vendredi, janvier 29, 2010

Vanessa Paradis, un charme singulier


L'Arnacoeur en salle le 17 Mars 2010
Un film de Pascal Chaumeil avec Romain Duris, Héléna Noguerra, Vanessa Paradis, Julie Ferrier, François Damiens
(France)
Genre : Comedie
Distributeur : Universal Pictures International France
Sortie en salles le 17 Mars 2010
Année de production : 2010
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Résumé du film L'Arnacoeur
Votre fille sort avec un sale type ? Votre soeur s'est enlisée dans une relation passionnelle destructrice ? Aujourd'hui, il existe une solution radicale, elle s'appelle Daniel. Son métier : briseur de couple professionnel.
Sa méthode : la séduction. Sa mission : transformer n'importe quel petit-ami en ex.

jeudi, janvier 28, 2010

Les interviews télévisuels

C'est insupportable d'entendre pouffer de rire des animateurs et leurs invités, alors que nous n'y comprenons que couic, tellement les interventions se chevauchent, chacun veut placer son bon mot.

mercredi, janvier 27, 2010

(72)*On me maquille pour des photos: une jeune femme trempe la moitié de ma chevelure dans une eau savonneuse. Il ne me reste plus qu’à me laver la tête entièrement. Comment peut-on faire une pareille erreur professionnelle ? Si cette maquilleuse avait réfléchi, elle aurait su que je ne pouvais être prête avant deux heures. J’ai beau le lui dire sur tous les tons, sa mauvaise foi est évidente.
J’ai rendez-vous avec un assistant sur un terrain vague. Celui-ci me fait comprendre que le film ne se fait pas, car il est fâché contre le metteur en scène.
Vous n’êtes pas très loin de l’assistant à qui je réponds avec un sourire : « Cela ne fait rien, j’irai dans d’autres pays ! » Et je fais un signe d’adieu à la cantonade.
Dans Paris, quelques jeunes femmes ont sorti leur manteau de fourrure.

L'âme chevillée au corps Jean-Claude Delerue FR2

Plus il y a à dire, moins on peut! C'est pour cela que les bavards meublent, de crainte du vide.

Ces figures toutes lisses, sur nos écrans, mon enseignant de yoga Niels Hahoutoff disait: Un visage peut mentir, pas le corps. Au moins Candelero a dit: Il y a le corps qui un moment ne peut plus!

mardi, janvier 26, 2010

Claude Chabrol

C'est quand même une spécificité humaine que de manger 2 fois, voir une fois par jour. si je mets toujours des scènes de repas dans mes films c'est que pendant ceux-ci on se parle, et on ment moins la bouche pleine! (au JT sur la 2)

Il faut vivre puisque, ou il faut vivre parce-que. (René Char)


Nelson Mandela à qui l'on demandait comment il avait pu supporter toutes ses années d'internement: Parce que j'ai appris à être le maître de mon destin et le capitaine de mon âme!

« Personne n'est à l'abri de la fatalité » Jean-Claude Drouot

Dieu vit en nous, mais nous ne sommes pas toujours à la maison! (un habitué du Café Philo des Phares)

Qui est-il ce Destin frappeur qui rend orphelin sans cesser de matraquer l'innocence même?

jeudi, janvier 21, 2010

Arrêt de mort. en Haïti et ailleurs.

C'est terrible de voir ces chiens dressés à faire leurs besoins pour signaler qu'il n'y a plus rien à espérer devant un éboulement où les sauveteurs s'évertuaient à déterrer des survivants.

Cela me fait penser à l'homme qui disait: Sur ma tombe, je ne veux que des cactus, pour que personne ne me chie dessus!
Mot de l’éditeur sur "Charles Trénet, appelez-moi à 11h précises !" de Christian Lebon
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Charles Trenet
“Appelez-moi à 11 h précises !” Charles, l’homme… Il était tout à la fois. « Charles l’artiste au rayonnement international ». « Charles l’ami » d’un cercle de proches. « Charles l’épicurien » qui savait jouir de la vie pour en tirer sa plus belle substance « y’a d’la joie ». « Charles le contemplatif » qui révélait la nature dans toute sa splendeur… « Charles le perfectionniste » qui donnait le meilleur de lui-même lors des concerts… Et finalement « Charles l’arc-en-ciel », un homme aux multiples facettes dont le chemin existentiel est hors du commun et qui tout au long de sa carrière a suscité bien des passions. Cet homme, Charles Trenet, l’auteur l’a connu dans les vingt dernières années de sa vie. Et tel un bon vin qui vieillit, il garde dans sa mémoire, le nectar de ses paroles qu’il buvait. Ainsi, simplement, Christian Lebon souhaite partager avec vous une dimension toute autre que biographique, celle d’une aventure humaine ! Cet ouvrage est émaillé de nombreuses photographies personnelles, d’extraits de poèmes, de pensées, de petits mots et de correspondances… tous inédits.

Christian Lebon a la joie d'interpréter Trenet devant des seniors qui entonnent avec lui tous ces refrains de la bonne humeur. C'est avec modestie qu'il répond aux interventions d'Henri Chenut, archiviste Oh! combien érudit, qui était au premier rang de la salle.

Jacques Loew qui adorait Trenet assistait chaque année à une représentation, une fois c'était à l'Olympia, l'année suivante à Bobino, où nous allions faute d'argent dans les Promenoirs, réputés pour être un lieu de pince-fesses pour les messieurs s'entend...
Vendredi 22 - Samedi 23 janvier à 16h30
Théâtre Darius Milhaud - mapage.noos.fr
80 Allée Darius Milhaud, 75019 Paris Porte de Pantin

mercredi, janvier 20, 2010

(71)*Jacques a loué une chambre pour deux nuits. S’il dort avec moi, qui sera fâché de l’autre ? Pourrai-je en toute impunité me lover contre son dos pour dormir ?
Après la visite des lieux nous redescendons. Au rez-de-chaussée il y a une autre pièce plus spacieuse avec un cabinet de toilette. Je lui dis n’avoir pas de regret car cela donne sur le corridor et le piétinement incessant des enfants. En fait il n’y a même pas un mur coulissant ou un rideau qui sépare la pièce du couloir. Il fait froid dehors, je remonte prendre un pull. Chacune des marches est deux fois plus haute que nature, j’ai un mal fou à hisser mes jambes l’une après l’autre. Et ce n’est jamais encore à cet étage que se trouve la chambre. J’arrive au quatrième pour m’apercevoir qu’une autre pièce est installée avec un ameublement quelconque, sans qu’un mur ne l’isole de ma chambre. Deux filles y sont installées, l’une est malade, elle a souillé le bord de mon couvre-lit et le tire pour s’essuyer. Il y a sur le lit deux réveille-matin, et une grosse montre avec un bracelet noir.
Jacques marche dans la rue, moi nichée sous son épaule. « A sa juste taille », comme il disait autrefois. Il va me parler, attendri. Pour couper court, j’aiguillonne le sujet sur vous.
« Quel dommage qu’il soit comme ça, si salaud !
- Ce n’est pas d’aujourd’hui que tu le connais !
- Mais quand il voit qu’on ne supporte pas, il ne devrait pas être aussi lâche, s’imposer, alors qu’il n’a rien à offrir !
- C’est fini, puisque tu ne le vois plus.
- Oui, mais c’est dégouttant que des gens comme lui, en raison de leur égoïsme, trouvent toujours à être heureux sur le dos des autres. Regarde comment j’en suis réduite à vivre, lui n’a que des problèmes de fesses.
- Oui, il vit avec une fille mais il est en furie.
- Qui est-ce, est-elle jolie ?
-Tu ne la connais pas, elle est très jeune ! Mais tu la connaîtras forcément.
-Elle ne s’appelle pas Christine ?
- Oui, comment le sais-tu ?
- C’est une fille qui était avec un décorateur de théâtre, Nathan lui faisait la cour avant que je parte. Pourquoi est-il furieux ?
- Parce qu’elle est très jeune, je lui ai dit que ça le vieillissait et qu’il t’avait mal remplacée. »

Qui n'a pas son Zorro!!!


Mon premier émoi érotique cinématographique c'est à 12 ans, j'avais vu un Zorro, quand il enveloppa la belle dans sa cape noire, au fondu enchaîné, j'étais au nirvana.

mardi, janvier 19, 2010



Je me souviens avoir été bouleversée par Le Roseau révolté (1988) de Nina Berberova. Ce livre m'avait été offert par Claire et Jean-Claude Drouot juste au moment ou je m'apprêtai à me faire reconnaître de mon père à la chute du mur de Berlin
Les récits de cette écrivain qui raconte la détresse de l'Accompagnatrice d'une Diva, c'est à se suicider.

Pierre Etaix


Il y a quelques jours, quelques semaines ou quelques mois, vous avez signé la pétition demandant la ressortie des films de Pierre Étaix. Une nouvelle fois, merci du fond du cœur !

En ce début d'année, malgré une décision de justice en sa faveur, les films de Pierre Étaix sont toujours "invisibles". (*** plus d'infos en bas de page) Alors, puisqu'il est impossible (pour l'instant) de revoir "YOYO" au cinéma, Pierre Étaix a décidé de le faire revivre.... SUR SCÈNE !

Après quarante années d'absence, le clown-cinéaste va donc bientôt remonter sur les planches pour nous présenter son tout nouveau spectacle: "MIOUSIK PAPILLON", merveilleuse alchimie mêlant clown, mime, magie, jazz et music-hall...

Si le cœur vous en dit, venez donc saluer YOYO (Pierre Étaix), mais aussi Hadrien Trigance (mime), Odile Étaix (chant), Patrice Authier (piano), Pierre Maingourd (contrebasse), Marc Étaix (batterie) dans

MIOUSIK PAPILLON
vendredi 22 et samedi 23 janvier à 20h 30
dimanche 24 janvier à 16 heures
au Théâtre du Pont Tournant
13 rue Charlevoix de Villers
33000 Bordeaux
Plus d'infos sur le site www.theatreponttournant.com


MIOUSIK PAPILLON ne bénéficie d'aucune subvention, d'aucune aide, hormis l'indéfectible soutien des adhérents, des donateurs ou de personnes comme Ève Marinone, Jacques Marty, Erwan Creff, Alice Duval, Alain Jomier ou Stéphane Alvarez, directeur du Théâtre du Pont Tournant de Bordeaux qui, en offrant à la petite troupe de Pierre Étaix son théâtre et ses équipes, a permis à ce beau projet d'exister.

Pour "vivre" (et être diffusé), MIOUSIK PAPILLON a maintenant besoin d'un petit (ou plutôt d'un gros) coup de pouce.

Donc, si comme nous tous, vous souhaitez que le papillon s'envole, rejoignez-nous en cliquant
ICI

YOYO a besoin de votre aide et votre soutien !

lundi, janvier 18, 2010

www.off-courts.com Off-Courts Trouville

« Créer c’est résister, résister c’est créer » nous disaient Stéphane Hessel et ses amis résistants dans l'appel du CNR en 2004. Nous avons fait nôtre cette devise et restons groupés et solidaires.
Bien au chaud pendant que le froid sévit, nous préparons maintenant la rampe de lancement du 11ème Off-Courts Trouville.

Bonnannée à toutes et à tous !

5 films Made in Normandie à Clermont-Ferrand 2010 !

Ateliers d’écriture, résidences d’artistes, laboratoires de création, diffusion et production… Pour le Céci et Off-Courts, quand on parle de création, les Normandie(s) ne font qu’une.

Dans le cadre du 32ème Festival international de Clermont-Ferrand, pas moins de 5 films sélectionnés représenteront les programmes d’aide ou de production mis en place par le Céci et Off-Courts.

Cabossés
Louise de Prémonville – 16’11 – 35mm
Jacotte, treize ans, fête les sept ans de son frère Bastien en forêt, accompagnée de Mathieu, Alex et Chacha, leurs voisins et amis de toujours, Sur leur terrain de jeu habituel, ils découvrent une carcasse de voiture abandonnée...
1er Prix du Concours de scénario du Conseil Général de l'Eure - 2007
cabossés
La Harde
Kathy Sebbah – 20’40 – 35mm
Quatre garçons en vadrouille avec un fusil font route vers la forêt. Sur leur chemin, ils rencontrent le mystérieux Emir, qui s'embarque avec eux. Ils ne se doutent pas que cette aventure signera le dernier jour de leur jeunesse.
Atelier du concours de Scénario du Conseil Général de l'Eure - 2008
cabossés
Potlach
Carole Garrapit – 20’50 – 35mm
Ce matin là, dans sa maison isolée du Quercy, Victor, 50 ans, ignore tout du point de non-retour où le rangement frénétique dans lequel il s'est lancé va la mener.
Aide à l'écriture - résidence 2007
cabossés
Je criais contre la vie… Ou pour elle
Vergine Keaton – 10’00 – 35mm
Dans une forêt, un troupeau de cerfs se retourne contre la meute de chiens qui le poursuivait jusque-là. De cette étrange course naissent des paysages s'élevant du sol.
Aide à la composition de musique originale pour le court métrage, MFC - 2008
cabossés

Le Queloune
Patrick Boivin – 11’00 – HD
La vie après la mort comporte tout de même quelques mordantes contraintes.
Programme Import / Export#5 - 2008

Nous vous accueillerons aussi, comme chaque année, sur le Stand Made in Normandie au cœur de 25ème Marché international du film court du 1er au 5 février de 10h à 19h (stand 21). L’occasion d’échanger, de partager et d’imaginer de nouveaux projets autour du maintenant célèbre café « taupette »*.

www.moulinande.com/ceci.php
www.clermont-filmfest.com
* La « taupette » est un concept déposé par EL BULOT

Import / Export #6

Toujours au sujet de Clermont, Macadam peau-rouge, du normand Arnaud Malherbe, était en sélection au Festival International du court 2009.
En février prochain, c’est Le Queloune de Patrick Boivin qui y sera au programme de « Zombies, vampires et autres morts-vivants » !
Ces 2 films sont des productions Import / Export.

Tous les ans, 2 films sont issus de ce projet de cinéma France / Québec développé depuis 5 ans par Off-Courts.
Import / Export propose à un réalisateur français et un réalisateur québécois de profiter d’une expérience de réalisation/résidence à l’étranger. Ces derniers sont invités à travailler avec des comédiens et une équipe de plateau du pays d’accueil — la postproduction de l’œuvre étant assurée dans le pays d’origine du réalisateur.
Les participants partent 10 jours pour préparer puis tourner leur film. Ils disposent chacun de 3 jours de tournage avec des équipes professionnelles et du matériel HD.
La production exécutive est assurée par une même équipe franco-québécoise pour les 2 films d’une année.

Après Patrick et Arnaud en 2008, Stéphanie Dallant et Sophie Dupuis en 2009, en 2010, c’est Nicolas Boulenger et Vincent Wilson qui vont traverser l’atlantique pour un tournage en terre étrangère… Bon voyage !

www.youtube.com/user/PatrickBoivin
www.vwilson.net/
www.sourireetcompagnie.com/
www.off-courts.com/films/import_export.html

Café Philo des Phares

Le sujet: La tolérance. J'ai dit que je n'aimais pas ce mot, synonyme de condescendance.

Il y a le seuil de tolérance de la douleur qui est complètement subjectif, puisqu'en soin palliatif on donne de la morphine juste avant le moment crucial, le sujet n'anticipe plus sur la souffrance qu'il va subir.

Cela m'a fait penser à Ghislain Cloquet qui disait à propos de l'amour: Je veux être dupe! Je veux qu'on me dupe!

samedi, janvier 16, 2010

Il court, il court, le phantasme!

C'est curieux, étant donné l'âge de l'ex danseuse qui ne peut plus lever la jambe, il y a des images qui perdurent, comment décourager un imaginatif.

Il est vrai qu'autrefois, un homme bien élevé ôtait son chapeau pour saluer quelqu'un, le champion en la matière était Jean Renoir qui saluait ainsi l'artiste avant chaque prise.
Alors la burka, le foulard, les capuches, j'ai tourné en Italie à Gubbio, les machinistes siciliens gardaient leurs chapeaux à table.
Les moustaches c'est sûr, ça chatouille! Mais la barbe, qu'est-ce que ça cache la barbe?
Il y a eu la frange assassine ou la mèche rebelle qui filtraient le regard, le foulard Hermès noué au dessus du menton était sensé avec grosses lunettes à l'appui protéger l'anonymat des stars, c'était un effet de mode.
Une fois, ayant quitté une salle de montage pour aller faire du dériveur avec Sternberg dans le Bassin d'Arcachon, la lumière vive m'avait brulé les yeux, j'ai du porter un bandeau, menée par la main du capitaine sur le bateau. Les gens sur le sable ont demandé au plagiste si je n'était pas une vedette.

Et je suis encore surprise lorsqu'un invité de la belle et très accueillante Lucie Lucet ne se lève pas de sa chaise pour lui dire bonjour: question de préséance, d'éducation, ou de narcissisme exacerbé.
(70)*De nouveau réunis en famille, Ginette, les parents et moi. Nous sommes dans nos couches respectives, accolées les unes aux autres dans une pièce unique. Un bol de café crème est niché dans mon oreiller. Mon beau-père, en se retournant, y trempe le coude. La colère le prend, parce que j’ai mis le bol à cet endroit. Je me lève et sur le même ton je lui dis:
« C’est ta faute, ce bol était sur mon lit, tu n’as pas à m’accuser de ta maladresse. » Puis je vais dans la cuisine cuver mon ressentiment. Des fioles pharmaceutiques ont coulé dans mon sac. Je les retire une à une pour sauver mes pièces d’identités. Ginette, qui m’a suivie, m’indique des morceaux de papier journal afin d’envelopper lesdites fioles avant de les jeter à la poubelle. Ma mère arrive, déjà pleurnicharde.
« Il ne faut pas parler à mon mari comme ça, tout va me retomber sur la tête !
- C’est parce que tu baisses la tête quand il est méchant qu’il se croit tout permis. N’empêche que c’est un con, et si tu le lui faisais sentir, il ne pourrait plus te faire aussi peur ! »
Notre homme était derrière la porte, il en ouvre le battant, et très souriant :
« Ainsi, je suis un con ?
- Eh oui ! Longtemps j’ai cru que vous étiez intelligent, mais je me suis aperçue que votre premier réflexe était toujours celui d’un con ! Le réflexe d’accuser les autres de vos bêtises et de le leur faire payer méchamment !
- Mais tu en sais des choses ! dit-il en me tapotant la joue.
- Oh oui ! Tenez, il n’y a pas que ce réflexe, chacun en a un différent, par exemple j’avais un ami qui commençait toujours ses phrases par « Biologiquement parlant, tu comprends ! » Il a couché avec toutes mes amies qui se plaignaient de sa muflerie, en particulier au petit matin lorsqu’il en avait fini avec elles et qu’il les chassait froidement à l’heure du premier métro. Quand l’une d’elles me touchait, je disais à Gustave:
« Celle-là, tu ne vas pas la traiter comme les autres.
- Que veux-tu, répondait-il en riant, quand j’ai fini le la-la-la, moi, biologiquement, j’ai besoin de dormir, alors il faut qu’elles partent. »
Le résultat : il a vécu des années avec une horreur, très douce, faisant bien la cuisine, mais avec des cuisses immondes de grosseur. Je me demandais, et ses ex aussi, comment il pouvait. Peut-être que, biologiquement frustré de foyer, il lui a fallu quatre femmes en une. »
Je continue toujours l’exposé à mon beau-père:
« J’ai connu aussi un homme dont le premier réflexe était immanquablement de lâcheté. Il métaphysiquait sur ses bons sentiments, son amoureuse ardeur : « Je préfère qu’on m’arrache la prunelle plutôt que laisser partir la femme que j’aime. Je suis meilleur que les autres, plus drôle, j’ai du génie, et j’ai pitié de tout le monde. » Mais dès qu’on avait un besoin vital de sa compréhension, son dévouement, eh bien ! il fuyait, de peur qu’on écorche sa petite peau, qu’il doive prendre des responsabilités désagréables pour sa tranquillité. Moi-même j’ai été amoureuse de cet homme. Du jour où j’ai compris (dans une circonstance particulièrement dramatique) que sa lâcheté était physiologique, je n'ai jamais plus pu l’aimer de la même façon. Je suis restée amoureuse de lui, mais sans élan, comme si j’étais depuis ce jour dans un cercueil, pour toujours. Nous pouvions nous parler, nous sourire, pleurer. Il pouvait me prendre, m’affirmer son amour, chacun de ses mots ou gestes ne m’atteignait que feutré, d’une résonance irréelle dans le carcan de mon cercueil. Il me nourrissait, me vêtait, mais quand il parlait de sa grande pitié pour les pauvres choses que nous sommes, je savais par expérience qu’il fuirait épouvanté lorsque je me dégagerais de ma prison de bois pour lui réclamer: « Alors, dormons ensemble. » Ou bien : « Prenez-moi dans vos bras pour me consoler de tout ceci. » Il vient me violer mais refuse de me réchauffer le coeur. Et pour assurer sa fuite, il n’omettait jamais de clouer en trois mots la planche du cercueil sur moi, disant « Je ne suis pas le Christ, je ne peux pas porter les malheurs de tout le monde. »

jeudi, janvier 14, 2010

envoi de McLy

Eric Rohmer

Les Nuits de la pleine lune ou Qui a deux femmes perd son âme, qui a deux maisons perd sa raison, proverbe de la province de Champagne (1984)



Seul le cinéaste français Éric Rohmer avait l'inconditionnelle admiration de Jacques Sternberg: Il n'y a jamais de bagnoles ni de courses poursuites dans les rues, dans ses films! disait-il

lundi, janvier 11, 2010

Site de Simone Arèse- Ecrire c'est vivre multiple



Assises, les deux plus célèbres chevelures blanches d’off-courts : la très belle Dorothée Blanck et la dynamique Laurence, dont on ne compte plus les apparitions dans les kinos, chaque année
(assis entre les deux femmes, Féri Rutmayer)


http://pagesperso-orange.fr

http://pagesperso-orange.fr/simarese/

Walter Lewino


Un auteur maudit 10 janvier, 2010
Posté par walterlewino dans : POESIE-LITTERATURE , trackback
Giscard soldant ses invendus

Commentaires»
1. tilly - 10 janvier, 2010
Excellent ;)
Je connais un écrivain (et peintre, et musicien de jazz) qui vient tout juste d’ouvrir un site web sur lequel il met en vente lui-même (sans les éditeurs, sans les libraires) les… invendus de ses livres parus entre 1985 et aujourd’hui.
Je trouve cette démarche là courageuse et digne d’être encouragée
http://walterlewino.unblog.fr/

vendredi, janvier 08, 2010

(69)*Le bureau d'un éditeur. Il doit m’offrir la liste de ses amis à visiter. Cependant les locaux sont vides ; à terre, une feuille avec des noms biffés, ce doit être mes contacts; il y a quand même un petit paquet de la part de l'éditeur: Un poudrier ancien, recouvert de duvet de cygne. Lorsque je me regarde dans la glace, mon reflet est adouci par cette duveteuse perruque rose qui m’encadre le visage.
Je saute dans un métro aérien, à deux étages, comme les bus londoniens. Mon niveau monte pendant que l’étage supérieur descend. Contrairement aux autres voyageurs, je ne trouve pas mon équilibre lors de ces brusques changements de niveau.
Assise devant une table ronde, j’attends des indications de jeu de scène. Comme c’est mon unique accessoire, je n’arrête pas de changer de place un abat-jour muni d’une ampoule orange.
Je dois m’approcher, face au mur. Une femme me demande si je suis toujours amoureuse de vous. Je ne peux lui répondre, instantanément les larmes me montent aux yeux. Pour couper court à cette émotion, je relève fièrement la tête, et je m’aperçois que je suis contre la glace murale. Tous les gens derrière peuvent voir mes yeux embués. Alors je fais un grand pas de côté et là, contre le mur, je ne retiens plus le flot de mon chagrin. On me demande si je veux vous voir. Je réponds que c’est inutile, « à cinq heures il a rendez-vous avec une fille ».

jeudi, janvier 07, 2010

mercredi, janvier 06, 2010

Walter Lewino http://walterlewino.unblog.fr

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Soyons sérieux ! 5 janvier, 2010
Posté par walterlewino dans : POESIE-LITTERATURE, CULTURE , 1 commentaire

L'humour, les gens adorent. Ils adorent à moins d'être investi d'un vague vernis de respectabilité.
Prenez les jurés du festival de Cannes. Ils n'ont jamais coiffé de leur palme d'or un film dit comique. Pas question. Ils préfère le dense, le réfléchi, le douloureux et parfois l'inbitable. Vous pouvez éplucher leur bilan depuis la création. Pas l'ombre d'un de ces cinéastes qui nous font bidonner, même s'il leur arrive de célébrer par la suite et comme à regret un roi du rire (cf Woody Allen et à quand de Funès?)
Juste retour de vague les cochons de payants (leur place) placent en tête de leur toile préférée huit films comiques, des Ch'tis à Taxi2.
Chez les littéraires même topo. Les Académiciens français donnent eux aussi dans le sérieux et le constipé. On a beau chercher parmi leurs immortels, à part Ionesco, pas le moindre soupçon de burlesque. Alphonse Allais, Courteline, Marcel Aimé, Topor, Sternberg, ils ne connaissent pas, il est vrai que dès le départ Molière avait dû aller se faire rhabiller.
Et les Goncourt? Kif kif bourriquot, il n'a jamais fait bon y oublier les grandes angoisses de l'époque.
On est con ou quoi? Même Shakespeare avait compris qu'il fallait que de temps à autres les gens se marrent et se vident les tripes.

Thetime Ontime.
http://walterlewino.unblog.fr

mardi, janvier 05, 2010

(68)*Me voici à la "Reinette". Elle a bien changé. La salle à manger s’est agrandie en une large baie face au soleil. Ils ont reculé le mur d’un mètre, on dirait du double. Il y a une vigne vierge qui a grimpé à l’extérieur et se prolonge sur le sol en parterre de futurs raisins. Dans un réflexe de conscience je me demande pourquoi rêver de tous ces personnages. Comme avant la mort, quand tout défile, paraît-il. Il y a foule chez Lucie, nous descendons une deuxième table pour mettre le couvert. Les enfants chahutent au milieu de la vaisselle. J’en prends un à partie. « Mon amour » dis-je. Voilà le grand mot lâché, celui que je n’ai jamais osé prononcer devant un homme aimé, j’en fais cadeau à un enfant.
Nous visitons l’autre aile de la maison. Tous ces travaux de perfectionnement commencent à m’inquiéter, j’ai peur que cela nuise au charme paysan de cette authentique ferme. C’est aménagé comme un appartement indépendant, avec une loggia. Les murs sont recouverts d’un papier mauve très sophistiqué et de mauvais goût. Nous montons au premier, un couple rougeaud de paysans se prélasse dans une étroite alcôve, c’est inusité et comique.

Treto Un film de Francis Ford Coppola avec Vincent Gallo

Treto de Francis Ford Coppola
Un film de Francis Ford Coppola avec Vincent Gallo Titre original : TETRO (Etats-Unis) Genre : Drame - Duree : 2H07 mn Distributeur : Memento Films Sortie ..

La Mairie de Paris soigne bien ses petits vieux, on peut choisir son programme au cinéma. La folie me hante comme une chose familière dont je n'aurais pas les bénéfices: la créativité, ni la prise en charge matérielle, ni le droit à la colère contre des proches si lointains qu'aucune tension n'est de mise lors de brèves rencontres. De l'eau coule sous les ponts, l'agressivité paraîtrait obsolète.

Un secret de famille, banal en soi, qui n'émeut que le héros, chacun en a sa dose de non-dit, l'enflure de sa blessure ne se résout à rien quand on prend le chèque du père, l'émoi du Qui je suis? s'envole tel un papillon impalpable, c'est miraculeux!

Panier-ronron

On m'a posé la question de ma dépendance, affective c'est sûr! Pour le reste il ne s'agit que de minutes, prête à lever le camp dès que se profile une désaffection de l'autre!

lundi, janvier 04, 2010

En haut de l'affiche

Je m'voyais déjà (album de Charles Aznavour)

Que faire d'autre que d'essayer de s'envoyer en l'air pour être en haut de l'affiche. Ces fêtes on nous a gâtés avec le cirque, il n'y avait (hormis les films de Chaplin, que cela de consistant) et la musique lancinante de Morricone dans Il était une fois à l'Ouest.
Les numéros sont de plus en plus fous, inimaginable de les exécuter, vraiment, je donnerais une légion d'honneur à Patrick Sabatier pour ses découvertes, grâce à ces envolées de trapèze en trapèze, nous n'avons pas quitté notre nid, et pu voir que la princesse et le prince Rainier étaient d'autant bon public qu'ils étaient les instigateurs de ce genre de spectacle à Monaco.

Quoi de neuf? Café Philo des Phares

Chaque fois que l'on me demande: Alors! Quoi de nouveau? j'ai le sentiment que mon interlocuteur ne veut rien raconter sur lui-même.
Aussi en tant que spectateur: "Qu'en penses tu?- Et toi?- Non, dis toi d'abord!" Il y a des gens qui soit ne se compromettent pas, soit n'en pensent jamais rien.


Madame la marquise, quelle nouvelle? (chanson célèbre)
Tout ange est terrible, c'est un messager porteur de nouvelles.
Mon Dieu! Protégez-moi de mes amis, mes ennemis je m'en charge! (...)
Il faut rendre la réalité insupportable.
Le neuf c'est ce qui n'a jamais servi, le nouveau ne doit rien au passé.
Le vieux: l'éculé.
Rien de nouveau sous le soleil!
Nouveau: ce qu'on découvre.
Google capte toutes nos pensées.
Les trois mages représentent les trois âges de la vie, ils apportent chacun un cadeau symbolique.
Je n'ai besoin de personne pour me sentir seul!
réplique de James Thiérrée dans Rien, voilà l'ordre