lundi, mars 02, 2015

la palme

Qui mérite  la palme de la patience, ceux qui lisent dans les salles d'attente, ceux qui regardent les autres, ou ceux qui ne voient rien.
 j'aime beaucoup ce proverbe chinois "Si tu es le plus riche des hommes, tu trouveras plus riche que toi, mais si tu as cinq minutes de patience de plus, alors tu seras le plus riche! Si tu es le plus intelligent, tu trouveras un homme plus intelligent, mais si tu as cinq minutes de patience de plus etc, etc......

vendredi, février 27, 2015

Les pigeons voyageurs

Je parle de mes neveux qui depuis l'enfance prennent un avion comme moi l'autobus, l'air les porte, au sens propre comme au figuré, pas de confinement dans leurs sentiments, pas d'appriorie a vivre un métier plutôt que l'autre, leur peau légèrement bronzée sur un muscle dur, des enfants joyeux et les femmes belles, nous les rencontrons à mi chemin entre  les Îles du Pacifique , l'Asie , à Paris, ils se déchargent de leurs légers bagages en cadeaux  comme une fine pluie divine tombée de haut, telle la liberté dont tout le monde parle mais que peu pratique.

jeudi, février 26, 2015

Mic-mac

A chaque concubin malade, mort, puis enterré, la famille m'a interdit de le voir, curieux cet ostracisme contre une pauvre maîtresse qui avait fait pourtant son temps comme toute femme honnête , sept ans chacun. Je repense à ça cette nuit car Dominique Wallard- Thomasson, va faire au Musée Montebello  à Trouville, une expo avec des documents de feu Daniel Wallard qui fut pharmacien et photographe avec sa clique d'amis d'Aragon, Fernand Léger, Hambourg et d'autres...
Le couple, ami de Jacques Sternberg, lequel venait tailler une bavette entre deux virées au Club de voile, Donc, Daniel et sa jeune épouse qu'il surnommait "Le petit Podda" m'hébergeait dans leur maison, toute transie d'avoir joué au phoquier en plein mois de janvier avec celui que j'appelais " ce fumier des mers" insensible à mon inconfort et ma frustration de le voir rentrer dans ses foyers après s'être réchauffé d'un whiskie ou deux., Bref, à chaque coup de trafalgar , veuvage ou autre, Daniel et Dominique me donnait rendez-vous au Lutetia à Paris pour me ramener au Haut Bois à Touques.

Daniel Wallard.Photographe

Du 21 mars au 31 mai
Si Daniel WALLARD a photographié certains des artistes les plus importants de son temps – Louis ARAGON, Fernand LEGER, Blaise CENDRARS... – ce sont surtout des amis qu'il a saisi dans des instantanés d'intimité. Car c'est avant tout une relation d'amitié qui les unit. Et c'est là toute la force de ses clichés, car il n'est pas un simple observateur, il fait partie de la vie des peintres et des poètes.
Musée Villa Montebello - Lundis, jeudis et vendredis de 14h à 17h30 / Les week-ends, vacances scolaires et jours fériés de 11h à 13h et de 14h à 17h30 / 2€ - Tarif réduit : 1,50€ - Gratuit le mercredi
Tél : 02 31 88 16 26

mercredi, février 25, 2015

A propos de Jacques Baratier, par Diane sa fille...

 http://media.radio-libertaire.org/backup/08/mardi/mardi_1930/mardi_1930.mp3

Depuis hier, j'ai avancé d'un pas! Le Fond du Tiroir » La grâce de Dorothée Blanck www.fonddutiroir.com/blog/?p=8868

Le Fond du Tiroir » La grâce de Dorothée Blanck www.fonddutiroir.com/blog/?p=8868
 Eh oui! quatre vingt et un ans; Je découvre l'article de Fabrice Vigne comme cadeau d'anniversaire on ne fait pas mieux!
La grâce de Dorothée Blanck

Je viens de voir, pour la seconde fois à 30 ans d’écart, Cléo de 5 à 7. On prend toujours un risque à revisiter une oeuvre, un classique, livre comme film, jalon dans l’histoire, y compris la nôtre, voilé, presque caché par son halo, on est prêt à remettre les pendules sur les i, on se demande si vraiment c’était si bien que ça. Eh bien, c’était si bien que ça. Le film est extraordinaire, et intemporel. L’émotion y est intacte, la beauté aussi. Agnès Varda est toute petite, un peu voûtée, mais elle est colossale, plus grande que tous les autres. Non seulement elle a inventé la Nouvelle vague des années avant ces messieurs (La pointe courte date de 1954), mais elle a inventé autre chose à chacun des films suivants. Là par exemple, dans Cléo, elle invente le cinéma en temps réel avec horloge incrustée dans l’écran : on peut donc affirmer qu’Agnès Varda a inventé Jack Bauer.
Point commun entre Varda et Kubrick : tous deux sont venus au cinéma par leur pratique de la photographie. C’est sans doute pour cette raison que chaque scène, chaque plan, chaque image de leurs films sont intéressants à regarder, ont une beauté spécifique, chaque photogramme est une fin en soi. En revanche cela n’explique pas pourquoi leurs films, chacun dans son ensemble, et non plus détail par détail, sont tous passionnants dans la profondeur, dans le mouvement, le kinéma, il fallut pour cela un génie spécifique.
L’apparition la plus éblouissante de Cléo n’est pas tant celle de l’héroïne que celle de sa copine. Cléo, interprétée par Corinne Marchand, est évidemment touchante, poupée blonde et narcissique brisée de l’intérieur, mais elle serait presque fade comparée à son double inversé, cette autre fille plus simple et plus rayonnante, dépourvue de peur, d’orgueil, de pudeur, d’égo, de mélancolie, leçon de bonheur sur deux jambes : Dorothée.
Dorothée Planck, que Varda a choisie parce qu’elle l’avait d’abord photographiée (et filmée), surgit immobile à la 50e minute de son film, de dos, toute nue, puis, lorsqu’enfin elle s’anime, se retourne pour nous faire une une grimace, moment de pure grâce. À Cléo, un chouïa coincée des mches, qui lui demande si cela ne la dérange pas de poser ainsi nue pour des artistes, estimant « Qu’on est encore plus nu que nu devant plusieurs personnes, j’aurais peur qu’on me trouve un défaut… », Dorothée répond en riant « Quelle idée ! C’est rien, ça… Moi, je suis heureuse de mon corps, pas orgueilleuse. Quand ils me regardent, je sais bien qu’ils recherchent autre chose que moi, une forme, une idée, je ne sais pas… Alors c’est comme si je m’absentais. Comme si je dormais. » Après une telle déclaration d’intention, c’est de façon tout aussi naturelle qu’elle s’en elle va rendre visite à son petit ami qui, je vous le donne en mille, est projectionniste de cinéma.
Malgré sa filmographie, Dorothée Blanck, dans une interview plus tardive, ne prétend pas être une actrice mais « un modèle », voire, terme plus fort mais moins polysémique, « une égérie ». De fait, elle n’est qu’elle-même dans ce film, comme dans d’autres (voyez ce court-métrage), d’ailleurs son personnage s’appelle Dorothée, mais le spectacle est suffisant pour qu’on tombe amoureux d’elle. Quand ils me regardent, je sais bien qu’ils recherchent autre chose que moi, une forme, une idée… On dirait que tous les films où a joué Dorothée Blanck sont, en fait, des documentaires sur l’incroyable Dorothée Blanck, sa forme, son idée, modèle gracieux, incarnation de la femme libre et joyeuse, éternellement joyeuse et libre, d’autant plus libre, d’autant plus joyeuse, qu’elle est née en prison, en 1934 – ses parents, l’un communiste et l’autre juif, étant enfermés dans une geôle nazie de Bavière. Ce n’était que le début. Sa vie a été longue et bizarre. Mais libre et joyeuse.
Or sa vie continue. Son blog palpite encore, quotidiennement. On peut lire sur ce blog, à la date du 21 décembre 2012 (souvenez-vous, c’était la fin du monde), « J’ai appris aujourd’hui avoir mon petit cancer ». Et oui, comme l’héroïne de Cléo de 5 à 7.
Mais ce n’est pas tout, il y a mieux encore, le miracle Internet dont on ne saurait se blaser. Dorothée écrit des livres. Dont un recueil de ses rêves. Comme le récit de rêves est l’une de mes marottes, je m’empresse de lui écrire pour lui demander comment me le procurer, et j’en profite pour lui raconter l’effet qu’elle me fait. Cette jeune fille de 80 ans me répond dans l’heure, Merci, c’est vraiment gentil à vous tous ces compliments, et je suis émerveillé comme devant une statue qui se mettrait en marche.

mardi, février 24, 2015

Suis-je nigaude?

Cette nuit j'ai rêvé de Sternberg, il revenait après une longue absence et toujours ce cauchemar récurrent, la trahison, il faisait devant moi, sans vergogne, la cour à d'autres jeunes femmes dans le bistrot, contrairement à mon habitude je lui ai fait cracher le nom de sa nouvelle maîtresse "-Nadine! - C'est un nom bien ordinaire!"  me suis-je vengée.
Est ce parce que  sur Arté il y avait eu le film de Vincente Minelli sur Vincent van Gogh et cet impossibilité d'un artiste à l'amour  autre qu'à son art?  Burt Lancaster interprète d'une façon troublante l'impuissance d'un peintre à vivre, et sa folie à créer pour être reconnu.


 Semaine de trouble, sur la pub, pour des sonotones sans pile avec  le chargeur gratuit jusqu'au 28 février. Je n'avais pas vu le minuscule Astérix stipulant que cette offre était pour des appareils haut de gamme.

Pareil pour les dents, je vais devoir batailler pour le devis signé deux ans auparavant, l'oncologue ne voulait que l'on ne touche à rien avant la rémission.

samedi, février 21, 2015

Jean Ferrat - Les grands du rire _France3

Paroles de Ma France

De plaines en forêts de vallons en collines
Du printemps qui va naître à tes mortes saisons
De ce que j'ai vécu à ce que j'imagine
Je n'en finirai pas d'écrire ta chanson
Ma France

Au grand soleil d'été qui courbe la Provence
Des genêts de Bretagne aux bruyères d'Ardèche
Quelque chose dans l'air a cette transparence
Et ce goût du bonheur qui rend ma lèvre sèche
Ma France

Cet air de liberté au-delà des frontières
Aux peuples étrangers qui donnaient le vertige
Et dont vous usurpez aujourd'hui le prestige
Elle répond toujours du nom de Robespierre
Ma France

Celle du vieil Hugo tonnant de son exil
Des enfants de cinq ans travaillant dans les mines
Celle qui construisit de ses mains vos usines
Celle dont monsieur Thiers a dit qu'on la fusille
Ma France

Picasso tient le monde au bout de sa palette
Des lèvres d'Éluard s'envolent des colombes
Ils n'en finissent pas tes artistes prophètes
De dire qu'il est temps que le malheur succombe
Ma France

Leurs voix se multiplient à n'en plus faire qu'une
Celle qui paie toujours vos crimes vos erreurs
En remplissant l'histoire et ses fosses communes
Que je chante à jamais celle des travailleurs
Ma France

Celle qui ne possède en or que ses nuits blanches
Pour la lutte obstiné de ce temps quotidien
Du journal que l'on vend le matin d'un dimanche
A l'affiche qu'on colle au mur du lendemain
Ma France

Qu'elle monte des mines descende des collines
Celle qui chante en moi la belle la rebelle
Elle tient l'avenir, serré dans ses mains fines
Celle de trente-six à soixante-huit chandelles
Ma France