samedi, mars 31, 2007

Pantin Côté Court

Jusqu'à Stalingrad au pas de course j'en ai pour 40mn à remonter le canal, je me déculpabilise ainsi d'avoir les fesses sur un fauteuil durant les heures de projections. J'aime les quartiers populaires, quoiqu'ils le soient moins le soir.

Pantin Festival de courts-métrages

Aucun commentaire sur les films en compétition, je ne voudrais pas avoir le mauvais oeil.J'y va de ce pas, j'espère avoir le temps de voir des films marocains hors compétition.

Au bistrot du coin, ce matin, la surprise: Philippe-Emmanuel Sorlin. Je suis restée sous le charme durant près de deux heures en terrasse dans le froid. Son ami, cinéaste lui aussi, nous offrait des tablettes de chocolat pour l'énergie. La culture de Sorlin est phénoménale, livres, films, musiques, on a le sentiment que certains êtres ont eu plusieurs vies, tels des sorciers.

jeudi, mars 29, 2007



http://nouvellerevuemoderne.free.fr/collage.htm

Festival de Pantin Frédéric Tachou

Bonjour,
Mon film intitulé Reste-là !, sélectionné au festival du court métrage de Pantin, sera projeté dans le Programme n°3 de la compétition expérimentale aux dates suivantes:
Samedi 31 mars à 20H00 - Lundi 2 avril à 22H00

Cinéma Le 104, 104 avenue Jean Lolive à Pantin, M° Eglise de Pantin
Tél: 01 48 46 95 08 www.cotecourt.org
Frédéric Tachou

Force 3

La mer commence à se rider, une écume blanche sur la crête des vagues, c'est la force: 3. A quand la déferlante?

Lewino-Sternberg

Jacques Sternberg, l'étoile de la montagne d'un plat pays qui était le sien, je l'avais découvert vers la fin des années 50, cela se passait au marbre de « Arts-spectacles » un hebdo culturel comme on n'en fait plus. J'y faisais fonction de correcteur-réviseur et lui de chroniqueur en charge des dessins d'humour. André Parinaud, que rien n'arrêtait sinon les soucis financiers,l'avait brusquement promu secrétaire de rédaction. C'est ainsi que l'on vit débarquer une manière de Charlot journaliste, sautillant d'un marbre à l'autre, coupant un article trop long directement sur les morasses avec une paire de ciseaux au grand étonnement des typos qu'il eut tôt fait de séduire à la fois par son incompétence et par son humour virevoltant.

Je connaissais surtout de lui ce « Petit Silence illustré » qu'il imprimait lui-même sur ronéo, je ne sais plus qui dessinait les illustrations à même les stencils, ce qui n'était pas un mince exploit. Tirage : une vingtaine d'exemplaires. Ces ancêtres des fanzines font, ou devraient, faire la fortune des collectionneurs. Bien sûr, je n'en ai conservé aucun exemplaire. Sternberg lui-même n'en possédait plus la collection complète.

Aussitôt le courant est passé. Ce n'était en fait pas très longtemps après l'holocauste et notre façon commune de réagir a été de jouer les goys honteux, de nous proclamer juifs alors que nous ne l'étions ni l'un ni l'autre d'après la loi mosaïque, nos mères n'étant pas juives.

Je ne sais plus s'il avait déjà publié ce petit miracle de l'angoisse prémonitoire :« La sortie est au fond de l'espace »
Laissons aux spécialistes le soin de disséquer une oeuvre riche de quarante volumes à nulle autre comparable et laissons au trou noir de l'avenir le soin de dire quelle est sa place dans le panorama de la création littéraire de la seconde moitié du XXe siècle.

J'ai envie de parler de mon ami Sternberg, ce ludion sur ressort, roulant solex, et navigant sur dériveur sans jamais s'éloigner de plus d'un mile de la côte.

J'ai envie de rappeler qu¹un jour il se risqua à traverser seul sur son
rafiot le bassin d'Arcachon et en fit un bouquin de 200 pages.

J'ai envie de signaler qu'il ne pouvait pas voir une machine à écrire sans lui enfiler une feuille et taper au débotté un conte, une petite nouvelle, une short story. On sait qu'il en a publié plus de mille.

J'ai envie de me souvenir de ces samedis matin dans la boutique du Terrain Vague, rue de Verneuil, où il venait récupérer discrètement, sur ses droits d'auteur, le billet de 100 francs que Losfeld sortait de son tiroir en lui demandant de pas le dire à Pierrette sa comptable d'épouse.

J'ai envie d'avouer ma jalousie devant ses succès féminins, car ce petit bonhomme, qui ne restait pas en place et que la calvitie guettait, était expert en l'art de la séduction. Je le revois dans les bistrots où nous nous donnions rendez-vous, d'abord le Flore, puis le Select, je le revois cavalant d'une table à l'autre, saluer les dames qu'il connaissait, et dire au passage à une inconnue qu'elle avait un beau visage, les beaux visages pullulent dans ces sortes d'endroits. Dire à une femme qu'elle a un beau visage est autrement subtil que de lui dire qu'elle est belle. Le langage au service de la séduction.

J'ai envie de parler de Dorothée. De Dorothée, si belle et née dans une prison nazie, qui fut la seule maîtresse qui compta dans vie d'homme par ailleurs marié. De Dorothée, qui l'aima follement, lui pardonna tout, ne le quitta jamais et passa tous ses étés, superbe sirène, allongée nue sur son dériveur au large des plages de Trouville avant de le rendre à sa femme et de regagner sa tente au camping des Oiseaux.

J'ai envie de battre ma coulpe à propos de « L'Anonyme » son roman à la gloire de Marlon Brando, qu'il admirait entre tous au point de le transformer en une manière de Sternberg roulant Solex et naviguant sur dériveur. Je n'avais pas aimé le livre et, avouons-le, par pure perversité, je lui avais proposé d'en dire ce que j'en pensais dans un hebdo qui comptait où j'avais mes petites et mes grandes entrées. Le malheureux accepta. Il s'en releva mal mais ne m'en voulut jamais. Tel était le Sternberg que j'aimais.

J'ai envie de rappeler son combat pour le dessin d'humour, du vrai, celui qui se passe de légende et s'affirme par sa seule invention graphique. Topor, Gourmelin, Ylipe, Mose, et quelques autres, lui doivent une partie de leur renommée. Son dieu : Chaval le seul à ses yeux qui sut jouer de légendes en décalage afin de magnifier le dessin.

J'ai envie de me souvenir de son fabuleux égocentrisme qui est la marque des écrivains authentiques. Il ne pouvait parler que de lui, le plus souvent en s'auto-dénigrant. Un mélange de génie incompris, de délire inspiré et de
roublardise maladroite.

J'ai envie de le féliciter pour avoir sut d'arrêter whisky et cigarettes quand « France soir » cessa de lui payer des chroniques hebdomadaires imposées par Pierre Lazareff qui lui rapportaient gros.

J'ai envie de me souvenir que vers la trentaine nous parlions de nos essais littéraires ; que vers la quarantaine nous ressassions l'incompétence nos éditeurs et la connerie de nos (rares) critiques ; que passés nos cinquante ans nous rabâchions les succès et les échecs féminins de nos démons de midi ; que la soixantième venue nous pleurions sur notre difficulté à comprendre la mentalité et le comportement de nos petits-enfants ; que nos « septantes » années passées seules nos maladies et leurs séquelles nous tracassaient.

J'ai envie de dire qu'on en fait plus des types comme lui. Des ludions qui flottent entre deux eaux et pour qui la réussite ne relève ni de la mode ni de la rentabilité.

J'ai surtout envie de pleurer à mon tour en me rappelant qu'à notre dernier coup de téléphone ‹il ne sortait plus depuis deux ans et sa porte était interdite ‹ quand il me dit son soulagement et son bonheur de m'entendre alors qu'on lui avait dit que j'étais décédé et qu'il en avait pleuré pendant trois jours.

Merci Sternberg, merci vieux schlemil, merci pour ces larmes. Ce fut un merveilleux cadeau. On réglera ça plus tard, au paradis des auteurs mal-aimés.

Walter Lewino texte de Dorothée dans" L'Attente du Père"

mardi, mars 27, 2007

dimanche, mars 25, 2007

Concert aux 7 Lézards Improvisations Préméditées

Percus/électro Pozzi-Cueco-Walter-Wending samedi 24 mars-19h 10 rue des Rosiers 75004 Paris téléphone 01 48 87 08 97 Métro Saint-Paul www.7lezards.com
Néna était tellement enthousiaste qu'elle veut y entrainer toute sa famille au prochain concert au même endroit le 28 avril www.budamusique.com

Le pleur...des championnes

Les deux merveilleuses japonaises qui ont craqué après leur performance lors du championnat de patinage artistique nous ont aussi fait pleurer. De voir leurs larmes après une telle tension, sur des visages de poupées asiatiques réputés impassibles, a remué tout le public.

Edith Piaf FR2

Après-midi émotive avec ce reportage sur les derniers jours de Piaf.
Ce sont des gens trop incandescants pour devenir de petites braises! Ils sont mille fois plus "tout" que les autres. Quand ils meurent à quarante-cinquante ans, ils ont fait leur plein de vie! (Charles Dumont parlant de Jacques Brel et d'Edith Piaf)

Quand tu chantes, on dirait que tu arrache ton âme pour la dernière fois!
lui écrivait Jean Cocteau qui est mort le même jour.

samedi, mars 24, 2007

Le goùt de l'évasion

Le dimanche il y a les promenades rituelles au Port de la Bastille après le café philo, ou plus haut, Quai de la Loire où j'ai des copains, et le MK2 qui laisse le choix pour de nombreux films. Qu'il pleuve, vente, ou soleil à l'appui, le charme est au rendez-vous sur ces bords d'eaux et voir le sympathique pique nique de groupes de jeunes. A pied celà fait juste le temps d'une trotte salutaire de 40m préconnisée par les médecins. Pollution soit: l'air, le bruit, mais dans l'anonymat d'une grande ville on peut échapper à la vindicte de frustrés alcoolisés en général, dont le radotage vous bassine, il leur faut un public,(sans compter les deniers du public) Entendu ce matin: J'aime mieux mourrir à cinquante-ans parce que j'ai bu, qu'à quatre-vingt dans une petite voiture! N'empêche qu'il racontait son diabète et le reste qui va avec: impuissance à baiser, à travailler, à dormir, et à tenir debout dans le bistrot, et ses bagarres la veille avec un copin de bar.



























Date de sortie : 31 Janvier 2007

Film allemand.

Genre : Drame

Durée : 2h 17min.

Année de production : 2006

Titre original : Das Leben der Anderen

Distribué par Océan Films

Une peur anticipative à quoi on a échappé en France, je comprends mieux les vieux de l'Est qui restent murés dans leur silence quarante ans après.

vendredi, mars 23, 2007

Le Salon du Livre Porte de Versailles

Je n'ai rien à vendre, c'est donc avec sérénité que j'ai déambulé dans les allées du Salon, picorant d'un stand à l'autre, et heureuse de revoir des personnes que l'on a l'occasion qu'annuellement de rencontrer. Les chargées de presse sont souvent très jolies. Au centimètre carré, une densité impressionnante de visages intelligents. Certains sont connus, mais la foule est si drue que c'est difficile d'y voir de plus près. Heureusement, je n'ai réussi à boire qu'un seul verre de vin rouge.

jeudi, mars 22, 2007

Anonyme, connait pas!

Je n'accepte les commentaires que des gens qui ont assez de couilles pour dire leur nom.

Grand-mère en colère

Une dame de 81 ans veut distribuer les tracts de son Parti dans le fief du conccurent, ses enfants: Maman! Si on te casse la gueule, quel scoop!

mercredi, mars 21, 2007

Grand-mère


On va chez grand-mère? demandait Stern. C'était un petit hôtel rue Vavin où la patronne réservait quelques chambres pour des couples de passage. J'avais voulu mettre ce titre: On va chez grand-mère pour un moment. Michel Bernard, alors directeur de collection chez Denoël: Pourquoi pas tout simplement: Une Chambre pour un moment. Je m'étais appuyée sur mon aventure du moment avec un célèbre commissaire-priseur à qui je donnais des cours de yoga, pour raconter mes divagations de tous temps. Je ne vous aurais pas crue capable d'une telle passion à votre âge! a dit Sternberg. Ma mère:" Qui est cet homme que je ne connais pas et que tu as tant aimé?" -Pas plus que les autres, plutôt moins!
Simplement le luxe est une chose que je n'avais jamais connu, il s'habillait chez les couturiers italiens, par curiosité j'ai voulu savoir où était la charnière entre le charme, l'intelligence et le snobisme, les limites ont été vites atteintes. Sternberg n'avait eu vent de rien, tellement occupé à étaler ses conquêtes sur les banquettes du Flore où de Chez Lipp, pendant que je vivais en sourdine. (Il m'avait autrefois surnommée La reine de la molesquine et La bécassine des temps modernes. lorsque c'est moi qui faisait banquette en l'attendant).

mardi, mars 20, 2007

La lundinite

Il y a la lundinite, journée mollassonne après un week-end couci-couça, la mardinite j'ai vite les ailes coupées par la moindre émotion, mercredi c'est milieu de semaine on tient la rampe, et le reste c'est à voir!

lundi, mars 19, 2007

Le saut du chat

A la campagne chez des amis, je traverse la pelouse, dans la partie ombrée ça bouge. C'est un chat assis sur ses pattes de derrière, qui, avec une patte de devant levée, fait une sorte d'arceau dans lequel saute un petit chaton. La mère avec des miaulements, exhorte son petit à sauter encore et encore. Je n'avais jamais vu faire cet exercice de cirque par cette race animale. C'était un rêve.

dimanche, mars 18, 2007

Les archers

J'aimais beaucoup quand les archers, sur le pas de tir: Bandez!...Tirez!...
Stern n'aimait pas que je dise à propos de quelque chose ou de quelqu'un: "Je bande! ou pas!- Est-ce que je dis moi, je mouilles!"

Ghislain Cloquet en bibliothèque

En attendant l'heure du spectacle, au Rond Point, j'ai musardé à la bibliothéque et interessée par la personnalité d'Anne Wiasemski , j'ai feuilleté Jeune fille. Les pages se sont ouvertes là où elle y parle de Ghislain Cloquet, opérateur dans Au hasard, Balthasar, (Robert Bresson) de son côté protecteur et charmeur.

Yolande Moreau Théâtre du Rond Point

Je me suis laissée aller au charme de cette silhouette de ménagère avec son cabas à poireaux, les bras tachés de sang, un nez de Cyrano, c'est la magie du cirque, du mime, je suppose que Yolande Moreau y a fait ses classes, cela m'a fait penser à La Strada (Fellinni)

Les brèves de Néna

C'est trop simple pour être possible!
Je n'irais pas en croisière, on a toujours un pied plus haut que l'autre, en bateau!

samedi, mars 17, 2007

Le bébé

A y réfléchir, un bébé de 2k5 en mots, ne pèse pas bien lourd face au 40 ans de maux.

Certains aiment l'esprit marseillais, je préfère l'humour noir, juif.

Faire la chose-la guerre-l'amour--du blé--la belle--la bête-de la politique-des petits- son lit- de la place- le ménage- la cuisine- le bien- l'aumône- sa toilette- ses ablutions- ses classes- l'idiot- pipi- caca. J'ai toujours trouvé ce mot faire prosaique

En discutant avec Jérôme Reybaud de son édito dans lalalala.org, je me suis souvenue , après coup, qu'à 17 ans, quand nous copulions Jacques Loew et moi, j'employai le mot "lalala". (nous lalarisions- vous lalarisez) Il faut dire que Jacques était un fan de Charles Trenêt, un coup à l'Olympia, l'autre année à Bobino.

vendredi, mars 16, 2007

2 kg 5 de papiers envoyés à la nièce belge: 50 euros

En relisant les quelques 200 lettres de Stern, et une centaine de Ghislain, je me remémore à quel point j'ai été prise en étau par le talent et la capacité à séduire de ces deux personnages tragiques, par essence.
Jacques Loew avait dit à Sternberg: J'ai connue une jolie jeune fille gaie, tu en as fait une belle femme neurasthénique!
Entre ces deux lascars, loin d'être un long fleuve tranquille, j'étais une rivière tortueuse qui tentait se frayer un chemin entre rocailles, vert pré, et le large. Une petite rivière de sang des avortements réussis et des suicides ratés. Cela ne laissait guère d'énergie, ni de temps pour le travail. Au mieux, je m'exilais pour subsister; Allemagne, Suisse, Belgique, Turquie, Maroc, Espagne , Italie. Le contraite des SDF qui ne font que de l'inta-muros. Il est sûr que je n'avais ni téléphone, ni répondeur pour une éventualité de carrière artistique. Seule ma plume m'a sauvée: des carnets de routes, en somme!
Hier soir, Smaïn se défendait devant Ruquier: Ce n'est pas parce-qu'on ne passe pas à la télé qu'on ne fait rien! Je suis papa, je biberonne, je fais des tournées!
Les biographes font toujours des hyatus par défaut de questionnement. J'ai 3 ans de moins, ne suis donc pas née en prison, par la gràce d'une historienne allemande. On ne m'a plus employée au cinéma, alors que mes amoureux ne savaient où me joindre. A cinquante ans Ghislain m'a dit: Je vieillis, je n'ai plus la force de courir derrière vous! Et Stern, après de multiples aventures s'est laisser fagociter pour faire amende honorable. A ses quarante-ans je lui disais déjà. De l'infantilisme, vous passerez directement à la sénilité sans être jamais passé par la case adulte!

Journal Le Monde du dimanche

mardi, mars 13, 2007

Hubert Reeves Mairie du troisième

Toujours avec son visage lunaire, il nous annonce la fin du monde programmée, la mer devient acide, qu' elle ne peut nettoyer au rythme de notre pollution...

Irina Palm

Sam Garbarski
Avec : Marianne Faithfull, Miki Manojlovic, Kevin Bishop
Long métrage, Fiction, Comédie dramatique
Langue(s) de tournage : Anglais
Nationalité : Minoritaire français (BELGIQUE, ALLEMAGNE, LUXEMBOURG, GRANDE-BRETAGNE, FRANCE)
Etat d'avancement : Sortie à venir

Société de production : Liaison Cinematographique
Distributeur France : Pyramide Distribution
Vente à l'étranger : Pyramide International

Synopsis


Une grand-mère veut sauver son petit-fils, il lui faut de l'argent, elle en gagne dans un sex-shop jusqu'à attraper un pénis elbow. c'est drôle, tendre, émouvant, de bout en bout.

vendredi, mars 09, 2007

Roland Topor

Projet de monument à la gloire de Jacques Sternberg

Le monument aura une hauteur totale de douze mètres, ces douze mètres symbolisant, bien sûr, les douze pieds de notre alexandrin immortel. L'agrandissement d'une vieille machine à écrire d'avant guerre, genre Remington, en marbre noir, tiendra lieu de socle. Le public aura d'ailleurs la possibilité, moyennant une somme modique, de circuler sur les touches pour se familiariser avec le travail de l'écrivain. Une fausse feuille de papier, en marbre blanc épaisse de deux mètres, semblera sortir du rouleau de la machine. cette feuille sera décorée de la manière suivante:
Au recto- Ungrand dessin à la plume représantant Jacques Sternberg en train d'emballer quelques unes de ses oeuvres dans du papier craft.
Au verso-Deux portraits, l'un de Saul Steinberg, l'autre de Joseph Sternberg, seront chacun barré d'une croix, afin d'éviter au public tout risque de confusion avec Jacques Sternberg.
Voilà. J'oubliais de préciser l'emplacement du monument. Il sera érigé au milieu de la chaussée, Boulevard Saint Germain, en face du café de Flore, juste à la sortie du parking. Je concois l'inquiétude des automobilistes, mais qu'ils se rassurent: l'obstacle sera signalé de jour comme de nuit paer des feux clignotants, et entouré d'un cordon de gardes républicains, à cheval, en tenue de parade.
Les pouvoirs publics se font malheureusement un peu tirer l'oreille avant de donner leur accord définitif, cependant l'affaire est en bonne voie. Monsieur Maurice Druon, de l'Académie Française, Ministre de la Culture serait, aux dernières nouvelles, légèrement réticent. De mauvaises langues rapportent qu'il aurait fait à ses intimes le serment suivant: "Moi ministre, ce monument ne verra jamais le jour!"
Alors, pouvons nous agir pour que le monument à la gloire de Jacques Sternberg se concrétise dans les plus brefs délais?
Oui.
Une association des amis et admirateurs de Jacques Sternberg va être créée sous peu. Une pétition rassemblera les signatures des 3442 lecteurs de l'écrivain, (42 hommes, 3402 femmes). Des grèves sauvages éclateront. Des guerres peut-être . Mais au bout du chemin, j'en suis convaincu, la victoire nous appartiendra. Vive le monument à la gloire de Jacqus Sternberg: Vive Jacques Sternberg!

Roland Topor

P.S. Evidemment, si Jacques Sternberg était mort, français, catholique et très con, ça nous faciliterait drôlement les choses!

La ronde hystérique

La ronde hystérique, les enfants jouent, les parents trinquent.

jeudi, mars 08, 2007

Cléo de cinq à sept (Agnès Varda) Arté

Je ne sais pas si c'est un fait exprès, mais ça tombe bien de montrer ce film sur une femme par une femme, pour la journée des femmes...

Après, il y a eu le portrait de quatre albanaises.(...) Dès la puberté ces jeunes filles ont refusé leur féminité afin de faire des travaux d'hommes plus gratifiants,en forçant le respect de la gente masculine du village. Refus de souffrir comme l'ont fait leurs mères qui travaillaient la journée pour l'état et le soir il leur fallait vaquer à tous les soins du ménage et de la famille. D'autres, c'est pour garder l'amour du père qui avait perdu ses fils à la guerre. Mais pour ne pas être victime de l'opprobe de leurs voisins, il fallait sacrifier toute sexualité. Le plus curieux c'est que ni dans la silhouette, la voix, ou le visage dont les cheveux sont coupés, n'apparait l'ombre d'une ancienne féminité.

mercredi, mars 07, 2007

Jacques Sternberg (1965)

Sternberg en bateau

Un commissaire de police: Qui est cet agité qui tourne autour de son petit bateau comme s'il inspectait un porte-avion?
Le vieil ami à qui je demande le service de scanner ces photos:" Pour me remercier, tu me feras une pipe!- OK! Mais pas devant ta femme! Oh! elle ne sait pas se que ça veut dire scanner, ni faire une pipe!"

mardi, mars 06, 2007


Réserver vos places en ligne.


Miro Gavran

Traduction et adaptation Andréa Pucnik
Mise en scène Marie-France Lahore
Assistant à la mise en scène Pascal J. Mercier
Scénographie Marielle Spalony
Costumes Catherine Caldray
Eclairages Daniel Molinier

Avec, par ordre alphabétique Camille Cottin, Thomas Dewynter, Jean-Claude Drouot, Vincent Primault, Marie-France Santon

1890, Tolstoï , le plus grand écrivain russe, a déjà l’essentiel de son œuvre derrière lui. Il vit replié dans son domaine d’Isnaïa Poliana, en compagnie de sa femme, Sofia. En ce début d’été, le couple convie Tchekhov, jeune écrivain à la mode avec sa femme Olga. Très vite, Tolstoï propose à son confrère de prolonger son séjour pour qu’ils écrivent ensemble un soit-disant livre de conversations. De son coté, Sofia pousse Olga Tchekhov à écrire avec elle un livre de révélations. Les étranges relations littéraires qui se tissent à l’intérieur de la datcha se doublent très vite de jeux de séductions. Dans la chaleur estivale, portées par la vodka, les relations se tendent et les manipulations se dévoilent.

Tolstoï et Tchekhov se sont rencontrées à plusieurs reprises, Tchekhov a bien été invité à Isnaïa Poliana, mais toute ressemblance avec la réalité s’arrête là. Miro Gavran évoque, à travers la rencontre entre deux des plus grands écrivains russes de la fin du 19e siècle, le rapport conflictuel si particulier entre deux générations et deux visions du monde.

Sur ce fond de confrontation intellectuelle, le spectateur assiste à une comédie imaginaire où les rapports de marivaudage resteront inaboutis et mèneront crescendo à une extravagante apothéose.

Production : 4e dimension / Compagnie Marie-France Lahore

du 7 mars au 29 avril
les mardi, jeudi, vendredi et samedi à 20h30 · mercredi à 19h00 · dimanche à 16h00

Représentations surtitrées en français pour les sourds et malentendants les mercredi 28 et samedi 31 mars, et les dimanche 1er, mardi 24 et vendredi 27 avril 2007

TARIF B ( 22 € / 15 € )

retour à la liste des spectacles



Les situations, les personnages, tout était si vrai dans la monstruosité que je pleurais pendant que le public riait. La coincidence c'est que je dépiautais les lettres d'un certain auteur ces nuits-ci, si bien que je m'identifiais totalement à la pièce jouée par Jean-Claude Drouot lequel avec sa famille m'avait sauvée durant trente années de nombreux naufrages. Je retournerais au théâtre plus tard.

Hubert Reeves Mairie du troisième Paris

Cela fait plaisir de savoir que nous venons d'une poussière d'étoile!

lundi, mars 05, 2007

Les lettres

J'ai raconté à Francis au café philo que j'avais retrouvé plus de trois cent lettres d'amoureux: "Ils t'ont aimée!- Non! c'était des cavaleurs,alors je fuyais!-Ils essayaient de te récupérer par la poste!"

dimanche, mars 04, 2007

Ma photo préférée

Paix à son âme ! THTH

En relisant les billets doux,je me rends compte que ce qui a présidé à notre relation c'est une tendresse indéfectible de part et d'autre.

vendredi, mars 02, 2007

Proverbe oriental: Lorsque l'on cesse de se débattre, il paraît qu'il fait bon se noyer!

Vieux rêve

Je dois rendre son sexe à Topor. comment faire, nous sommes entourés de gens, dans un lieu public, d'autant que ce bout de boyau vidé de toute substance c'est plutôt minable. Je le cache dans ma main, cherchant de quoi l'envelopper, ne serait-ce que dans un pli de ma robe, pour le lui remettre de la main à la main. Quelle est la circonstance qui a présidé à l'affaire, je ne m'en souviens pas. Le plaisir a être normal puisque je n'ai aucun sentiment de frustration. C'est la première et probablement la dernière fois, depuis que nous nous connaissons. je réalise que je n'ai pas prendre de protection, alors je vais me laver le derrière pour limiter les dégats,Sida et autres. Puis, toujours attablés au bistrot, nous devisons. Il a deux enfants qui ont dormi dans ma chambre laquelle contient deux grands matelas doubles, et deux normaux. Topor cherche une solution d'hébergement pour quelques jours de vacances: Tes enfants peuvent très bien dormir dans cette salle, elle est grande, les lits sont séparés!. C'est comme dans un hangar, sans meubles, juste pour dormir. Nathan vient nous rejoindre, et tout naturellement, je m'adosse contre lui, la tête dans son cou, comme si cela allait de soi. Cela ne peut pas vexer Topor qui connaît nos douloureuses et anciennes amours. Le surprenant, c'est que Nathan ne se défend pas de ma lascive tendresse en public. Dans cet établissement perdu en campagne on a reconstitué l'atmosphère des bistrots parisiens par le simple fait de ces trois rencontres. J'ai toujours le sexe de Topor dans un pli de ma robe, chiffonné dans ma main.
Dans un sentier bordé par des plants grimpants de haricots verts: Mais ce sont mes haricots verts, c'est moi qui les ai plantés!. Je me mets à remplir ma jupe à défaut de sac. Il est temps de les cueillir car certains pourrissent déjà tellement ils sont énormes. Au passage je fauche une salade, des bananes, et des poires qui sont étalées sur une claie. Il y a aussi de belles noix par terre, pour les protéines, mais ce serait trop encombrant. J'ai déjà à manger pour plusieurs jours.

Le grenier: René Quison, Marina Vlady



Il y avait trente ans que je n'avais pas raclé à fond mes tiroirs,en cherchant une photo, j'y ai retrouvé beaucoup de courrier. Heureusement René Quinson m'a invitée à déjeuner et emmenée voir ce Lion d'or de Venise (2006) Golden door
J'ai donc une vieille photo de René Quinson recevant de la main de Marina Vlady La médaille de Chevalier des arts et lettres "-Je préfère embrasser Marina que Jak Lang! dit René.- Mais ce n'est pas du toc, c'est du vrai, de la part du Ministre de la culture!- Je vois que l'on a pas oublié le médecin de service! en saluant Schwartzenberg. Cela se passait au Fouquet's en juin 89. Aucun chargé de presse n'aurait pù rêver de salle plus prestigieuse. Ils étaient tous là,le tout Paris, pour saluer, avec reconnaissance, le simple et humble journaliste qui avait fait son métier avec gentillesse, et les grands fauves absents, Belmondo, Alain Delon et les autres, car ils tournaient en extérieur, n'avaient pas omis de donner leur écot pour ce repas au Fouquet's et alimenter la cave de René Quinson qui les suivait lors de tournages où de festivals. Point de préséance entre vedettes, ce soir là, c'était lui la star, et drôle... La salle était dans le noir lorsqu'il est arrivé, tout avait été préparé dans le plus grand secret par sa secrétaire et des chargées de presse, je craignais qu'il n'est une attaque du coeur, c'est là que l'on s'aperçoit que mis en lumière, beaucoup de gens peuvent avoir du talent. Nous étions tous très émus, Souchon avait créé une chanson pour l'occasion et nous avions le CD sur l'assiette. C'est la plus belle soirée parisienne à laquelle j'ai pù assister.

Golden door

Réalisé par Emanuele Crialese Avec Charlotte Gainsbourg, Vincenzo Amato, Aurora Quattrochi
Film français, italien. Genre : Drame Durée : 1h 58min. Année de production : 2006 Distribué par ID Memento Films
Magnifique chronique d'une famille italienne qui émmigre en Amérique.

jeudi, mars 01, 2007

Le spleen du voyage


C'est un charmant journaliste anversois dont je ne me souviens plus du nom qui avait fait la photo sur une banquette de train dans un bistrot d'Anvers.
Lorsque Sternberg ma reniée dans ses mémoires, un Chevalier Blanc,THTH,qui n'était autre que l'un des admirateurs de l'écrivain, m'a vengée en effaçant le visage du traitre. Je voudrais bien revoir sa bobine.