mercredi, juin 27, 2007

Le cabotinage

En vieil enfant de la balle, dès que le rideau se referme je déprime. L'on se retrouve comme tout un chacun avec ses petites misères, il faut s'y réhabituer, cela prend du temps, d'autant qu'à chaque rencontre dans un no man's land: train, plein air, hôtel, sans référence au quotidien de l'autre, on se raconte et les phantasmes ou fantômes du passé affluent comme une pluie de grêle. C'est plus facile d'avoir une brève aventure avec un parfait inconnu, (on ne lui demandera son petit nom que par pure politesse) que de tenter un échec érotique avec un ami de longue date. Mais la solitude est plus tangible après s'être laissée dorloté quelque peu dans un foyer accueillant. Je commence à comprendre les gens qui ne sortent jamais de leur habitudes, confortés par une tiédeur mollasse, qui n'excite ni le derme ni la valse des neurones imaginatifs. Les artistes se mettent toujours en danger puisqu'ils donnent à voir et entendre, mais ne sont jamais raccompagnés sur le quai d'une gare.

mardi, juin 26, 2007

dimanche, juin 24, 2007

Concert à l'égise du Bon Secours Gabriel Fauré, Camille Saint -Saens, César Franck

Proust aimait la musique, la Mairie de Trouville lui en a offert: Gabriel Fauré, Camille Saint-Saëns, César Franck, (ses amis), nous en avons profité grâce à des virtuoses venus de l'Orchestre de Paris.violon: Gaêlle Bisson- violoncelle: Claude Giron- alto: Nicolas Carles- piano: Caroline Esposito- récitante: Marie Claire Achard. Tant que le jour n'était pas tombé, j'avais du mal à me concentrer sur la musique, on regarde qui est là, si on vous a vue. Mais dès que la pénombre a gagné l'église la finesse, la subtilité de la Pavane m'a complètement séduite. Quand au Cygne J'ai failli faire un scandale, me mettre à danser pieds nus au milieu des musiciens, qu'aurait dit le Maire, aurait-il laissé faire ou appelé les pompiers pour me mettre à l'asile de fou! C'est la première variation que j'avais apprise, et lorsque mon beau-père m'avait dit que je serais accompagnée par le violoniste qui avait joué pour la Pavlova, les bras m'en sont tombés, mes jambes ne me portaient plus, je n'arrivais pas à faire la diagonale sur pointes, j'ai renoncé ne voulant pas faire honte à cet homme. On a rendu le tutu emprunté à la costumerie de l'Opéra.

Café Philo Trouville

"L'indifférence est-elle une fuite?" Certains, dont moi, on dit que c'était tuer l'autre, une arme absolue. D'autres se sont défendus, préconisant un art de vivre, ne pas entrer dans le conflit, les propos haineux. La séance a été houleuse. Les gens qui se protègent, me font penser à ceux qui la tête sous leur parapluie, sans lever le manche, il ne faudrait pas se fatiguer le bras, foncent au risque d'écorcher les gens d'en face avec les pointes de leur pépin.

samedi, juin 23, 2007

Il y a du Proust dans l'air à Trouville!

J'avoue me priver de Marcel, que je ne connais pas, afin de ne pas rencontrer un personnage contre qui j'ai un croc. Au café du commerce de cette vie de village, il avait réussit à m'y pourrir la vie. Alors tant pis pour Proust! Il me faudrait aller à Cabourg, il y a des manifestations le concernant mais je n'ai pas trouvé de convoiturage et le temps est pluvieux. A quoi tient la culture...

vendredi, juin 22, 2007

L'instinct de possession

Je me suis mise sur la place afin de voir un visage humain. Avec Z. Nous nous racontons nos hommes, leurs turpitudes. "Qu'est ce qui fait la différence avec les autres femmes, pourquoi continuons-nous à les aimer? " demande t'elle." Nous leur avons rendu la pareille, moi, en me forçant, elle pas! Je réalise. "C'est parce que nous n'avons pas l'instinct de la possession, nous ne sommes pas des matérialistes à dire: mon homme, mon chien, ma kinésithérapeute, ma maison, ma plage, mon boulanger! etc..C'est ce qui permet de relativiser tous rapports humains, d'aimer ce qui est aimable, tant pis si ce n'est pas "A la vie! A la mort!"

Le petit bateau

Me promenant sur les planches avec une voisine, celle- ci veut aller au delà vers le CNTH; Je ressens un léger trouble de m'approcher, elle veut de plus que je demande s'il y a moyen de prendre un café à la terrasse du club de voile, sans toutefois vouloir m'y accompagner. Je discute avec les voileux, le bateau de Sternberg est effectivement celui bâché d'une toile bleue, au milieu d'une toute nouvelle flottille de catamarans et de lasers plus sportifs! me dit-on. Plus d'optimistes pour les enfants qui n'y prenaient pas leur pied, directement la vitesse...
En quittant les lieux, je veux montrer:" Regardes mon petit bateau!" Elle s'éloigne ostensiblement, sans voir. Il est contre le grillage du club, il a l'air d'une sardine à côté des autres dériveurs. " Je ne veux pas entrer dans tes histoires!" J'ai d'un coup la larme à l'oeil qu'un objet si charmant soit dédaigné, et ma pauvre histoire avec l'ex-capitaine.
A chaque fois que je rencontre cette dame je m'en mords les doigts, toujours une façon de me dire que j'ai joué la star. (sic)

lundi, juin 18, 2007

Cyrano à la télé

C'est vrai que la mise en scène de la Comédie Française est magnifique, l'interprétation d'un Cyrano on ne peut plus humain. Roxane elle, a trop l'articulation et le phrasé spécifique à la grande maison. Mais le théâtre filmé me donne toujours le sentiment d'un plaquage, on ne voit pas les acteurs transpirer. Je me souviens d'une représentation sous les chapiteaux de Jean Dannet avec dans le rôle titre Jean-Claude Drouot à la Porte de Saint-Cloud. Lorsque Cyrano agonise dans le couvent où s'est réfugiée Roxanne, je pleurais.

(à la télé, un parlementaire) La majorité est claire! L'opposition est nuancée!

2 en 1

J'apprends que l'on ne distribue plus qu'un seul courrier par jour, les émails, internet, les grandes entreprises, peu de lettres. J'attends le facteur, les boites sont petites, mes chaussures n'y rentreront pas, on m'a déjà piqué des vélos dans la cour. Bêtement, puisqu'il ne vient qu'entre 10 et 11, plutôt tardivement, j'en profite tant qu'à faire le guet de laver mon linge. Mais la laverie est dans une rue perpendiculaire à la mienne, je fais donc des navettes entre la machine à laver et ma porte pour ne pas rater le facteur. Cela me prends toute l'heure, alors que j'aurais pu faire des jeux fléchés assise sur une marche à l'ombre d'un porche. C'est lundi, peu de passage dans la rue, on se croirait dans une ville de province tous commerces fermés, pas un bistrot d'où surveiller les gens. D'avoir voulu faire un "deux en un" me voila dans le tintoin. Finalement la machine s'arrête, j'ai à peine le temps de sortir mes vêtements , le facteur arrive, il veut bien me donner le paquet, me reste à faire sécher les cotons, et épuisée par cette aventure, je remonte mes cinq étages pour m'allonger sur mon lit afin de ne pas dégoutter sous ce zing qui chauffe à blanc. J'irais prendre le train demain...

dimanche, juin 17, 2007

La non-voix

Une voix plate comme un encéphalogramme, à peine audible, je dois tendre l'oreille, aucune sonorité, aucun timbre ne décèle l'émotion. seulement dans l'écrit la générosité, la patience, la douceur. J'ai envie de lui dire: Prenez des cours de chant! Je m'inquiète lorsque W. dit que j'ai une voix atone. Est-ce de cela qu'il veut parler? je n'ai jamais eu de grands dialogues au cinéma, quasiment des rôles muets. Mon côté malentendante explique cette voix "blanche", mais un homme normal? Dans un CE où je donnais des cours de yoga, il y avait une chorale, je ne voulais pas me plier aux contraintes des dates de concerts, je n'allais qu'aux ateliers de chant, le professeur oubliait mes horaires de travail, était-ce une mesure de rétorsion? J'ai cessé d'y venir, pourtant les exercices amélioraient mon audition. J'y étais allée par inadvertance avec l'une de mes élèves que je n'arrivais pas à relaxer. elle n'a pas supporté le premier quart d'heure, de sa gorge coincée, seul un son discordant sortait. Moi je suis restée, la nuit j'ai rêvé que je dormais lovée dans les bras de cet homme qui était loin d'être mon type d'homme: Euréka! J'avais trouvé un remède pour retrouver une sensualité perdue par un divorce douloureux. Je me suis souvenue de ce que m'avait dit Agnès Varda: Les chanteuses sont pleines! Beaucoup plus relaxées que les comédiennes grâce à la respiration!
Il y a bien une chorale magnifique en bas de chez moi, je l'ai suivie durant deux ans pour avoir mon quota d'émotions rien qu'à écouter les chants du Front Populaire. Mais le chef de choeur était très pointu, je n'avais pas le tympo, toujours ce retard à cette oreille droite déficiente. le son venu de la gauche devait en passer par là ( coquelet) pour être analysé dans le cerveau gauche. ( Le professeur Thomatis nous l'avait appris lors d'une conférence) J'en étais réduite à boire des yeux le chef de chorale. Mais j'ai compris le sens de ma présence parmi ces choristes communistes: J'ai eu l'image de ma mère dupliquée dans tous ces militants de base courageux mais durs et puritains. Cela m'a réconciliée avec celle de non mère qu'elle fût pour moi.

vendredi, juin 15, 2007

Infrarouge:Guérir autrement FR2

J'ai toujours été fâchée contre les médecins, psys et autres engeances qui donnent d'emblée des tranquillisants sans exiger de leurs patients que ceux-ci fassent un minimum d'exercices physiques. Cela me paraissait de la malhonnêteté, comme si chacun d'eux voulait garder son fromage en gardant le malade sous dépendance. Le neuropsychiatre David Servan-Schreiber explique bien qu'avec l'effort du sport (les yogis le savent) le cerveau lâche des endorphines, hormones calmantes. Et il me semble que l'EMDR (désensibilisation par les mouvements oculaires) est une forme d'hypnotisme que l'on devrait pouvoir pratiquer entre autres exercices des yeux. Cette émission a démontré que l'auto-guérison est en partie possible.

mercredi, juin 13, 2007

Magasine de la santé au quotidien FR5 La main

Décidément, il ne faut pas tendre la main, les virus restent accrochés à nos paumes et à la pomme de la chasse d'eau. Une bonne accolade à l'américaine, ou saluer avec les deux mains jointes comme les asiatiques, il va falloir rééduquer le français, et nos politiques dont la vertu première est de serrer la paluche à tout quidam au marché. Cette franchise de contact par quoi la remplacer? Pas par le baiser sur la bouche à la russe, le dentiste m'avait prévenue qu'il y avait plus de microbes dans une goutte de salive que dans le vagin d'une femme. Passer la main bien sur lorsqu'il s'agit de jeux. Reste la joue, il faut dire que beaucoup de gens la tende mais ne vous rende pas le baiser. On peut comprendre des femmes qui portent du rouge à lèvres, mais les messieurs?

mardi, juin 12, 2007

Maison de retraite Journal de la santé au quotidien FR5

En cherchant autre chose je suis tombée sur un carnet noir dans lequel j'ai décrit les derniers jours de ma soeur. Coïncidence, ils parlaient des 15.000 morts de la canicule, Et d'un monsieur Jean en maison de retraite qui aurait dit: Ils vont me tuer d'indifférence! Le débat reste ouvert, un intervenant affirmait qu'il ne fallait pas attendre trop longtemps pour amener ses vieux dans des structures spécialisées, outre le délabrement de santé consécutive à des soins non appropriés, ceux-ci pouvaient culpabiliser de donner tant de mal à leurs proches.

lundi, juin 11, 2007

Les femmes nues n'ont jamais fait de mal à personne- Le scandale est de n'en pas faire- L'humour est l'une des formes de la mélancolie (Scutenaire)

Le vote

Jusqu'à l'âge de cinquante-ans je n'avais jamais voté, G. se fâchait. " Je ne sais pas pour qui, je n'y comprends rien! - C'est très simple, imaginez que vous êtes sur un bateau et que tout le monde se penche du même côté... Il faut équilibrer, sinon le bateau coule!"

Lille

Une Ophélie moderne bras et jambes nues, en combinaison de satin cramoisie, dans son jardin une fleur de pavot rouge.
Invitée par Phil Fax, Lille s'ouvre à ma curiosité, un week-end de rencontres tendres avec des artistes du crû. Soirées de lectures où poésie et convivialité se sont mariés. Une expo permanente de peintures et dessins dans l'habitat des uns, des autres. J'ai entendu le trio Les Dé/mailleuses T'as peau dire ( Anne Letoré, Annie Wallois, Dan Ferdinande). Nina-Solawi@club-internet.fr
Peter, un crieur public, qui annonçait les invités, s'est lancé dans solo d'opéra, puis nous a fait signer une pétition pour récupérer des livres et documents à engranger dans son établi dont il recule les murs afin d'avoir la plus grande bibliothèque du Nord.
J'ai bassiné le monde avec mes vieilles anecdotes à coucher dehors, j'en suis confuse.
Le surréalisme en Belgique 1924 - 2000
Beaux-arts Mons: Magritte, Scutenaire et Delvaux, toutes les vieilles réminicences de mes virées en Belgique dans un temps amoureux, www.mons.be
Et telle une vieille Cendrillon, j'ai oublié mes chaussures de bal dans la maison d'un jeune prince...

vendredi, juin 08, 2007

FRAGILE(S),

FRAGILE(S), le film, sortie le 20 Juin 2007, de Martin Valente avec François BERLEAND, Marie GILLAIN, Jean-Pierre DARROUSSIN, Jacques GAMBLIN, ...

Sapho à La Lucarne des Ecrivains

Paris: Jeudi 7 Juin :19h30 A la librairie la Lucarne des écrivains, soirée autour du livre : "L'amour, je te supplie de m'épargner" d'Aline R. de Lens, ...

Ce nom, aussi mystérieux qu'une tubéreuse sulfureuse m'a toujours fait rêver. Je l'ai peu vue à la télévision Sapho, juste pour voir qu'elle était belle et sensuelle.
Ce soir, elle a prêté sa voix pour la lecture d'un auteur qui parle du Maroc, femme illuminée d'un amour chaste, quasi religieux, refusant de prêter son corps à un mari amoureux, leur pacte a duré leur vie durant.

mercredi, juin 06, 2007

THEATRE DES VARIETES CLEMENTINE CELARIE

One Man Show et Cafe-theatre, spectacle a PARIS : CLEMENTINE ...CLEMENTINE CELARIE THEATRE DES VARIETES. Descriptif : C'est toute la femme Clémentine que "Madame sans chaîne" se risque à croquer devant nous! ...
En prenant le carton d'invitation pour les petits vieux à la Mairie, j'ai cru aller voir Madame sans gène, ce n'est qu'au théâtre que j'ai vu le jeu de mots: Madame sans chaîne Va pour Celarié! Depuis son baiser au lépreux, (sidaique) J'avais la référence de Claudel dans L'Annonce faite à Marie j'étais en sympathie avec cette actrice quoique qu'elle joue...Il faut dire qu'elle emmène la salle, défait et recompose les couples, ça rie beaucoup...Beaucoup de jeux de hanches, des mimiques de dames liftées, pour en finale nous éblouir par sa danse africaine les joues barbouillées de noir, est-ce un message?

Raphaël Nadal vient de gagner!

C'est dans la logique des choses, il est jeune, beau comme un archange, avec la volonté d'un taureau invincible, mais c'est émouvant de le voir battre un compatriote lui même élégant et racé mais moins en jambe à cause de la différence d'âge, dit-on. J'aimerais que l'on me dise quel est le sport qui demande le plus de combativité, d'avoir des nerfs d'acier, et une faculté de récupération pour continuer jusqu'à la finale?

mardi, juin 05, 2007

Le charnel

La survivance du désir, charnel honteux des femmes âgées. Les hommes sont dans le salace, gestes à l'appui auprès des servantes de restaurant, l'on en rie.

Les philosophes ont des cerveaux sur roulement à billes, cela va trop vite pour moi, et ils énoncent des concepts, je ne comprends que le vécu.

Léo Ferré mort le 14 juillet 1993 ( pas mal pour un anarchiste) disait: Le drame des solitaires, c'est qu'ils s'arrangent toujours pour ne pas être seuls!
On couche toujours avec les morts! (chanson écrite à la disparition de son chimpanzé)

Jean-Claude Brially

A Francois Chalais qui lui avait demandé:" Quand est-ce que vous cessez de jouer la comédie?- Lorsque je dors!" lui avait répondu Jean -Claude Brially

La lucidité est la blessure la plus proche du soleil ! ( René Char)

lundi, juin 04, 2007

Suzy Solidor

Par une nuit blanche, j'ai découvert le personnage Suzy Solidor lors d'un documentaire sur la télé. Forte de ses 250 portraits, elle se mettait en scène avec ses tableaux comme tout décor. Telle que ces images fichées aux murs, elle est restée l'immuable vedette de son cabaret durant 50 ans de carrière. Un corps sculptural, une allure de garçon manqué, une diseuse à voix grave et un manque d'estime de soi, ce sont ces paradoxes qui l'ont rendue intemporelle.

Cela me fait penser au délicieux film Une femme qui s'affiche. Je fais pareil avec mon blog en y mettant des images afin que nul n'ignore mon existence d'égérie d'écrivains, de cinéastes, et plus modestement de webmestres eux-mêmes en mal de reconnaissance.

Une comédienne, on la quitte, le narcissisme ne nourrit pas son homme. Une femme qui écrit, c'est comme aller chez un psy, on s'allonge. Même si la relation reste cérébrale, c'est mieux que de se faire baiser!

Je relis du Sternberg, notre pauvre planète, il la décrivait déjà de son temps de panique: Attention, Planère habitée ( Losfeld 1970)
J'avais fait mes exercices d'articulation sur La Sortie est au fond de l'espace (Denoël 1956) lorsqu'il m'accompagnait à mon cours de diction pour me faire la cour.


samedi, juin 02, 2007

C'est samedi

Il fait trop beau pour faire autre chose que de traîner aux terrasses de bistrot avec des gens drôles tant qu'à faire.

vendredi, juin 01, 2007

Le train d'antan

Autrefois, on pouvait sauter dans un train, et avec un vélo encore, maintenant il faut réserver et l'employé fait semblant de ne pas comprendre, il n'y a que des TGV. "Mais j'en veux un de normal!- Vous allez changer cinq ou six fois!-Mais c'est le double que pour aller à Trouville! -La vitesse ça se paie! " J'ai du en passer par là, il ne me trouvait pas assez économiquement faible, ce qui m'a rassurée d'une certaine façon. "Comment font les autres?- Ils paient!" Je n'ai plus l'âge de faire du stop.

La Librairie La Lucarne des Ecrivains


C'est bien plus agréable d'entendre des textes dits plutôt que lus par des comédiens: JULIETTE et Pierre-Etienne Heymann. Ici c'était le cas: Gargantua La langue de Rabelais est toujours aussi jouissive, même les enfants en bas âges écoutaient. Pablo Cueco et Mirtha Pozzi accompagnaient la narration avec leurs tambourins, et au mur étaient accrochés les tableaux d'Henri Cueco présentLucarneDesEcrivains.org

suzy

Un hongrois a réparé gracieusement ma fenêtre qui ne fermait plus depuis plus de vingt-ans. Autrefois je pouvais la garder ouverte la nuit, maintenant je dois mettre des boules quiès pour dormir. Le bruit, ou la circulation, on ne sait, a triplé. Et la chaleur qui nous guette, j'ai peur de l'été, ma soeur Suzy n'a pas résisté à la canicule de 203, affaiblie par une médicalisation lourde à la suite d'une maladie nosocomiale, son anniversaire c'est le 1 juin, elle aurait eu 62 ans. Je pense à ses enfants qui l'ont tendrement aimée.

jeudi, mai 31, 2007

"Aller-Retour dans la journée" FR2

Cette petite historiette au demeurant sympathique, est par trop artificielle, presque caricaturale. Le drame de l'absence du père ou de la mère, que ne digèrent pas les enfants, Jean-Claude Delarue en a fait matière à débats. La vie c'est à fois pire et plus simple, les intervenants avaient tous la larme à l'oeil d'avoir eu à surmonter ce problème. Une psy m'avait dit un jour qu'il valait mieux avoir des parents mythiques que l'ont puisse admirer, qu'un sale con de père à domicile...

Nouvel Obs

"Rêve d'un compagnonage masculin sous le signe du chiffre 7, 7 h. 7 jours ou 7 ans. écrire journal réf. 902 90" Parmi une centaine de réponses, deux hommes ont répondu de concert en pondant un canular, j'ai appris plus tard que c'était deux proches: Devinez lesquels?.....

mardi, mai 29, 2007

Marin, petit bonhomme!

"Le vieux, c'est derrière moi! Le jeune c'est devant moi, ça pousse! Qu'est ce que c'est que d'être adulte? demande t-il à son arrière grand-mère - C'est quand tu auras 15- 100-ou 1000 ans! - 15 ans c'est beaucoup plus de vie que 1000!"
nouvellerevuemoderne.free.fr/expocollages.htm -

dimanche, mai 27, 2007

La douceur

C'est toujours surprenant, la douceur! Déjeuner sur l'étal d'un marché, converser dans un square avec un inconnu venu du Nord pour me rencontrer, je lui raconte ma vie d'égérie des heures, sans aucune tension, il est "toute écoute"...J'espère ne pas l'avoir saoulé avec mes vieilles histoires de femme. Ce sont des journées de grâce comme on croit ne pas les avoir méritées.

vendredi, mai 25, 2007

La défenestration

C'est terrible, en Corse, ces deux gamines 14-15 ans qui se sont donné rendez-vous pour se défenestrer, quelle violence!

jeudi, mai 24, 2007

Et de rire!

Michel Cimes et son comparse ont attrapé un fou rire. Peu après ils montraient un reportage sur les séances de rires forcés à effet thérapeutique, leur comédienne invitée pour témoigner n'avait pas trouvé ça drôle.
Puis je suis allé à la Mairie du 3ème où y avait une conférence sur le rire. La seule chose qu'il me semble c'est que les gens méchants sourient beaucoup, façon de se faire pardonner leurs garceries. On dit aussi que Le sourire est la politesse du désespoir! Que les humoristes ne se moquent que d'eux-mêmes alors que les gens d'esprit rient des autres! Et puis quoi encore? Le rire de Topor, effrayant, lui avait valu de jouer dans un remake le rôle qu'avait tenu Peter Lore dans un film de vampire.

mardi, mai 22, 2007

Dormir avec un homme

Dormir avec un homme, rêve de toute ma vie. Un seul homme m'a offert cette grâce: la confiance d'un sommeil mutuel sans problème de désir, d'affirmation amoureuse, juste la tendresse d'une chair contre l'autre, libido endormie. De quoi panser nos émois extérieurs à ce havre humble d'un lit partagé en toute gratuité. Respect du repos de nos coeurs blessés par d'autres. Chacun nous avions un ennemi au dehors qui en voulait à notre peau sous couvert de passion, d'amour, de sensualité, que sais-je... La bagarre était trop harde. comme deux soldats à couverts dans la tranchée, nous participons à la trêve de la nuit.. Je me collais à ce dos d'homme bien en chair, fleurant l'odeur rousse du pain d'épices, reprenant des forces dans ces saveurs, pour mieux trahir cette nuit de non-amour en ressouffrant la journée des impossibles de la passion. Lui même allait de ci de là manger du homard me disait-il, après la maigre sardine de sa soirée que j'étais.
Il y avait bien des disputes de vieilles filles quand l'un de nous deux trahissait en étant plus heureux, plus tard dans la nuit. Pour faire bon poids à la disponibilité de ses maîtresses, je disparaissais dans la cave, attendant son retour. Ainsi, c'est lui qui faisait la scène, ne me trouvant pas au logis. Un petit jeu cruel: à celui qui vivait le plein de son aventure extérieure à notre pacte de paix, ensembles, la nuit.
Il avait le choix de ses maîtresses, je n'avais qu'un amant. J'étais jalouse de ses innombrables jeunes filles, lui l'était de ma fidélité à un être unique. Ce n'était pas simple. Parfois on prenait l'air pour mieux nous retrouver dans ce no-man's-land, pour lequel on avait pris goût tous les deux.
Il y a des nuits, où soucieux de son travail, je le fatiguais. :Vous comprenez, vous êtes dans mon dos comme un singe accroché à son rocher! Je résiste! Je résiste! Et cela m'épuise! Il s'est marié tout bonnement. Je n'ai plus jamais eu cette volupté: dormir avec un homme. Peut-être qu'aimer c'est rentrer dans une quatrième dimension...Personne ne peut vous l'offrir...Ni vous la refuser...(1974)
Ce soir sur Arté un reportage sur la beauté des femmes au Festival de Cannes, un vrai florilège. Soudain j'aperçois le dos de Ghislain, il est à la caméra pour filmer Catherine Deneuve et Françoise Dorléac dansant et chantant dans Les Demoiselles de Rochefort de Jacques Demy. C'était un long travelling, la caméra montée sur une grue. C'était fort de café! Je venais à peine de retaper sur mon blog ce vieux texte le concernant, c'était lui le dos contre lequel je m'accrochais voluptueusement pour dormir.
Mon enseignant nous avait dit qu'il y avait une mémoire cellulaire si les choses étaient justes, c'est peut-être vrai aussi pour les sentiments, ce qui expliquerait l'énergie des coïncidences.

Les oiseaux de Paris

La moindre bestiole a de quoi manger dans les villes sur les trottoirs, dans les squares. Dans la campagne aseptisée par les insecticides, les oiseaux n'ont plus d'insectes à se mettre dans le bec, dans la cour où ne courent plus les canards, les oies, les poules, ni les chiens après, aucun grain ne traîne, à peine une salade dans le potager d'un vieux paysan qui ne cultive plus sa terre et ne peut s'acheter du mais. C'est pour cela qu'on ne voit plus les mésanges. Ce silence les rend tristes, leurs femmes acariâtres, et nous touristes surpris par un calme peu ordinaire, on peut prendre des petits chemins creux sans voir âme qui vive.
Dans mon quartier je vais au jardin public casser la croûte aux heures de soleil. Les enfants sont avec leur nounous, et les petits vieux et vieilles qui n'adressent la parole à personne se rabattent sur les pigeons pour faire amis amis moyennant quelques miettes, c'est ce qui nous vaut, outre des fiantes sur les bancs, un ballet d'oiseaux de branches en branches avec des couic! couic! joyeux. Pas de quoi désespérer!

dimanche, mai 20, 2007

C'est fou!

Patrick Sébastien qui nous offre les plus beaux numéros de cirque de la terre ne se contente pas d'avoir plusieurs casquettes, maintenant ce sont des perruques. Il a réussi à mystifier son monde en se rasant la tête pour entrer dans la peau d'un repris de justice qui écrit ses mémoires. Il dit aimer flirter avec la folie comme tout un chacun, surtout les artistes. Et c'est une belle entrée puisque son livre a du succès et la reconnaissance de l'intelligentsia. Salut l'artiste!

Quand les autos penseront, les Rolls-Royce seront plus angoissées que les taxis! (Henri Michaux)

samedi, mai 19, 2007

Au Port de l'Arsenal

Il y a des péniches à vendre, leurs ventres arrondis sont très séduisants, on imagine un habitat acceuillant comme le bassin d'une mère, manque le marin...Et puis, cela ne prend pas la mer, le fantasme n'est pas complet.
J'ai sorti mon vélo de la cave, croyant que le dimanche, il y aurait moins de circulation, nous étions samedi. N'empêche, quel plaisir de retrouver un partenaire, et de faire les quais avec lui.

vendredi, mai 18, 2007

Politiconneries ( Walter Lewino)

Gauche droite ! gauche droite !
La gauche veut faire payer les riches, la droite veut faire travailler les
pauvres
La gauche aime les chats, la droite aime les chiens
La poésie est de gauche, la prose de droite
Les grandes décisions de gauche sont prises par des gouvernements de droite et celles de droite par des gouvernements de gauche
La gauche croit au paradis et la droite à l'enfer
La gauche aime l'Amérique du Sud et la droite celle du Nord
La gauche a raison à court terme et la droite à long terme
La gauche aime les reines et la droite les rois
La gauche est célinienne et la droite proustienne
La gauche habite à l'Est, la droite à l'Ouest
Le Christ est de gauche, Dieu de droite

Qui dit mieux ? A vous de jouer

W L

Le coma

Tout devient minéral en moi: le corps, la tête, je ne sais si je suis comme une pierre creuse, sans pensées, sans sens, ou bien si tout est tellement durci, comme du plomb, que rien ne pénètre. Depuis le temps, je n'ai pas encore compris le système de cet état comateux. Il est une chose sure, c'est que dans cet instant de vide il y a déconnections des centres nerveux puisque sans faiblesse organique, d'un coup mes pieds se dérobent sous moi et je tombe comme une masse, sans réflexe aucun pour me retenir, sans crispation non plus, puisque décontractée je ne me fais jamais aucun mal. C'est un fait qui me paraît étrange qu'une douleur, un chagrin psychique puisse être d'une telle intensité à vitrifier un être humain sans qu'aucun organe, coeur, foie, rate, viscères, ne soient impliqués, et somme toute demeurent en parfaite santé...Sauf le manque d'appétit à vivre, à remettre un pied devant l'autre, à être séduit, si ce n'est à être dénoué par l'objet même de son malheur. Alors, l'idée du suicide est trop embryonnaire dans un cerveau où je ne peux juxtaposer une pensée sur l'autre, pour réfléchir à une exécution possible...Ainsi le temps passe...Quelques minutes...quelques heures...ou quelques jours...jusqu'au hasard d'un coup de fil, d'une rencontre qui me fasse bouger, m'égaie à ne pas attrister autrui, ce qui fait dire que je suis drôle à raconter mes malheurs : Les malheurs d'une bécassine moderne! dit Nathan. C'est un endormissement qui n'implique aucune rage, aucune rancoeur, aucune violence contre autrui, aucun besoin, aucune exigence, puisque telle une plante je demeure minéralement en vie. C'est ainsi que je rêve la folie: être pétrifiée comme le héros de "L'Homme au Crâne Rasé" d'André Delvaux. Le plus beau plan fait sur "la folie" au cinéma: un homme qui croit avoir tué son amour, soit pour oublier le meurtre, soit pour ne pas oublier son amour, il s'endort doucement dans un gros plan séquence qui dure des minutes...

J'ai retrouvé mon enfance!

En perdant ma jeunesse j'ai retrouvé mon enfance! Cette phrase m'est rapportée par Jacques Baratier lors du vernissage chez Pierre de Chevilly. Il faut que je lui redemande de qui est cette phrase. Je me rends compte, dans ces soirées parisiennes, qu'il y a très peu de gens qui font passer la sauce: Baratier est l'un d'entre eux, mais le champion, celui qui trouve des gags à jet continu, avec qui l'on peut rire tant et plus tellement il a des fulgurances de génie, c'est Roland Topor. Il faut dire que je ne le rencontre pas tous les soirs. Il vient d'arriver un truc très étrange: Je lui parle de son père dont je viens d'apprendre le décès par une tierce personne. Oui! Les gens l'aimaient beaucoup! Je vais essayer de faire une expo avec ses peintures! Je ne sais si c'est l'émotion, mais dès ce moment, et pour la première fois depuis que je le connais me semble-t-il, Roland a prit un accent yddish Europe Centrale pour s'adresser à moi. Cela ne l'a pas quitté de la soirée. Jamais je n'avais su qu'il avait cet accent. On aurait dit qu'à son corps défendant il était investi par le parler de son père. Nous étions nombreux au bistrot, puis cinq au restaurant, il m'y avait invitée. Ses amis et sa compagne lui faisaient vis à vis, nous deux côte à côte, et chaque fois qu'il s'adressait à moi, sa bouche se déformait par le phrasé un peu douloureux spécifique des juifs d'Europe Centrale. Schwarzenberg, Elie Wiesel ont ce type de rictus assez pénible à regarder: La douleur du monde qu'ils portent sur leur visage. Roland qui rit comme un fou, avait aussi cette distorsion pour dire des choses graves sans y mettre d'importance. Vraiment, c'était très étrange de l'écouter cet amour qui lui sortait de la bouche quand il racontait le disparu. Est-ce le petit enfant qui ressortait par la juiverie d'un dialogue entre lui et le père qui venait de le quitter? (octobre 92)

jeudi, mai 17, 2007

La parité (Walter Lewino)

L'ANTI-PARITE

L'égalité des hommes et des femmes? Une plaisanterie. Egaux en quoi?

Leur grandeur a toujours étaient d'être complémentaires.

Et la complémentarité suppose obligatoirement une différence. La vieille
histoire du tenon et de la mortaise, du pouce et de l'index, du proton et du
neutron, de la pluie et du soleil... Seraient-ils égaux au lieu d'être
complémentaires que tout se casserait la gueule.

Fort de ces évidences, de ces clichés diront certains, on se demande quel
est l'intérêt de la parité en politique.

Une solution parmi d'autres:

Une Chambres des députés uniquement composé d'hommes élus uniquement par des
hommes...
... et un Sénat uniquement composé de femmes élues uniquement par des femmes
Il s'agirait bien évidemment d'un vrai Sénat aux pouvoirs identiques à ceux
de la Chambre

Le bon couple fonctionne de cette manière. L'homme roule des mécaniques, la
femme met de l'huile dans les rouages. Il pose les problèmes, elle suggère
les solutions. En un mot il commande et elle décide.

Bien sûr j'utopise

Walter Lewino

dimanche, mai 13, 2007

A l'eau! .A l'eau!...

Avec la pénurie annoncée de l'eau, chacun demande à l'autre: Tu prends des bains ou des douches? Un jour de Noël, une belle maman qui me recevait pour la première fois chez elle: "Qu'est-ce qui vous ferait plaisir comme cadeau? - Un bain!"
Au jour de l'An: "Alors! Quoi comme cadeau? - Un bain! - Mais mon petit, vous avez déjà pris un bain la semaine dernière!"

L'âme adore nager ( Henri Michaux)

La nouvelle revue moderne est arrivée!.....Demandez la nouvelle revue moderne!..

jeudi, mai 10, 2007

Mairie du 3ème

Michel Chaudanson, après nous avoir projeté le truculent film The Decameron (Pier Paolo Pasolini-1971) il nous a présenté Stéphane Mazurier lequel nous a rafraîchi la mémoire sur les aléas et les succès de Hara Kiri. Delfeil de Thon a eu la gentillesse de l'écouter en souriant.
Evidemment il a été question de la fameuse fête pour la fin d'Hara Kiri dans une émission de Michel Polac et du tollé de la presse qui s'ensuivit. J'avais écrit mon petit mot d'humeur:
Samedi 2 janvier à Trouville. L'humour n'est pas roi à "Droit de Réponse" si l'on veut parler de la politesse la plus élémentaire: Suffert l'ennuyeux a du bien rigoler de vous voir tous aussi chiants. Une galerie monstrueuse d'intellos-éthiliques, j'en ai le coeur qui bat de honte devant cette agitation déliquescente d'anarchistes célèbres.
Ma copine était tout aussi hystérique pour contester l'émission, m'empêchant de l'écouter. Si cette contagion a gagné tous les foyers, on peut dire que vous avez crevé l'écran. Gainsbourg ponctuant les discours par des "pouette! Pouette!" de son ballon de baudruche. Sternberg noyé par l'alcool agitait ses mains en l'air pour s'accrocher à du solide...
Deux heures avant, aux actualités télé, un reportage sur les clochards ivrognes de Nanterre. Leurs regards et leurs propos étaient empreints de dignité, se réclamant de la seule liberté, ils n'avaient pas le fâchisme d'empêcher leur voisin de s'exprimer. En fait d'empoignade, la seule qui ait relevé le gant, attendant avec classe qu'on l'interroge pour les "cinq dernières minutes", et avec humour, ce fût Valérie Mairesse.
Jeudi prochain, c'est Rika Zaraï qui chantera pour nous.

mercredi, mai 09, 2007

L'humeur noire

Ce n'est pas impunément que l'on flirte avec des humoristes noirs, sans avoir une intimité certaine avec la mort. Ils ont beau faire rire, la folie, le suicide, ne sont pas rares dans le rang des dames qui les bassinent avec l'une ou l'autre de ces afflictions..

mardi, mai 08, 2007

La mère

Deux nuits consécutives j'ai rêvé de ma mère morte: j'avais dormi dans son lit, je voulais être aimable, peut-être la caresser, mais j'eus le sentiment que la vieille femme était enceinte: "Trois- quatre mois?- Ça va bientôt se voir!" Par la fenêtre j'aperçois des branches qui s'agitent, nous sommes dans le haut d'une colline, les branches oscillent de plus en plus, elles sont énormes, autour les pins ne bougent pas, il n'y a pas de vent, puis plus rien. Je dis à ma mère: "On vient de voler un arbre" Oh! On vole de tout par ici!" Ma soeur sort de la cuisine où elle a du dormir. Il manque un petit évier en coin dans la pièce principale. Ils n'ont pas le replacer après avoir refait la peinture! dit-elle, indifférente. J'ai l'impression qu'elles vont déménager, dans du plus grand, peut-être à cause du bébé à naître.
Nous sommes au Club Med en train de chercher au réfectoire de quoi prendre un petit-déjeuner: Je t'attends au village pour faire des courses! me dit ma mère. Je prends le train et descend en même temps qu'un blondinet moniteur de ski qui est accompagné d'une jeune fille. Personne à la station, je dois descendre plus bas. Je marche sur un remblai à gauche des rails. Mes chaussures sont ferrées, je glisse avec aisance comme sur des patins dans les anfractuosités du petit chemin. Arrive un pont au dessus d'un gouffre. Je dois passer à l'extérieur pour ne pas risquer me faire faucher par une rame dans cet étranglement. En me collant fortement à la paroi, une pierre se détache, je la garde à la main de peur qu'en la lâchant je ne sois emportée par son poids dans les eaux tourbillonnantes. Je fais avancer cette masse tout en adhérant au mieux à ce qui reste du pont. Arrivée sur le talus, je laisse tomber la pierre. La pente est de plus en plus raide, je suis toujours les rails, aucune station en vue. Je finis par me retrouver à plat ventre, mon vieux manteau de loup me protège du froid et de la boue. Les rails disparaissent sous l'eau, les poils de la bête me permettent de glisser comme sur un traîneau qui va si vite que je ne puis interroger les rares passants qui remontent la pente de ces villages déserts, toujours aucune station en vue. Je finis par atterrir sur une grève où des flonflons d'une fête résonnent pour des embarcations à quai.. Si je ne retrouve pas ma mère, il me faudra rebrousser chemin, aurai-je la force de remonter cette colline? Cela me réveille.

Ma cure "au vert" a fait effet dans l'instant où je la pratiquais, le nervosisme parisien est revenu aussi sec avec les informations courantes.

lalalala (Jérôme Reybaud)


La surprise de mars 2007



Tandis qu'Olivia Ruiz, Grand Corps Malade et Bénabar, reçoivent chacun sur la scène du Zénith une Victoire de la musique devant des millions de téléspectateurs, tout un réseau souterrain d'interprètes et d'auteurs superbement ignorés s'organise dans l'espace virtuel de l'Internet, plus particulièrement dans la galaxie MySpace, qui ressemble un peu plus chaque jour à un refuge, un abri, un maquis même, où les recalés d'Universal et de SonyBMG, ou ceux qui n'ont même jamais songé à envoyer leurs oeuvres au moindre label, ou encore ceux qui se produisent eux-mêmes, se rencontrent et parfois s'associent, par affinités. Certes le pire côtoie le meilleur ; les pages préformatées imposées par MySpace sont laides et peu pratiques ; les usages sont rudimentaires (tutoiement, anglicismes etc) ; la qualité des photographies et des fichiers audio est souvent exécrable... mais des fils malgré tout se tissent, se lient, se nouent, au gré des connexions et selon le principe élémentaire dont Eric Rohmer a jadis fait un film : les amis de mes amis sont mes amis, et ainsi de suite, jusqu'aux rencontres les plus improbables, et parfois jusqu'aux découvertes les plus touchantes, auxquelles il arrive de se matérialiser. Marie France, qui voulut en avoir le coeur net lors d'un concert récent à Paris, interrogea d'ailleurs son public, et put constater que plusieurs spectateurs étaient des "amis" de MySpace... Voilà comment l'on tisse sa toile aujourd'hui, voilà comment l'on peut parvenir à toucher les dix, cent, mille, dix mille personnes qu'une conjonction de hasards extraordinaire a rendus réceptives à vos textes, vos inflexions, vos soupirs, vos silences... Voilà comment l'on envoie des bouteilles à la mer en 2007, et voilà comment elles tombent dans de bonnes mains, le cas échéant. Voilà comment, enfin, l'un des auteurs les plus secrets, les plus profonds et les plus émouvants - Marie Möör - peut, sans label, sans contrat, sans soutien d'aucune sorte, du moins en son nom propre (1), illuminer vos nuits - votre Nuit - de ses textes, des ses images et de ses titres, qu'elle publie dans l'immensité virtuelle pour rien, c'est-à-dire très précisément pour vous, qui savez l'entendre, et qui l'avez découverte parce qu'un ami vous a présenté un ami qui etc. Le principe des constellations secrètes remplacera-t-il la logique de l'affichage et de la "communication de masse" ? Preuve de sa force et de son adéquation avec une certaine chanson française, Jacques Duvall et Elisa Point lui ont déjà consacré une ligne (amusée) dans une chanson uniquement disponible pour l'instant sur... MySpace : "Est-ce que tu seras jalouse de mes amis sur MySpace ? / Nul ne sait / Nul ne sait ce qui nous attend..."

(1) Car le groupe nommé Rose et Noire que forme Marie Möör avec Laurent Chambert, a bien, lui, un label (Discordian), et c'est heureux. Vous pouvez d'ailleurs écouter des titres de Rose et Noire... sur leur page MySpace.

lundi, mai 07, 2007

Dimanche à Paris

J'ai toujours aimé Le Centre Pompidou, ne serait-ce parce qu'en s'élevant dans l'escalador, on voit les toits de Paris. Sur le Parvis, le théâtre de rue fait la fête, beaucoup de badeaux mêlés aux pigeons qui picorent les miettes. Sur le fronton :Si le monde était clair, l'art ne serait pas. (Albert Camus)
Et la piscine est gratuite pour ceux qui n'ont pas quitté la Capitale pour voter.

dimanche, mai 06, 2007

Jacques Sternberg par Phil Fax (extrait)

(Collage de Philippe Lemaire) nouvellerevuemoderne.free.fr/expocollages.htm -

Me voici en train de remuer des souvenirs et des livres. S'étalent devant moi
La Géométrie dans l'impossible, Mémoires provisoires, Vivre en survivant, le Dictionnaire des idées revues, Les Pensées et Profession : mortel, son testament littéraire. J'ai sur mes étagères son Topor, divers romans et recueils de nouvelles et de vieilles revues où sa patte s'est posée : Fiction, Bizarre, Plexus, Kitsch, Mépris… D'une boîte aux trésors où je conserve calendriers de pin-ups, pulps et revues obsolètes, je viens d'extraire le n°33 de mars 1954 de Photo-Monde. Sous la plume de Jean Gallian, ce mensuel destiné aux amateurs d'art photographique présente les photomontages d'un inconnu nommé Sternberg : "Qui est Jacques Sternberg ? Un peu journaliste, un peu écrivain, un rien dessinateur, quelques nuances de journalisme, un grand enthousiasme joyeux pour la désespérance et la neurasthénie, enfin un spécimen typique de la faune qui hante et a toujours hanté depuis deux mille ans, les jungles assez civilisées de la rive gauche de la Seine au flanc des coteaux de Sainte-Geneviève et du Mont-Parnasse. Un avenir improbable le mènera probablement en un entresol d'une rue tranquille d'Auteuil où il écrira des contes charmants pour la jeunesse, couronnés par diverses académies." A lire l'hommage posthume que lui a décerné le Ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, on pourrait penser que cette prédiction s'est réalisée : "Avec Jacques Sternberg, la littérature francophone perd l'un de ses représentants les plus singuliers, le créateur d'un univers déroutant…" Les maigres articles qui ont suivi son décès ne parviennent pourtant pas à cacher que Jacques Sternberg n'occupera jamais qu'un strapontin au panthéon de la République des Lettres. Il était tout à fait lucide sur ce point et donnait volontiers dans l'autodérision, comme dans cette notice qu'il rédigea pour le Dictionnaire des écrivains contemporains de langue française par eux-mêmes1: "Il serait sans doute téméraire de prétendre que Sternberg est un écrivain incomparable, mais on peut en revanche affirmer que son itinéraire d'auteur n'est guère comparable à celui de ses confrères et contemporains. Peut-être parce que ce camé d'écriture est resté durant toute sa vie le cancre qu'il fut à l'école qu'il haïssait, incapable d'engranger les connaissances, enfermé à double tour dans sa lucidité d'ignorant imaginatif. Qui a toujours préféré l'effort physique à la réflexion intellectuelle, la course aux filles à la vaine recherche d'une métaphysique et les dérives consolantes aux servitudes du grand cross-country de la réussite. Cela donna une vie assez agitée malgré son sur-place dans l'espace et la pensée, une suite de dérapages provoqués par une constante confusion mentale et le refus de toute responsabilité sociale, avec comme nerf moteur une véritable soif d'écrire à travers tout, en état second le plus souvent, envolée exacerbée qu'aucun refus ou échec n'arriva jamais à contrer."
C'est étrange à quel point des lecteurs peuvent être en osmose avec leur auteur de prédilection: intelligence, sensibilité, tout est dans leur chronique, au point de rendre jaloux des proches qui n'y avaient vu que du feu! ( ou presque)
http://nouvelle revue moderne.free.fr

Le cinéma

Christian Leciaguecahar est monté à Paris. J'avais le trac de rencontrer ce chroniqueur de cinéma
coindu cinéphage La vieille actrice face à un jeune critique! Nous avons marché dans Le Jardin du Luxembourg...Il m'a parlé de la merveilleuse Julie Christie toujours intemporelle. C'est parce qu'elle ne court pas après le temps! lui ai-je répondu.

jeudi, mai 03, 2007

A Benauge

J'imagine toujours gagner à la loterie alors que je ne joue pas. Un croisière ça c'est sur! Un grand studio vide avec des meubles à roulettes. Mais dans l'idéal, où ferait-il bon vivre? Il me suffit d'être invitée dans la campagne française pour avoir le coup de foudre. C'est une merveille quand les gens ont les moyens de leur bon goût. Un phrase entendue dans ma jeunesse, mon hôte me la balance aujourd'hui: Imbécile heureuse! J'ai une bouffée de douceur tendre. Un vrai plaisir que de suivre les ordres de ce vieil ami qui se veut ironique, cinglant: Maintenant tu débarrasses, tu fais la vaisselle, tu vas chercher l'échelle! J'obéis comme une enfant, contente d'apprendre. C'est un bonheur que d'éplucher les pommes de terre assise sur une pierre envahie de mousse à l'ombre d'un arbre en regardant les moutons, de dormir malgré le chahut que font les grenouilles en rut, de marcher sur les chemins en humant les odeurs de l'herbe mouillée par l'averse. De voir cet homme bricoler du grenier à la cave, et s'en y être invité, débarquer à n'importe quelle heure chez ses voisins et surtout chez un trésor de vieille dame, ( plus de quatre-vingt-dix ans) qui va le chercher à la gare et le ramène au train dans sa voiture. Il boit méthodiquement, soit le matin, soit le soir, mais se réserve une lucidité ricanante pour nous choquer où écrire. Je lui ai dit que si je gagnais à la loterie, je prendrais un chauffeur et lui, me commenterait tout le paysage de France. Sa curiosité n'a de cesse que d'éveiller la nôtre en pointant tous les détails, les noms des gens, des monuments, sur chaque parcours. Nous n'avons jamais été amants, aucun mensonge entre nous, si bien que nous faisons bon ménage, que je n'ai jamais connu un homme plus attentionné avec ses invités, il n'y a qu'en public qu'il s'amuse à bousculer. Il m'a plongée dans un livre de Singer Shoshoa Un jeune écrivain reste dans la Pologne de tous les dangers car il aime son amie d'enfance restée " demeurée". Dans une boutique de commerce équitable il voit un beau panama, le met sur ma tête, gardant son vieux sur lui. Le lendemain, invités à un déjeuner chez un ancien ambassadeur: Mets ton chapeau! Il veut que je fasse la belle chez ses amis. Je lui demande après quelques jours: " Il est à qui ce chapeau, à toi ou à moi? - Espèce de salope, c'est le mien, je me le suis acheté parce que les miens sont pourris, moisis! - Alors pourquoi as-tu dis à chaque fois, mets ton chapeau?"
Je laissé celui-ci sur la patère.
J'ai mis mon sac à dos sur la table pour le départ, il devait me raccompagner au train. Au moment de le prendre j'ai vu le chapeau posé dessus.
Pour ce séjour, j'avais pris le minimum: "Peux-tu me prêter un stee-shirt pour dormir? - Tu n'a qu'à prendre la chemise de nuit qui est dans l'armoire de ta chambre!"
Un vrai rêve cette chemise de nuit de grand-père en pilou, comme on n'en trouve plus dans aucun marché. Durant la nuit, comme je gigote beaucoup, je sentais le tissu craquer, chaque nuit un peu plus, je n'ai rien dit sur cette déchirure, la femme de ménage pourra imaginer que j'ai été violée.
J'ai mis le panama sur le siège à côté de moi dans le train, ainsi je prolongeais notre intimité en l'imaginant sous le chapeau. Il me faudra attendre mon tour pour revenir dans son hameau perdu en haut d'une colline sans communication, ni internet, ni portable, que les visites de courtoisie où chacun entre dans la maison de l'autre, rien n'est fermé, je n'ai jamais ressenti quelque chose de plus civilisé.

mercredi, avril 25, 2007

Le cerveau FR2

Jean D'Ormesson a fait un numéro de haute voltige, déclamant du Racine à rendre jaloux des tragédiens de métier, devant des savants: Nous les écrivains sommes des "Narcisse" des égocentriques, mais vous êtes des saints! Vous vous occupez des autres!

mardi, avril 24, 2007

Enquête de santé -Arté

Michel Cymes et Marina Carrère d'Encausse ont été particulièrement sobres, ainsi que les intervenants, sur ce sujet brûlant et combien douloureux: Les maladies nosocomiales. C'est surtout de la main à la main que nous gratifions nos interlocuteurs de nos microbes, soignants-visiteurs compris. A vous dégouter de toute accolade!

lundi, avril 23, 2007

Le Chat (Pierre Granier-Deferre 1970)

L'enfer du couple, je voulais faire des choses, mais à la première image j'ai été scotchée pour la énième fois devant l'écran de télé. Trois félins admirables le chat, Jean Gabin et Simone Signoret, aucun d'eux ne s'en sortent. Sternberg adorait Simenon, il adorait aussi les chats, il en a été privé sur le tard. En voyant les yeux de ces bêtes fauves, je me souvenais : Jamais je ne quitterai ma femme, c'est comme si on m'arrachais la prunelle de mes yeux! me disait-il.

dimanche, avril 22, 2007

La civilité

Il fait un temps divin, mais quand il faut y aller! Le train est bondé, j'exhibe mes cheveux blancs de chez "blanc", mes rides sans fard, les jeunes gens assis persistent à ne voir que la ligne bleue de l'horizon, oreillettes aux oreilles. Je finis par m'assoir par terre dans la travée, une jeune fille s'en émeut, mais elle n'est pas dans le sens de la marche.
Au bureau de vote une file d'attente debout, je suis découragée et dit être fatiguée par ce voyage de trois heures, mon sac à dos fait foi de mes dires. Le préposé me fait voter de suite de crainte que je ne revienne pas.

samedi, avril 21, 2007

CNTH Trouville

Gilles me disait: J'aimerais bien le revoir! (maintenant) Je regrette de n'avoir pù le revoir! Le chef de voile à une voix douce et l'oeil tendre et amusé en évoquant Sternberg le marin. Il paufinait les réparations sommaires que celui-ci faisait sur son vieux Sunfish alors qu'un admirateur lui en avait offert un neuf.

Mairie de Trouville Ecran sur notre environnement

La Mairie de Trouville a bien diffusé le message: beaucoup de scolaires en terminale sont venus voir les films . C'est effrayant, je n'avais jamais pensé que la fonte des glaciers 
 mettrait en péril les habitants des hauts plateaux par manque d'eau. Les
 indiens viennent en proccession prier la montagne de rester de glace.
 Ni que la glace fondant dans la mer, celle ci se réchauffait car la banquise 
réflectait les rayons solaires. D'où les typhons, les sunamis, les tempêtes de plus en plus violentes, c'est vraiment affreux.
L'odyssée sibérienne Nicolas Vanier et Thomas Bounoure
Une vérité qui dérange; Davis Guggenheim
How soon is now Javier Silva et Ruth Chao
Coup de chaud sur la planète Lucille Bellanger
Mal de terre Hubert Reeves

vendredi, avril 20, 2007

Le Lac de l'Oubli

A chaque parlotte ma mémoire s'agite empêchant le sommeil. Tel un enfant gâté qui ne voulait pas se laisser oublier, me débusquant surtout quant il me savait dans une possible intimité avec quelqu'un d'autre. Les ondes de chocs se dissippent avec le temps, à moins que l'on ne me lance des cailloux qui fassent ricochets sur l'eau. N'ayant pù mettre des contes brefs de l'écrivain, je sors mes cartouches, en quoi l'homme m'a concernée. L'heure ne comptait pas, seule son omniprésence, ne fût-elle que téléphonique. Et l'on voudrait que je le laisse tranquille maintenant que des inconnus s'approprient l'auteur, s'auto proclamant: Je suis le gardien du Temple! Qu'est-ce donc que vos propos déplacés! écrit d' un ton sentencieux. Ils sont jeunes ces fans, et parlent tels de futurs présidents: Chers Sternbergniennes, chers sternbergniens...
C'est plutôt émouvant; Gloire aux jeunes à enfiler les chaussons d'un mort, et prendre un ton péremptoire avec une vieille amoureuse. On ne comprend pas que si je parle du cavaleur, c'est l'homme public, je me garde l'amoureux, c'est ma pudeur à moi que de ne pas dire avoir été aimée, chacun son cadavre. Problème d'identité quant il n'y a pas d'argent à la clef. Cela me fait penser à ceux qui font la quête pour ceux-ci ou cela, les innondations, les catastrophes.

mercredi, avril 18, 2007

Michel Siffre Arté

LE CERVEAU À TOUS LES NIVEAUX!

Cette année-là, le spéléologue français Michel Siffre, figure légendaire de ces ... se trompe encore tout de même de deux mois à la sortie de la grotte...

J'ai des journées fastes à regarder sur Arté nos héros modernes que sont les scientifiques.
Ainsi cette ravissante blonde qui élève durant trente ans, un gorille
femelle,
afin de lui apprendre la langue des signes;

Mairie de Trouville Al Gore

On égaie nos après- midi avec une série de films sur notre environnement. Je me sens comme une mouche dans un bol de lait, heureusement, je n'ai pas d'enfant, c'est terrifiant l'Apocalipse annoncée.

lundi, avril 16, 2007

"La porte étroite"

André Gide à dit en substance dans La Porte étroite que l'on ne pouvait être deux pour passer par la porte.
Et louis Aragon: Tu m'as pris par la main dans cet enfer moderne où l'homme ne sait plus ce que c'est que d'être deux!

Cioran - Sternberg



mardi, avril 10, 2007

dédicaces






Sucrez-moi donc!

Sur un tournage, quand on veut enlever un élément du décor, un personnage: Sucrez -moi ce truc! Sucrez-moi machin! Et la chose, ou la personne, disparait du champ, de la lumière.

dimanche, avril 08, 2007

Trouville est plein comme un oeuf!

Au Marché, on se marche sur les pieds. Pour la moule, à la queue...leu....leu....Le Central a fait 1600 couverts. A la plage, le sable est noir de monde. Ma voisine n'avait jamais vu ça en cinquante ans.

Le noir

Je suis dans une pièce déserte, un homme entre:" On va vous juger!- Laissez -moi d'abord me rhabiller! Je ne sais où sont mes vêtements, il ressort pour en chercher, pendant ce temps un autre homme entre, puis un autre, et encore, tous me bousculent tour à tour, je dois les repousser, ils sont maintenant une dizaine, je sens que cela va être un linchage pur et simple.

Rue Bleue je dormais dans la soupente d'un bougnat. Chaque matin j'étais noire du poussier de charbon qui transpirait du matelas. j'ai déménagé à la cloche de bois, il ne m'a pas poursuivie, pas sûr que sa location fût légale. Je me rappelle de cette épisode car à chaque fois que quelqu'un veut m'effacer d'une existence normale à la sienne, (voir plus avec mes petites prestations), je suis comme ce poussier de charbon, je renoircis le dessin.

jeudi, avril 05, 2007

"La respiration" A. Soljenitsyne (photo W.Lewino.)


alcool

Se noyer

C'est une colle!!!

Mr Vase (Jean Gourmelin )

( Mépris N°3 Sternberg and Co. La revue qui n'a strictement rien à vendre ou à louer)

Marie-Antoinette et Walter Lewino



"Pourquoi?"

Le jour se lève et la nuit tombe.

L'homme prend la femme et la femme se donne à lui, alors que c'est elle
qui prend et lui qui donne.

Il n¹y a pas des sots métiers mais beaucoup de sots salaires

. Les mères disaient à leur fils :« je plains ta femme », et à leur fille :
« tu ne trouveras jamais de mari ».

. Il y a une infinité de villes et de villages nommés Saint-Pierre,
Saint-Jean, Saint-Germain, etc. mais aucun Saint-Roland, Saint-Henri et un
seul Saint-Luc (121 habitants), c¹était bien la peine que ce dernier se
casse le tronc avec son évangile.

. On compte huit communes nommées Saint-Maur, mais qui connaît ou a entendu
parler d¹un homme prénommé de même.

. Les intellos de gauche aiment le peuple et détestent ce que ce même peuple
aime à la télé.

. Brigitte, Catherine, Chantal, Monique, Nathalie, VéroniqueŠ n'ont pas
d'équivalent masculin, et Christophe, David, Eric, Jérôme, Mathieu, VincentŠ
pas d'équivalent féminin, en français du moins, et sauf erreur.

. Il y a des Jean-Jacques, des Jean-Pierre, des Jean-Claude, des
Jean-François, des Jean-Louis, etc. mais jamais de Jean-Patrick, de
Jean-Gérard, de Jean-Alain, de Jean-Fernand, etc. Même chose pour les Marie,
jamais une Marie-Sylvie ou une Marie-Nathalie.

. Parmi les abonnés au téléphone de la ville de Paris on relève 83 B¦uf ou
Le Boeuf et seulement 4 Vache ; 125 monsieur ou madame Mouton et aucun
monsieur ou madame Brebis ; 125 Cheval, avec en prime 203 Poulain, et
aucun(e) Jument ; 40 monsieur ou madame Chat et aucun(e) Chatte ; il y a
même plus de Bouc (34), malgré l¹odeur, que de Chèvre (10) ; quant aux
champions toutes catégories, les 207 Lelièvre, un(e) seul(e) Hase leur fait
face. Il est grand temps de dénoncer le machisme des patronymes.

. Les flics français sont armés de flingue et de matraque et les flics
anglais d'un casque.

. Les hommes n'ont pas de règles.

. Il n¹y a pas de jument laitière.

. Il y a des juifs honteux, jamais de goys honteux.

. On remonte à ses origines, mais on descend du singe.

. On mange toujours du b¦uf, jamais de la vache ; toujours de la dinde,
jamais du dindon,

. On n¹a pas le droit de dire que les Noirs courent plus vite que les
Blancs.

. Il y a un âge légal mais pas d¹âges illégaux.

. Sur terre on subit une force centripète alors que pour le reste c¹est la
centrifuge qui prévaut.

. On dit la Martinique et jamais le Cuba; la Sicile et jamais la Malte ; la
Crète et jamais la Chypre ; le Luxembourg et jamais le Monaco ; le Japon et
jamais le Taiwan ; la Réunion et jamais la Madagascar, etc.

. La Seine, la Garonne et la Loire sont des gonzesses et le Rhône et le Rhin
des mecs. Est-ce parce que ces derniers naissent à l¹étranger ?

. Tous les pays européens (ou presque) sont féminins alors que tous ceux d¹Amérique du nord et d¹Amérique centrale sont masculin. (W. Lewino)

Collage Sternberg

Pâques à Parisss

mardi, avril 03, 2007

La gifle

Je suis allée voir un film avec Sandrine Kiberlain,# TRES BIEN, MERCI de Emmanuelle Cuau avec Gilbert Melki, Olivier Cruveiller, Frédéric Pierrot, Emmanuel Salinger, Grégory Gadebois, Christophe Odent, Nathalie Akoun-Cruveiller, Agnès Caffin, Dimitri Rataud, Camille Japy, David Migeot, Patrick Dross, Emilie Chesnais. (Sortie le 25 avril) Son mari se fait arrêter, puis est placé d'office dans un hôpital psychiatrique.
Je voulais aller à la suite à Pantin mais j'avais ma dose de réminiscence avec des enfermements arbitraires, je me suis trompée d'autobus, descendue à la Gare de l'Est je me suis fait gifler dans la rue par un grand noir en jogging blanc, réfugiée dans un bistrot un inconnu m'a offert un verre d'eau, c'est j'espère tout pour aujourd'hui, je rentre me coucher si tant est qu'il n'y ait pas d'autre incident en descendant le Bd. Magenta.

lundi, avril 02, 2007

Samuel Beckett Côté Court Pantin

Je viens de voir une photo de Jacques Sternberg sur son site, cela me trouble, il y est si présent. Durant la rétrospective de Samuel Beckett son image se superposait sans cesse à celle du cinéaste dont je ne connaissais pas l'oeuvre filmée en langue allemande. Unique décor une pièce grise, aucun meuble sauf un misérable lit et un petit banc sur lequel l'auteur est déguisé en vieillard, front déposé sur ses mains, lesquelles tiennent ce que l'on suppose être un livre, les fenêtres et portes s'ouvrent sur le vide. Cela ressemble par trop à ce que j'imagine de sa fin de vie. Se connaissaient-ils? Ils avaient eu le même éditeur, Jérôme Lindon (Editions de Minuit)

Les clones

Mes vieilles copines virent à la dame patronnesse moralisatrice à souhait, après de tulmutueuses péripéties dues à un narcissisme forcené, la ménaupose alcoolisée à eu raison de leur brillante carrière, et la cave de leur conjoint se change en eau au contraire du Christ qui transformait l'eau en vin. Du coup, elles voient noir, et m'ayant vue transparente durant leurs leuggorrées vantardes, elles ne supportent pas de me découvrir quelques fans. C'est facile pour moi de taper dans le tas, mes copines sont des clones, avec les fragilités de ce formatage. C'est celà qui me touchait et m'a fait les fréquenter commes des soeurs orphelines, bien que leur héritage en parti dù aux enfants des maris, entretenait des gigolos d'une tchatche brillante. Tant que je me suis tue, elles m'ont invitée, mais ma parole ne vaut pas la leur, alors elles crient au scandale, ayant déjà fait taire leurs proches par l'hystérie, le désir du pouvoir, les mensonges, les menus malversations sous couvert d'une mythomanie bon teint, on ne peut rien quantifier, que croire ou fuir. C'est bien une demi-douzaine à la pelle de clones que je connais. Je n'ai plus l'âge de ces jeux pervers, je suis fatiguée, honte sur moi!