mercredi, mars 30, 2011

L'huître

J'ai bien aimé ce matin sur France Inter: Il y a eu les dinosaures, puis l'homme, et maintenant seule l'huître bourrée d'iode peut résister à la menace du nucléaire
J'ai rêvé être dans un club de vacances, deux vieilles copines dorment dans le même lit, j'ai un matelas plus loin, leur lumière m'empêche de m'endormir, j'attends quelles finissent de lire pour éteindre mais le plafonnier m'est inaccessible; un jeune asiatique entre sur le balcon formé de buisson, je lui demande de me rendre ce service: "Je viens dans votre lit cinq minutes!-Ah non!" il fait mine de ne pas comprendre, je crie pour alerter les dames mais elles pensent que j'ai fait de la provoque. Une horde de jeunes asiatiques mêlés à des européens, tous parlant en chinois, ce sont les nouveaux touristes du club, une femme se met à chanter, son ventre nu frémit comme une peau de tambour, la peau est très fine, dépourvue de graisse, et son nombril s'ouvre largement comme un méat au fil des sons, le chant est très beau mais court, je regarde à nouveau la chanteuse, elle réitère son chant, je peux constater les mêmes effets,le frémissement du ventre, et cette ouverture rythmée par le crescendo des arpèges.

mercredi, mars 23, 2011

le blogue de tilly elle parle des gens qu'elle aime qui font des choses, et des gens qui font des choses qu'elle aime

[faire-part] du blog au livre : où je fais mes débuts dans l'autoédition
et l'impression à la demande

Livre&plumeJe viens de mettre mes deux premiers petits bouquins au catalogue de TheBookEdition.com :

* blogalams n°1 - un abécédaire, sélection de petites coupures variées du blogue de tilly (26 chroniques de a à z, 2005-2010), 82 pages, 8 euros, ISBN 978-2-9538874-0-2

* blogalams n°2 - sélection de notes de lecture des œuvres de Marc-Edouard Nabe (7 chroniques nabiennes), 110 pages, 9 euros, ISBN 978-2-9538874-1-9

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jeudi 24 février 2011 dans Livres, Nabe, Weblogs | Lien permanent | Commentaires (12) | TrackBack (0)
http://tillybayardrichard.typepad.com/
(105)J’ai tellement envie de faire l’amour, mais je n’ai personne sous la main. Il y a bien là un amant occasionnel dont j’accepterais un petit coup de “revenez-y," s’il ne partait rejoindre une autre femme tout aussi occasionnelle. Elle est plus âgée que lui, orthophoniste de profession, cela doit le rassurer.
Enfin je trouve deux duvets identiques que j’assemble par les fermetures Eclair. Je m’enfile dedans et m’imagine qu’à deux, à moins de rester dans le dos l’un de l’autre, on ne doit pas pouvoir bouger pour la copulation.
Renaud vient m’engueuler: Laura s’est évanouie à un moment, quelque part, peut-être au bistrot qui est à côté. Je m’assois à sa droite, franchement près de lui sur le banc, et je tente de lui expliquer que je me suis fait sortir par les enfants de Laura le jour où on l’enterrait, lui, pour ne pas être un témoin de trop entre elle et nos amis communs.
« Je pars en voyage pour travailler, vous devriez vous occuper d’elle » dit Renaud toujours grondant.
Alors je m’énerve et deviens hystérique pour raconter que Laura n’est pas si gentille que ça, qu’elle est même méchante quand il s’agit d’autre chose que de sa volonté de gouverner, de cabotiner etc. « D’ailleurs, vous êtes aussi méchant l’un que l’autre, aussi dictatoriaux, comment avez-vous fait pour réussir à vivre ensemble ? » Il faut dire que la première phrase de Renaud avait été d’un mépris terrible pour ma tenue négligée, me signalant un coton qui dépassait de mon entrejambe, sans que je puisse m’expliquer pourquoi je l'avais mis. Je ne me souviens plus de la phrase exacte, mais elle était dans le genre esprit subversif qui ne fait pas de cadeau.
Il part au loin, dans un pays chaud, exactement ce qu’il n’aime pas. D’un coup, je le vois habillé tel une jeune femme en robe de cocktail décolletée verte à volants. « Vous êtes très jolie ! » lui dis-je, bien que sa tête soit celle d’un homme. Mais je sens bien à mon sentiment d’abandon que c’est Laura qu’il emmènera pour l’accompagner.

Pas de quoi s'ennuyer!

Il suffit de prendre soin de soi, comme un plombier qui vérifie tous les écrous un par un, il y a toujours une fuite quelque part, quel programme! Cela laisse peu de temps pour l'existentiel, les autres, c'est le privilège de l'âge. Je commence à comprendre les gens qui disent aimer vivre seuls.

mardi, mars 22, 2011

lanuitsecuritaire@collectifpsychiatrie.fr

Collectif des 39 Contre la Nuit Sécuritaire | Sans la ...19 mars 2011 ... BIENVENUE SUR LA NUIT SÉCURITAIRE La nuit securitaire, site du collectif en psychiatrie, est le point de rendez-vous de tous ceux qui ...

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Je n'ai rien vu de grand dans la vie, que la cruauté et la bêtise (Paul Léautaud)

lundi, mars 21, 2011

Rosacée

Rosacée oculaire, joli nom pour une dilatation des capillaires, j'ai les yeux rouges depuis si longtemps, j'attribuai ça aux projecteurs du théâtre Mogador, quand j'y dansais dans les années cinquante, ils étaient si forts que j'avais toujours la larme à l'oeil, depuis je n'ai plus de larmes, seule la musique lors d'enterrements m'émeut, entre temps je n'en écoute pas. L'on me prêtait cette fatigue oculaire pour de soit-disant plaisirs, ailleurs! que je ne prenais pas, allez donc en convaincre un amant jaloux, maintenant je n'ai plus d'amant, reste à soigner ce regard battu...

vendredi, mars 18, 2011

Pauvre petit bout de chou! -Walter Lewino.

Posté par walterlewino dans : SOCIETE , ajouter un commentaire
L'homme, ce petit bout de chou, s'est cru malin d'aller trifouiller dans le centre de la matière pour en tirer une énergie qui le dépasse. Sa grosse maman, la terre, qui elle aussi possède un centre et bougrement plus puissant a décidé de le remettre au pas. Pour ce faire elle a choisi un minuscule coin de sa surface où ces petits bouts de chou excellent dans le bricolage exponentiel : le Japon. Prochain objectif : la Californie

Comme le bout de chou est du genre têtu, il entend bien persister et s'évertue d'accumuler d'improbables lignes Maginot dans un combat perdu d'avance, tout en espérant arriver de soumettre le vent et le soleil à sa boulimie d'énergie.

La seul, la vraie, solution n'a pas un instant effleuré sa petite tête de chou : freiner cette redoutable boulimie qui lui apporte plus de déconvenues que de richesse.

A bas la climatisation et les radiateurs, les piscines chauffées, la bagnole à gogo, des grandes villes éclairées a giorno et les publicités criardes…. Retour à l'essentiel ainsi que le clamait le 6 mai 68 ce graffiti tracé sur un immeuble de la rue de Mirbel, Paris 5e : “Consommez plus vous vivrez moins”

The Time On time
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Help! Au secours! Al secorro! Oh secoro! Jiu ming!Помощь!助けてください! 手助けで!في عون!בעזרה!

Autrefois on parlait de: Chair à canon pour les soldats envoyés au front, aujourd'hui il s'agit de: Les Liquidateurs contre Le Mal noir(Tchernovil)-les Invisibles- les Sacrifiés du nucléaire- Héroisme des peuples dans la rue qui luttent pour leur liberté

In der Hilfe!

jeudi, mars 17, 2011

Dans ce chaos qu'est devenu le monde, je me raccroche aux maximes des philosophes

Là ou croit le péril, croît aussi ce qui sauve (HÖderlin)
Ce dont on ne peut parler, il faut le taire
(Ludwig Wittgentein)

Va toujours par le chemin le plus court, et le plus court et le chemin tracé par la nature
(Marc Aurèle)

Misérable de mourir, l'homme se guérit de sa maladie en mourant au monde
(Kierkegaard)

lundi, mars 14, 2011

Suzy (rêve)

Personne de mes connaissances n'a de nouvelles de Suzy depuis des mois, elle a déménagé et n'appelle personne. Je me décide à l'aller voir, c'est un immeuble plutôt vétuste en périphérie de Paris, au premier étage,elle m'accueille dans un salon-salle à manger où tout est simple mais cossu. Je reconnais son goût du confort, elle a une expression mi molle mi voluptueuse plus marquée que de son vivant. En soulevant un léger rideau pour voir son environnement je suis émerveillée, c'est la mer comme seul horizon, c'est d'un luxe inouï! Ce doit être très cher comme loyer, je n'ose lui demander comment elle fait face à cette dépense, ni si elle travaille. L'eau arrive au pied de la maison, je lui demande si la mer se retire, s'il y a des marées, permettant d'avoir une plage. Sur la gauche une courette en fer à l'extérieur court le long de l'immeuble, peut être un chemin pour descendre, quoique l'on puisse plonger du balcon directement dans l'eau, je demande à son fils: "Tu prends des bains?- Non pas encore, je suis un peu fatigué, j'ai la flemme! On nous donne des cours dans un ancien greffe désaffecté, c'est sinistre et loin d'ici!" A gauche il y a même une petite terrasse pour les bains de soleil, rien n'y manque sauf un parasol: T'inquiète, il est suspendu! Je cherche ce que je pourrais leur offrir, et son fils: Tu n'as pas un dériveur? -Oui, quelque part, je vais voir!

Quand la jeunesse se refroidit, le reste du monde claque des dents (Georges Bernanos)

On rencontre sa destinée souvent par les chemins qu'on prend pour l'éviter (Jean de la Fontaine)

mercredi, mars 09, 2011

Bd du Grand Palais

Le commissaire(Jean-François Balmer) croit avoir élucidé six crimes, tout en permettant à une gamine de seize ans de voir sa mère qui l'avait abandonnée, pour en final, comprendre que c'est sa protégée qui a perpétré ces horreurs, Il est effondré: Mais elle m'intéresse cette fille! La juge(Anne Richard) lui fait comprendre qu'il a été manipulé: Peut-être, mais j'aime ce qu'elle est! toujours la juge: On ne peut rien faire avec les fous!

Femme, femme, femme.

Une copine en a invité deux autres à déjeuner:C'est la journée des femmes! Dans mon trou perdu je n'avais pas fais attention, trop préoccupée par toutes les victimes de dictateurs domestiques ou pire. Nous avions chacune 10 ans d'écart, en commençant par 67....Je me suis sentie trois fois femme, comme quoi l'union, plus l'âge du capitaine...

Femmes éternel printemps-Walter Lewino

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lundi, mars 07, 2011

(104)*Nous revivons ensemble, Jacques Loew et moi, pour pallier la disparition de Renaud, bien que Loew soit mort, lui, plusieurs années auparavant. Il aime les sucreries, je vais commander une tarte à la fraise. J’ai du mal à retrouver l’endroit, ne sachant plus si c’est un bistrot-restaurant ou bien une boulangerie de luxe. En montant un escalier qui mène peut-être à une salle à manger, je vois le long du couloir des étagères avec plein de fraises que nous piochons. Elles sont toutes de couleur verte, très sucrées. Il y a une variété énorme qui porte un autre nom me dit Jacques, mais ce ne sont pas des fraises. Lui se tient à quelques marches au-dessus de moi, dandy mince, élégant, dans un costume gris. Je me dis que j’ai de la chance de l’avoir retrouvé comme ami pour remplacer Renaud.
Ce n’est pas là que nous attend la tarte aux fraises que j’espère rouges; nous déambulons à sa recherche. Dans la rue nous rencontrons des gens de cinéma qui m’embrassent alors que nous ne nous sommes plus vus depuis des années. Je suis très contente de ces retrouvailles, mais je saigne, sans autre protection qu’un mini-slip blanc. Ma robe aussi est claire, et le flot de sang s’accentue. Je réussis à m’isoler dans des toilettes qui servent également de douche. Le pommeau mal placé empêche la porte de se refermer entièrement, des vapeurs d’eau bouillante sortent sans que je puisse serrer le robinet. Je dois donc passer en-dessous pour atteindre la cuvette et m’accroupir afin d’accélérer l’évacuation de mon sang, s’il peut tarir ainsi, puisque je n’ai aucun moyen de remplacer le slip qui est à jeter, et que je n’ai aucune protection interne.

Le rire

Il n'y a pire révélateur que le rire, personnes BCBG, toute classe dehors,la vulgarité s'esclaffe à la moindre blague un peu salace, la bonne éducation n'y peut rien, malgré les mots châtrés, l'âme ressort comme un pantin dans sa boite.

vendredi, mars 04, 2011

Un ami vient de perdre sa femme, ils vont l'incinérer: Entre nous! 0n ne peut s'immiscer dans la douleur d'une vie de couple, je regarde sur la télé l'enterrement d'Annie Girardot, j'ai ainsi le sentiment de participer par personne interposée au chagrin de mon ami.

mercredi, mars 02, 2011

Pablo Casals-Jacques Baratier à Prades

C'est extraordinaire la simplicité de ce musicien, une violoncelliste américaine (...)le remercie d'avoir joué pour elle du Bach: "C'était merveilleux! Hier aussi c'était merveilleux, mais vous n'avez pas joué de la même façon!- C'est la nature qui le veut, elle bouge tout le temps, rien n'est jamais pareil, nous ne sommes pas les mêmes qu'il y a cinq minutes, nous n'entendons pas la même chose, nous ne voyons pas les mêmes images, et chaque fois que je me plonge dans Bach il y a toujours quelque chose de nouveau qui m'apparait, que je n'avais pas comprise, c'est la nature!"

mardi, mars 01, 2011

Le cinéma

C'est une constance, vous venez voir un film dans lequel vous avez participé, et l'animateur omet de vous présenter au public, même s'il s'agit d'un court métrage où vous êtes l'unique protagoniste féminine, à quel degré de renommée faut-il être pour mériter qu'on vous salue! Et ne serait-ce pas une politesse à l'égard des spectateurs que de signaler votre présence?
Ce doit être mon karma, la permanence de cette petite humiliation, le réalisateur étant seul la vedette.
Ce qui me console c'est de les entendre s'emberlificoter dans leur petit narcissisme.
Où est l'aristocratie d'une politesse exquise telle celle d'un Jean Renoir- René Clair- Alain Resnais?
Un chef de village du Club Med, nous disait à Marbella (1980): Ne rasez pas les murs, lorsque vous rencontrez un adhérant, un sourire suffit pour illuminer sa journée! Ca ne prend pas plus d'énergie que de faire semblant de ne pas le voir!Il y a dans Dragées au poivre (Jacques Baratier) une scènette pastiche très symptomatique: un caméraman montre son tournage à un spécialiste,lequel regarde la pellicule en la déroulant à la main Ah! C'est beau! Et là, c'est magnifique! Une jeune fille qui accompagne le cadreur: C'est moi, là! Le cinéphile ne regarde que les plans sans faire attention à l'actrice : A! Oui c'est parfait! et toujours la jeune femme, en vain (je crois que c'était Alexandra Stewart) Mais c'est moi qui suis dedans, sur la pellicule!

Jacques Baratier avait répondu au qu'est-ce que le rien? Le rien, c'est la folie!