dimanche, mai 10, 2015

http://www.lesinrocks.com/2015/05/09/cinema/agnes-varda-recevra-une-palme-dor-dhonneur-au-prochain-festival-de-cannes-joie-11747164/

“Cléo de 5 à 7″ d’Agnès Varda, un film éternel

26/03/2014 | 14h26

Ce chef-d’œuvre ressort sur les écrans. Courez voir, encore et encore, ce film à l’inépuisable liberté.

Dans notre classement des 100 meilleurs films français de tous les temps,Cléo de 5 à 7 d’Agnès Varda arrive en seizième position, entre Pickpocketde Bresson et Le Rayon vert de Rohmer. Ça va, c’est digne, mais il devrait être dans le Top 10 – ou le Top 5, ou seul premier ? A ces niveaux-là, le jeu des listes devient absurde et déchirant, mais éclairant aussi – tant l’amour pour Cléo n’a cessé de croître, depuis ce Festival de Cannes 1962 où il a été vu et applaudi pour la première fois.
Film adoré, vu tant de fois qu’on croit le connaître par cœur, et qui provoque même la crainte de la légère déception, du “un peu moins bien que dans mon souvenir”. Tu parles. Dès son générique en couleur, avec les cartes en plongée et les voix de la diseuse de bonne aventure et de sa cliente, la tension est là,
intacte, et le premier gros plan en noir et blanc de Corinne Marchand, un regard caméra à la Bergman, demeure un irrésistible appel de fiction : Que va-t-il m’arriver ? je suis malade ? je vais mourir ? encore combien de temps ? Cléo de 5 à 7 répondra à toutes ces questions, unique exemple d’un générique qui contient la totalité des éléments et péripéties du film à venir. Ecoutez le programme… Elle était gonflée, Varda.
un personnage principal très littéraire au premier abord
Téméraire dans sa façon de s’emparer de motifs si mélodramatiques – la maladie et la rencontre inespérée – pour les plonger dans un bain de modernité documentaire : le Paris encore populaire, encore vivant, parfois dangereux, du mois de juin 1961. Et dans le choix de son personnage principal, ouvertement vieillot, presque suranné, au départ très littéraire : femme entretenue avec gouvernante complice, chanteuse yé-yé et cocotte de toujours, la capricieuse et superstitieuse Cléo est aussi éloignée que possible d’Agnès Varda, photographe de Jean Vilar, cinéaste avant tout le monde (La Pointe courte, 1955, accrochez-vous, les gars), et ayant déjà fait un bébé toute seule. De l’une à l’autre, de 5 à 7, de la rue de Rivoli au boulevard de l’Hôpital, il y a ce chef-d’œuvre.
Que l’on tient absolument à rattacher à la Nouvelle Vague, à cause de Godard et Karina, si beaux et si amoureux, acteurs burlesques chez leur copine Agnès, et des rues des XIIIe et XIVe arrondissements, enregistrées tout au long des trajets de Cléo avec les moyens du bord, en taxi et en bus 67 à plate-forme. Agnès laisse dire, parce que ce n’est pas complètement faux, au fond. Il n’empêche que le Paris de Cléo est celui des surréalistes, avec un Montparnasse encore bohème, et pas du tout celui de la “bande des quatre” des Cahiers du cinéma. Le film doit plus à André Breton qu’à André Bazin : idéalisation de la rencontre, mythologie du hasard, le très banal qui devient très étrange, le goût des signes opaques, et une affiche d’Un chien andalou au Studio des Ursulines qui s’est trouvée là, comme c’est bizarre…
un film unique dans son art du grand écart
Sans parler du clair et courageux discours anti-guerre d’Algérie, très loin des ambiguïtés des Cahiers. Même époque, mêmes méthodes de tournage, même postsynchro que la Nouvelle Vague et, au final, un film unique dans son art du grand écart, d’une impro déconnante de Michel Legrand à la coupure du petit film burlesque en passant par l’incroyable radicalité de la séquence du taxi rue de Vaugirard, quand on écoute pendant plusieurs minutes un bulletin d’actualités à la radio, avec émeutes dans le Constantinois. Godard et Antonioni enfoncés ; Philippe Garrel et Jean Eustache s’en souviendront.
Film composite, hybride, rencontre insensée du surréalisme et de la Nouvelle Vague, Cléo ne ressemble à rien de connu. C’est sans doute pour cela que son air du temps est devenu éternel.
le 26 mars 2014 à 14h26

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Festival de Cannes : Agnès Varda sera honorée d'une Palme d'honneur

09 Mai 2015, 17h23 | MAJ : 09 Mai 2015, 17h52
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Agnès Varda aux Césars 2014. 
Agnès Varda aux Césars 2014.  LP/Frédéric DUGIT

La réalisatrice française Agnès Varda se verra remettre une Palme d'honneurlors de la cérémonie de clôture du Festival de Cannes, le 24 mai, une récompense seulement décernée à ce jour à Woody Allen (2002), Clint Eastwood (2009) et Bernardo Bertolucci (2011), ont annoncé samedi les organisateurs.



Cette Palme d'honneur «est attribuée à un réalisateur de renom, dont l'oeuvre fait autorité dans le monde, mais qui n'a pourtant jamais reçu de Palme d'or», expliquent-ils dans un communiqué, se félicitant de la remettre pour la première fois à une femme.

Photographe, scénariste, actrice, réalisatrice, plasticienne, Agnès Varda, qui aura 87 ans le 30 mai, est «une artiste complète, géniale touche-à-tout que sa curiosité insatiable entraîne dans les projets les plus variés dont elle tire toujours le meilleur», souligne le Festival de Cannes.

De son premier long métrage, «La Pointe courte» (monté par Alain Resnais) en 1954, aux «Plages d'Agnès» (César du meilleur documentaire) en 2008, en passant par «Cléo de 5 à 7», «Le bonheur», «Sans toit ni loi» (Lion d'or à Venise en 1985) ou encore «Les glaneurs et la glaneuse», cette «franc-tireuse dans l'âme» a su aborder des sujets variés dans des formes diverses (du court au long métrage, du documentaire à la fiction), rappelle ce communiqué.

«Son oeuvre et sa vie sont portées par un souffle de liberté, un art de repousser les limites, une détermination farouche et une conviction qui se rit de tous les obstacles: elle semble capable d'accomplir tout ce qu'elle désire», concluent les organisateurs du 68e Festival de Cannes, dont le coup d'envoi est donné ce mercredi.

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Leparisien.fr avec AFP
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Notre empreinte.

Heureusement il reste la voix pour reconnaître nos chères stars botoxisées à mort, si elle est belle, elles peuvent faire carrière avec jusqu'à ce que mort s'ensuive. J'ai connu trois hommes qui m'ont fait bander par leur voix grave, aucun d'eux n'était comédien: un enseignant de yoga, un commissaire priseur, et un peintre hongrois.
Sternberg détestait que je dise bander" Est-ce que je mouille, moi?"

N'empêche que j'ai passé un bon dimanche sur le quai Bd de la Bastille, les arbres ont poussé on peut se prélasser sur la pelouse face aux bateaux qui font eux aussi la sieste, rien ne bouge sur le pont, quand je dis que Paris est une ville pour les pauvres, les chômeurs et les touristes, il suffit d'amener son sandwich pour se sentir dans une partie de campagne, après une demi heure de queue à l'opéra, on nous a annoncé que c'était plein, impossible d'assister à un atelier lyrique gratuit ce jour ci.
Je n'ose même plus faire du léché vitrine tand les prix des fringues sont prohibitif, c'en est honteux!
Mais je ne  suis pas malheureuse, arrivé à un certain âge, on a forcément tout, disait notre cher Lewino, sans vouloir paraphraser le mot de notre ex président avec son  Rolex.

jeudi, mai 07, 2015

Les années 70

En allant déposer ma feuille d'impôt , j'y ai rencontré Néna Baratier accompagnée par sa fille Diane , justement je devais demander à celle-ci si elle continuait à faire la photo des films, elle  me répondit qu'elle ne faisait plus que la réalisation de documentaires. Nous avons essayé deux squares pour continuer à converser mais ils étaient interdit aux chiens, il fallait trouver un arbre dans la rue. "Viens donc prendre un thé  avec nous à la maison!" Les souvenirs refluèrent du tournage de "L'Or du Duc" avec son père, qui avait le sens de l'improvisation au point que le producteur me voyant arriver sur le plateau:" Ne me dites pas pas que vous avez encore passé la soirée avec Baratier, vous allez me coûter cher!" Et de fait, en dînant avec Jacques et Jean- Batiste Thiérré, nous nous amusions comme des fous, ils étaient très drôles, de vrais duettistes du RIRE, et Baratier inventait un gag pour que je tourne le lendemain, je n'avais pas de rôle dans le film, c'était une petite intrusion d'un personnage à chaque fois différent, à la HellzaPoppin disait Baratier.
Et je racontais à Diane qui n'était qu'un bébé à l'époque comment son père avait organisé une soirée d'adieu monstre à l'Avenue Victor Hugo dont  leur famille était chassée car ni le loyer, l'électricité, le téléphone  n'étaient payé depuis des mois. Afin de les rétablir pour la nuit, Baratier avait invité les instances, à chacun d'amener son piquenique, des couverts, de la musique, du whiskie dans lequel les motards débarqués de la Bastille se mirent â pisser afin que les bouteilles ne fussent jamais vides,  et les dames du seizième leur petit pot de caviar à la main, Baratier déambulait au milieu sans manger, quand je lui en ai fait la remarque"Je n'ai rien rapporté". Nous avions vu pour la première fois des dragquenn, êtres extravagants, hauts en couleurs. Ghislain Cloquet qui avait emprunté une caméra, filmait, il y avait une centaine de personnes qui ont fui dés que les motards furent trop soûls, ne restèrent que Marianne Lamour qui trouva un coutelas dans la cuisine et un bandeau de corsaire, et moi par curiosité, bien que je ne voulais plus danser avec un mec qui me mettait la main aux fesses, Ghislain  me dit "C'est le moment de partir!"  Nous avons vu tout ce petit monde monter en panier à salade pour tapage nocturne, une bagarre avait éclaté dans l'escalier, le leader auprès de qui je m' excusais, il avait l'air d'un ange noir" On a l'habitude, tous les vendredis soir ont fait  300 kl et on se retrouve au poste.

dimanche, mai 03, 2015

Grace Kelly

http://tvtropes.org/pmwiki/pmwiki.php/Creator/AlfredHitchcock

Je ne peux m'empêcher de revoir Grace Kelly dans des reportages ou films, elle avait la beauté et la grâce absolue, et ses baisers cinématographiques. troublants.
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https://www.google.fr/url?sa=i&rct=j&q=grace+kelly&source=images&cd=&ved=&url=http%3A%2F%2Ffr.forwallpaper.com%2Fwallpaper%2Fcary-grant-grace-kelly-471818.html&ei=85dGVbycOsrmavKKgbgB&bvm=bv.92291466,d.d2s&psig=AFQjCNH2QSMFIUFxnFKlVKk-hq1_uqy0Yw&ust=1430776180131932
Alfred Hitchcock à propos du choix de ses actrices:" Une princesse, je peux lui faire jouer le rôle d'une pute, mais une prostituée, je ne pourrais jamais la transformer en princesse!"

La pression.

En regardant un reportage sur le chanteur Mike Brant, si beau et suicidé si tôt, les filles comme des folles se jetaient sur lui lors de concerts, je me suis souvenu avoir été agressée alors que je traversais la Place du Trocadéro, un groupe de lycéens avait surgit et comme je ne leur répondais pas, l'un d'eux dit "on va la suivre" , j'ai du me cacher dans le sous sol d'une brasserie ou les comédiens du TNP avaient leurs habitudes entre deux représentations et nous élèves entre deux cours dispensés par ces mêmes acteurs. Bref, toute cette classe d'enfants s'est engouffrée dans le café, les patrons craignant une émeute parce qu'ils refusaient de les servir, a fermé l'établissement.

Une autre fois c'était quatre gamins qui m'ont coincée dans l'entrée de mon immeuble"Toi qui es vieille, tu dois savoir faire des choses!" J'avais vingt-ans. Ils ont voulu que par défaut, je leur offre ma toque de lapin blanc que je m'étais cousue, je n'ai cédé sur rien.

Là, je regarde Charles Aznavour chez Michel Drucker, afin de lui rendre justice, car je ne l'avais pas aimé dans ses premières prestations.

vendredi, mai 01, 2015

Les habitués de "Chez Willy"

On entre dans le bistrot, selon l'heure il y a l'un ou l'autre des habitués, il enfonce chaque jour le clou, débitant sa vie vraie ou fausse de façon à ce que les autres consommateurs entendent , pour ce faire il faut être juché sur un tabouret ou debout devant le bar, prenant en coin comme interlocuteur le patron en personne, lequel n'a pas l'air lassé de cette glose, entre deux verres à récupérer il jette judicieusement son grain de sel, et la salle rit, il y a de l'ambiance, chaque client y va de son petit couplet, il y a les nostalgiques de ceci ou cela, toujours bien informés, certains  avec des projets mirobolants dont on ne sait le vrai futur, il faut de l'argent pour consommer si l'on veut que le répertoire se dévide sans faire attention à l'heure, Willy très gentil allonge mon café avec un broc d'eau chaude, je reste assise, c'est bien ce qui trouble c'est que les habitués ont le temps, jamais pressés de finir leur verre, c'est le patron qui décide de la fermeture avec fermeté, il a femme qui attend, lorsqu'elle fait de rares irruptions, on bénéficie de son humour équivalent à celui de son mari, ces deux là se sont bien trouvés, alors que nous allons par deux entre copines ou copains, un ersatz de vie durant le temps du bistrot, certains amènent leur chien comme on exhibe une maîtresse, il y a du dialogue entre eux et la bête en profite pour renifler de partout un coreligionnaire,  on ne sait si c'est affectif ou sexuel, lorsqu'ils exagérent les propriétaires tirent sur la laisse, de quoi les rendre frustrés, mais comme leurs maîtres le sont, il n'y a que justice, je me suis fait mordre par un chiot sous la table parce que je discutais avec son homme, elle s'appelle Luna, elle a peine deux mois, comme quoi la jalousie n'a pas d'âge, Bref, tout ce petit monde fait mon quotidien entre-deux promenades de santé sur les planches et les heures de grands vents ou je veux quand même me défendre de la télé pour ne pas devenir addicte (mot à la mode) j'ai choisi une autre addiction, faire partie de ces habitués, pour avoir droit à leur bonjour quotidien, que ne doit-on pas entendre et dire, je m'en veux de ces confidences de circonstance afin de ne pas être seule à l'heure du loup, lorsqu'il n'y a plus aucun charme à traîner dans les rues. Nous sommes quasiment frères et sœurs dans cet estaminet, dans les divorces avec la vie, la seule différence est l'argent à y dépenser, la résistance à l'alcool, et ne pas trop ennuyer la galerie, afin de ne pas se faire vider, les femmes partent toujours les premières, il y aurait une casserole sur le feu, joli prétexte comme dirait Gaston, celles qui restent rient trop fort, c'est gênant on ne s'entend plus parler. Parceque je ne téléphone pas, mes copines de passage viennent voir si j'y suis, cela me donne un bon alibi d'être au bistrot sans passer pour une cougar, mais du coup, avec nos papotages je marche moins et cela n'est pas bien. A défaut de famille, on fait partie d'un club, celui des habitués, cela rassure faute de vrais projets de travail ou de vie, je suis HS, mais les beaucoup plus jeunes?