mardi, juin 30, 2015

5,000 morts en trois jours à Paris.

Ma pauvre sœur Suzie est morte de la canicule en 2003, c'est dire que je fuis la chaleur de mon toit en zinc  en surchauffe, il faut prendre les trottoirs à l'ombre, sous courants  d'airs, rester sous les arbres dans les squares, faire du shopping dans les grands magasins ou se reposer au cinéma, tous lieux réfrigérés, sinon le sang se coagule comme du blanc d'œuf,

Chambre de bonne

Rue des Bains l'odeur du troën, un petit vent, et la chaleur est acceptable. Rue de la Pompe, au sixième étage sans ascenseur dans le seizième,  les arômes de cet arbuste montait à l'assaut de nos narines, quel luxe! Pour bronzer je m'arqueboutais aux rebords de la fenêtre du couloir, notre chambre de bonne n'avait qu'un vasistas agrandi par des glaces sur le pourtour qui reflétait le ciel, les nuages.

dimanche, juin 28, 2015

Le Carnaval Tropical

Ce n'est pas un euphémisme, la Bastille est noire de monde. Le défilé prend la rue de Rivoli, il n'y a pas d'ombre, je suis le mouvement en me protégeant de la chaleur par des haltes dans les boutiques de fringues qui affichent des soldes, il n'y a pas un chat dans ces magasins, le public s'écrase  contre les barrières,  beaucoup de très jeunes enfants sur les épaules des parents, Je crains pour eux le coup de chaleur, pour voir les danseurs et musiciens chacun cherche un créneau et s'y tient. Que dire des artistes qui se produisent en plein milieu de la rue durant deux heures, sur un rythme africain. En grande majorité les spectateurs sont noirs et sont pris par les sonorités du tam-tam, lesquelles se marient aux battements du cœur.

jeudi, juin 25, 2015

Foin de rivalité!

Je n'ai jamais eu de rivale considérant que tout le monde est soit plus intelligent, soit plus doué, plus beau, plus jeune, plus désirable que moi. Cela m'a sauvée d'être envieuse, jalouse, aigrie, frustrée, et moche. J'ai toujours laissée mes amants partir avec qui les voulait, sans discuter, quittant le gîte la première au demeurant. J'appelais ça: "Ne pas disputer le bout de gras". Avec l'âge , ne pouvant rivaliser avec rien ni personne je laisse les femmes s'énerver pour conserver ce qu'elles croient leur être dù. Elles ont souvent fait de leurs partenaires des chapons ou de gros porcs,  de crainte d'être abandonnées. J'ai toujours voulu m'enorgueillir de rester une violette au parfum entêtant par la liberté et la tendresse que je laissais aux miens, afin de n'être pas oubliée. Donc jamais mariée ni divorcée, je n'ai eu aucune sécurité matérielle de la part de ces messieurs , sauf le respect commun de ne s'être pas  déchirés pour des raisons mercantiles. C'est cela qui me paraissait vulgaire, se battre pour la petite cuillère.
Sternberg avait un terme terrible à propos de certaines personnalités qu'il appelait " "Des vulgras".
Ses maîtresses dont le triomphalisme sur moi l'ennuyait ne faisaient pas long feu.

Niels Hahoutoff, professeur de Yoga,nous disait "La solitude est La Voie  Royale!" C'est à voir!

mardi, juin 23, 2015

L'essuie-glace

Il pleut, les vitres de l'autobus sont embuées, une femme noire habillée avec des vêtements africains reste debout près du chauffeur, elle ne dit mot, par intermittence elle se penche sur son cabas au sol, en sort un rouleau de sopalin et essuie la vitre du conducteur pour améliorer la vision de la route, c'est assez déroutant ce personnage.

lundi, juin 22, 2015

samedi, juin 20, 2015

Les grands du rire-TV3

Sacha Guitry avait raison lorsqu'il disait :"Une femme qui a eu plusieurs maris est forcément plus intéressante qu'une femme qui n'en a eu qu'un seul!"
En écoutant "Les grands du rire" je me rends compte que mon éducation artistique a été forgée par les préférences de mes concubins.

Jacques Loew ne jurait que par Charles Trenet, question sport il m'emmenait a Roland Garros. Nous avons fréquenté tous les grands salons de thé de Paris à défaut de déjeuner, c'était chic! Et le soir, les cinémathèques qui lui étaient ouvertes, car il avait été l'un des premiers animateurs de Ciné-Club avec "Le Parnasse" rue Vavin.

Gilles Durieux m'a fait écouter Boby Lapointe, Petit Bobo, Michel Fanon, Anne Sylvestre, au "Cheval D'or", rue Mouffetard, nous logions dans un petit hôtel rue de la Rue de Lhomond, c'est dire en voisins. J'ai du apprendre à tenir la marque pour ses matchs de basquet le samedi, et regarder le foot  qu'il organisait entre journalistes et artistes le dimanche. Nous admirions Jean-Paul Belmondo en goal se jetant sur la balle, Jacques Charrier nouvellement papa, Roger Coggio triomphant au théâtre dans "Le journal d'un fou", Jean-Claude Drouot si célèbre avec son Thierry la Fronde" qu'il fallait la police pour le sortir de sa voiture et l'amener sur le terrain tant les jeunes fans se l'arrachaient.

Ghislain Cloquet m'a fait aimer le cinéma belge, notamment les films d'André Delvaux qu'il éclairait, j'ai eu un choc en découvrant "L'Homme au crâne rasé", autant que pour les films japonais dont "La femme de sable".C'est avec grand plaisir que je l'accompagnais lors des repérages pour les films en extérieurs. Et c'est Ghislain qui m'a mise à l'écriture pour éviter que je m'ennuie en l'attendant durant ses tournages.

Si je peux considérer les chefs de villages du Club Méd tels Gilbert Héron et Mirdieu comme des hommes de notre vie, grâce à eux j'ai appris et donné des cours de yoga, de tir à l'arc, et admiré amoureusement leur savoir faire féodal pour tenir en harmonie des wagons entiers de GM-Go ensemble.

Avec Jacques Sternberg j'ai du tenir le foc de notre Zef acheté de moitié, je n'ai jamais appris à barrer le laissant à sa passion. J'ai campé seule à Trouville en attendant le marin qui m'avait offert un Solex afin que je puisse le rejoindre.
Les après-midi parisiens nous allions voir les grands mélos américains,  et Sternberg était amoureux de Marlon Brando. Puis les hôtels de passe "Une chambre pour un moment." Il aimait manger chinois, les whiskies au Sélect, chez Lipp, au Flore qui était son bureau, les dessinateurs Roland Topor- Cardon- Jean Gourmelin- et d'autres, venaient lui montrer leurs dessins que Sternberg éditait dans les anthologies Planète, il les jalousait "On devrait pouvoir écrire une nouvelle comme eux racontent une histoire d'un seul trait!"Dans ces cafés chacun et surtout chacune pouvait l'y trouver c'est dire que nous n'y étions  jamais seuls, je me minéralisais en attendant une échappée au lit.
Beaucoup de bœufs, par opposition aux taureaux agissants, m'ont sortie, mais c'était des relations trop elliptiques pour faire mon éducation dans un domaine précis.
Mais chacun le sait, les humoristes ne sont pas les plus aptes à avoir une vie privée gaie pour l'entourage, c'est donc à des inconnus ou des familles d'accueils que je dois d'être restée en vie.
Me reste la télévision pour cultiver la nostalgie de ces personnages.

La chanson est une poésie que l'on parle ( Paul Fort )

vendredi, juin 19, 2015

photo prise par Jacques Loew



gauche: Dorothée Blanck à 17 ou 18 ans
Première photo glamour d'un amoureux, Jacques Loew, j'avais 17-18 ans, je dansais dans les opérettes au théâtre du Mogador, n'en déplaise à ceux que je gonfle... 

jeudi, juin 18, 2015

Qu'importe que l'on dise du mal, pourvu que l'on parle de moi! (...)

En voyant des personnalités qui monopolisent les médias sans crainte d'être malmenées par l'opinion  d'interlocuteurs, je me dis qu'elles connaissent cet adage.

L'animal traqué

Une foule encercle vers la mer un gros animal tout noir, je ne sais si c'est un taureau ou un hippopotame qui se retranche dans l'eau, nous avons tous peur. Un joli petit voilier tout en bois sans ses voiles, amerrit, c'est le bateau de Sternberg, il n'y a personne à bord, l'animal le contourne à moitié,  puis monte dessus, prenant la pose comme pour une photo, puis la bête qui nous terrorise  redescend de l'embarcation.

mercredi, juin 17, 2015

Jalousie, quand tu nous tiens!

J'ai chaud à rougir dans mon grenier, d'autant que la frayeur de ne plus pouvoir travailler sur mon blog m'a donné des suées, le IPad  refusait les nouvelles données, ils exagèrent un peu sur Voila, ils ferment et disent ne pouvoir transférer le carnet d'adresse.
Il y a de beaux arbres dans les squares, beaucoup de personnes vacantes sont sur les bancs, et les jeunes filles bronzent leurs jambes, je ne suis pas jalouse puisque la libido est partie avec les médicaments, quoique que cette nuit, j'ai rêvé de Sternberg, il rentrait d'un long séjour ailleurs, j'espérais avoir une conversation intime avec lui mais toujours à ses basques, son ex amie D... qui ne tient aucun compte des nouvelles maitresses dont moi; Impossible de lui faire lâcher le crachoir, alors j'ai curé mon nez et je lui ai mis la morve dans sa bouche, elle essayait de s'en débarrasser en se frottant contre un oreiller, je me suis réveillée et ne connaitrais pas la fin de la scène.

vendredi, juin 12, 2015

A une terrasse de café deux enfants jouent avec une console, leurs voix perçantes indispose la clientèle qui ne s'entend plus parler, cela me rappelle Spielberg à qui l'on posait le questionnaire de Proust "Quel est le son que vous préférez?- Le rire des enfants! - Quel est le son que vous détestez? - Le rire des enfants!

La seule véritable prison, c'est la peur! (...)

mardi, juin 09, 2015

Toujours des anges!

A la bibliothèque , comme voisine devant nos ordinateurs, une jeune fille, je lui ai dit ma panique de voir ma boîte mails fermer, elle a pris sur son temps soit une heure et demi, pour transférer mes mails dans une autre boîte. Elle n'a que 17 ans, étudie le violoncelle et elle est très douce S...

mercredi, juin 03, 2015

Le match des titans Novak-Raphaël.

Nadal en bleu ciel, superstition? Le public est déjà chauffé à blanc. On peut sentir les vibrations d'amour pour l'espagnol, mais le serbe est impérial. C'est impossible de préjuger du gagnant.ils ont des sourires angéliques,  hors sur le court ce sont des tueurs.
En tauromachie on offre les oreilles du taureau au vainqueur, est-ce pour cela que Nadal se signe et touche les siennes pour conjurer le sort avant chaque service, personne ne le lui demande.
Ils donnent de la voix, des bras, des jambes, c'est un spectacle complet. Nous ne disons que des banalités mais toutes leurs cellules doivent être en fusion. Quoi qu'il en soit les supporters des deux côtés  sont respectueux.
J'en oublie de boire, de manger, de bouger, les commentateurs ne savent à quel saint se vouer.
 203k heure le service de Raphaël, je me souviens que Renaud le fils d'Arlette Gilles avait pris une balle dans l'œil à Vittel, il était tombé dans les pommes.
"C'est ce qui s'est fait de mieux dans le tennis, en ce moment!"vient de dire un commentateur.
Novak est taillé comme une serpe, Rapha a encore les joues de l'enfance, mais leur détermination est la même. Et, ils arrivent à sourire du jeu de l'autre.
Je me démuscle au fil du temps et me console " Le cerveau c'est la commande,  s'il travaille, les muscles par voie réflexe travaillent!" disait Nils Hahoutoff. A propos de Nils mon acteur préféré est Niels Arestrup
Il y a de l'ambiance dans les gradins mais pas encore de "Holla" le temps c'est de l'argent et ça se bagarre dur, deux guerriers purs et durs. Personne ne veut croire à la défaite de Nadal pourtant il est largement mené par le serbe qui nous rappelle qu'il est le premier joueur mondial.
Un joueur de tennis avait dit à ma sœur " Je ne te verrais que deux fois la semaine, je me réserve pour l'entraînement!" Ce doit être frustrant pour les femmes de ces messieurs. Sont-ils accompagnés lors des matchs, ou la gente féminine bannie comme chez les boxeurs.
C'est fini pour Nadal, sa sortie est ovationnée avec affection par le public.






mardi, juin 02, 2015

David contre Goliath

L'un a la puissance, l'autre court. Dans un premier temps Tsonga le géant effare Nishikori le petit Poucet, puis après l´incident qui a blessè plusieurs spectateurs, le français regardait en l'air pendant que le japonais raquette toujours en main se jouait tout seul le match...
Et l'élégant Federer s'est fait sortir par l'homme en pyjama. Wawrinka.

Qui c'est le patron? Roland-Garros

Pour l'instant le vent fait sa loi...il y a toujours le chouchou Raphaël Nadal, le préféré des hommes Roger Federer, les français sont pour Tsonga, et le serbe qui fait peur, Novack, moi je ne regarde pas les dames toutes en épaules, les hommes bien sur regardent leur petite culotte.
EN DIRECT. Roland-Garros: Ivanovic sur le Central... Tsonga se frotte à Nishikori... La journée en EN DIRECT. Roland-Garros: Ivanovic sur le Central... Tsonga se frotte à Nishikori... La journée en direct 20minutes.fr‎ - Il y a 28 minutes

lundi, juin 01, 2015

 PRIVÉ
Un film écrit et réalisé par Laetitia Lambert
Avec : Teresa Demarcy Motta et Dorothée Blanck
Images : Laurent Dhainaut
Ingénieur du son : Vincent Bordelais
Montage : Cécile Frey
Montage et mixage son : Ivan Paulik
Distributeur : 10:15 ! Productions