vendredi, novembre 23, 2007
Les lueurs blèmes du petit matin
Des pointes de feu éveillent un corps endormi, la nuit est encore là, le sommeil engourdit le cerveau, seule la conscience incisive du désir de l'autre, ces coups de butoir sur n'importe quelle zone qui devient érogène, des luminescences dans le noir du subconscient. Io qui devint génisse blanche pour garder son amant devait gémir comme une bête frappée dans le brouillard de son anonymat, loin d'elle la tête du taureau, le poids n'est pas porté par son dos, nul n'est sensé connaître ces intempestifs accords amoureux, la tête est vide du jour, de toute reconnaissance, seul l'impact d'un pénis et les réflexes nerveux d'une vulve les rendent vivants,soudés pour le temps que dure cette demi léthargie.
brèves rencontres au coin des rues
Je me fais l'effet d'être la copine qui attend le KO d'un boxeur après chaque verre de rouge, chaque nuit passée Dieu sait sur quel chantier, cela peut être celui d'une femme ou d'un bâtiment: Tout est dangereux! dit-il en voyant l'étal d'un brocanteur emporté par le vent.
mardi, novembre 20, 2007
Le corps a ses raisons que le coeur ignore, et la tête donc !
J'ai mis trois mois à me rendre compte du comique au troisième degré d'un ami, il était temps de rire.
dimanche, novembre 18, 2007
Le dimanche des familles
C'est le jour de tous les dangers que le dimanche, chacun étant disponible de son temps, l'on se lamine tous les reproches, et à quoi se raccrocher sinon au regard d'un passant, les feuilles qui tombent, le ciel avec quelques trouées de bleu, une copine qui vend de la vaisselle au Marché de la Brocante à la Bastille, du dedans comme du dehors l'on aperçoit les bateaux rivés sur le canal.
Nous avons dansé ensemble dans notre très jeune âge Françoise et moi, elle raconte les facéties faites à La Poulette la maîtresse de ballet qui en vieille fille nous empêchait de nous intéresser aux boys du Mogador, je ne m'en souviens d'aucune, étais-je plus jeune, plus distraite, ou moins prête à rire.
Il y a les partisans qui disent que la vie d'un foetus c'est dès le premier jour puisque l'ADN individualise l'être, ma voisine Agnès: Qu'est-ce que tu fais dans la vie?- Moi, je fabriques de l'os!
Le surhomme dit n'avoir jamais froid, ni faim, mais constamment excité sexuellement, l'alcool serait-il un miroir déformant avec l'ivresse lourde du rouge, pensée négative, méfiance d'un voleur sur les intentions des autres, la parano galopante par mésestime de soi, animal terré avec l'intuition exacerbée de l'homme des cavernes, survivance par de petits travaux approximatifs chez les uns les autres, une lenteur du geste, arabesques gracieuses d'une idée diffuse.
Baudelaire détestait le naturel qu'il trouvait vulgaire, il n'avait de cesse de transformer l'être humain en oeuvre d'art. C'était le sujet de la discutions: Sans art, point d'humanité! ART: artifice ( dans les grottes les mauvais chasseurs n'étaient plus des acteurs, ils contemplaient le réel en se dédoublant. Un enfant aurait demandé à un sculpteur: Comment savais-tu que dans le marbre il y avait un cheval? Artiste, vient d'artisan, pas de distingo entre Michel-Ange et un cordonnier.
Nous avons dansé ensemble dans notre très jeune âge Françoise et moi, elle raconte les facéties faites à La Poulette la maîtresse de ballet qui en vieille fille nous empêchait de nous intéresser aux boys du Mogador, je ne m'en souviens d'aucune, étais-je plus jeune, plus distraite, ou moins prête à rire.
Il y a les partisans qui disent que la vie d'un foetus c'est dès le premier jour puisque l'ADN individualise l'être, ma voisine Agnès: Qu'est-ce que tu fais dans la vie?- Moi, je fabriques de l'os!
Le surhomme dit n'avoir jamais froid, ni faim, mais constamment excité sexuellement, l'alcool serait-il un miroir déformant avec l'ivresse lourde du rouge, pensée négative, méfiance d'un voleur sur les intentions des autres, la parano galopante par mésestime de soi, animal terré avec l'intuition exacerbée de l'homme des cavernes, survivance par de petits travaux approximatifs chez les uns les autres, une lenteur du geste, arabesques gracieuses d'une idée diffuse.
Baudelaire détestait le naturel qu'il trouvait vulgaire, il n'avait de cesse de transformer l'être humain en oeuvre d'art. C'était le sujet de la discutions: Sans art, point d'humanité! ART: artifice ( dans les grottes les mauvais chasseurs n'étaient plus des acteurs, ils contemplaient le réel en se dédoublant. Un enfant aurait demandé à un sculpteur: Comment savais-tu que dans le marbre il y avait un cheval? Artiste, vient d'artisan, pas de distingo entre Michel-Ange et un cordonnier.
samedi, novembre 17, 2007
L'antidote
Un peu de peinture et hop! un léger empoisonnement. Cela me rappelle qu'un médecin m'avait, pour me fortifier et me rendre belle, fait une série de piqûres d'arsenic. Dans ce temps là,je dansais et buvais naturellement un litre de lait par jour, une fois j'ai oublié, et mes boyaux se sont tordus, sans le savoir, je pratiquais l'antidote au poison.
Ces nuits où l'on est si faible sont un tue l'amour
Quant à la mort aux rats, il parait que c'est comme pour notre coeur, à dose dilué, un fortifiant, d'ici à se débarrasser de ces sales bêtes!
Ces nuits où l'on est si faible sont un tue l'amour
Quant à la mort aux rats, il parait que c'est comme pour notre coeur, à dose dilué, un fortifiant, d'ici à se débarrasser de ces sales bêtes!
jeudi, novembre 15, 2007
L'obsessionnel
L'obsessionnel est ennuyeux, une litanie sans fin de ses désirs, aussitôt assouvis, il faut recommencer, ça lasse l'imagination. Un seul moment amusant dans l'émission sur les tabous du plaisir féminin, notre chère Catherine Robbe-Grillet qui a refusé la fessée à un critique lequel avait fustigé son romancier de mari.
lundi, novembre 12, 2007
Je glane dans les bistrots philos
Pauline Carton à qui un flatteur déclarait qu'elle ne changeait pas:" Eh bien, qu'est-ce que je devais être moche à 20 ans!"
Discution sur la réalité:
Ne demande pas le sens, demande l'usage!
Dieu a mis dans l'une de nos poches un grain de poussière, et dans l'autre: Je n'ai crée le monde que pour toi! ( Talmud)
J'ai passé une nuit extraordinaire où on n'était plus qu'un et c'était moi! (Woody Allen)
La limite de mon monde est la limite de mon langage, ma capacité à parler (Wickenstein)
Un carrosse qui va vite est un carrosse vide (proverbe allemand)
La colombe fend allégrement l'air et se dit: S'il n'y avait pas d'air je volerais encore mieux! (Kant)
Une voluptueuse douceur, le poitrail d'un homme, se nicher sur son épaule le visage enfoui tel le bec d'un oiseau sous une aile duveteuse. Rudolph Nouriev avait gardé la tradition de ce port de tête à l'ancienne, par en dessous des bras, au lieu du menton arrogant et fier face au public des danseurs modernes.
Discution sur la réalité:
Ne demande pas le sens, demande l'usage!
Dieu a mis dans l'une de nos poches un grain de poussière, et dans l'autre: Je n'ai crée le monde que pour toi! ( Talmud)
J'ai passé une nuit extraordinaire où on n'était plus qu'un et c'était moi! (Woody Allen)
La limite de mon monde est la limite de mon langage, ma capacité à parler (Wickenstein)
Un carrosse qui va vite est un carrosse vide (proverbe allemand)
La colombe fend allégrement l'air et se dit: S'il n'y avait pas d'air je volerais encore mieux! (Kant)
Une voluptueuse douceur, le poitrail d'un homme, se nicher sur son épaule le visage enfoui tel le bec d'un oiseau sous une aile duveteuse. Rudolph Nouriev avait gardé la tradition de ce port de tête à l'ancienne, par en dessous des bras, au lieu du menton arrogant et fier face au public des danseurs modernes.
samedi, novembre 10, 2007
Le bâton
Pour acheter un bout de bâton j'ai du faire tous les étages de deux grands magasins, chacun me dépêchant au niveau supérieur ou inférieur, et pour trouver les équerres et les anneaux de rideaux, je devais trimballer à travers les rayons mon cylindre afin de vérifier le diamètre des uns et des autres. Les vendeurs sont excédés, on les comprend c'est samedi, foule des curieux, de plus je ne suis qu'une femme inapte au bricolage, pour titiller les espoirs de ceux qui espèrent le gros client. Je suis ressortie les mains vides, à l'air libre, me disant que c'était un jour à flâner.
vendredi, novembre 09, 2007
La tristesse me sied comme un gant!
Le dormir, le manger, le Petit contact qui dure des heures, angoissant d'imaginer l'alcool qui diffère l'orgasme, toute une journée orchestrée par la tendresse et le désir, et la sensation d'un régression en chute libre dans un vocable et une sexualité enfantine.
mercredi, novembre 07, 2007
La disponibilité
Personne ne comprend que je sois disponible sur l'heure pour voir un film, une pièce de théâtre ou un déjeuner avec mes vieux potes. Cela fait quarante ans que ça dure,ces courts instants constituent un sorte de vie familiale sans compter la sacrée sainte culture sans laquelle il n'y a pas de conversation possible au bistrot. Ce n'est pas maintenant que je vais lâcher ce fil d'Arianne.
Mais qu'est ce que tu me racontes là!
Un historienne dit avoir beau le nez dans les dossiers, les archives, Ils ne peuvent raconter ni ceci, ni cela, en somme rien du tout. Heureusement il existent encore des rescapés des camps, anciens résistants qui malgré leur grand âge font un travail de mémoire auprès d'élèves, dans des réunions, en visitant annuellement avec des amis les camps, lors de commémorations. Emile Torner est l'un d'entre eux, que Dieu lui prête longue vie, des dinosaures comme cela je les suivrais à pied et à cheval, ils ont rarement des voitures.
lundi, novembre 05, 2007
Notre identité est-elle forcément plurielle?
C'est le sujet qui a été retenu ce dimanche au Café Philo des Phares. Un chanteur aurait dit: Je suis une presqu'île, un bras vers la mer, l'autre vers la terre! Sacha Guitry L'égoïste c'est celui qui ne pense pas à moi!
jeudi, novembre 01, 2007
La tendresse n'y peut rien
S'accrocher au coup d'un pochard ne l'empêchera pas d'aller dire bonjour à ses potes; Bonjour! Bonjour! Combien de bonjour ce matin, ce soir, question embarrassante, voire humiliante pour l'un comme pour l'autre. Je change de trottoir pour ne pas le prendre en flagrant délit. Il a l'air d'un chien battu et moi d'une femme frustrante, rien à gagner à ces rencontres. Chaque vodka, chaque coup de rouge fait tort à l'orgasme, la tristesse n'est pas le meilleur excitant, il faut attendre le petit matin que le sang se soit dégorgé du poison, que le cerveau encore ensommeillé ne soit plus en prise avec ce problème existentiel, juste la brûlure d'une caresse surprise
mercredi, octobre 31, 2007
Le narcissisme, c'est grave docteur?
Il faut se reporter à l'émission Le Magazine de la Santé,de ce mercredi. Les deux joyeux compères ont illustré parfaitement le propos des animateurs qui ne veulent pas laisser le soin à leurs partenaires de dire le dernier mot aux spectateurs, et qui surenchérissent: Au revoir!- Au revoir!
Cela me rappelle une scène vécue au théâtre du Mogador. Jacques Harden et Claude Bertrand jouaient deux doges dans Les amants de Venise. Ils se sont amusés à parodier des cabots qui reculaient d'un pas pour donner la réplique en restant face au public. A force de reculer de l'avant scène, le rideau s'est ouvert sur un plateau bucolique avec des animaux de ferme, ils ont glissé et se sont retrouvés dans la merde des cochons.
Cela me rappelle une scène vécue au théâtre du Mogador. Jacques Harden et Claude Bertrand jouaient deux doges dans Les amants de Venise. Ils se sont amusés à parodier des cabots qui reculaient d'un pas pour donner la réplique en restant face au public. A force de reculer de l'avant scène, le rideau s'est ouvert sur un plateau bucolique avec des animaux de ferme, ils ont glissé et se sont retrouvés dans la merde des cochons.
lundi, octobre 29, 2007
Ce n'est jamais trop tôt!
Un homme m'a raconté qu'à l'âge de dix ans, il collait un bout de miroir sur sa chaussure pour qu'au passage de la maîtresse il puisse entrevoir son entregent.
Quand à une gitane, elle ouvrait les cuisses s'il lui rapportait un poulet, pour la toucher il lui fallait en voler deux.
Quand à une gitane, elle ouvrait les cuisses s'il lui rapportait un poulet, pour la toucher il lui fallait en voler deux.
dimanche, octobre 28, 2007
Si tu humilie ton prochain, tu le tue, car le sang se retire de son visage ( la kabbale)
Je ne supportais pas que ma mère m'appelle par mon petit nom, je me cachais, car Dorette était le nom que l'on donnait à des vaches dans les pyrénées
samedi, octobre 27, 2007
J'adore les manifs!
Cela me tient lieu de promenade dominicale que de suivre un défilé, ils y a ceux qui marchent et ceux qui les regardent, toujours un sourire de connivence, et la surprise de rencontres annuelles. L'avenue bordée d'arbres est belle, délaissée par les voitures, et les gens macarons à la boutonnière se reconnaisent pour une identité commune. C'est un peu de la joie naturelle dans les villages les jours de grand-messe.
Le matin j'avais assité à un meeting dans le local d'un gymnase, le troublion alcoolo de service avait entrouvert la porte: Oh! Ca sent le cerveau! il est reparti courant comme un lapin.
Un militant racontant une discussion musclée dans sa cellule.
Nous n'avons pas gagné à la castagne mais à la cervelle!
Les sortants se reproduisent!A se reproduire on devient stériles! Les élus aiment bien leur place! Puisque la femme est l'égale de l'homme, l'homme est égal à la femme!( parlant d'une petite bourgeoise un peu fripée
Notre commune s'appelle IKEA-Ville, tout est bleu, tout est rouge, tout est écrit en suédois, on mange suédois, on boit suédois, on dort suédois, pardon camarade, je ne suis pas horloger, je prends votre temps!
Le matin j'avais assité à un meeting dans le local d'un gymnase, le troublion alcoolo de service avait entrouvert la porte: Oh! Ca sent le cerveau! il est reparti courant comme un lapin.
Un militant racontant une discussion musclée dans sa cellule.
Nous n'avons pas gagné à la castagne mais à la cervelle!
Les sortants se reproduisent!A se reproduire on devient stériles! Les élus aiment bien leur place! Puisque la femme est l'égale de l'homme, l'homme est égal à la femme!( parlant d'une petite bourgeoise un peu fripée
Notre commune s'appelle IKEA-Ville, tout est bleu, tout est rouge, tout est écrit en suédois, on mange suédois, on boit suédois, on dort suédois, pardon camarade, je ne suis pas horloger, je prends votre temps!
vendredi, octobre 26, 2007
La peau trouée (documentaire)
C'était tellement atroce de voir ces requins harponnés que je serrais la main d'un ami. Il s'est fait délestér de son portable par un vrai requin. "Où était ton sixième sens? ( chose qu'il se vante d'avoir) -Il était dans ta main!"
jeudi, octobre 25, 2007
Maitre Pierre Kaldor
Maître Pierre Kaldor affiche avec humour ses 95 printemps lors de la cérémonie où on lui a remis la légion d'honneur et dit en substance, lui qui n'a été au service que des autres, tous les opprimés de la terre, Je ne suis fait que de votre gentillesse, des marques de l'amitié que vous me prodiguez,trop!! l'homme a bien sûr un héritage génétique, mais ce sont les évènements, les rencontres qui le construisent, je ne serais rien sans vous tous! C'est vraiment jubilatoire de voir son sourire si bon et d'entendre une voix si ferme, l'intelligence faite homme. Il n'a pas omis de présenter Charlotte qui lui a mis la corde au cou après l'avoir fait évader de prison à l'aide d'une corde...
L'interprétation
Mon côté passéiste m'empêche de goûter le sel d'une nouvelle interprétation, je ne peux voir un Maigret sans me souvenir de Jean Gabin, je n'irai pas visionner un nouveau Boudu sauvé des eaux sans Michel Simon, Brigitte Bardot n'a jamais été remplacée quelque soit la sophistication d'une autre actrice qui a chanté Ma Harley Davidson, Humphrey Bogart et celle qui lui a offert un sifflet en or afin qu'il l'appelle, Laureen Bacall, ils resteront le couple mythique du cinéma américain, sans parler de Marylin Monroe qu'aucune starlette aussi douée fut-elle pour le tortillage du cul n'arriva à sa grâce mêlée d'infinie tristesse lorsqu'elle sussurait d'une voix détimbrée les mots d'amour à ses partenaires. Ainsi va la culture, quand on a une pléiade de voix si particulières, de physiques inimitables, l'on ne peut s'arranger du talent de ceux qui revisitent les grands, les uniques, lesquels ont marqué de leur sceau une oeuvre, un chant, comment faire mieux que Brassens, Gainsbourg, et les autres. Les jeunes, neufs dans leurs goûts, peuvent ne pas avoir les oreilles pleines de timbres si particuliers que seule la chanson les séduisent, je me sens amputée de n'avoir pas des ouïes nouvelles et un regard vierge.
lundi, octobre 22, 2007
L'homme n'est pas ce qu'il est, il est ce qu'il n'est pas ( Jean-Paul Sarthe)
A la discution qui a suivit, je n'ai rien compris, seul, marcher sur les pavés au bord du Canal avec un amoureux m'a paru significatif. Nous avons ainsi voyagé à moindre frais sous un ciel clair, l'air ambiant parcemé de pollen, et la paresse des péniches à atteindre l'écluse nous alanguissait sur le banc des badauds
samedi, octobre 20, 2007
Le mou de chat
C'est ce que l'on donnait à manger à Spoutnick, le bébé chat trouvé lors du lancement de cette fusée. Et mon cerveau en a gardé une rancoeur, je ne suis pas sûr qu'il aimait ça bien que s'y jetant goulûment. Il voulait les aisselles de mon amant, il me semblait que c'était ma propriété privée, le chat et moi ne faisions pas deux, j'entends encore aujourd'hui que l'on aimerait un ménage à trois, je ne réclame rien mais ne suis pas partageuse, plutôt déguerpir. Bref, de cette lancinante quête du plaisir mon cerveau en est ramolli, comme ce mou qui m'écoeurait.
Créée en 1986, la galerie Pascal Gabert est installée au cœur du Marais, où se concentre une part importante de la création artistique contemporaine. Membre du comité des galeries d’art , elle participera successivement à la FIAC, Saga, Découvertes, la Foire Art Paris, au salon d’Angers, et à St’art à Strasbourg.
Lieu vivant d’exposition, d’échange et de dialogue, la galerie Pascal Gabert a su établir, au fil des années, des relations privilégiées propices à la rencontre entre amateurs, artistes et écrivains.
Son fondateur, Pascal Gabert y défend depuis plus de 20 ans la création contemporaine. Peinture, sculpture, photographie : l’art contemporain se présente ici dans une vision globale et ouverte, sans préjugés, au rythme annuel de cinq à huit expositions thématiques ou personnelles.
« Mon rôle est de découvrir, d’établir une relation suivie avec des artistes et d’imposer leur image et leur œuvre auprès du public. Pour moi, le rôle du galeriste s’apparente à celui d’un « passeur ». Mon regard et mon expérience, mon intuition aussi, me permettent de faire découvrir des artistes singuliers à des collectionneurs et amateurs. Derrière chacune des œuvres que je présente, il y a l’histoire et l’avenir de la galerie. »
Pascal GABERT
Video de présentation » PRESENTATION DE L'EXPOSITION EN COURS
Prochainement :
Jean CLERTE
"Bois debout"
du 11 octobre au 17 novembre 2007
Après "le cycle du carbone" et "Ex-voto et lucarnes" en 2002 et 2005, la Galerie Pascal Gabert consacre une troisième exposition personnelle à Jean Clerté du 11 octobre au 17 novembre. Intitulée « bois debout », terme qui désigne à l’origine le cœur du bois partie la plus précieuse, l’exposition présente une sélection de boîtes en bois découpé et polychrome ainsi qu’une série d’aquarelles récentes.
Dans chacune de ses boîtes, Jean Clerté écrit une pièce de théâtre immobile dans laquelle il met en scène personnages, animaux et symbôles, l’ensemble ayant pour décor la nature.
Le principe technique de création reste inchangé : Jean Clerté travaille à partir d’objets et de formes qu’il découpe et superpose dans l’espace de la boîte. Au delà de ces contes mélancoliques, Jean Clerté se révèle l’inventeur d’une langue étrangère peuplée de signes où la main, guidée par l’inconscient, produit une série de scènes énigmatiques dont chacune porte en elle un autoportrait de l’artiste.
La série d’aquarelles présentée permet de mettre en évidence le travail de préparation des boites. L’aquarelle est une technique chère à Jean Clerté, son alliée dans la quête aux images, elle lui permet de fixer avec liberté les formes souhaitées et porte en elle la mémoire de l’ensemble de ses œuvres.
Le livre intitulé : « L’enfance de l’art » sera présenté à l’occasion de cette exposition.
Lieu vivant d’exposition, d’échange et de dialogue, la galerie Pascal Gabert a su établir, au fil des années, des relations privilégiées propices à la rencontre entre amateurs, artistes et écrivains.
Son fondateur, Pascal Gabert y défend depuis plus de 20 ans la création contemporaine. Peinture, sculpture, photographie : l’art contemporain se présente ici dans une vision globale et ouverte, sans préjugés, au rythme annuel de cinq à huit expositions thématiques ou personnelles.
« Mon rôle est de découvrir, d’établir une relation suivie avec des artistes et d’imposer leur image et leur œuvre auprès du public. Pour moi, le rôle du galeriste s’apparente à celui d’un « passeur ». Mon regard et mon expérience, mon intuition aussi, me permettent de faire découvrir des artistes singuliers à des collectionneurs et amateurs. Derrière chacune des œuvres que je présente, il y a l’histoire et l’avenir de la galerie. »
Pascal GABERT
Video de présentation » PRESENTATION DE L'EXPOSITION EN COURS
Prochainement :
Jean CLERTE
"Bois debout"
du 11 octobre au 17 novembre 2007
Après "le cycle du carbone" et "Ex-voto et lucarnes" en 2002 et 2005, la Galerie Pascal Gabert consacre une troisième exposition personnelle à Jean Clerté du 11 octobre au 17 novembre. Intitulée « bois debout », terme qui désigne à l’origine le cœur du bois partie la plus précieuse, l’exposition présente une sélection de boîtes en bois découpé et polychrome ainsi qu’une série d’aquarelles récentes.
Dans chacune de ses boîtes, Jean Clerté écrit une pièce de théâtre immobile dans laquelle il met en scène personnages, animaux et symbôles, l’ensemble ayant pour décor la nature.
Le principe technique de création reste inchangé : Jean Clerté travaille à partir d’objets et de formes qu’il découpe et superpose dans l’espace de la boîte. Au delà de ces contes mélancoliques, Jean Clerté se révèle l’inventeur d’une langue étrangère peuplée de signes où la main, guidée par l’inconscient, produit une série de scènes énigmatiques dont chacune porte en elle un autoportrait de l’artiste.
La série d’aquarelles présentée permet de mettre en évidence le travail de préparation des boites. L’aquarelle est une technique chère à Jean Clerté, son alliée dans la quête aux images, elle lui permet de fixer avec liberté les formes souhaitées et porte en elle la mémoire de l’ensemble de ses œuvres.
Le livre intitulé : « L’enfance de l’art » sera présenté à l’occasion de cette exposition.
jeudi, octobre 18, 2007
mercredi, octobre 17, 2007
Ghislain Cloquet lors de la remise des Oscars à Hollywood
mardi, octobre 16, 2007
L'automne
Il fait si beau! C'est un crime! Une langueur faite des caresses sans fin, je suis comme ces feuilles d'automne qui tournoient lentement au gré d'un zéphyr voluptueux, quand je toucherai le sol il faudra attendre qu'un autre vent me fasse danser la tarentelle, c'était mon ballet préféré à Mogador, ces pas vifs et sautillants, le coeur léger de nos 20 ans.
En discutant d'échecs dans un bistrot d'habitués, je me suis souvenu avoir été fascinée par La Diagonale du fou, J'ai offert le DVD à un joueur qui ne connaissait pas le film. J'espère qu'il m'invitera à le regarder avec lui.
La diagonale du fou
de Richard Dembo
avec Michel Piccoli, Leslie Caron, Alexandre Arbatt
Editions Montparnasse 2003 / 15 ffr.- 2.29 €
Durée film 103 mn.
Classification : Tous publics
En discutant d'échecs dans un bistrot d'habitués, je me suis souvenu avoir été fascinée par La Diagonale du fou, J'ai offert le DVD à un joueur qui ne connaissait pas le film. J'espère qu'il m'invitera à le regarder avec lui.
La diagonale du fou
de Richard Dembo
avec Michel Piccoli, Leslie Caron, Alexandre Arbatt
Editions Montparnasse 2003 / 15 ffr.- 2.29 €
Durée film 103 mn.
Classification : Tous publics
lundi, octobre 15, 2007
La lundinite
C'est un jour vacant, que va devenir la semaine?
Lorsque je faisais du secrétariat chez une femme médecin: Tous les bobos se déclarent le lundi, suite aux weeks-ends frustrants. Et ça sonnait, et ça sonnait, chacun voulait un RV, une raison de se refaire une âme de gagnant. Elle appelait cette maladie La lundinite.
Lorsque je faisais du secrétariat chez une femme médecin: Tous les bobos se déclarent le lundi, suite aux weeks-ends frustrants. Et ça sonnait, et ça sonnait, chacun voulait un RV, une raison de se refaire une âme de gagnant. Elle appelait cette maladie La lundinite.
La philo le dimanche
le train-train me revient, café philo, question du désamour: Si ce que tu as à dire n'est pas plus beau que le silence, alors tais toi! (proverbe arabe)
Prendre de la hauteur sans perdre pied! (l'animateur Gunther). Je ne me tairais que quand je serais entendue! (Nathalie)
L'on s'aime tant que l'on ne se parle pas (inconnu)
Des badauds, il y en a au Canal St Martin, le temps s'y prête, un homme s'est fait une paire de ski pour l'eau avec des sacs poubelles, il habite à 100m mais ne peut s'approcher des écluses, cela fait un effet siphon. Je me rappelle les luges des turcs qui travaillaient pour le Club Medd en Suisse, ils dévalaient la montagne couchés sur du plastique.
La fanfare du quartier remonte le fleuve de part et d'autre.
Un équilibriste du haut de son tricycle se fait lancer des torches allumées par le public.
La promenade dominicale a un franc succès, beaucoup d'enfants et de poussettes, on ne voit plus les tentes des SDF. Une baguette de pain bio, de l'eau à voir, que demande le peuple, j'aimerai bien partager ce plaisir simpliste.
Prendre de la hauteur sans perdre pied! (l'animateur Gunther). Je ne me tairais que quand je serais entendue! (Nathalie)
L'on s'aime tant que l'on ne se parle pas (inconnu)
Des badauds, il y en a au Canal St Martin, le temps s'y prête, un homme s'est fait une paire de ski pour l'eau avec des sacs poubelles, il habite à 100m mais ne peut s'approcher des écluses, cela fait un effet siphon. Je me rappelle les luges des turcs qui travaillaient pour le Club Medd en Suisse, ils dévalaient la montagne couchés sur du plastique.
La fanfare du quartier remonte le fleuve de part et d'autre.
Un équilibriste du haut de son tricycle se fait lancer des torches allumées par le public.
La promenade dominicale a un franc succès, beaucoup d'enfants et de poussettes, on ne voit plus les tentes des SDF. Une baguette de pain bio, de l'eau à voir, que demande le peuple, j'aimerai bien partager ce plaisir simpliste.
dimanche, octobre 14, 2007
Café philo des Phares
Tel un petit bonjour, un geste léger de la main, et nous nous sommes tourné le dos, trois mois d'étreintes se sont ainsi effacés. Elles étaient si profondes que son coeur résonnait dans tout mon squelette. Cette voix si mâle ne me rappelle pas, le tréfonds de mon ventre se rendort et le train-train me revient, café philo, question du désamour: Si ce que tu as à dire n'est pas plus beau que le silence, alors tais toi! (proverbe arabe) Le passeur a fait de la belle ouvrage, j'ai oublié la date exacte de la crémation, sauf que nous sommes dans les temps. Et moi, qu'ai-je fait pour lui: Un petit peu heureux! avait-il dit. Il voulait un dernier verre, j'ai refusé, rétractée par ce besoin plus fort que celui de ma présence, ma peau irradiée par le désir il me trouvait plus belle, nous manquait l'humour, trop de viscéral: J'ai donné à elle! Impossible de différencier l'instinct, d'une intelligence, à une tendresse indicible, c'est elle que j'aurai voulu me garder.
Prendre de la hauteur sans perdre pied! (l'animateur Gunther). Je ne me tairais que quand je serais entendue! (Nathalie)
Est-il possible que je retombe dans le vide tel une funambule sans plus de gestes pour garder l'équilibre, la nuit était pleine de nos rauques gémissements, le jour rempli des incertitudes des rencontres de bar. Un blanc me figeait quand je l'en voyais sortir, seul ses bras pouvaient annihiler ma méfiance, il me sentait plus fille que pute: Je ne serais jamais la femme d'un marin qui récupère son bonhomme au gré des trottoirs!
L'on s'aime tant que l'on ne se parle pas (inconnu)
Il me faut imaginer ce noir qui recouvre la représentation, sans artifice pour le masquer, sa parole est annihilée par les vins, son derme excité par des vapeurs qui en diffère la jouissance.
Prendre de la hauteur sans perdre pied! (l'animateur Gunther). Je ne me tairais que quand je serais entendue! (Nathalie)
Est-il possible que je retombe dans le vide tel une funambule sans plus de gestes pour garder l'équilibre, la nuit était pleine de nos rauques gémissements, le jour rempli des incertitudes des rencontres de bar. Un blanc me figeait quand je l'en voyais sortir, seul ses bras pouvaient annihiler ma méfiance, il me sentait plus fille que pute: Je ne serais jamais la femme d'un marin qui récupère son bonhomme au gré des trottoirs!
L'on s'aime tant que l'on ne se parle pas (inconnu)
Il me faut imaginer ce noir qui recouvre la représentation, sans artifice pour le masquer, sa parole est annihilée par les vins, son derme excité par des vapeurs qui en diffère la jouissance.
jeudi, octobre 11, 2007
lundi, octobre 08, 2007
Cherchez Duras!

Tous les intervenants ont décortiqué l'oeuvre de Marguerite jusqu'à l'os, je suis resté sur ma faim tel un chien galeux qui n'aurait pas léché ce qui suinte, ce que l'on ne sent que sur le bout de la langue. Manquait l'image, les documentaires genre films de Michèle Porte, la main du Consul sur les reins de Delphine Seirig dans India-song,etc..
"Les universitaires restent ce qu'ils sont,des universitaires! -Pas d'insulte, Dorothée! m'a répliqué ma voisine."
Le triomphe de la banalité! Personne ne se retourne sur moi dans la rue!- La solitude est toujours accompagnée de folie!- Personne n'a jamais écrit à deux voix!- Écrire, c'est ne pas parler, se taire! -Hurler sans voix!- J'ai regardé la mer jusqu'au rien!- On ne peux pas écrire sans la force du corps!- Le désespoir est tangible, ça reste, ça tue!- écrire c'est tenter de savoir ce que l'on écrirait si on écrivait(Marguerite Duras dite MD)
Le temps est divin, la plage est pleine, dernier luxe d'arrière saison, je me sens riche comme à chaque septembre, une volupté non partagée, il me faudrait un homme à la retraite, banderait-il encore pour mes pleins et déliés...
Il y a tout juste un an le capitaine s'en est allé avec ses peurs et douleurs

A chaque fois qu'il me savait à Trouville: Allez dire bonjour à mon petit bateau!
Le Sunfish habillé d'hiver attend que quelqu'un le remette à l'eau.
Acte manqué, j'avais oublié tous mes papiers dont la carte vitale, force me fut d'y retourner cette semaine. Ce n'était pas innocent, je pensais y méditer en finissant mon veuvage, tout concordat à des retrouvailles souvenirs, gens du passé passaient dans la rue des Bains évoquant le disparu, un amoureux sauvage vint m'y faire des scènes, j'ai eu beau lui expliquer qu'il ne pouvait être jaloux que d'un fantôme, que personne ne m'avait séduite dans ces lieux depuis des décennies, chaque bonjour que je lançais à la volée, il se sentait lésé. La rupture avec le passé a été consommée au lit, son formidable instinct l'avait fait prendre le train le jour J. Quelle affaire! Cela donnera raison à la rumeur: Dés qu'elle descend du train et traverse le pont, elle ramasse un homme!
J'adore ces coïncidences qui tournent rond, le parfait d'un accident que l'on attend pas, qui m'a sauvée maintes fois d'un vide qui me tirait au suicide.Une femme qui accepte d'aller chez un inconnu n'est pas une femme bien! Tant pis pour ce qu'il lui arrive! De lui, je n'en reviens pas, on dirait une punaise de sacristie provinciale. Si je n'avais pas suivi des inconnus hommes où femmes, dès mon enfance je ne serais pas vivante, enfermée dans une maison de fou ou suicidée! Il ne comprends pas qu'il ne s'agit pas d'éducation mais de survie, il a élevé ses enfants avec amour et ne peut admettre la permanence d'un besoin viscéral de l'autre, quel qu'il soit.
vendredi, septembre 28, 2007
Café philo des Phares-
Sans différence, il n'y a pas de vie!Nathalie
C'est la liberté qui fait l'être moral!Paul Ricoeur
jeudi, septembre 27, 2007
Le puit
je m'incruste contre les parois d'un puit de douceur, si fatiguée de ne pas me laisser aspirer vers le fond, dans l'ivresse de l'autre.
mardi, septembre 25, 2007
inadvertance
J'ai retrouvé la photo de ma caravane par inadvertance et le jour même j'avais au courrier une invitation pour aller au cirque
picto_spectacle.jpg - Ministère de la Culture
Le Cirque d'une vie
Exposition temporaire
La vie et l'oeuvre de Jean-Baptiste Thierrée et Victoria Chaplin
Site internet : espacejeanlegendre.com
Téléphone renseignement : 03 44 92 76 83
Téléphone réservation : 03 44 92 76 83
Date / lieu / horaire :
Le Cirque d'une vie - Visite libre
Du 6/10/2007 au 13/12/2007
Tarifs : gratuit
ESPACE JEAN LEGENDRE, THÉÂTRE DE COMPIÈGNE
Place Briet Daubigny Rue du Général Koenig
COMPIEGNE 60200
vendredi, septembre 21, 2007
Le 12e hommage de Trouville à Marguerite Duras
Un colloque aura lieu toute la journée samedi 6 octobre. Dimanche 7, une lecture par Macha Meril est programmée dans le hall des Roches noires.
Depuis 1996, Trouville consacre le premier week-end du mois d'octobre à la mémoire de Marguerite Duras. Pour se souvenir que jusqu'à la fin de sa vie, la femme de lettres a aimé sa ville d'adoption. En 1963, elle achetait son appartement à la résidence des Roches noires et y passait de longs mois, quand les touristes avaient déserté la plage. C'est ici qu'elle aimait écrire.
Depuis quelques années, le maire, Christian Cardon, a désiré « donner un tour plus universitaire à l'hommage ». Comme l'an dernier, le biographe et universitaire, Alain Vircondelet, sera présent à Trouville et dirigera le colloque qui aura lieu toute la journée du samedi. « J'ai rencontré Marguerite Duras en 1969, avait-il rappelé l'an passé. Elle savait écouter. J'ai fait une maîtrise sur elle, à la Sorbonne. Aucun professeur ne voulait me diriger. Je l'ai contactée. Elle m'a reçu. » Alain Vircondelet a suivi Marguerite Duras jusqu'au bout. « Les derniers mois de sa vie, j'allais la voir tous les jeudis soirs, à 19 h, au grand dam de son compagnon qui partait dîner au Flore. »
Chaque année se retrouvent à Trouville des amis de Duras et des spécialistes de son oeuvre. Parmi eux, Monique Pinthon, Guillaume Kichenin et Jean Cléder ont écrit un ouvrage sur le cycle indien de l'auteur : « Le ravissement de Lol V. Stein », « Le vice consul » et « India Song ». Maître de conférence à l'université Rennes 2, Jean Cléder a travaillé spécialement sur le thème de la littérature et du cinéma. Il parlera de la mer écrite et filmée dans l'oeuvre de Duras. Auteur de « La Sarabande », Olympia Alberti poursuivra sur le thème de « La mer et la mémoire ».
Traditionnellement, les propriétaires des Roches noires ouvrent le hall de la résidence le dimanche après-midi pour une lecture. « On ne peut pas lire Marguerite Duras dans ce lieu sans éprouver une émotion profonde, fait remarquer son amie Claire Deluca. Sa silhouette est présente partout.» Cette année, la comédienne, fidèle parmi les fidèles à ce week-end, laisse la place à une autre voix particulière, celle de Macha Meril.
Pratique. 12e Hommage à Marguerite Duras, à Trouville, samedi 6 de 10 h à 18 h 30 au cinéma du casino, ainsi que dimanche 7 à 11 h au cinéma et à 15 h aux Roches noires. Entrée gratuite dans la limite des places disponibles. Renseignements au 02 31 14 41 41.
Ouest-France
Les autres titres
( Ouest-France )
Les tortues, victimes bichonnées à l'aquarium
( Ouest-France )
Les règles à respecter...
Retour
Depuis 1996, Trouville consacre le premier week-end du mois d'octobre à la mémoire de Marguerite Duras. Pour se souvenir que jusqu'à la fin de sa vie, la femme de lettres a aimé sa ville d'adoption. En 1963, elle achetait son appartement à la résidence des Roches noires et y passait de longs mois, quand les touristes avaient déserté la plage. C'est ici qu'elle aimait écrire.
Depuis quelques années, le maire, Christian Cardon, a désiré « donner un tour plus universitaire à l'hommage ». Comme l'an dernier, le biographe et universitaire, Alain Vircondelet, sera présent à Trouville et dirigera le colloque qui aura lieu toute la journée du samedi. « J'ai rencontré Marguerite Duras en 1969, avait-il rappelé l'an passé. Elle savait écouter. J'ai fait une maîtrise sur elle, à la Sorbonne. Aucun professeur ne voulait me diriger. Je l'ai contactée. Elle m'a reçu. » Alain Vircondelet a suivi Marguerite Duras jusqu'au bout. « Les derniers mois de sa vie, j'allais la voir tous les jeudis soirs, à 19 h, au grand dam de son compagnon qui partait dîner au Flore. »
Chaque année se retrouvent à Trouville des amis de Duras et des spécialistes de son oeuvre. Parmi eux, Monique Pinthon, Guillaume Kichenin et Jean Cléder ont écrit un ouvrage sur le cycle indien de l'auteur : « Le ravissement de Lol V. Stein », « Le vice consul » et « India Song ». Maître de conférence à l'université Rennes 2, Jean Cléder a travaillé spécialement sur le thème de la littérature et du cinéma. Il parlera de la mer écrite et filmée dans l'oeuvre de Duras. Auteur de « La Sarabande », Olympia Alberti poursuivra sur le thème de « La mer et la mémoire ».
Traditionnellement, les propriétaires des Roches noires ouvrent le hall de la résidence le dimanche après-midi pour une lecture. « On ne peut pas lire Marguerite Duras dans ce lieu sans éprouver une émotion profonde, fait remarquer son amie Claire Deluca. Sa silhouette est présente partout.» Cette année, la comédienne, fidèle parmi les fidèles à ce week-end, laisse la place à une autre voix particulière, celle de Macha Meril.
Pratique. 12e Hommage à Marguerite Duras, à Trouville, samedi 6 de 10 h à 18 h 30 au cinéma du casino, ainsi que dimanche 7 à 11 h au cinéma et à 15 h aux Roches noires. Entrée gratuite dans la limite des places disponibles. Renseignements au 02 31 14 41 41.
Ouest-France
Les autres titres
( Ouest-France )
Les tortues, victimes bichonnées à l'aquarium
( Ouest-France )
Les règles à respecter...
Retour
Retour en Normandie de Nicolas Philibert
Retour en Normandie Etre et avoir Qui sait ? La Moindre des choses Le Pays des sourds Fucking Fernand Vive la sociale ! Les Camisards
• Biographie de Nicolas Philibert
Né en 1951 à Nancy, Nicolas Philibert a d'abord étudié la philosophie, avant de débuter comme stagiaire sur le tournage de Les Camisards, de René Allio, accessoiriste pour Rude journée pour la reine , assistant à la mise en scène pour Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma soeur et mon frère... et producteur délégué de L'Heure exquise du même René Allio.... Suite...
• Biographie de Nicolas Philibert
Né en 1951 à Nancy, Nicolas Philibert a d'abord étudié la philosophie, avant de débuter comme stagiaire sur le tournage de Les Camisards, de René Allio, accessoiriste pour Rude journée pour la reine , assistant à la mise en scène pour Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma soeur et mon frère... et producteur délégué de L'Heure exquise du même René Allio.... Suite...
mardi, septembre 18, 2007
«La mélancolie est la punition de l’homme supérieur». (Aristote)
Rien ne me va moins que le désir, j'y perds ma légèreté, mon sourire devient pauvre comme ravalé par la honte.
lundi, septembre 17, 2007
le désir
Chaque effleurement de sa main, de ses lèvres, de son sexe, me fait jouir, chacun de mes pores est comme un cerveau en éveil dans l'attente de l'imperceptible accident du sommeil de l'autre.
Chaque jour je crois que c'est fini, mais à son appel mon vagin se spasme sans que je ne bouge d'un doigt, il me faut sortir et marcher pour dissiper ce lanscinant désir.
J'ai redit mon âge: Nous ne nous verrons jamais au dehors afin que tu ne sois pas gêné parce que je suis vieille, et que je n'ai pas honte parce que tu bois! Après 24h de réflexion sa réponse à ce beau discours a été de m'inviter à déjeuner au dehors, dans le quartier.
Eternellement à recommencer l'acte d'amour, où se situe le ciment des amants?
Chaque jour je crois que c'est fini, mais à son appel mon vagin se spasme sans que je ne bouge d'un doigt, il me faut sortir et marcher pour dissiper ce lanscinant désir.
J'ai redit mon âge: Nous ne nous verrons jamais au dehors afin que tu ne sois pas gêné parce que je suis vieille, et que je n'ai pas honte parce que tu bois! Après 24h de réflexion sa réponse à ce beau discours a été de m'inviter à déjeuner au dehors, dans le quartier.
Eternellement à recommencer l'acte d'amour, où se situe le ciment des amants?
dimanche, septembre 16, 2007
Fête de l'Huma
Dimanche azuréen, au dessus de l'estrade ou Radio France et son orchestre philharmonique s'apprête à donner le premier coup d'archet, un avion du Bourget passe au dessus des musiciens, lentement, majestueusement dans un ciel si clair à peine moucheté de quelques nuages. La foule est déjà recueillie si jeune et sage, de jolis visages déposés sur des genoux de jeunes gens.
Hier soir j'entourais le cou d'un ami d'une écharpe en soie contre son torticolis. David m'appelât au moment même de Turquie, l'écharpe venait de là...
Dans l'autobus qui nous débarquait de la fête à une station de métro, une femme assez bavarde dit venir de Montpellier, elle devait diner au Connétable chez l'ex-femme de Michel Fanon que j'ai connu comme copain de Boby Lapointe.
La sensualité vague du poisson qui se défile à la moindre onde de choc et la sexualité marquée d'une bête des bois qui protège son territoire, drôle de liaison. Quelques heures se passent sans que ni l'un ni l'autre ne se départissent de ses gardes fous.
Hier soir j'entourais le cou d'un ami d'une écharpe en soie contre son torticolis. David m'appelât au moment même de Turquie, l'écharpe venait de là...
Dans l'autobus qui nous débarquait de la fête à une station de métro, une femme assez bavarde dit venir de Montpellier, elle devait diner au Connétable chez l'ex-femme de Michel Fanon que j'ai connu comme copain de Boby Lapointe.
La sensualité vague du poisson qui se défile à la moindre onde de choc et la sexualité marquée d'une bête des bois qui protège son territoire, drôle de liaison. Quelques heures se passent sans que ni l'un ni l'autre ne se départissent de ses gardes fous.
jeudi, septembre 13, 2007
L'amant
Que dire d'un amant qui arrive ivre mort après un long voyage, que vous laissez ronfler quelques heures, qui s'évertue sans succès à vous prouver sa flamme, pour s'assouvir au matin, et disparaitre.
lundi, septembre 10, 2007
Deauville Festival
"The dead girl" remporte le Grand Prix du 33e festival de Deauville
AFP - Il y a 14 heures
DEAUVILLE (AFP) — Le thriller "The dead girl" de Karen Moncrieff a remporté dimanche soir le Grand Prix du 33e festival du cinéma américain de Deauville. ...
"The Dead Girl" de K. Moncrieff reçoit le grand prix du festival ... La Presse Canadienne
Festival de Deauville : The Dead Girl obtient le Grand Prix du Jury EparSa Magazine
Deauville récompense "The Dead Girl" TF1
Afin de faire une petite promenade de santé, je pousse jusqu'au lieu où s'agglomère des badeauds qui attendent depuis trois heures une invitation de dernière minute. J'arrive à point pour en recevoir, il ne sera pas dit que je n'aurais pas assisté à ce festival. Le quidam regarde les invités, lesquels vont regarder les vedettes qui passent sur le tapis rouge. Les stars sont si bien gardées, et pas un regard de droite et de gauche pour le public qui sèche sous le soleil.
Trouville avait retrouvé ses tons d'automne, la joyeuse bande bariolée jusqu'à une orgie de couleurs en ce qui concerne les québécoises, on était un peu triste de les avoir accompagnés jusqu'à l'heure de l'autobus pour Orly. Entre eux, il y eut même des pleurs, souvent séparés jusqu'à l'occasion d'un autre festival.
Deux mondes différents, une foule de fans pour des actrices maquillées papier glacé par des pros, et un caravansérail en désordre pour les gens du voyage en charter.
L'un d'eux me dit: "C'était bien que vous soyez présente!- ça ne vous dérange pas les petites vieilles? - Non, au contraire! Nous, on aime bien ça, c'est la sagesse!"
AFP - Il y a 14 heures
DEAUVILLE (AFP) — Le thriller "The dead girl" de Karen Moncrieff a remporté dimanche soir le Grand Prix du 33e festival du cinéma américain de Deauville. ...
"The Dead Girl" de K. Moncrieff reçoit le grand prix du festival ... La Presse Canadienne
Festival de Deauville : The Dead Girl obtient le Grand Prix du Jury EparSa Magazine
Deauville récompense "The Dead Girl" TF1
Afin de faire une petite promenade de santé, je pousse jusqu'au lieu où s'agglomère des badeauds qui attendent depuis trois heures une invitation de dernière minute. J'arrive à point pour en recevoir, il ne sera pas dit que je n'aurais pas assisté à ce festival. Le quidam regarde les invités, lesquels vont regarder les vedettes qui passent sur le tapis rouge. Les stars sont si bien gardées, et pas un regard de droite et de gauche pour le public qui sèche sous le soleil.
Trouville avait retrouvé ses tons d'automne, la joyeuse bande bariolée jusqu'à une orgie de couleurs en ce qui concerne les québécoises, on était un peu triste de les avoir accompagnés jusqu'à l'heure de l'autobus pour Orly. Entre eux, il y eut même des pleurs, souvent séparés jusqu'à l'occasion d'un autre festival.
Deux mondes différents, une foule de fans pour des actrices maquillées papier glacé par des pros, et un caravansérail en désordre pour les gens du voyage en charter.
L'un d'eux me dit: "C'était bien que vous soyez présente!- ça ne vous dérange pas les petites vieilles? - Non, au contraire! Nous, on aime bien ça, c'est la sagesse!"
samedi, septembre 08, 2007
un court documentaire au festival de trouville

j'ai rencontré les réalisateurs de sorbonne interdite à trouville. c'est un couple israélo-allemand qui vit et travaille à paris. vous trouverez plus d'informations sur anke zeugner et adrian ruchwald sur leur site personnel taad.info
Libellés :
adrian ruchwald,
off courts,
sorbonne interdite,
trouville
les deux québécois qui rient
Depuis une semaine, je n'arrête pas de rire: avant, pendant, et après le tournage, avec Simon et Carol. Les Québécois s'amusent de tout et de rien, avec des gens plus pragmatiques et sérieux, au bout de cinq minutes j'étouffe, je dois sortir, je manque d'air.Et le public qui vous demande compte de tout: comment, pourquoi, avec qui, quand? Je ne sais quoi répondre, comme s'il prenait possession de moi, dès que l'on s'expose c'est comme ça, il ne me viendrait pa à l'idée de leur demander combien ils gagnent, d'autant qu'il se protègent de l'indiscrétion, Comment font le hommes politiques harangués par la foule, il leur faut des nerfs d'acier.
drole de coincidence!
vendredi, septembre 07, 2007
à boire
Lorsqu'on m'offre à boire je prend du lait, je ne dis pas la tête du garçon du bar quand il voit un québécois demander ce breuvage, mes lascars se refilent la commission pour ne pas avoir honte...
jeudi, septembre 06, 2007
Le hongrois

Le jeune homme qui a fait un film sur son errance en tant que SDF, Toth Csaba realisateur de "Blue Hotel" est comme un chat de gouttière sur ce festival du court, il court partout, a des yeux dans le dos, et ne manque pas de vous demander la signification d'un mot s'il n'a pas compris, avec son énergie de loup affamé il réunit les bonnes volontés auttour de lui, toujours entouré de ravissantes jeunes femmes, et il me prend la main pour me guider dans le noir des salles obscures: "Voilà, on est arrivés à la maison!" ( lorsqu'il trouve sa rangée). Cela me touche car ma love storie est toujours à Budapest, j'ai l'impression que par cette entremise d'un ange du pays, l'autre ne m'a pas tout à fait quittée.
http://fr.youtube.com/watch?v=2FE-UIChNMk
mercredi, septembre 05, 2007
Le pré
J'étais morte de fatigue de ne pouvoir dormir à cause d'un abcès dentaire allié à un tournage "DocuMenteur" l"idée est séduisante de parler de soi dans un contexte distordu telle une maison hantée. Nous avons fait équipe dans une ravissante chaumière isolée avec Sophie Dupuis, Simon Laganière, Marc Andreoni, Carol Courchesne et moi. Le bonheur dans les prés, la vache allaitant son veau était attentive à nos déplacements pour la création de "La mort vous aime aussi".
mardi, septembre 04, 2007
Se prendre en main, deux doigts en moins.
C'est l'histoire de François. Un jeune de la rue.
Après avoir été mordu par son chien, son meilleur ami, il se voit obligé de prendre une grande décision. Doit-il se défaire de son animal ?
Un film de Montrèal réalisé par Simon Laganière.
D'une durée 5 minute, ce film a été réalisé en octobre 2005.
www.lesfreresGoyette.com/simon
Après avoir été mordu par son chien, son meilleur ami, il se voit obligé de prendre une grande décision. Doit-il se défaire de son animal ?
Un film de Montrèal réalisé par Simon Laganière.
D'une durée 5 minute, ce film a été réalisé en octobre 2005.
www.lesfreresGoyette.com/simon
Blue Hotel un court-métrage, style cinéma vérité
http://fr.youtube.com/watch?v=2FE-UIChNMk
Venant de Hongrie, Csaba Toth a choisi l'errance. Il s'accompagne dans ses trajets d'une caméra super 8 et nous fait partager son point de vue. Routes, squattes, manches, places et recoins de ville se succèdent et les contacts, souvent rudes, s'adressent à nous. Un parcours avec pour seul point d'attache la caméra.
Venant de Hongrie, Csaba Toth a choisi l'errance. Il s'accompagne dans ses trajets d'une caméra super 8 et nous fait partager son point de vue. Routes, squattes, manches, places et recoins de ville se succèdent et les contacts, souvent rudes, s'adressent à nous. Un parcours avec pour seul point d'attache la caméra.
lundi, septembre 03, 2007
dimanche, septembre 02, 2007
Toujours à Trouville
Lundi 3 septembre
Journée Abitibi Témiscamingue
18h00 : Projection Festival du Documenteur au Village
20h00 : Long métrage Rien sans pennes
de Marc Girard au cinéma
22h00 : Concert de Geneviève et Matthieu
Fenêtre sur l’Abitibi-Témiscamingue
Un ciel extraordinairement bleu le jour et de féeriques aurores boréales certaines nuits. Voilà l’Abitibi-Témiscamingue. Un paysage tout entier façonné par le passage des glaciers. Réputée pour ses grands espaces, ses forêts giboyeuses et ses lacs poissonneux, l’Abitibi-Témiscamingue (environ 650 km de Montréal) est un immense territoire de 65 000 km2 pour 150 000 habitants. Parcourue d’un réseau de plus de 3 500 kilomètres de sentiers de motoneige parmi les plus beaux du Québec et parsemée d’une multitude de pourvoiries la région se dévoile aux voyageurs en quête d’authenticité et de quiétude. L’Abitibi-Témiscamingue, c’est un patrimoine unique. Une culture abitibienne et témiscamienne.
Parmi ses beautés sauvages, nous avons récolté trois spécimens à l’image de la folie, de l’éclectisme et de la sensibilité des habitants de cette magnifique région…
Festival du documenteur
Ce sont de fieffés menteurs. De sympathiques imposteurs qui vous feront avaler avec délice et plaisir la plus éhontée des « menterie ». Parce qu’elle sera apprêtée avec soin…
Le festival du DocuMenteur de l’Abitibi-Témiscamingue, c’est trois soirées de projections en plein air de faux documentaires de calibre national et international. C’est aussi un concours de création où des équipes de vidéastes doivent relever le défi de réaliser un documenteur local en 72 heures (on adore !). Cette semaine, ils sont parmi nous. Et en plus de vous offrir leurs plus somptueux bobards en brochette, ils vous préparent un petit « fourré » à la sauce Normande…
Surtout, souvenez-vous que…Toute vérité n’est pas bonne à dire !
Marc Girard… à vol d’oiseau
Jutra du meilleur documentaire en 2003, Rien sans pennes n’est autre qu’une ode à la nature. Tourné en Estrie (une autre belle région du Québec qu’on vous fera certainement visiter un jour!) mais réalisé par un Abitibien de souche, Marc Girard, ce film somptueux feuillette le journal d’une relation toute particulière et rarement vu sur grand écran. L’intime lien qui unit un faucon à son fauconnier. Ou l’inverse ! Un film fin et sensible qui pose un regard frais mais vrai sur notre relation à la vie. La nôtre et celle qui nous entoure.
Quelque part entre Baraka et La marche de l’empereur…
Geneviève et Matthieu
« À tout prendre, avoir le choix entre les absurdités involontaires répandues sur les ondes FM et celles, tout à fait volontaires, des chansons rose bonbon floues du duo abitibien Geneviève et Matthieu, je prends volontiers ces dernières. Et n’ayez crainte…G et M demeurent tout aussi ludiques dans leur approche de la création. Et ces chansonnettes enfantines pour adultes, même les plus étranges arrivent à s’immiscer, pour notre plus grand plaisir, dans nos cerveaux trépignant de bonheur d’avoir la vie si facile. Avec Geneviève et Matthieu, c’est congé de devoirs pour tout le monde! Et si ce n’est pas assez pour vous faire crier de joie, je me demande
bien ce que ça vous prend… »
Éric Parazelli – Journal VOIR - Montréal
Journée Abitibi Témiscamingue
18h00 : Projection Festival du Documenteur au Village
20h00 : Long métrage Rien sans pennes
de Marc Girard au cinéma
22h00 : Concert de Geneviève et Matthieu
Fenêtre sur l’Abitibi-Témiscamingue
Un ciel extraordinairement bleu le jour et de féeriques aurores boréales certaines nuits. Voilà l’Abitibi-Témiscamingue. Un paysage tout entier façonné par le passage des glaciers. Réputée pour ses grands espaces, ses forêts giboyeuses et ses lacs poissonneux, l’Abitibi-Témiscamingue (environ 650 km de Montréal) est un immense territoire de 65 000 km2 pour 150 000 habitants. Parcourue d’un réseau de plus de 3 500 kilomètres de sentiers de motoneige parmi les plus beaux du Québec et parsemée d’une multitude de pourvoiries la région se dévoile aux voyageurs en quête d’authenticité et de quiétude. L’Abitibi-Témiscamingue, c’est un patrimoine unique. Une culture abitibienne et témiscamienne.
Parmi ses beautés sauvages, nous avons récolté trois spécimens à l’image de la folie, de l’éclectisme et de la sensibilité des habitants de cette magnifique région…
Festival du documenteur
Ce sont de fieffés menteurs. De sympathiques imposteurs qui vous feront avaler avec délice et plaisir la plus éhontée des « menterie ». Parce qu’elle sera apprêtée avec soin…
Le festival du DocuMenteur de l’Abitibi-Témiscamingue, c’est trois soirées de projections en plein air de faux documentaires de calibre national et international. C’est aussi un concours de création où des équipes de vidéastes doivent relever le défi de réaliser un documenteur local en 72 heures (on adore !). Cette semaine, ils sont parmi nous. Et en plus de vous offrir leurs plus somptueux bobards en brochette, ils vous préparent un petit « fourré » à la sauce Normande…
Surtout, souvenez-vous que…Toute vérité n’est pas bonne à dire !
Marc Girard… à vol d’oiseau
Jutra du meilleur documentaire en 2003, Rien sans pennes n’est autre qu’une ode à la nature. Tourné en Estrie (une autre belle région du Québec qu’on vous fera certainement visiter un jour!) mais réalisé par un Abitibien de souche, Marc Girard, ce film somptueux feuillette le journal d’une relation toute particulière et rarement vu sur grand écran. L’intime lien qui unit un faucon à son fauconnier. Ou l’inverse ! Un film fin et sensible qui pose un regard frais mais vrai sur notre relation à la vie. La nôtre et celle qui nous entoure.
Quelque part entre Baraka et La marche de l’empereur…
Geneviève et Matthieu
« À tout prendre, avoir le choix entre les absurdités involontaires répandues sur les ondes FM et celles, tout à fait volontaires, des chansons rose bonbon floues du duo abitibien Geneviève et Matthieu, je prends volontiers ces dernières. Et n’ayez crainte…G et M demeurent tout aussi ludiques dans leur approche de la création. Et ces chansonnettes enfantines pour adultes, même les plus étranges arrivent à s’immiscer, pour notre plus grand plaisir, dans nos cerveaux trépignant de bonheur d’avoir la vie si facile. Avec Geneviève et Matthieu, c’est congé de devoirs pour tout le monde! Et si ce n’est pas assez pour vous faire crier de joie, je me demande
bien ce que ça vous prend… »
Éric Parazelli – Journal VOIR - Montréal
Le pilon
J'apprends par mon frère Jean-Pierre Théolier que son ex-éditeur
Calmann-Levy va détruire (au "pilon") le stock restant de la
"RESIDENCE"!!!
si le SDH a été crée ça sera (au moins) pour sauver
la RESIDENCE !!! le pilon ? "l'un des sujets les plus tabous du monde de l'édition"
http://livres.lexpress.fr/dossiers.asp?idc=9601&idR=4
RESIDENCE est sorti en 2004 chez Calmann-Levy.
Quelques réactions_
"Résidence" n'est PAS extrêmement ambitieux, il est extrêmement réussi.
hypnotique, décalé-modifié, en ce qui me concerne je n'ai pas
l'impression d'avoir lu ça depuis… en tous cas, aucun contemporain n'a
jamais réussi un truc pareil. magique et monstrueux et INSPIRÉ. Y a
rien
de plus chiant que ce genre de roman, sauf quand, une fois tous les
cinquante ans, quelqu'un en réussit un."
VIRGINIE DESPENTES sur la page des réactions de l'article de Romaric
Sangars dans Chronicart quand ILS faisaient leur boulot (avant la
"couv2merde" avec Beigbedouille...)
"RESIDENCE" Calmann-Lévy" (...) L’histoire est celle de la descente aux enfers d’un personnage
-double de l’auteur- portant le nom d’une défaite : Sedan. Passant
l’essentiel de son existence dans les rades d’une ville de l’ouest à
divaguer sur Baudelaire, Daumal, Guénon et la chute de la civilisation
occidentale avec ses amis (aussi marginaux-junkies-alcooliques que
lui),
Sedan s’enfonce dans la folie et l’addiction après le bref interlude
amoureux d’une liaison avec Florence Bergamme, future femme de son
meilleur ami. Une seconde dimension se développe parallèlement à la
première dans laquelle interviennent la "Brigade des Sentiments", les
"Présences" et toute une technocratie au service du Prince (Satan) qui
contrôle la "Résidence", nom de code de la société contemporaine.
Sylvain Rabeau, l’architecte de la maison des Bergamme construite au
dix-huitième, est rappelé des morts au service du Prince afin
d’éliminer
Sedan et ses amis, alors que l’entité de la maison baroque est peu à
peu
élucidée comme création diabolique poussant ses habitants à la folie et
au suicide.
La narration, complètement dynamitée, mêle sans ambages les deux
dimensions et leurs narrateurs, narrateurs intradiégétiques ou
extradiégétiques, alors même que Sedan écrit un roman suivant des
techniques appliquées par Théolier qui apparaît lui-même comme
personnage dans la fiction. Intégrant aussi dans le texte journal de
voyage, lettres, messages de répondeur téléphonique, et faisant suivre
les trois segments du roman par des annexes où un personnage de la
fiction écrit une préface au roman de Sedan et où Théolier s’explique
lui-même sur son ,,uvre, on assiste à la mise en place d’une écriture
totalement schizophrène mêlant réalité, fiction et ultra-réalisme
fictionnel, à la manière d’un Danielewski. S’il y a tout au long de
cette descente aux enfers écrite sous amphétamines, on l’aura compris,
la volonté manifeste d’élaborer une esthétique du chaos...(...)".Romaric Sangar - source = chronicart.com
et le chapeau de l'article de Pierre-Marie Bodeven (un dandy de Nantes)
"A défaut d'être un succès de librairie, ce gros roman de 520 pages peut prétendre sans l'ombre d'un doute au qualificatif (galvaudé) d'OVNI. Plus même c'est un vaisseau amiral extra-terrestre en provenance
directe d'une dimension parallèle."
http://www.webzinemaker.com/admi/m6/page.php3?num_web=1553&rubr=4&id=226088
voilà pour vous procurer le livre-monde de JP au prix dérisoire de 5 €
"A défaut d'être un succès de librairie, " ceci expliquant cela...
Calmann-Levy va détruire (au "pilon") le stock restant de la
"RESIDENCE"!!!
si le SDH a été crée ça sera (au moins) pour sauver
la RESIDENCE !!! le pilon ? "l'un des sujets les plus tabous du monde de l'édition"
http://livres.lexpress.fr/dossiers.asp?idc=9601&idR=4
RESIDENCE est sorti en 2004 chez Calmann-Levy.
Quelques réactions_
"Résidence" n'est PAS extrêmement ambitieux, il est extrêmement réussi.
hypnotique, décalé-modifié, en ce qui me concerne je n'ai pas
l'impression d'avoir lu ça depuis… en tous cas, aucun contemporain n'a
jamais réussi un truc pareil. magique et monstrueux et INSPIRÉ. Y a
rien
de plus chiant que ce genre de roman, sauf quand, une fois tous les
cinquante ans, quelqu'un en réussit un."
VIRGINIE DESPENTES sur la page des réactions de l'article de Romaric
Sangars dans Chronicart quand ILS faisaient leur boulot (avant la
"couv2merde" avec Beigbedouille...)
"RESIDENCE" Calmann-Lévy" (...) L’histoire est celle de la descente aux enfers d’un personnage
-double de l’auteur- portant le nom d’une défaite : Sedan. Passant
l’essentiel de son existence dans les rades d’une ville de l’ouest à
divaguer sur Baudelaire, Daumal, Guénon et la chute de la civilisation
occidentale avec ses amis (aussi marginaux-junkies-alcooliques que
lui),
Sedan s’enfonce dans la folie et l’addiction après le bref interlude
amoureux d’une liaison avec Florence Bergamme, future femme de son
meilleur ami. Une seconde dimension se développe parallèlement à la
première dans laquelle interviennent la "Brigade des Sentiments", les
"Présences" et toute une technocratie au service du Prince (Satan) qui
contrôle la "Résidence", nom de code de la société contemporaine.
Sylvain Rabeau, l’architecte de la maison des Bergamme construite au
dix-huitième, est rappelé des morts au service du Prince afin
d’éliminer
Sedan et ses amis, alors que l’entité de la maison baroque est peu à
peu
élucidée comme création diabolique poussant ses habitants à la folie et
au suicide.
La narration, complètement dynamitée, mêle sans ambages les deux
dimensions et leurs narrateurs, narrateurs intradiégétiques ou
extradiégétiques, alors même que Sedan écrit un roman suivant des
techniques appliquées par Théolier qui apparaît lui-même comme
personnage dans la fiction. Intégrant aussi dans le texte journal de
voyage, lettres, messages de répondeur téléphonique, et faisant suivre
les trois segments du roman par des annexes où un personnage de la
fiction écrit une préface au roman de Sedan et où Théolier s’explique
lui-même sur son ,,uvre, on assiste à la mise en place d’une écriture
totalement schizophrène mêlant réalité, fiction et ultra-réalisme
fictionnel, à la manière d’un Danielewski. S’il y a tout au long de
cette descente aux enfers écrite sous amphétamines, on l’aura compris,
la volonté manifeste d’élaborer une esthétique du chaos...(...)".Romaric Sangar - source = chronicart.com
et le chapeau de l'article de Pierre-Marie Bodeven (un dandy de Nantes)
"A défaut d'être un succès de librairie, ce gros roman de 520 pages peut prétendre sans l'ombre d'un doute au qualificatif (galvaudé) d'OVNI. Plus même c'est un vaisseau amiral extra-terrestre en provenance
directe d'une dimension parallèle."
http://www.webzinemaker.com/admi/m6/page.php3?num_web=1553&rubr=4&id=226088
voilà pour vous procurer le livre-monde de JP au prix dérisoire de 5 €
"A défaut d'être un succès de librairie, " ceci expliquant cela...
samedi, septembre 01, 2007
émotion au village off-courts Trouville
Depuis deux jours je vois des films de femmes, elles ne sont pas inhibées, ça fait du bien, elles sont à la fois dans l'énergie et la fraîcheur du dire juste.
Trouville, la vieille comédienne
Je ne voulais pas aller au festival du court, afin de ne pas m'exposer comme une vieille comédienne en recherche de reconnaissance auprès de jeunes cinéastes ce qui me donnait l'horrible sentiment de régresser, mais je n'avais rien à faire à Paris, la période estivale n'est pas terminée pour mes rares connaissances, alors pourquoi se priver du plein air, de voir des films, et de rester sur l'énergie, aussi petite soit-elle, d'interprète, si on me le demande gentiment. Cela ne sera pas plus artificiel que de faire semblant d'être occupée ailleurs. De plus, le bouche à oreille fonctionne depuis que je me suis commise dans 3 kinos les années précédentes, j'ai moins sensation de faire tapisserie au bar du village.
vendredi, août 31, 2007
Petite annonce dans l'Obs (1982)
"Rêve d'un compagnonage masculin sous le signe du chiffre 7, 7 h. 7 jours ou 7 ans. écrire journal réf. 902 90" Parmi une centaine de réponses, deux hommes ont répondu de concert en pondant un canular, j'ai appris plus tard que c'était deux proches: Devinez lesquels?.....
om/post-edit.g?blogID=7549696&postID=5793752724434122050

om/post-edit.g?blogID=7549696&postID=5793752724434122050
off-courts Trouville
On nous chasse les mouettes! Heureusement, chaque septembre, les Québécois arrivent, kinoïstes de surcroit! Deauville sera huppée de stars hollyvoodiennnes, à Trouville sévira le jean délavé des migrateurs de l'atlantique. Un loup affamé est un bien meilleur amant. Et sur fond de mer ces cinéastes nomades se feront les griffes, le bec et le ramage.
Parlez moi d'amour!
L'idée qu'il puisse se pencher sur moi me mord le sexe. Il parle comme les enfants: "J'ai mal dans mon ventre!" Cela me rappelle un petit garçon que sa mère conduisait chez le psy:" Que lui as tu dis?- J'ai dis que j'avais mal de toi, maman!"
mercredi, août 29, 2007
Milshtein Swy



Milshtein
[] Lieu : Orangerie du Sénat et Jardin du Luxembourg - Paris Dates : du 08 Août 2007 au 30 Invité par le Sénat pour une exposition d'été dans l'Orangerie du Jardin du Luxembourg, Zwy Milshtein (1934) a pensé à une exposition joyeuse et drôle qui convoque des fées et des lutins, des dragons et des balais magiques, un hommage à Harry Potter, à toutes les Morgane, Mélusine, Viviane... Il a ramené de son atelier où elles viennent souvent le visiter une centaine d'oeuvres qui témoignent de leur permanente présence dans l'esprit de ceux qui savent demeurer enfant, comme se doit de l'être le grand artiste qu'il est.
"Quand est-ce que tu as eu le temps de faire tout ça? Tu as dû travailler comme un fou?
- Oui! Mais quand je ne travailles pas, c'est aussi comme un fou!
(La fée siamoise ou les remèdes hivernaux)
Benauge, dernier round
La délicieuse M.A a eut 94 ans, elle devient la doyenne du coin, on a mangé les succulentes tomates offertes par sa voisine, et rissolées durant deux heures au four.
Moment de méditation lorsque mon hôte petit-déjeunant, ouvre sa pelouse aux agnelles qui viennent d'accoucher et se protègent du soleil avec leurs petits sous son noisetier. J'y prélève la poignée d'oméga 3, et secoue le prunier pour notre ration de fruits du jour à même l'arbre. Puis, la tyrannie sadornique, caustique, sadique et drolatique, bref tout en "ique", du patron qui s'évertue à nous fustiger au long du jour afin que nul des habitants du hameau et des environs n'ignorât son pouvoir de séduction. Hors son bricolage maison incessant, nous étions les uns chez les autres pour la rumeur en live, un flux permanent d'histoires et de rires...J'entends gueuler: Tu n'es pas une esclave, tu es mon invitée! Entre ordres et contre ordres je me mets en pilotage automatique, obéissant telle un enfant qui apprend, ce qui me repose et m'évite de penser.
Il m'a rallongé de huit jours mon séjour afin que l'une de ses amies puisse m'enlever pour aller voir des films au festival de Gindou: Alphaville de Jean-Luc Godard, Eddie Constantine y joue son rôle du légendaire Lemy Caution, il y a laissé sa peau de star, son public commercial ne lui a pas pardonné cette traîtrise avec la nouvelle vague. Les femmes de Godard sont toutes robotisées dans leurs blouses d'infirmières ultra sexy pour aimer le client dans ces structures déshumanisées. Anna Karina, belle et douce est l'espionne dont tombe amoureux le héros: "Pourquoi les gens ici sont-ils si tristes- Parce qu'ils manquent d'électricité!" C'est troublant de modernité ce film futuriste, nos centrales nucléaires prenant la tangente, nous gratifiant au passages du petit cancer des familles.
Il y a eu un simulacre de mariage. Je jalousais le camping-car d'un allemand inconnu, on lui intimât l'ordre de me raccompagner à la mer, il nous invitât à dîner dans son vieux moulin et se plia au jeu des photos souvenirs dans une ravissante petite église où mes amis facétieux trouvèrent un encensoir.
Un voisin m'a invitée à la fête des boulistes. Une jeune femme y dansait telle une fée au milieu d'enfants accrochés à sa mini-jupe virevoltant avec frénésie. Une petite de trois ans était en transe. Seule cette femme m'a fait tourner, ses jambes nues et mes épaules qui se dénudaient selon les passes, on devait faire un drôle d'attelage!
En guise d'adieu mon hôte m'emmena dire au revoir aux voisins en me faisant goûter une figue de chacun des figuiers du voisinage.
Dès sur le quai de la gare, la morosité citadine m'a reprise, j'ai même quelques larmes qui ont perlé arrivée à la Gare d'Austertitz.
Tel le brame d'un cerf d'une forêt lointaine chaque appel de l'homme me cause une déflagration viscérale, un tel naturel dans l'expression de ses sentiments.
jeudi, août 23, 2007
Les petits déj's
La journée n'est pas encore définie, on traîne devant le bol de café en attendant que le toasteur ait fait son oeuvre. Claire disait qu'il n'y avait que cette odeur de pain grillé capable de réveiller la maisonnée. Walter. raconte: Un anglais chic faisait venir d'Angleterre dans le Lot des poules blanches (Wyandote), il leur fallait de l'exercice, alors il pendait haut les épis de mais, et les bêtes se faisaient les ailes à sauter pour picorer le grain, et il leur mélangeait le grain avec de la paille afin qu'elles se fissent les griffes.
Alors, les histoires de terroirs se dévident, ainsi vont les petits déjeuners, pain bénit de la journée.
lundi, août 20, 2007
Il pleut sur Benauge
Après la fête menée tambour battant par les équipes de choc des Capulet et des Montaigu, une pluie d'automne retient chacun chez soi les gens du village. Mon mentor va chez les uns les autres riant de tous et faisant rire. C'est doux de deviser face aux carreaux mouillés devant le reste des canapés, le commentaire des commentaires va bon train, rien n'échappe à l'oeil sagace des gens de plein air.
La nuit des frelons
Une petite fille a peur, elle ne veut pas dîner en terrasse, deux hommes s'arment d'une bougie pour brûler les ailes des frelons, certains quittent le nid chaud pour atterrir sur la table en dessous où il sont achevés à coup de tapette, les autres fort de cette expérience mettent à peine le museau dehors on ne les entend plus cramer: Quand est-ce que commence le show? demande la gamine, nos chevaliers de pleine lune, c'est la nuit des étoiles, elles sont toutes là magnifiques, montent une échelle dans la nuit pour cimenter l'ouverture du nid, l'un deux n'a pas loin de 85 ans, j'ai peur qu'il ne perde l'équilibre, l'autre c'est le papy de l'enfant : Mon papou mets ton chapeau! Elle craint la riposte de l'essaim mais n'en fait qu'à sa tête, elle est du spectacle.
lundi, août 13, 2007
Café Philo des Phares: L'attrait de l'autre rive
Le rêve, la rêverie, le savoir. (Bachelard)
La peur du vide, d'une rive à l'autre, passage du vide.
Sans racine, plus de rive. Le passeur vous passe d'un état à un autre.
Vivre, c'est faire des ponts. (un philosophe allemand)
L'identité c'est comme une maison, sans, je ne peux pas acceuillir quelqu'un. Le touriste a un billet AR. Le voyageur n'a pas de billet retour. (Gunter Gorhan)
Ce n'est sûrement pas un hasard si les SDF se sont installés sur le Canal ST Martin. D'autres voyageurs ont pris l'exemple et sont venus camper là comme dans une villégiature de campagne
L'âme est un vaste pays
Pourrions nous vivre sans inconnu devant nous mêmes ( René Char)
La traversée du miroir c'est abandonner son narcissisme - Lire un auteur est un énorme risque, on ne peut plus rester sur sa position, on a le cul entre deux chaises. (Gunter Gorhan)
Il faut s'approprier le propre.
Du côté d'ailleurs - Il avait dit quelque chose en javanais et en lui-même, car il ne connaissait que ces deux langues ( Pierre Dac)
samedi, août 11, 2007
Alphabet -Joseph Delteil -Grasset
En littérature, il y a les Chinois (ceux qui s'amusent à la dentelle psychologique, à des arabesques, des franges) et les Noirs (ceux qui prennent la vie et la langue par les cornes).
La paix, rien de plus facile. Un gouvernement mondial, un seul, avec une armée internationale, une seule. Le secret de Polichinelle.
La paix, rien de plus facile. Un gouvernement mondial, un seul, avec une armée internationale, une seule. Le secret de Polichinelle.
Il n'y a d'amour que de tête: Le reste est instrumental.
vendredi, août 10, 2007
la fausse patience
Ma lubricité de femme courtisée s'en est allé avec le vampire de l'Est qui a reprit ses assises d'été dans ses campagnes d'origine. Je l'abreuvais de bière afin qu'il reste assis dans mon grenier en surchauffe, réconfortée par cette présence masculine. Là, à ne rien faire, c'était mieux que d'attendre sa visite hypothétique entre bistrots, copains, et femmes jouisseuses d'un homme sexué parce que simple. Je naviguais entre mon intérêt que le gros oeuvre fut fait et cette disponibilité au temps de l'autre, je savais le décompte des jours mais pas des heures, et mon faux calme faisait croire à la douceur.
jeudi, août 09, 2007
Flirt à mort
Tu le sais qu'un jour on le feras! Le faune ou l'amoureux a parlé dans son phrasé d'étranger qui comprend parfaitement le français mais le annone tel un débutant. (petit nègre yiddish Europe Centrale, dirait Walter) De sa gorge sort des sons gutturaux d'ours à miel, ses étreintes sont aussi tendres que celle d'un homme de la forêt caressant ses arbres, le respect aussi fort que l' animalité
mercredi, août 08, 2007
Le peintre
J'ai toujours été fascinée par les gestes d'un peintre qui prépare sa toile; Il y va de la menuiserie pour le châssis, de la maçonnerie pour l'enduit grossier, de la mise en scène pour établir son trépied au gré de la lumière, puis vient un temps magique, l'ouverture méticuleuse des petits pots de couleurs, il écrase la juste dose sur sa palette, beaucoup de blanc, beaucoup de noir, et entre, toute la palette des coloris encore purs de mélange. Il referme toujours méticuleusement chaque bouchon avec un doigté délicat afin que la pâte ne sèche pas, puis d'un pinceau commence à écraser certaines couleurs entre elles. Tout cela se fait dans un silence paisible comme une méditation, avant que ne jaillisse un trait sur la toile. Ce sont ces instants de grâce que j'ai préféré étant modèle, je ne me sentais ni défigurée, ni sublimée, rien qu'une attention tendre à l'existant, je fixais le point qu'il m'avait indiqué, le menton plus ou moins penché par sa paume ferme et respectueuse, et j'entrais en anesthésie de façon à ne pas souffrir de courbatures. Seul ce lien invisible nous rattachait l'un à l'autre, l'immobilité du modèle qui ne devait s'endormir car il fallait au peintre une présence, même si lui s'absentait en tirant une bouffée de cigarette pour se détendre, dont il écrasait le mégot sur sa palette pour donner une consistance grumeleuse à sa peinture, tout en me tournant le dos: Toi tu n'as pas le droit de bouger! Je veux que tu sois là quand je reviens!
Cette tyrannie me plaisait, comme un ordre amoureux. Cet instant de communion dans une complicité un peu tendue était le sel de notre collaboration, sous jascent l'appât du gain pour l'une, l'espoir d'une oeuvre pour l'autre. C'est le plus beau métier que j'ai exercé!
Chez Walter Lewino j'ai vu une porte merveilleuse, c'était l'entrée de l'atelier de son père qui avait été peintre. Celui-ci avait épongé ses pinceaux sur le bois avec des incrustation plus ou moins profondes, en soi cette porte était un chef-d'oeuvre!
mardi, août 07, 2007
Nous demandons à l'imprévisible de décevoir l'attendu (René Char)
L'attente lascive m'épuise, Paris se vide...Et voilà que L'Aventura nous est donné sur Arté, chaque plan est un régal, le charme sensuel de Monica Vitti, en simple femme elle donne la caresse du pardon à son amant qui s'est dévoyé avec une pute.
dimanche, août 05, 2007
29° sous le plafond
A part l'immobilité absolue, qu'offrir à un visiteur, les draps sont déjà mouillés. Les rues désertes ne sont pas fraîches, loin de là...Benauge m'attend, j'y camperais sous la férule d'un macho: Sois belle! Sinon gare à toi! Il préférait me donner des tickets restaurants: T'es pas belle quand tu travailles!
samedi, août 04, 2007
mercredi, août 01, 2007
Le vin des autres me rend triste.
Voir un rince gueule à jeun, (cognac et verre d'eau), suivi par des ballons de rouge sur le parcours entre quincailleries et tabacs, je savais en remontant les escaliers qu'il ne s'abattrait pas sur moi. Trop gentil pour être sobre! Et l'excitation ne se décline pas forcément avec la jouissance.
Je relis du Boby Lapointe donc j'étais la voisine rue de la Montagne Sainte Geneviève, il y avait à peine à monter, mais les caves lui faisait descendre la rampe , il est mort à cinquante-ans.
Je relis du Boby Lapointe donc j'étais la voisine rue de la Montagne Sainte Geneviève, il y avait à peine à monter, mais les caves lui faisait descendre la rampe , il est mort à cinquante-ans.
Chorégies 2007: Roberto Alagna fidèle à Orange pour la 9e fois
Le grand mystère de la simplicité: Zidane- Roberto Alagna
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