission La santé au quotidien. Le couple Marina et Michel me font toujours rire et c'est un carnet d'informations dont on prend note. Michel Cimes joue les candide gros comme une maison, à propos il me semble que les hommes sont de plus mauvais malades que les femmes qui elles se soignent alors qu'il faut leur tenir la main comme à des enfants, sauf exeption, j'ai un ami qui ne donne même pas le droit de visite à sa femme, il gère tout, tout seul.

mardi, avril 25, 2006

Un ange passe aux "Molière" James Thiérrée

La Symphonie du Hanneton Mise en scène : James Thiérrée avec : Raphaëlle Boitel Magnus Jakobsson James Spencer James Thiérrée ...
James Thiérrée a cueilli au passage trois molières, mise en scène- interprétation, et costume pour sa mère Victoria Chaplin-Thiérrée. C'est avec la grâce séraphique d'un funambule qu'il a remercié le public de ses pairs avec un sketch sur l'indécision.

dimanche, avril 23, 2006

Café Philo des Phares

La vérité abstraite est sans valeur, si elle n'est pas incarnée par des hommes qui la représentent en prouvant qu'ils sont prêts à mourir pour elle. Gandhi "Lettre à l'Ashram" ( banderole à la manif anti CPE en avril 2006)
Réel- Symbolisme- Imaginaire. La pathologie commence quand ces trois concepts sont déliés (Lacan)
Le mensonge est contraire à la véracité . Si il y a dévoilement c'est qu'il y a eu voilement.
Comprendre c'est prendre avec.
La vérité est dans le discours (Platon)
Le coeur a ses raisons que la raison ne connait pas.
Si il y a un sens du réel, il y a aussi un sens du possible (Robert Musile)
Le débat continue par petits groupes essaiminés dans divers lieux jusque tard dans l'après-midi.Devant mon hareng-pommes à l'huile je continue à jouer l'auditrice qui ne ramène pas sa fraise. Puis nous faisons une promenade sur les berges de la Seine, toujours causants. C'est un dimanche tendre que d'être parmi ces célibataires endurcis ou qui feignent l'être.

samedi, avril 22, 2006

Le printemps

Paris se déhabille, enfin un air de printemps, Les rues sont jonchées de touristes, autant d'accents que de gens, il suffit d'écouter, le dépaysement est assuré. Le soir, j'ai Arté (Michel-Ange, Venise) pour ne pas m'endormir idiote. Beaucoup de petits chinois dans la piscine de mon quartier, ils sont craquants, je n'en dirais pas autant des parents. Paris est une belle pûte, elle est au plus offrant. Reste les quais de la Seine où les amoureux s'adonnent à la pelle, ils ne voient que leurs pupilles.

vendredi, avril 21, 2006

Les marches

C'est toujours un délice de se promener avec Zeynep et sa mère, nous avons monté les marches du Sacré-Coeur et les jeunes dessinateurs debout avec leur carton à dessin disaient en pointant leur crayon sur la plus jeune :Au hasard! Chaque année je vois bien que je descends d'un cran...Mais c'est très gratifiant d'accompagner des étrangers, on se sent savante, et eux jouent les éblouis. Je me sens un sagoin d'avoir si peu le sens de l'acceuil qu'ont les orientaux.

mercredi, avril 19, 2006

Les vacances

Maintenant je sais que ce sont les universitaires qui lisent mon blog, vu la baisse de fréquentation durant les vacances scolaires.
Après-midi douce amère, j'ai joué les touristes avec des turcs, toujours leur courtoisie orientale, s'ils vont s'exiler dans les îles, il n'y aura plus ce goùt sucré des rencontres.

Walter Lewino tel qu'en lui même.

http://mail2.voila.fr/webmail/fr_FR/read.html?FOLDER=UF_casting&IDMSG=25&ORIGIN=PERSONNAL_FOLDER

mardi, avril 18, 2006

Boulevard du boulevard du boulevard Daniel Mesguish Théâtre du Rond-Point

Je n'avais pas ma fiche c'était jusqu'au 15 avril, pourtant ce Boulevard vaut le détour, plus tu meurs! Les acteurs que j'ai pris pour des clowns professionnels, les cascades par des acrobates de métier, en fait les comédiens se sont ralliés à toutes les disciplines du music-hall et de rire...

lalalala.org

lalalalaest une revue virtuelle éditée par Fendre l'air
Rédacteur en chef: Didier Dahon (didier.dahon@noos.fr)
Rédacteurs: Florence Chapiro- Aurélien Hupé-Jérôme Reybaud
Conception graphique: Jérôme Reybaud
Crédits photographiques: Arielle (notice): Padraig Sheandell / Denise Benoit (notice): Jacques Nisberg / Annick Cisaruk (notice): Ph.Lemonnier / Pia Colombo (notice): Stan Wiezniak / Mona Heftre (notice): Michel Dussarat / Claudine Longet (notice): Guy Webster / Helena Noguerra (notice): Sébastien Meunier
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© Chaque auteur pour sa contribution, 2006
© lalalala, 2006La surprise d'avril 2006 Corinne Marchand
avec Bernard Gérard et son orchestre "Ma robe de laine"(Jean-Pierre et Nathalie) EP Philips 437.440 BE
Philips n'a jamais pris la peine de rééditer cette chanson (ni aucune de Corinne Marchand d'ailleurs); et l'inoubliable interprète de Cléo de 5 à 7 ne semble pas, elle non plus, convaincue de l'intérêt de sa carrière de chanteuse. Et pourtant, en une minute et quarante-sept secondes, Corinne Marchand fait d'une bluette sur un amour d'enfance ("Je n'avais à peine / Que quinze ou seize ans..."), un pur moment de grâce légère, où la joie et la fraîcheur tiennent en respect la nostalgie et le regret.
C'est très amoureusement que les duettistes Didier Dahon et Jérôme Reybaud nous font plonger dans la chanson française.

lundi, avril 17, 2006

la brêche

L'animateur prend la clef des champs,s'offrant deux mois de réflexion. Un pseudo ci- pseudo ça, qui attendait depuis dix ans de s'engoufrer dans la brêche, se cogne le nez à la vitre d'une salle désengagée. Les habitués le suivent sous la pluie afin de trouver un nouveau bistro où philosopher.
Ah! ces cloches de Pâques, je suis allée enfourner les petits fours d'un vernissage auquel je n'étais pas invitée.
Au marché j'ai demandé: Y-a-t-il des clocharches?- Il y a moi de cloche, c'est déjà pas mal! m'a répondu le marchand de pomme.
Jospin aurait de l'humour: Non! Castro n'est pas un dictateur! aurait dit Madame Mitterand, à quoi Jospin aurait répondu: Cela ne m'étonne pas d'elle, elle a toujours crù que son mari était un socialiste!
Nous sommes chez Drucker, de drôles de voix graves celles du Caveau de la République, ils ont gardé leur veine... avec le chansonnier Amadou nous ne sommes pas en reste, ils ont de la bouteille, en tant qu'hommes je préfère.
Dans les couloirs du Ministère les souris dansent,grignotent et rognent tout; On va chercher un chat à la SPA, huit jours après plus une seule souris. Puis au bout d'un mois elles reviennent. Que s'est-il passé avec le chat? -On a fait une connerie, on l'a titularisé!
Je ne sais plus qui a raconté l'histoire, si c'est Amadou ou l'invité de Drucker François Coppée - Ministre des Affaires étrangères

Sur les conseils de Lucy je continue à bichonner mes pieds qui veulent se griffer, s'incarner.Pour joindre les effets de la thallasso et du massage, je mets les boules d'acier dans des chaussettes que j'enfile, ainsi les coquines ne fuient pas aux quatre coins de la cuvette.

vendredi, avril 14, 2006

Pâques

Le ciel fait grise mine, les gens aussi, ils sont vétus d'hiver sur la plage et je n'ai pas droit au chocolat.

mercredi, avril 12, 2006

Le bonheur

Comment expliquer ce bonheur strictement viscéral d'être dans une belle lumière. Dès que je franchis le Pont des Belges, mes cellules jubillent sous le ciel de Normandie. Je comprends Marguerite Duras qui disait ne pouvoir s'en passer. Peut'être est-ce la même alchimie qui nourrit le plaisir de jouer sous les projecteurs, on dit: être dans la lumière! Après, l'oeuvre devient ce qu'elle veut, ce que les autres en voit, nous ne pouvons rien ni pour ni contre, mais comme en amour nous avons eu cette jubilation orgasmatique quelques instants. Quand je vois des films pornos avec fellation-masturbation en temps réel, quelle peine à jouir, c'est ça qui est sordide.

samedi, avril 08, 2006

Côté Court Pantin 104 Michael Lonsdale

Dinant d'une délicieuse assiette libanaise et campant huit heures par jour au Festival, je n'ai pù voir que le tiers des films proposés, les trois salles projetent en même temps. Mais rien ne m'aurait fait manquer l'hommage fait à Michael Lonsdale. Ses fans étaient plus nombreux que prévu, nous avons dù changer de salle, de peur de manquer de place, une spectatrice a lancé Que ceux qui n'aime pas Lonsdale sortent! Avec ses airs de matou malin il nous a régalé de rires sur l'écran et de visu, et plus dramatique Ce que je vous dois Omivier Bouffard (2006)
Je comprends mieux Skaspeare lorsqu'il le lit à l'italienne (lecture à plat, sans intonation) que lorsque d'autres le joue. Cela s'appelle l'amour Marcel Hanoun (1984-89)
Dans Panorama: Le couloir Alain Gagnol et Jean Loup Felicioli (2005)film d'animation. Un homme est engagé par un étrange chinois pour garder un trésor qui serait dans un réduit au bout d'un couloir vide. I'homme se passionne pour son travail bien qu'assis toute la nuit sans rien faire: Depuis que je ne bouge plus, c'est le monde autour de moi qui remue!
Aujourd'hui dimanche, les jeux sont faits, je vous annonce donc mon préféré de la compétition de ceux que j'ai pù voir. Be Quiet Sameh zoabi (2005)Un père traverse un barrage entre Israêl où il vient d'enterrer un oncle, ramenant en Palestine son jeune fils. L'enfant est vindicatif car son père lui a menti, l'oncle n'est pas mort d'une crise cardiaque mais abattu d'une balle dans la tête.J'allai oublier, il y a aussi: A Deux Nikolay Khomenriki tête à tête d'un fils avec sa mère qui va mourir.

Palmarès:grand prix fiction Ex aequo A Deux Nikolaay Khomeriki- A mains nues Agnès Feuvre
Prix spécial du jury: Fais de beaux rêves Maryline Canto
Prix d'interprétation féminine ex aequo Douce Mirabaud et Lucie Charton Petit matin S. Louis
Prix d'interprétation masculine Serge Riaboukine La Leçon de guitare de Martin Rit
Prix de la jeunesse Be Quiet Sameh Zoabi
Prix du public A bras le corps Katell Quillévéré
Prix du jury de la presse De sortie Thomas Salvador
Prix GNCR ex aequo A mains nues Agnès Feuvre- Nu devant un fantôme Sébastien Betheder
Prix émergence A bras le corps Katell Quillévéré
Grand prix expérimental-essai-art vidéo Reconstitution Hélène Abram
Prix de la meilleure création sonore et musicale Cédric Fermont Atalodz de Gisèle Pape
Prix du pavillon El Del Muerto Aantoine Agata
Prix du meilleur scénario Highland Park Dominique Szpindel-Sarah Lévy
Résidence réalisateur/sscénariste A bras le corps Katell Quillévéré
Messieurs, dames, à vos écrans!
Selon la tradition depuis 15 ans, le Festival de Pantin reste le plus généreux envers le court métrage.

jeudi, avril 06, 2006

Mairie du 3ème Temps Libre

Retournons à notre crèmerie, Mad City Costa Gavras (1997) En Amérique, on sait faire du spectacle avec un sujet sensible. Un pauvre chomeur fait un carton malgré lui sur un gardien de Musée, et il se trouve dans l'immeuble des enfants qu'il garde en otages. Dustin Offman malgré son talent de présentateur de télé ne pourra sauver de lui-même ce laisser pour compte un peu simplet interprêté par John Travolta.

Côté Court Pantin 104

Lourdes, l'hiver Marie-Claude Theilhou (1983) . J'adore ces histoires simples. Un vieux couple se perd lors d'un pélerinage, ils se retrouvent en déambulant dans les ruelles complètement kitch de Lourdes. Leur mauvaise foi est évidente, elle est habillée de rouge, son chien aussi, et le mari ne les a pas vus. Qui a voulu perdre qui? A l'année prochaine?

La visiteuse Jean-Claude Guiguet (1983) Françoise Fabian est incroyablement belle et bonne comédienne, il est étonnant qu'on ne la voit pas plus souvent dans les grandes productions.

Je ne parlerais pas des films en compétition, je laisse aux jurés leur prérogative de départager ces oeuvrettes.

De longues après-midi sont dévolus aux apprentis comédiens, rencontres avec des casting. Je les vois tous ces jeunes comme sortis des classes tous frais émoulus. C'est émouvant de les voir séducteurs ou discrets prêts à courir après la chance.

Il fait froid sous le soleil, mais à l'orée du Bois de Boulogne les plantes ornementales devant les immeubles à riches, le jaune des genets réchauffent le regard, c'est bon à prendre les rues de Paris, je dirais même que c'est divin.

Je m'étonnais que personne ne m'écrive sur mon blog ne fusse que pour m'engueuler. Ma copine Podda m'a fait remarquer que l'on ne pouvait me répondre sans donner l'émail d'un ami.Chantagire!!! comme aurait dit ma mère avec son accent d'europe de l'Est.

mercredi, avril 05, 2006

La République

La République était prise d'assaut, c'est sur la ligne pour aller à Pantin, j'ai donc décidé de rester sage, d'écouter les sirènes des fenêtres d'un lieu d'espace numérique. Je n'ai vécu que de petits boulots pour n'arriver à rien, je comprends la révolte des étudiants qui défendent leur futur bifteek quotidien alors qu'ils font des études, eux...
Le festival offrait ce jour là, les entrées gratuites aux projections par solidarité contre le CPE

mardi, avril 04, 2006

Côté Court Pantin 104

Rafraichissons-nous la mémoire avec Jean-Luc Godard qui a été le chef de file d'une nouvelle écriture cinémathographique. Il joue malicieusement le rôle du candide pour amener le grand mathématicien "René" à des explications concrètes.( 1976)
Nous trois (1976) Un prisonnier écrit une lettre sur un papier quadrillé d'écolier. Tant qu'il pourra se souvenir du visage de sa belle, la douleur des coups sera différée de quelques secondes. Il ne connait pas Carlos sur lequel on l'interroge, délit d'innocence, il ne peut rien en dire donc il est suspecté.

Maurice Pialat et Willy Kurant ont revisité l'ancienne Istambul (Bizance, Constantinople) et les vestiges au bord du Bosphore, c'est d'une beauté architecturale incroyable. Bosphore(1964)

Et toujours ces plaies de guerre d'un Liban qui voudrait oublier. Un garçon n'ose retourner dans son quartier voir sa mère. Il lui écrit. Tu sais maman, tu peux être fière de moi! Je suis devenu quelqu'un! Pas un avocat ou un médecin comme tu l'espérais, mais je suis devenu quelqu'un! Ils ont vu que je savais tirer, alors ils m'ont mis dans les francs-tireurs. Je ne tue que quand je veux, quand je vois que la personne dont j'ai épié tous les faits et gestes depuis des jours, est prête à mourir. Je le vois dans son regard, s'il veut une mort lente je tire dans le ventre. S'il veut une mort brutale je tire dans la tête ou au coeur. Maman, tout le monde a oublié ce que j'ai fait pour notre ville, notre quartier, s'ils m'attrappent, ils vont me faire voir du pays! Je vais aller voir d'anciens camarades, s'ils ne veulent plus de moi, je me coucherais par terre et me tirerais une balle dans le ventre, j'aurais une belle mort lente et tranquille! COMMENT T'EXPLIQUER, MÈRE? Hassan Zbib ( 1998)

lundi, avril 03, 2006

Pantin 104 films expérimentaux

C'est le domaine de l'amateurisme non éclairé, les trois quart des productions sont floues avec une image tressautante quand il n'y a pas excès de trucages et textes fractionnés cela fait plus intelligents, on nous fatigue l'oeil, je m'endors. Et ceux qui font des travellings interminables en caméra subjective, ou des images arrêtées sur une musique jusqu'au boutisme, l'ennui est le même, cela manque de corps. Ils sont jeunes, veulent oublier la technicité apportées par leur ainés, dans un labo de physique il auraient sauté avec la baraque, là c'est le public qui quitte la salle.L'enfer est pavé de bonnes intentions! Ils n'ont plus qu'à recommencer avec moins de prétentions.

dimanche, avril 02, 2006

de l'homosexualité Côté Court Pantin 104

En une après midi,je n'ai jamais vu autant de sexes d'hommes à cru en gros plan sur grand écran. Ce membre magnifique et dérisoire! (comme le disait mon enseignant Nils Hahouttoff), impossible d'en être émue sachant qu'il m'est inaccessible. On vit l'appârat, le décor, la grande musique ou la belle chansonnette, on se dit que c'est merveilleux un homme intelligent, sensible, cultivé, mais nous femmes restons derrière la porte vitrée, déniée, délitée par notre humble corps qui ne leur sert qu'à la représentation d'une féminité sublimée ou caricaturée, c'est selon... J'ai des copines qui sont mortes de s'être laisser pièger par la séduction volontaire de ce qui reste de machisme chez l'homosexuel. Interessant le reportage sur celui qui se dit bisexuel. Jean-Claude Guiguet demande à Alain Rochat: C'est une chance que d'être bi? - Non! Ce n'est pas une chance, c'est douloureux, Je suis sensuel, je peux jouir de certaines parties du corps des femmes ou d'autres d'hommes, mais je ne peux pas me construire, j'aurais aimé avoir une grande famille, beaucoup d'enfants, je suis seul. Le réalisateur nous gratifie d'une petite scène de masturbation, histoire de lever les tensions, cela ne va pas jusqu'à l'éjaculation, est-ce un effet de censure? Beau et sec tel un animal sauvage, Alain Rochat se photographie nu dans les arbres par narcissisme ou pour impressionner dans le temps sur pellicule ce corps qui lui tient lieu de moteur.

Samedi à Pantin 104 Présence libanaise Rétrospective 1995-2005

Les cinéastes libanais déclinent la guerre sous diverses formes, dont l'une allégorique: Deux enfants jouent aux billes, le gagnant ramasse toute la mise, les parents se fâchent c'est un jeu qui coute cher, les familles s'en mêlent, voilà comment commence la guerre.Wa Ziad Antar (2004)

Tambourro 1-2- ( 2006) du même réalisateur L'art de jouer du tambour sous sa douche, au rythme du sifflement de la cafetière en se servant de ce qui vous tombe sous la main.

Rond-point-Chatila Maher Abi Samba (2004) Des réfugiés déhambulent dans une ruelle lépreuse, sans but. L'un dit. Je ne vois pas le temps passer, comme il n'y a rien à faire, les années ont passées sans que je m'en aperçoive, le temps glisse sur moi!
Un plus jeune: Je vais tenter de me fondre dans la foule d'un grand aéroport, j'irais à Cuba où j'y ai un vague oncle!
Un mouvement de foule: De l'eau! de l'électricité! S'il n'y a pas d'eau, pas d'électricité et sans électricité l'eau ne peut pas venir!

Une femme gueule après les associations caritatives qui dit'elle s'en mettent plein les poches sur leurs dos, se contentant de les photographier comme dans un safari.

J'aimerai voir tous les films libanais, mais comme ils ne passent qu'une fois, je ne pourrais pas voir les films en compétition.