jeudi, juillet 30, 2015

14es Rencontres d’été : Gérard Desarthe lit Saint-Exupéry Trouville-sur-Mer

Festival. Extraits de Courrier Sud (1929), Terre des Hommes (1939), Pilote de guerre (1942) et Écrits de guerre (1982). Un grand poème de l’avion et de l’air que Saint- Exupéry relate dans ces pages devenues mythiques. Par Gérard Desarthe. Choix de textes : Alain Vircondelet. Vendredi 31 juillet, à 19h, Château d’Aguesseau à Trouville, route d’Aguesseau, Trouville-sur-Mer. Tarif 11€, réduit 9€. Contact et réservation : tél. 02 31 14 60 70, 02 31 28 52 56, pmvvgraindesable@orange.fr, www.rencontresdete.fr. Trouville-sur-Mer Compagnie PMVV le Grain de sable Festival

Soirées jouissives avec Arté

Un plateau télé, un Ingmar Bergman, Wim Wenders avec Paris-Texas, ce soir Akira Kurosawa, Les sept samouraïs, c'est l'été, nous avons droit aux chefs-d'oeuvres impérissables qui ne se ressemblent en rien, chacun a sa propre énergie, son mode de récit, un univers différent, mais la jubilation est la même pour le public,

lundi, juillet 27, 2015

Nathalie Richard


14es Rencontres d’été : Nuits blanches de Haruki Murakami - Trouville-sur-Mer

14es Rencontres d’été : Nuits blanches de Haruki Murakami

Festival / Festivals
Trouville-sur-MerLundi 27 juillet 2015, à 21h
Villa La Sablonnière à Trouville 1, rue Croix
Festival. Une jeune femme absorbée dans la répétition d’un quotidien sans relief voit son existence soudainement bouleversée par la perte totale du sommeil. Dix-sept « nuits blanches » au cours desquelles s’ouvre une nouvelle vie qui modifie sa perception d’elle-même et du monde. Avec Nathalie Richard.
14es Rencontres d’été : Nuits blanches de Haruki Murakami

Tarif : Tarif 11€, réduit 9€.
Téléphone : 02 31 14 60 70
Téléphone : 02 13 28 52 56
Site internet : www.rencontresdete.fr
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dimanche, juillet 26, 2015

Cochon qui s'en dédit!

Un rat grimpe les pieds du lit, j'essaie de l'écarter de mon corps mais il est gros et peut se défendre par des morsures, il arrive au dessus de ma tête et se niche dans ma chevelure, je fais semblant de dormir espérant qu'il s'endormira lui même, je réfléchis pendant ce temps au moyen de le déloger.en douceur, avant qu'il ne lui vienne l'idée  de me  bouffer le crâne.
Peut-être ce rêve car je venais de raconter comment Roland Topor a peint un rat mordant la nuque d'une femme nue, à quatre pattes. Il avait demandé à une copine combien celle-ci lui prendrait pour servir de modèle "Rien! lui avait répondu la jeune femme, un temps de silence, puis" Tu me donnes un tableau! " J'ai vu Topor pâlir, puis grand seigneur: "OK!"

samedi, juillet 25, 2015

Jérôme Garcin -Compagnie Le grain de sable -Mairie Trouville


Le voyant

« Le visage en sang, Jacques hurle : « Mes yeux ! Où sont mes yeux ? » Il vient de les perdre à jamais. En ce jour d'azur, de lilas et de muguet, il entre dans l'obscurité où seuls, désormais, les parfums, les sons et les formes auront des couleurs. »
Né en 1924, aveugle à huit ans, résistant à dix-sept, membre du mouvement Défense de la France, Jacques Lusseyran est arrêté en 1943 par la Gestapo, incarcéré à Fresnes puis déporté à Buchenwald. Libéré après un an et demi de captivité, il écrit Et la lumière fut et part enseigner la littérature aux États-Unis, où il devient « The Blind Hero of the French Résistance». Il meurt, en 1971, dans un accident de voiture. Il avait quarante-sept ans.
Vingt ans après Pour Jean Prévost (prix Médicis essai 1994), Jérôme Garcin fait le portrait d'un autre écrivain-résistant que la France a négligé et que l'Histoire a oublié.

mercredi, juillet 22, 2015

Le copulateur.

C'est ainsi que j'appelais Sternberg, le copulateur, ou le fornicateur. Je m'en souviens car le libraire du marché à Trouville, me hèle lorsque dans sa cargaison il découvre un livre de cet écrivain, ce jour il s'agit de "Agathe et Béatrice, Claire et Dorothée" cet ouvrage édité  en 1979  se voulait érotique, je m'efforce de le lire, après tant d'années, il y a prescription, foin d'une jalousie rétrospective. A propos, pourquoi les cendres de Jacques Sternberg n'ont-elles pas été disséminées dans la mer, lui qui avait notre Zef, puis plus tard son Sunfish au Club de Voile aux Roches Noires!  Il partait par tous les temps  jusqu'à force 4 ce "fumier des mers", car il ne prenait en compte ni ma peur, la faim, le froid, le soleil qui brûle les yeux, mon envie d'être au lit avec lui plutôt que sur l'eau furieuse, ou tout autre considération autre que son désir de barrer son dériveur, sa maîtresse. Il m'avait avoué n'avoir jamais oser draguer Marguerite Duras souvent seule au Central ou dans tout autre bistrot,  lorsque celle-ci à été obligée de se sevrer " Je suis en meilleure santé mais qu'est ce que je m'emmerde!"aurait-elle dit.

Quand une source tarit, une autre jaillit!

Ma sœur Suzy me rassurait avec ce vieil adage qui s'avère d'actualité, n'ayant nul RV pour cet été, je suis en vitrine à la terrasse de Willy, et toujours il y a l'une ou l'autre de mes copines qui s'assoit et nous bavardons. Je paie mon café avant qu'elles n'arrivent afin de ne pas les décourager d'avoir à m'offrir une consommation, aussi à mon âge ne plus jouer l'orpheline auprès d'elles qui ont toujours le pouvoir ménager, leur narcissisme je laisse courir, j'ai Internet pour moi, elles font semblant de l'ignorer. Les heures de pluie c'est un délice, défilé de Kway, nous sommes peu sous la bâche du bistrot, un air de fête avec le bruit des gouttes et la plainte des mouettes, c'est un peu comme de se laisser bercer dans un bateau à l'ancre avec le bruit du vent dans les cordages, ou bien d'écouter le crépitement du feu dans la cheminée d'une maison amie. Je suis toujours sans nouvelle de celle qui perd la mémoire, j'espère qu'elle ne souffre plus des tensions familiales, elle qui était la reine du foyer.
Vos veines sont sèches comme celles d'une vieille femme! m'avait  dit élégamment un infirmier qui s'évertuait à la prise de sang à 6h du matin, le sel marin m'a peut-être remit du sang dans les veines, reste la libido toujours en sommeil, c'est une chance à Trouville où je n'ai jamais rencontré d'homme autre que le capitaine, ceux de mes copines me fuient car pour leur épouse j'ai toujours représenté le vent du large, n'est pas bohémienne qui veut!

Pourquoi?

Au Musé Montebello je tombe dans les "Pourquoi ? " d'une douzaine d'écoliers de sept à neuf ans qui discutent avec le peintre Hastaire, lequel se doit d'ajuster son vocabulaire à celui des enfants, difficile exercice de style.  Chaque tableau leur pose question, pourquoi la guerre, les fusils, le sang, le bunker, la victoire, si chaque toile à un titre ils cherchent la corrélation entre celui-ci et l'image , l'interprétation de l'artiste, lequel ne peut prononcer le mot transcender, qu'ils ne connaissent pas, me dit-il.

mardi, juillet 21, 2015

L'inextricable

Deux films d'Ingmar Bergman diffusés à la suite sur Arté" Fanny et Alexandre,  puis,  Les fraises sauvages". Après la truculence vient le drame, les cauchemars, l'inimitié entre les personnages, il est deux heures du matin quand la diffusion est finie, je sais que je vais payer cette dramaturgie par une insomnie ou un rêve affreux, c'est ce qui arrive,
Nous avons fini une représentation au théâtre, nous sommes en congé, personne ne sait me dire si je suis en vacances et pour combien de temps. Je m'évertue calmement à apprendre à un petit garçon à conduire une cavalière, un tour sur lui même et je le prends dans mes bras afin qu'il puisse me guider. Il s'empêtre mais il est de bonne volonté pour recommencer. Pendant ce temps là des passagers s'installent dans un bateau, la voie fluviale est la seule route possible. Le bateau n'avance pas, je comprends qu'il est trop plein d'eau, qu'en le faisant gîter au lieu que l'eau s'écoule des petites vagues remontant du fleuve le remplissent à nouveau, il va bientôt couler, quelqu'un sur le rivage essaie en vain de la haler par une corde, il est trop lourd, en fait les passagers sont dans une barque plus petite qui flotte sur ces eaux à l'intérieur de cette plus grosse barque. Il y a un petit cloaque oû nage un poisson, les autres ont servit de nourriture aux voyageurs, si ceux ci survivent à la noyade, ils risquent d'être empoisonnés par les eaux souillées avalées par les poissons. Par l'échancrure de sa chemise,  il me semble voir que le petit garçon a des petites plaques rouges, nous le déboutonnons et effectivement tout son torse présente une allergie, que faire?

dimanche, juillet 19, 2015

Rester assis

Nous nous sommes réfugiés dans un bouiboui pour prendre un chocolat, c'est l'immobilisme qui nous unit, aucun mot, aucun geste, côte à côte nous demeurons, ses mains posées sur ses cuisses, aucune tentative de caresse, de conversation. Par inadvertance, en nous retournant, nos deux fesses se rejoignent anus contre anus, cela n'engage rien de plus. Son portable sonne, il répond à sa femme, lui dit où il est, avec qui, peut être va t-elle s'inquiéter de cette neutralité et venir le chercher, je n'entends plus leur conversation par manque de curiosité, je ne prends aucune initiative autre que de rester assise, le profil dense de cet homme contre moi qui ne le dérange pas, c'est une relation érotique en soi!
En écrivant ce rêve j'ai l'impression de faire du Duras.