dimanche, mai 10, 2015






Festival de Cannes : Agnès Varda sera honorée d'une Palme d'honneur

09 Mai 2015, 17h23 | MAJ : 09 Mai 2015, 17h52
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Agnès Varda aux Césars 2014. 
Agnès Varda aux Césars 2014.  LP/Frédéric DUGIT

La réalisatrice française Agnès Varda se verra remettre une Palme d'honneurlors de la cérémonie de clôture du Festival de Cannes, le 24 mai, une récompense seulement décernée à ce jour à Woody Allen (2002), Clint Eastwood (2009) et Bernardo Bertolucci (2011), ont annoncé samedi les organisateurs.



Cette Palme d'honneur «est attribuée à un réalisateur de renom, dont l'oeuvre fait autorité dans le monde, mais qui n'a pourtant jamais reçu de Palme d'or», expliquent-ils dans un communiqué, se félicitant de la remettre pour la première fois à une femme.

Photographe, scénariste, actrice, réalisatrice, plasticienne, Agnès Varda, qui aura 87 ans le 30 mai, est «une artiste complète, géniale touche-à-tout que sa curiosité insatiable entraîne dans les projets les plus variés dont elle tire toujours le meilleur», souligne le Festival de Cannes.

De son premier long métrage, «La Pointe courte» (monté par Alain Resnais) en 1954, aux «Plages d'Agnès» (César du meilleur documentaire) en 2008, en passant par «Cléo de 5 à 7», «Le bonheur», «Sans toit ni loi» (Lion d'or à Venise en 1985) ou encore «Les glaneurs et la glaneuse», cette «franc-tireuse dans l'âme» a su aborder des sujets variés dans des formes diverses (du court au long métrage, du documentaire à la fiction), rappelle ce communiqué.

«Son oeuvre et sa vie sont portées par un souffle de liberté, un art de repousser les limites, une détermination farouche et une conviction qui se rit de tous les obstacles: elle semble capable d'accomplir tout ce qu'elle désire», concluent les organisateurs du 68e Festival de Cannes, dont le coup d'envoi est donné ce mercredi.

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Leparisien.fr avec AFP
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Notre empreinte.

Heureusement il reste la voix pour reconnaître nos chères stars botoxisées à mort, si elle est belle, elles peuvent faire carrière avec jusqu'à ce que mort s'ensuive. J'ai connu trois hommes qui m'ont fait bander par leur voix grave, aucun d'eux n'était comédien: un enseignant de yoga, un commissaire priseur, et un peintre hongrois.
Sternberg détestait que je dise bander" Est-ce que je mouille, moi?"

N'empêche que j'ai passé un bon dimanche sur le quai Bd de la Bastille, les arbres ont poussé on peut se prélasser sur la pelouse face aux bateaux qui font eux aussi la sieste, rien ne bouge sur le pont, quand je dis que Paris est une ville pour les pauvres, les chômeurs et les touristes, il suffit d'amener son sandwich pour se sentir dans une partie de campagne, après une demi heure de queue à l'opéra, on nous a annoncé que c'était plein, impossible d'assister à un atelier lyrique gratuit ce jour ci.
Je n'ose même plus faire du léché vitrine tand les prix des fringues sont prohibitif, c'en est honteux!
Mais je ne  suis pas malheureuse, arrivé à un certain âge, on a forcément tout, disait notre cher Lewino, sans vouloir paraphraser le mot de notre ex président avec son  Rolex.

jeudi, mai 07, 2015

Les années 70

En allant déposer ma feuille d'impôt , j'y ai rencontré Néna Baratier accompagnée par sa fille Diane , justement je devais demander à celle-ci si elle continuait à faire la photo des films, elle  me répondit qu'elle ne faisait plus que la réalisation de documentaires. Nous avons essayé deux squares pour continuer à converser mais ils étaient interdit aux chiens, il fallait trouver un arbre dans la rue. "Viens donc prendre un thé  avec nous à la maison!" Les souvenirs refluèrent du tournage de "L'Or du Duc" avec son père, qui avait le sens de l'improvisation au point que le producteur me voyant arriver sur le plateau:" Ne me dites pas pas que vous avez encore passé la soirée avec Baratier, vous allez me coûter cher!" Et de fait, en dînant avec Jacques et Jean- Batiste Thiérré, nous nous amusions comme des fous, ils étaient très drôles, de vrais duettistes du RIRE, et Baratier inventait un gag pour que je tourne le lendemain, je n'avais pas de rôle dans le film, c'était une petite intrusion d'un personnage à chaque fois différent, à la HellzaPoppin disait Baratier.
Et je racontais à Diane qui n'était qu'un bébé à l'époque comment son père avait organisé une soirée d'adieu monstre à l'Avenue Victor Hugo dont  leur famille était chassée car ni le loyer, l'électricité, le téléphone  n'étaient payé depuis des mois. Afin de les rétablir pour la nuit, Baratier avait invité les instances, à chacun d'amener son piquenique, des couverts, de la musique, du whiskie dans lequel les motards débarqués de la Bastille se mirent â pisser afin que les bouteilles ne fussent jamais vides,  et les dames du seizième leur petit pot de caviar à la main, Baratier déambulait au milieu sans manger, quand je lui en ai fait la remarque"Je n'ai rien rapporté". Nous avions vu pour la première fois des dragquenn, êtres extravagants, hauts en couleurs. Ghislain Cloquet qui avait emprunté une caméra, filmait, il y avait une centaine de personnes qui ont fui dés que les motards furent trop soûls, ne restèrent que Marianne Lamour qui trouva un coutelas dans la cuisine et un bandeau de corsaire, et moi par curiosité, bien que je ne voulais plus danser avec un mec qui me mettait la main aux fesses, Ghislain  me dit "C'est le moment de partir!"  Nous avons vu tout ce petit monde monter en panier à salade pour tapage nocturne, une bagarre avait éclaté dans l'escalier, le leader auprès de qui je m' excusais, il avait l'air d'un ange noir" On a l'habitude, tous les vendredis soir ont fait  300 kl et on se retrouve au poste.

dimanche, mai 03, 2015

Grace Kelly

http://tvtropes.org/pmwiki/pmwiki.php/Creator/AlfredHitchcock

Je ne peux m'empêcher de revoir Grace Kelly dans des reportages ou films, elle avait la beauté et la grâce absolue, et ses baisers cinématographiques. troublants.
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https://www.google.fr/url?sa=i&rct=j&q=grace+kelly&source=images&cd=&ved=&url=http%3A%2F%2Ffr.forwallpaper.com%2Fwallpaper%2Fcary-grant-grace-kelly-471818.html&ei=85dGVbycOsrmavKKgbgB&bvm=bv.92291466,d.d2s&psig=AFQjCNH2QSMFIUFxnFKlVKk-hq1_uqy0Yw&ust=1430776180131932
Alfred Hitchcock à propos du choix de ses actrices:" Une princesse, je peux lui faire jouer le rôle d'une pute, mais une prostituée, je ne pourrais jamais la transformer en princesse!"

La pression.

En regardant un reportage sur le chanteur Mike Brant, si beau et suicidé si tôt, les filles comme des folles se jetaient sur lui lors de concerts, je me suis souvenu avoir été agressée alors que je traversais la Place du Trocadéro, un groupe de lycéens avait surgit et comme je ne leur répondais pas, l'un d'eux dit "on va la suivre" , j'ai du me cacher dans le sous sol d'une brasserie ou les comédiens du TNP avaient leurs habitudes entre deux représentations et nous élèves entre deux cours dispensés par ces mêmes acteurs. Bref, toute cette classe d'enfants s'est engouffrée dans le café, les patrons craignant une émeute parce qu'ils refusaient de les servir, a fermé l'établissement.

Une autre fois c'était quatre gamins qui m'ont coincée dans l'entrée de mon immeuble"Toi qui es vieille, tu dois savoir faire des choses!" J'avais vingt-ans. Ils ont voulu que par défaut, je leur offre ma toque de lapin blanc que je m'étais cousue, je n'ai cédé sur rien.

Là, je regarde Charles Aznavour chez Michel Drucker, afin de lui rendre justice, car je ne l'avais pas aimé dans ses premières prestations.

vendredi, mai 01, 2015

Les habitués de "Chez Willy"

On entre dans le bistrot, selon l'heure il y a l'un ou l'autre des habitués, il enfonce chaque jour le clou, débitant sa vie vraie ou fausse de façon à ce que les autres consommateurs entendent , pour ce faire il faut être juché sur un tabouret ou debout devant le bar, prenant en coin comme interlocuteur le patron en personne, lequel n'a pas l'air lassé de cette glose, entre deux verres à récupérer il jette judicieusement son grain de sel, et la salle rit, il y a de l'ambiance, chaque client y va de son petit couplet, il y a les nostalgiques de ceci ou cela, toujours bien informés, certains  avec des projets mirobolants dont on ne sait le vrai futur, il faut de l'argent pour consommer si l'on veut que le répertoire se dévide sans faire attention à l'heure, Willy très gentil allonge mon café avec un broc d'eau chaude, je reste assise, c'est bien ce qui trouble c'est que les habitués ont le temps, jamais pressés de finir leur verre, c'est le patron qui décide de la fermeture avec fermeté, il a femme qui attend, lorsqu'elle fait de rares irruptions, on bénéficie de son humour équivalent à celui de son mari, ces deux là se sont bien trouvés, alors que nous allons par deux entre copines ou copains, un ersatz de vie durant le temps du bistrot, certains amènent leur chien comme on exhibe une maîtresse, il y a du dialogue entre eux et la bête en profite pour renifler de partout un coreligionnaire,  on ne sait si c'est affectif ou sexuel, lorsqu'ils exagérent les propriétaires tirent sur la laisse, de quoi les rendre frustrés, mais comme leurs maîtres le sont, il n'y a que justice, je me suis fait mordre par un chiot sous la table parce que je discutais avec son homme, elle s'appelle Luna, elle a peine deux mois, comme quoi la jalousie n'a pas d'âge, Bref, tout ce petit monde fait mon quotidien entre-deux promenades de santé sur les planches et les heures de grands vents ou je veux quand même me défendre de la télé pour ne pas devenir addicte (mot à la mode) j'ai choisi une autre addiction, faire partie de ces habitués, pour avoir droit à leur bonjour quotidien, que ne doit-on pas entendre et dire, je m'en veux de ces confidences de circonstance afin de ne pas être seule à l'heure du loup, lorsqu'il n'y a plus aucun charme à traîner dans les rues. Nous sommes quasiment frères et sœurs dans cet estaminet, dans les divorces avec la vie, la seule différence est l'argent à y dépenser, la résistance à l'alcool, et ne pas trop ennuyer la galerie, afin de ne pas se faire vider, les femmes partent toujours les premières, il y aurait une casserole sur le feu, joli prétexte comme dirait Gaston, celles qui restent rient trop fort, c'est gênant on ne s'entend plus parler. Parceque je ne téléphone pas, mes copines de passage viennent voir si j'y suis, cela me donne un bon alibi d'être au bistrot sans passer pour une cougar, mais du coup, avec nos papotages je marche moins et cela n'est pas bien. A défaut de famille, on fait partie d'un club, celui des habitués, cela rassure faute de vrais projets de travail ou de vie, je suis HS, mais les beaucoup plus jeunes?

dimanche, avril 26, 2015

Café Philo.-Maison Stéphane Hessel- Trouville--"Faut--il cultiver son jardin.

C'est parti sur la méditation, ses techniques, j'ai raconté des histoires Zen, lus dans un livre: Un voyageur arrive devant un arbre sous lequel un homme assis sur une peau de chèvre reste  les jambes en zazen. Le voyageur demande ce qu'il fait dans cette posture : "Je médite! - Et à quoi pensez-vous pour méditer? - A rien!

Un jeune novice, dans un monastère demande à un vieux moine:" Maitre, est- ce que je peux inviter mes parents , dimanche? -Oui, mais d'abord tu dois balayer la cour? "  Quand le jeune homme a  enlevé toutes les feuilles mortes.": Maître est-ce que je peux faire venir mes parents? - Prends moi sur tes épaules lui demanda le vieillard, et conduit moi sous l'arbre, et là, il se mît à secouer le tronc et des feuilles tombèrent:" Maintenant, tu peux inviter tes parents!

Dans un documentaire sur l'école de Kasan  en Amérique, on voit des élèves mais aussi des comédiens et réalisateurs confirmés qui viennent se ressourcer entre deux films ou représentations théâtrales, un professeur leur dit "Prenez soin de vos dons, prenez soin de vos dons!

samedi, avril 18, 2015

www.lavalse.fr
L'adresse:
La Valse
41 Rue des Tournelles
Paris 75003
France

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mercredi, avril 15, 2015

La libido revient

Vu mon grand âge je n'ose plus écrire la libido d'une vieille dame indigne nettement plus salace.
http://blanckblog.free.fr/images/grandes/2002_Reves.jpg

jeudi, avril 09, 2015

Du bout des lèvres.

Quand je croise dans les rues de Trouville des personnes qui fréquentent le Café Philo  de monsieur Carle, le samedi, je sens encore le relent de mauvaise vie dont on m'affuble depuis dix ans. Une exposition avait été faite à la Mairie en 2003 sur mes prestations cinématographiques et quelques livres autobiographiques. Les photos de nus d'Agnès Varda dans son "Cléo de 5 à 7" avaient choqué les non-cinéphiles qui avaient cru que je tournais dans des pornos.
Depuis, c'est du bout des lèvres que l'on répond à mon bonjour. Des gens par ailleurs cultivés, pas une fois ils ne daignent faire la conversation au bistrot quand la malchance nous trouve côte à côte. Je dois attendre le samedi pour discuter au milieu de ces ténors, ils sont dans le livresque, comme beaucoup d'universitaires, et je suis dans le vécu, donc crue.
Me reste des vieilles copines de cinquante ans, nous avions fait nos armes ensembles de femmes aimantes, aimées, puis éplorées, quand disparaissaient les hommes de nôtre vie, de quoi parler, toutes ces réminiscences ne sont pas du goût des nouveaux jules, l'éternel problème identitaire. J'ai raconté à Benoit Noël que je ne lisais pas les livres de Sternberg de son vivant afin de ne pas y puiser une jalousie rétrospective.
La barque du temps file vers l'inespoir, quelques rencontres furtives entre femmes sans compagnonnage, je n'aime pas cette compagnie là, trop de spleen que je ne ressens pas à Paris où l'anonymat fait loi. On y est comme dans une chambre nue, sans couleurs, la retraite délite le corps sans défense, on ne rend compte de rien.
Je connais cela par cœur, autrefois je marchais quatre heures avec des poids aux chevilles, un programme de santé, je n'ai plus droit au sable qui pourrait distordre la prothèse, je profite du bord de mer sur les planches fermes, à cette marche on croise de jeunes coquettes en talons aiguilles, et ceux qui s'économisent du fait de l'âge. Le Sunfish est remisé à jamais au club de voile, mon vélo je l'ai donné, c'est Lewino qui en quittant la station me l'avait laissé, le vandalisme gratuit ne m'avait pas permis d'en profiter. Mon grand luxe c'est d'avoir deux habitats non confortables, mais je peux toujours lever le pied à mon gré sans souci d'horaire, que demande le peuple ?

lundi, avril 06, 2015

Le spi

Peut être parce qu'en bord de mer de mer, cette image me vient, le spi, une voile mise à l'avant d'un bateau pour en augmenter la vitesse.
C'est un parallèle avec des personnes dont le narcissisme, l'égocentrisme, l'égo, font gonfler un projet encore inexistant, et arrivent avec du vent à leurs fins. Que d'énergie!
 Leur talent de persuasion ne conforte qu'eux, car le public attend de voir, mais cette agitation est un spectacle en soi, donc elles sont gagnantes à tout coup de vent!

samedi, avril 04, 2015

Les grands du rire- France 3

Qu'en j'avais vingt-ans,  j'étais con! Je m'en aperçois à chaque fois que je vois la rétrospective  des chanteurs disparus.

 Nous avions pris un verre à une terrasse des Champs -Elysées, avec  Raymond Devos  qui jouait alors dans la troupe de Jacques Fabry. Jacques Loew avait le projet de le faire tourner dans un film. Devos n'a pas jeté un œil sur moi, absorbé à expliquer ses futurs sketchs devant un demi.  J'ai pensé qu'il n'aimait pas les femmes et je me suis désintéressée de la conversation.

Nous étions chez Michel Legrand, Jacques Loew tentait de placer des textes de chansons en vain, est arrivé Jacques Brel qui débutait au "Trois Baudets", Michel s'est mis au piano pour le faire répéter, j'ai trouvé que le chanteur était boycott-scout.

Charles Aznavour passait dans un petit théâtre derrière l'Opera, ce n'était pas un franc succès, il a remercié le public comme si les applaudissement fusaient, cela m'a déplu.

"Le gorille" de Georges Brassens à l'Olympia m'avait choquée, d'autant que Brassens était en chemise,  découvert sur un torse velu.

Je l'avais vu au "Café de la Gare". Ce n'est que seule, assise dans un amphithéâtre loin de Paris,  où passait un disque de ce comique qui s'était présenté pour devenir Président de la République, Coluche, que j'ai apprécié son intelligence, avant, je le trouvais vulgras (expression de Sternberg).

Il n'y avait que Charles Trenet qui avait toutes les grâces, un coup à l'Olympia, l'autre année à Bobino, je préférais ce dernier théâtre plus intime, et l'amusement des pinces fesses quand on achetait des places debout au fond de la salle, le promenoir surtout pour les hommes.

C'est avec nostalgie, regret, et enchantement, que je savoure tout le suc de leur immense talent lors des émissions "Les grands du rire".

vendredi, avril 03, 2015

Brissot, si tu m'entends!

r.wikipedia.org/wiki/Jacques_Brissotfr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Brissot
J'ai perdu ton numéro de téléphone, j'aimerais bien savoir combien vaut le petit tableau que tu m'avais offert, un monticule de sexes d'hommes et au dessus une photo du chef de voile à Sveti-Marko et moi même, nus dans un camp de naturistes, les gens disaient, ici on n'est pas au Club Mediterrarmée!

https://www.google.fr/url?sa=i&rct=j&q=blanck+dorothee&source=images&cd=&ved=&url=http%3A%2F%2Fblanckdorothee.blogspot.com%2F2005%2F01%2Fjacques-brissot-1980.html&ei=D_odVeW_BdCKaPaSgYAG&bvm=bv.89947451,d.d2s&psig=AFQjCNGa9IhDlPV_iIrXGqi1Ta2UsQ_F_w&ust=1428114319400687

Jacques Brissot et Jacques Sternberg étaient très liés au point que ce dernier, ayant un jour dragué une jeune femme dans un train, c'est Brissot qui a ramassé la mise et l'a épousée.

jeudi, avril 02, 2015

Tout va très bien madame la Marquise!

Tout va très bien, tout va très bien!
"-Docteur, les médicaments que vous me donnez sont délétères! - Oh vous savez, après quatre -vingt ans, avec ou sans médicament, vous risquez autant d'ennuis! m'avait répondu gentiment  l'oncologue.
C'est dire qu'on lutte contre le vent, mais qu'on fait la promenade sur les planches. C'est le temps des mamies -papys, en attendant les vacances de Pâques. Il y a de la place en terrasse, Willy nous prête une couverture, on se croirait en sana. Il n'y a que les touristes pour vouloir de l'air, les autres boivent à l'intérieur et pas que rien, je me demande si je n'aurais pas du m'alcooliser pour rester en bonne santé.

Souvenir, souvenir!

Je me rends compte que je suis un réservoir de souvenirs du vécu pour les curieux de l'œil en coulisse. Mais, comme le dit Anne Roumanoff, "On ne vous dit pas tout!" Y'en a qui balance le sordide sous couvert d'anonymat, je suis contre ce principe, alors la censure se fait d'elle même. Mes amis me reprochaient des fréquentations peu avouables ou masochistes, sans comprendre que de chacun j'étais nourrie. Notre enseignant de yoga Nil Hahoutoff nous disait que même un mauvais professeur pouvait nous apporter quelque chose. D'un balayeur de rue â un ponte de cinéma, mon respect est le même. Walter Lewino, journaliste à l'Obs, l'avait remarqué :" Tu écris aussi bien sur les petits que les grands de ce monde, tu ne fais pas de distinguo, ils ont la même importance!" Il en va de même pour mes copines de bistrot, bien qu'agacée par leur vie de bourgeoise, j'ai de la tendresse pour elles, et je sais depuis toujours que je suis " le vent du large" bien que devenue âgée mais sans attaches, ce qui fait que je les vois seules, sans leurs maris, est-ce eux qui craignent une contamination? Ou bien ont-elles honte d'une romanichelle, ou comme le  dit René Quinson, journaliste de cinéma " -Elles sont jalouses. de toi!-mais elles ont tout, le chat, le chien, des enfants, le mari, la maison!- Mais pas la liberté ! "
Les peintres me racontaient que leur mentors aussi riches qu'ils pouvaient l'être, face à la renommée de leurs poulains qu'ils exploitaient, étaient jaloux.
Dans une boutade, Guy Loudmer, commissaire priseur oh combien célèbre" Les artistes ne sont intéressants que morts!"


dimanche, mars 29, 2015

Daniel Wallard- Musé Montebello- Trouville.

Dominique Wallard Thomasson, dite "Le petit Podda", a été exemplaire de simplicité, naturel et charme pour présenter les photos faites par feu son mari Daniel. Nous sommes retombés dans une époque riche de rencontres pour ce pharmacien de Trouville, aussi bien dandy qu'amateur d'arts et photographe, tout ça a plein temps. Lui et sa femme m'ont toujours sauvée du naufrage quand Sternberg naviguait par tous les temps, et me laissait détrempée pour rejoindre ses foyers. J'avais alors trois familles d'adoption pour m'empêcher de me suicider, les Wallard, les Drouot, et Gilbert Héron et Arlette Gilles au Club Méditerranée. J'y trouvais gîte et couverts à chaque trafalgar d'un amant infidèle ou d'une blessure physique. Cela paraît incroyable que la boucle soit bouclée après cinquante ans, grâce en partie aux érudits et historien tel Benoit Noël qui se font l'écho de nos humbles vies.

http://fr.m.wikipedia.org/wiki/Fichier:Portrait_Daniel_wallard.jpg

jeudi, mars 26, 2015

Spectacle Musical avec le Choeur de Trouville et Laura Rabia
Salle des Fêtes
Voulez-vous participer ?
Libre participation aux Frais et Buffet des choristes offert à l'issue de la représentation ! Venez découvrir Le  Choeur de Trouville qui vit au rythme de sa Passion !
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mercredi, mars 25, 2015

L'Association des Amis des musées de Lisieux propose la conférence :
Jean-Léon Gérôme, Jacques-Émile Blanche et André Gide

au château de Tout-la-Ville (Saint-Martin-aux-Chartrains - Calvados)

Par Benoît NOËL, historien d’Art
Mercredi 1er avril 2015 à 14H30 - Espace Victor Hugo - Lisieux Entrée 

Château de Tout-la-Ville © Lagarde

Jacques-Emile Blanche : "Partie de tennis", coll. part.
  Situé entre Pont-L’Évêque et Deauville, dominé par la forêt de Saint-Gatien, le château de Tout-la-Ville surplombe à son tour, la vallée de la Touques. L’éditeur d’art et marchand de tableaux, Adolphe Goupil l’acquiert en 1868. Il sera maire de Saint-Martin-aux-Chartrains de 1875 à son décès en 1893. Son gendre, le peintre Jean-Léon Gérôme, séjourne très régulièrement en ce domaine aux vastes cèdres au point qu’une de ses filles y voit le jour. Marie Goupil hérite de Tout-la-Ville à la mort de son père. Les étés 1896, 1897 et 1898, le peintre Jacques-Émile Blanche le loue et y redécouvre la nature plus grasse et verte encore qu’aux alentours de Dieppe. Il hésite entre Tout-la-Ville et le château de Boutemont (Ouilly-le-Vicomte) l’été 1899 mais finalement loue un manoir au Fossé près de Forges-les-Eaux (Seine-Maritime). En août 1900, Blanche, sa femme, belle-mère et belles-sœurs sont de retour à Tout-la-Ville et rebelote d’avril à octobre 1901. Il envisage même, cet été-là, d’acquérir un manoir à Saint-Martin-aux-Chartrains et tous les villageois le pressent de visiter la moindre masure. Blanche reçoit André Gide à Tout-la-Ville à plusieurs reprises et ne cesse de lui écrire, comme le 4 septembre 1896 : “Ici, révélation subite de la nature. J’avais un grand projet : un groupe de famille. Mais mes parents considèrent mon travail comme une partie de tennis. Au fond, un artiste ne peut vivre en société, s’il est un peu fou comme il faut l’être pour poursuivre sans relâche une idée”... 
Benoît NOËL












mardi, mars 24, 2015

C'est effarant !

Un couple âgé face à moi dans le compartiment, ils ne se sont pas regardé ni parlé durant le trajet de deux heures. Il a consciencieusement lu le journal, elle a dormi un peu, puis a essayé de s'intéresser aux articles ne levant pas le nez vers lui, n'osant le déranger, de temps en temps le mari faisait un sourire à une personne assise au loin derrière mon dos, je n'ai su si c'était un homme ou une femme, seulement à l'arrivée en gare le couple a échangé quelques mots pour l'attribution des bagages.

Alors que nous voguions chacun de notre côté, Sternberg me dit un jour:" Le dialogue ne s'est jamais arrêté entre nous deux! Vous êtes mon éternelle fiancée!"
J'avais pris du galon en nous séparant, avant j'étais "La bécassine des temps modernes" ou "La reine de la moleskine!" Comme je ne disais mot, ses amis demandaient:" Elle est folle ou idiote? - Les deux!" leur répondait-il.
J'ai toujours privilégié la relation de charme à la sécurité matérielle d'une relation, je n'ai épousé personne...lui n'aurait jamais quitté sa femme:"Elle est la prunelle de mes yeux!"

J'adorais prendre le train avec lui, il gesticulait dans les couloirs, parlait fort,  tout le wagon en profitait et riait, et moi j'étais fière de l'accompagner.

Qu'est ce que d'être mariés quand la relation s'éteint comme une chandelle, qu'on se subit l'un, l'autre , en espérant que l'extérieur va nous sourire.
 Je suis triste d'être seule, mais au moins je respire sans demander la permission de sortir.

lundi, mars 23, 2015

L'amitié

Classe tout risque, de Claude Sautet
 (Arte, 20 h 45)
Le genre : de Libé :  «Un polar sec, tragique et beau comme peu de films français. L’interprétation, dominée par Belmondo et Ventura, est remarquable.»

J'ai dormi avec Ghislain chez moi, sur un matelas à même le sol, je devais me coller à lui pour être sous l'édredon, il faudra que je  trouve celui pour deux personnes, dans son sommeil il a entrecroisé ses doigts d'une main avec les miens, bras tendus c'était forcément près de son sexe qui est resté immobile.

samedi, mars 21, 2015

La fin de la pellicule- Laetitia Lambert -http://www.laetitialambert.fr-

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« Il n’y a pas de réponses. Il n’y a que des choix » AndreÏ Tarkovski

vendredi, mars 20, 2015

Qui admirer?

Plus je cherche, moins je trouve, le ménage a été fait au sens propre comme au figuré par forcément des proches durant mes mois d'absence,  ils m'ont cru moribonde, moi aussi,  petite brocante oblige, mais seraient-ce des littéraires, deux manuscrits inédits se sont fait la malle.
J'avais étudié le problème de la kleptomanie, frustration sexuelle, problème identitaire, manque affectif , la misère quoi!
Mon désordre laisse à croire que je ne recense pas mes objets, leur utilité vient à jour avec mes besoins, le plus onéreux c'est de faire revenir le serrurier, les documents n'ont qu'un prix subjectif. Le plus triste c'est d'avoir à désaimer ses amis, ne plus faire confiance, alors qu'on les admirait pour leur charme, leurs talents. Ce n'est pas d'aujourd'hui cette plainte, ma surprise est de constater que ni l'âge, ni l'extrême faiblesse ne donne des scrupules à ces gagnes-petits.

jeudi, mars 19, 2015

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mardi, mars 17, 2015

Le fond du tiroir


Accueil > En cours > L’adieu à l’argentique de Fabrice Vigne

L’adieu à l’argentique


Vers l’âge de six ans, j’ai vu King Kong sur écran géant (du moins, géant vu de six ans – ça n’était peut-être que deux mètres sur un et demi). Ma bouche béait. Dès lors, j’ai su que le cinéma est grand, et que la télévision, la VHS, le DVD, Internet, tout ça n’est que pis-aller et faute-de-mieux.
Je me suis ingénié depuis à passer le plus de temps possible dans l’ombre hantée, enchantée, habitée, des salles de cinéma. Je suis devenu projectionniste (16 mm) du ciné-club de mon lycée afin d’approcher au plus près la machine à dérouler le ruban de rêve (Orson Welles) qui nécessite deux bobines identiques parce qu’Auguste et Louis Lumière avaient presque la même tête (Jean-Luc Godard), afin d’être l’ordonnateur du tour de magie, d’être le mage en personne, j’ai bien l’honneur. Puis j’ai passé mon CAP de projectionniste (35 mm), et j’ai bossé dans des cinémas durant la majeure partie de mes études. Des petits cinémas, une seule salle, pour pouvoir m’installer dans la salle et voir le film une fois la mécanique lancée, bouche bée.
Cette mécanique m’émerveille comme au premier jour. L’invention des Lumière est géniale depuis 1895 : pour capturer le mouvement, il faut miser sur l’illusion de la persistance rétinienne, projeter une photo après une autre photo et ainsi de suite, et pour cela trouver le moyen de faire défiler la pellicule non en continu, mais en saccadé très-très vite. C’est la fameuse croix de Malte, qui permet d’accrocher les perforations de la péloche chaque vingt-quatrième de seconde. 24 fois par seconde : une image fixe, puis un noir infinitésimal, puis une autre image fixe. Fixation/saccade/fixation. Et nous sommes bluffés parce que les personnages bougent comme dans la vie.
Là où l’intuition des Lumière est confondante, c’est que leur découverte, cette continuité visuelle factice par la grâce de la discontinuité, reproduit le mécanisme rétinien de la lecture d’un texte, tel qu’il serait mis en évidence par des savants en psychologie cognitive des décennies plus tard : lorsque vous lisez, y compris le présent texte, le mouvement de votre oeil n’est pas fluide, il est discontinu. Votre rétine s’attarde en ce moment même, environ 240 millisecondes (mais cette vitesse est variable selon les individus), sur un groupe de 4 à 5 caractères, avec vision périphérique d’une dizaine d’autres, de part et d’autre. Puis, pendant un laps encore bien plus bref mais non nul, l’œil avance le long de la ligne, et pendant ce déplacement de quelques millisecondes, il est virtuellement aveugle. Image, noir, image. Notre oeil est aussi bien fichu qu’une croix de Malte, et regarder un film, en quelque sorte, c’est lire.
Depuis près de dix ans maintenant, j’accomplis divers autres métiers, mais je reste projectionniste bénévole pour l’Écran Vagabond du Trièves, un film par quinzaine en moyenne. Or, la dernière séance (le rideau sur l’écran est tombé, tout ça), a eu lieu hier soir. J’ai chargé la bobine sur la croix de Malte, j’ai lancé le film, et puis après j’ai rembobiné, j’ai empilé les chaises, pour la dernière fois, avec la larme à l’oeil parce que je suis sensible aux dernières fois. La bobine argentique, le film à proprement parler, est à ranger au grenier des technologies épuisées. Le cinéma est désormais presque à 100% numérique, et notre circuit de projection itinérant, en attendant d’avoir les moyens d’investir dans un nouveau matériel, s’interrompt. Si un jour nous sommes en mesure de projeter en numérique, je n’aurai rien contre, hein, elle est très belle aussi, l’illusion numérique, on peut en faire des choses avec des zéros et des uns. C’est juste que je ne comprendrai pas comment ça fonctionne. Et que je les aimais bien, la métaphore du ruban et la croix de Malte qui montre et qui aveugle 24 fois.
Le film, incidemment, était Alceste à Bicyclette. Pas mal. Même s’ il est toujours un peu casse-gueule de se lancer dans une histoire à partir d’une histoire plus ancienne, dont on sait qu’on n’arrivera pas à sa cheville. Alceste à Bicyclette, c’est fatalement moins bien que Le misanthrope. (Un ami m’avait dit à propos de mes Giètes : ah ouais, c’est vachement bien écrit, surtout les passages écrits par Flaubert.)
En tout cas, il est ironique, quoique logique, que ce dernier film, cet adieu au cinéma renvoie au théâtre. Là où les gens bougent pour de vrai et où l’illusion est ailleurs, plus archaïque.
Mise à jour dimanche 27 mai 2013 : aujourd’hui, des centaines d’hystériques n’ayant rien de plus urgent à faire que de fourrer leur nez dans la sexualité d’autrui, d’opportunistes politiques, et de fascistes à ciel découvert, ont à nouveau défilé pour protester contre une loi qui autorise des gens qui s’aiment à se marier ; simultanément, le Festival de Cannes remet une palme d’or à un film qui raconte l’histoire de deux femmes qui s’aiment. Le cinéma est grand, CQFD.
photo de Sophie Lebrun- Eric et Time sa femme et modèle

Poïèsis des arts

Vernissage de Éric Bobinski jeudi 26 Mars à 19h00 au 12 rue de Jouy Paris 75004.