dimanche, septembre 02, 2007

Le pilon

J'apprends par mon frère Jean-Pierre Théolier que son ex-éditeur
Calmann-Levy va détruire (au "pilon") le stock restant de la
"RESIDENCE"!!!
si le SDH a été crée ça sera (au moins) pour sauver
la RESIDENCE !!! le pilon ? "l'un des sujets les plus tabous du monde de l'édition"
http://livres.lexpress.fr/dossiers.asp?idc=9601&idR=4
RESIDENCE est sorti en 2004 chez Calmann-Levy.
Quelques réactions_

"Résidence" n'est PAS extrêmement ambitieux, il est extrêmement réussi.
hypnotique, décalé-modifié, en ce qui me concerne je n'ai pas
l'impression d'avoir lu ça depuis… en tous cas, aucun contemporain n'a
jamais réussi un truc pareil. magique et monstrueux et INSPIRÉ. Y a
rien
de plus chiant que ce genre de roman, sauf quand, une fois tous les
cinquante ans, quelqu'un en réussit un."

VIRGINIE DESPENTES sur la page des réactions de l'article de Romaric
Sangars dans Chronicart quand ILS faisaient leur boulot (avant la
"couv2merde" avec Beigbedouille...)

"RESIDENCE" Calmann-Lévy" (...) L’histoire est celle de la descente aux enfers d’un personnage
-double de l’auteur- portant le nom d’une défaite : Sedan. Passant
l’essentiel de son existence dans les rades d’une ville de l’ouest à
divaguer sur Baudelaire, Daumal, Guénon et la chute de la civilisation
occidentale avec ses amis (aussi marginaux-junkies-alcooliques que
lui),
Sedan s’enfonce dans la folie et l’addiction après le bref interlude
amoureux d’une liaison avec Florence Bergamme, future femme de son
meilleur ami. Une seconde dimension se développe parallèlement à la
première dans laquelle interviennent la "Brigade des Sentiments", les
"Présences" et toute une technocratie au service du Prince (Satan) qui
contrôle la "Résidence", nom de code de la société contemporaine.
Sylvain Rabeau, l’architecte de la maison des Bergamme construite au
dix-huitième, est rappelé des morts au service du Prince afin
d’éliminer
Sedan et ses amis, alors que l’entité de la maison baroque est peu à
peu
élucidée comme création diabolique poussant ses habitants à la folie et
au suicide.
La narration, complètement dynamitée, mêle sans ambages les deux
dimensions et leurs narrateurs, narrateurs intradiégétiques ou
extradiégétiques, alors même que Sedan écrit un roman suivant des
techniques appliquées par Théolier qui apparaît lui-même comme
personnage dans la fiction. Intégrant aussi dans le texte journal de
voyage, lettres, messages de répondeur téléphonique, et faisant suivre
les trois segments du roman par des annexes où un personnage de la
fiction écrit une préface au roman de Sedan et où Théolier s’explique
lui-même sur son ,,uvre, on assiste à la mise en place d’une écriture
totalement schizophrène mêlant réalité, fiction et ultra-réalisme
fictionnel, à la manière d’un Danielewski. S’il y a tout au long de
cette descente aux enfers écrite sous amphétamines, on l’aura compris,
la volonté manifeste d’élaborer une esthétique du chaos...(...)".Romaric Sangar - source = chronicart.com
et le chapeau de l'article de Pierre-Marie Bodeven (un dandy de Nantes)
"A défaut d'être un succès de librairie, ce gros roman de 520 pages peut prétendre sans l'ombre d'un doute au qualificatif (galvaudé) d'OVNI. Plus même c'est un vaisseau amiral extra-terrestre en provenance
directe d'une dimension parallèle."
http://www.webzinemaker.com/admi/m6/page.php3?num_web=1553&rubr=4&id=226088
voilà pour vous procurer le livre-monde de JP au prix dérisoire de 5 €
"A défaut d'être un succès de librairie, " ceci expliquant cela...

Aucun commentaire: