mardi, décembre 08, 2015

http://susauvieuxmonde.canalblog.com/archives/2015/12/08/33036866.html

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Hotties Reading 424

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Il aura fallu attendre le 424e volet de cette rubrique avant qu’elle ne décide tout à coup d’héberger un chef d’État, fût-ce un président (mort) de la république française. On y préfère d’habitude les actrices légèrement vêtues et les écrivains de tous sexes, généralement bourrés de talent subversif. François Mitterrand (1916-1996) fut quant à lui un excellent comédien, quoique non inscrit dans cette catégorie, et un écrivain manqué. De peu, il est vrai. Il avait promis en effet, si Giscard le battait aux élections de 1981, de renoncer aux métiers dégradants de la politique pour se mettre à l’écriture – obsédé qu’il était par l’idée de n’être en rien inférieur à ses prédécesseurs de la Ve, Charles de Gaulle (Comment j’ai gagné presque tout seul la deuxième guerre mondiale), Georges Pompidou (Que faire de ses sourcils entre deux tours de scrutin) et Valery Giscard d’Estaing (Ma vie avec JJSS). Le véritable prétexte à la présence de cette notule – outre la beauté de la photo qu’on dirait découpée dans Voguent Les Hommes (1959) – est la récente publication par les éditions du Chêne et Paris Match, dont la richesse des archives photographiques n’est pas un secret, d’un magnifique album commémoratif (c’est bientôt Noël et nous sommes à quelques encablures du vingtième anniversaire de l’occultation du tonton de Renaud) iconographié par Marc Brincourt, et dont la rédaction est assurée de main de grand maître par Jean-Pierre Bouyxou. Bien sûr, le livre est mitterrandesque au possible, mais jamais mitterrandolâtre. Mon incomparable ami Bouyxou, avec l’érudition pic-de-la-mirandolienne que l’on sait, honore la commande sans jamais se départir de son plus grand sérieux avec un ton discrètement sarcastique, voire irrésistiblement drôle. On vous laissera découvrir ça. Une suggestion. François Mitterrand, Sa vie est un roman, gros cartonné noir et bandelette rouge, 340 pages et autant de photos, devrait être le beau-livre que les quadras offriront cette année à leurs chers vieux (pour entretenir la nostalgie) et à leurs marmots (pour les faire chier).
© François Pages, Archives Paris Match-Scoop

* Non sans envie, on remarque sur l’étagère le bel alignement des volumes de la Pléiade, dans le boudoir du petit appartement de la rue Guynemer, au 4e étage d’un immeuble appartenant au Vatican (p.43).
Posté par charles tatum à 00:01 -  - Commentaires [0] - Permalien [#

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