lundi, février 14, 2005
Philippe Candeloro Vivement Dimanche FR2
On ne peut pas dire que Philippe Candeloro soit passionnant à écouter. Mais à voir, c'est une telle boule d'énergie, cela frise l'insolence. Son maitre mot: Le travail! Modestie de tous les grands champions de sport.
Le vent
Une rafale de vent ma soulevée puis plaquée contre le capot d'une voiture, tel un fétu de paille.Je bavardais avec deux amis, ils n'ont pu me retenir. Eux font bon poids, ils n'ont pas été déstabilisés. La digue des Rôches Noires y a laissé du béton.
Cela souffle de partout, voilà que le Liban s'enflamme. Où allons nous?
Le train Caen -Paris avait lui, vingt minutes de retard. La semaine d'avant, celui de Paris-Deauville a heurté un automobiliste sur le passage de Capneville. Celui-ci étant mort on ne connaitra pas son opinion, il a été décrété que: Le danger de ce passage à niveau n'était pas probant!(sic)
Cela souffle de partout, voilà que le Liban s'enflamme. Où allons nous?
Le train Caen -Paris avait lui, vingt minutes de retard. La semaine d'avant, celui de Paris-Deauville a heurté un automobiliste sur le passage de Capneville. Celui-ci étant mort on ne connaitra pas son opinion, il a été décrété que: Le danger de ce passage à niveau n'était pas probant!(sic)
jeudi, février 10, 2005
Jeu dangereux France 2
Ce jeu n'a de dangereux que l'ennui, j'ai regardé l'heure au bout d'une demie-heure. Il ne suffit pas de mettre plein de références cinématographiques, telle la descente d'escalier quand l'actrice est malade et rejoint son metteur en scène de mari.(Gloria Swanson et Eric von Stroheim Sunset-Boulevard) La chanson fétiche de Jeanne Moreau dans Jules et Jim chantée subtilement par la débutante, pour nous signaler que Caroline Cellier a de faux airs de Moreau, ce qui n'en fait pas une star malgré qu'elle soit bonne comédienne. Le dernier plan du film dans le film où les deux femmes, poursuivies par la police, montent une passerelle et n'ont plus qu'à se jeter dans la mer,Thelma et Louise. Rien ne remplacera le caractère implacable du face à face entre une jeune arriviste et Bette Davis dans All about Eve
mardi, février 08, 2005
Hellen MacArthur
C'est les larmes aux yeux que j'ai vu l'arrivée triomphale de ce petit bout de chou de 28 ans après son tour du monde en solitaire.Hellen MacArthur a tant de volonté et de courage et ce visage qui est resté enfantin, c'est troublant.
Il faut dire que ces anglais c'est fort de cacahouette. Le môme de quatre ans qui conduit la voiture de sa mère à une heure et demi du matin pour aller s'acheter une console de jeu. Sa seule erreur c'est d'avoir oublié d'allumer les phares. Il devait être si allumé lui-même qu'il n'a pas dù en éprouver le besoin.
Il faut dire que ces anglais c'est fort de cacahouette. Le môme de quatre ans qui conduit la voiture de sa mère à une heure et demi du matin pour aller s'acheter une console de jeu. Sa seule erreur c'est d'avoir oublié d'allumer les phares. Il devait être si allumé lui-même qu'il n'a pas dù en éprouver le besoin.
lundi, février 07, 2005
Télé nuit
J'ai passé des nuits blanches, durant des semaines, à regarder la télé. Pour vaincre cette insommnie, je suis allée à la mer, décidée à me coucher tôt et ne pas ouvrir la lumière.
Je suis dans mon lit, l'écran télé est allumé, un personnage en sort et m'aggresse. je n'arrive pas à le repousser, je quitte ma chambre et ne reviens que 24h plus tard, espérant que l'homme sera parti.
Allongée de nouveau sous mes couvertures, je vois deux amoureux à l'écran, ils se font une déclaration d'amour. Je me dis que c'est doux, qu'ils ne me voudront pas de mal, mais à peine quelques images et une nouvelle histoire avec d'autres protagonistes. La télévision est face à mon lit, je m'en recule le plus possible, mais l'un des animateurs sort du cadre, je le repousse des pieds puis des genoux en vain. Derrière moi, au dessus du lit, un rebord en bois où se trouve mes clefs. Au lieu de prendre le trousseau je prends la clef de la chambre qui est détachée, me disant que je vais enfermer cet intrus, puis je dévale les escaliers quatre à quatre pour appeller au secours. Mon résonnement était faux, il a maintenant tout le trousseau, j'ai vu qu'il avait l'oeil dessus. Je monte la garde devant la porte de l'entrée de l'immeuble, qu'il ne s'échappe pas par le corridor, tout en surveillant ma fenêtre au cinquième pour voir s'il se jette par là.Rien ne bouge, je me décide à remonter pour lui reprendre le trousseau par la force mais j'ai très peur, c'est ce qui me réveille.
Je suis dans mon lit, l'écran télé est allumé, un personnage en sort et m'aggresse. je n'arrive pas à le repousser, je quitte ma chambre et ne reviens que 24h plus tard, espérant que l'homme sera parti.
Allongée de nouveau sous mes couvertures, je vois deux amoureux à l'écran, ils se font une déclaration d'amour. Je me dis que c'est doux, qu'ils ne me voudront pas de mal, mais à peine quelques images et une nouvelle histoire avec d'autres protagonistes. La télévision est face à mon lit, je m'en recule le plus possible, mais l'un des animateurs sort du cadre, je le repousse des pieds puis des genoux en vain. Derrière moi, au dessus du lit, un rebord en bois où se trouve mes clefs. Au lieu de prendre le trousseau je prends la clef de la chambre qui est détachée, me disant que je vais enfermer cet intrus, puis je dévale les escaliers quatre à quatre pour appeller au secours. Mon résonnement était faux, il a maintenant tout le trousseau, j'ai vu qu'il avait l'oeil dessus. Je monte la garde devant la porte de l'entrée de l'immeuble, qu'il ne s'échappe pas par le corridor, tout en surveillant ma fenêtre au cinquième pour voir s'il se jette par là.Rien ne bouge, je me décide à remonter pour lui reprendre le trousseau par la force mais j'ai très peur, c'est ce qui me réveille.
vendredi, février 04, 2005
Conservatoire National supérieur d'art Dramatique
Pauvre Anton Tchekhov! Je croyais que le conservatoire tirait la culture vers le haut. Sous prétexe d'innover on fait des pastiches d'auteurs qui ne font rire que le banc des écoliers de la classe. Sous le couvert de demi masque, l'apprenti peut se livrer à toute une gestuelle, sans inibitions, avec une voix forcément nasillarde, c'est sensé être une école de mime. La parodie de certains textes, faute d'imagination, est malheureusement l'apanage de beaucoup de création, les jeunes s'en contentent, qu'ils tombent sur un vrai public, ils reviendront de loin. c'est malhonnête de la part de leurs enseignants de leur donner ces illusions comme entrée en carrière.
jeudi, février 03, 2005
Temps libre -Mairie du 3ème- Madonna
Avec ses voeux de bonne année, monsieur le maire nous rappelle: Autrefois, la mairie, s'appelait "La maison du peuple".
D'entrée, nous recevons la partition de "La vie en rose" Michel Chaudanson acceuille son Fan-Club, objectif, nous faire chanter avec l'aide d'un professeur durant une heure.Sur les 250 personnes présentes, seuls cinq mains se lèvent pour dire savoir lire le solfège.
On laisse dans une urne le titre de sa chanson préférée. J'écris Le bidon de lait de Charles Trénet. Il faut une diction très véloce pour la chanter, j'avais vingt-ans, Jacques Loew m'avait emmenée au studio où Michel Legrand enregistrait avec Charles Trénet. Legrand avait à peine plus de vingt-ans, il était le plus grand orchestrateur du moment.
In bed with Madonna (Alek Keshishian)Que de travail pour une femme ordinaire qui a force de maquillage,et de provoque, devient bandante.Son staff est jeune et beau, elle dit aimer materner, elle a surtout l'air d'un jules avec des couilles. Sa charge d'énergie la rend émouvante par ce qu'elle implique de solitude.
D'entrée, nous recevons la partition de "La vie en rose" Michel Chaudanson acceuille son Fan-Club, objectif, nous faire chanter avec l'aide d'un professeur durant une heure.Sur les 250 personnes présentes, seuls cinq mains se lèvent pour dire savoir lire le solfège.
On laisse dans une urne le titre de sa chanson préférée. J'écris Le bidon de lait de Charles Trénet. Il faut une diction très véloce pour la chanter, j'avais vingt-ans, Jacques Loew m'avait emmenée au studio où Michel Legrand enregistrait avec Charles Trénet. Legrand avait à peine plus de vingt-ans, il était le plus grand orchestrateur du moment.
In bed with Madonna (Alek Keshishian)Que de travail pour une femme ordinaire qui a force de maquillage,et de provoque, devient bandante.Son staff est jeune et beau, elle dit aimer materner, elle a surtout l'air d'un jules avec des couilles. Sa charge d'énergie la rend émouvante par ce qu'elle implique de solitude.
mercredi, février 02, 2005
Espace public numérique du troisième. Expos
Sabine Amoyel 18 janvier au 18 février 2005
Alexandre Lettnin 18 février au 18 mars(vernissage le 18 à 19 heure)
Pascale Mistretta 18 mars au 18 avril
David Labrousse 18 avril au 18 mai
Jacques Vigot 18 mai au 18 juin
Nicole Ledru Miara 18 septembre au 18 octobre
François Papot 18 octobre au 18 novembre
Isabelle Adams 18 novembre au 18 décembre
Ces expositions ont lieu à l'Espace Public Numérique du 3ème arrondissement, 62 rue de Bretagne 75003 Paris. 01 53 01 85 60.
Alexandre Lettnin 18 février au 18 mars(vernissage le 18 à 19 heure)
Pascale Mistretta 18 mars au 18 avril
David Labrousse 18 avril au 18 mai
Jacques Vigot 18 mai au 18 juin
Nicole Ledru Miara 18 septembre au 18 octobre
François Papot 18 octobre au 18 novembre
Isabelle Adams 18 novembre au 18 décembre
Ces expositions ont lieu à l'Espace Public Numérique du 3ème arrondissement, 62 rue de Bretagne 75003 Paris. 01 53 01 85 60.
mardi, février 01, 2005
Le mardi
Le lundi on se demande de quoi sera fait la semaine. Ce mardi il pleut, donc le temps est mou. Cela me rappelle cette chose dégueulasse que mon jules donnait au petit chat, du mou, c'est ce qui était le moins cher.
Le mardi aussi je ne peux rien acheter; depuis que j'ai entendu dans le film d'Agnès Varda la gouvernante dire à Cléo:" On ne porte rien de neuf le mardi, ça porte malheur!" Chaque fois que j'ai fais l'acquisition d'une bricole, il m'arrivait une grosse tuile. La dernière fois que je me suis dit, il ne faut pas être superticieuse, j'ai pris une paire d'espadrille, au prix où elles sont il ne peut pas arriver grand chose, J'ai appris le lendemain que ma soeur était morte!
Le mardi aussi je ne peux rien acheter; depuis que j'ai entendu dans le film d'Agnès Varda la gouvernante dire à Cléo:" On ne porte rien de neuf le mardi, ça porte malheur!" Chaque fois que j'ai fais l'acquisition d'une bricole, il m'arrivait une grosse tuile. La dernière fois que je me suis dit, il ne faut pas être superticieuse, j'ai pris une paire d'espadrille, au prix où elles sont il ne peut pas arriver grand chose, J'ai appris le lendemain que ma soeur était morte!
lundi, janvier 31, 2005
L'Irak
Bravo aux irakiens qui ont eu le courage d'aller voter malgré cette menace de mort qui pèse sur eux. Des vieilles femmes avec béquilles, des hommes avec leur petit enfant à la main, toujours un peuple en souffrance qui se fraie un chemin entre les bombes vivantes.
Quand je pense que notre Pape polonais veut béatifier Pie XII, faisant l'impasse sur le martyr de son pays natal, que l'église aurait pù dénoncer.
Quand je pense que notre Pape polonais veut béatifier Pie XII, faisant l'impasse sur le martyr de son pays natal, que l'église aurait pù dénoncer.
Les imitateurs FR2 Vivement Dimanche
En regardant Michel Leeb faire avec maiestra ses numéros, j'ai compris pourquoi les imitateurs , parfois de génie, qui ont un public énorme au music-hall, ne font que peu de cinéma. Ils ont un visage ordinaire, en caoutchouc ou chewingum. Comme sur une cire vièrge ils peuvent instantanément imprimer un tic, une expréssion de x personnages de nous connus. Les gens avec des gueules doivent avoir plus de mal à imiter, à moins qu'ils n'en ressentent pas le besoin, contents d'être reconnus pour ce qu'ils sont.
Michel Leeb exagère lorsqu'il nous présente Michël Bubble, le mieux que Franck Sinatra. D'abord ce canadien doué, n'en a pas le physique, ni ce timbre spécifique, bien qu'il ait une maitrise vocale parfaite.
Michel Leeb exagère lorsqu'il nous présente Michël Bubble, le mieux que Franck Sinatra. D'abord ce canadien doué, n'en a pas le physique, ni ce timbre spécifique, bien qu'il ait une maitrise vocale parfaite.
Cinéma de Minuit FR3 L'héritage
Dominique Sanda a un visage d'ange qui prête à toutes les noirceurs. Anthony Quinn plus italien que nature est émouvant dans son rôle d'usurier qui découvre l'amour. Je me suis toujours demandé pourquoi les américains ne nous avaient pas enlevé cette mystérieuse Dominique Sanda. A croire que seuls, les cinéastes italiens comme Mauro Bolognini, Victorio de Sica et d'autres, savent utiliser la féminité dans toute sa splendeur.
vendredi, janvier 28, 2005
L'agression
En pensant à cette cheminotte qui s'est faite violée dans un train, je sais que même si le wagon n'avait pas été vide, il y aurait des chances pour que personne n'ait rien vu. La plasticité de notre cerveau est innimaginable pour rassurer notre conscience, la déculpabiliser de nos lâchetés. Nombre d'amants n'ont pù empêcher le suicide de leurs maîtresses puisque c'était dimanche, ils n'étaient pas là pour se disputer.
Un amoureux qui voulait me faire réintégrer le domicile concubinal m'a trainée jusqu'à un taxi, puis sérré la gorge afin que je ne crie pas. Je suppliais le chauffeur d'arrêter la course, de me laisser sortir, il faisait la sourde oreille. Cela dura du Quartier Latin jusqu'à la place Victor Hugo. Mon amoureux, trouva que c'était trop, cet homme qui roulait pour son client. Il lui demanda de m'arrêter au métro et me rendit ma liberté, à quelques pas de son domicile.
Une autre fois, c'est sur le quai d'un métro que je m'arqueboutais afin de ne pas me laisser entraîner dans le couloir désert. La poinconneuse,je m'accrochais à son portillon, me chassat disant: Allez donc faire vos saletés ailleurs!
Toujours mon amoureux, resta coi , il trouva que cette femme était une salope. Arrivés dans le couloir, il me laissa partir de mon côté.
Un amoureux qui voulait me faire réintégrer le domicile concubinal m'a trainée jusqu'à un taxi, puis sérré la gorge afin que je ne crie pas. Je suppliais le chauffeur d'arrêter la course, de me laisser sortir, il faisait la sourde oreille. Cela dura du Quartier Latin jusqu'à la place Victor Hugo. Mon amoureux, trouva que c'était trop, cet homme qui roulait pour son client. Il lui demanda de m'arrêter au métro et me rendit ma liberté, à quelques pas de son domicile.
Une autre fois, c'est sur le quai d'un métro que je m'arqueboutais afin de ne pas me laisser entraîner dans le couloir désert. La poinconneuse,je m'accrochais à son portillon, me chassat disant: Allez donc faire vos saletés ailleurs!
Toujours mon amoureux, resta coi , il trouva que cette femme était une salope. Arrivés dans le couloir, il me laissa partir de mon côté.
Le facteur
Le facteur fait grève à Saint Etienne. Il neige, il fait très froid. En ville il traine son cady à commissions, mais aux alentours il doit se frayer un chemin en cyclomoteur.Le facteur veut une ristourne pour ces difficultés climatiques.
Je me souviens avec attendrissement de notre facteur de campagne quand j'avais six ans. Sa tournée se faisait à pied ou à vélo, la route était pentue, nous étions dans les Pyrénées, une petite sieste donc s'imposait dans le lit du fossé. J'étais conviée au passage d'apprendre à fumer de la fougère, et je devais ensuite me défendre de calins. Rien de bien méchant puisque j'étais petite et j'ai toujours pù m'échapper, d'autant que son haleine avinée n'incitait pas au baiser. Il faut dire que personne n'était mieux reçu que le facteur, toujours une parole aimable de part et d'autre, la fermière ne lésinait pas à lui offrir un verre: C'est de bon coeur, buvez! Plus d'un a du être gratifié d'une cyrrhose. On aurait dù dédommager la veuve.
Depuis, j'ai appris à marcher au milieu de la route afin de ne pas me faire happer par une aventure sans lendemain.
Je me souviens avec attendrissement de notre facteur de campagne quand j'avais six ans. Sa tournée se faisait à pied ou à vélo, la route était pentue, nous étions dans les Pyrénées, une petite sieste donc s'imposait dans le lit du fossé. J'étais conviée au passage d'apprendre à fumer de la fougère, et je devais ensuite me défendre de calins. Rien de bien méchant puisque j'étais petite et j'ai toujours pù m'échapper, d'autant que son haleine avinée n'incitait pas au baiser. Il faut dire que personne n'était mieux reçu que le facteur, toujours une parole aimable de part et d'autre, la fermière ne lésinait pas à lui offrir un verre: C'est de bon coeur, buvez! Plus d'un a du être gratifié d'une cyrrhose. On aurait dù dédommager la veuve.
Depuis, j'ai appris à marcher au milieu de la route afin de ne pas me faire happer par une aventure sans lendemain.
jeudi, janvier 27, 2005
Jacques Brissot (1980)
Je mets la toile à jour
C'est la vie qui m'a édentée
Va devoir faire un tour
Le dentiste m'a endettée
La photo en haut du tableau vient de Sveti-Marko, Le chef de voile y joue le Dieu Neptune C'était le village de nudistes du Club Med. Il venait d'y avoir un tremblement de terre qui avait détruit la ville voisine à 80/100. Dans ce camp qui n'était pas en dur, Les répliques font comme lorsque l'on fait une omelette brouillée. disait le chef de village. N'empêche que cette année peu de vacanciers se risquait dans l'ile, il y avait soixante GO (gentils organisateurs) pour soixante GM (gentils membres) Et plus de 300 cases, autant dire une joyeuse mêlée.Dommage pour nous femmes, beaucoup d'homosexuels.
C'est la vie qui m'a édentée
Va devoir faire un tour
Le dentiste m'a endettée
La photo en haut du tableau vient de Sveti-Marko, Le chef de voile y joue le Dieu Neptune C'était le village de nudistes du Club Med. Il venait d'y avoir un tremblement de terre qui avait détruit la ville voisine à 80/100. Dans ce camp qui n'était pas en dur, Les répliques font comme lorsque l'on fait une omelette brouillée. disait le chef de village. N'empêche que cette année peu de vacanciers se risquait dans l'ile, il y avait soixante GO (gentils organisateurs) pour soixante GM (gentils membres) Et plus de 300 cases, autant dire une joyeuse mêlée.Dommage pour nous femmes, beaucoup d'homosexuels.
Auswitch- Birkenau
Cérémonie exemplaire de simplicité, de discrétion, et d'émotion contenue: Je n'ai pas pleuré durant ma détention, je ne veux pas pleurer à la commémoration! dit une femme. Toutes les délégations de Chefs d'Etats se présentent tête nue sous la neige, par moins 14°. Des rescapés de 90 ans y ont assisté durant trois heures, ils avaient beau être couverts, mes os se glaçaient de les savoir supportant le froid et la station sans bouger, alors que j'étais sous ma couette devant la télé.
Samuel Fuller Falkenau
Samuel Fuller, muni d'une petite caméra envoyée de Tunis par sa mère, filme pour la première fois: Si ce sont des images d'amateur, les crimes ont été perpétrés par de véritables professionnels!Le Capitaine Richmond oblige tous les notables de la petite ville de Falkenau qui prétendaient n'avoir rien senti, rien vu, rien entendu, alors que le camp est à 15m de leurs maisons, de déterrer les morts entremêlés dans le charnier et de les habiller chacun en les recouvrant d'un drap blanc. Puis, afin que nul n'en ignore, ces mêmes notables doivent sur des charettes à bois, traverser leur ville afin de donner aux martyrs une sépulture décente dans leur cimetière.
mercredi, janvier 26, 2005
Le froid
Le froid me gèle la cervelle, je ne pense rien, je ne fais rien, je regarde tous les documentaires concernant la Shoa, et c'est tellement inimaginable que les récitants eux-mêmes disent ne pas y croire d'avoir subi celà. Seul le physique peut se substituer au corps souffrant de l'autre, quand on est sur le tas, devant les pierres du four, où l'herbe qu'on foulé cette humanité martyre.C'est pour ça que les yeux des enfants à qui on montre l'horreur sur le terrain sont fixes, l'intellect ne peut participer de cet indicible. Eux peuvent imaginer cet air qui a été puant, ses sons d'hommes déjà fantômes accompagnés par la musique d'artistes à l'agonie de devoir jouer. Il faut y aller pour croire, tout passe par les sens, pas par l'ententement.
Un couple d'amis non juif m'a offert ce pélerinage il y a quelques années, j'ai compris qu'aucun film,aucune conférence ne pouvait rendre compte de ce à quoi on a échappé. Nous avons mis nos pas sur ceux de la femme qui nous guidait, elle avait vécu cet internement à l'âge de 14 ans, elle racontait, nous nous taisions incapables de lui demander une explication, tout était froid, comme si nous étions pris dans la gangue d'un cancer, impuissants à exprimer le pathétique, l'inéluctable d'une condition humaine destinée à disparaitre.
Un couple d'amis non juif m'a offert ce pélerinage il y a quelques années, j'ai compris qu'aucun film,aucune conférence ne pouvait rendre compte de ce à quoi on a échappé. Nous avons mis nos pas sur ceux de la femme qui nous guidait, elle avait vécu cet internement à l'âge de 14 ans, elle racontait, nous nous taisions incapables de lui demander une explication, tout était froid, comme si nous étions pris dans la gangue d'un cancer, impuissants à exprimer le pathétique, l'inéluctable d'une condition humaine destinée à disparaitre.
lundi, janvier 24, 2005
Les fêtes de fin d'année
Je ne vais pas à la mer, les ruelles sont trop étroites, tous seraient témoins de ma solitude pour les fêtes. Dans mon grenier, seul mon lit atteste que je suis seule. C'est comme à l'hôpital, les draps deviennent fétides des suées nocturnes, je ne sait quand ils deviendront des linceuls. Des sursauts me font quitter ce havre privatif pour me forcer à l'air, à l'eau des piscines, aux ordinateurs de mon quartier où des jeunes moniteurs esclaves de notre méconnaissance s'agacent.
Mes amis s'enlisent dans la vieillerie et ses bobos; ils sont tels des convalescents chroniques, pas préssés de sortir.
Savez-vous qu'il y a très exactement un an que nous nous sommes vus!
Ne les reverrai-je que les pieds devant? Ce n'est pas une désaffection sentimentale, ils n'aspirent plus à l'air frais. L'un, c'est un kiné qui appuie sur ses poumons. L'autre, son pied refuse le sol. Un autre, sa prostate se laisse grossir par un cancer. Un autre, le coeur étreint, passe l'hiver au chaud dans les îles. Mon dernier garde son énergie tumultueuse pour le parti.
L'hystérie n'est que dans les mots pour me garder dans l'attente, que je m'énerve encore à leur souvenir comme dans les rêves récurrents,à chacun son truc!
Mon sommeil lui, a sa propre fantaisie, impossible de le contrôler par une nourriture adéquate, une hygiènne quotidienne,des pensées positives. Ses caprices n'ont pas l'air d'être liés à des agents extérieurs, mes frustrations se font plus de jour que la nuit. Je me refroidis les idées par du gel dans l'entrejambe afin de rentrer vièrge dans le sommeil. Ou je dors tôt jusqu'à 3h. et c'est fini, ou je ne m'endors qu'après 5h du matin sans ennui d'avoir vu des émissions interêssantes.
Mes amis s'enlisent dans la vieillerie et ses bobos; ils sont tels des convalescents chroniques, pas préssés de sortir.
Savez-vous qu'il y a très exactement un an que nous nous sommes vus!
Ne les reverrai-je que les pieds devant? Ce n'est pas une désaffection sentimentale, ils n'aspirent plus à l'air frais. L'un, c'est un kiné qui appuie sur ses poumons. L'autre, son pied refuse le sol. Un autre, sa prostate se laisse grossir par un cancer. Un autre, le coeur étreint, passe l'hiver au chaud dans les îles. Mon dernier garde son énergie tumultueuse pour le parti.
L'hystérie n'est que dans les mots pour me garder dans l'attente, que je m'énerve encore à leur souvenir comme dans les rêves récurrents,à chacun son truc!
Mon sommeil lui, a sa propre fantaisie, impossible de le contrôler par une nourriture adéquate, une hygiènne quotidienne,des pensées positives. Ses caprices n'ont pas l'air d'être liés à des agents extérieurs, mes frustrations se font plus de jour que la nuit. Je me refroidis les idées par du gel dans l'entrejambe afin de rentrer vièrge dans le sommeil. Ou je dors tôt jusqu'à 3h. et c'est fini, ou je ne m'endors qu'après 5h du matin sans ennui d'avoir vu des émissions interêssantes.
La maternité
Autrefois lorsqu'une femme de 40 ans mettait au monde un bébé, on pouvait imaginer que celui-ci à 20 ans aurait une vieille mère de 60 ans. C'est ce qu'on appelait: Des enfants de vieux. Une dépendance affective trop forte, et le devoir de protéger ses parents alors que l'on a pas encore de vie privée. Le tableau était tristounet, surtout pour d'éventuels prétendants aux fiancailles.
Cette roumaine de 67 ans dont on voit l'échine courbée sur le berceau d'une pauvre petite fille d'un kilo 400, à peine capable de vivre sans assistance médicale, c'est franchement dégueulasse!
Cette roumaine de 67 ans dont on voit l'échine courbée sur le berceau d'une pauvre petite fille d'un kilo 400, à peine capable de vivre sans assistance médicale, c'est franchement dégueulasse!
samedi, janvier 22, 2005
La veillée des Abysses James Thierrée Compagnie du Hanneton
James Thiérrée a la grâce absolue, comme l'on dit d'un musicien qu'il a l'oreille absolue. Tout coule de source, rien de gratuit dans les numéros d'acrobatie, les déplacements des accessoires, comme par magie. Les femmes sont charnelles et restent intemporelles avec leur grande chevelure, on dirait du Topor, les hommes grimpent aux grilles comme dans les dessins de Gourmelin, tout est frénésie, poésie, musical et le silence de la réflexion. Le spectacle est pensé avec une justesse qui laisse pantois venant d'un jeune homme; et l'ensemble est totalement surréaliste.
jeudi, janvier 20, 2005
Faute de...
Faute de stuctures il n'y aura plus de place pour les bambins en maternelle, il va falloir les faire pousser très vite pour aller en élémentaire.
Faute de médecins et d'infirmières, il n'y aura plus de dialogue avec les malades mentaux. Il a été suggéré qu'on leur donne davantage de médicaments afin d'éviter un nouveau drame comme à Pau. Déjà qu'avec les tranquillisants on voit beaucoup de zombies, qu'imaginer de plus calmant?
Faute de médecins et d'infirmières, il n'y aura plus de dialogue avec les malades mentaux. Il a été suggéré qu'on leur donne davantage de médicaments afin d'éviter un nouveau drame comme à Pau. Déjà qu'avec les tranquillisants on voit beaucoup de zombies, qu'imaginer de plus calmant?
mercredi, janvier 19, 2005
SCAM Brouillon d'un rêve
C'est un ciel sans nuage. Documentaire de Alexandra Mélot (2003). Longue promenade méditative à fleur d'eau. Le passager dit, en montrant l'horizon: A droite je suis né, à gauche j'ai vécu, devant moi je vais, cela forme un triangle ,je suis au milieu, sur l'eau,la mer, l'eau c'est peut-être le sang de la terre! Lorsque je suis fatigué, j'ai envie d'aller dans ma maison de campagne, reprendre des forces, mais il y a toujours des gens qui passent,cela me déconcentre. Sur l'eau, je ne vois rien, que l'eau, je suis complètement concentré, je pense que je grandis, que je prends des forces!
Algéries, mes fantômes. Documentaire de Jean-Pierre Lledo (2004) Un cinéaste, à travers ses déambulations professionnelles rencontre d'autres émigrés, ses fantômes. Il les filme. La parole des femmes est plus naturaliste. La plus âgée lui raconte: Je n'ai rien à faire de la religion, ce qui m'interesse ce sont les gens, la personne! Avant quand les gitans faisait une fête, on venait avec sa guitare pour la gratter avec eux. On mangeait le mouton avec les musulmans, On participait aux Pâques juives! On partageait tout, même les poux, à la saison des poux! Devant son mari qui lui sert une portion d'omelette parmentier: Comment voulez-vous que l'on fasse un couscous pour deux? Comment voulez-vous que l'on fasse une paella pour deux?
Algéries, mes fantômes. Documentaire de Jean-Pierre Lledo (2004) Un cinéaste, à travers ses déambulations professionnelles rencontre d'autres émigrés, ses fantômes. Il les filme. La parole des femmes est plus naturaliste. La plus âgée lui raconte: Je n'ai rien à faire de la religion, ce qui m'interesse ce sont les gens, la personne! Avant quand les gitans faisait une fête, on venait avec sa guitare pour la gratter avec eux. On mangeait le mouton avec les musulmans, On participait aux Pâques juives! On partageait tout, même les poux, à la saison des poux! Devant son mari qui lui sert une portion d'omelette parmentier: Comment voulez-vous que l'on fasse un couscous pour deux? Comment voulez-vous que l'on fasse une paella pour deux?
Jean Gourmelin
Jean Gourmelin expose à partir du Jeudi 20 janvier 7 rue Campagne-Première dans le 14eme jusqu'au 25 février 2005
Danièle Delorme acceuille ses invités dans le bistrot qui jouxte sa galerie. Je ne me souvenais pas qu'elle avait d'aussi jolis yeux.
Depuis le temps que je vais aux expos de Gourmelin je pensais connaître tous ses dessins! Eh bien non! Il en sort toujours de derrière les fagots. Avec le recul on admire d'autant plus ce dessinateur pour son inspiration et la qualité du trait.
La rue Campagne Première me ramène à mes propres souvenirs de modèle, c'est dans ces ateliers que je posais pour Jean-Claude Bedard et Max Papart.
J'étais toujours en retard, ne pouvant me lever le matin, j'arrivais au mieux à 10h . Papart me disait: En plus je suis sûr que tu n'as pas pris ton petit déjeuner, je t'ai gardé un croissant et du café!
A midi tapant, Bédard sortait son cor de chasse et toute la cour savait qu'on allait déjeuner à la cantine des artistes, juste au coin du bd Montparnasse et de l'église; (maintenant c'est une banque)Le patron connaissait son monde, les élèves de la Grande Chaumière et quelques comédiens.
Madame Rose, ne laissait passer personne dans les ateliers qui n'avait pas son papier dessin et des crayons, elle nous protégeait ainsi des voyeurs. C'est dans son couloir que nous attendions en début de semaine, les peintres en recherche de modèle.Dans le relationnel, j'ai préféré ce métier à tout autre. Nous n'étions peut-être que des cruches, mais les peintres ne cassaient pas leurs cruches, s'il avaient à s'en servir durant des semaines.
mardi, janvier 18, 2005
La neige
La neige a nettoyé le ciel, Paris est beau!
Hier, on m'a demandé des nouvelles de Jacques Loew qui est mort il y a trente ans. J'ai rêvé que nous dormions ensemble, il était découvert, je remettais un bout de ma couette sur lui, ceci plusieurs fois. J'ai fini par lui carresser les épaules, sa peau était très douce, elle me rappelait celle de quelqu'un d'autre. Il s'est réveillé en érection, des jeux érotiques s'ensuivirent. Je lui ai demandé de jouir sur mon bout de sein droit. En me retrouvant dans la rue j'ai senti des plaques séchées de son sperme éparpillé sur ma peau, je les frottais comme pour enlever des écailles, en me demandant où je trouverais une douche.
J'ai rencontrée une ex-amie d'Evry, elle avait sur la tête la même chapka que moi, je n'ai pas sortie la mienne. Elle était toujours aussi jolie mais avec des yeux plus petits.
"-Tu es fatiguée?
-Ce qui me fatigue c'est que mon mari ne pense qu'à amasser des biens,il a peur de vieillir.
- Viens! je t'offre un café!
- Tu es folle c'est devenu terriblement cher, tout a augmenté! elle sortait du même lieu où je voulais faire des achats.
J'ai plusieurs paquets dont un sac à dos, je les dispose sur le vélo, mais je laisse tomber ma clef, elle est en métal doré, une vieille dame charmante qui veut la ramasser la pousse par inadvertance sous une voiture. Celle-ci continue à rouler mais la clef a disparue, rien dans les canivaux ni alentours, j'ai deux logements où sont éparpillées mes affaires, dans lequel aller en urgence?
Hier, on m'a demandé des nouvelles de Jacques Loew qui est mort il y a trente ans. J'ai rêvé que nous dormions ensemble, il était découvert, je remettais un bout de ma couette sur lui, ceci plusieurs fois. J'ai fini par lui carresser les épaules, sa peau était très douce, elle me rappelait celle de quelqu'un d'autre. Il s'est réveillé en érection, des jeux érotiques s'ensuivirent. Je lui ai demandé de jouir sur mon bout de sein droit. En me retrouvant dans la rue j'ai senti des plaques séchées de son sperme éparpillé sur ma peau, je les frottais comme pour enlever des écailles, en me demandant où je trouverais une douche.
J'ai rencontrée une ex-amie d'Evry, elle avait sur la tête la même chapka que moi, je n'ai pas sortie la mienne. Elle était toujours aussi jolie mais avec des yeux plus petits.
"-Tu es fatiguée?
-Ce qui me fatigue c'est que mon mari ne pense qu'à amasser des biens,il a peur de vieillir.
- Viens! je t'offre un café!
- Tu es folle c'est devenu terriblement cher, tout a augmenté! elle sortait du même lieu où je voulais faire des achats.
J'ai plusieurs paquets dont un sac à dos, je les dispose sur le vélo, mais je laisse tomber ma clef, elle est en métal doré, une vieille dame charmante qui veut la ramasser la pousse par inadvertance sous une voiture. Celle-ci continue à rouler mais la clef a disparue, rien dans les canivaux ni alentours, j'ai deux logements où sont éparpillées mes affaires, dans lequel aller en urgence?
lundi, janvier 17, 2005
Cinéma de Minuit France 3
Ah! Mon beau Mélo! Celui par qui le scandale arrive ( Vincente Minnelli 1960) C'est terrible qu'il faille veiller après minuit pour voir de tels films
L'après-midi j'avais été voir Le long voyage au cinéma l'Entrepôt, suivit d'un débat, ce fût un beau dimanche.
A voir du talent, on est régénéré, comme si tout n'était pas perdu.
L'après-midi j'avais été voir Le long voyage au cinéma l'Entrepôt, suivit d'un débat, ce fût un beau dimanche.
A voir du talent, on est régénéré, comme si tout n'était pas perdu.
samedi, janvier 15, 2005
Temps Libre Mairie du 3ème
Il y a deux films de Jacques Demy qui sont programmés:
Jeudi 12 mai 16h Les Parapluies de Cherbourg (1964)Jeudi 11 août 15h30 Les Demoiselles de Rochefort(1967)
vendredi, janvier 14, 2005
L'Avortement, un droit, un choix
Samedi 15 janvier, à 14H00, manifestation nationale, "l'avortement, un droit, un choix" , Place de la République, à l'occasion du 30ème anniversaire de la Loi Veil
Le droit à l’avortement a 30 ans:
Défendons une liberté sans cesse menacée!
Le 17 janvier 1975, les femmes, après des décennies de luttes, arrachaient enfin une avancée fondamentale de leur droit à disposer de leur corps : la Loi Veil légalisant l’avortement était votée au Parlement. Le droit à l’interruption volontaire de grossesse, c’est plus que jamais aujourd’hui notre affaire à toutes et à tous: chaque année plus de 200000 avortements sont pratiqués en France et on estime que près d’une femme sur deux y a recours dans sa vie.
Cependant 30 ans après, l’accès à l’IVG reste parfois difficile et ce droit essentiel reste constamment attaqué:
1- Des préjugés et des tabous tenaces, insuffisamment combattus sur la place publique, continuent à peser gravement dans le sens de la culpabilisation des femmes (comme de la restriction de la diffusion des pratiques contraceptives, première cause des avortements). Plus grave encore, on assiste à la résurgence active de mouvements sectaires et obscurantistes, souvent prétendument d’inspiration religieuse. A l’image des Etats-Unis, des « commandos anti-IVG » se livrent à des tentatives d’intimidation envers les femmes et les personnels médicaux. Des groupuscules tentent aussi de faire obstacle à l’éducation sexuelle à l’école comme dans les familles.
2– L’Union européenne et le projet de « constitution européenne » font également peser une menace sur la Loi française. 5 Etats de l’UE (Portugal, Irlande, Pologne, Chypre et Malte) proscrivent l’avortement. Avec les lobbys anti-avortement omniprésents à Bruxelles, ils exercent une pression continue sur les « institutions » européennes dans le sens d’une restriction des droits nationaux.
3– La pratique de l’IVG en France fait face, également et surtout, à des obstacles matériels et financiers croissants. L’IVG souffre particulièrement de la pénurie organisée de l’offre de soins et de la casse de notre système de santé et d’assurance maladie.
L’information et l’éducation sur l’IVG et la contraception restent parcimonieuses.
La faible tarification de l’IVG par la Sécu (très insuffisament revalorisé en juin 2004) dissuade les médecins et les cliniques de s’y consacrer. A Paris, 5 centres privés d’IVG sur 11 ont renoncé à cette activité. Aussi, l’été en particulier, avec les fermetures de lits, s’apparente à un véritable parcours de la combattante pour tenir les délais légaux (12 semaines depuis 2001).
De nombreux médecins s’inquiètent publiquement du déficit de formation et du risque de non renouvellement des professionnels: « Les médecins qui pratiquent l’avortement sont mal payés et mal reconnus » ou bien « sur sept années d’études de médecine, seules deux heures de cours sur la contraception seront imposées ».
Aussi nous appelons à la mobilisation unitaire du samedi 15 janvier 2005 et agissons auprès des pouvoirs publics:
l pour en finir avec le tabou et la culpabilisation.
l pour mettre en place des campagnes régulières d’information sur la contraception et l’avortement et donner des moyens renforcés pour la médecine scolaire.
l pour rembourser tous les moyens contraceptifs dont les pilules de “ nouvelles générations ”.
l contre la remise en cause du système public de santé.
l pour affirmer notre solidarité avec toutes les femmes privées du droit à l’avortement dans le monde.
Dans le 15ème arrondissement, dépourvu de tout centre d’IVG (225000 habitants), nous demandons l’ouverture d’un centre à l’Hôpital européen Georges Pompidou.
Si nous retournons en arrière, il y aura les femmes qui pourront aller avorter à l'étranger. Les autres, verront refleurir les faiseuses d'anges, ou pire, elles sortiront leurs aiguilles à tricoter jusqu'à pisser le sang dans la rue. J'ai vécu l'avant Veil, mon Solex faisait du tape-cul sur les pavés de la rue Vaugirard, la rue la plus longue de Paris, jusqu'à me délivrer dans un bidet. A propos, l'étape de Roubaix, L'Enfer du Nord, est suprimée, trop de casse parmi les coureurs. Je n'ose imaginer cette auto-boucherie pour la nouvelle génération. Nos hommes, confortés par la pilule ne pratique plus le retrait et refusent souvent de se mettre la ceinture en s'encapuchonnant le sexe d'un préservatif. On nous avait promis 40 millions de victimes du Sida, nous y voilà! Nous avons droit à la trilogie parfaite: MST-SIDA-Avortement illégal. C'est ce qui s'appelle La sélection naturelle.
De battre mon coeur s'est arrêté (Jacques Audiard)
Niels Arestrup est mon acteur de théâtre préféré, dommage qu'à part lui, qui bien qu'envelloppé garde une diction distincte, je ne comprends que le tiers de ce que disent les autres comédiens.La caméra suit les personnages à la Va!Comme je te pousse!Photo sombre. le héros joue à l'arraché, j'ai failli ne pas suivre. Puis, viennent les leçons de piano, la vietnamienne a beau jeu, elle ne parle pas français, les moments où elle crie plus fort que son élève qu'elle veut pacifier, sont drôles.L'histoire s'avère jolie.
jeudi, janvier 13, 2005
Vie Privée Vie Public
Marina Vlady reste bien l'une des plus belles femmes. Quand elle dit avec son charme slave qu'elle n'a plus l'âge des galipettes, on n'y croit pas. Mais surtout, débattre de leur couple comme l'on fait les autres, vantant leurs partenaires,par opposition Marina était un phare solitaire illuminant tout le débat.
Claude Berri m'a émue, disant que s'il n'y avait pas eu la maladie d'Anne-Marie,sa première femme, il serait probablement encore avec elle.
Et nous avons eu droit, comme à la cerise sur le gâteau, à Valérie Lagrange, quasiment une sainte.
Claude Berri m'a émue, disant que s'il n'y avait pas eu la maladie d'Anne-Marie,sa première femme, il serait probablement encore avec elle.
Et nous avons eu droit, comme à la cerise sur le gâteau, à Valérie Lagrange, quasiment une sainte.
mercredi, janvier 12, 2005
Théâtre du Rond-Point Sans Ascenseur
Une révélation, pour moi, cet acteur, Manuel Le Lièvre
La représentation se passait dans La salle Roland Topor,j'avais trop de réminicences sentimentales avec Topor-Sternberg pour trouver le texte de Sébastien Thiéry original. C'est le tort des humeurs.Je rappelle, pour la nouvelle génération, que Jacques Sternberg a été le premier à parler de Roland Topor dans Arts-Spectacles. S'en est suivi une amitié sans faille, Roland Topor a toujours illustré les livres de Sternberg disant à l'éditeur: De toute façon vous ne voudrez pas me payer le prix que je demanderais, autant le faire gratuit!
Je n'ai plus été à la table des Topor-Sternberg car j'ai vieillie, ils ont rafraîchi leur public.
La représentation se passait dans La salle Roland Topor,j'avais trop de réminicences sentimentales avec Topor-Sternberg pour trouver le texte de Sébastien Thiéry original. C'est le tort des humeurs.Je rappelle, pour la nouvelle génération, que Jacques Sternberg a été le premier à parler de Roland Topor dans Arts-Spectacles. S'en est suivi une amitié sans faille, Roland Topor a toujours illustré les livres de Sternberg disant à l'éditeur: De toute façon vous ne voudrez pas me payer le prix que je demanderais, autant le faire gratuit!
Je n'ai plus été à la table des Topor-Sternberg car j'ai vieillie, ils ont rafraîchi leur public.
mardi, janvier 11, 2005
Le pied
Moi qui ne rêve que de lever le pied, je clique avec la souris sur le compteur du blog; ainsi, chaque jour, je sais si j'ai été aux Amériques, en Italie où au Canada. Pour l'instant ne me chaud pas le voyage en Extrème-Orient, j'attends qu'il n'y ai plus de guerre, ce jour-là il fera chaud!
La photo
Il va falloir que j'achète un appareil numérique pour illustrer mes dires sur les personnages rencontrés. Puis apprendre tout le fourbis pour les mettre sur le blog!
La danse contemporaine
Je suis désolée de souvent m'ennuyer à la danse contemporaine, j'ai l'impression que les chorégraphes se mordent la queue. Seuls les documents d'archives d'il y a longtemps attestent d'une créativité. Mais c'est Jean Renoir qui l'a dit: Dans art, il y a artisan! Chacun n'a qu'un air, comme le sabotier qui fait toujours le même sabot en rabotant plus ou moins bien, nous n'avons qu'une chanson!
C'est pour cela que j'avais été fascinée par le court métrage de Jacques Demy: Le Sabotier du Val de Loire.
C'est pour cela que j'avais été fascinée par le court métrage de Jacques Demy: Le Sabotier du Val de Loire.
La gitane
En remontant les Champs Elysées, une gamine dont je ne peux définir la nationalité, mendie sans succès.Elle gesticule en rageant. Elle baisse la tête sur une bouche de métro, défait sa natte, et le souffle de cette bouche d'aération démêle une magnifique chevelure telle un oriflamme. On sent la provocation, puisque son côté enfantin n'a pas marché, elle révèle une féminité provocante.Et la nuit tombe...
En tout cas c'est un truc à garder ,laisser peigner ses cheveux par ce puissant courant d'air
(Photo de Jacques Loew, années 50)
En tout cas c'est un truc à garder ,laisser peigner ses cheveux par ce puissant courant d'air
(Photo de Jacques Loew, années 50)
lundi, janvier 10, 2005
Comme un Torrent (Minnelli)
Je suis restée pleurer à minuit dans Comme un Torrent. Cela n'a pas marché, il faut dire que les infos nous abreuvent d'orages, d'inondations, à un moment donné, il faut bien dormir.
Pinder 150 ans
Le patriarche dit: Le vrai cirque c'est le cirque où il y a des animaux! Le clou du spectacle c'est de voir les assistants courir avec une brouette pour que les pachidermes, quatre éléphants, fassent leurs déjections directement dans la bassine.
Des acrobates chinois à la perche et aux cerceaux sont éblouissants de précision. Un trapésiste brésilien fait trois sauts périlleux dans le vide avec une cagoule sur la tête. Pour le final ce groupe est déguisé en drag-queen, c'est moins drôle.
Les clowns et leurs tartes à la crème a faibli d'impact depuis le temps.
Il y a les lions, les lionnes, le tigre, tous ces fauves ensemble, une douzaine, marchent sous la baguette du dompteur.
Six chameaux nous donnent le mal de mer à l'idée de tourner avec eux entre leurs bosses.
Quarante sept chiens jouent entre eux.
Tout cela donne un sentiment d'opulence,j'aimerais bien avoir l'une de leur caravane.
Des acrobates chinois à la perche et aux cerceaux sont éblouissants de précision. Un trapésiste brésilien fait trois sauts périlleux dans le vide avec une cagoule sur la tête. Pour le final ce groupe est déguisé en drag-queen, c'est moins drôle.
Les clowns et leurs tartes à la crème a faibli d'impact depuis le temps.
Il y a les lions, les lionnes, le tigre, tous ces fauves ensemble, une douzaine, marchent sous la baguette du dompteur.
Six chameaux nous donnent le mal de mer à l'idée de tourner avec eux entre leurs bosses.
Quarante sept chiens jouent entre eux.
Tout cela donne un sentiment d'opulence,j'aimerais bien avoir l'une de leur caravane.
dimanche, janvier 09, 2005
Anne-Marie Rassam
Chaque fois que j'entends parler de Claude Berri, je pense avec tristesse à sa première femme, Anne-Marie Rassam. Un jour, à la terrasse du Flore, elle m'a agrippé le bras avec nervosité. Je l'avais entrevue lors de tournages de son mari qu'elle accompagnait, moi, au bras ( si je puis dire, car nous ne nous prenions jamais le bras en public) de son opérateur Ghislain Cloquet. Je trouvais cette femme extrèmement simple et discrète, cela me touchait, je lui ai vendu mon livre Une chambre pour un moment (Denoël). Le fait que j'y parle de mon séjour à Saint Anne a fait tilt. Je suis restée à son chevet durant un an. Elle n'était pas malade organiquement, seulement très exaltée et révoltée d'être éloignée de toute activité professionnelle après avoir été la productrice de son ex-mari.Elle habitait une ravissante petite maison dans une cour, face à La Chambre des Députés dans laquelle elle se barricadait de peur qu'on ne vienne la chercher pour l'emmener de nouveau disait-elle, dans un hôpital psychiatrique. Je n'ai jamais vu personne frapper à la porte hormis ses rares invités. Pour la rassurer, je dormais aux pieds de son lit ou dans la chambre du bas afin d'éviter les sonoritées d'une télé sans laquelle elle ne pouvait s'endormir. Anne-Marie, de peur d'être abandonnée, avait un art consommé de vous retenir, vous racontant une vie fabuleuse, entre son métier de cinéma et sa culture orientale due à un père diplomate. Je ne savais rien de ce qui était vrai, mais j'étais fascinée par sa mémoire et cette vie flamboyante entre Hollywood et les studios parisiens.Au bout d'un an, elle s'est lassée de ce que je ne faisais rien, ne touchais à rien, sauf d'aller aux courses longtemps afin de sortir de cette atmosphère confinée
samedi, janvier 08, 2005
La Bête de Gévaudan
Les loups sont bien photogéniques n'est-ce pas Dominique Brabant, vous qui êtes le chef-opérateur du film La Bête de Gévaudan.
Plan insolite: Un homme perd la raison quand sa femme est égorgée par la bête. Il tue la louve et la prend dans ses bras, la berçant comme il l'aurait fait avec la dépouille de sa compagne.
Plan insolite: Un homme perd la raison quand sa femme est égorgée par la bête. Il tue la louve et la prend dans ses bras, la berçant comme il l'aurait fait avec la dépouille de sa compagne.
vendredi, janvier 07, 2005
Double Je (Bernard Pivot)
Qu'il doit être doux d'avoir une conversation introspective face à un Bernard Pivot, dans un cadre intimiste, loin des tablées où les gens ne lâchent pas le crachoir de peur d'être évincés. La gourmandise de toutes intelligences de Pivot nous donne à goûter de toute forme d'art, c'est un spectacle en soi.
Le Lauréat (Dustin Hoffman- Mike Nichols 1967)
En zappant sur Arté, au premier plan avec Dustin Hoffman je vois qu'il s'agit du film Le Lauréat (1967), comme quoi...
jeudi, janvier 06, 2005
les trois coups
J'essaie de taper les trois coups comme au théâtre en envoyant à dix animateurs télé une impression de mon blog.
Le nouvel An
Les fêtes sont passées, mon cafard aussi...
Je me trompe d'autobus, le 31 me balade de l'Etoile jusqu'à la gare de l'Est en passant par le 18 ième, je me dis chic! Paris by night! Il pleut, la chaussée est si luisante qu'elle fait tort aux néons des vitrines,les vêtements sont laids et les gens baissent le nez sous le crachin, rien de très sexy, Il est cinq heures, la nuit tombe, que des silhoutes pressées dans la rue; J'attendrais le Printemps pour faire ma virée avec le PC de Maillot à la Porte d'Auteuil voir de la verdure, et les jardins privatifs de ceux du 16 ieme fleuris. Vous voyez que je connais mon sujet!
Je me trompe d'autobus, le 31 me balade de l'Etoile jusqu'à la gare de l'Est en passant par le 18 ième, je me dis chic! Paris by night! Il pleut, la chaussée est si luisante qu'elle fait tort aux néons des vitrines,les vêtements sont laids et les gens baissent le nez sous le crachin, rien de très sexy, Il est cinq heures, la nuit tombe, que des silhoutes pressées dans la rue; J'attendrais le Printemps pour faire ma virée avec le PC de Maillot à la Porte d'Auteuil voir de la verdure, et les jardins privatifs de ceux du 16 ieme fleuris. Vous voyez que je connais mon sujet!
mardi, janvier 04, 2005
Le Promeneur du Champ de Mars (Mitterrand- Bouquet)
C'est fait, j'ai eu mes vaccins de rappel, quelques mots de personnes toujours tapies chez elles, faudra faire avec pour l'année! Cela me fait penser au film: Et la tendresse bordel!
68 avait réussi à faire sortir les gens dans la rue.
Avant la projection du film Le Promeneur du champ de Mars, nous craignions de ne pas retrouver l'image de notre Président. Une étrange alchimie s'est faite entre le talent d'acteur de Michel Bouquet et l'intelligence machiavélique des propos de François Mitterrand. Ces deux personnages se superposent comme en surimpression sans jamais se gèner. L'acteur se délecte des mots du Président avec une ironie malicieuse sans jamais l'imiter, gardant son timbre propre. Cette sincérité conserve une force fascinante à l'homme d'Etat en fin de parcours de vie, qui le sait, et fait mine de s'en amuser. Nous rions à chaque phrase, dans le noir de la salle nous ne pouvions les consigner.La mise en scène extrèmement rigoureuse de Robert Guédiguian, sans aucun effet ni trucage, ajoute de la crédibilité à cette rencontre entre un acteur et son modèle, lequel dit un moment: Je voudrais partir par le haut! Ce film est aussi haut en couleur qu'un certain Becket.
Pour faire un mauvais jeu de mot, je dirais: Il y a du Bouquet dans l'ère de Mitterrand.
68 avait réussi à faire sortir les gens dans la rue.
Avant la projection du film Le Promeneur du champ de Mars, nous craignions de ne pas retrouver l'image de notre Président. Une étrange alchimie s'est faite entre le talent d'acteur de Michel Bouquet et l'intelligence machiavélique des propos de François Mitterrand. Ces deux personnages se superposent comme en surimpression sans jamais se gèner. L'acteur se délecte des mots du Président avec une ironie malicieuse sans jamais l'imiter, gardant son timbre propre. Cette sincérité conserve une force fascinante à l'homme d'Etat en fin de parcours de vie, qui le sait, et fait mine de s'en amuser. Nous rions à chaque phrase, dans le noir de la salle nous ne pouvions les consigner.La mise en scène extrèmement rigoureuse de Robert Guédiguian, sans aucun effet ni trucage, ajoute de la crédibilité à cette rencontre entre un acteur et son modèle, lequel dit un moment: Je voudrais partir par le haut! Ce film est aussi haut en couleur qu'un certain Becket.
Pour faire un mauvais jeu de mot, je dirais: Il y a du Bouquet dans l'ère de Mitterrand.
lundi, janvier 03, 2005
Le pont
Ce pont infernal entre le réveillon de Noël et du jour de l'An où l'on recence ce qu'il nous reste d'amis: A voir, rien ni personne! Pour téléphoner, toujours ceux qui s'acquittent de ce devoir, ils ont beau jeu maintenant avec les SMS, ils ne donnent même plus de la voix, ainsi ils n'ont pas à se soucier de vos coups de gueules.
Avec un oeuf, je me suis dit qu'un rescapé pouvait peut-être tenir un jour, alors j'ai fait le pont avec ceux d'Asie, ne mangeant qu'un oeuf par jour.Eux, ont avalè du sable, j'ai mis la tête sous le sable.
Imprégnée d'un nouveau savoir sur les tsunamis une écolière de 10 ans a sauvé une centaine de personne en annonçant la lame.
Avec un oeuf, je me suis dit qu'un rescapé pouvait peut-être tenir un jour, alors j'ai fait le pont avec ceux d'Asie, ne mangeant qu'un oeuf par jour.Eux, ont avalè du sable, j'ai mis la tête sous le sable.
Imprégnée d'un nouveau savoir sur les tsunamis une écolière de 10 ans a sauvé une centaine de personne en annonçant la lame.
vendredi, décembre 31, 2004
Laurent Ruquier and compagnie
Hier soir, j'ai préféré les gags express de On a tout essayé aux sketchs attendus des mêmes compères dans une soirée pastiche télé.
les fêtes
D.Blanck
Draft
Je ne vais pas à la mer, les ruelles sont trop étroites, tous seraient témoins de ma solitude pour les fêtes. Dans mon grenier, seul mon lit atteste que je suis seule. C'est comme à l'hôpital, les draps deviennent fétides des suées nocturnes, je ne sait quand ils deviendront des linceuls. Des sursauts me font quitter ce havre privatif pour me forcer à l'air, à l'eau des piscines, aux ordinateurs de mon quartier où des jeunes moniteurs esclaves de notre méconnaissance s'agacent.
Mes amis s'enlisent dans la vieillerie et ses bobos; ils sont tels des convalescents chroniques, pas préssés de sortir.
Savez-vous qu'il y a très exactement un an que nous nous sommes vus!
Ne les reverrai-je que les pieds devant? Ce n'est pas une désaffection sentimentale, ils n'aspirent plus à l'air frais. L'un, c'est un kiné qui appuie sur ses poumons. L'autre, son pied refuse le sol. Un autre, sa prostate se laisse grossir par un cancer. Un autre, le coeur étreint, passe l'hiver au chaud dans les îles. Mon dernier garde son énergie tumultueuse pour le parti.
L'hystérie n'est que dans les mots pour me garder dans l'attente, que je m'énerve encore à leur souvenir comme dans les rêves récurrents,à chacun son truc!
Mon sommeil lui, a sa propre fantaisie, impossible de le contrôler par une nourriture adéquate, une hygiènne quotidienne,des pensées positives. Ses caprices n'ont pas l'air d'être liés à des agents extérieurs, mes frustrations se font plus de jour que la nuit. Je me refroidis les idées par du gel dans l'entrejambe afin de rentrer vièrge dans le sommeil. Ou je dors tôt jusqu'à 3h. et c'est fini, ou je ne m'endors qu'après 5h du matin sans ennui d'avoir vu des émissions interêssantes.
Draft
Je ne vais pas à la mer, les ruelles sont trop étroites, tous seraient témoins de ma solitude pour les fêtes. Dans mon grenier, seul mon lit atteste que je suis seule. C'est comme à l'hôpital, les draps deviennent fétides des suées nocturnes, je ne sait quand ils deviendront des linceuls. Des sursauts me font quitter ce havre privatif pour me forcer à l'air, à l'eau des piscines, aux ordinateurs de mon quartier où des jeunes moniteurs esclaves de notre méconnaissance s'agacent.
Mes amis s'enlisent dans la vieillerie et ses bobos; ils sont tels des convalescents chroniques, pas préssés de sortir.
Savez-vous qu'il y a très exactement un an que nous nous sommes vus!
Ne les reverrai-je que les pieds devant? Ce n'est pas une désaffection sentimentale, ils n'aspirent plus à l'air frais. L'un, c'est un kiné qui appuie sur ses poumons. L'autre, son pied refuse le sol. Un autre, sa prostate se laisse grossir par un cancer. Un autre, le coeur étreint, passe l'hiver au chaud dans les îles. Mon dernier garde son énergie tumultueuse pour le parti.
L'hystérie n'est que dans les mots pour me garder dans l'attente, que je m'énerve encore à leur souvenir comme dans les rêves récurrents,à chacun son truc!
Mon sommeil lui, a sa propre fantaisie, impossible de le contrôler par une nourriture adéquate, une hygiènne quotidienne,des pensées positives. Ses caprices n'ont pas l'air d'être liés à des agents extérieurs, mes frustrations se font plus de jour que la nuit. Je me refroidis les idées par du gel dans l'entrejambe afin de rentrer vièrge dans le sommeil. Ou je dors tôt jusqu'à 3h. et c'est fini, ou je ne m'endors qu'après 5h du matin sans ennui d'avoir vu des émissions interêssantes.
jeudi, décembre 30, 2004
Le désastre
C'est à pleurer ce désastre, voir les pauvres gens de la côte abandonnés à leur tragédie,avoir tout perdu de leur lieu de vie, leurs proches, et sans secours contre la faim, la peur. Il restent sur place comme des insectes accrochés aux débris.
Les touristes eux sont rapatriés par les tours opérators quand on les retrouve, mais les gens du pays pour qui c'est la fin du monde, cette portion d'une terre dévastée innaccéssible aux secours!
Les touristes eux sont rapatriés par les tours opérators quand on les retrouve, mais les gens du pays pour qui c'est la fin du monde, cette portion d'une terre dévastée innaccéssible aux secours!
Le jour de l'an
Je ne vais pas à la mer, les ruelles sont trop étroites, tous seraient témoins de ma solitude pour les fêtes. Dans mon grenier, seul mon lit atteste que je suis seule. C'est comme à l'hôpital, les draps deviennent fétides des suées nocturnes, je ne sais quand ils deviendront des linceuls. Des sursauts me font quitter ce havre privatif pour me forcer à l'air, à l'eau des piscines, aux ordinateurs de mon quartier où des jeunes moniteurs esclaves de notre méconnaissance s'agacent.
Mes amis s'enlisent dans la vieillerie et ses bobos; ils sont tels des convalescents chroniques, pas préssés de sortir.
Savez-vous qu'il y a très exactement un an que nous nous sommes vus!
Ne les reverrai-je que les pieds devant? Ce n'est pas une désaffection sentimentale, ils n'aspirent plus à l'air frais. L'un, c'est un kiné qui appuie sur ses poumons. L'autre, son pied refuse le sol. Un autre, sa prostate se laisse grossir par un cancer. Un autre, le coeur étreint, passe l'hiver au chaud dans les îles. Mon dernier garde son énergie tumultueuse pour le parti.
L'hystérie n'est que dans les mots pour me garder dans l'attente, que je m'énerve encore à leur souvenir comme dans les rêves récurrents,à chacun son truc!
Mon sommeil lui, a sa propre fantaisie, impossible de le contrôler par une nourriture adéquate, une hygiènne quotidienne,des pensées positives. Ses caprices n'ont pas l'air d'être liés à des agents extérieurs, mes frustrations se font plus de jour que la nuit. Je me refroidis les idées par du gel dans l'entrejambe afin de rentrer vièrge dans le sommeil. Ou je dors tôt jusqu'à 3h. et c'est fini, ou je ne m'endors qu'après 5h du matin sans ennui d'avoir vu des émissions interêssantes.
Mes amis s'enlisent dans la vieillerie et ses bobos; ils sont tels des convalescents chroniques, pas préssés de sortir.
Savez-vous qu'il y a très exactement un an que nous nous sommes vus!
Ne les reverrai-je que les pieds devant? Ce n'est pas une désaffection sentimentale, ils n'aspirent plus à l'air frais. L'un, c'est un kiné qui appuie sur ses poumons. L'autre, son pied refuse le sol. Un autre, sa prostate se laisse grossir par un cancer. Un autre, le coeur étreint, passe l'hiver au chaud dans les îles. Mon dernier garde son énergie tumultueuse pour le parti.
L'hystérie n'est que dans les mots pour me garder dans l'attente, que je m'énerve encore à leur souvenir comme dans les rêves récurrents,à chacun son truc!
Mon sommeil lui, a sa propre fantaisie, impossible de le contrôler par une nourriture adéquate, une hygiènne quotidienne,des pensées positives. Ses caprices n'ont pas l'air d'être liés à des agents extérieurs, mes frustrations se font plus de jour que la nuit. Je me refroidis les idées par du gel dans l'entrejambe afin de rentrer vièrge dans le sommeil. Ou je dors tôt jusqu'à 3h. et c'est fini, ou je ne m'endors qu'après 5h du matin sans ennui d'avoir vu des émissions interêssantes.
mercredi, décembre 29, 2004
Zoo de Doué La Fontaine
Documentaire émouvant sur la vie des soigneurs dans le Zoo de Doué La Fontaine. Ils espèrent réussir à accoupler une femelle guépard à un mâle venu d'ailleurs.Puis, ils attendent que la mère mette bas, et voilà quatre bébés, quel succès pour ce petit zoo où transitent les bêtes avant que d'être rendues à une semi liberté dans un parc national. Leur problème c'est de ne pas s'attacher aux animaux,tout en s'occupant au mieux d'eux, car leur affect est très touché en cas de départ ou de décès.
mardi, décembre 28, 2004
Gerard Depardieu
En jouant Volpone d'une façon intimiste, avec une voix douce,Gérard Depardieu devrait réconcilier le public avec les classiques. Notre belle jeunesse qui ne sait s'exprimer qu'en éructant, apprendrait la musicalité de la langue française.
lundi, décembre 27, 2004
Noël
Noël est passé comme une lettre à la poste. Je me suis couchée, et ne me suis relevée que lorsque le danger de festoyer était passé.
Drucker-Bardot
Le talent d'actrice et la grâce absolue de BB a été reconfirmée ce dimanche.Ce n'est pas Arielle Lomballe qui peut la concurencer en chantant " Harley Davidson" Brigitte à une sensualité naturelle qui n'a rien à voir avec le manièrisme d'Arielle. Cela aurait été amusant si, à l'instar de Jean-Luc Godard qui avait marché sur les mains pour lui faire oter sa choucroute dans Le Mépris, Michel Drucker en avait fait autant pour lui faire enlever son maquillage des yeux qui n'est plus de saison. Nous aurions vu l'oeil nu de notre BB nationale, elle qui se plaignait d'avoir été victime de son image. N'empêche qu'à la fin de l'émission, après nous avoir bien bassiné avec ses animaux, elle a exquisé quelques ports de bras au son des violons,avec une lueur heureuse dans les yeux qui traversait le fard noir.
La précieuse ridicule
En sortant de chez Gibert où je viens d'acheter un agenda,je rencontre traversant la rue, Marianne qui va chez le même Gibert. Elle n'a pas le temps d'un café, mais raconte que mes voisins sont en voyage. Le troisième est le quartier branché de Paris, vous vous croisez au Franprix! Il parait que tu tiens un journal sur internet!
La tchatche entre le 15ème et le 3ème fonctionne toujours, c'est ce qu'elle veut que je sache, sous entendant qu'elle ne me lit pas mais qu'elle, reste amie avec des webmestres.
Toujours cette façon de me mettre en infériorité par rapport à ses relations ou son activité quelconque.
Il n'y a que des homosexuels pour s'amuser du snobisme d'une petite bonne femme qui se croit d'une extrème sophistication.
Les charmeurs sont frustrants toute leur vie, quand ils ne sont pas castrants. Cela me rappelle ma soeur:
"-Comment je pourrais te séduire?
-Le problème c'est que tu ne veux que séduire!
La tchatche entre le 15ème et le 3ème fonctionne toujours, c'est ce qu'elle veut que je sache, sous entendant qu'elle ne me lit pas mais qu'elle, reste amie avec des webmestres.
Toujours cette façon de me mettre en infériorité par rapport à ses relations ou son activité quelconque.
Il n'y a que des homosexuels pour s'amuser du snobisme d'une petite bonne femme qui se croit d'une extrème sophistication.
Les charmeurs sont frustrants toute leur vie, quand ils ne sont pas castrants. Cela me rappelle ma soeur:
"-Comment je pourrais te séduire?
-Le problème c'est que tu ne veux que séduire!
vendredi, décembre 24, 2004
Face à Face du 13h. France2
Impossible dialogue entre un homme qui dénonce les abus du marché de Noël (bafrages, boissons, cadeaux) par des foyers qui s'en donnent les moyens juste pour les fêtes, et Monseigneur G...qui prêche pour le jour de la nativité, bien que virtuel.
Bonne conscience des religieux, des politiques et du particulier juste ce jour là, le pauvre est pauvre toute l'année! dit le premier
Le Christ en venant sur terre comme homme rend sa dignité à chacun de nous! dit l'autre.
Bonne conscience des religieux, des politiques et du particulier juste ce jour là, le pauvre est pauvre toute l'année! dit le premier
Le Christ en venant sur terre comme homme rend sa dignité à chacun de nous! dit l'autre.
Henry Salvator Traffic-Music
Quand Henry Salvator raconte dans un grand rire qu'il mettait le feu à la salle, nous en avons eu la preuve avec ce document d'archive, lui et Ray Charles dans le blues du dentiste qui n'est que le plombier. Et c'était effectivement cruel de la part de Guillaume Durand, comme l'a dit le jeune chanteur invité à chanter en live après ce morceau d'anthologie. C'était gentil et propre, pas d'étincelle de folie.
jeudi, décembre 23, 2004
L'agenda
Aucune agape ne se dessine, je vais m'occuper à recopier des adresses sur un nouvel agenda.
Sûre de ne pas être en rivalité avec la drague de JS,pour la première fois je déjeune seule au Café du Flore d'un oeuf au plat.
Sûre de ne pas être en rivalité avec la drague de JS,pour la première fois je déjeune seule au Café du Flore d'un oeuf au plat.
mardi, décembre 21, 2004
La neige
La neige incite à l'hibernage, le problème ce sont les programmes télés. Sortira sortira pas.
lundi, décembre 20, 2004
La Tour Eiffel
C'est quelque chose que de monter tous ces glaçons par ascenseur pour refroidir le plancher de la tour. Cela me rappelle un amoureux qui me disait lorsque l'on flirtait, Ne faites pas la tour Eiffel, vous poussez les fesses en arrière!
Café des Phares
J'y vais à ce café comme on sortirait de la messe, le dimanche, voir des gueules, entendre des mots. Thème du jour à ce café philo. J'ai lu tous les livres et la chair est triste (Mallarmé)
Mallarmé lui montre la lune, il regarde le doigt!
Aujourd'hui les gens sont des touristes, pas des voyageurs, le touriste a son billet de retour!
On part avec soi, on ne change pas!
Le mot tue la chose! (Freud)
La culture peut être un paravent, : je sais, donc je ne fais pas!
Permets-moi de dire, par petits confettis!
Faut-il qu'il fut bien mal-armé pour que la chair soit triste!
Les psys distinguent la parole pleine de la parole vide!
Le vide, le point d'horreur! (Lacan)
C'est la première fois en quinze ans qu'un voisin m'a invitée à prendre un café pour continuer la discution dans un autre établissement.
Mallarmé lui montre la lune, il regarde le doigt!
Aujourd'hui les gens sont des touristes, pas des voyageurs, le touriste a son billet de retour!
On part avec soi, on ne change pas!
Le mot tue la chose! (Freud)
La culture peut être un paravent, : je sais, donc je ne fais pas!
Permets-moi de dire, par petits confettis!
Faut-il qu'il fut bien mal-armé pour que la chair soit triste!
Les psys distinguent la parole pleine de la parole vide!
Le vide, le point d'horreur! (Lacan)
C'est la première fois en quinze ans qu'un voisin m'a invitée à prendre un café pour continuer la discution dans un autre établissement.
Fred Astaire Arté
Soirée thématique sur Fred Astaire. Je n'ai pas voulu perdre un pas! Si l'on veut prendre son pied il faut revoir Fred Astaire et Cyd Charisse dans Tous en scène! de Vincente Minnelli. On attend ce duo du truand dans un bar vampirisé par une mauvaise femme: terriblement sexy!
Et quand à la fin il recoit un baiser d'amour,j'ai failli pleurer, comme si je perdais un homme de ma vie.
Et quand à la fin il recoit un baiser d'amour,j'ai failli pleurer, comme si je perdais un homme de ma vie.
Bernadette Lafont, belle,belle!
Bernadette Lafont joue Ecrits d'amour. Toujours cette grande présence physique, et une énergie farouche, martelant chaque phrase avec une mimique gourmande qui vaut plus que le texte. On se nourrit de sa beauté et de son sourire narquois.
Nous nous étions rencontrées lors d'un festival de films à Belfort, nous étions côte à côte dans un bar à vins.J'ai été séduite par sa finesse et son érudition.
Nous nous étions rencontrées lors d'un festival de films à Belfort, nous étions côte à côte dans un bar à vins.J'ai été séduite par sa finesse et son érudition.
samedi, décembre 18, 2004
Avner l'Excentrique -Théâtre Fontaine
Avner l'excentrique le refus de la gravité. Un grand homme au visage tendre affublé d'une longue barbe grise postiche. C'est avec élégance qu'il balaie le plateau, perdant son chapeau à chaque fois qu'il laisse tomber un objet: ses accessoires sont les objets de tous les jours. C'est par maintes acrobaties qu'il remet toujours son chapeau sur la tête. Chaque geste est un gag, sans un mot, avec des tours de passe passe d'illusioniste et la simplicité des mimiques d'un clown soit-disant maladroit. Nous étions charmés et ravis de pouvoir rire tels les enfants. Avner n'a eu qu'un mot à la fin pour son public: Merci! C'est nous qui lui sommes redevables.
vendredi, décembre 17, 2004
Mon beau sapin!
Mon beau sapin!Si l'on ne peux plus chanter ce chant de Noël! Dans une école, certains élèves ont protesté contre ce bel ornement disant avec une logique certaine que si l'on refusait le foulard islamique, il n'y avait pas de raison, l'arbre de Noël est aussi un emblème religieux.( A part que celà vient d'une coutume paienne acceptée depuis peu par l'église). Le directeur de l'école a obtempéré, retirant l'objet à polémique, pour se voir, comme il le dit, "enguirlandé" par d'autres élèves qui ont orné un sapin dans la cour. Si on nous retire Noël, puis Pâques, et quoi d'autre encore! ont-ils dit. D'ici à ce que nos enfants d'autres coutumes religieuses réclament leurs fêtes fériées, cela fera beaucoup de vacances. Je ne leur jeterais pas la pierre, j'ai toujours pratiqué l'école buissonnière.
jeudi, décembre 16, 2004
Rien, Voilà l'Ordre" de Jacques Baratier.
"Rien, Voilà l'Ordre" de Jacques Baratier.
Chaque phrase du film j'aurais voulu pouvoir l'écrire sur le champ dans le noir de la salle. C'est le plus bel éloge sur la folie que Jacques Baratier a tourné. Une phase pourrait résumer celui-ci:"Derrière chaque malade, cherchez le poête!" Le cinéaste a beaucoup fréquenté la clinique de La Borde, créee par un cheptel de spys communistes dans les années soixante. La liberté y était de mise, à peine une camisole chimique, ça caracolait dans le parc, les peintres avaient leurs ateliers. Le théâtre, que Jean-Batiste Thiérré leur faisait jouer, permettait au double de chaque personnalité de se révéler. J'ai retrouvé cette jubilation dans ce film d'un jeune poête fou de quatre-vingt-six ans. Je n'ai jamais douté que Baratier fût notre chantre nationnal, mais je ne pouvais imaginer qu'il eut encore une telle vitalité d'expression artistique. Je lui en voudrais toujours de ne pas m'avoir fait faire de la figuration parmi les patients de la clinique Rhien. Mais il a été parfaitement servi par ses amis et interprêtes. Sa lucidité dans la vie courante, m'a toujours fait rire. Sa légèreté est l'élégance suprême. Alors qu'hier j'étais désespérée d'envisager pour un proche avenir une maison de retraite, je veux bien me réfugier dans la folie pour être admise dans un tel établissement. Cela serait le plus grand luxe de ma vie.
Chaque phrase du film j'aurais voulu pouvoir l'écrire sur le champ dans le noir de la salle. C'est le plus bel éloge sur la folie que Jacques Baratier a tourné. Une phase pourrait résumer celui-ci:"Derrière chaque malade, cherchez le poête!" Le cinéaste a beaucoup fréquenté la clinique de La Borde, créee par un cheptel de spys communistes dans les années soixante. La liberté y était de mise, à peine une camisole chimique, ça caracolait dans le parc, les peintres avaient leurs ateliers. Le théâtre, que Jean-Batiste Thiérré leur faisait jouer, permettait au double de chaque personnalité de se révéler. J'ai retrouvé cette jubilation dans ce film d'un jeune poête fou de quatre-vingt-six ans. Je n'ai jamais douté que Baratier fût notre chantre nationnal, mais je ne pouvais imaginer qu'il eut encore une telle vitalité d'expression artistique. Je lui en voudrais toujours de ne pas m'avoir fait faire de la figuration parmi les patients de la clinique Rhien. Mais il a été parfaitement servi par ses amis et interprêtes. Sa lucidité dans la vie courante, m'a toujours fait rire. Sa légèreté est l'élégance suprême. Alors qu'hier j'étais désespérée d'envisager pour un proche avenir une maison de retraite, je veux bien me réfugier dans la folie pour être admise dans un tel établissement. Cela serait le plus grand luxe de ma vie.
Merci!
Savoir dire merci c'est reconnaitre l'autre; les gens qui usent des services de sulbaternes connaissent très bien le truc, ils disent merci plutôt deux fois qu'une, on n'a plus rien à leur refuser.
Les Dix Commandements Elie Chouraqui Mairie du 3ième
Parfois j'oublie que c'est jeudi et que je n'ai que ça à faire, faire mon nid en creux dans mon quartier. Aujourd'hui donc, Les Dix Commandements. J'adore les péplums, mais ce film est une représentation théâtrale. La mise en scène est très sophistiquée, beaucoup d'éclairages crépusculaires. Tout le monde il est beau, chante et danse bien. J'ai eu du mal à suivre l'intrigue, car le livret est la même rengaine du début à la fin. C'est souvent le défaut des comédies musicales modernes, pas d'airs, que l'on retienne. Ah! Nos petites opérettes d'antan! C'était moins osé, mais cela avait du piquant. J'avoue m'être ennuyée.
Salope!
Dans un café où tout le monde était serré, une femme bousculée à traité l'autre de Salope! Comme celle-ci était noire, elle l'a très mal pris.
mercredi, décembre 15, 2004
Catherine Robbe-Grillet Mots de Minuit
L'autre nuit, nous avons vu en chair, si l'on peut dire Catherine Robbe-Grillet. La dernière fois, elle s'était présentée à l'émission de Bernard Pivot masquée par un voile, avec de long gants noirs pour parfaire la mystification. C'était ridicule. Pivot parlait d'un ton goguenard de sa robe, sous entendu: (Robbe-Grillet).
Nous avons eu enfin droit à voir ses yeux un peu trop brillants, son sourire légèrement carnasier, accentué par le commentaire de l'animateur qui la présentait comme étant une femme à la sexualité Hors normes! il a dù le répéter plusieurs fois comme pour nous persuader qu'il nous montrait un phénomène de foire.
"Vous êtes une femme à la sexualité hors normes!
-Vous savez, il y a beaucoup plus de ménagères que l'on ne croit qui aiment bien se faire battre par leur compagnon!
J'aurai pù me laisser séduire par son mari Alain Robbe-Grillet, intelligent et brillant, mais pas par une femme ordinaire, ce qu'elle suggère être. Les spécialistes de ceci ou cela, comme les collectionneurs de timbres sont ennuyeux pour ceux qui n'ont pas les mêmes envies, d'autant qu'ils sont insistants, sûrs de nous ouvrir les portes magiques du plaisir extrème.
Nous avons eu enfin droit à voir ses yeux un peu trop brillants, son sourire légèrement carnasier, accentué par le commentaire de l'animateur qui la présentait comme étant une femme à la sexualité Hors normes! il a dù le répéter plusieurs fois comme pour nous persuader qu'il nous montrait un phénomène de foire.
"Vous êtes une femme à la sexualité hors normes!
-Vous savez, il y a beaucoup plus de ménagères que l'on ne croit qui aiment bien se faire battre par leur compagnon!
J'aurai pù me laisser séduire par son mari Alain Robbe-Grillet, intelligent et brillant, mais pas par une femme ordinaire, ce qu'elle suggère être. Les spécialistes de ceci ou cela, comme les collectionneurs de timbres sont ennuyeux pour ceux qui n'ont pas les mêmes envies, d'autant qu'ils sont insistants, sûrs de nous ouvrir les portes magiques du plaisir extrème.
mardi, décembre 14, 2004
Le Conservatoire: Arts et mouvement.
Une ravissante salle de spectacle au Conservatoire de Paris. Michèle Nadal a fait danser ce samedi 12 décembre les amateurs de diverses associations: Arts et Mouvements etc...Sur l'écran,comme en surimpression, des documents sur Mistinguet, Fred Astaire et d'autres monstres sacrés de l'époque qui continuent à nous enchanter par leur grâce et leur énergie. Cette soirée était dédié à Jean-Pierre Miquel, disparu il y a un an, qui entre deux mises en scène, avait présidé durant une décénie à l'avenir des jeunes apprentis comédiens de talent auquels Michelle Nadal devait insufler l'art de la danse.
Cela m'émeut toujours de voir des amateurs se donner tant de peine pour répéter en plus de leur travail professionnel. Quand Michèle leur offre un écrin pareil pour se produire, ils ont tout lieu de se sentir heureux.
Michèle Nadal dans un grand battement. C'est sur le film French Cancan de Jean Renoir que nous nous étions croisées...
Cela m'émeut toujours de voir des amateurs se donner tant de peine pour répéter en plus de leur travail professionnel. Quand Michèle leur offre un écrin pareil pour se produire, ils ont tout lieu de se sentir heureux.
Michèle Nadal dans un grand battement. C'est sur le film French Cancan de Jean Renoir que nous nous étions croisées...
lundi, décembre 13, 2004
Repas fraternel de la section du 15ième
C'est curieux d'être réveillée un dimanche matin de froidure par la voix ironique d'Emile Torner, et de traverser le périf' à pied de la porte de Vanves à Malakof, même les voitures ont l'air endormies.
Aider l'équipe à mettre la table, bien manger, danser et chanter des chansons polissones de Pierre Peret. Ce sont des plaisirs basiques qui ne mangent pas de pain, pas de prises de têtes, ni de bec, le sourire est large. J'éprouve une joie enfantine d'être invitée annuellement par cette tornade tonitruante qui cascade en rires ses moindres blagues: Emile Torner; Il court de banc en banc, flirte avec nous toutes tel un papillon qui se brûlerait de nous avoir allumées. Il n'en oublie ni de manger, ni de boire, ni de danser, ni de réclamer les sous pour le repas,ni de me présenter afin que je vende quelques livres. Que faites vous pour Noel? Moi, si je n'ai pas de projet, j'irais manger avec les SDF!Sur la piste, la petite vedette, c'est Eva qui danse si bien que la plupart du temps,c'est elle qui conduit:
"- Comment fais-tu pour si bien danser?
- Il faut que tu laisses glisser tes pieds, ne t'occupe pas de tes pieds! Ecoute la musique! Si tu n'écoutes pas la musique, tu ne peux pas danser!"
Josette, telle une reine bienveillante organise toute la fête, pendant qu'Emmanuel peaufine son discours de secrétaire du parti. Son sérieux ne cache pas la tendresse juvénile qui émmane de lui.
C'est sans fatigue que je suis restée jusqu'à la fin des agapes, 7h du soir.
Puis j'ai emmenée Eva au théâtre Dejazet voir Le journal d'une folle. Est-ce l'écriture littéraire ou le jeu de l'actrice, je n'ai ressenti aucune émotion.
Aider l'équipe à mettre la table, bien manger, danser et chanter des chansons polissones de Pierre Peret. Ce sont des plaisirs basiques qui ne mangent pas de pain, pas de prises de têtes, ni de bec, le sourire est large. J'éprouve une joie enfantine d'être invitée annuellement par cette tornade tonitruante qui cascade en rires ses moindres blagues: Emile Torner; Il court de banc en banc, flirte avec nous toutes tel un papillon qui se brûlerait de nous avoir allumées. Il n'en oublie ni de manger, ni de boire, ni de danser, ni de réclamer les sous pour le repas,ni de me présenter afin que je vende quelques livres. Que faites vous pour Noel? Moi, si je n'ai pas de projet, j'irais manger avec les SDF!Sur la piste, la petite vedette, c'est Eva qui danse si bien que la plupart du temps,c'est elle qui conduit:
"- Comment fais-tu pour si bien danser?
- Il faut que tu laisses glisser tes pieds, ne t'occupe pas de tes pieds! Ecoute la musique! Si tu n'écoutes pas la musique, tu ne peux pas danser!"
Josette, telle une reine bienveillante organise toute la fête, pendant qu'Emmanuel peaufine son discours de secrétaire du parti. Son sérieux ne cache pas la tendresse juvénile qui émmane de lui.
C'est sans fatigue que je suis restée jusqu'à la fin des agapes, 7h du soir.
Puis j'ai emmenée Eva au théâtre Dejazet voir Le journal d'une folle. Est-ce l'écriture littéraire ou le jeu de l'actrice, je n'ai ressenti aucune émotion.
La brocante, rue de Bretagne
"-Tout s'achète et tout se vend!
-Il fait frais!Vous êtes courageux!
-Oh! Le coeur réchauffe!"
-Il fait frais!Vous êtes courageux!
-Oh! Le coeur réchauffe!"
vendredi, décembre 10, 2004
Walter Lewino
Merveilleux couscous à l'agneau avec Walter qui n'est pas un ange

Walter à six mois....... Un peu plus tard.......
Walter Lewino est l'une des figures les plus pittoresques de la presse (Le Point, Le Nouvel observateur…). Il a, par ailleurs, publié une dizaines de livres dont Fucking Fernand. Héros de la guerre dans la Royal Air Force, son humour de type franco-anglais fait l'originalité de ce fils naturel de Vialatte et de Mark Twain…

Walter à six mois....... Un peu plus tard.......
Walter Lewino est l'une des figures les plus pittoresques de la presse (Le Point, Le Nouvel observateur…). Il a, par ailleurs, publié une dizaines de livres dont Fucking Fernand. Héros de la guerre dans la Royal Air Force, son humour de type franco-anglais fait l'originalité de ce fils naturel de Vialatte et de Mark Twain…
jeudi, décembre 09, 2004
Théâtre du Rond Point
J'ai deux heures d'avance, j'ai lu à la librairie 90 pages de la vie de Jean Seberg, style convenu pour une destinée tragique.
J'avais pris des potages en carton pour me substanter. Le Rond Point n'est plus ce qu'il était, une cantine d'artistes et de public mêlés. On baigne dans le velours et le faux chic, les bourges s'y attablent, plus la queue d'un acteur.Reste le théâtre dirigé Par Jean-Michel Ribes. Ce soir, au menu, du Grimberg par Grimberg: Mon père inventaire.
Notre parcours se ressemble, j'ai voulu lui demander s'il accepterait de lire mes textes. Puis, j'ai vu ce petit bonhomme au visage lunaire, sans un pli, je ne pouvais le déranger. Lui si connu, le rouge m'est monté au visage à l'idée de l'interpeller, de mendier son attention.
J'avais pris des potages en carton pour me substanter. Le Rond Point n'est plus ce qu'il était, une cantine d'artistes et de public mêlés. On baigne dans le velours et le faux chic, les bourges s'y attablent, plus la queue d'un acteur.Reste le théâtre dirigé Par Jean-Michel Ribes. Ce soir, au menu, du Grimberg par Grimberg: Mon père inventaire.
Notre parcours se ressemble, j'ai voulu lui demander s'il accepterait de lire mes textes. Puis, j'ai vu ce petit bonhomme au visage lunaire, sans un pli, je ne pouvais le déranger. Lui si connu, le rouge m'est monté au visage à l'idée de l'interpeller, de mendier son attention.
mercredi, décembre 08, 2004
EPN espace public numérique Paris 3 epn3public@yahoo.fr
Grâce au libre service de cet espace et de ses gentils animateurs Roger, Cédric, Dominique et Kelong, je peux attaquer chaque journée sans me demander comme Anna Karina dans Pierrot le Fou de Jean-Luc Godard avec Jean-Paul Belmondo: Qu'est'ce que j' peux faire? J'sais pas quoi faire! Qu'est'ce que j'peux faire?
Et Pourtant il Tourne-Ghislain Cloquet


Ghislain Cloquet(ASC) reçoit L'oscar de la meilleure photo pour le film Tess (Roman Polenski) Américan cinématographer may 1981
Je ne suis qu'un cheval qui a besoin d'un bon cavalier. Pour que je puisse faire une bonne photo, il faut que le metteur en scène ait du talent et maitrise son sujet.
Les transports en commun
J'aime bien dans les transports en commun les gens qui sont larges du bassin, ils concervent en général les cuisses ouvertes, vous laissant peu de chance de vous assoir que sur une fesse.
Cela me rappelle un festival de Cannes, j'attendais dans le hall une conférence de la femme de Clève Lever des Blacks Panters. elle est arrivée superbe liane aux yeux verts, vêtue de Channel. Un jeune homme noir est arrivé, puis un autre, et encore d'autres, à chaque fois je m'écartais pour leur céder la place, jusqu'au moment où me me suis retrouvée en bout de banc, puis par terre. Ils n'ont pas levé les yeux , ni merci, ni excuses. J'ai quitté le hall, refusant d'attendre d'avantage une conférence qui ne m'interressait plus. J'avais été séduite par son mari dans un film documentaire de Klein, car il avait dit de sa femme alors enceinte, Plus elle est grosse, plus je l'aime!
Cela me rappelle un festival de Cannes, j'attendais dans le hall une conférence de la femme de Clève Lever des Blacks Panters. elle est arrivée superbe liane aux yeux verts, vêtue de Channel. Un jeune homme noir est arrivé, puis un autre, et encore d'autres, à chaque fois je m'écartais pour leur céder la place, jusqu'au moment où me me suis retrouvée en bout de banc, puis par terre. Ils n'ont pas levé les yeux , ni merci, ni excuses. J'ai quitté le hall, refusant d'attendre d'avantage une conférence qui ne m'interressait plus. J'avais été séduite par son mari dans un film documentaire de Klein, car il avait dit de sa femme alors enceinte, Plus elle est grosse, plus je l'aime!
lundi, décembre 06, 2004
France 3 Cinéma de minuit
Pour Jean Gabin, je veux bien veiller. Le Récif de Corail avec Michèle Morgan. (Maurice Gleize 1938) Un film noir qui finit bien.
A la Bastille: Café Les Phares
Entendu sur le thème du jour Le progrès.
Il n'y a pas de progrès, tout se transforme!
Le progrès c'est d'avoir le droit de mourir dans la dignité!
L'obstination de la volonté-Le pessimisme de l'intelligence.
Il n'y a pas de progrès, tout se transforme!
Le progrès c'est d'avoir le droit de mourir dans la dignité!
L'obstination de la volonté-Le pessimisme de l'intelligence.
On achève bien les Chevaux
Une belle enseigne lumineuse Grand Marathon Une voix venue des cintres: Si vous ne croyez pas en Dieu, croyez aux hommes! Et si Dieu existe, il croit en vous!
Si l'enfer est pavé de bonnes intentions, Robert Hossein est diablement démaguo.
Si l'enfer est pavé de bonnes intentions, Robert Hossein est diablement démaguo.
Choucroute-partie
Néna m'a invitée à une soirée dans un étroit local associatif du troisième Les Amis du 44. La choucroute était délicieuse. Ils ont chanté et guinché. La sensualité d'un slow m'a remise sur pied.
samedi, décembre 04, 2004
Marlon Brando
Je déjeunais avec Jacques Sternberg à la Coupole. A la table côté, Suzanne... la plus aimée des scripts française, elle travaille dans une rue de Montparnasse où se trouve un célèbre immeuble rococo, sur le film de Bertolucci Le Dernier Tango à Paris. Je lui raconte que Marlon Brando est la grande idole de Sternberg. Suzanne nous propose de le rencontrer. L'acteur, entre deux prises de vue, est assis dans un grand fauteuil en cuir marron. Il bavarde gentiment en anglais avec l'écrivain dont il connait l'oeuvre. Je reste à l'écart, trop contente d'avoir réussi par mon intermédiaire à faire plaisir à Sternberg.
Je me souviens de cette anecdote car ce soir, Arté repasse le film, tant et tant de fois vu. Il demeure toujours d'une violence rare. Le premier coït entre les acteurs et si rapide qu'il me fait souvenir d'un accouplement entre un lion et une lionne que j'avais vu au Jardin des plantes: brutal et rapide. Et la lionne se roulait sur le dos pendant que le lion s'éloignait la regardant avec mépris, me semblait-il. La même scène que dans le film, Maria Schneider roule sur elle même, une main entre ses cuisses, et Brando plus loin, lové dans sa solitude.
Je me souviens de cette anecdote car ce soir, Arté repasse le film, tant et tant de fois vu. Il demeure toujours d'une violence rare. Le premier coït entre les acteurs et si rapide qu'il me fait souvenir d'un accouplement entre un lion et une lionne que j'avais vu au Jardin des plantes: brutal et rapide. Et la lionne se roulait sur le dos pendant que le lion s'éloignait la regardant avec mépris, me semblait-il. La même scène que dans le film, Maria Schneider roule sur elle même, une main entre ses cuisses, et Brando plus loin, lové dans sa solitude.
vendredi, décembre 03, 2004
Le cirque Arlette Gruss
Sur la belle esplanade de Reuilly ne traine pas une seule feuille morte. Plusieurs cirques se font face: Pinder avec ses rayures jaunes et rouges, Phénix, et de l'autre côté, Arlette Gruss avec un chapiteau blanc et des triangles rouges.
Les placeurs ne parlent pas francais, le mien dit être polonais. Les promenoirs sont complètement aseptisés, aucune odeur d'animal. Pas de vente de Pop-corn, peut-être pour ne pas en croquer dans la salle et que les animaux par l'odeur alléchés...L'éclairage est tamisé avec des lustres style bohème, une vieille dame s'est cassé la gueule entre deux rangées. Les tabourets blancs et or des fauves sont déjà disposés sur un tapis rouge. Pas de sable ni de sciure. Rien à voir avec les petits cirques de mon enfance qui sentaient le rance. On se croirait dans un salon de luxe.
C'est vendredi 14h.Un public de retraités invité par les mairies, pas d'enfants, pas de visiteurs pour la ménagerie, ni de gourmants pour les friandises. J'espère que les municipalités rétribuent généreusement les artistes, car le pourboire doit être chiche. Dès qu'on a une place gratuite, on économise sur tout et la retraite rend chiche.
Je manque le coche, chez Darty j'hésitais entre une appareil photo numérique ou une caméra. J'attends d'être capable de faire les manipulations seule, sur internet.
Il y a quatre mats qui soutiennent le chapiteau. les spécialistes de la poursuite (projecteur) montent là-haut.
Il est moins une...On entend les grognements des félins en coulisse. La cage est surmontée d'un filet, s'ils s'avisaient de la grimper, ils ne pourraient se jeter sur le public. En plus, aujourdhui, ils n'auraient que de la vieille carne! Les cannes concurrencent en nombre le bâton du dompteur.
Les placeurs ont une livrée à galons, toujours sexy.
Il y a un vrai orchestre.Monsieur Loyal, blond et sec annonce le titre du spectacle Fantaisie. Le dompteur vient d'Allemagne avec six lionnes, lesquelles réclament des bisous pour travailler. Il murmure aux bêtes, tout dans le sourire. Pas de cris d'effroi ni de rires d'enfants, ça manque! Les accéssoiristes sont de vrais acrobates, ils démontent la cage en 45 secondes. Arrive un couple de contorsionnistes. Le chinois Tang a une grâce princière, la femme, Yolande, fait tout en force, même le sourire assassin. Le jongleur Karl vient de Hongrie. Il est jeune, beau et son art est classique. Le clown fait on ne peut plus simple, il a des cordes à sauter qui lui sont confisquées les unes après les autres par monsieur Loyal. Il finit par ôter son pantalon pour sauter avec. Puis, avec un avion de petit enfant qui monte jusqu'au cintre et retombe du haut du mat, un parachute s'ouvre enfin pour attérrir parmi les spectateurs avec le petit ourson en peluche, ça marche! Les chinois sont à l'honneur dans un numéro de sauts périlleux à travers des cerceaux. Ils sont 9, parfaitement synchronisés. Ils ont eu la médaille d'or en 20003.
Et puis je pense au très beau film de Beneix sur un couple qui travaille ensemble avec les lions. La femme se couche sous eux, elle était très troublante.
La beauté me donne le cafard, n'en être que le spectateur, et pas le créateur.
Les placeurs ne parlent pas francais, le mien dit être polonais. Les promenoirs sont complètement aseptisés, aucune odeur d'animal. Pas de vente de Pop-corn, peut-être pour ne pas en croquer dans la salle et que les animaux par l'odeur alléchés...L'éclairage est tamisé avec des lustres style bohème, une vieille dame s'est cassé la gueule entre deux rangées. Les tabourets blancs et or des fauves sont déjà disposés sur un tapis rouge. Pas de sable ni de sciure. Rien à voir avec les petits cirques de mon enfance qui sentaient le rance. On se croirait dans un salon de luxe.
C'est vendredi 14h.Un public de retraités invité par les mairies, pas d'enfants, pas de visiteurs pour la ménagerie, ni de gourmants pour les friandises. J'espère que les municipalités rétribuent généreusement les artistes, car le pourboire doit être chiche. Dès qu'on a une place gratuite, on économise sur tout et la retraite rend chiche.
Je manque le coche, chez Darty j'hésitais entre une appareil photo numérique ou une caméra. J'attends d'être capable de faire les manipulations seule, sur internet.
Il y a quatre mats qui soutiennent le chapiteau. les spécialistes de la poursuite (projecteur) montent là-haut.
Il est moins une...On entend les grognements des félins en coulisse. La cage est surmontée d'un filet, s'ils s'avisaient de la grimper, ils ne pourraient se jeter sur le public. En plus, aujourdhui, ils n'auraient que de la vieille carne! Les cannes concurrencent en nombre le bâton du dompteur.
Les placeurs ont une livrée à galons, toujours sexy.
Il y a un vrai orchestre.Monsieur Loyal, blond et sec annonce le titre du spectacle Fantaisie. Le dompteur vient d'Allemagne avec six lionnes, lesquelles réclament des bisous pour travailler. Il murmure aux bêtes, tout dans le sourire. Pas de cris d'effroi ni de rires d'enfants, ça manque! Les accéssoiristes sont de vrais acrobates, ils démontent la cage en 45 secondes. Arrive un couple de contorsionnistes. Le chinois Tang a une grâce princière, la femme, Yolande, fait tout en force, même le sourire assassin. Le jongleur Karl vient de Hongrie. Il est jeune, beau et son art est classique. Le clown fait on ne peut plus simple, il a des cordes à sauter qui lui sont confisquées les unes après les autres par monsieur Loyal. Il finit par ôter son pantalon pour sauter avec. Puis, avec un avion de petit enfant qui monte jusqu'au cintre et retombe du haut du mat, un parachute s'ouvre enfin pour attérrir parmi les spectateurs avec le petit ourson en peluche, ça marche! Les chinois sont à l'honneur dans un numéro de sauts périlleux à travers des cerceaux. Ils sont 9, parfaitement synchronisés. Ils ont eu la médaille d'or en 20003.
Et puis je pense au très beau film de Beneix sur un couple qui travaille ensemble avec les lions. La femme se couche sous eux, elle était très troublante.
La beauté me donne le cafard, n'en être que le spectateur, et pas le créateur.
Swy Milshtein
Walter Lewino m'avait dit d'aller voir l'expo de Swy Milshtein au Jardin du Luxembourg. C'était très curieux de voir les toiles du peintre en plein air, au milieu des joueurs d'échecs dont certains d'entre eux devaient être ses partenaires au jeu.Le sujet des tableaux était évidemment Le Joueur d'échecs.
Je rencontre Swy dans notre quartier, devant la Galerie Chardon au 23 rue des Filles du Calvaire, laquelle expose notre homme. Je lui demande:
"-Comment vas-tu?
- Je ne sais pas! Des fois, il vaut mieux ne pas savoir!
Je rencontre Swy dans notre quartier, devant la Galerie Chardon au 23 rue des Filles du Calvaire, laquelle expose notre homme. Je lui demande:
"-Comment vas-tu?
- Je ne sais pas! Des fois, il vaut mieux ne pas savoir!
L'auto-édition
Quelques jeunes écrivains me demandent des conseils pour se faire diffuser. C'est bien là le hic, les fnacs ne prennent pas les auteurs auto édités, et si par bonheur quelques libraires prennent vos dépôts, impossible de récupérer la camelote, soit ils ont perdus les invendus, soit ils disparaissent embarquant la cargaison.
Néna et Jacques Baratier.
Au vu de la météo, j'affiche mon Damart. Depuis que Haidée Caillot m'a fait découvrir cette matière pour se protéger d'un tournage extérieur en décembre à Dunkerque, L'Anniversaire de Paula,j'utilise ces liquettes de vieilles sans prendre de rhume.
Il n'y a qu'un train pris par les habitués du 21ième arrondissement de Paris (café phylo de Trouville) au Temps Libre du 3ième. On a des airs entendus!
Néna Baratier propose, mais dispose rarement du temps pour honorer ses RV. Elle est hyper active, je ne la chope que sur un trottoir ( nous sommes voisines). Je ne raconte pas son ex-époux Jacques Baratier, qui rendait fou ses producteurs, changeant le script au gré de ses rencontres. J'en profitais puisque nous nous baladions et qu'il improvisait pour m'intégrer dans son film L'Or du Duc avec des scènes farfelues. le régisseur me voyant débarquer sur le plateau le matin ( en l'occurence il s'agissait d'un autobus): Ah! Non! Vous vous êtes encore promenée avec lui! Vous me coutez cher!
L'Or du Duc (Jacques Baratier 1965)
Il n'y a qu'un train pris par les habitués du 21ième arrondissement de Paris (café phylo de Trouville) au Temps Libre du 3ième. On a des airs entendus!
Néna Baratier propose, mais dispose rarement du temps pour honorer ses RV. Elle est hyper active, je ne la chope que sur un trottoir ( nous sommes voisines). Je ne raconte pas son ex-époux Jacques Baratier, qui rendait fou ses producteurs, changeant le script au gré de ses rencontres. J'en profitais puisque nous nous baladions et qu'il improvisait pour m'intégrer dans son film L'Or du Duc avec des scènes farfelues. le régisseur me voyant débarquer sur le plateau le matin ( en l'occurence il s'agissait d'un autobus): Ah! Non! Vous vous êtes encore promenée avec lui! Vous me coutez cher!
L'Or du Duc (Jacques Baratier 1965)
jeudi, décembre 02, 2004
Chez Mireille Dumas
Bernard Lavilliers à raconté un proverbe africain:
T'as la montre, j'ai le temps!
Puis de son ami Philippe Léotard:
Je ne veux pas tout, tout de suite. Je veux rien plus tard!
Mireille dumas a conclu son émission par:
Il faut rêver sa vie puisqu'à un moment donné, elle peut devenir réalité!
T'as la montre, j'ai le temps!
Puis de son ami Philippe Léotard:
Je ne veux pas tout, tout de suite. Je veux rien plus tard!
Mireille dumas a conclu son émission par:
Il faut rêver sa vie puisqu'à un moment donné, elle peut devenir réalité!
Temps Libre. Mairie du 3ième. Anna Karina
Qu'est-ce que j'peux faire! J'sais pas quoi faire!(Jean-Luc Godard-196.)
Anna Karina est l'une des plus belles et talentueuses actrices de sa génération. Elle est aussi à l'aise dans la fantaisie que dans le drame. C'est couchée entre les travées de la salle des Fêtes que j'ai regardé La Religieusede Rivette jamais vue auparavant.Je n'ai pu voir la fin car j'avais un cours d'informatique.
Avant il y a eu un documentaire sur les Francs-Maçons, et l'athéisme.
Alain Delon et Mireille Darc
Je me suis laissée prendre à Frank Riva. Alain Delon est tendre en grand-père et Mireille Darc douce en ex-maitresse. L'intrigue policière file tambour battant pour finir en duel de western entre Delon et Jacques Perrin. On n'y croit pas mais c'est du spectacle.
mercredi, décembre 01, 2004
Varda-Demy
En visitant le site Agnès Varda-Jacques Demy, j'ai vu qu'un lien avait été fait avec celui composé par Didier Dahon et Jérome Reybaud avec mes documents. La boucle est bouclée!http://blanckblog.free.fr/images/grandes/1990_Cinematheque_Belge_Ledoux.jpg
Lola (Jacques Demy 1961)
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