vendredi, novembre 28, 2014

Le constat.

Force m'est de constater que mes copines sont plus narcissiques que moi, impossible de les intéresser à mes petites prestations filmiques, je me dois d'être spectatrice de leurs "pompes et œuvres" ne fusse que de la maladie.  Leurs talents réels se conjuguent aux heures de tchatch dans les bistrots. Plus cabotin le serveur de bistrot qui connaît son monde, dans certaines maisons il est bien vu  d'afficher son mépris pour le consommateur, quoiqu'avec la crise, on ne crache pas sur le pourboire. le seul qui me console par sa discrétion et son sens de la diplomatie est Willy de "Chez Willy...â Trouville.
Au Club Méd où j'ai travaillé quelque peu, c'était une avalanche de problèmes d'identité. Nous les humbles GO, face aux GM qui détenaient argent comptant le pouvoir des loisirs, et nous, modestes serviteurs qui leur en mettions plein la vue à la pétanque ou lors des spectacles. Pire, dans les couples quant l'un dit à l'autre" On ne peut pas être deux à passer par la même porte!"
Et voilà la solitude, notre grande plaie qui fait les hôpitaux regorger de patients aux heures des fêtes, ils n'attendent que le sourire d'un soignant.
Mais la palme du narcissisme est aux alités qui ne s'occupent pas de leur voisinage mais téléphonent du matin au soir pour raconter de a...à...z le déroulement de leurs intestins,  et ceci, même à table  alors que nous partagions le repas, c'était trop, j'ai institué un gage  pour ceux et celles qui ne respecteraient pas le plaisir du manger des autres , aller embrasser la plus méchante de la salle.

mardi, novembre 18, 2014

Courrir derrière le papa.

J'ai vu mon père pour la première fois, (du moins c'est ce que je croyais) à la chute du mur, j'avais cinquante cinq ans. j'y pense, ayant vu le document sur Mazarine. Curieuse vie de petite fille qui dit que le Président est son père et on ne la croit pas, mais le soir elle pouvait diner sur ses genoux.
Une enseignante de yoga me disait: "Arêtes de le chercher, de l'attendre, cela ressemble à de l'inceste! Je ne l'ai oublié que lorsque qu'il m'a couché sur son testament.

lundi, novembre 10, 2014

J'ai été conçue au fil de l'eau dans une barque sur le Rhin, j'aime bien cette idée là!
On parle beaucoup de l'enfance malheureuse des artistes, à partles poux dans les orphelinats, je n'ai que  de bons souvenirs.

dimanche, novembre 09, 2014

Petit clan

Le dimanche, sans autre projet, j'arrive au café duCafé philo des Phares, le sujet du jour est commenté en catimini , c'a me suffit, je n'ai pas entendu les ténors, ténoresses, certains énervent, d'autres se font acclamer, de quoi rassurer sur le problème identitaire pour la semaine. Un docteur ne vient que pour le déjeuner, il est très cultivé mais son côté prolixe dérange, nous le suivront au bistrot d'en face histoire de rire de l'humour un tantinet carabin.. On sait qui va avec qui , ainsi se forment de petits clans, à chacun sa cantine, je peux faire la grasse matinée et retrouver mes camarades.

samedi, novembre 08, 2014

La lumière

C'est sans vergogne que je reste allongée, plafond bas oblige, devant la télé, derrière il y a la baie vitrée, je vois les toits, des nuages, le ciel, et parfois des oiseaux.
Mon regard voyage donc entre la fenêtre et l'écran qui diffuse des documentaires de pays lointains,je bois    des yeux les lacs, les mers, les ruisseaux, de la bouffe jusqu'à la nausée dans chaque émission, restent les tricoteuses maison, un petit ghetto avant la maison de retraite. Je rue du brancard auprès de personnes biens intentionnées qui me veulent  hors de ma mansarde dans un confort classique. Je m'évertue donc malgré un quadriceps encore faiblard à monter les cinq étages,   j'ai eu un choc hier soir dans le film de Laetitia de me voir bouger et marcher comme une petite vieille, pour me rassurer une copine.  "C'était avant ta prothèse, tu devais souffrir!" La soirée à été d'une convivialité exemplaire, un salon -bar  très cosy jouxte la salle de projection, ça aide.