lundi, mai 31, 2010

(83)*Je veux lui montrer ma chambre au cinquième. Jean-Pierre grimpe comme un singe. Il se hisse d’étage en étage, ses mains accrochées aux tuyaux de gaz qui courent le long de la cage d’escalier. Je le prendrais bien pour amant, puisqu’il faut que j’en trouve un. Réflexion faite, ce ne serait pas agréable, le connaissant, de savoir que tout Paris sera au courant et dans des termes peu délicats. Toutes les pièces du haut sont vides, pas très belles mais amusantes. Si j’avais de l’argent pour en acheter plusieurs, je ferais en sorte qu’elles communiquent entre elles par quelques marches car aucune n’est au même niveau. Ma petite chambre de bonne est la plus jolie.
J’agis comme une putain à draguer dans les rues en quête d’une proie. Je finis par suivre une prostituée qui n’est autre que mon double en plus gracile, plus sexy, dans un vêtement des années 30.
Le soir tombe, ce n’est pas Paris, peut-être Anvers, ou l’Allemagne. La fille chemine toujours, puis elle entre dans un bordel, je la suis.
Les patrons et quelques autres personnes sont attablés devant une table dressée en buffet. La fille a disparu à l’étage, dans sa chambre. Étant cliente, j’attends qu’on la fasse descendre et je rafle au passage du pain avec une tranche de tomate, ainsi que d’autres amuse-gueule.
La prostituée est enfin redescendue, mais son dernier client fait écran entre elle et moi. Je ne vois que le dos de cet homme brun, arabe me semble-t-il, qui l’étreint tel un amoureux, la couvrant de baisers. Le patron me dit que ce matin, passé l’heure réglementaire, il a voulu récupérer sa pensionnaire et que ce même homme l’a enlevée, et comme ils étaient poursuivis, ils sont montés dans un camion amphibie, ils ont traversé le fleuve, laissant derrière eux le bordel et moi qui vous parle.

"Les mains en l'air" Romain Goupil-Les films du Lozange


Date de sortie : 9 juin 2010
ww.filmsdulosange.fr/

LES MAINS EN L’AIR
Film de Romain Goupil
Avec : Linda Doudaeva, Jules Ritmanic, Louna Klanit, Jérémie Yousaf, Louka Masset, Dramane Sarambounou, Jules Charpentier, Emma Charpentier, Valeria Bruni-Tedeschi, Romain Goupil, Hélène Babu, Hippolyte Girardot
SYNOPSIS
Milana nous raconte ce qu’il lui est arrivé il y a 60 ans en 2009…Elève parisienne en pri

La promenade du dimanche

Il y a un jardin botanique qui jouxte la Cinémathèque, on peut y sentir la rose entre deux séances de films, j'ai renoué avec le cinéma américain "La Proie", il n'y a pas de blancs, j'ai eu peur tout le temps, la facture des grands maîtres.

Robert Siodmak - Cinémathèque française
Robert Siodmak gagne les Etats-Unis, réalise quelques films de série B, ... (notamment Les Tueurs, 1946 ; La Proie, 1948 ; Pour toi j'ai tué, 1948).
www.cinematheque.fr/

www.cotecourt.org

vendredi, mai 28, 2010

Joli mai

Beaucoup de femmes seules dans les squares, elles ont l'allure libre, jambe découverte."Elle te plait?- Faut voir, si elle est docile, faut essayer!"

mercredi, mai 26, 2010

Jean Mertens

www.editionsdenullepart.info

La retraite

Même avec mes vieux amis, j'ai maintenant une vie virtuelle, nous prenons des nouvelles les uns des autres à travers nos blogs respectifs, fini les cafés où l'on traînait un après-midi entier, un déjeuner mensuel au Sélect où chez Lipp. Gare! si un jour je ne vois pas une illustration de leur existence sur le Net! La retraite tire en peau de chagrin l'idée d'offrir un verre, que serrasse dans quelques temps avec ce qu'on nous réserve de restrictions, et la santé qui fout le camp à deux vitesses, il n'y aura plus d'infirmières ni de médicaments sauf pour certains quartiers.

mardi, mai 25, 2010


« CLEO DE 5 à 7 » ciné-philo. Une petite phénoménologie du corps vécu.
Posted by daniel on mai 21, 2010

Une jeune femme, belle et insouciante reçoit la « révélation » d’une maladie ; une heure et demi plus tard elle doit passer chercher les résultats des analyses médicaux… elle marche, elle arpente les rues de Paris, de 17h à 19h. Que se passe-t-il dans sa tête, dans sa chair, dans sa subjectivité ? C’est le pari de cette œuvre si particulière, petit bijou de la nouvelle vague, que nous qualifions de petite phénoménologie du corps vécu. Nous le montrer, nous le faire voir, plus encore, nous le faire vivre.

Car tout change alors, les rues, les objets, les vitrines, les rencontres, tout ce qui constitue le « monde » de cette petite Cléopâtre dont le royaume s’effondre, s’emplit rapidement de la coloration de cette attente. Elle n’est pas dans son corps comme avant. Mais au fait ? Est-elle dans son corps ?

En effet, la philosophie a été toujours confrontée à cette question : habitons-nous notre corps ou sommes-nous notre corps ? Car si la première hypothèse est vrai, nous ne le sommes pas, et, de Platon à Descartes, en passant par le bouddhisme et les monothéismes, nous sommes autre chose qu’un corps : une âme, un esprit, un souffle, chu dans un dispositif spatial, matériel, étendu, que nous appelons le corps (soma, qui était aussi le terme que le grecs utilisaient pour cadavre). Un autre regard nous mène d’Aristote à Spinoza, et jusqu’à la phénoménologie, particulièrement celle de Merleau-Ponty, Levinas, Ricœur, en essayant de le lire notre subjectivité dans la continuité de notre chair et la chair du monde, de saisir notre être comme être corporel.

Bien sûr, la science actuelle, la neurobiologie et la connaissance des systèmes cognitifs ne cessent de nous plonger dans la corporalité de nous-mêmes. Mais rien n’est entièrement convaincant de l’extérieur, car l’expérience de « notre corps » est toujours unique et presque incommunicable… tout rendu d’une expérience, soit-elle la douleur, l’émotion, la perception même de la couleur, laisse un résidu, qui ne peut être sinon vécu par soi-même. Personne d’autre ne peut expérimenter « mon angoisse », ou « ta tristesse » ou « sa douleur » ; ces états subjectifs ne se disent pas sans pronom possessif.

C’est ainsi que la phénoménologie à cherché dans la description la plus serrée de nos perceptions conscientes, telles qu’elles apparaissent dans la conscience, une voie d’entrée dans ce mystère, retourner « aux choses elles-mêmes ». C’est pourquoi le roman (Joice, Duras, ou le Sartre de La Nausée, par exemple) s’y prête peut-être mieux que l’essai philosophique. Ou encore le cinéma, art de la perception et de la durée par excellence. Resnais, Visconti, et bien d’autres ont essayé de percer cette extériorité qui nous laisse toujours en dehors de l’expérience subjective d’un autre, pour nous faire presque vivre « dans la peau » d’un personnage des fragments de vie, de bribes de temps, des histoires incarnées.

Agnès Varda, artifice des instants volés, virtuose du détail inaperçu, signe ici son deuxième film ; un coup de génie, par sa simplicité désarmante, par sa cohérence formelle. L’esthétique est entièrement au service du propos ; autant la beauté de l’actrice, qui se vit elle-même comme belle que celle de la ville « par beau temps », rien n’est innocent dans ce tableau faussement naïf.

Ces deux heures dans la vie d’une femme, que nous suivons pas à pas, son attente, ses découvertes (« en temps réel », dirait-on actuellement), son égarement, son expérience d’être elle-même en train de ne plus être ce qu’elle est, pour le dire d’une façon sartrienne… Nous assistons de plus près à la transformation d’une existence. Devant le temps physique qui égrainent les horloges omniprésentes, l’image que les miroirs revoient de plus en plus fragmentée, striée par la vie qui passe, marquée par l’avenir qui s’emmêle dans le présent…

L’« être pour la mort » qui se fait question dans son corps (et ne pas dans son être comme le dit Heidegger) de son être qui est appelé à assumer son horizon d’effacement.

Le quotidien concret de l’attitude naturelle, de ce qui est immédiatement là, donné, l’environnement, ou l’entourage, perdent ainsi leur évidence pour devenir signe, écriture, menace, vecteur, intention ; pour devenir peu à peu « monde de la vie » (Lebenswelt, en termes de Husserl) et s’imposer au corps, l’ouvrant à lui-même, et le menant à transcender la contraction que la souffrance et l’angoisse lui imposent.

Par la présence d’autrui, par l’intersubjectivité, la surprise de l’altérité, par la relation, peu à peu une autre révélation prend corps. La vie se déconstruit en se découvrant, rien de plus humain et de plus mystérieux…


Séance de « Ciné-philo » le dimanche 23 mai 2010 à 14h20 à l’Entrepôt,

7, rue Francis de PressenséParis 14e M° Pernety (8€)

présentée et animée par Daniel Ramirez,

débat sur le sujet « sommes-nous notre corps ou nous l’habitons? »

J'étais dans la salle, puis à la discussion, et personne n'a fait le rapprochement avec le rôle du modèle, c'est amusant...

A se faire des noeuds aux boyaux du cerveau (Alfred)

Si tu me cherches, tu te trouve.
La seule chose qui existe, c'est le travail du concept.
Les plus grands poètes sont les scientifiques, ils savent d'une façon intuitive que les choses existent, leur travail c'est d'en donner la preuve.
De l'amour à la haine à petits pas, de la haine à l'amour, un gouffre.
Vous ne me chercheriez si vous ne m'aviez déjà trouvé.
(Pascal)
L'écriture, comme tout art, est un révélateur pour le public.
Science- Poésie- Philosophie sont soeurs jumelles
(Gunther)

Coup de chaud -Les Champs Elysées au vert

Nous avons écouté le conseil d'aller tôt au pré, il était 9h, déjà la foule des grands métros, il fallait se frayer un passage entre les mamies heureuses de voir des petits légumes, les enfants épatés devant un veau nouveau né, et les couples dont l'un des deux est plus savant pour nommer les plantes. Cette remontée bucolique jusqu'à l'Arc de Triomphe n'était pas sans danger, le coup de soleil nous a atteint. Mais nous étions heureux d'avoir vu la campagne un jour de Pentecôte. J'ai été surprise de la curiosité d'une foule parisienne que l'on dit ordinairement blasée question spectacle, les petits pois font recette, la feuille de chou lisse photographiée en gros plan dans toutes ses veinures, à croire que le citadin ne voit du rural, en temps ordinaire, qu'en virtuel.

vendredi, mai 21, 2010

A la recherche du temps perdu

Jean-Claude Drouothttp://www.imdb.com/name/nm0238379/
Nina Companeez adapte pour France Télévisions et Arte France l'oeuvre de Marcel Proust Chef opérateur: Dominique Brabant www.imdb.com/name/nm0102613/
A partir du 7 avril 2010, Nina Companeez réalisera A la recherche du temps perdu,
une fiction de prestige de 2x105’, adaptée de l’œuvre de Marcel Proust.

Produite par CINÉ MAG BODARDwww.hotfrog.fr/.../Cine-Mag-Bodard , cette fiction sera tournée principalement à Paris et à Cabourg.

Avec Dominique Blanc (Madame Verdurin), Didier Sandre (Le Baron de Charlus), Eric Ruf (Charles Swann), Valentine Varela (La Duchesse de Guermantes), Bernard Farcy (Le Duc de Guermantes), Jean-Claude Drouot (Elstir), Catherine Samy (la grand-mère), Dominique Valadier (la mère) et Caroline Tillette (jeune comédienne, étudiante à la Royale Academy of Dramatic Arts à Londres) (Albertine), incarneront les personnages de cette adaptation, racontée à la première personne par « le narrateur », interprété par Micha Lescot.

Note d’intention de Nina Companeez http://www.imdb.com/name/nm0173953/

Les différentes adaptations de A la recherche du temps perdu qui ont été faites jusque-là portaient chacune sur un des volumes de « La recherche ».

En privilégiant certains évènements, en faisant l’impasse sur d’autres, j’ai fait le choix d’adapter l’oeuvre entière pour lui garder tout son sens, puisque A la recherche du temps perdu n’est pas seulement une exploration de la mémoire et des souvenirs, c’est le récit d’un apprentissage : celui du personnage central, appelé « le narrateur » qui fait ce récit à la première personne et dont le nom n’est jamais dit.

Dès l’enfance, le narrateur a tout magnifié par le rêve : les noms, les lieux, la société aristocratique parée d’histoire, les femmes et la passion amoureuse.

Au fil du temps, son regard d’une acuité sans pitié – qui ne l’épargne pas lui-même – perce à jour les vérités cruelles derrière les apparences : les secrets, les vices cachés, les petitesses, la cruauté comme les ridicules de la société et des êtres… et l’accomplissement de sa vocation d’écrivain va se faire à travers l’accumulation des révélations et des désillusions…

Nous sommes en 1900 et le narrateur a 20 ans, (Certains moments significatifs de son enfance sont ensuite évoqués au cours du film).

Fils unique, le narrateur a grandi dans une famille française de la bourgeoisie aisée et cultivée, entouré de l’amour protecteur et sans limite de sa mère et de sa grand-mère.

Il est d’une sensibilité exacerbée. Insomniaque, nerveux et asthmatique, il souffre depuis l’enfance de crises nerveuses et de suffocations.

Il est enfin arrivé à l’indifférence à l’égard de Gilberte Swann qui a été le grand amour de son adolescence et son premier grand chagrin puisqu’elle l’a rejeté.

Consolé, plein de désirs et de rêves d’amour, il part en train pour Balbec (Cabourg) avec sa grand-mère respirer l’air de la mer qui doit le fortifier ...

20 ans plus tard, après la guerre de 14-18, le narrateur a 40 ans et il est de plus en plus malade.
C’est seulement alors qu’il comprend que tous les matériaux de l’œuvre littéraire qu’il va enfin entreprendre, c’est sa vie passée.

Et c’est quand le film s’achève, qu’il va commencer à écrire
A la recherche du temps perdu.

Cela fait du bien de savoir des réalisateurs fidèles à leurs collaborateurs. Jean-Claude Drouot- Dominique Brabant- Ghislain Cloquet: plusieurs films ensembles.
L'histoire très bonne et très joyeuse de Colinot Trousse-Chemise (1973)

jeudi, mai 20, 2010

mercredi, mai 19, 2010

http://www.welovewords.com/dorothee-blanck

Documentaire FR2

C'était effrayant ce reportage sur les hôpitaux psychiatriques, les malades souvent entravés sur leur lit car il n'y a pas assez de personnel pour les surveiller, endormis par les calmants et le manque d'activité, ils végètent ainsi dans une chambre, seuls, soit, mais sans même la distraction de voir autrui comme dans les dortoirs d'autrefois.

(82)*Mes parents donnent un cocktail dans un autobus transformé en épicerie. Chacun se sert. Il y a aussi des fruits en conserve. Je fais remarquer à ma mère que dans un contexte aussi mondain, son mari n’a pas l’air de connaître ni de courir particulièrement les femmes, à l’inverse de ce que nous imaginions. Sa maîtresse est donc une profession de foi.
Plus tard, je cherche à me baigner. Beaucoup de pièces vides et cubiques à traverser ; au bout, par la porte ouverte, je vois un corps de femme immobile, entièrement submergé. Je crois ma mère noyée.
« Non, qu’est-ce que tu veux ? me demande-t-elle.
- Prendre un bain ! »
Je vide la baignoire, au moment de mettre l'huile de bain, je m’aperçois qu’elle est de nouveau remplie.
Des petites ruelles escarpées ; j’y recherche mon logis mais je n’ai plus la pochette avec mes pièces d’identité, j’ai dû l’oublier au cocktail. Je suis prise dans une rafle ; en attendant le jugement on nous demande de nous mettre dans trois pièces différentes qui correspondent à trois groupes distincts: ceux qui ne sont pas coupables ; les présumés coupables ; ceux qui le sont, ou plaident coupables. Par un choix arbitraire le jury décidera de l’acquittement ou de la peine de mort. Je recherche le local « non coupable » mais une jeune femme, en aparté à son amant : « Avec son corps, elle devrait plaider coupable, elle aurait plus de chance qu’ils ne considèrent pas cela comme de la provocation. » Pensant qu’elle a peut-être raison, je prends le risque de rejoindre les condamnés à mort a priori. Couverte d’un manteau noir discrètement ouvert sur un chemisier ancien, blanc, je lisse mes cheveux plus longs, encore plus longs qu’à l’ordinaire, qui retombent gracieusement le long de mes joues.
Nous passons deux par deux. A l’énoncé de mon nom, Dorothée, un homme me pousse, de pair avec une autre femme, vers une estrade. On se croirait à une distribution de prix dans une mairie. Il y a un petit livre en latin échappé de ma pochette, ouvert au mot « rebut. » Je fais une gracieuse pirouette, reconnaissant l’objet comme étant le mien. Le jury me demande de m’écarter vers la droite.
« Qu’est-ce que c’est, ce côté ? demandé-je.
- C’est en observation pour quelques jours. Vous voyez, il y a une caméra, on va vous filmer et vous garder en observation, avant de vous condamner.»

lundi, mai 17, 2010

Marcel Camus - Un homme ça s'empêche- Café philo des Phares

Entre ma mère et la justice, je choisis ma mère- Créer c'est donner une forme à son destin (Camus, algérien et français)
Un enfant ne peut s'empêcher, un adulte doit savoir se retenir.
La morale ne peut pas exister si l'homme n'est pas libre.
L'homme est un animal social, pas raisonnable, simplement éduqué, sa dualité: s'autoriser- s'empêcher.
S'empêcher c'est faire de la place à l'autre.
L'humilité d'un seul fait l'orgueil de plusieurs.
Antigone s'autorise à donner une sépulture à son frère malgré les lois de la Cité- Barbie lors de son procès: Je n'ai rien à dire! (la dignité c'est d'assumer ses actes)
L'homme est un loup pour l'homme.

samedi, mai 15, 2010

Que faire?

Le jeudi j'évite mes escaliers qui sont glissants- Le vendredi on fait maigre- Le samedi, jour de la piscine et des staphylocoques dorés, aux pieds- Le dimanche l'on se moque des philosophes de bistrots- Le lundi on attend un travail éventuel- Le mardi je peux voir une psy et un acuponcteur- Le mercredi c'est le jour des mamies. Ainsi vont les semaines, dondaine!

Qu'est-ce que j'peux faire? j'sais pas quoi faire! Célèbre phrase psalmodiée par la superbe Anna Karina qui arpente une plage dans Pierrot le fou de Jean-Luc Godard pendant que Jean-Paul Belmondo se ceinture la taille avec des explosifs.

Cinémathèque Française

Dimanche 13 juin à 16h30 marjanne satrapi dedicacera « Persepolis » dans le cadre de la programmation « une journée à Téhéran », nous sommes tous des chats persans
www.cinematheque.fr/.

Walter Lewino.Le nouveau régime

Le professeur Khayat testant un lait anti-cancer pour bébés
http://walterlewino.unblog.fr/
Après l'annonce, il y a quelques jours, de la projection à Cannes du film "Le Grand Amour" de Pierre Etaix, nous sommes heureux de vous annoncer la ressortie officielle de l'ensemble de ses films le 7 juillet 2010.

Cinq longs métrages et trois courts métrages (dont un inédit) sont actuellement en cours de restauration sous la responsabilité de François Ede et le regard de Pierre Etaix. Cette restauration est unique (c'est en effet la première fois qu'une oeuvre cinématographique est restaurée en une seule fois dans son ensemble). Elle est le fruit d'une belle collaboration entre Pierre Etaix, Studio 37 (propriértaire des négatifs), et les fondations Technicolor pour le Patrimoine du Cinéma & Groupama Gan pour le Cinéma.
Un grand merci à Pierre Etaix pour son courage et sa détermination, merci aussi à François Ede, à toute l'équipe de Studio 37, à Séverine Wemaere (Déléguée Générale de la Fondation Technicolor) & à Gilles Duval (Délégué Général de la Fondation Groupama Gan) pour leur travail remarquable et leur obstination.


Encore une bonne nouvelle: l'intégralité de l'oeuvre cinématographique de Pierre Etaix sera disponible en DVD à la rentrée. Nous vous communiquerons tous les détails dans une prochaine lettre d'information.
Pour plus d’infos : lesfilmsdetaix@gmail.com


www.lesfilmsdetaix.fr/association.html

mercredi, mai 12, 2010

L'appât, sans âme

Que c'est ennuyeux ces jeunes doués d'aucune émotion, il n'y a pas de quoi en faire tout un plat, bien que la jeune fille dîne tranquillement face à l'assiette de la victime en train de se faire massacrer par ses complices. Et cette mère du supplicié: Ah! Les pauvres enfants! Peut-être en prison ont-ils eut droit à quelques taloches pour leur faire connaître le goût des coups.
L'obsessionnel est toujours ennuyeux quel que soit le désir: argent- pouvoir- sexe- alcool- drogue- où simplement collectionner des timbres.
Agnès Varda agnesvarda.blogspot.com/
Depuis 2002, la Société des réalisateurs de films (SRF) remet "le carrosse d'or" à un metteur en scène reconnu pour "les qualités novatrices de ses films, pour son courage et son intransigeance dans la mise en scène et la production". Après la cinéaste japonaise Naomi Kawase (LA FORET MOGARI) en 2009, c'est la cinéaste française Agnès Varda qui se verra remettre le trophée le 13 mai prochain, lors de la soirée d'ouverture de la Quinzaine des Réalisateurs. Cette soirée sera aussi l'occasion de redécouvrir sur grand écran LIONS LOVE... (AND LIES) de Agnès Varda tourné en 1969.
Parmi les oeuvres marquantes de la carrière de la cinéaste, on peut citer CLEO DE 5 A 7 qui l'a révélée en 1962, et qui était en compétition au festival de Cannes. Au fil des décennies, Agnès Varda s'illustrera avec des fictions (SANS TOI NI LOI, LE BONHEUR, KUNG FU MASTER) et des documentaires comme LES GLANEURS ET LA GLANEUSE et LES PLAGES D'AGNES, qui lui ont offert respectivement un European Film Award et un César du meilleur documentaire.

www.toutpourlesfemmes.com/.

lundi, mai 10, 2010

(81)*Des garçons en jaquettes blanches nous servent un café noir dans de ravissantes tasses blanches, à l’extérieur. C’est très chiche. Nous sommes tout un groupe, et le faisons remarquer aux serveurs. L’un d’entre eux me dit que je ne devrais pas me plaindre car j’ai reçu une tasse plus grande que les autres. Je regarde, c’est vrai, elle a le double de contenance. Il y a trois autres personnes qui ont bénéficié sans le savoir de ce régime de faveur.
Renaud est de l’autre côté de la table. Une connaissance, cheveux courts, pas jolie, l’embrasse et s’installe sur ses genoux faute d’autre place. Il lui trouve une chaise, la place près de lui, et durant tout ce semblant de petit-déjeuner sans rien à manger, il garde leurs deux mains étreintes sous la table. En balançant ma chaise je vois leur manège par en-dessous. Je voudrais que Renaud sache que je vois, je me lève et je vais vers lui. Il a à peine le temps de desceller son étreinte, je lui dis : « C’est mercredi, Renaud, nous sortons chacun de notre côté. » Je pars et me retourne sur lui, il reste sans réaction.
Je vais vite dans mon quartier voir s’il y a du courrier. Les boîtes à lettres ont été placées de l’autre côté du couloir, à leur place un fourre-tout de brocante, et à terre des casseroles en émail rouge. Je pourrais bien en prendre une, c’est ce dont j’ai besoin dans ma chambre d’hôtel pour préparer un plat.
Une petite boule ronde me mord la cheville en jappant. Je crois que c’est un chien mais c’est un chat moucheté de blanc, jaune et brun. Tout à fait un chat de concierge. Je l’attrape par le cou pour le remettre dans la loge. La femme est au fond de la pièce dans un lit de campagne. Il y a un feu de bois, les bûches crépitent, le chat fasciné veut jouer avec. Les flammèches vont dans ses poils. Au lieu de se sauver, la bête continue à se faire éclabousser par toutes ces luminescences. Je ferme la porte, me disant que c’est le deuxième chat que j’aurai laissé brûler ainsi.
Chers ami(e)s,
L’association « Il Etaix une fois » est heureuse de vous annoncer la FIN HEUREUSE & DÉFINITIVE de l’imbroglio juridique qui bloquait depuis de nombreuses années la ressortie des films de Pierre Etaix !

La restauration des négatifs a ainsi pu reprendre en vue de la ressortie prochaine de l'ensemble des films de Pierre Etaix (il y aura même un inédit ! ) *

Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, nous avons l'immense plaisir de vous annoncer la sélection du film «Le grand amour » au 63 ème Festival de Cannes. Il sera projeté en présence de Pierre Etaix, le 19 mai à 17 heures, salle du Soixantième dans la programmation « Cannes Classics ».

A cette occasion, et afin lui permettre de poursuivre les actions entreprises, l'association « Il Etaix une fois », en accord avec Pierre Étaix, édite en souscription « La Cène de Pierre Étaix », vibrant hommage au grand Léonard et aux maîtres du « slapstick » américain.


Cette édition d'art de grand format (80 X 60 cm) sera réalisée dans les ateliers Héliog (héliogravure au grain & tirage sur presse taille douce). Le tirage de cette oeuvre est strictement limitée à 98 exemplaires numérotés et signés. Un certificat justifiant chaque exemplaire sera délivré par l'atelier et contre-signé par Pierre Etaix.

vendredi, mai 07, 2010

Le temps est élastique, moins on en fait, plus il passe vite

l'élastique de mes jupes s'émousse plus vite que la laine, la taille tombe aux hanches, puis aux pieds. Et le regain de froid n'est pas bon pour la santé, la sécurité sociale se dépêche de rajouter nombre de médicaments qui ne seront plus remboursés, y compris des tests very importants genre hépatite B. Il es vrai que durant la guerre où l'on manquait de tout, l'on entendait moins parler de maladie.

mercredi, mai 05, 2010

(79)*Dans une prairie en pente, je suis en contrebas. Du haut débouche Anouk, du moins je crois que c’est elle. La femme descend en diagonale pour m’éviter. Nous sommes forcées de passer sous le même fronton, alors je l’attends pour m’assurer de son identité. Lorsque nous sommes sur la même ligne, je lui dis :
« Anouk, décidément, vous me faites bien rigoler !- Eh bien ! Je vais justement vous raconter une petite histoire qui va vous amuser ! »
Je sens qu’elle va me parler de vous, me raconter l’une de vos aventures pour me blesser. Je menace de lui griffer le visage si elle parle. Elle s’en fout. J’ai beau m’agripper à ses joues rondes, plutôt grasses, nulle trace de mes doigts n’apparaît, et son histoire se dévide, désespérante.
J’aperçois une théière remplie de thé bouillant. Je la lui déverse dans la gorge pour lui brûler l’oesophage afin qu’elle cesse ses médisances.

Il suffit d'oublier le chargeur de son portable pour se sentir en vacances,Le vent qui déportait le sable a fait le reste.