samedi, juillet 25, 2015

Jérôme Garcin -Compagnie Le grain de sable -Mairie Trouville


Le voyant

« Le visage en sang, Jacques hurle : « Mes yeux ! Où sont mes yeux ? » Il vient de les perdre à jamais. En ce jour d'azur, de lilas et de muguet, il entre dans l'obscurité où seuls, désormais, les parfums, les sons et les formes auront des couleurs. »
Né en 1924, aveugle à huit ans, résistant à dix-sept, membre du mouvement Défense de la France, Jacques Lusseyran est arrêté en 1943 par la Gestapo, incarcéré à Fresnes puis déporté à Buchenwald. Libéré après un an et demi de captivité, il écrit Et la lumière fut et part enseigner la littérature aux États-Unis, où il devient « The Blind Hero of the French Résistance». Il meurt, en 1971, dans un accident de voiture. Il avait quarante-sept ans.
Vingt ans après Pour Jean Prévost (prix Médicis essai 1994), Jérôme Garcin fait le portrait d'un autre écrivain-résistant que la France a négligé et que l'Histoire a oublié.

mercredi, juillet 22, 2015

Le copulateur.

C'est ainsi que j'appelais Sternberg, le copulateur, ou le fornicateur. Je m'en souviens car le libraire du marché à Trouville, me hèle lorsque dans sa cargaison il découvre un livre de cet écrivain, ce jour il s'agit de "Agathe et Béatrice, Claire et Dorothée" cet ouvrage édité  en 1979  se voulait érotique, je m'efforce de le lire, après tant d'années, il y a prescription, foin d'une jalousie rétrospective. A propos, pourquoi les cendres de Jacques Sternberg n'ont-elles pas été disséminées dans la mer, lui qui avait notre Zef, puis plus tard son Sunfish au Club de Voile aux Roches Noires!  Il partait par tous les temps  jusqu'à force 4 ce "fumier des mers", car il ne prenait en compte ni ma peur, la faim, le froid, le soleil qui brûle les yeux, mon envie d'être au lit avec lui plutôt que sur l'eau furieuse, ou tout autre considération autre que son désir de barrer son dériveur, sa maîtresse. Il m'avait avoué n'avoir jamais oser draguer Marguerite Duras souvent seule au Central ou dans tout autre bistrot,  lorsque celle-ci à été obligée de se sevrer " Je suis en meilleure santé mais qu'est ce que je m'emmerde!"aurait-elle dit.

Quand une source tarit, une autre jaillit!

Ma sœur Suzy me rassurait avec ce vieil adage qui s'avère d'actualité, n'ayant nul RV pour cet été, je suis en vitrine à la terrasse de Willy, et toujours il y a l'une ou l'autre de mes copines qui s'assoit et nous bavardons. Je paie mon café avant qu'elles n'arrivent afin de ne pas les décourager d'avoir à m'offrir une consommation, aussi à mon âge ne plus jouer l'orpheline auprès d'elles qui ont toujours le pouvoir ménager, leur narcissisme je laisse courir, j'ai Internet pour moi, elles font semblant de l'ignorer. Les heures de pluie c'est un délice, défilé de Kway, nous sommes peu sous la bâche du bistrot, un air de fête avec le bruit des gouttes et la plainte des mouettes, c'est un peu comme de se laisser bercer dans un bateau à l'ancre avec le bruit du vent dans les cordages, ou bien d'écouter le crépitement du feu dans la cheminée d'une maison amie. Je suis toujours sans nouvelle de celle qui perd la mémoire, j'espère qu'elle ne souffre plus des tensions familiales, elle qui était la reine du foyer.
Vos veines sont sèches comme celles d'une vieille femme! m'avait  dit élégamment un infirmier qui s'évertuait à la prise de sang à 6h du matin, le sel marin m'a peut-être remit du sang dans les veines, reste la libido toujours en sommeil, c'est une chance à Trouville où je n'ai jamais rencontré d'homme autre que le capitaine, ceux de mes copines me fuient car pour leur épouse j'ai toujours représenté le vent du large, n'est pas bohémienne qui veut!

Pourquoi?

Au Musé Montebello je tombe dans les "Pourquoi ? " d'une douzaine d'écoliers de sept à neuf ans qui discutent avec le peintre Hastaire, lequel se doit d'ajuster son vocabulaire à celui des enfants, difficile exercice de style.  Chaque tableau leur pose question, pourquoi la guerre, les fusils, le sang, le bunker, la victoire, si chaque toile à un titre ils cherchent la corrélation entre celui-ci et l'image , l'interprétation de l'artiste, lequel ne peut prononcer le mot transcender, qu'ils ne connaissent pas, me dit-il.

mardi, juillet 21, 2015

L'inextricable

Deux films d'Ingmar Bergman diffusés à la suite sur Arté" Fanny et Alexandre,  puis,  Les fraises sauvages". Après la truculence vient le drame, les cauchemars, l'inimitié entre les personnages, il est deux heures du matin quand la diffusion est finie, je sais que je vais payer cette dramaturgie par une insomnie ou un rêve affreux, c'est ce qui arrive,
Nous avons fini une représentation au théâtre, nous sommes en congé, personne ne sait me dire si je suis en vacances et pour combien de temps. Je m'évertue calmement à apprendre à un petit garçon à conduire une cavalière, un tour sur lui même et je le prends dans mes bras afin qu'il puisse me guider. Il s'empêtre mais il est de bonne volonté pour recommencer. Pendant ce temps là des passagers s'installent dans un bateau, la voie fluviale est la seule route possible. Le bateau n'avance pas, je comprends qu'il est trop plein d'eau, qu'en le faisant gîter au lieu que l'eau s'écoule des petites vagues remontant du fleuve le remplissent à nouveau, il va bientôt couler, quelqu'un sur le rivage essaie en vain de la haler par une corde, il est trop lourd, en fait les passagers sont dans une barque plus petite qui flotte sur ces eaux à l'intérieur de cette plus grosse barque. Il y a un petit cloaque oû nage un poisson, les autres ont servit de nourriture aux voyageurs, si ceux ci survivent à la noyade, ils risquent d'être empoisonnés par les eaux souillées avalées par les poissons. Par l'échancrure de sa chemise,  il me semble voir que le petit garçon a des petites plaques rouges, nous le déboutonnons et effectivement tout son torse présente une allergie, que faire?

dimanche, juillet 19, 2015

Rester assis

Nous nous sommes réfugiés dans un bouiboui pour prendre un chocolat, c'est l'immobilisme qui nous unit, aucun mot, aucun geste, côte à côte nous demeurons, ses mains posées sur ses cuisses, aucune tentative de caresse, de conversation. Par inadvertance, en nous retournant, nos deux fesses se rejoignent anus contre anus, cela n'engage rien de plus. Son portable sonne, il répond à sa femme, lui dit où il est, avec qui, peut être va t-elle s'inquiéter de cette neutralité et venir le chercher, je n'entends plus leur conversation par manque de curiosité, je ne prends aucune initiative autre que de rester assise, le profil dense de cet homme contre moi qui ne le dérange pas, c'est une relation érotique en soi!
En écrivant ce rêve j'ai l'impression de faire du Duras.

samedi, juillet 18, 2015

Les Bouglionne-F2 ou un tigre dans le moteur.

Les petits enfants, avant que de travailler grimpent sur les genoux de leurs aïeuls pour y recevoir l'encouragement sous forme de baisers. C'est émouvant ces relations filiales à l'intérieur de la tribu, conserver l'enfance ludique alors que le travail est incessant, ils n'ont pas le choix, ils sont nés dans le clan, sont prédestinés à être sur la piste ou dans l'administratif, mais tous feront la fête ensemble après chaque représentation pour se défouler des tensions, un soir les hongrois, l'autre les russes, puis les italiens etc,  qui organisent en fonction de leur culture, une vraie tour de Babeĺ,
"À l'école nos enfants apprennent à lire, à compter, c'est très important, mais la vie c'est sous le chapiteau qu'ils l'apprennent,  surtout en tournée, où le décor change chaque jour, la mer, la montagne, les lacs, le bitume des villes! " On les entend parler diverses langues, quelle éducation! Ils sont fatigués mais heureux. "Sans joie on ne pourrait tenir!"
Du patriarche aux tous petits on sent la tendresse et le respect malgré l'ordre incessant et autoritaire"Allez! Au travail!"

Jean- Batiste Thierrée (Le Cirque Bonheur) racontait que les premiers spectateurs, durant les répétitions, étaient les malades mentaux qui passaient leur nez sous les bâches, fascinés par les trapézistes, "car il faut un grain de folie pour s'élancer dans le vide! "

On m'avait proposé une audition pour danser avec les éléphants, maman n'a pas voulu, inquiète pour une jeune fille de la promiscuité de la vie en caravane, c'est peut-être pour ça que beaucoup plus tard j'en ai eu une d'occasion au camping "Les oiseaux"à Trouville, et plus tard une autre dans un camp des loisirs à Juvisy.

Et puis, Michel, que je rencontre au café philo me raconte avoir vu un éléphant dans une opérette chantée par Lily Fayol et Merkès,sans savoir qu'il m'avait vue en tant que spectateur, danser dans le ballet, il n'avait que douze ans.

vendredi, juillet 17, 2015



​VISITE NOCTURNEVisite guidée des collections du Musée Villa Montebello
au Musée Villa Montebello​
Dans le noir, à la lueur d’une lampe à UV, il est possible de voir à travers la couche picturale d’un tableau : les repeints, les retouches ou les anciennes restaurations deviennent visibles…

​​Design graphique SL
Tarif > 5
​€ ​​(sur réservation)


Information & réservation > 02.31.88.16.26 / musee@mairie-trouville-sur-mer.fr

Musée Villa Montebello
14360 Trouville-sur-Mer

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mercredi, juillet 15, 2015

Un cauchemard

Je suis dans un wagon de train avec une connaissance, nous essayons de nous installer pour la nuit, arrive Sternberg lequel à plusieurs reprises tire sur la mini robe blanche de la jeune femme car son slip noir frangé préfigure les poils pubien, mais à chaque fois que la jeune femme se rassied la robe  remonte,  son cors gracile est de ceux qu'aime Sternberg, peut être par égard pour moi il lutte, je ne sais que faire, quitter le wagon ou sauter par dessus la vitre.
Au réveil, je me souviens de l'histoire courte qu'il se plaisait à raconter: " Une femme entre dans la chambre conjugale, voit son mari avec une fille et dit " Excusez moi, je ne fais que passer! et elle saute par la fenêtre."

mardi, juillet 14, 2015

Feu d'artifice à la Tour Eiffel, cette grande dame à l'air de susciter l'orgie de pétards.

On nous a offert un concert avec tous les grands standards classiques et modernes que nous aimons, mais pas une note d´originalité dans la programmation. Chacun des interprètes était parfait. Puis les artificiers s'en sont donnés à cœur joie avec des brassées de fusées, Paris était le phare du Monde!

René Laloux

La planète sauvage, un film de René LALOUX - Premiere.fr

www.premiere.fr › Cinéma › Films
Fable politique en forme de dessin animé et le premier film du grand humoriste TOPOR. 0. Réalisateurs et acteurs de La planète sauvage. René LALOUXLire sa  ...

Sur le blog de Charles Tatum  je viens de voir un film de René Laloux filmé avec les patients de la Clinique Laborde. Les souvenirs ressurgissent, nos virées à l'aéroport d'Orly pour prendre le thé en regardant en partance les passagers qui traversaient le tarmac au vu du public, il n'y avait pas encore ces affreux boyaux qui les avalent à notre vue. 
À Laborde, Jean Batiste Thiérrée faisaient travailler  le texte de Jacques Sternberg "C'est la guerre Monsieur Grubert, " et le théâtre du Lucernaire les accueillait, texte en main car ces malades n'avait pas assez de mémoire, mais nous étions épatés de leurs interprétations.



  • RENE LALOUX - LES DENTS DU SINGE - vidéo dailymotion

    www.dailymotion.com/.../x1ik2w_rene-laloux-les-dent...
    22 mars 2007
    A l'age de 27 ans René Laloux accepte un poste dans une clinique psychiatrique . C'est en ...



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  • dimanche, juillet 12, 2015

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    10 juillet 2015

    Un gros dossier Resnais

    N’en déplaise à certains hérons de la critique post-moderne (souvent de maigres et pâlichons perroquets, qui confondent Migouel Gomche et David W. Griffith ou, plus cocasse, le journal d’Avesnes-sur-Help ! et celui, homonyme, que dirigea Jean-Louis Comolli), Positif a gardé de belles plumes (malgré la présence en son comité de quelques vieux merles ronchons). En témoigne le dossier du numéro d’été 2015 consacré au regretté Alain Resnais. On se contente d'en donner le sommaire. Qu’on le lise ! Le numéro coûte moins de dix euros, il est en vente partout et cet ensemble est à la hauteur de ces livres collectifs comme savent les faire nos éditeurs préférés. Indispensable. Un modèle. Alain Resnais est né le 3 juin 1922 à Vannes (Morbihan). Il est mort le 1er mars 2014 à Paris (Seine). Trois jours plus tard, le passereau qui commande aujourd’hui au destin de la république, déclara en lisant ses fiches, je cite de mémoire : « La France vient de perdre un grand artiste. » La France ? Mon c... Mes fesses. Taisez-vous, paltoquet élyséen, Resnais ne vous appartient pas. C’était un homme du monde. Les drapeaux, il s’asseyait dessus.
    sabine
    ~
    Les labyrinthes d’Alain Resnais, par Pierre Samson
    Portrait du cinéaste en savant, par Philippe Fraisse
    Le souffle de l’air, les grands espaces, le murmure de l’eau, par Vincent Amiel
    Alan, David et Alan : Resnais et l’Angleterre, par Eithne O’Neil
    Resnais documentariste [1948-1958], par Michel Cieutat
    La valse des lendemains orphiques [1959-1968], par Floreal Peleato
    À la charnière [les années 70], par Olivier Curchod
    Et l’oncle d’Amérique vint vraiment... [les années 80], par Pierre Eisenreich
    Les films comme souvenirs [1993-2014], par Yannick Lemarié
    « Il avait le culot de vouloir s’amuser », entretien avec Sabine Azéma
    « Ce qui nous reste à vivre... », entretien avec Pierre Arditi
    « Cher Alain... », éloge prononcé par André Dussolier, le 10 mars 2014, au cimetière du Montparnasse
    « L’épreuve du feu », par Sandrine Kiberlain
    « Aider Alain à créer », entretien avec Christophe Jeauffroy
    « Vous écrivez des films pour le théatre, je réalise des pièces pour le cinéma », par Alan Ayckburn
    Or..., par Michel Le Bris
    Le tsar se fait photographier, par Alain Resnais
    Arrivals & Departures, par Jean-Louis Livi
    couv positif
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    vendredi, juillet 10, 2015

    La panique

    Je cherche une amie dans sa maison, quelqu'un me dit qu'elle est partie. Serait-elle morte, ou disparue dans sa bulle, dans un endroit spécialisé?
    Ce rêve car je viens de voir un film sur une malade d'alzheimer dont l'héroïne porte le même prénom  que mon amie.

    L'habitat

    J'ai invité 'Michelle à dormir chez moi, elle se lève et part dans le couloir à la recherche de toilettes, il y a trois lits, je veux en changer les draps, mais le linge et les vêtements sont souillés dans un sac en plastique, le plus simple serait de tout jeter et d'en racheter d'autres. Un étudiant chinois traverse ma chambre vers la sortie, je refuse, je devrais fermer la porte mais il n'y aucun numéro devant les logements de ce long couloir, Michelle ne saurait me retrouver, en faisant le constat des lieux, il me faudrait trouver quelqu'un qui puisse repeindre tous les murs et balayer une boue d'argile qui craquelle sous les pieds et cache un joli parquet en bois, je n'aurais pas la force d'entreprendre ces travaux. En ouvrant l'armoire à vaisselle, sur l'étagère du haut pleins de bocaux d'herbes séchées  de toutes sortes, thym, laurier et au milieu, dans un petit verre, un bouquet de persil encore vert, soit quelqu'un a habité ici durant mon absence, soit cette herbe à gardé sa fraîcheur durant mes deux années d'hospitalisation, grâce au noir de cette armoire fermée. Je descends à la cantine prendre un thé et demander à une serveuse que je connais si une personne est susceptible de rafraîchir mon lieu de vie "-Reviens à  trois heures tu verras x... à sa fenêtre!- Comment je le reconnaîtrais?- Tu verras, il est ballez!"

    jeudi, juillet 09, 2015

    L'été avance, moi pas!

    Quatre projets de travail toujours en suspens Et deux textes sous le coude non corrigés faute d'ordinateur, j'ai donné au plus pressé, les dents. Le vent, la canicule, la pluie, donnent du mou pour les exercices de plein air, mes copines ont des habitats où elles se remuent, moi je m'allonge sur les planches de ma couche et je regarde les documentaires prolifiques sur les bestiaux. Hahoutoff m'avait dit que "les intellectuels restent souples et toniques car tous les muscles, par voie réflexe, travaillent lorsque le cerveau est sollicité" cela me déculpabilise de ma flemme.
    Toujours ce délice du petit déjeuner en terrasse chez Willy, seul tronçon  véritable dans la rue des Bains, sans voiture, ou  concurrence au chant des oiseaux le vrombissement au ras des petites maisons de pêcheurs, du vol pour les Baléares des riches de Deauville, l'aéroport est au dessus de nos têtes à nous trouvillais, j'ai quand même entendu le clocher du village.

    dimanche, juillet 05, 2015

    Le pas du lynx- Joana de Fréville

    http://www.lesallusifs.com/DATA/AUTEUR/56.jpg

    Il pleut comme vache qui pisse, je me réfugie chez Willy, en terrasse nous sommes deux femmes, de fil en aiguille je raconte des histoires rocambolesques, à la fin du café j'apprends que mon écouteuse est romancière et qu'elle va présenter son livre le 16 de ce mois à Trouville.
    Sur les coussinets des pattes du lynx poussent des poils pour qu'il ne laisse pas de traces sur la neige! me dit  Joana de Fréville.

    14es Rencontres d'été : Joana de Fréville - Trouville-Deauville Maville

    www.trouville-deauville.maville.com/.../agenda_details_-voir-visiter-livre-l...
    Avec son premier roman, Le pas du lynx (Les Allusifs), Joana de Fréville chorégraphie la ...bibliothèque de Trouville 176, boulevard Fernand-Moureaux 14360 ...

    Rencontre proposée par la compagnie "PMVV le grain de sable".
    Bibliothèque de Trouville-sur-Mer
    Le jeudi 16 juillet à 17h.

    mercredi, juillet 01, 2015

    Le service

    Une femme au bistrot m'a dit; "Quand on est actrice, on l'est pour toute la vie!" Cela m'a fait penser à un film japonais. Un jeune idiot ne trouve personne pour le déniaiser, on l'appelle "celui qui pue!" Les gens du village demande à la plus vieille de se sacrifier. Comme il est jeune et que c'est la première fois, l'adolescent à un trop-plein et besogne l'ancêtre toute la nuit, celle ci, face à la caméra rigole de toutes ses dents édentée" Ça peut encore servir!"

    mardi, juin 30, 2015

    5,000 morts en trois jours à Paris.

    Ma pauvre sœur Suzie est morte de la canicule en 2003, c'est dire que je fuis la chaleur de mon toit en zinc  en surchauffe, il faut prendre les trottoirs à l'ombre, sous courants  d'airs, rester sous les arbres dans les squares, faire du shopping dans les grands magasins ou se reposer au cinéma, tous lieux réfrigérés, sinon le sang se coagule comme du blanc d'œuf,

    Chambre de bonne

    Rue des Bains l'odeur du troën, un petit vent, et la chaleur est acceptable. Rue de la Pompe, au sixième étage sans ascenseur dans le seizième,  les arômes de cet arbuste montait à l'assaut de nos narines, quel luxe! Pour bronzer je m'arqueboutais aux rebords de la fenêtre du couloir, notre chambre de bonne n'avait qu'un vasistas agrandi par des glaces sur le pourtour qui reflétait le ciel, les nuages.

    dimanche, juin 28, 2015

    Le Carnaval Tropical

    Ce n'est pas un euphémisme, la Bastille est noire de monde. Le défilé prend la rue de Rivoli, il n'y a pas d'ombre, je suis le mouvement en me protégeant de la chaleur par des haltes dans les boutiques de fringues qui affichent des soldes, il n'y a pas un chat dans ces magasins, le public s'écrase  contre les barrières,  beaucoup de très jeunes enfants sur les épaules des parents, Je crains pour eux le coup de chaleur, pour voir les danseurs et musiciens chacun cherche un créneau et s'y tient. Que dire des artistes qui se produisent en plein milieu de la rue durant deux heures, sur un rythme africain. En grande majorité les spectateurs sont noirs et sont pris par les sonorités du tam-tam, lesquelles se marient aux battements du cœur.

    jeudi, juin 25, 2015

    Foin de rivalité!

    Je n'ai jamais eu de rivale considérant que tout le monde est soit plus intelligent, soit plus doué, plus beau, plus jeune, plus désirable que moi. Cela m'a sauvée d'être envieuse, jalouse, aigrie, frustrée, et moche. J'ai toujours laissée mes amants partir avec qui les voulait, sans discuter, quittant le gîte la première au demeurant. J'appelais ça: "Ne pas disputer le bout de gras". Avec l'âge , ne pouvant rivaliser avec rien ni personne je laisse les femmes s'énerver pour conserver ce qu'elles croient leur être dù. Elles ont souvent fait de leurs partenaires des chapons ou de gros porcs,  de crainte d'être abandonnées. J'ai toujours voulu m'enorgueillir de rester une violette au parfum entêtant par la liberté et la tendresse que je laissais aux miens, afin de n'être pas oubliée. Donc jamais mariée ni divorcée, je n'ai eu aucune sécurité matérielle de la part de ces messieurs , sauf le respect commun de ne s'être pas  déchirés pour des raisons mercantiles. C'est cela qui me paraissait vulgaire, se battre pour la petite cuillère.
    Sternberg avait un terme terrible à propos de certaines personnalités qu'il appelait " "Des vulgras".
    Ses maîtresses dont le triomphalisme sur moi l'ennuyait ne faisaient pas long feu.

    Niels Hahoutoff, professeur de Yoga,nous disait "La solitude est La Voie  Royale!" C'est à voir!

    mardi, juin 23, 2015

    L'essuie-glace

    Il pleut, les vitres de l'autobus sont embuées, une femme noire habillée avec des vêtements africains reste debout près du chauffeur, elle ne dit mot, par intermittence elle se penche sur son cabas au sol, en sort un rouleau de sopalin et essuie la vitre du conducteur pour améliorer la vision de la route, c'est assez déroutant ce personnage.

    lundi, juin 22, 2015

    samedi, juin 20, 2015

    Les grands du rire-TV3

    Sacha Guitry avait raison lorsqu'il disait :"Une femme qui a eu plusieurs maris est forcément plus intéressante qu'une femme qui n'en a eu qu'un seul!"
    En écoutant "Les grands du rire" je me rends compte que mon éducation artistique a été forgée par les préférences de mes concubins.

    Jacques Loew ne jurait que par Charles Trenet, question sport il m'emmenait a Roland Garros. Nous avons fréquenté tous les grands salons de thé de Paris à défaut de déjeuner, c'était chic! Et le soir, les cinémathèques qui lui étaient ouvertes, car il avait été l'un des premiers animateurs de Ciné-Club avec "Le Parnasse" rue Vavin.

    Gilles Durieux m'a fait écouter Boby Lapointe, Petit Bobo, Michel Fanon, Anne Sylvestre, au "Cheval D'or", rue Mouffetard, nous logions dans un petit hôtel rue de la Rue de Lhomond, c'est dire en voisins. J'ai du apprendre à tenir la marque pour ses matchs de basquet le samedi, et regarder le foot  qu'il organisait entre journalistes et artistes le dimanche. Nous admirions Jean-Paul Belmondo en goal se jetant sur la balle, Jacques Charrier nouvellement papa, Roger Coggio triomphant au théâtre dans "Le journal d'un fou", Jean-Claude Drouot si célèbre avec son Thierry la Fronde" qu'il fallait la police pour le sortir de sa voiture et l'amener sur le terrain tant les jeunes fans se l'arrachaient.

    Ghislain Cloquet m'a fait aimer le cinéma belge, notamment les films d'André Delvaux qu'il éclairait, j'ai eu un choc en découvrant "L'Homme au crâne rasé", autant que pour les films japonais dont "La femme de sable".C'est avec grand plaisir que je l'accompagnais lors des repérages pour les films en extérieurs. Et c'est Ghislain qui m'a mise à l'écriture pour éviter que je m'ennuie en l'attendant durant ses tournages.

    Si je peux considérer les chefs de villages du Club Méd tels Gilbert Héron et Mirdieu comme des hommes de notre vie, grâce à eux j'ai appris et donné des cours de yoga, de tir à l'arc, et admiré amoureusement leur savoir faire féodal pour tenir en harmonie des wagons entiers de GM-Go ensemble.

    Avec Jacques Sternberg j'ai du tenir le foc de notre Zef acheté de moitié, je n'ai jamais appris à barrer le laissant à sa passion. J'ai campé seule à Trouville en attendant le marin qui m'avait offert un Solex afin que je puisse le rejoindre.
    Les après-midi parisiens nous allions voir les grands mélos américains,  et Sternberg était amoureux de Marlon Brando. Puis les hôtels de passe "Une chambre pour un moment." Il aimait manger chinois, les whiskies au Sélect, chez Lipp, au Flore qui était son bureau, les dessinateurs Roland Topor- Cardon- Jean Gourmelin- et d'autres, venaient lui montrer leurs dessins que Sternberg éditait dans les anthologies Planète, il les jalousait "On devrait pouvoir écrire une nouvelle comme eux racontent une histoire d'un seul trait!"Dans ces cafés chacun et surtout chacune pouvait l'y trouver c'est dire que nous n'y étions  jamais seuls, je me minéralisais en attendant une échappée au lit.
    Beaucoup de bœufs, par opposition aux taureaux agissants, m'ont sortie, mais c'était des relations trop elliptiques pour faire mon éducation dans un domaine précis.
    Mais chacun le sait, les humoristes ne sont pas les plus aptes à avoir une vie privée gaie pour l'entourage, c'est donc à des inconnus ou des familles d'accueils que je dois d'être restée en vie.
    Me reste la télévision pour cultiver la nostalgie de ces personnages.

    La chanson est une poésie que l'on parle ( Paul Fort )

    vendredi, juin 19, 2015

    photo prise par Jacques Loew



    gauche: Dorothée Blanck à 17 ou 18 ans
    Première photo glamour d'un amoureux, Jacques Loew, j'avais 17-18 ans, je dansais dans les opérettes au théâtre du Mogador, n'en déplaise à ceux que je gonfle... 

    jeudi, juin 18, 2015

    Qu'importe que l'on dise du mal, pourvu que l'on parle de moi! (...)

    En voyant des personnalités qui monopolisent les médias sans crainte d'être malmenées par l'opinion  d'interlocuteurs, je me dis qu'elles connaissent cet adage.

    L'animal traqué

    Une foule encercle vers la mer un gros animal tout noir, je ne sais si c'est un taureau ou un hippopotame qui se retranche dans l'eau, nous avons tous peur. Un joli petit voilier tout en bois sans ses voiles, amerrit, c'est le bateau de Sternberg, il n'y a personne à bord, l'animal le contourne à moitié,  puis monte dessus, prenant la pose comme pour une photo, puis la bête qui nous terrorise  redescend de l'embarcation.

    mercredi, juin 17, 2015

    Jalousie, quand tu nous tiens!

    J'ai chaud à rougir dans mon grenier, d'autant que la frayeur de ne plus pouvoir travailler sur mon blog m'a donné des suées, le IPad  refusait les nouvelles données, ils exagèrent un peu sur Voila, ils ferment et disent ne pouvoir transférer le carnet d'adresse.
    Il y a de beaux arbres dans les squares, beaucoup de personnes vacantes sont sur les bancs, et les jeunes filles bronzent leurs jambes, je ne suis pas jalouse puisque la libido est partie avec les médicaments, quoique que cette nuit, j'ai rêvé de Sternberg, il rentrait d'un long séjour ailleurs, j'espérais avoir une conversation intime avec lui mais toujours à ses basques, son ex amie D... qui ne tient aucun compte des nouvelles maitresses dont moi; Impossible de lui faire lâcher le crachoir, alors j'ai curé mon nez et je lui ai mis la morve dans sa bouche, elle essayait de s'en débarrasser en se frottant contre un oreiller, je me suis réveillée et ne connaitrais pas la fin de la scène.

    lundi, juin 15, 2015

    vendredi, juin 12, 2015

    A une terrasse de café deux enfants jouent avec une console, leurs voix perçantes indispose la clientèle qui ne s'entend plus parler, cela me rappelle Spielberg à qui l'on posait le questionnaire de Proust "Quel est le son que vous préférez?- Le rire des enfants! - Quel est le son que vous détestez? - Le rire des enfants!

    La seule véritable prison, c'est la peur! (...)

    mardi, juin 09, 2015

    Toujours des anges!

    A la bibliothèque , comme voisine devant nos ordinateurs, une jeune fille, je lui ai dit ma panique de voir ma boîte mails fermer, elle a pris sur son temps soit une heure et demi, pour transférer mes mails dans une autre boîte. Elle n'a que 17 ans, étudie le violoncelle et elle est très douce S...

    mercredi, juin 03, 2015

    Le match des titans Novak-Raphaël.

    Nadal en bleu ciel, superstition? Le public est déjà chauffé à blanc. On peut sentir les vibrations d'amour pour l'espagnol, mais le serbe est impérial. C'est impossible de préjuger du gagnant.ils ont des sourires angéliques,  hors sur le court ce sont des tueurs.
    En tauromachie on offre les oreilles du taureau au vainqueur, est-ce pour cela que Nadal se signe et touche les siennes pour conjurer le sort avant chaque service, personne ne le lui demande.
    Ils donnent de la voix, des bras, des jambes, c'est un spectacle complet. Nous ne disons que des banalités mais toutes leurs cellules doivent être en fusion. Quoi qu'il en soit les supporters des deux côtés  sont respectueux.
    J'en oublie de boire, de manger, de bouger, les commentateurs ne savent à quel saint se vouer.
     203k heure le service de Raphaël, je me souviens que Renaud le fils d'Arlette Gilles avait pris une balle dans l'œil à Vittel, il était tombé dans les pommes.
    "C'est ce qui s'est fait de mieux dans le tennis, en ce moment!"vient de dire un commentateur.
    Novak est taillé comme une serpe, Rapha a encore les joues de l'enfance, mais leur détermination est la même. Et, ils arrivent à sourire du jeu de l'autre.
    Je me démuscle au fil du temps et me console " Le cerveau c'est la commande,  s'il travaille, les muscles par voie réflexe travaillent!" disait Nils Hahoutoff. A propos de Nils mon acteur préféré est Niels Arestrup
    Il y a de l'ambiance dans les gradins mais pas encore de "Holla" le temps c'est de l'argent et ça se bagarre dur, deux guerriers purs et durs. Personne ne veut croire à la défaite de Nadal pourtant il est largement mené par le serbe qui nous rappelle qu'il est le premier joueur mondial.
    Un joueur de tennis avait dit à ma sœur " Je ne te verrais que deux fois la semaine, je me réserve pour l'entraînement!" Ce doit être frustrant pour les femmes de ces messieurs. Sont-ils accompagnés lors des matchs, ou la gente féminine bannie comme chez les boxeurs.
    C'est fini pour Nadal, sa sortie est ovationnée avec affection par le public.






    mardi, juin 02, 2015

    David contre Goliath

    L'un a la puissance, l'autre court. Dans un premier temps Tsonga le géant effare Nishikori le petit Poucet, puis après l´incident qui a blessè plusieurs spectateurs, le français regardait en l'air pendant que le japonais raquette toujours en main se jouait tout seul le match...
    Et l'élégant Federer s'est fait sortir par l'homme en pyjama. Wawrinka.

    Qui c'est le patron? Roland-Garros

    Pour l'instant le vent fait sa loi...il y a toujours le chouchou Raphaël Nadal, le préféré des hommes Roger Federer, les français sont pour Tsonga, et le serbe qui fait peur, Novack, moi je ne regarde pas les dames toutes en épaules, les hommes bien sur regardent leur petite culotte.
    EN DIRECT. Roland-Garros: Ivanovic sur le Central... Tsonga se frotte à Nishikori... La journée en EN DIRECT. Roland-Garros: Ivanovic sur le Central... Tsonga se frotte à Nishikori... La journée en direct 20minutes.fr‎ - Il y a 28 minutes