lundi, décembre 17, 2012

envoi Marc Prieur

<jean-bernard.lehenaff@orange.fr>
A : Undisclosed-Recipient@sfr.fr

vendredi, décembre 07, 2012

http://susauvieuxmonde.canalblog.com/


Ce sont des cochons

« Que voulez-vous que je réponde à d’aussi ineptes balourdises ? m’interrompit-il dès les premiers mots de mes explications. Les gens qui ne voient dans mon livre que de la pornographie ne peuvent être eux-mêmes que des porcs... On ne convainc pas des porcs... Quand ils sont gros, on les tue ; c’est tout ce qu’on peut faire pour eux...

« Sérieusement, que vous dire ? En montrant une femme de chambre violée à douze ans par un vieux sale, en la laissant raconter elle-même sa vie de jolie fille tentante, en proie à la horde de ses maîtres, de leurs fils, de leurs cochers, valets de pied, jardiniers, palefreniers, j’ai voulu, non pas apitoyer le bourgeois sur tant de fatale misère – le bourgeois ne plaint pas le sort des domestiques –, mais j’ai voulu au moins montrer la navrante tristesse de servir les autres, j’ai voulu expliquer que, dans la solitude, dans le mépris et l’ingratitude qui l’accablent, dans l’atmosphère basse et viciée où elle vit, la pauvre fille est bien excusable de manquer de vertu !

« Mais j’ai voulu aussi, comme c’était mon droit, comme c’était le sien, que sa peine fût au moins vengée par sa clairvoyance ! J’ai voulu que rien des tares, des ridicules, des vilenies du pseudo-patriciat moderne n’échappât à son flair aguerri, à son œil sagace. Et, en effet, elle a vu des choses, elle a reniflé, comme elle dit, l’odeur de leur linge, de leur peau, de leur âme !

« Ah ! Je les comprends, allez, ces hypocrites protestataires ! Étudiants, ils culbutent les petites bonnes de l’hôtel Cujas et les serveuses des bouillons ; mariés, devenus notaires, ou juges, ou notables commerçants, ils mettent à mal les paysannes de leur province qui les servent ; leurs fils font comme eux ; leurs domestiques, séduits par de tels exemples, les imitent : ils le savent parfaitement, mais le leur dire un jour, leur montrer qu’on les a vus, qu’on connaît leurs sales débauches, leur piètre hypocrisie, cela les rend fous, et, soudain, onctueux et indignés, ils appellent cela de la por-no-gra-phie !...Je connais ça. Je vous dis que ce sont des cochons ! »

Octave Mirbeau cité par Jules Huret, La Petite République, 29 août 1900
in Octave Mirbeau/Jules Huret, Correspondance, Interview & articles,
Du Lérot, éditeur à Tusson (Charente) [édition établie par Pierre Michel], 2009

Jeanne Moreau est l'actrice la plus bandante du cinéma français, quand je la vois présenter les Césars, toutes les comédiennes font pâle figure à côté d'elle. (Sternberg détestait que je prononce le mot "bander" Est-ce que je mouille, moi?)

(146)*Il y a foule dans un couloir menant à votre cellule; des amis et connaissances attendaient leur tour de visite pour vous voir quelques minutes. Une femme m’a priée de m’inscrire sur la liste d’attente. Quand mon tour arrive, cette dame me dit:
« Mais votre nom n’est pas sur ma feuille.
- Pourtant vous l’avez marqué vous-même.
- Alors c’est que J. P. n’a pas donné son accord. »
Je rentre quand même dans la cellule qui est au bout du couloir à gauche, et je me rends compte qu’elle est composée en fait de ce qui avait dû être deux toilettes, car dans la longueur je peux compter dix-sept urinoirs et cinq autres dans le sens de la largeur. Comme meuble, il y a seulement un lit sur lequel vous êtes. Je vous demande si vous avez reçu mes deux livres: un manuel de yoga et un roman. Vous faites un signe de négation. J’imagine que l’on ne vous a pas transmis le colis, mais je ne fais aucun commentaire pour ne pas créer de gêne. En m’asseyant au sol, je vois ces deux livres sous votre lit, annotés de votre écriture.
Dans le couloir, une femme, ancienne speakerine, semble sortir de chez vous; peut-être une amie ou une ancienne maîtresse. En fait sa cellule est contiguë à la vôtre, elle est donc aussi en examen. Elle se promène entièrement nue dans le couloir, faite comme une poupée Barbie, des seins très ronds avec des mamelons un peu sombres. La chambre d’à côté se trouve libérée, on peut donc imaginer qu’on va vous l’attribuer, et que vous vous promènerez vous aussi libre dans les couloirs; de là à sortir naturellement à l’extérieur ?

Si l'on déprime c'est que l'égo est trop grand, qu'on s'idolâtre, que l'on n'est pas tourné vers les autres. (...)

vendredi, novembre 30, 2012

Qui dit mieux?

J'ai joint une douzaine de laboratoires parisiens pour un IRM, outre que le délai d'attente et d'un mois, ils sont tous en dépassements d'honoraires, du double jusqu'au quadruple par rapport aux tarifs de la sécurité. Me reste à tenter les hôpitaux publics, le temps de souffrir quelques semaines, mais qu'est-ce dans une vie!

mercredi, novembre 28, 2012

Le cerveau d'Hugo-On peut être prix Nobel et ne pas savoir dire bonjour! On nait autiste, on ne le devient pas. Le tri neuronal se fait à 3 ans (Joseph Schovanec)


Le Cerveau d'Hugo, docu-fiction sensible sur l'autisme Asperger, mardi soir sur France 2
Créé le 26-11-2012 à 16h20 - Mis à jour à 16h31


PARIS (Sipa) - Subtil entrelacs de fiction, d'archives et de témoignages porté par la voix de l'actrice Sophie Marceau, le docu-fiction Le cerveau d'Hugo, diffusé mardi à 20h45 sur France 2, retrace le parcours chaotique d'un jeune homme, de la naissance à l'âge adulte, qui est autiste de type Asperger, ou autiste "de haut niveau".
Deux ans après son premier docu-fiction Un coeur qui bat, consacré à la greffe du coeur, la réalisatrice Sophie Révil livre un film sensible qui aborde le handicap avec gravité mais aussi avec humour. La diffusion du Cerveau d'Hugo sera suivie d'un débat animé par Benoît Duquesne.
Hugo, 22 ans, doté d'une intelligence exceptionnelle, est un musicien virtuose. Fondu de Glenn Gould, il se présente à un grand concours de piano international. Hugo est un autiste dit Asperger, et vit enfermé dans sa chambre, prisonnier de lourds handicaps émotionnels et sociaux. Petit garçon, il était un véritable mystère pour ses parents comme pour les soignants, qui le pensaient condamné à ne jamais parler. Hugo, "personnage fictif inspiré de tous les autistes rencontrés pour le tournage", explique Sophie Révil, est incarné à travers les âges par plusieurs acteurs et admirablement, à l'âge adulte, par le jeune acteur belge Thomas Coumans.
Sophie Révil a rencontré de nombreux autistes enfants et adultes dont les témoignages tant poignants que cocasses viennent ponctuer le film. Tous racontent sans tabou le lourd regard des neurotypiques, les "gens normaux", la violence des rapports sociaux, les déboires sentimentaux, ou encore l'échec du diagnostic et le manque de réponse d'une médecine trop prompte à recourir à l'hôpital psychiatrique. Les archives et animations scientifiques retracent habilement l'historique de la prise en charge des autistes, longtemps considérés comme débiles mentaux.
Josef, Asperger et docteur en philosophie
Josef Schovanec est l'un de ces témoins. A 31 ans, cet autiste Asperger est chercheur en philosophie et en sciences sociales, capable de parler sept langues. Valentin, lycéen, joue du violon depuis qu'il a quatre ans. Oreille absolue, il a rapidement dépassé le niveau technique de son professeur. Quant à Luna, photographe, elle tire parti de sa spécificité en captant le monde avec un sens esthétique saisissant.
Avec brio, ce docu-fiction multiplie les points de vue, rendant compte de la complexité des situations. "On parle souvent des enfants autistes, mais je me suis demandée ce qu'ils deviennent une fois adultes", explique la réalisatrice. La parole est aussi laissée aux parents, qui racontent les "tocs" et les "crises", la perte du regard, l'incapacité des enfants à manifester une quelconque affection, et la dépression qui guette, face à des psychiatres culpabilisants.
Lors de la projection à la presse, Josef Schovanec s'est dit "impressionné par le travail de documentation", jugeant le film "particulièrement réaliste". "C'est un film qui prend le temps d'expliquer ce qu'est l'autisme", a commenté le psychiatre François Pinabel, spécialiste de l'autisme conseiller scientifique sur le projet. Le docu-fiction peut-il faire évoluer le regard des autres? "J'espère que ce film pourra initier un tel mouvement, mais c'est un travail de longue haleine qui nous attend", a jugé Josef Schovanec.
Un débat pour faire le point sur l'autisme en France
Le cerveau d'Hugo sera suivi à 22h25 du débat Autisme: Le scandale français, animé par Benoît Duquesne. Le journaliste recevra entre autres Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée auprès de la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Frédérique Bonnet-Brilhault, chef de service du Centre Universitaire de Pédopsychiatrie du CHRU de Tours, mais aussi des parents d'autistes et Valentin Merou, diagnostiqué Asperger à l'âge de 15 ans.
L'autisme a été déclaré Grande cause nationale en 2012. En tout 600.000 personnes sont concernées en France, dont 100.000 enfants, indique un communiqué de France 2.
mhs/sbo/vvd/

mardi, novembre 27, 2012

Signé Mireille Dumas- Faut-il interdire la prostitution?

Les maisons closes sont fermées depuis soixante ans
Maintenant on dit maison de sexe, pas de tolérance
Un bien nécessaire dans une démocratie (Antoine)
Être proxénètes est l'activité la plus rentable après la vente des armes.
Je n'avais rien à donner à manger à mes deux enfants!
Être prostituée est une vie de mensonge en continu!
Et ci c'était ta femme, ta fille, ta mère?... demande t-on à un client .
En Suisse, la proxénète qui détient environ quatre vingt travailleuses du sexe appelle le kiné pour soulager ces dames de maux de vertèbres du cou, tendinites de poignets.
Un petit coup de couteau chaque jour, on ne peut pas s'aimer!
Au bois, à un client qui trouvait cela trop cher: C'est le prix, on n'est pas à la Samaritaine! (fellation) Je ne fais pas, j'ai mal aux dents!
Argent rapide, mais pas facile.
Quartier rouge au Pays Bas: Le rouge est la couleur de l'amour! Vous ne savez pas ça en France?
Une séance en psychanalyse, on appelle ça une passe. (Antoine)
Beaucoup de femmes mariées nous doivent d'avoir gardé leurs maris, qui sans nous auraient divorcés!
A un jeune homme qui dit :"C'est la première fois!- Tous les hommes disent ça!"

Le grand fantasme des comédiennes est de jouer un rôle de  pute et celui d'une sainte.


lundi, novembre 26, 2012

Le café (philo) du pêcheur- La pornographie

Porno: le chemin qui s'ouvre- L'érotisme des autres- Tableau "l'Origine du monde" salle 20 au Louvre, pas regardé- Pornographie: sortie de l'animalité de l'homme.-Transgression: marcher au travers, aller au delà.- A-moral.-Pourquoi les films pornos s'appellent films X? Parce que X=inconnu.- L'homme sauvage c'est l'homme qui n'est pas fini.-Les éléphants se cachent pour faire l'amour.-

Dans un cours sur la sexualité un gamin demande: On est obligé de faire les trois trous à chaque fois?
A un acteur de films X: "Alors tu es comédien?- Non, seulement doublure!"
L'Empire des sens ( film franco-japonais de Nagisa Oshima sorti en 1976). est pour moi un film érotique  parce que bien que certaines scènes soient crues, c'est un couple qui s'aime, au point de se bouffer tout cru!


Quand j'étais pubère, le piston qui fermait la porte du métro me troublait, j'en étais gênée, va t'en savoir pourquoi! Et je refusais d'embrasser les fesses du petit bébé que ma mère me tendait.

La chair est triste parce que l'on est vide après une copulation, le temps que le couple se reconstruise soit par le désir soit par la tendresse.

J'ai fais remarquer à la salle qu'après deux heures de discussion, le mot DÉSIR n'avait jamais été prononcé.


samedi, novembre 24, 2012

Frédéric Tachou

http://mail.voila.fr/webmail/fr_FR/download/DOWNLOAD_READ_PDF.html?IDMSG=5802&PJRANG=2&NAME=Dossier+de+Presse+du+14ème+Festival+des+Cinémas+Différents+et+Éxpérimentaux+de+Paris.pdf&FOLDER=INBOX FredericTachou
http://susauvieuxmonde.canalblog.com/Marlene

vendredi, novembre 23, 2012

Carlos- Charles Claden- L'Abeille Flandres

Le Commandant dit  Carlos, qui dirige le plus puissant remorqueur de Brest . Lequel avec ses 80 mètres de long rentre dans des tempêtes avec des vagues de 15 mètres de haut, il a notamment secouru l'Erika. Cet homme à l'air doux et humble se définit comme "Un ruminant, car pendant des mois, un an, on rumine sur ce qu'on aurait du faire, pour éviter la catastrophe"
Quand on lui demande qui il admire le plus "Les justes, ces anonymes qui ont sauvés des juifs au péril de leurs vies"

mercredi, novembre 21, 2012

Rêves fragmentés

j'ai rêvé que je faisais couler du ciment dans les yeux et les narines de L, puis j'attendais que son cœur s'arrête de battre en surveillant sa poitrine. Quand ce fut fait, j'ai cherché une infirmière dans les couloirs pour la prévenir du décès, il n'y avait personne, puis quelqu'un m'a dit que ses visites étaient surement à la cafétéria au rez de chaussé, ne sachant de qui il s'agissait je suis partie.

Je me réveille en même temps que Sternberg, nous n'avons pas dormi dans le même lit, c'est frustrant, en cherchant la salle de bain nous voyons au moins neuf lits dans les encoignures de cette suite à l’hôtel en Belgique, une cuisine, mais pas de salle d'eau: Nous devons partir avant midi! lui dis je.

Nous sommes dans une barque avec Sternberg, va t-il la diriger tout droit? Sur la gauche de l'anse un haut rocher où les vagues se fracassent, en retombant elles font une barrière infranchissable de remous, au milieu une ligne de je ne sais pas quoi! Le seul passage qui parait possible c'est en remontant vers la droite où les eaux sont plus calmes Notre marin vire à droite mais aussitôt la barque est couchée sur le flan, sommes nous échoués sur une bande de sable? Je suis debout en travers du bateau mais ne sais comment me rétablir sur le plat bord pour une éventuelle contre gîte. .

Il y a une lecture d'une pièce de Topor, avec deux hommes et deux femmes dont Podda laquelle montre ses seins très jolis, le ventre et l'estomac un peu mous sont comprimés dans une gaine transparente, elles  lisent le texte par cœur, je ne participe de rien, Sternberg écoute, et Topor déambule en me portant dans ses bras. Au bout d'un moment il me dit :Merci! Je suppose que c'est parce que je ne l'ai pas embêté pour avoir un rôle.