vendredi, janvier 30, 2009

Le bistrot, entre parenthèse de la vraie vie

On y pose ses fesses, les hommes restent en général debout devant le comptoir, il y a le client régulier qui est hélé par l'entourage, cette reconnaissance lui met de l'entrain pour la journée, les tournées sont de rigueur pour entretenir un semblant de dialogue, personne ne se dévoile, il n'y a que l'alcool qui délie les langues qui sont alors lourdes, pâteuses, radoteuses au fil des heures, la légèreté est dans l'inconscience du temps qui passe, de l'ennui des femmes qui attendent leur mec et ne veulent pas les offenser devant leurs copains en les tirant par la main. Les problèmes d'identité se règlent là, à dire qu'on a ou pas du travail, qu'il y a un parent à visiter à l'hosto, pour étirer on lit le journal, et les heures peuvent s'écouler sans autre rendez-vous que le hasard qui fera entrer un autre client potentiellement le prochain interlocuteur.

1 commentaire:

Sani Girona Roig a dit…

Raconte un peu qu'on puisse comprendre ...

Bises
Sani