D'habitude je sais où j'en suis dans ma carte du tendre, mais là, les rêves sont si fragmentés, je n'ai pas souvenir du ressenti, comme si mon esprit se refusait à traverser le miroir de la folie.
Ce matin quartier libre, il pleut, au premier square du coin une équipe de tournage, je n'ai pas la patience de me mouiller pour voir.
Autour de moi cela palabre dur dans le hall de l hôtel en attendant le moment de partir pour l'aéroport, dehors rien, Nada! Hier c était la fiesta, certains couples, enfants compris, en costumes. La foule était si dense que sans homme, aucun désir d'assister aux agapes dans les jardins publics, outre que je me refuse depuis quelques années à voir des feux d'artifices, trop d'argent jeté en l'air, et l'image de ces bombes qui tombent sur la face de certains pays.
Je suis perplexe, faut-il prendre le risque de se déplacer pour divorcer d'avec Paris et passer des nuits blanches avec une camarade de chambrée qui a l'infortune d'avoir votre âge.
vendredi, mai 16, 2008
Les voyages forment les seniors
jeudi, mai 15, 2008
Le portable
Le portable éteint, la torpeur d'une convalescence, le sentiment en sommeil, sans les éclats de jalousie qui paralysent toute tendresse, tout élan vers autrui.
Je m'accroche aux explications d'une charmante guide espagnole Nous avons la fortune!dit-elle souvent.
Goya me trouble plus que Velasquez ou El Greco plus mystiques, ce ne sont plus des figures mais les yeux de l âme que Goya dépeint dune façon déchirante.
Aujourd'hui nous avons visite Tolède avec un temps idéal. Depuis l'heure du petit déjeuner jusqu'à la douche après dîner, je ne regagne pas la chambre car ma voisine fait semblant de ne pas me voir, j ai jeté un bout de papier de toilette sur le sol en visant la corbeille, car je ne m'essuye les mains, les pieds et le fondement qu'avec ça, et je n'avais pas allumé la lumière afin de ne pas la réveiller, elle en a fait une affaire d Etat, assurée que je m'étais torchée le cul avec, imaginez le tableau qu elle a pu raconter a ses copines. Et moi je ne peux pas dormir, nous sommes sur un boulevard périphérique, elle refuse de fermer la fenêtre et les rideaux, c'est encore le papier chiotte qui fait office de boules quiez.
mercredi, mai 14, 2008
Les ailes coupees.
On est venu dormir afin de me réveiller, piétinement pour attendre l autobus qui se trompe a Orly , nous avons retraverse la piste par en dessous bagage compris, je n avais que mon sac de piscine a dos, suivait une non voyante, une minerve, deux personnes a canne, quelques octogénaires, et l animateur qui avait eu le malheur de me faire des bisous pour l accueil, l imagination galopante de mon compagnon a fait feu de tout bois, déjà convaincu qu a Madrid je trouverai un toréador. Tu devras lui payer l hôtel, le restaurant, et ses services! - Tu me prêtes l argent?.
Surprise, il pleut, il fait frais ce qui est une aubaine pour visiter des heures durant avec toujours a la peine l âge certain de nos os, nous n avons plus les reins souples.
Je ne répond pas au insinuations téléphoniques nocturne de Paris, dormant telle une vieille jeune fille qui a sa conscience dans des mollets endoloris par les attentes pour regrouper la troupe, nous sommes 50, je doutes que nos accompagnateurs veuillent lutiner quelconque d entre nous.
vendredi, mai 09, 2008
Leclerc
On déjeune très bien à la grignoterie de chez Leclerc, section culture, j'ai cherché en vain dans les folios du Sternberg, c'était à Bonneuil, j'ai appris que personne ne traînait le soir car les estaminets sont fermés afin d'éviter les bagarres d'ivrognes, foi de communiste.
mercredi, mai 07, 2008
Un ciel
Un champ immense, l'herbe récemment tondue, cela fait de jolies vagues, ces petits coucous sont ravissants, chacun d'une couleur rutilante, de vrais bijoux, sous un hangar, abrités d'un soleil qui ne fait pas une ride, des enfants crient aux départs et arrivées des baptêmes de l'air, certains sont en fauteuil, d'autres, résistent avec force aux injonctions de leurs moniteurs pour qu'ils restent debout, ils se traînent aux sol, refusant de regarder le ciel, l'odeur du pré est un vrai délice, restent des marguerites qui n'ont pas été fauchées, pendant que la gendarmerie sillonnent l'azur bruyamment, c'est un plaisir sensuel que cet espace ou le regard est libre, je hume cet instant qui dure toute la journée.
vendredi, mai 02, 2008
Premier Mai
Après le premier Mai, c'est un vendredi sans...Beaucoup font le pont. Je n'ai pas manqué au défilé, personne ne m'avait appelée, j'ai regardé de mon squat de banlieue, les rues étaient désertes, les gens calmes, les enfants joueurs, je n'ai pas eu le coeur d'acheter du muguet, un vrai dimanche des familles. Si près de Paris, et déjà dépaysée.
jeudi, mai 01, 2008
Quelque part vers Bonneuil!
Dans un appartement encore vide, un matelas gonflable au sol, c'est extraordinaire d'y squatter pendant qu'un homme chante dès 3h. du matin en peignant les murs. Le no-man's-land dont rêve tous les amoureux.