jeudi, septembre 06, 2012

La mer, éternellement recommencée!

Nous étions sur le trottoir de la librairie ce mercredi comme cela se fait chaque premier mercredi du mois, j'ai dù aller chercher une boisson dans l'épicerie du coin, participation obligée pour les échanges, et j'ai écouté sans comprendre une femme qui racontait ses voyages en anglais,  depuis des années je rêve de naviguer sur un cargo, ces rendez-vous sont là pour confronter leurs expériences entre routards des mers,  un homme est arrivé avec un grand presse-book, il s’agissait de ses milliers de kilometres fait à travers le monde à vélo, les bilingues sont restés côté cargos,  et nous qui ne parlions que français nous avons eu droit aux exploits de ce cycliste solitaire Marc Delval il dit qu'avec l'âge il ne fera dorénavent pas plus de 80-100km par jour, tout cela m'a laissé sans jambes et pas plus avancée quand à une possible aventure sur les océans. J'avais reçu un mail de la belle Kristina W. Tu verras c'est inspirant!

mardi, septembre 04, 2012

Rien n'est mieux que la mauvaise foi pour engendrer de la mauvaise humeur !

Eloge de la méchanceté

J'ai remarqué au cours de ma vie que les gens méchants vivaient plus vieux que les autres, sortir des piques contre autrui leur donnait de l'électricité, du jus pour alimenter la machine, et comme cela est précédé de forces sourires, ce sont des séducteurs qui ont pour excuse de vous faire rire. Quand on dit: Il tuerait sa mère pour un bon mot! c'est virtuellement vrai., Reste à savoir si on reste bon public toute sa vie. N'ayant pas l'esprit de répartie, je me sauve parfois.
(142)*Je dois rendre son sexe au dessinateur Roland Topor. Comment faire, car nous sommes entourés de gens, dans un lieu public ? D’autant que ce bout de boyau vidé de toute substance est plutôt minable. Je cache ce sexe dans ma main en cherchant de quoi l’envelopper, ne serait-ce que dans un pli de ma robe, pour le remettre à Roland de la main à la main. Quelle est la circonstance qui a provoqué l’affaire, je ne m’en souviens pas. Le plaisir a dû être normal puisque je n’ai aucun sentiment de frustration. C’est probablement la première fois depuis que nous nous connaissons.
Je me rends compte que je n’ai pas dû utiliser de protection, alors je vais me laver le derrière afin de limiter les dégâts, Sida et autres. Puis, attablés au bistrot, nous devisons. Nathan vient nous rejoindre et tout naturellement je m’adosse à lui, la tête dans son cou, comme si cela allait de soi. Cela ne peut vexer Roland qui connaît nos douloureuses et anciennes amours. Le surprenant, c’est que Nathan ne se défend pas de ma lascive tendresse en public.
J’ai toujours le sexe de Topor dans le pli de ma robe chiffonné dans ma main. Sur le sentier bordé de plants grimpants de haricots verts, Roland s’écrie:
« Mais ce sont mes haricots verts ! C’est moi qui les ai plantés ! »
Je me mets à en remplir ma jupe, à défaut de sac. Il est temps de les cueillir car certains pourrissent déjà, tellement ils sont énormes. Au passage je fauche une salade, des bananes, et des poires qui sont étalées sur une claie. Il y a aussi de belles noix à terre, pour les protéines, mais ce serait trop encombrant. J’ai déjà à manger pour plusieurs jours.



Nicolas Canteloup

Quand on imite les autres, on ne ressemble à personne.