vendredi, mai 18, 2007
Le coma
J'ai retrouvé mon enfance!
jeudi, mai 17, 2007
La parité (Walter Lewino)
L'égalité des hommes et des femmes? Une plaisanterie. Egaux en quoi?
Leur grandeur a toujours étaient d'être complémentaires.
Et la complémentarité suppose obligatoirement une différence. La vieille
histoire du tenon et de la mortaise, du pouce et de l'index, du proton et du
neutron, de la pluie et du soleil... Seraient-ils égaux au lieu d'être
complémentaires que tout se casserait la gueule.
Fort de ces évidences, de ces clichés diront certains, on se demande quel
est l'intérêt de la parité en politique.
Une solution parmi d'autres:
Une Chambres des députés uniquement composé d'hommes élus uniquement par des
hommes...
... et un Sénat uniquement composé de femmes élues uniquement par des femmes
Il s'agirait bien évidemment d'un vrai Sénat aux pouvoirs identiques à ceux
de la Chambre
Le bon couple fonctionne de cette manière. L'homme roule des mécaniques, la
femme met de l'huile dans les rouages. Il pose les problèmes, elle suggère
les solutions. En un mot il commande et elle décide.
Bien sûr j'utopise
Walter Lewino
dimanche, mai 13, 2007
A l'eau! .A l'eau!...
Au jour de l'An: "Alors! Quoi comme cadeau? - Un bain! - Mais mon petit, vous avez déjà pris un bain la semaine dernière!"
L'âme adore nager ( Henri Michaux)
jeudi, mai 10, 2007
Mairie du 3ème
Evidemment il a été question de la fameuse fête pour la fin d'Hara Kiri dans une émission de Michel Polac et du tollé de la presse qui s'ensuivit. J'avais écrit mon petit mot d'humeur:
Samedi 2 janvier à Trouville. L'humour n'est pas roi à "Droit de Réponse" si l'on veut parler de la politesse la plus élémentaire: Suffert l'ennuyeux a du bien rigoler de vous voir tous aussi chiants. Une galerie monstrueuse d'intellos-éthiliques, j'en ai le coeur qui bat de honte devant cette agitation déliquescente d'anarchistes célèbres.
Ma copine était tout aussi hystérique pour contester l'émission, m'empêchant de l'écouter. Si cette contagion a gagné tous les foyers, on peut dire que vous avez crevé l'écran. Gainsbourg ponctuant les discours par des "pouette! Pouette!" de son ballon de baudruche. Sternberg noyé par l'alcool agitait ses mains en l'air pour s'accrocher à du solide...
Deux heures avant, aux actualités télé, un reportage sur les clochards ivrognes de Nanterre. Leurs regards et leurs propos étaient empreints de dignité, se réclamant de la seule liberté, ils n'avaient pas le fâchisme d'empêcher leur voisin de s'exprimer. En fait d'empoignade, la seule qui ait relevé le gant, attendant avec classe qu'on l'interroge pour les "cinq dernières minutes", et avec humour, ce fût Valérie Mairesse.
Jeudi prochain, c'est Rika Zaraï qui chantera pour nous.
mercredi, mai 09, 2007
L'humeur noire
mardi, mai 08, 2007
La mère
lalalala (Jérôme Reybaud)
| | La surprise de mars 2007 | |
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Tandis qu'Olivia Ruiz, Grand Corps Malade et Bénabar, reçoivent chacun sur la scène du Zénith une Victoire de la musique devant des millions de téléspectateurs, tout un réseau souterrain d'interprètes et d'auteurs superbement ignorés s'organise dans l'espace virtuel de l'Internet, plus particulièrement dans la galaxie MySpace, qui ressemble un peu plus chaque jour à un refuge, un abri, un maquis même, où les recalés d'Universal et de SonyBMG, ou ceux qui n'ont même jamais songé à envoyer leurs oeuvres au moindre label, ou encore ceux qui se produisent eux-mêmes, se rencontrent et parfois s'associent, par affinités. Certes le pire côtoie le meilleur ; les pages préformatées imposées par MySpace sont laides et peu pratiques ; les usages sont rudimentaires (tutoiement, anglicismes etc) ; la qualité des photographies et des fichiers audio est souvent exécrable... mais des fils malgré tout se tissent, se lient, se nouent, au gré des connexions et selon le principe élémentaire dont Eric Rohmer a jadis fait un film : les amis de mes amis sont mes amis, et ainsi de suite, jusqu'aux rencontres les plus improbables, et parfois jusqu'aux découvertes les plus touchantes, auxquelles il arrive de se matérialiser. Marie France, qui voulut en avoir le coeur net lors d'un concert récent à Paris, interrogea d'ailleurs son public, et put constater que plusieurs spectateurs étaient des "amis" de MySpace... Voilà comment l'on tisse sa toile aujourd'hui, voilà comment l'on peut parvenir à toucher les dix, cent, mille, dix mille personnes qu'une conjonction de hasards extraordinaire a rendus réceptives à vos textes, vos inflexions, vos soupirs, vos silences... Voilà comment l'on envoie des bouteilles à la mer en 2007, et voilà comment elles tombent dans de bonnes mains, le cas échéant. Voilà comment, enfin, l'un des auteurs les plus secrets, les plus profonds et les plus émouvants - Marie Möör - peut, sans label, sans contrat, sans soutien d'aucune sorte, du moins en son nom propre (1), illuminer vos nuits - votre Nuit - de ses textes, des ses images et de ses titres, qu'elle publie dans l'immensité virtuelle pour rien, c'est-à-dire très précisément pour vous, qui savez l'entendre, et qui l'avez découverte parce qu'un ami vous a présenté un ami qui etc. Le principe des constellations secrètes remplacera-t-il la logique de l'affichage et de la "communication de masse" ? Preuve de sa force et de son adéquation avec une certaine chanson française, Jacques Duvall et Elisa Point lui ont déjà consacré une ligne (amusée) dans une chanson uniquement disponible pour l'instant sur... MySpace : "Est-ce que tu seras jalouse de mes amis sur MySpace ? / Nul ne sait / Nul ne sait ce qui nous attend..."
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lundi, mai 07, 2007
Dimanche à Paris
Et la piscine est gratuite pour ceux qui n'ont pas quitté la Capitale pour voter.
dimanche, mai 06, 2007
Jacques Sternberg par Phil Fax (extrait)
(Collage de Philippe Lemaire) nouvellerevuemoderne.free.fr/expocollages.htm -Me voici en train de remuer des souvenirs et des livres. S'étalent devant moi La Géométrie dans l'impossible, Mémoires provisoires, Vivre en survivant, le Dictionnaire des idées revues, Les Pensées et Profession : mortel, son testament littéraire. J'ai sur mes étagères son Topor, divers romans et recueils de nouvelles et de vieilles revues où sa patte s'est posée : Fiction, Bizarre, Plexus, Kitsch, Mépris… D'une boîte aux trésors où je conserve calendriers de pin-ups, pulps et revues obsolètes, je viens d'extraire le n°33 de mars 1954 de Photo-Monde. Sous la plume de Jean Gallian, ce mensuel destiné aux amateurs d'art photographique présente les photomontages d'un inconnu nommé Sternberg : "Qui est Jacques Sternberg ? Un peu journaliste, un peu écrivain, un rien dessinateur, quelques nuances de journalisme, un grand enthousiasme joyeux pour la désespérance et la neurasthénie, enfin un spécimen typique de la faune qui hante et a toujours hanté depuis deux mille ans, les jungles assez civilisées de la rive gauche de la Seine au flanc des coteaux de Sainte-Geneviève et du Mont-Parnasse. Un avenir improbable le mènera probablement en un entresol d'une rue tranquille d'Auteuil où il écrira des contes charmants pour la jeunesse, couronnés par diverses académies." A lire l'hommage posthume que lui a décerné le Ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, on pourrait penser que cette prédiction s'est réalisée : "Avec Jacques Sternberg, la littérature francophone perd l'un de ses représentants les plus singuliers, le créateur d'un univers déroutant…" Les maigres articles qui ont suivi son décès ne parviennent pourtant pas à cacher que Jacques Sternberg n'occupera jamais qu'un strapontin au panthéon de la République des Lettres. Il était tout à fait lucide sur ce point et donnait volontiers dans l'autodérision, comme dans cette notice qu'il rédigea pour le Dictionnaire des écrivains contemporains de langue française par eux-mêmes1: "Il serait sans doute téméraire de prétendre que Sternberg est un écrivain incomparable, mais on peut en revanche affirmer que son itinéraire d'auteur n'est guère comparable à celui de ses confrères et contemporains. Peut-être parce que ce camé d'écriture est resté durant toute sa vie le cancre qu'il fut à l'école qu'il haïssait, incapable d'engranger les connaissances, enfermé à double tour dans sa lucidité d'ignorant imaginatif. Qui a toujours préféré l'effort physique à la réflexion intellectuelle, la course aux filles à la vaine recherche d'une métaphysique et les dérives consolantes aux servitudes du grand cross-country de la réussite. Cela donna une vie assez agitée malgré son sur-place dans l'espace et la pensée, une suite de dérapages provoqués par une constante confusion mentale et le refus de toute responsabilité sociale, avec comme nerf moteur une véritable soif d'écrire à travers tout, en état second le plus souvent, envolée exacerbée qu'aucun refus ou échec n'arriva jamais à contrer."
C'est étrange à quel point des lecteurs peuvent être en osmose avec leur auteur de prédilection: intelligence, sensibilité, tout est dans leur chronique, au point de rendre jaloux des proches qui n'y avaient vu que du feu! ( ou presque)
http://nouvelle revue moderne.free.fr
Le cinéma
coindu cinéphage La vieille actrice face à un jeune critique! Nous avons marché dans Le Jardin du Luxembourg...Il m'a parlé de la merveilleuse Julie Christie toujours intemporelle. C'est parce qu'elle ne court pas après le temps! lui ai-je répondu.
jeudi, mai 03, 2007
A Benauge
Je laissé celui-ci sur la patère.
J'ai mis mon sac à dos sur la table pour le départ, il devait me raccompagner au train. Au moment de le prendre j'ai vu le chapeau posé dessus.
Pour ce séjour, j'avais pris le minimum: "Peux-tu me prêter un stee-shirt pour dormir? - Tu n'a qu'à prendre la chemise de nuit qui est dans l'armoire de ta chambre!"
Un vrai rêve cette chemise de nuit de grand-père en pilou, comme on n'en trouve plus dans aucun marché. Durant la nuit, comme je gigote beaucoup, je sentais le tissu craquer, chaque nuit un peu plus, je n'ai rien dit sur cette déchirure, la femme de ménage pourra imaginer que j'ai été violée.
J'ai mis le panama sur le siège à côté de moi dans le train, ainsi je prolongeais notre intimité en l'imaginant sous le chapeau. Il me faudra attendre mon tour pour revenir dans son hameau perdu en haut d'une colline sans communication, ni internet, ni portable, que les visites de courtoisie où chacun entre dans la maison de l'autre, rien n'est fermé, je n'ai jamais ressenti quelque chose de plus civilisé.
mercredi, avril 25, 2007
Le cerveau FR2
mardi, avril 24, 2007
Enquête de santé -Arté
lundi, avril 23, 2007
Le Chat (Pierre Granier-Deferre 1970)
dimanche, avril 22, 2007
La civilité
Au bureau de vote une file d'attente debout, je suis découragée et dit être fatiguée par ce voyage de trois heures, mon sac à dos fait foi de mes dires. Le préposé me fait voter de suite de crainte que je ne revienne pas.
samedi, avril 21, 2007
CNTH Trouville
Mairie de Trouville Ecran sur notre environnement
mettrait en péril les habitants des hauts plateaux par manque d'eau. Les
indiens viennent en proccession prier la montagne de rester de glace.
Ni que la glace fondant dans la mer, celle ci se réchauffait car la banquise
réflectait les rayons solaires. D'où les typhons, les sunamis, les tempêtes de plus en plus violentes, c'est vraiment affreux.
L'odyssée sibérienne Nicolas Vanier et Thomas Bounoure
Une vérité qui dérange; Davis Guggenheim
How soon is now Javier Silva et Ruth Chao
Coup de chaud sur la planète Lucille Bellanger
Mal de terre Hubert Reeves
vendredi, avril 20, 2007
Le Lac de l'Oubli
C'est plutôt émouvant; Gloire aux jeunes à enfiler les chaussons d'un mort, et prendre un ton péremptoire avec une vieille amoureuse. On ne comprend pas que si je parle du cavaleur, c'est l'homme public, je me garde l'amoureux, c'est ma pudeur à moi que de ne pas dire avoir été aimée, chacun son cadavre. Problème d'identité quant il n'y a pas d'argent à la clef. Cela me fait penser à ceux qui font la quête pour ceux-ci ou cela, les innondations, les catastrophes.
mercredi, avril 18, 2007
Michel Siffre Arté
LE CERVEAU À TOUS LES NIVEAUX!
femelle,
Mairie de Trouville Al Gore
lundi, avril 16, 2007
"La porte étroite"
Et louis Aragon: Tu m'as pris par la main dans cet enfer moderne où l'homme ne sait plus ce que c'est que d'être deux!
vendredi, avril 13, 2007
mardi, avril 10, 2007
Sucrez-moi donc!
lundi, avril 09, 2007
dimanche, avril 08, 2007
Trouville est plein comme un oeuf!
Le noir
Rue Bleue je dormais dans la soupente d'un bougnat. Chaque matin j'étais noire du poussier de charbon qui transpirait du matelas. j'ai déménagé à la cloche de bois, il ne m'a pas poursuivie, pas sûr que sa location fût légale. Je me rappelle de cette épisode car à chaque fois que quelqu'un veut m'effacer d'une existence normale à la sienne, (voir plus avec mes petites prestations), je suis comme ce poussier de charbon, je renoircis le dessin.
jeudi, avril 05, 2007
Marie-Antoinette et Walter Lewino
"Pourquoi?"
Le jour se lève et la nuit tombe.
L'homme prend la femme et la femme se donne à lui, alors que c'est elle
qui prend et lui qui donne.
Il n¹y a pas des sots métiers mais beaucoup de sots salaires
. Les mères disaient à leur fils :« je plains ta femme », et à leur fille :
« tu ne trouveras jamais de mari ».
. Il y a une infinité de villes et de villages nommés Saint-Pierre,
Saint-Jean, Saint-Germain, etc. mais aucun Saint-Roland, Saint-Henri et un
seul Saint-Luc (121 habitants), c¹était bien la peine que ce dernier se
casse le tronc avec son évangile.
. On compte huit communes nommées Saint-Maur, mais qui connaît ou a entendu
parler d¹un homme prénommé de même.
. Les intellos de gauche aiment le peuple et détestent ce que ce même peuple
aime à la télé.
. Brigitte, Catherine, Chantal, Monique, Nathalie, VéroniqueŠ n'ont pas
d'équivalent masculin, et Christophe, David, Eric, Jérôme, Mathieu, VincentŠ
pas d'équivalent féminin, en français du moins, et sauf erreur.
. Il y a des Jean-Jacques, des Jean-Pierre, des Jean-Claude, des
Jean-François, des Jean-Louis, etc. mais jamais de Jean-Patrick, de
Jean-Gérard, de Jean-Alain, de Jean-Fernand, etc. Même chose pour les Marie,
jamais une Marie-Sylvie ou une Marie-Nathalie.
. Parmi les abonnés au téléphone de la ville de Paris on relève 83 B¦uf ou
Le Boeuf et seulement 4 Vache ; 125 monsieur ou madame Mouton et aucun
monsieur ou madame Brebis ; 125 Cheval, avec en prime 203 Poulain, et
aucun(e) Jument ; 40 monsieur ou madame Chat et aucun(e) Chatte ; il y a
même plus de Bouc (34), malgré l¹odeur, que de Chèvre (10) ; quant aux
champions toutes catégories, les 207 Lelièvre, un(e) seul(e) Hase leur fait
face. Il est grand temps de dénoncer le machisme des patronymes.
. Les flics français sont armés de flingue et de matraque et les flics
anglais d'un casque.
. Les hommes n'ont pas de règles.
. Il n¹y a pas de jument laitière.
. Il y a des juifs honteux, jamais de goys honteux.
. On remonte à ses origines, mais on descend du singe.
. On mange toujours du b¦uf, jamais de la vache ; toujours de la dinde,
jamais du dindon,
. On n¹a pas le droit de dire que les Noirs courent plus vite que les
Blancs.
. Il y a un âge légal mais pas d¹âges illégaux.
. Sur terre on subit une force centripète alors que pour le reste c¹est la
centrifuge qui prévaut.
. On dit la Martinique et jamais le Cuba; la Sicile et jamais la Malte ; la
Crète et jamais la Chypre ; le Luxembourg et jamais le Monaco ; le Japon et
jamais le Taiwan ; la Réunion et jamais la Madagascar, etc.
. La Seine, la Garonne et la Loire sont des gonzesses et le Rhône et le Rhin
des mecs. Est-ce parce que ces derniers naissent à l¹étranger ?
. Tous les pays européens (ou presque) sont féminins alors que tous ceux d¹Amérique du nord et d¹Amérique centrale sont masculin. (W. Lewino)
mardi, avril 03, 2007
La gifle
Je voulais aller à la suite à Pantin mais j'avais ma dose de réminiscence avec des enfermements arbitraires, je me suis trompée d'autobus, descendue à la Gare de l'Est je me suis fait gifler dans la rue par un grand noir en jogging blanc, réfugiée dans un bistrot un inconnu m'a offert un verre d'eau, c'est j'espère tout pour aujourd'hui, je rentre me coucher si tant est qu'il n'y ait pas d'autre incident en descendant le Bd. Magenta.
lundi, avril 02, 2007
Samuel Beckett Côté Court Pantin
Les clones
samedi, mars 31, 2007
Pantin Côté Court
Pantin Festival de courts-métrages
Au bistrot du coin, ce matin, la surprise: Philippe-Emmanuel Sorlin. Je suis restée sous le charme durant près de deux heures en terrasse dans le froid. Son ami, cinéaste lui aussi, nous offrait des tablettes de chocolat pour l'énergie. La culture de Sorlin est phénoménale, livres, films, musiques, on a le sentiment que certains êtres ont eu plusieurs vies, tels des sorciers.
jeudi, mars 29, 2007
Festival de Pantin Frédéric Tachou
Mon film intitulé Reste-là !, sélectionné au festival du court métrage de Pantin, sera projeté dans le Programme n°3 de la compétition expérimentale aux dates suivantes:
Samedi 31 mars à 20H00 - Lundi 2 avril à 22H00
Cinéma Le 104, 104 avenue Jean Lolive à Pantin, M° Eglise de Pantin
Tél: 01 48 46 95 08 www.cotecourt.org
Frédéric Tachou
Force 3
Lewino-Sternberg
Je connaissais surtout de lui ce « Petit Silence illustré » qu'il imprimait lui-même sur ronéo, je ne sais plus qui dessinait les illustrations à même les stencils, ce qui n'était pas un mince exploit. Tirage : une vingtaine d'exemplaires. Ces ancêtres des fanzines font, ou devraient, faire la fortune des collectionneurs. Bien sûr, je n'en ai conservé aucun exemplaire. Sternberg lui-même n'en possédait plus la collection complète.
Aussitôt le courant est passé. Ce n'était en fait pas très longtemps après l'holocauste et notre façon commune de réagir a été de jouer les goys honteux, de nous proclamer juifs alors que nous ne l'étions ni l'un ni l'autre d'après la loi mosaïque, nos mères n'étant pas juives.
Je ne sais plus s'il avait déjà publié ce petit miracle de l'angoisse prémonitoire :« La sortie est au fond de l'espace »
Laissons aux spécialistes le soin de disséquer une oeuvre riche de quarante volumes à nulle autre comparable et laissons au trou noir de l'avenir le soin de dire quelle est sa place dans le panorama de la création littéraire de la seconde moitié du XXe siècle.
J'ai envie de parler de mon ami Sternberg, ce ludion sur ressort, roulant solex, et navigant sur dériveur sans jamais s'éloigner de plus d'un mile de la côte.
J'ai envie de rappeler qu¹un jour il se risqua à traverser seul sur son
rafiot le bassin d'Arcachon et en fit un bouquin de 200 pages.
J'ai envie de signaler qu'il ne pouvait pas voir une machine à écrire sans lui enfiler une feuille et taper au débotté un conte, une petite nouvelle, une short story. On sait qu'il en a publié plus de mille.
J'ai envie de me souvenir de ces samedis matin dans la boutique du Terrain Vague, rue de Verneuil, où il venait récupérer discrètement, sur ses droits d'auteur, le billet de 100 francs que Losfeld sortait de son tiroir en lui demandant de pas le dire à Pierrette sa comptable d'épouse.
J'ai envie d'avouer ma jalousie devant ses succès féminins, car ce petit bonhomme, qui ne restait pas en place et que la calvitie guettait, était expert en l'art de la séduction. Je le revois dans les bistrots où nous nous donnions rendez-vous, d'abord le Flore, puis le Select, je le revois cavalant d'une table à l'autre, saluer les dames qu'il connaissait, et dire au passage à une inconnue qu'elle avait un beau visage, les beaux visages pullulent dans ces sortes d'endroits. Dire à une femme qu'elle a un beau visage est autrement subtil que de lui dire qu'elle est belle. Le langage au service de la séduction.
J'ai envie de parler de Dorothée. De Dorothée, si belle et née dans une prison nazie, qui fut la seule maîtresse qui compta dans vie d'homme par ailleurs marié. De Dorothée, qui l'aima follement, lui pardonna tout, ne le quitta jamais et passa tous ses étés, superbe sirène, allongée nue sur son dériveur au large des plages de Trouville avant de le rendre à sa femme et de regagner sa tente au camping des Oiseaux.
J'ai envie de battre ma coulpe à propos de « L'Anonyme » son roman à la gloire de Marlon Brando, qu'il admirait entre tous au point de le transformer en une manière de Sternberg roulant Solex et naviguant sur dériveur. Je n'avais pas aimé le livre et, avouons-le, par pure perversité, je lui avais proposé d'en dire ce que j'en pensais dans un hebdo qui comptait où j'avais mes petites et mes grandes entrées. Le malheureux accepta. Il s'en releva mal mais ne m'en voulut jamais. Tel était le Sternberg que j'aimais.
J'ai envie de rappeler son combat pour le dessin d'humour, du vrai, celui qui se passe de légende et s'affirme par sa seule invention graphique. Topor, Gourmelin, Ylipe, Mose, et quelques autres, lui doivent une partie de leur renommée. Son dieu : Chaval le seul à ses yeux qui sut jouer de légendes en décalage afin de magnifier le dessin.
J'ai envie de me souvenir de son fabuleux égocentrisme qui est la marque des écrivains authentiques. Il ne pouvait parler que de lui, le plus souvent en s'auto-dénigrant. Un mélange de génie incompris, de délire inspiré et de
roublardise maladroite.
J'ai envie de le féliciter pour avoir sut d'arrêter whisky et cigarettes quand « France soir » cessa de lui payer des chroniques hebdomadaires imposées par Pierre Lazareff qui lui rapportaient gros.
J'ai envie de me souvenir que vers la trentaine nous parlions de nos essais littéraires ; que vers la quarantaine nous ressassions l'incompétence nos éditeurs et la connerie de nos (rares) critiques ; que passés nos cinquante ans nous rabâchions les succès et les échecs féminins de nos démons de midi ; que la soixantième venue nous pleurions sur notre difficulté à comprendre la mentalité et le comportement de nos petits-enfants ; que nos « septantes » années passées seules nos maladies et leurs séquelles nous tracassaient.
J'ai envie de dire qu'on en fait plus des types comme lui. Des ludions qui flottent entre deux eaux et pour qui la réussite ne relève ni de la mode ni de la rentabilité.
J'ai surtout envie de pleurer à mon tour en me rappelant qu'à notre dernier coup de téléphone ‹il ne sortait plus depuis deux ans et sa porte était interdite ‹ quand il me dit son soulagement et son bonheur de m'entendre alors qu'on lui avait dit que j'étais décédé et qu'il en avait pleuré pendant trois jours.
Merci Sternberg, merci vieux schlemil, merci pour ces larmes. Ce fut un merveilleux cadeau. On réglera ça plus tard, au paradis des auteurs mal-aimés.
Walter Lewino
texte de Dorothée dans" L'Attente du Père"
mercredi, mars 28, 2007
mardi, mars 27, 2007
Le printemps
dimanche, mars 25, 2007
Concert aux 7 Lézards Improvisations Préméditées
Néna était tellement enthousiaste qu'elle veut y entrainer toute sa famille au prochain concert au même endroit le 28 avril www.budamusique.com
Le pleur...des championnes
Edith Piaf FR2
Ce sont des gens trop incandescants pour devenir de petites braises! Ils sont mille fois plus "tout" que les autres. Quand ils meurent à quarante-cinquante ans, ils ont fait leur plein de vie! (Charles Dumont parlant de Jacques Brel et d'Edith Piaf)
Quand tu chantes, on dirait que tu arrache ton âme pour la dernière fois! lui écrivait Jean Cocteau qui est mort le même jour.
samedi, mars 24, 2007
Le goùt de l'évasion
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vendredi, mars 23, 2007
Le Salon du Livre Porte de Versailles
jeudi, mars 22, 2007
Anonyme, connait pas!
Grand-mère en colère
mercredi, mars 21, 2007
Grand-mère

Simplement le luxe est une chose que je n'avais jamais connu, il s'habillait chez les couturiers italiens, par curiosité j'ai voulu savoir où était la charnière entre le charme, l'intelligence et le snobisme, les limites ont été vites atteintes. Sternberg n'avait eu vent de rien, tellement occupé à étaler ses conquêtes sur les banquettes du Flore où de Chez Lipp, pendant que je vivais en sourdine. (Il m'avait autrefois surnommée La reine de la molesquine et La bécassine des temps modernes. lorsque c'est moi qui faisait banquette en l'attendant).
mardi, mars 20, 2007
La lundinite
lundi, mars 19, 2007
Le saut du chat
dimanche, mars 18, 2007
Les archers
Stern n'aimait pas que je dise à propos de quelque chose ou de quelqu'un: "Je bande! ou pas!- Est-ce que je dis moi, je mouilles!"
Ghislain Cloquet en bibliothèque
Yolande Moreau Théâtre du Rond Point
Les brèves de Néna
Je n'irais pas en croisière, on a toujours un pied plus haut que l'autre, en bateau!
samedi, mars 17, 2007
Le bébé
Certains aiment l'esprit marseillais, je préfère l'humour noir, juif.
Faire la chose-la guerre-l'amour--du blé--la belle--la bête-de la politique-des petits- son lit- de la place- le ménage- la cuisine- le bien- l'aumône- sa toilette- ses ablutions- ses classes- l'idiot- pipi- caca. J'ai toujours trouvé ce mot faire prosaique
En discutant avec Jérôme Reybaud de son édito dans lalalala.org, je me suis souvenue , après coup, qu'à 17 ans, quand nous copulions Jacques Loew et moi, j'employai le mot "lalala". (nous lalarisions- vous lalarisez) Il faut dire que Jacques était un fan de Charles Trenêt, un coup à l'Olympia, l'autre année à Bobino.
vendredi, mars 16, 2007
2 kg 5 de papiers envoyés à la nièce belge: 50 euros
Jacques Loew avait dit à Sternberg: J'ai connue une jolie jeune fille gaie, tu en as fait une belle femme neurasthénique!
Entre ces deux lascars, loin d'être un long fleuve tranquille, j'étais une rivière tortueuse qui tentait se frayer un chemin entre rocailles, vert pré, et le large. Une petite rivière de sang des avortements réussis et des suicides ratés. Cela ne laissait guère d'énergie, ni de temps pour le travail. Au mieux, je m'exilais pour subsister; Allemagne, Suisse, Belgique, Turquie, Maroc, Espagne , Italie. Le contraite des SDF qui ne font que de l'inta-muros. Il est sûr que je n'avais ni téléphone, ni répondeur pour une éventualité de carrière artistique. Seule ma plume m'a sauvée: des carnets de routes, en somme!
Hier soir, Smaïn se défendait devant Ruquier: Ce n'est pas parce-qu'on ne passe pas à la télé qu'on ne fait rien! Je suis papa, je biberonne, je fais des tournées!
Les biographes font toujours des hyatus par défaut de questionnement. J'ai 3 ans de moins, ne suis donc pas née en prison, par la gràce d'une historienne allemande. On ne m'a plus employée au cinéma, alors que mes amoureux ne savaient où me joindre. A cinquante ans Ghislain m'a dit: Je vieillis, je n'ai plus la force de courir derrière vous! Et Stern, après de multiples aventures s'est laisser fagociter pour faire amende honorable. A ses quarante-ans je lui disais déjà. De l'infantilisme, vous passerez directement à la sénilité sans être jamais passé par la case adulte!
mardi, mars 13, 2007
Hubert Reeves Mairie du troisième
Irina Palm
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| Synopsis | |||||||||
Une grand-mère veut sauver son petit-fils, il lui faut de l'argent, elle en gagne dans un sex-shop jusqu'à attraper un pénis elbow. c'est drôle, tendre, émouvant, de bout en bout.
lundi, mars 12, 2007
vendredi, mars 09, 2007
Roland Topor
Au recto- Ungrand dessin à la plume représantant Jacques Sternberg en train d'emballer quelques unes de ses oeuvres dans du papier craft.
Au verso-Deux portraits, l'un de Saul Steinberg, l'autre de Joseph Sternberg, seront chacun barré d'une croix, afin d'éviter au public tout risque de confusion avec Jacques Sternberg.
Voilà. J'oubliais de préciser l'emplacement du monument. Il sera érigé au milieu de la chaussée, Boulevard Saint Germain, en face du café de Flore, juste à la sortie du parking. Je concois l'inquiétude des automobilistes, mais qu'ils se rassurent: l'obstacle sera signalé de jour comme de nuit paer des feux clignotants, et entouré d'un cordon de gardes républicains, à cheval, en tenue de parade.
Les pouvoirs publics se font malheureusement un peu tirer l'oreille avant de donner leur accord définitif, cependant l'affaire est en bonne voie. Monsieur Maurice Druon, de l'Académie Française, Ministre de la Culture serait, aux dernières nouvelles, légèrement réticent. De mauvaises langues rapportent qu'il aurait fait à ses intimes le serment suivant: "Moi ministre, ce monument ne verra jamais le jour!"
Alors, pouvons nous agir pour que le monument à la gloire de Jacques Sternberg se concrétise dans les plus brefs délais?
Oui.
Une association des amis et admirateurs de Jacques Sternberg va être créée sous peu. Une pétition rassemblera les signatures des 3442 lecteurs de l'écrivain, (42 hommes, 3402 femmes). Des grèves sauvages éclateront. Des guerres peut-être . Mais au bout du chemin, j'en suis convaincu, la victoire nous appartiendra. Vive le monument à la gloire de Jacqus Sternberg: Vive Jacques Sternberg!
Roland Topor
P.S. Evidemment, si Jacques Sternberg était mort, français, catholique et très con, ça nous faciliterait drôlement les choses!
jeudi, mars 08, 2007
Cléo de cinq à sept (Agnès Varda) Arté
Après, il y a eu le portrait de quatre albanaises.(...) Dès la puberté ces jeunes filles ont refusé leur féminité afin de faire des travaux d'hommes plus gratifiants,en forçant le respect de la gente masculine du village. Refus de souffrir comme l'ont fait leurs mères qui travaillaient la journée pour l'état et le soir il leur fallait vaquer à tous les soins du ménage et de la famille. D'autres, c'est pour garder l'amour du père qui avait perdu ses fils à la guerre. Mais pour ne pas être victime de l'opprobe de leurs voisins, il fallait sacrifier toute sexualité. Le plus curieux c'est que ni dans la silhouette, la voix, ou le visage dont les cheveux sont coupés, n'apparait l'ombre d'une ancienne féminité.
mercredi, mars 07, 2007
Sternberg en bateau
Le vieil ami à qui je demande le service de scanner ces photos:" Pour me remercier, tu me feras une pipe!- OK! Mais pas devant ta femme! Oh! elle ne sait pas se que ça veut dire scanner, ni faire une pipe!"
mardi, mars 06, 2007
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Miro Gavran Traduction et adaptation Andréa Pucnik Avec, par ordre alphabétique Camille Cottin, Thomas Dewynter, Jean-Claude Drouot, Vincent Primault, Marie-France Santon 1890, Tolstoï , le plus grand écrivain russe, a déjà l’essentiel de son œuvre derrière lui. Il vit replié dans son domaine d’Isnaïa Poliana, en compagnie de sa femme, Sofia. En ce début d’été, le couple convie Tchekhov, jeune écrivain à la mode avec sa femme Olga. Très vite, Tolstoï propose à son confrère de prolonger son séjour pour qu’ils écrivent ensemble un soit-disant livre de conversations. De son coté, Sofia pousse Olga Tchekhov à écrire avec elle un livre de révélations. Les étranges relations littéraires qui se tissent à l’intérieur de la datcha se doublent très vite de jeux de séductions. Dans la chaleur estivale, portées par la vodka, les relations se tendent et les manipulations se dévoilent. Tolstoï et Tchekhov se sont rencontrées à plusieurs reprises, Tchekhov a bien été invité à Isnaïa Poliana, mais toute ressemblance avec la réalité s’arrête là. Miro Gavran évoque, à travers la rencontre entre deux des plus grands écrivains russes de la fin du 19e siècle, le rapport conflictuel si particulier entre deux générations et deux visions du monde. Sur ce fond de confrontation intellectuelle, le spectateur assiste à une comédie imaginaire où les rapports de marivaudage resteront inaboutis et mèneront crescendo à une extravagante apothéose. Production : 4e dimension / Compagnie Marie-France Lahore du 7 mars au 29 avril |
Hubert Reeves Mairie du troisième Paris
lundi, mars 05, 2007
Les lettres
dimanche, mars 04, 2007
Ma photo préférée
vendredi, mars 02, 2007
Vieux rêve
Dans un sentier bordé par des plants grimpants de haricots verts: Mais ce sont mes haricots verts, c'est moi qui les ai plantés!. Je me mets à remplir ma jupe à défaut de sac. Il est temps de les cueillir car certains pourrissent déjà tellement ils sont énormes. Au passage je fauche une salade, des bananes, et des poires qui sont étalées sur une claie. Il y a aussi de belles noix par terre, pour les protéines, mais ce serait trop encombrant. J'ai déjà à manger pour plusieurs jours.
Le grenier: René Quison, Marina Vlady
J'ai donc une vieille photo de René Quinson recevant de la main de Marina Vlady La médaille de Chevalier des arts et lettres "-Je préfère embrasser Marina que Jak Lang! dit René.- Mais ce n'est pas du toc, c'est du vrai, de la part du Ministre de la culture!- Je vois que l'on a pas oublié le médecin de service! en saluant Schwartzenberg. Cela se passait au Fouquet's en juin 89. Aucun chargé de presse n'aurait pù rêver de salle plus prestigieuse. Ils étaient tous là,le tout Paris, pour saluer, avec reconnaissance, le simple et humble journaliste qui avait fait son métier avec gentillesse, et les grands fauves absents, Belmondo, Alain Delon et les autres, car ils tournaient en extérieur, n'avaient pas omis de donner leur écot pour ce repas au Fouquet's et alimenter la cave de René Quinson qui les suivait lors de tournages où de festivals. Point de préséance entre vedettes, ce soir là, c'était lui la star, et drôle... La salle était dans le noir lorsqu'il est arrivé, tout avait été préparé dans le plus grand secret par sa secrétaire et des chargées de presse, je craignais qu'il n'est une attaque du coeur, c'est là que l'on s'aperçoit que mis en lumière, beaucoup de gens peuvent avoir du talent. Nous étions tous très émus, Souchon avait créé une chanson pour l'occasion et nous avions le CD sur l'assiette. C'est la plus belle soirée parisienne à laquelle j'ai pù assister.
Golden door
Film français, italien. Genre : Drame Durée : 1h 58min. Année de production : 2006 Distribué par ID Memento Films
Magnifique chronique d'une famille italienne qui émmigre en Amérique.
jeudi, mars 01, 2007
Le spleen du voyage
Lorsque Sternberg ma reniée dans ses mémoires, un Chevalier Blanc,THTH,qui n'était autre que l'un des admirateurs de l'écrivain, m'a vengée en effaçant le visage du traitre. Je voudrais bien revoir sa bobine.

















