mardi, février 09, 2010

La poussière d'étoile

Le hiatus n'est pas un gros mot. Tout regard, toute écoute, est subjective. Lorsque je raconte une histoire qui aurait pu être scabreuse, et par un certain don de sauve qui peut j'en fais un récit de cadeau du ciel, tel qu'avoir été hébergée par des mercenaires durant huit jours et qu'ils se sont conduit en galants hommes, on ne me croit pas: Mais ce sont des tueurs professionnels, ils violent et volent sur leur passage!
Comment expliquer à des cartésiens qu'il y a une part d'étoile en chaque être, qu'on peut atteindre son sens du romantisme, de la poésie.

Peut-on choisir ce que l'on pense? c'était la question du jour au Café Philo des Phares.

lundi, février 01, 2010

Hegel: Philosopher c'est laisser agir en soi la chose.

Qu'est-ce que la chose? Café Philo des Phares
Je vais là où le vent me pousse.
Un café philo c'est un chantier, pas un temple.
La philo est pourvoyeuse de bonheur.
Tout ce que j'entends ici est un concours de narcissisme, les gens ont besoin d'un godemiché métaphysique.
La chose est infinie, la chose c'est le rire, car le rire est le propre de l'homme.

Du coeur, il n'en a jamais manqué. Pourtant, le moteur de Pierre Vaneck a flanché : l'immense comédien est décédé ce dimanche 31 janvier au matin, à l'âge de 78 ans. Son organisme n'a pas supporté une intervention cardiaque, comme l'a indiqué son agent, Marie-Laure Munich : "Il est décédé ce matin à l'hôpital des suites d'une opération cardiaque qu'il n'a pas supportée", a-t-elle annoncé, saluant "un immense acteur de théâtre et un homme d'une grande humanité".

En presque 60 ans d'une carrière éclectique qui ne s'est pas privée de conjuguer les expériences (se nourrissant simultanément de cinéma, de télévision et de théâtre), Pierre Vaneck aura presque tout connu ; et, à ce titre, son public lui ressemble. Ou plutôt : ses publics, qui auront apprécié son charisme au fil des registres qu'il a investis, de la série d'anticipation (aïeule française de X-Files) Aux Frontières du possible aux grandes sagas de l'été (Les Coeurs brûlés, Les Grandes marées, Garonne) en passant par le feuilleton Fabien Cosma, du rôle de jeune premier pour Julien Duvivier dans Marianne de ma jeunesse à celui de rugueux patriarche dans le bouleversant Deux jours à tuer de Jean Becker (dans lequel il campait le paternel d'Albert Dupontel en publicitaire hystérique), des classiques théâtraux tels que Jules César par Barrault ou Hamlet par Wilson aux contemporains appelés à devenir des classiques tels que l'Art de Yasmina Reza, qui lui a rendu un vibrant hommage : "C'est quelqu'un qui a beaucoup compté dans ma vie professionnelle. C'était une personnalité humainement très rare, il n'était pas du tout dans le show-biz, c'était un acteur délicieux, une personne attentive. Il avait un fort charisme et en même temps quelque chose d'extrêmement sauvage, qui l'a sans doute privé de l'immédiateté du cinéma", a-t-elle témoigné.

Né le 15 avril 1931 au Vietnam et d'origine belge, Pierre Vaneck (Pierre Auguste Van Hecke, pour l'état civil) n'a en effet jamais perdu le fil conducteur de sa passion pour le théâtre (cliquez ici pour découvrir un entretien accordé avec Georges Wilson, qu'il a accompagné en Avignon en 1964 et 1965), cultivée dès ses jeunes années au cours Simon puis au Conservatoire. Camus, Shakespeare, Julien Green, Giraudoux, Osborne, Shaw : en dépit d'une décennie (les années 1970) moins prolifique, Pierre Vaneck développe sur les planches son aura puissante en traversant les grands classiques, avant de s'orienter vers des textes plus contemporains. Après une incursion, en 1990, dans l'univers de Yasmina Reza, qui se révélait alors avec La Traversée de l'hiver, dans une création à la Colline par Patrice Kerbrat (spectacle récompensé par un Molière en région), Vaneck retrouve la brillante dramaturge ("moliérée" en 1987 pour son indispensable Conversations après un enterrement) pour la pièce qui paracheva sa consécration : Art. Dans cet univers de huis clos exacerbant les contradictions et tropismes qui sous-tendent les rapports humains, Pierre Vaneck, sarcastique et monolithique à souhait, donne la réplique à Fabrice Luchini en amateur d'art à l'exaltation échevelée, et Pierre Arditi en pragmatique ombrageux, pour la naissance... d'un des plus grands classiques des temps modernes, que nous vous proposons de retrouver en vidéo, en version intégrale ci-dessus. 7 ans après son Molière du meilleur comédien pour Le Secret, de Bernstein, Vaneck sera cité une nouvelle fois en 1995 pour ce rôle. Dans les années 2000, il demeure incontournable, qu'il s'agisse de sa participation à Hysteria sous la houlette du génial John Malkovich, de sa composition pour le Déjeuner chez Wittgenstein de Bernhard (qui lui vaut le prix de meilleur comédien attribué par le Syndicat de la critique, ainsi qu'une nouvelle nomination aux Molière), ou encore dans Opus Coeur d'Israël Horowitz. Dernièrement, il s'était illustré sous la direction de Daniel Benoin, dans Rock'N'Roll et A.D.A., L'Argent Des Autres.

Au cinéma, il venait de connaître sa première "marque de reconnaissance" critique, à la faveur de sa nomination en 2009 pour le César du meilleur second rôle dans 2 Jours à tuer, que nous avons évoqué précédemment. Après ses débuts romantiques chez Duvivier, Pierre Vaneck s'installe dans des univers plus "dramatiques", incarnant le berger Manolios dans le peplum christique de Jules Dassin Celui qui doit mourir (1956), René dans le Pardonnez nos offenses à couteaux tirés de Robert Hossein, Tony l'ancien para dans le glauque Une balle dans le canon (1958) de Michel Deville et Charles Gérard, Sylvain dans le pervers manège amoureux de La Morte saison des Amours (1961) de Pierre Kast, réalisateur qu'il retrouvera en 1963 pour Vacances Portugaises et en 1980 pour Le Soleil en face... En 1961, il tourne une première fois avec Jean Becker, pour les besoins de l'excellent film noir Un nommé La Rocca, près de 50 ans avant d'être dirigé à nouveau par le cinéaste pour 2 Jours à tuer - soit les premier et dernier film du réalisateur, en attendant La Tête en friche en 2010. En 1966, René Clément lui fait intégrer la distribution pléthorique (Bébel, Delon, Cassel père, Cremer, Trintigantn, Piccoli, Kirk Douglas, etc.) de la fresque culte Paris brûle-t-il ?. Après une disette ciématographique au cours des années 1970, et de menues apparitions dans la décennie suivante, Pierre Vaneck signe encore quelques rôles remarquables dans les années 1990-2000 mais raréfie son activité pour le septième art : après Vent d'est (Robert Enrico, 1993) ou Là-bas, mon pays (Alexandre Arcady, 1999), il participe à l'étonnant Furia (2000) d'Alexandre Aja (fils d'Arcady) puis au déstabilisant La Science des rêves (2006) de Michel Gondry.

Parallèlement, Pierre Vaneck a entretenu une certaine liaison sentimentale avec le petit écran et le public télévisuel, notamment par sa participation à de multiples fictions en série. Après Aux frontières du possible (cf. précédemment) au début des années 1970, il fait partie des nombreuses personnalités apparaissant dans l'anthologie télévisuelles des Histoires extraordinaires d'Edgar Allan Poe, puis s'illustre (après avoir pris part au feuilleton policier italien La Piovra) à partir des années 1990 dans de fameuses sagas : Orages d'été, avis de tempête, Les Coeurs brûlés, Les Grandes marées, Garonne... Son rôle d'André Cosma dans la série Fabien Cosma diffusée sur France 3 lui a également acquis, dans la dernière partie de sa carrière, une grande popularité... Cette belle histoire avec la télévision lui survit d'une certaine manière au travers de ses petits-enfants Thibaut et Aurélie Vaneck, deux des protagonistes de la saga phocéenne à succès Plus belle la vie, une série dont Pierre Vaneck ne cachait pas qu'elle n'était pas sa "tasse de thé", mais qu'il regardait occasionnellement pour le bonheur d'y voir jouer ses chers petits-enfants, que nous imaginons hélas bien en peine aujourd'hui.

Décédé à l'âge de 78 ans, Pierre Vaneck avait encore, malgré les circonstances de sa disparition, du coeur et de l'envie à revendre...

Guillaume Joffroy

vendredi, janvier 29, 2010

Vanessa Paradis, un charme singulier


L'Arnacoeur en salle le 17 Mars 2010
Un film de Pascal Chaumeil avec Romain Duris, Héléna Noguerra, Vanessa Paradis, Julie Ferrier, François Damiens
(France)
Genre : Comedie
Distributeur : Universal Pictures International France
Sortie en salles le 17 Mars 2010
Année de production : 2010
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Résumé du film L'Arnacoeur
Votre fille sort avec un sale type ? Votre soeur s'est enlisée dans une relation passionnelle destructrice ? Aujourd'hui, il existe une solution radicale, elle s'appelle Daniel. Son métier : briseur de couple professionnel.
Sa méthode : la séduction. Sa mission : transformer n'importe quel petit-ami en ex.

jeudi, janvier 28, 2010

Les interviews télévisuels

C'est insupportable d'entendre pouffer de rire des animateurs et leurs invités, alors que nous n'y comprenons que couic, tellement les interventions se chevauchent, chacun veut placer son bon mot.

mercredi, janvier 27, 2010

(72)*On me maquille pour des photos: une jeune femme trempe la moitié de ma chevelure dans une eau savonneuse. Il ne me reste plus qu’à me laver la tête entièrement. Comment peut-on faire une pareille erreur professionnelle ? Si cette maquilleuse avait réfléchi, elle aurait su que je ne pouvais être prête avant deux heures. J’ai beau le lui dire sur tous les tons, sa mauvaise foi est évidente.
J’ai rendez-vous avec un assistant sur un terrain vague. Celui-ci me fait comprendre que le film ne se fait pas, car il est fâché contre le metteur en scène.
Vous n’êtes pas très loin de l’assistant à qui je réponds avec un sourire : « Cela ne fait rien, j’irai dans d’autres pays ! » Et je fais un signe d’adieu à la cantonade.
Dans Paris, quelques jeunes femmes ont sorti leur manteau de fourrure.

L'âme chevillée au corps Jean-Claude Delerue FR2

Plus il y a à dire, moins on peut! C'est pour cela que les bavards meublent, de crainte du vide.

Ces figures toutes lisses, sur nos écrans, mon enseignant de yoga Niels Hahoutoff disait: Un visage peut mentir, pas le corps. Au moins Candelero a dit: Il y a le corps qui un moment ne peut plus!

mardi, janvier 26, 2010

Claude Chabrol

C'est quand même une spécificité humaine que de manger 2 fois, voir une fois par jour. si je mets toujours des scènes de repas dans mes films c'est que pendant ceux-ci on se parle, et on ment moins la bouche pleine! (au JT sur la 2)

Il faut vivre puisque, ou il faut vivre parce-que. (René Char)


Nelson Mandela à qui l'on demandait comment il avait pu supporter toutes ses années d'internement: Parce que j'ai appris à être le maître de mon destin et le capitaine de mon âme!

« Personne n'est à l'abri de la fatalité » Jean-Claude Drouot

Dieu vit en nous, mais nous ne sommes pas toujours à la maison! (un habitué du Café Philo des Phares)

Qui est-il ce Destin frappeur qui rend orphelin sans cesser de matraquer l'innocence même?

jeudi, janvier 21, 2010

Arrêt de mort. en Haïti et ailleurs.

C'est terrible de voir ces chiens dressés à faire leurs besoins pour signaler qu'il n'y a plus rien à espérer devant un éboulement où les sauveteurs s'évertuaient à déterrer des survivants.

Cela me fait penser à l'homme qui disait: Sur ma tombe, je ne veux que des cactus, pour que personne ne me chie dessus!
Mot de l’éditeur sur "Charles Trénet, appelez-moi à 11h précises !" de Christian Lebon
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Charles Trenet
“Appelez-moi à 11 h précises !” Charles, l’homme… Il était tout à la fois. « Charles l’artiste au rayonnement international ». « Charles l’ami » d’un cercle de proches. « Charles l’épicurien » qui savait jouir de la vie pour en tirer sa plus belle substance « y’a d’la joie ». « Charles le contemplatif » qui révélait la nature dans toute sa splendeur… « Charles le perfectionniste » qui donnait le meilleur de lui-même lors des concerts… Et finalement « Charles l’arc-en-ciel », un homme aux multiples facettes dont le chemin existentiel est hors du commun et qui tout au long de sa carrière a suscité bien des passions. Cet homme, Charles Trenet, l’auteur l’a connu dans les vingt dernières années de sa vie. Et tel un bon vin qui vieillit, il garde dans sa mémoire, le nectar de ses paroles qu’il buvait. Ainsi, simplement, Christian Lebon souhaite partager avec vous une dimension toute autre que biographique, celle d’une aventure humaine ! Cet ouvrage est émaillé de nombreuses photographies personnelles, d’extraits de poèmes, de pensées, de petits mots et de correspondances… tous inédits.

Christian Lebon a la joie d'interpréter Trenet devant des seniors qui entonnent avec lui tous ces refrains de la bonne humeur. C'est avec modestie qu'il répond aux interventions d'Henri Chenut, archiviste Oh! combien érudit, qui était au premier rang de la salle.

Jacques Loew qui adorait Trenet assistait chaque année à une représentation, une fois c'était à l'Olympia, l'année suivante à Bobino, où nous allions faute d'argent dans les Promenoirs, réputés pour être un lieu de pince-fesses pour les messieurs s'entend...
Vendredi 22 - Samedi 23 janvier à 16h30
Théâtre Darius Milhaud - mapage.noos.fr
80 Allée Darius Milhaud, 75019 Paris Porte de Pantin