lundi, octobre 06, 2008

Aux Rôches Noires à Trouville

J'ai entendu la belle voix grave de Marie-Christine Barreault lire le texte sur une soirée de beuverie, son côté charnel excelle dans ce récit de Marguerite Duras.

Puis, l'on m'a fait visiter un moulin, ça fait moudre le cerveau de bien des dames esseulées dans les parages.

dimanche, octobre 05, 2008

Un barrage sur le Pacifique( Marguerite Duras)

Je craignais de voir cette pièce, n'en ayant pas aimé la représentation à la Villette.
Hier soir, à la Mairie de Trouville, J'ai été sous le charme des élèves du lycée Lamartine (Paris). Suzanne est dite par 7 ravissantes élèves toutes de blanc vêtues, c'est un prisme de récitantes qui ressemble fort à l'ambivalence de l'auteur, le réalisateur David Géry, a tapé dans le mille en ne faisant pas jouer les acteurs, ce sont des disants, la violence des personnages est sourde, murmurée, l'intensité y gagne. La mère, dans une robe rouge reste statique, en soi elle représente le sang de la folie, et le frère voyou joue sur le registre de la tendresse perverse; ( Daniele Chouraqui avait dit dans sa conférence : Il y a une brume d'inceste qui flotte sur cette famille) C'est rare de voir une représentation ou prime la grâce, l'élégance et la fluidité avec une troupe en scène, tous ensemble...

samedi, octobre 04, 2008

Je pioche

Je fonce dans le travail en piochant des extraits dans mon blog

vendredi, octobre 03, 2008

Le sourire

Toujours en cas de crise, je rencontre un sourire qui laisse croire que la vie continue. Annuellement je tombe sur cette infirmière , Liliane Dubost qui connaît mes malheurs par le Net, dès ma sortie de train à Trouville elle est là, pour Duras bien sûr, comme nous tous, mais intéressée à avoir son avis, nous prenons un café...Que de drames ces femmes doivent écluser, je ne sais comment elles font, on leur tombe dessus à bras raccourcis avec nos litanies dont elles connaissent l'épilogue par coeur, le tout c'est le temps que ça prendra...Ma soeur n'en pouvait plus de la compassion, elle pleurait autant sur elle que sur l'histoire qu'elle écoutait de ses beaux yeux, la déprime l'a gagnée. Je comprends que l'on ait du mal à recruter des infirmières, on leur laisse sur le dos le pire à venir, les médecins font des croisières pour se laver..

le train

Certaines mamans bercent leur enfant autiste en le promenant en voiture, la nuit, ainsi je prends le train

jeudi, octobre 02, 2008

Cirque invisible Théâtre du Rond Point

LE CIRQUE INVISIBLE
ROND-POINT
du 7 octobre au 30 novembre 2008

Places disponibles : Mardi, Mercredi, Jeudi, Vendredi, Samedi à 21H00 | Dimanche à 15H00.
Tarifs : 37,5 € tarif plein ou 28 € tarif adhérent

D’abord une belle rencontre, celle de Jean-Baptiste Thiérrée comédien épris de cirque et de Victoria Chaplin, 4ème fille de Charlie. Ils forment avec leurs enfants James (La Symphonie du Hanneton …) et Aurélia (L’Oratorio d’Aurélia… ) un formidable clan de saltimbanques qui revient au Rond-Point.


Frédéric Tachou me signale que le Cirque invisible est programmé au Rond-Point, j'y vais de ce pas voir les dates, c'est à partir du 7 octobre, en notant sur mon carnet je m'aperçois que c'est le jour où j'ai donné mon dernier baiser à Nathy il y a deux ans, et que c'est le couple Jean-Batiste Thiérrée et Victoria Chaplin qui l'ont dépanné durant des mois ramenant dans des sacs plastiques de l'argent de tous pays. Sternberg, au bar de chez Gallimard quittait notre table pour faire un tour de salle et saluer ses confrères dont la très belle et languide Noëlle Châtelet dont j'étais jalouse, heureusement pour moi, elle était accompagnée par son mari. Bref, Sternberg ne faisait pas cas du sac laissé sur la banquette. Jean-Batiste me disait: Pourvu qu'il ne l'oublie pas dans un taxi, c'est notre travail de tout un mois!

mercredi, octobre 01, 2008

Boucle et reboucle

Pour déposer mes livres à la production d'Alain Resnais, je sors au métro Jasmin, il me suffit de descendre l'avenue Mozart pour me retrouver dans le café où Jacques Sternberg achetait ses ninas. Alain Resnais lui avait fait écrire le scénario de "Je t'aime, je t'aime" Comme j'aime ce qui tourne rond, je décide d'un petit pélerinage.
Etre dans le tabac de Stern me rassérène comme si j'avais trouvé un ami protecteur et consolant. Je murmure son nom en pensant à un autre, alors que de son vivant il ne fallait surtout pas parler à Stern du moindre bobo, il en avait assez des siens dont il nous regorgeait avec sa hantise de la mort. Mais les morts ne peuvent rouspéter, je m'en sers comme d'un tuteur afin de marcher encore et encore dans la ville.
Je suis en avance de quelques jours pour la date anniversaire de sa disparition, mais il y a des loups qui hurlent avant que la lune ne soit pleine.

Claire Deluca- Marguerite Duras- Trouville

En juillet 2005, Claire Deluca, comédienne française bien connue entre autre pour son association avec Marguerite Duras, a passé commande à Paul Wehage d' une musique de scène pour un spectacle intitulé "Nevers", adaptation des annexes au scenario du célèbre film d' Alain Resnais "Hiroshima Mon Amour". L"oeuvre a été créée à Paris dans une version préliminaire dans le cadre du Marché de la Poésie au Cinéma L'Harlequin le 25 Juillet 2005 à Paris et sa création dans sa forme définitive à Trouville dans le cadre du 10ème "Hommage à Marguerite Duras" dans le hall de la résidence Les Roches Noires , le 2 octobre 2005. Les deux comédiennes à la création de "Nevers", Claire Deluca et Sophie Lahayville, sont les dédicataires de cette présente version de concert de la musique de scène.

Dans "Nevers", une femme raconte à un étranger son amour pour un soldat allemand dans la France occupée, la mort de ce soldat et et qu'elle fut tondue à la Libération. La musique exprime les émotions très fortes que la femme traverse: amour, désir, deuil et finalement l'acceptation, mais à travers un voile de souvenirs, le souvenir que Duras voit comme effacé presque avant le fin de chaque moment.

L'oeuvre devrait être interprêtée comme venant d'un autre temps, comme si la musique existait seulement en état de pensée plutôt que de son. Malgré la relative violence des états émotifs, les effets expressifs devront toujours être intériorisé.

samedi, septembre 20, 2008

La trouvillaise 20/21 septembre La Femme dans tous ses états

Elles courent, elles courent, avec filles, ou copines, les femmes sur la plage. Le temps est divin, une douceur angevine. Pendant ce temps je pioche dans un bar rue des Bains, un jeune homme me branche sur la wifi sur un petit ordinateur acheté chez Surcouf, je n'aurai donc pas vu mes consoeurs courir.
Par contre, une voisine me demande abruptement:"Est-ce que tu couches avec lui? parlant de celui qui était venu lui emprunter une scie? -Je vis avec lui depuis un an!- Mais ici, à Trouville est-ce que vous avez couché ensemble? - Nous avons dormi ensemble, sauf le dernier soir, il était tellement soûl que j'ai été dans un hôtel!- tu comprends, j'ai été très gentille avec lui!" Elle martèle ses phrases avec une lourdeur toute nordique, que veut-elle que je sache, qu'ils ont copulé pendant que j'étais en train de voir des films, il lui avait dit être mon ouvrier parce qu'il arrangeait ma chambre. Je préfère que la rupture vienne de lui, je ne lui veux aucun mal, le couple de spys tel Napoléon il n'y a que la fuite! Il ne se soignera pas,sera toujours dans le déni de sa maladie!
Il me manque je crains de le rencontrer dans une rue, de lui aucune nouvelle, il m'avait dit persuadé de mon infidélité à tout versingue: Faut que je me remette en chasse!

vendredi, septembre 12, 2008

Ah! J'ai bien mangé! Je pourrais retourner une vache sur le dos!

Entendu au Central à Trouville après une casserole de moules à la crème.

Québec

A en croire les films, l'enfant serait plus sage que l'homme .

jeudi, septembre 11, 2008

Le climat

Quand il pleut on se sent chez nous en Normandie, point de vent, les drapeaux ne flottent pas, toujours dans l'excitation d'être dans un cénacle fait que l'on ne marche plus au dehors, mes pieds gonflent, je bavasse avec des voisines visionneuses, l'atmosphère....Vous avez dit atmosphère! Est-ce que j'ai une gueule d'atmosphère? ( Arletty dans Hôtel du Nord de Marcel Carné), me parait moins tonitruante, à moins que mes oreilles...

Triangle sacro Saint-Off -Courts entre le casino, la plage, et la place Tivoli

C'est avec une manifeste bonne grâce que monsieur Cardon, maire de Trouville avait ouvert le festival dans une allocution filmée en prenant l'accent québécois, ceux ci étaient aux anges.
Hier au soir une centaine de transats allongés sur la place Tivoli, les prudents s'emmitouflent de polaire, l'écran accroché sur le pan d'une des maisons ravissantes, c'est un décor presque féerique, j'ai toujours aimé les représentations de plein air, on y respire mieux, la poésie du paysage se marie avec les jolis sujets proposés, une demi nuit encore estivale.  
Donc, dans ce fameux triangle les minis films se tournent, équipes se cherchant, se croisant, bardés de leur matériel de pointe prêtés par de fameux labos, deux acteurs miment Charlot et le gendarme, un chien pisse dans le champ, ce n'était pas prévu, quelques rares touristes de fin de saison, il pleut ce matin, traînent en ville afin de voir en live. 
A l'intérieur du complexe festivalier c'est la ruche, nombre des participants officiant derrière les baies vitrées qui protègent les ordinateurs dont ils ont l'air de maîtriser toutes les techniques, c'est jeune et ça sait!

Sur le chemin chemin d'AlexisWawanoloath (Cédric Corbeil)
Mon nom signifie: Celui qui se met dans le chemin de ses ennemis!  à dit le nouveau parlementaire, un énorme colosse Amérindien (Abénaquis) au sourire d'enfant, élu au Québec.


mercredi, septembre 10, 2008

Griffonner

Griffonner un bout de papier sur un coin de table est un bon alibi pour profiter de la terrasse face à la mer, alors qu'autour de vous s'agitent de jeunes équipes toutes excitées de leurs projets, de leurs tournages, des nuits à passer au montage, je n'y participe de rien, force m'est de rester calme sans frustration d'une actrice sans emploi. En déconfiture, je ne lève le nez que face à l'écran où se déroule tous les courts invités. Je n'arrive pas à les noter, l'un annulant l'autre de par le style, un sujet, on n'a pas le temps comme dans un long de s'installer dans l'histoire, comment fait le jury pour les départager?
Ce qui m'intéresse chez les québécois c'est leur côté trilingue: culture américaine, française, sans oublier leur origine inuit, on dirait des diablotins sortant de leurs boites, une énergie et une fraîcheur qui n'est pas de notre crû.

Anne Revel "Africa"

Anne Revel a quadrillé l'Afrique, se fondant dans certaines tribus, et parfois ramenant des images volées au péril de sa vie, c'est une symphonie de couleurs, de visages, de musique, rien de didactique.

mardi, septembre 09, 2008

2ème soirée de kinos à Trouville

Faut pas croire, il y a de la profondeur dans ces films courts (kinos) ,j'ai relevé une citation: Nous avons l'art  pour ne point mourir de la vérité. (Friedrich Nietzsch)
Cela m'a sortie d'une somnolence tristounette, l'imagination créative ne fait pas défaut aux kinoistes, cette soirée était une bonne cuvée.

L'heure des cacahouèttes à Trouville

Nil Hahoutoff enseignant de yoga nous disait qu'autrefois, lorsque les lavandières se rencontraient au lavoir, il n'y avait pas de psy, c'était l'heure des cacahouètes, chacune racontant aux autres son problème existentiel, l'intendance  se gérait en groupe. C'est un peu ce qui se passe en terrasse, entre les projections et la créativité dans le creux des vagues entre deux tournages, face à la mer, aujourd'hui le redoux, ça aide à la conversation personne n'a envie de s'abriter, il est clair que tout créateur s'expose, il doit se mettre en danger pour être dans l'étincelle, dans les étoiles, ne fusse qu'un instant, quitte à se payer une déprime quand le rideau retombe, beaucoup de gens se protège espérant quand même faire oeuvre sans bobo à l'âme, hors des tripes que reste t-il dans ce qu'on donne à voir, à entendre, un lieu limité dans le temps comme dans le cadre d'un festival est propice à ces échanges, éphémères seront les sentiments partagés mais qu'importe, il faut vite avoir un autre projet de vie. 

dimanche, septembre 07, 2008

Du Riffiffi à Off Courts Trouville

Samuel Le Prat, président du festival  nous rappelle que c'est Auguste Le Breton qui a inventé le verlan.
La fille et la petite fille Vivi, ( laquelle sévit chaque année avec humour dans le petit journal du festival) d'Auguste Le Breton, nous ont présenté Les Hauts Murs ( Christian Faure-2008) ce drame de l'enfance saccagée, mutilée, humiliée, abandonnée de père et mère, récit autobiographique de l'écrivain. Plus noir que noir c'est noir, de la mise en scène, des décors, aux jeux des acteurs on s'y croirait.

samedi, septembre 06, 2008

Resistances

Monsieur l'ambassadeur Stéphane Hessel s'adressant à la jeunesse dans un documentaire où divers autres résistants s'expriment: Résister c'est créer! Créer c'est résister!
C'est le premier film présenté ce vendredi 5 septembre à l'ouverture du Festival Off Courts de Trouville

mercredi, septembre 03, 2008

HOMMAGE A PIERRE LHOMME - La Cinémathèque française

Un des plus importants directeurs de la photographie du cinéma français. Il débute en 1960 après avoir été assistant de Ghislain Cloquet, d’Henri Alekan ou ...
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