J'ai deux heures d'avance, j'ai lu à la librairie 90 pages de la vie de Jean Seberg, style convenu pour une destinée tragique.
J'avais pris des potages en carton pour me substanter. Le Rond Point n'est plus ce qu'il était, une cantine d'artistes et de public mêlés. On baigne dans le velours et le faux chic, les bourges s'y attablent, plus la queue d'un acteur.Reste le théâtre dirigé Par Jean-Michel Ribes. Ce soir, au menu, du Grimberg par Grimberg: Mon père inventaire.
Notre parcours se ressemble, j'ai voulu lui demander s'il accepterait de lire mes textes. Puis, j'ai vu ce petit bonhomme au visage lunaire, sans un pli, je ne pouvais le déranger. Lui si connu, le rouge m'est monté au visage à l'idée de l'interpeller, de mendier son attention.
jeudi, décembre 09, 2004
mercredi, décembre 08, 2004
EPN espace public numérique Paris 3 epn3public@yahoo.fr
Grâce au libre service de cet espace et de ses gentils animateurs Roger, Cédric, Dominique et Kelong, je peux attaquer chaque journée sans me demander comme Anna Karina dans Pierrot le Fou de Jean-Luc Godard avec Jean-Paul Belmondo: Qu'est'ce que j' peux faire? J'sais pas quoi faire! Qu'est'ce que j'peux faire?
Et Pourtant il Tourne-Ghislain Cloquet


Ghislain Cloquet(ASC) reçoit L'oscar de la meilleure photo pour le film Tess (Roman Polenski) Américan cinématographer may 1981
Je ne suis qu'un cheval qui a besoin d'un bon cavalier. Pour que je puisse faire une bonne photo, il faut que le metteur en scène ait du talent et maitrise son sujet.
Les transports en commun
J'aime bien dans les transports en commun les gens qui sont larges du bassin, ils concervent en général les cuisses ouvertes, vous laissant peu de chance de vous assoir que sur une fesse.
Cela me rappelle un festival de Cannes, j'attendais dans le hall une conférence de la femme de Clève Lever des Blacks Panters. elle est arrivée superbe liane aux yeux verts, vêtue de Channel. Un jeune homme noir est arrivé, puis un autre, et encore d'autres, à chaque fois je m'écartais pour leur céder la place, jusqu'au moment où me me suis retrouvée en bout de banc, puis par terre. Ils n'ont pas levé les yeux , ni merci, ni excuses. J'ai quitté le hall, refusant d'attendre d'avantage une conférence qui ne m'interressait plus. J'avais été séduite par son mari dans un film documentaire de Klein, car il avait dit de sa femme alors enceinte, Plus elle est grosse, plus je l'aime!
Cela me rappelle un festival de Cannes, j'attendais dans le hall une conférence de la femme de Clève Lever des Blacks Panters. elle est arrivée superbe liane aux yeux verts, vêtue de Channel. Un jeune homme noir est arrivé, puis un autre, et encore d'autres, à chaque fois je m'écartais pour leur céder la place, jusqu'au moment où me me suis retrouvée en bout de banc, puis par terre. Ils n'ont pas levé les yeux , ni merci, ni excuses. J'ai quitté le hall, refusant d'attendre d'avantage une conférence qui ne m'interressait plus. J'avais été séduite par son mari dans un film documentaire de Klein, car il avait dit de sa femme alors enceinte, Plus elle est grosse, plus je l'aime!
lundi, décembre 06, 2004
France 3 Cinéma de minuit
Pour Jean Gabin, je veux bien veiller. Le Récif de Corail avec Michèle Morgan. (Maurice Gleize 1938) Un film noir qui finit bien.
A la Bastille: Café Les Phares
Entendu sur le thème du jour Le progrès.
Il n'y a pas de progrès, tout se transforme!
Le progrès c'est d'avoir le droit de mourir dans la dignité!
L'obstination de la volonté-Le pessimisme de l'intelligence.
Il n'y a pas de progrès, tout se transforme!
Le progrès c'est d'avoir le droit de mourir dans la dignité!
L'obstination de la volonté-Le pessimisme de l'intelligence.
On achève bien les Chevaux
Une belle enseigne lumineuse Grand Marathon Une voix venue des cintres: Si vous ne croyez pas en Dieu, croyez aux hommes! Et si Dieu existe, il croit en vous!
Si l'enfer est pavé de bonnes intentions, Robert Hossein est diablement démaguo.
Si l'enfer est pavé de bonnes intentions, Robert Hossein est diablement démaguo.
Choucroute-partie
Néna m'a invitée à une soirée dans un étroit local associatif du troisième Les Amis du 44. La choucroute était délicieuse. Ils ont chanté et guinché. La sensualité d'un slow m'a remise sur pied.
samedi, décembre 04, 2004
Marlon Brando
Je déjeunais avec Jacques Sternberg à la Coupole. A la table côté, Suzanne... la plus aimée des scripts française, elle travaille dans une rue de Montparnasse où se trouve un célèbre immeuble rococo, sur le film de Bertolucci Le Dernier Tango à Paris. Je lui raconte que Marlon Brando est la grande idole de Sternberg. Suzanne nous propose de le rencontrer. L'acteur, entre deux prises de vue, est assis dans un grand fauteuil en cuir marron. Il bavarde gentiment en anglais avec l'écrivain dont il connait l'oeuvre. Je reste à l'écart, trop contente d'avoir réussi par mon intermédiaire à faire plaisir à Sternberg.
Je me souviens de cette anecdote car ce soir, Arté repasse le film, tant et tant de fois vu. Il demeure toujours d'une violence rare. Le premier coït entre les acteurs et si rapide qu'il me fait souvenir d'un accouplement entre un lion et une lionne que j'avais vu au Jardin des plantes: brutal et rapide. Et la lionne se roulait sur le dos pendant que le lion s'éloignait la regardant avec mépris, me semblait-il. La même scène que dans le film, Maria Schneider roule sur elle même, une main entre ses cuisses, et Brando plus loin, lové dans sa solitude.
Je me souviens de cette anecdote car ce soir, Arté repasse le film, tant et tant de fois vu. Il demeure toujours d'une violence rare. Le premier coït entre les acteurs et si rapide qu'il me fait souvenir d'un accouplement entre un lion et une lionne que j'avais vu au Jardin des plantes: brutal et rapide. Et la lionne se roulait sur le dos pendant que le lion s'éloignait la regardant avec mépris, me semblait-il. La même scène que dans le film, Maria Schneider roule sur elle même, une main entre ses cuisses, et Brando plus loin, lové dans sa solitude.
vendredi, décembre 03, 2004
Le cirque Arlette Gruss
Sur la belle esplanade de Reuilly ne traine pas une seule feuille morte. Plusieurs cirques se font face: Pinder avec ses rayures jaunes et rouges, Phénix, et de l'autre côté, Arlette Gruss avec un chapiteau blanc et des triangles rouges.
Les placeurs ne parlent pas francais, le mien dit être polonais. Les promenoirs sont complètement aseptisés, aucune odeur d'animal. Pas de vente de Pop-corn, peut-être pour ne pas en croquer dans la salle et que les animaux par l'odeur alléchés...L'éclairage est tamisé avec des lustres style bohème, une vieille dame s'est cassé la gueule entre deux rangées. Les tabourets blancs et or des fauves sont déjà disposés sur un tapis rouge. Pas de sable ni de sciure. Rien à voir avec les petits cirques de mon enfance qui sentaient le rance. On se croirait dans un salon de luxe.
C'est vendredi 14h.Un public de retraités invité par les mairies, pas d'enfants, pas de visiteurs pour la ménagerie, ni de gourmants pour les friandises. J'espère que les municipalités rétribuent généreusement les artistes, car le pourboire doit être chiche. Dès qu'on a une place gratuite, on économise sur tout et la retraite rend chiche.
Je manque le coche, chez Darty j'hésitais entre une appareil photo numérique ou une caméra. J'attends d'être capable de faire les manipulations seule, sur internet.
Il y a quatre mats qui soutiennent le chapiteau. les spécialistes de la poursuite (projecteur) montent là-haut.
Il est moins une...On entend les grognements des félins en coulisse. La cage est surmontée d'un filet, s'ils s'avisaient de la grimper, ils ne pourraient se jeter sur le public. En plus, aujourdhui, ils n'auraient que de la vieille carne! Les cannes concurrencent en nombre le bâton du dompteur.
Les placeurs ont une livrée à galons, toujours sexy.
Il y a un vrai orchestre.Monsieur Loyal, blond et sec annonce le titre du spectacle Fantaisie. Le dompteur vient d'Allemagne avec six lionnes, lesquelles réclament des bisous pour travailler. Il murmure aux bêtes, tout dans le sourire. Pas de cris d'effroi ni de rires d'enfants, ça manque! Les accéssoiristes sont de vrais acrobates, ils démontent la cage en 45 secondes. Arrive un couple de contorsionnistes. Le chinois Tang a une grâce princière, la femme, Yolande, fait tout en force, même le sourire assassin. Le jongleur Karl vient de Hongrie. Il est jeune, beau et son art est classique. Le clown fait on ne peut plus simple, il a des cordes à sauter qui lui sont confisquées les unes après les autres par monsieur Loyal. Il finit par ôter son pantalon pour sauter avec. Puis, avec un avion de petit enfant qui monte jusqu'au cintre et retombe du haut du mat, un parachute s'ouvre enfin pour attérrir parmi les spectateurs avec le petit ourson en peluche, ça marche! Les chinois sont à l'honneur dans un numéro de sauts périlleux à travers des cerceaux. Ils sont 9, parfaitement synchronisés. Ils ont eu la médaille d'or en 20003.
Et puis je pense au très beau film de Beneix sur un couple qui travaille ensemble avec les lions. La femme se couche sous eux, elle était très troublante.
La beauté me donne le cafard, n'en être que le spectateur, et pas le créateur.
Les placeurs ne parlent pas francais, le mien dit être polonais. Les promenoirs sont complètement aseptisés, aucune odeur d'animal. Pas de vente de Pop-corn, peut-être pour ne pas en croquer dans la salle et que les animaux par l'odeur alléchés...L'éclairage est tamisé avec des lustres style bohème, une vieille dame s'est cassé la gueule entre deux rangées. Les tabourets blancs et or des fauves sont déjà disposés sur un tapis rouge. Pas de sable ni de sciure. Rien à voir avec les petits cirques de mon enfance qui sentaient le rance. On se croirait dans un salon de luxe.
C'est vendredi 14h.Un public de retraités invité par les mairies, pas d'enfants, pas de visiteurs pour la ménagerie, ni de gourmants pour les friandises. J'espère que les municipalités rétribuent généreusement les artistes, car le pourboire doit être chiche. Dès qu'on a une place gratuite, on économise sur tout et la retraite rend chiche.
Je manque le coche, chez Darty j'hésitais entre une appareil photo numérique ou une caméra. J'attends d'être capable de faire les manipulations seule, sur internet.
Il y a quatre mats qui soutiennent le chapiteau. les spécialistes de la poursuite (projecteur) montent là-haut.
Il est moins une...On entend les grognements des félins en coulisse. La cage est surmontée d'un filet, s'ils s'avisaient de la grimper, ils ne pourraient se jeter sur le public. En plus, aujourdhui, ils n'auraient que de la vieille carne! Les cannes concurrencent en nombre le bâton du dompteur.
Les placeurs ont une livrée à galons, toujours sexy.
Il y a un vrai orchestre.Monsieur Loyal, blond et sec annonce le titre du spectacle Fantaisie. Le dompteur vient d'Allemagne avec six lionnes, lesquelles réclament des bisous pour travailler. Il murmure aux bêtes, tout dans le sourire. Pas de cris d'effroi ni de rires d'enfants, ça manque! Les accéssoiristes sont de vrais acrobates, ils démontent la cage en 45 secondes. Arrive un couple de contorsionnistes. Le chinois Tang a une grâce princière, la femme, Yolande, fait tout en force, même le sourire assassin. Le jongleur Karl vient de Hongrie. Il est jeune, beau et son art est classique. Le clown fait on ne peut plus simple, il a des cordes à sauter qui lui sont confisquées les unes après les autres par monsieur Loyal. Il finit par ôter son pantalon pour sauter avec. Puis, avec un avion de petit enfant qui monte jusqu'au cintre et retombe du haut du mat, un parachute s'ouvre enfin pour attérrir parmi les spectateurs avec le petit ourson en peluche, ça marche! Les chinois sont à l'honneur dans un numéro de sauts périlleux à travers des cerceaux. Ils sont 9, parfaitement synchronisés. Ils ont eu la médaille d'or en 20003.
Et puis je pense au très beau film de Beneix sur un couple qui travaille ensemble avec les lions. La femme se couche sous eux, elle était très troublante.
La beauté me donne le cafard, n'en être que le spectateur, et pas le créateur.
Swy Milshtein
Walter Lewino m'avait dit d'aller voir l'expo de Swy Milshtein au Jardin du Luxembourg. C'était très curieux de voir les toiles du peintre en plein air, au milieu des joueurs d'échecs dont certains d'entre eux devaient être ses partenaires au jeu.Le sujet des tableaux était évidemment Le Joueur d'échecs.
Je rencontre Swy dans notre quartier, devant la Galerie Chardon au 23 rue des Filles du Calvaire, laquelle expose notre homme. Je lui demande:
"-Comment vas-tu?
- Je ne sais pas! Des fois, il vaut mieux ne pas savoir!
Je rencontre Swy dans notre quartier, devant la Galerie Chardon au 23 rue des Filles du Calvaire, laquelle expose notre homme. Je lui demande:
"-Comment vas-tu?
- Je ne sais pas! Des fois, il vaut mieux ne pas savoir!
L'auto-édition
Quelques jeunes écrivains me demandent des conseils pour se faire diffuser. C'est bien là le hic, les fnacs ne prennent pas les auteurs auto édités, et si par bonheur quelques libraires prennent vos dépôts, impossible de récupérer la camelote, soit ils ont perdus les invendus, soit ils disparaissent embarquant la cargaison.
Néna et Jacques Baratier.
Au vu de la météo, j'affiche mon Damart. Depuis que Haidée Caillot m'a fait découvrir cette matière pour se protéger d'un tournage extérieur en décembre à Dunkerque, L'Anniversaire de Paula,j'utilise ces liquettes de vieilles sans prendre de rhume.
Il n'y a qu'un train pris par les habitués du 21ième arrondissement de Paris (café phylo de Trouville) au Temps Libre du 3ième. On a des airs entendus!
Néna Baratier propose, mais dispose rarement du temps pour honorer ses RV. Elle est hyper active, je ne la chope que sur un trottoir ( nous sommes voisines). Je ne raconte pas son ex-époux Jacques Baratier, qui rendait fou ses producteurs, changeant le script au gré de ses rencontres. J'en profitais puisque nous nous baladions et qu'il improvisait pour m'intégrer dans son film L'Or du Duc avec des scènes farfelues. le régisseur me voyant débarquer sur le plateau le matin ( en l'occurence il s'agissait d'un autobus): Ah! Non! Vous vous êtes encore promenée avec lui! Vous me coutez cher!
L'Or du Duc (Jacques Baratier 1965)
Il n'y a qu'un train pris par les habitués du 21ième arrondissement de Paris (café phylo de Trouville) au Temps Libre du 3ième. On a des airs entendus!
Néna Baratier propose, mais dispose rarement du temps pour honorer ses RV. Elle est hyper active, je ne la chope que sur un trottoir ( nous sommes voisines). Je ne raconte pas son ex-époux Jacques Baratier, qui rendait fou ses producteurs, changeant le script au gré de ses rencontres. J'en profitais puisque nous nous baladions et qu'il improvisait pour m'intégrer dans son film L'Or du Duc avec des scènes farfelues. le régisseur me voyant débarquer sur le plateau le matin ( en l'occurence il s'agissait d'un autobus): Ah! Non! Vous vous êtes encore promenée avec lui! Vous me coutez cher!
L'Or du Duc (Jacques Baratier 1965)
jeudi, décembre 02, 2004
Chez Mireille Dumas
Bernard Lavilliers à raconté un proverbe africain:
T'as la montre, j'ai le temps!
Puis de son ami Philippe Léotard:
Je ne veux pas tout, tout de suite. Je veux rien plus tard!
Mireille dumas a conclu son émission par:
Il faut rêver sa vie puisqu'à un moment donné, elle peut devenir réalité!
T'as la montre, j'ai le temps!
Puis de son ami Philippe Léotard:
Je ne veux pas tout, tout de suite. Je veux rien plus tard!
Mireille dumas a conclu son émission par:
Il faut rêver sa vie puisqu'à un moment donné, elle peut devenir réalité!
Temps Libre. Mairie du 3ième. Anna Karina
Qu'est-ce que j'peux faire! J'sais pas quoi faire!(Jean-Luc Godard-196.)
Anna Karina est l'une des plus belles et talentueuses actrices de sa génération. Elle est aussi à l'aise dans la fantaisie que dans le drame. C'est couchée entre les travées de la salle des Fêtes que j'ai regardé La Religieusede Rivette jamais vue auparavant.Je n'ai pu voir la fin car j'avais un cours d'informatique.
Avant il y a eu un documentaire sur les Francs-Maçons, et l'athéisme.
Alain Delon et Mireille Darc
Je me suis laissée prendre à Frank Riva. Alain Delon est tendre en grand-père et Mireille Darc douce en ex-maitresse. L'intrigue policière file tambour battant pour finir en duel de western entre Delon et Jacques Perrin. On n'y croit pas mais c'est du spectacle.
mercredi, décembre 01, 2004
Varda-Demy
En visitant le site Agnès Varda-Jacques Demy, j'ai vu qu'un lien avait été fait avec celui composé par Didier Dahon et Jérome Reybaud avec mes documents. La boucle est bouclée!http://blanckblog.free.fr/images/grandes/1990_Cinematheque_Belge_Ledoux.jpg
Lola (Jacques Demy 1961)
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