mardi, juin 10, 2014

Sternberg à Bruxelles

Chers tous, 

L'exposition Sternberg se tiendra dans nos murs à la rentrée. La date précise doit encore être fixée. Ce sera, je l'espère, début octobre. J'avais pensé mi-septembre, mais un des prêteurs sera absent à cette période donc l'ouverture est un peu retardée, ce qui sera mieux pour beaucoup de monde, la rentrée étant en général une période chargée. 

Seront exposés: des dessins d'humour de la collection personnelle de Jacques Sternberg, ses collages, des affiches, des photos de lui et ses amis... enfin quelques vidéos et "Je t'aime, Je t'aime" seront projetés sur des écrans.

ci-joint l'affiche avec des dates PROVISOIRES.

Cordialement, 

Malgré une patte á la traine j'ai été voter pour ma mère qui est la-haut! Mais le furoncle a éclaté..  

dimanche, mai 25, 2014

Commandos Kieffer

http://fr.wikipedia.org/wiki/Marine_nationale_fran%C3%A7aise
Deux fois je suis allée au Musée de Caen, et la même émotion, vous ne pouvez que pleurer devant tous ces jeunes sacrifiés venus de si loin pour sauver la France.
Nous venons de voir sur F2 les quatre derniers survivants français du commando Kieffer sous pavillon britannique, c'est avec humilité qu'il racontent leur débarquement"- Et revenir à la normalité?- C'a a été difficile, nous avions été instruits pour tuer, alors la normalité !"

mercredi, mai 21, 2014

L'absurde ne nous fait pas peur!

Ces trains trop larges auraient inspiré un sketch génial à notre cher disparu Raymond Devos. On va être la risée mondiale  pour notre savoir faire.

lundi, mai 19, 2014

Piscine Molitor

Jacques Sternberg  m'emmenait souvent  nous y rafraîchir entre deux match de tennis, à Roland Garros, nous  nous déplacions à Solex , ce n'était pas la grande foule, un luxe. Les autres après-midi c'était dans les salles obscures des champs Élysées ou notre homme assouvissait sa passion pour les grands mélos américains tout en mâchouillant un chewing-gum, protegė par son bonnet de marin, des deux bras emprisonnant son torse, aucune velleitê de flirt, j'étais frustrée.

samedi, mai 17, 2014

La foi de Lens-F2

Émouvant documentaire sur les supporters de Lens, ils ont tous la foi du charbonnier, chacun a eu un grand père qui était descendu dans la mine, maintenant les torils ferment les uns après les autres, leur reste l'orgueil du club de foot, et ils découvrent leur Louvre, comprenant la passion des amateurs d'art " Entre passionnés, on se comprend, nous c'est le foot! L'émotion on la vit entre nous, ensemble, bonne ou mauvaise c'est très fort, durant une heure et demi, on oublie tous le reste!"
Un temps j'ai rêvé acheter une petite maison de mineur, alignée les unes à la suite des autres, dans un quartier quasiment déserté, cela avait un charme nostalgique. Et puis, ayant suivi un certain temps les grands matchs au Parc des Princes, la houle des spectateurs faisait vraiment venir la chair de poule comme nous l'a montré dans le reportage un homme en tendant ses bras à la caméra.

vendredi, mai 16, 2014

"La chambre bleue"

C'est avec impatience que j'attends de voir le film "La chambre bleue" d'après Georges Simenon, d'abord parce que j'adore cet auteur, et puis j'ai découvert Mathieu Amalric dans un rôle de commissaire de police joué avec un grain de folie qui donnait à ces scènes une dimension surréaliste, je parle du film d'Alain Resnais "Les herbes folles".

mardi, mai 13, 2014

Mes voeux

1/ Faire le tour de France façon Maigret, comme Simenon qui décortique la vie des petites gens, et fat héberger le  commissaire dans de modestes auberges.
2/ Aller voir mes neveux David, Sacha, dans leur lieu de vie, en prenant un cargo, écrire face au large.
3/ Avoir certains de mes écrits édités.
4/ Avoir dans un film un rôle conséquent, moi qui ai eu la vedette dans de nombreux courts métrages, et un plan unique dans des longs métrages.
5/ Recouvrer  la santé pour  rester légère si aucun de ces projets n'aboutit.
6/ Malgré mes quatre-vingts berges , retrouver la tendresse d'un compagnon.
“On Board“

Jérôme Brézillon

Vernissage mercredi 14 mai de 18h à 21h
Openning Wednesday, May 14th, 6-9pm

Exposition du 15 mai au 26 juin 2014
Exhibition from May 14th to June 26th 2014

Galerie Sit Down
4 rue Sainte Anastase
75003 Paris


C’est à bord d’un train que Jérôme Brézillon a sillonné l’Amérique pendant près de deux ans. Il a effectué deux voyages successivement en 2010 et 2011 et s’apprêtait à en faire un troisième avant de disparaître prématurément en mars 2012.
Après la Filature de Mulhouse, les clichés de la série “On Board“ s’exposent sur les murs de la galerie Sit Down. Une véritable invitation au voyage pour une traversée des Etats-Unis.

A travers la fenêtre de son wagon, les paysages défilent. C’est de manière contemplative que Jérôme Brézillon saisit habitants, prairies, vastes étendues, routes interminables pour en restituer l’atmosphère paisible et envoûtante. Confronté à l’exiguïté du wagon et de la fenêtre, l’immensité de ces grands espaces américains n’en est que plus impressionnante pour ce photographe émerveillé lorsque le paysage se révèle à lui. Il écrit “Les trains américains sont lents et permettent de voir venir, les décors apparaissent, disparaissent, le hasard a sa place, les images sont fragiles et furtives, la vitesse leur donne un aspect diffus. Je deviens spectateur, comme si je photographiais pendant un travelling
interminable“.

Véritable chasseur d’images, il ne cherche pas le spectaculaire mais “l’image juste“. Il capture des instants fugitifs, des paysages évanescents.
Son œuvre photographique se nourrit de l’œil de William Eggleston, Stephen Shore, comme de celui de Joël Stern ou encore de Walker Evans, et la part de flou et de mystère qui émane de ses photographies n'est pas sans rappeler le roman Sur la route de Jacques Kerouac.

Ces voyages ont abouti à la publication d’un livre posthume “On board“ en mars 2014 aux éditions Textuel, dernier témoignage livré par le photographe sur sa fascination des grands espaces américains.
Jérôme Brézillon avait choisi des images au retour de chacun de ses voyages et les avait collées sous forme de tirages de lecture dans des carnets, laissant ainsi de précieuses indications pour la conception de cet ouvrage.

Biographie

Né à Paris en 1964, Jérôme Brézillon commence sa carrière en tant que photographe publicitaire, puis devient photo-reporter. De 1992 à 1998, il couvre plusieurs conflits armés notamment à Sarajevo, Chypre ou encore en Irlande du Nord. En 1996, il est lauréat du prix World Press Photo. En 2000, il collabore avec la réalisatrice finlandaise Solveig Anspach pour le documentaire intitulé Made in USA, sur la peine de mort aux Etats-Unis dans le pénitencier d’Oklahoma. Ensuite, il réalise plusieurs reportages toujours aux Etats-Unis, notamment sur Bruce Springsteen et sur la tribu autochtone des Lakotas dans la réserve de Pine Ridge. En 2007, Jérôme Brézillon couvre pour le journal Libération, la 60ème édition du festival de Cannes où il réalise de nombreux portraits de personnalités. En 2010, il est photographe de plateau pour le film Gainsbourg, vie héroïque, réalisé par Joann Sfar. Durant sa carrière, il a travaillé pour de nombreux magazines ou journaux français, tels que Libération, Les Inrockuptibles, L’Express, Télérama ou encore GEO. Il est également le cofondateur du site revue.com.
 

samedi, mai 10, 2014

Que la modestie soit!

Patrick Sébastien s'est refait une jeunesse en perdant du poids.
L'érotisme est latent dans tous les numéros de cirque, le rapport fusionnel avec l'autre, qu'il soit homme, bête , animal ou objet.

"Le plus grand cabaret du monde"mérite bien son titre, n'importe quel artiste fait pale figure à côté des gens du cirque, ce travail phêńoménal que représente chaque numéro en plus du talent, de la force, de la beauté, de la prise de risque, Jean Batiste Thierree disait que sans folie, l'on ne pouvait se jeter d,un trapèze dans le vide, c'est pour cela que dès qu'un chapiteau s'installe on voit les fous des environs rappliquer et se faufiler sous les bâches pour assister aux répétitions. J'avoue , petite, avoir volé des œufs à ma mère, pour avoir le droit de regarder le petit cirque de village .
"On ne dit pas des fous mais des malades mentaux" ( Saint Anne 1952), ce qui ne changeât rien à l'affaire en ce qui concernait la barbarie de la camisole de force, des comas à l'insuline, des électrochocs ( parfois simulés par les infirmières avec un fil de fer à repasser afin de terroriser le malade et qu'il obéisse), au vu d'un dortoir de 30 lits, imaginez la panique!

Acceptez mes excuses!

Je suis passée à côté de tant de talent, je me rattrape le samedi avec  " Les grands du rire" sur France -3

Je n'irai plus camper

C'est terrible ces migrants de tous bords qui cherchent l'Eldorado et attendent dans des déchèteries l'au delà des  mers, le droit à passer au risque de leurs vies. disant qu'au moins en prison ils avaient à manger, à dormir et se doucher.

jeudi, mai 08, 2014

Je suis un souvenir- http://www.festivalnikon.fr/video/2013/1392

http://kristinawagenbauer.com/Quelques-premieres-fois-shortfilmhttp://kristinawagenbauer.com/Quelques-premieres-fois-shortfilmhttp://www.festivalnikon.fr/video/2013/1392

La parenthèse inattendue- Frédéric Lopez

Gérard Lenorman a cité Gilbert Héron comme étant le chef de village du Club Méd qui lui aurait mît le pied à l'étrier, cela m'a fait plaisir, ma sœur  Suzy a été son infirmière préférée durant des décennies, en cas de trafalgar  sentimental, je la rejoignais ayant ainsi le plaisir de participer aux beaux spectacles d'Arlette Gilles  régisseuse qui était aussi la femme du chef.
Julie Ferrier a fait le show devant Gérard et Nathalie Dessai ébahis. Les diverses disciplines corporelles et artistiques de Julie en font une interprète virtuose: C'est beaucoup de travail ! dit- elle en jonglant avec les croissants de leur petit déjeuner.

dimanche, mai 04, 2014

Nelly et monsieur Arnaud - Claude Sautet(1995) Arté

Film très troublant et triste avec Emmanuelle Beart, Michel Serrault, Michel Lonsdale...

Laetitia Lambert- réalisatrice, comédienne " Fin de la pellicule"

"http://www.kisskissbankbank.com/la-fin-de-la-pellicule « La vie à l’envers », mon dernier court métrage, avait remporté le Fujifilm award 2012 dont le prix était une dotation de pellicule.
Avec cette pellicule j’ai eu envie de faire un autre film avec Teresa Demarcy Motta la comédienne de « La vie à l’envers ». Un film qui découlerait de nos échanges, dont le scénario serait la continuité et le reflet de notre rencontre artistique et personnelle.
J’ai choisi de monter ce projet hors du circuit habituel de production puisque sa genèse et son trajet d’écriture sortent du cadre "classique" de réalisation d’un film. Son tournage est rendu possible grâce à l’engagement de toute son équipe.
Nous allons tourner prochainement, dans une économie réduite, et faisons aujourd’hui appel à votre générosité afin de pouvoir développer la pellicule et finaliser ce film. Vous en serez ainsi les partenaires et producteurs."

La fin de la pellicule raconte l'histoire d'une réalisatrice qui vient trouver une femme âgée parce qu'elle s'est mis en tête de faire un film avec elle et un reste de pellicule.
Ensemble elles plongent ensemble dans un film ou cette femme va tout au long de la journée être revisitée par des souvenirs d'enfances.

Le film sera fini fin mai


LAETITIA LAMBERT Après avoir suivi une formation de comédienne au cours Perimony, Laetitia a travaillé au théâtre comme comédienne mais aussi comme metteur en scène et auteur. Récemment elle a interprété Antigone de Sophocle sous la direction d'Olivier Broda et sera prochainement dans "La nuit des rois" de Shakespeare et "Un ailleurs en soi" d'après Fernando ... Voir la suite

samedi, mai 03, 2014

Les os

L'usure de la hanche prend le pas, impossible de rester assise au cinéma ou au bistrot, il n'y a que le lit qui m'aille, comment savoir si par ailleurs je reprends du poil de la bête. Encore un mois avant de savoir si la rémission tient la route et entreprendre des travaux de réfection, dents, oreille, yeux, pieds, les vieux ne peuvent se plaindre, pas le temps de s'ennuyer, sans compter toutes les horreurs que déverse la télévision internationale, pauvre d'eux, tous ces enfants qui vivent dans la terreur des guerres qui ne disent pas leur nom.

vendredi, mai 02, 2014

C dans l'air - survie dans les catastrophes.

Parmi les techniques préconisées en situation de catastrophes : L'économie émotionnelle. Cela me parle, il me semble que je pratique cela  naturellement en cas de trafalgar , maladie, déception sentimentale, si bien que personne n'y voit couic.

dimanche, avril 27, 2014

Place Saint Pierre

Le moment le plus impressionnant de cette cérémonie était le silence dans le moment de recueillement.

mercredi, avril 23, 2014

Dalaï Lama

Pardonner ne veut pas dire oublier, parce que si on oublie, où est la bave pour pardonner?


mardi, avril 22, 2014

Saisissante Anne Sinclair

On dirait que toutes les fées se sont penché sur Anne Sinclair, beauté, intelligence, professionnalisme,   richesse, tout cela mâtiné d'une parfaite éducation
On croirait l'émission " gloire, amour et beauté". En tout cas chapeau bas pour la femme amoureuse qui a assumé durant la tourmente.

lundi, avril 21, 2014

Le doute

Chaque fois que j'ai un doute sur l'intégrité morale d'une connaissance, à mon égard, je me redis:"Bats ta femme, si tu ne sais pas pourquoi, elle le sait " (proverbe arabe)  Moi, je coupe la communication il n'y a pas mieux,une copine m'avait dit"il n'y a pire vengeance que l'indifférence, c'est l'arme absolue,  les gens supportent tout sauf de ne plus exister pur l'autre." Et il suffit d'avoir un peu de patience ils se prennent toujours le pied dans le tapis''

. Misanthrope- Comédie FRANÇAISE

Est-il logique de mettre aux acteurs des costumes modernes, alors qu'ils déclament le texte pur jus Comédie Française.

dimanche, avril 20, 2014

La framboise frivole- théâtre des Bouffes Parisiens

Délicat spectacle d'un duo de musiciens  très hétéroclite et homogène. Ça joue, ça chante, ça blague toujours avec finesse, talent et virtuosité.

mardi, avril 15, 2014

Le sevrage

Personne ne m'avait prévenue que parmi les effets secondaires il y avait ceux du sevrage, me voilà marchant comme une petite vieille avec des douleurs articulaires de nuit comme de jour faute des x anti inflammatoires accompagnant les chimios, je ne suis toujours pas prête à arpenter le Bosphore comme m'y convie un neveu qui a épousé une adorable turque.
Quand je n'aurais plus bobo aux fesses et que je pourrais m'assoir devant un vrai ordinateur, mon iPad  est trop volatile , je reviendrai sur le blog histoire de dire que je ne suis pas manchote.



mercredi, mars 19, 2014

Cleo de 5 a 7

de :
Agnès Varda
avec : Corinne Marchand, Antoine Bourseiller, DOMINIQUE DAVRAY, DOROTHEE BLANK, MICHEL LEGRAND
Sortie le
19 Mars 2014

1h30min
FRANCE / Comédie dramatique / Tout public
Réserver ma place Bande annonce
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Synopsis: 
La journée de Cléo, chanteuse de petit renom, hantée par la crainte d'avoir un cancer et attendant le résultat d'analyses médicales. Seule, elle réalise la teneur de l'indifférence de chacun, jusqu'à sa rencontre dans le parc Montsouris avec Antoine, soldat en permission qui lui apporte un peu de réconfort.
Séances
>
Aujourd'hui
MK2 Beaubourg
Note:

Emile Torner

Décès d’Emile TORNER
Pcf Paris 15, 10 mars 2014
140310_Emile_cadre.pngLa section du Parti communiste français du 15ème arrondissement de Paris a l’immense tristesse de vous faire part du décès, dans sa 89ème année, ce lundi 10 mars 2014, à 14h15, à l’hôpital du Val-de-Grâce, de notre camarade Emile TORNER, militant communiste, ancien déporté-résistant (Buchenwald-Langenstein)
Nous partageons notre douleur avec ses camarades de l’Association Buchenwald Dora et Kommandos ainsi qu’avec Vanessa, sa filleule laïque et toute la famille Esmiol.
Ces dernières semaines, jusqu’à dimanche soir, les camarades se sont relayés pour soutenir Emile dans sa dernière résistance. Ils l’ont assuré de la poursuite de son engagement dans la lutte pour le socialisme, suivant nos convictions et notre analyse marxistes-léninistes. Il souriait hier soir quand un camarade de la RATP lui a proposé un peu de rhum antillais pour fortifier son eau gélifiée.
Dimanche midi, Emile a écouté et remercié son camarade ancien déporté, Bertrand Herz, président du Comité international de Buchenwald, qui lui a décrit les projets en cours pour la défense de la mémoire de la déportation à Buchenwald.
Ce matin, il avait perdu connaissance quand notre camarade Josette Gawsewitch est venue à nouveau le visiter.
Emile a chargé notre section du PCF, en la personne de son secrétaire, Emmanuel Dang Tran, membre du Conseil national du PCF, d’organiser ses obsèques et de régler ses affaires selon ses dernières volontés.
Nous vous communiquerons les informations dès que possible.
Vous pouvez dès à présent envoyer messages et témoignages aux adresses suivantes :
PCF Paris 15, 130 rue Castagnary, 75015 PARIS
Nous reviendrons plus longuement sur la personnalité, le parcours et l’engagement si forts de notre camarade et si cher ami.
 
140310_Emile1.jpg

mardi, mars 18, 2014

Cinéma le Champollion- Mk2 Beaubourg

Prochainement
19 mars 2014

Cléo de 5 à 7
Agnès Varda
,,  
Avec Corinne Marchand, Antoine Bourseiller,Jean-Claude Brialy, José-Luis de Villalonga, Michel Legrand, Dorothee Blanck.

journée de Cléo, chanteuse de petit renom, hantée par la crainte d'avoir un cancer et attendant le résultat d'analyses médicales. Seule, elle réalise la teneur de l'indifférence de chacun, jusqu'à sa rencontre dans le parc Montsouris avec Antoine, soldat en permission qui lui apporte un peu de réconfort.

Lors de la présentation devant le public j'ai eu un sentiment étrange que je viens d'analyser: c'est un flash back, un retour en arrière, car les gens dans la salle avaient en moyenne le même âge que nous lorsque nous tournions le film d'Agnès.
Et j'ai dit que l'intérêt de tourner dans un bon film c'était que cinquante après on avait encore le sentiment d'exister.




mardi, mars 11, 2014

Tu n'as rien vu à Hiroshima!

Le chauffeur me laisse devant un cloitre, il me faut remonter à pied tout le bd Magenta avant de découvrir l’Église Saint Vincent Saint Paul, elle est pleine, n'y rentre plus personne, même des photographes;  nous patientons durant une heure que la messe se termine, le soleil tape, les flashs crépitent, le parvis est  noir de monde, enfin apparait un cercueil tout blanc porté à bout de bras et vite déposé dans une limousine aux vitres fumées, j'ai oublié les fleurs blanches, uniquement, pas de couronne, en tête du cortège qui descend les marches Jack Lang bronzé comme descendu de ces cimes, je fais la bise à Claude Rich et et à sa femme, un petit signe à Jean Batiste Thierrée interprète de Muriel, il fait si beau que je prend trois autobus pour rejoindre le cimetière du Montparnasse, la cérémonie est terminée depuis un quart d'heure, me reste à faire la queue pour jeter une poignée de pétales blanches dans le caveau, et je vais attendre dans un bistrot avant la projection, du dernier Resnais, si je rentre chez moi je risque de m'endormir et rater la séance au Normandie UGC, rebelote pour trois autobus, les conducteurs ne connaissent pas les correspondances, ma sciatique me lance, je la calme avec du diafalgan, je ne vois pas Francois Hollande qui parait-il est là.
J'ai toujours eu des problèmes lors d’enterrement de mes amis, du fait de leurs légitimes, aujourd'hui je me suis dit qu'il n'y avait pas lieu, qu'avec Alain Resnais nous n'avions pas eu d'histoire intime, et bien il s'avère qu'il a été un homme de ma vie cinématographiquement!  

lundi, mars 03, 2014

Nuit et brouillard Documentaire réalisé en 1955 par Alain Resnais

SYNOPSIS

«Nacht und Nebel», la nuit et le brouillard, tel était le destin réservé par les nazis à leurs opposants politiques qui disparaissaient définitivement dans les camps de la mort. A leurs côtés et aux côtés des tziganes, asociaux, homosexuels, handicapés et Témoins de Jéhova, se trouvent tous les juifs d'Europe, concernés par la «solution finale», imaginée en 1942 par les nazis lors de la conférence de Wannsee. Les libérateurs des camps ont rapporté de leur mission des images insoutenables, mais nécessaires pour rappeler aux générations futures la réalité d'une horreur sans nom. Michel Bouquet raconte...

LA CRITIQUE TV DE TELERAMA DU 21/10/2006


On aime passionnément Film documentaire d'Alain Resnais (France, 1955). Commentaire : Jean Cayrol, dit par Michel Bouquet. Image : Ghislain Cloquet. Musique : Hans Eisler. 30 mn. Rediffusion. Genre : dire l'indicible. A l'opposé du lavage de cerveau, il y a le secret de ce film : un massage de mémoire. Tout commence doucement, avec les images paisibles, en couleurs, d'un vague terrain. « Même un paysage tranquille... » : avec la patience implacable du réveilleur, le commentaire conduit tout simplement à un camp de concentration, là où « une drôle d'herbe a repoussé ». Les archives en blanc et noir prennent le relais pour rappeler la genèse nazie de ces lieux, les heures sordides qu'y vécurent les déportés, mais surtout cette singulière extermination au sortir des wagons, où « la mort fait son premier choix. Un second est fait à l'arrivée, dans la nuit et le brouillard ». C'est alors que surgit et resurgit l'atroce spécificité : « Avec au loin la flamme du crématoire... », « Il faut anéantir mais productivement... », « Quand les crématoires sont insuffisants, on dresse des bûchers... », « Les nouveaux fours absorbaient cependant plusieurs milliers de corps par jour... » Enfin, le film passe des mémoires aux consciences : « Alors, qui est responsable ? » (1) Avec le respect dû à ces morts que charrient les images, Nuit et brouillard pulvérise la scélératesse négationniste et vaccine contre toute tentative de revenez-y. Apre et poignant comme une vérité sortie du puits le plus nauséeux de l'histoire, ce chuchotement d'alarme lancé dès 1955 par la coalition sacrée d'Alain Resnais et de Jean Cayrol ne médit pas : il médite. Alors l'intransmissible cesse de l'être. Antoine Perraud   (1) Pour tenter d'échapper à cette question, les autorités françaises obtinrent, à la sortie du film, la suppression d'une vue de gendarme bien de chez nous en faction au camp de Pithiviers...

Antoine Perraud

VOS AVIS SUR Nuit et brouillard (3 commentaires)

un incertain regard

La disparition d'Alain Resnais

Alain Resnais est mort, je me permets d'écrire ici ce petit billet en hommage à l'homme qui, avec son compère Chris Marker, m'a donné envie de devenir cinéaste.
Alain Resnais pendant la mise en scène de ProvidenceAlain Resnais pendant la mise en scène de Providence © dr
Grâce à mon camarade Christophe Ruggia, j'ai pu voir son dernier film, Aimer, boire et chanter, une œuvre incroyablement intelligente et subtile. Une adaptation de la pièce de théâtre Life of Riley d’Alan Ayckbourn qui sort ce mois-ci en salle. Les acteurs y sont particulièrement justes. Ils interprètent un texte qui les fait naviguer selon leur rôle et les péripéties, entre la sincérité, les confidences, le mensonge, les manigances, et la répétition d'une pièce. Alain Resnais nous entraîne à sa suite, lentement tout d'abord, puis complétement, dans une jubilation intellectuelle qui est bien trop rare aujourd'hui. On voit dans ce film, à la fois le plaisir qu'il a à mettre en scène et comment il trouve des solutions au manque de moyens...
Dans ce film on voit bien que tout est possible aujourd'hui et qu'Alain Resnais est adepte du collage, de l'utilisation de toutes les techniques qu'il trouve à sa disposition. Je ne vais pas écrire ici un article de critique de cinéma, ce n'est pas mon rôle. Mais au lendemain de sa disparition, je me souviens qu'Alain Resnais avait fait ses études à l'IDHEC comme monteur, et j'ai choisi de suivre exactement sa trace. Je me souviens que modestement, il s'entourait d'auteurs brillants, Marguerite Duras, Jean Cayrol, Jorge Semprun, Jacques Sternberg. Ce que j'admirais le plus dans son œuvre, quand j'étais étudiant, c'est qu'il était pour moi le prototype de cet honnête homme, réalisant à chaque fois des œuvres maîtrisées, aux formes différentes, mais totalement construite, tout en traitant de sujets politiques, moraux, que si peu travaillait.
Il a fait des films, pas traité des sujets. Pourtant c'est lui le premier qui a réalisé un film sur la destruction des juifs en Europe, à une époque où un silence complet régnait. Je me souviens du choc, de la révélation pour moi à onze ou douze ans quand j'ai vu Nuit et brouillard. Je me souviens de ma joie, en montrant, à un de mes enfants, alors âgé de 10 ans, qui est resté scotché devant Les statues meurent aussi. Alain Resnais a construit une œuvre profondément politique, ancré dans son époque, jouant le rôle même dévolu aux artistes: émouvoir, faire réfléchir, prendre position, ne jamais injurier l'avenir.
Le producteur, Jean-Louis Livi, a fait une petite introduction avant la projection, parlant de lui comme d'un jeune cinéaste préparant déjà le suivant. Tout le monde savait dans la salle qu'Alain Resnais était vraiment malade.
Quand je suis rentré à l'IDHEC, Louis Daquin m'a demandé ce que je voulais faire, et je crois bien lui avoir répondu par bravade: "Je veux faire Alain Resnais". Je crois, modestement, que j'ai bien réussi, à suivre cette voie: je serais toujours, quoiqu'il arrive, en train de préparer le prochain.
Tous les commentaires
02/03/2014, 13:01 | Par alain Gillis
Bonjour POL,
merci d'avoir rédigé si vite.
Je reste pour ma part un attaché névrotique de Muriel. Rarement apprécié, je trouve.
02/03/2014, 18:38 | Par grain de sel en réponse au commentaire de alain Gillis le 02/03/2014 à 13:01
Moi aussi, Alain. Un de mes films préférés. Bon sang ce que j'avais pleuré, la 1re fois.... "Muriel" et "Hiroshima", les films que j'ai vus le plus grand nombre de fois, je crois....
02/03/2014, 13:32 | Par bérangère bonvoisin
Tous les acteurs l'aimaient. ( Je m'étais fait engager comme figurante sur "La vie est un roman, en 1982, pour pouvoir observer sa façon d'être et de travailler, et il nous traitait nous, les figurants, avec beaucoup de respect et d'amicalité). Et je me souviens du choc reçu à " Providence". Merci Pol pour votre billet.
02/03/2014, 13:54 | Par Pipotin
Merci Pol. Je copie le commentaire que j'avais mis ce matin sur un autre billet aujourd'hui avec de menus changements
Il est allé rejoindre Chris Marker avec qui il avait réalisé, en collaboration avec Ghislain Gloquet,  "Les statues meurent aussi". Un grand bonhomme à la palette aussi grande que son coeur.
Et pendant ce temps, comme en écho inversé au documentaire cité plus haut, Tillinac vient sur le "service public" faire la promotion de son dernier livre "Du bonheur d'être réac" (tout un programme) et dit, au cours d'un entretien hallucinant "on ne peut pas être ému par toutes les cultures...". Quelle époque de régression mentale parmi ces gens. Et si loin d'Alain Resnais.
Voir à 2:32:57 là
03/03/2014, 02:40 | Par arrue en réponse au commentaire de Pipotin le 02/03/2014 à 13:54
PIPO,
Pitié ! Pas ce lourdaud limité et fier de l'être (Tillinac) à côté de la finesse intellectuelle et esthétique (avec ses failles) du disparu !
Trouvons-lui, s'il le faut, un réac d'une autre envergure. Ça existe. Hélas ... Cool
02/03/2014, 14:07 | Par pol
Ghislain Cloquet qui fut notre directeur des études... un court moment, à L'IDHEC
02/03/2014, 17:09 | Par Stephanie
Je suis loin d'avoir tout vu de Resnais, et certains films m'ont paru mineurs ou moins réussis que les autres...
Mais je reste marquée par L'Année dernière à Marienbad (de la SF comme on n'en faisait jamais en France à cette époque !), La vie est un roman, Mélo (le titre a bêtement manqué me le faire rater, ne faites pas la même erreur ;-) et l'éblouissant Smoking / No smoking. Parmi les derniers, Les Herbes folles.
02/03/2014, 18:30 | Par Jean-Louis Legalery
Beau billet sur un homme de talent et de conviction.
02/03/2014, 18:33 | Par grain de sel
"Nuit et Brouillard" ce soir sur France 2 en remplacement de James Bond. A ne pas manquer ! Et vivement aussi la rediffusion de "Muriel" et d"'Hiroshima mon amour". Des films que j'ai vus et revus moult fois, avec la même émotion, toujours intacte....
Un grand jeune homme de 91 printemps est parti et nous laisse tous orphelins. RIP, Alain !
03/03/2014, 08:54 | Par alain Gillis en réponse au commentaire de grain de sel le 02/03/2014 à 18:33
Bien sûr, je recommande...
03/03/2014, 12:17 | Par grain de sel en réponse au commentaire de alain Gillis le 03/03/2014 à 08:54
Et bien non, finalement, ils ne l'ont pas passé.... Honte ! Ils l'avaient pourtant annoncé sur Twitter.... Mais j'espère qu'on aura une VRAIE rétrospective, avec N&B, mais aussi M, et plein d'autres.... 
02/03/2014, 18:41 | Par Duduche
A l'heure des montées de violence en Ukraine, rappelons cet excellent film d'Alain Resnais, collaborant avec le professeur Henri Laborit, Mon oncle d'Amérique, dont voici 2 petits extraits:
Henri Laborit, Mon Oncle d'Amérique. 1/2
Henri Laborit, Mon Oncle d'Amérique. 2/2
Si on réfléchissait plus à ce qu'il y dit, il y aurait certainement moins de conflits dans le monde!
02/03/2014, 18:41 | Par DF7511
Merci M. Alain Resnais pour tout ce bonheur fabriqué et que j'ai dégusté comme des pâtisseries subtiles.
Un moment qui colle à ma mémoire et auquel je suis très attaché, Sabine Azema chantant la chanson de France Gall; "Résiste .. Pourvu que tu existes .."
02/03/2014, 18:43 | Par DF7511
Merci M. Alain Resnais pour tout ce bonheur fabriqué et que j'ai dégusté comme des pâtisseries subtiles.
Un moment qui colle à ma mémoire et auquel je suis très attaché, dans "On connaît la chanson", Sabine Azema chantant la chanson de France Gall; "Résiste .. Pourvu que tu existes .."
02/03/2014, 18:44 | Par junon moneta
Scoop !
On l'a retrouvé, il est décédé.
Vous avez dit : "Disparition" ?
Cela ne change rien au talent de cet homme, ni à la qualité de votre billet, mais cette expression me sort des yeux...

02/03/2014, 18:53 | Par Pierre Magne
"Nuit et Brouillard" ce soir sur France 2...
Ma première rencontre avec ce grand cinéaste !
02/03/2014, 19:19 | Par pol
Sur France Culture à 19h14, quelqu'un dit que Truffault disait de lui que c'était un cinéaste de gauche, un autre dit c'était un cinéaste "engagé" - il est dit alors que souvent les films engagés sont ratés - mais qu'il arrivait en même temps à un haut niveau formel...  Et oui pourquoi n'ai-je pas écrit que ce qui me plaisait chez Marker et Resnais c'était qu'ils étaient engagés...
02/03/2014, 19:22 | Par pol
Évidemment un cinéaste disparaît, meurt, mais son œuvre lui survit. Alain Resnais est là pour toujours avec ses films, son esprit, si j'ai mis disparition, c'est probablement à cause de Perec, qui lui aussi fait partie de mes exercices d'admiration.
02/03/2014, 21:04 | Par pol
02/03/2014, 22:13 | Par guy_perbet
Disparu ?
Non, il a juste "tourné le coin", et nous n'avons pas fini d'entendre et de voir tout ce qu'il nous a conté...
03/03/2014, 01:59 | Par seth
Je me rappelle du simplissime, brillant, rude, éblouissant et percutant Nuit et Brouillard, mais aussi des emmerdentissimes L'Année Dernière à Marienbad et Hiroshima Mon Amour (avec la collaboration de la chiantissime Guiguite). Après j'ai arrêté. Moi qui n’était déjà pas fana du ciné, ça m'a complètement vacciné.
Désolé de déplaire au chœur des adorateurs mais si ça a bien commencé, ça n'a pas forcément bien suivi... Quant à la fin, je ne la connais pas.
RIP quand même.
03/03/2014, 02:40 | Par arrue
Il fallait écrire un hommage ici. Vous l'avez fait. Merci.
Nous nous sommes tant aimés ... En pleurs
À un jour près, son ombre tutélaire serait venue "planer" sur des Césars de longue date totalement nuls.
Le siècle va définitivement basculer (culturellement), car, en France, il reste deux "grands". Eux disparus (à Dieu ne plaise), tout un pan de ce qu'est PROFONDÉMENT le cinémaTOGRAPHE (pour le dire comme Bresson) aura aussi disparu !

N-B : Je ne suis pas sûr que "Nuit et brouillard" soit tout à fait le "premier" film sur le sujet. En France, sans doute. À ce qui fut "l'Est", c'est moins sûr. Mais restons-en à la "Nuit" et à la ridicule et ignoble censure de son flic français enlevé du plan ... puis remis

Je t'aime je t'aime, le film d'Alain Resnais qui devait avoir la Palme


Claude Rich incarne Claude Ridder, un personnage rescapé d'une tentative de suicide, à qui des scientifiques proposent de voyager dans le temps...
En 1968, cette romance fantastique signée du réalisateur de Hiroshima mon amour avec le romancier Jacques Sternberg, était en compétition au festival de Cannes. Beaucoup murmuraient qu'il serait couronné. C'était sans compter les fameux «événements de mai»... Retour sur le chef-d'œuvre inconnu du réalisateur.
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Peu de gens se souviennent du huitième film d'Alain Resnais. Et pourtant, il s'en est fallu de peu qu'il n'obtienne la plus haute récompense au festival de Cannes... en mai 1968. Si une malédiction n'avait plané au-dessus de Je t'aime, je t'aime, cette romance fantastique aurait certainement été un très grand succès. Avant même sa sortie, ce long métrage, avec Claude Rich et Olga Georges-Picot, avait été présenté en compétition au Festival de Cannes. Sur la Croisette, le bouche à oreille était si unanime que d'aucuns murmuraient qu'il aurait la palme cette année-là.
Nous étions en 1968... Les événements de mai se sont alors chargés de balayer tous ces rêves de pellicule. Et le film de Resnais ne fut pas projeté. Un gros rideau rouge tiré par Truffaut tomba sur l'écran, entraînant à sa suite un long voile d'absence qui vint recouvrir ce long métrage dont le scénariste écrivain était Jacques Sternberg.
Trente-cinq ans plus tard, en 2003, grâce à Michel Ciment et à l'acharnement de la revue Positif, une copie neuve avait même été élaborée, et ce superbe film de nouveau présenté au Festival de Cannes. Comme un juste retour des choses.
Quelques années avant de mourir, l'écrivain Jacques Sternberg (1923-2006) avait vu ressortir le film et avait accepté d'en parler. «Cela me fait un immense plaisir de voir ce film sortir de l'ombre, expliquait-il. Finalement, j'ai l'impression que Je t'aime, je t'aime n'aura atteint son public que maintenant. Comme s'il avait voyagé dans le temps pour parvenir jusqu'à nous sans une ride.»
Que raconte exactement cet étrange et poétique long métrage? Le synopsis tient en quelques mots: des scientifiques viennent proposer à Claude Ridder (Claude Rich), rescapé d'une tentative de suicide, de voyager dans le temps. En véritable cobaye humain, il sera précipité un an en arrière durant une minute. L'expérience commence. Mais bientôt, la machine se détraque...

«Je me souviens parfaitement de ma première rencontre avec Resnais.»

«Je me souviens parfaitement de ma première rencontre avec Resnais, confiait alors Sternberg. J'étais alors journaliste au sein de la mythique revue Planète, sise au 114, avenue des Champs-Elysées. Un jour de 1965, mon téléphone sonne. Je décroche, et j'entends la voix de Resnais. «J'ai lu Un jour ouvrable et j'aimerais que nous nous rencontrions.» J'ai répondu «Quand?», et il a dit: «Maintenant, si c'est possible. Je suis à deux cents mètres de vos bureaux.» Nous avons déjeuné dans le sous-sol désert d'un restaurant de la rue du Colisée pour mieux pouvoir discuter. Après deux ans et demi de travail commun, le synopsis définitif de Je t'aime, je t'aime voyait le jour.»
Si le choix, ô combien judicieux, de Claude Rich revient exclusivement à Resnais, en revanche, c'est Jacques Sternberg qui a découvert la jeune Olga Georges-Picot, qui illumine le film de son charme étrange et éthéré. «Resnais m'avait dit: «Si je prends une comédienne comme Jeanne Moreau, toutes les scènes avec Claude Rich ressembleront à un match de ping-pong. Tout le monde dira: «Ah! quel jeu!» Il nous faut une inconnue. C'est un jour, par hasard, en remontant la rue Saint-Benoît, que je suis tombée sur elle, attablée à la terrasse d'une pizzeria. Elle était très belle, décalée, marginale, avec une espèce de calme, de neutralité énigmatique. Inutile de préciser qu'elle a été engagée immédiatement.»
Quant au déconcertant titre du film, Sternberg le justifie d'une phrase définitive: «Pour moi le premier Je t'aime sonne comme un froid constat. C'est la répétition qui symbolise la passion, l'infini, l'amour fou...»

samedi, mars 01, 2014

Merci! Merci! Merci!

C'est le passage obligé cette litanie de remerciements, un exercice casse gueule! Guillaume et les garçons à table à fauché 5 Césars,Guillaume Gallienne en devient hagard.
Je me souviens de Guislain Cloquet recevant le sien pour la photo de "Tess" (Roman Polensky) : Je
 ne suis qu'un cheval qui ne court bien que s'il a un bon cavalier!
Bref, cette 39 ième édition a été menée tambour battant par Cécile de France.

vendredi, février 28, 2014

Frédéric Tachou

 Je me faisais un plaisir de participer à la fête  pour la sortie de son livre, les rencontres avec Frédéric Tachou sont toujours jouissives, il a le sens de la convivialité, mais la veille, je m'étais acheté une notre avec un bracelet sécurisé au point que ne n'ai pu lu détacher pour la douche jusqu'à ce soir, trop tard pur avoir le courage de sortir.

Le destin

J'ai bien entendu des coups de bricoleur comme souvent le week-end, il n'était que 9 h. Puis un livreur m'a demandé au téléphone, un ruban de sécurité l'empêchait  de rentrer dans  l'immeuble. Une armada de pompiers dans l'escalier, quelqu'un avait  troué une canalisation de gaz, tous les logements on été passé au crible, qu'une nappe de gaz ne fasse pas sauter la baraque.  Ils sont resté une heure dans mon grenier afin de s'arrimer pour rentrer dans les logis inhabités par les fenêtres.
Je n'avais prévenu personne "je suis sauvée" afin de ne pas faire du triomphalisme, j'ai eu raison, la vie a de ses détours!

mercredi, février 26, 2014

Service oncologie

                             

Définition rémission


rémission, nom féminin

Sens 1 Remise de peine, pardon des péchés [Religion]. Synonyme acquittement Anglais remission
Sens 2 Diminution d'une maladie, de façon temporaire [Médecine]. Synonyme atténuation Anglais remission



rémission : 1 définition

Synonymes rémission


rémission : 9 synonymes.
Synonymes acquittement, amélioration, amnistie, apaisement, atténuation, grâce, indulgence, remise, répit.



Le professeur Amaury de Gramont, hôpital Saint Antoine, m'a notifié ce matin, l'arrêt de la chimio, reste la surveillance, Il y a un an, au stade 3, je n'avais que 20% de survie  si je m'astreignais au protocole: Vous avez bien travaillé! me dit-il d'une voix douce et modeste alors que je n'ai fais qu'être sage, je n'ai jamais été aussi heureuse que d'être prise en charge par toute son équipe, souriante, attentive, le sentiment d'être,parmi les anges, merci à tous, Dorothée Blanck
                       

lundi, février 24, 2014

Grégoire Anne-Marie

Mes chers amis,
J'ai besoin de votre soutiens

je participe à  un concours
organisé par la stcum de Montréal
seul le vote du public compte
Vous pouvez voter une fois par jour sur ce lien

http://abribus.ca/concours/expo-plus/exposition/grandpublic/oeuvre/je-t-aime-encore
multipliez mes chances en invitant vos amis à me soutenir
transferez ce message sans modération!!!
merci de tout coeur...
Anne-Marie Grégoire


dimanche, février 23, 2014

Julia ou es tu?

J'ai attendu durant la quinzaine de revoir ce miracle,la patineuse Julia Lipniskaia.

mardi, février 18, 2014

Malgré une technique précise telle une horloge Annick Dumont trouve toujours la petite bête chez les couples du patinage artistique, les américains ont eu l'or, ce n'est que justice.

samedi, février 15, 2014

Américain - Russe ( Hockey sur glace) Sochi 2014

En me réveillant de ma sieste j'entends"C'est génial d'être là!" Ils en sont aux tirs francs dans la lucarne. La foule est en délire.
Je n'avais pas eu envie de regarder ce match, les sports de groupe avec croches pieds, coups de batte, non! Là c'est un joueur seul contre le goal, chaque nation l'une après l'autre, au bout de six galets rentrés sous les hurlements du stade, c'est l'Amérique qui l'a emporté.

Médaille, pas médaille?

Nos compères Nelson, Candelero, Annick Dumont n'y retrouve pas leur latin au décompte des juges pour le patinage artistique, je ne me laisse aller qu'au charme viril du russe manquant par forfait..

Nous ne pouvons qu'être admiratif pour tous les athlètes, leur courage malgré les chutes, et leur simplicité quelqu'en soit les conséquences, "On a fait le travail" c'est la grande leçon de ces JO.

Alors que Sochi manque de neige une partie de la  France a les pieds dans l'eau, depuis des semaines défendre son terrain, ses murs, ses meubles, ça aussi c'est du sport, il n'en incombe qu'à la fatalité .

Le curling Sochi 2014

Malgré des commentaires qui se veulent simples, didactiques, je n'ai encore rien compris au Curling, sport kitch, avec ses hommes aux pantalons bariolés comme ceux des clowns, grands. diables dont la. finesse du coup de poignet est imperceptible. Le ballet des balayettes est très drôle hormis les criailleries du capitaine qui dirige le concourant.

mardi, février 11, 2014

Sochi 2014

J'ai frissonné à la  Marseillaise pour la médaille de Martin Fourcade, c'est émouvant tous ces jeunes qui ont travaillé si dur et finissent sur le podium en gardant leur fraîcheur, leur sourire. Je suis scotchée devant l'écran afin de comprendre la technicité de chaque discipline, j'en oublie de manger, me laver, la promenade sanitaire, me déculpabilisant grâce à NILS Hahoutoff qui nous disait"c'est le cerveau qui commande les muscles il suffit d'imaginer l'exercice pour en avoir les effets".
Mais nous n'avons pas tous des mentalités de kamikazes.
Et pendant ce temps là Nelson double chacune de ses phrases, avec des "heuh" à la clé, il meuble, et Candelero tel un maquignon, jauge de la plastique des danseuses.

dimanche, février 09, 2014

La poupée russe- Fée Clochette-Julia Lipniskaia

Comme le monde entier j'attends l'exhibition de cette enfant dont la perfection ne s'explique que par la pureté de l'être. Dommage les commentaires vulgaires de notre duo infernal.(Nelson-Candeloro) qui.chevauchent les images de grâce.

Enfin l'ange Julia Lipniskaia danse, subjugue et donne le frisson, aucune mimique de gamine devant son triomphe, c'est époustouflant, nos compères en sont coi!

Vincent Lindon- Delahouse

Le non tu l'as déjà , va chercher le oui! (le père de Vincent Lindon) formidable interview de l'acteur au JT de la 2. sensible, intelligent, j'étais sous le charme comme il dit l'être lui même des grands hommes qu'il a rencontré´ d'autant qu'il avait tourné "Pater" en toute intimité avec Alain Cavalieŕ ce dont j'étais jalouse. Vincent Lindon a très bien défini la souffrance du métier d'acteur. "L'attente " attendre d'être désiré,  choisi, jeu perpétuel de séduction.

lundi, février 03, 2014

102 ans et ça pédale

Monsieur Robert Marchand devrait avoir un rente publicitaire à vie pour bonne conduite. Il est un exemple. Ne pas se plier à la fatalité de l'âge, des maladies, de la dégénérescence, même alité on peut faire des exercices, je me suis laissé aller au dictat de la médecine trop heureuse d'être prise en charge, et ce cycliste m'a fait honte, ne pas me remettre en jambe seule.

jeudi, janvier 30, 2014

Cavanna http://p4.storage.canalblog.com/41/29/456997/93433840_o.jpg

Une belle tête de druide ou de gourou,  lorsqu'il nous voyait arriver ensemble Cavanna disait à Sternberg: Ah!Tu es venu avec ton pare-feu!

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mercredi, janvier 29, 2014

Nordine a frappė

En essayant une coque de protection  pour sportifs Michel Cimes s'est exposé, Nordine  a foutu son poing dans la dite coque. mais  par idnavertance. l'un de ses doigts a glissė vers la partie fragile sensée être protégée, c'est risué de servir de cobaye, j'espère que Michel Cimés a plus de plaisir à fréquenter " La grande  Blonde" .comme il nomme notre Adriana Karembeu nationale.

mardi, janvier 28, 2014

Frédéric Tachou



Et le sexe entra dans la modernité Photographie obscène et cinéma pornographique primitif, aux origines d'une industrie Frédéric Tachou Livre broché - 33,00 € 31,35 € Économisez 1,65 € (5 %) Résumé | Sommaire | Événements | Fiche technique Au milieu du XIXe siècle, lorsque des photographes parisiens donnèrent naissance au commerce des photographies « obscènes », ils ne fixèrent pas sur leurs plaques de verre des témoignages documentaires sur ce que la loi prétendait confiner dans la sphère privée, mais mirent en scène leurs modèles pour construire une sorte d'utopie sexuelle. L’utilisation de la photographie et ensuite du film imposa ainsi un nouveau paradigme qui inaugura l'ère de la pornographie moderne. Partant d’une lettre de Paul Eluard adressée à Gala en 1926 dans laquelle le poète raconte avoir vu dans le cinéma pornographique « [...] la passion contre la mort et la bêtise », Frédéric Tachou relève le défi d’une évaluation du phénomène culturel naissant. En s’appuyant sur l’analyse approfondie de photographies et de films produits entre 1850 et 1950, il propose une approche critique des conditions nouvelles dans lesquelles s’est élaborée une relation aussi inédite qu’originale entre le spectacle et le spectateur. L’auteur gage que le système de signes propre à ces photographies et à ces films qui combine illusion et réalité a permis la mise au point d’un instrument redoutable par lequel les fantasmes sexuels des individus peuvent s’échanger avec une fantasmagorie plus collective. Dans des sociétés aptes à transformer tous les domaines de la vie en marchés, où des qualités se changent en quantités, le monde du fantasme ne peut pas être épargné. Frédéric Tachou est né à Bordeaux en 1964. Après une formation de plasticien et d'esthéticien, il enseigne les arts plastiques jusqu'en 2000 avant d'entamer une carrière de cinéaste expérimental. Parallèlement à ses activités créatives, il soutient une thèse de doctorat en Esthétique et Sciences de l'art à Paris I où il enseigne l'analyse du cinéma expérimental.