vendredi, avril 09, 2010

When You'Re Strange, un film de Tom DI CILLO à propos des" Doors"



Un acteur très rock ' n ' roll
Mais lors de la séance de questions-réponses qui a suivi la projection ce samedi (en présence du batteur du groupe, John Densmore !), DiCillo a révélé que sa première idée avait été de confier cette mission à Johnny Depp. Le plus rock'n'roll des acteurs américains n'avait alors pas donné suite, mais, après avoir découvert le film au festival de Sundance, il a finalement contacté le cinéaste pour lui faire part de son enthousiasme et de son envie d'enregistrer la voix off. Voilà comment cette collaboration a finalement vu le jour... " He'll be amazing ", a prévenu Tom DiCillo.

Synopsis de When You'Re Strange : A l'origine, il y a Les portes de la perception, le livre d'Aldous Huxl

Hier après-midi, Féri Rutmayer devait me montrer la tombe de Jim Morrison au cimetière du Père Lachaise, son emploi du temps l'en a empêché. A 18h j'étais invitée à une projection privée, il s'agissait de ce documentaire sur la vie du chanteur et de son groupe, drôle de détour, non?...
Le commentateur termine par cette phrase:Pour s'éteindre, il faut avoir été allumé! ;

Off-Courts Trouville

Des films, des films et encore des films !

@ 2 films à déguster sur place…
En résidence au Studio Off, Thomas Lesourd vient de réaliser des films pour nous sensibiliser au problème du manque d’eau.
La guerre de l'eau
Pendant ce temps, Nicolas Boulenger réalisait un film à Québec dans le cadre de Kinomada.

Québec Socks
@ 100 films à emporter…
Et si vous en voulez encore, alors abonnez sans attendre au OffCast et profitez de la centaine de films Off disponibles en PodCast.

@ Et encore des films à venir !
Off-Courts sera présent à partir de samedi à Madagascar pour les 5e Rencontres du Film Court d’Antananarive.
Avec l’aide amicale d’Apple France, un Labo va se mettre en place pour que les jeunes réalisateurs malgaches puissent nous montrer tous leurs talents.
Caméra, Appareils photo numériques, perches, micros et MacBook Pro sont dans les bagages de notre représentant… Bon voyage cinématographique !

En France, c’est Frédérick Vin, gagnant du Prix du Public 2009, qui prépare le tournage du court qu’il réalisera avec la Bourse de la Ville de Trouville.
frederickvin.free.fr

La création ne connaît pas les frontières !

11E ÉDITION OFF-COURTS TROUVILLE DU 3 AU 11 SEPTEMBRE 2010





mercredi, avril 07, 2010

"Le déni de grossesse" Magasine de la santé

Tout le monde en reste coi! Même le professeur Israël Nisand. Étrange affaire qui permet aux femmes de garder la ligne: Le psychisme est tout puissant! dit-il Et le jour où elles acceptent leur grossesse, en à peine trois heures, le corps se modèle comme celui d'une femme enceinte!

dimanche, avril 04, 2010

Est-il donné à tout le monde d'exister? café-φιλο-des-phares

(en réponse à un message)
Le summum de la lâcheté c'est bien de lancer des crachats sur le net d'une façon anonyme, tels des corbeaux, ou terroristes aux visages cachés.

Nous sommes tous des animaux malades(Nietzsche)
Lapsus-absurde-sourd.
J'ai égaré mes notes, je demande aux participants de m'excuser.

samedi, avril 03, 2010

rester dans ses papiers

J'ai enfin compris pourquoi je préférais dormir chez mon amant que de le recevoir chez moi. Chez les autres je suis comme un chat, sans bouger, sac au pied, afin de ne pas envahir leur environnement; Tu es transparente, je ne te sens pas! disait mes copines lors de week-ends prolongés; L'une d'entre elles;
C'est un résidu de la guerre, garder ses papiers devers soi!
La curiosité à mon égard, je l'a subis comme un viol, une atteinte à ma liberté.

vendredi, avril 02, 2010

Premier avril

Une grande asperge rencontrée dans une galerie rue Martel qui exposait des "Topor", me tendit sa carte de visite, et écrivit derrière: Vernissage "Topor" rue Campagne-Première le 1 avril. J'y crus! J'y fus! Mais je doute que le véritable cercle d'amis de Roland n'eut été aussi débile.
ou suis-je définitivement naïve...

Premier avril

Une grande asperge rencontrée dans une galerie rue Martel qui exposait des "Topor", me tendit sa carte de visite, et écrivit derrière: Vernissage "Topor" rue Campagne-Première le 1 avril. J'y crus! J'y fus! Mais je doute que le véritable cercle d'amis de Roland fusse aussi débile.
Je savais que Roland avait aimé sortir avec des cons, ça le faisait rire et le détendait, mais qu'il aimât rentrer avec une connasse, ça je ne le savais pas!

mercredi, mars 31, 2010

café-φιλο-des-phares "Parler, est-ce naturel?"

Je sais que je suis, mais sais-je qui je suis?
Parler c'est un besoin, l'écoute c'est un art!
Le grand progrès, c'est l'insulte qui a remplacé la massue
! (Freud)
Le mot "lapsus" vient du mot "absurde" donc de "sourd"
Il y a les bouffeurs d'air, ceux qui n'en laissent pas placer une!

Un boxeur peut-être un peu sonné par sa victoire, répétait à ses fans: Si tu m'écoutes, je te parles! Si tu m'écoutes, je te parles!

Petite histoire juive: un homme demande :"Est-il vrai que vous les juifs, vous répondez toujours à une question par une autre question! - Qui vous l'a dit?"

Berbérova n'a fait qu'écouter et écrire, cela lui a prit quatre-vingt-ans avant qu'on ne l'a publie.

www.philo-Paris.com
(77*Je cherche l’aventure en faisant du stop. Un drôle de petit bonhomme dans une voiture anachronique s’arrête, mais c’est pour me jeter des pierres au front. Cela me donne l’idée de cogner ma tête très fort contre les murs de la ville, jusqu’à en devenir amnésique. Lorsque je crois y être parvenue, j’entre avec mon bonhomme dans votre bistrot, espérant vous y voir. On vous attend, ou bien vous êtes déjà passé, ou vous y êtes mais ne daignez pas vous apercevoir de ma présence. Les chocs à la tête font leur effet. C’est sans l’ombre d’un sentiment que je subis votre vue. Mon regard fixe paraît être une provocation gratuite d’une passante à l’égard d’un inconnu, et cette fixité est hypnotique. Pour vous prouver mon oubli, je veux prendre tout de suite pour amant mon accompagnateur. Et même plus encore, changer les habitudes que vous me connaissez en embrassant sous vos yeux une fille. Elle a un buste très beau. Je mords ses seins par-dessus le pull gris mouette qui la moule. Je n’éprouve aucun trouble, ni n’en provoque chez elle, comme si j’embrassais une statue consentante. Alors, intrigué par mon oubli de vous, vous m’entraînez dans une cabine téléphonique. Vous risquez de me retrouver soumise comme jusqu’alors, je continue de jouer la comédie. Sans sentiment, je me masturbe contre vos fesses, ne me préoccupant que de mon plaisir, sans y parvenir. Alors je m’agenouille pour vous boire et immédiatement, à chaque succion, vous éjaculez et votre coït provoque des spasmes dans ma gorge, lesquels provoquent un nouveau coït, et ainsi une coulée sans fin de votre liquide dans ma gorge.

mardi, mars 30, 2010

Un Delatousche et deux W A Lewino

Mont-Saint Michel, par le padre de Walter

Village de campagne par Delatousche

Didi ado peint par son père

lundi, mars 22, 2010

Éditeurs et auteurs: La SCAM pointe les mauvais comptes

Alors que les lois les y contraint, 18% des éditeurs ne communiquent pas de relevés de compte à leurs auteurs, dénonce le baromètre 2010 de la Société civile des auteurs multimédia (SCAM) rendu public hier. Et dans 45% des cas, les relevés ne sont pas accompagnés du règlement des droits d'auteurs (55% en 2009). Plus d'un quart des auteurs ne sont pas informés de l'exploitation de leur livres à l'étranger, ainsi que de leur mise au pilon. Et pas moins de 30% n'ont pas reçu de droits à l'occasion d'une adaptation audiovisuelle ou d'une exploitation de leurs ouvrages à l'étranger.
La SCAM demande aux pouvoirs publics, aux éditeurs et au Syndicat national de l'édition (SNE) de veiller à la communication claire des relevés de compte. Reste que 69% des auteurs (60% en 2009) sont globalement satisfaits de leurs relations avec les éditeurs.
C.F.K

Comme de bien entendu!

On n'y a pas échappé!L'une des questions (La quête de la pureté passe t-elle par la salissure?) portait sur l'émission phare de la semaine, au café des Phares. J'ai dis être rassurée car l'audience n'avait pas suivit le battage publicitaire, comme quoi le français n'est pas si pervers que ça!
Un philosophe aurait dit: Nous naissons entre les fesses et l'urine!
Ma mère pensait me dés inhiber en me forçant à embrasser les fesses de mon petit frère, ce que je refusais.
Qu'importe le combattant, c'est la guerre qui gagne!

vendredi, mars 19, 2010

La télé réalité

Je n'ai pas voulu céder au voyeurisme qui est inné en nous, j'ai éteint la télé sur cette émission qui pour dénoncer le sadisme inconscient, ou l'obéissance obligée dès que l'on est starisée, atteint ce qui est le plus bas en nous. Je sais bien que nous avons la mémoire d'un cerveau reptilien et quelque soit notre éducation, notre culture, notre premier réflexe nous ramène à l'archaïsme de l'homme des cavernes.

Quand à la pédophilie, il est vrai que les enfants ne racontent pas, et protègent les adultes, d'autant que ce sont leurs proches qui perpétuent des sévices contre l'innocence comme pour s'en accaparer la pureté.
(76)*« Olga, ne connaissez-vous pas de peintres ?
-Non ! »
On cherche dans la bibliothèque de gros livres à revendre. Aucun ne m’appartient.
Je vous rencontre dans une foire. Votre actuelle égérie s’éloigne un peu de nous:
« Vous en êtes amoureux ?
- Oui bien sûr ! »Je vous plante une longue aiguille dans la colonne vertébrale afin de vous empoisonner. Cela n’agit pas, mais l’aiguille demeure dans votre dos. Alors j’abats ma tête dans votre cou. Joue contre joue, vous me bercez longuement. Je sens un tout petit peu le désir de votre ventre, pas trop.
Mes cheveux sont encore mouillés et ma mise en plis mexicaine se défait. C’est à un voyou que j’emprunte un peigne et, provocante, je me coiffe devant lui afin de vous prouver mon indépendance.
Je tourne dans un court métrage. A la fin, comme d’habitude, on me demande de me dénuder dans un contexte soi-disant quotidien, en faisant le ménage, ou tout autre geste qui me mettrait face à la caméra. Je pense à mon âge, à la cellulite sur l’estomac, à la peau plus assez pleine pour être sans plis. Bref, je refuse, jusqu’à ce qu’ils trouvent le prétexte que je tape sur un clavier de machine à écrire, ce qui me met trois-quarts de profil. J’ai une fourrure, que j’enlève dans le mouvement. Il y a une autre peau en-dessous, et encore une autre, ceci une quinzaine de fois, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de pellicule dans l’appareil. Je suis très heureuse de cette diversion, l’imaginant plus érotique et fantastique qu’un nu intégral.

mercredi, mars 17, 2010

Topor-Sternberg

Lors d'une promenade, dans la vitrine d'une librairie, j'aperçois des livres que je ne connaissais pas de Roland Topor et Jacques Sternberg, c'est comme un signe d'intelligence à travers le temps, c'est rassurant!

Le Lieu Bleu. Librairie.
Site de la librairie Le Lieu Bleu. 6 rue Charles François Dupuis. 75003 Paris. Tel 01 42 77 10 37. Achat Vente de livres d'occasion.
www.lelieubleu.com/

lundi, mars 15, 2010

Autour de Jean Ferrat

Le Café Philo des Phares a tourné autour de cette question: Y a t-il une beauté morale?
La beauté fascine, elle renvoie à la chair!
La beauté est un monde intelligible!
Hiatus: la beauté=superficialité, La morale= exigence.
Le poète a t'il toujours raison?
La morale est désintéressée!
Le drapeau noir est encore un drapeau!
Le meilleur se nourrit du pire!
La beauté est le processus d'une émancipation!
La beauté est dans les yeux de celui qui regarde!


Dans le film documentaire "La Traque" Serge Klarsfeld dit en conclusion, parlant de lui, de sa femme Béate, et de tous ceux qui ont participé: Nous n'avons pu mener à bien cette mission que parce que nous étions des gens heureux, si nous avions été des personnes malheureuses, nous n'en aurions pas eu la force ni le courage!

vendredi, mars 12, 2010

Maître Pierre Kaldor



Cher(e)s Charlotte, François, Lucie, Cyril et toute la famille,
Mesdames, Messieurs,
Cher(e)s Ami(e)s,
L’annonce du décès de notre ami Pierre Kaldor a causé une très grande émotion chez tous ses ami(e)s du Secours populaire en France, mais aussi à travers le monde, que ce soit en Allemagne, en Afrique… partout.
C’est que pour tous les hommes épris de justice, d’humanité, de fraternité active, le nom de Pierre Kaldor résonne comme synonyme de lutte, de refus des injustices, la voix de celle d’un artisan d’une autre conception de la vie de nos sociétés, moins cruelles, moins injustes.
Comme le dit l’une des devises du Secours populaire que reprenait à son compte Pierre « pour que demain soit plus humain ».
Bien sûr nous connaissions son âge, mais nous n’évoquions jamais cette hypothèse. Il y a encore quelques semaines il était présent – comme toujours – à notre Conseil d’administration où il intervenait avec une conviction juvénile et marquée toujours de son ironie.
Avant qu’il ne nous quitte, nous avons eu heureusement plusieurs occasions pour lui exprimer de vive voix notre admiration pour son courage, dans toutes les épreuves encourues et suivre le fil conducteur de sa vie entièrement consacrée aux autres.
Témoignage, ce que solennellement dans les grands salons de l’Hôtel de Ville de Paris, nous adressant à lui, devant tous les nombreux invités avant de lui remettre la croix de la Légion d’honneur.
« Mes premiers mots se résument en un seul oui « enfin » Pierre Kaldor va être dans un instant élevé au grade de Chevalier de la Légion d’honneur.
Certes, notre ami avait déjà eu de nombreuses marques de reconnaissance, la Croix de Guerre avec citation, la Croix du Combattant Volontaire de la Résistance, le Prix des Droits de l’Homme en Allemagne, Membre du Comité d’honneur d’Ernst Thalmann, héros antifasciste allemand, d’autres encore… mais il lui manquait la plus importante décoration française. Ce fut chose faite grâce à notre pugnacité.
Suivre à la trace les pas de Pierre n’est pas aisé, car ses activités relèvent plus d’un parcours du combattant aux multiples étapes.
Nous avons tenté de bien nouer le fil conducteur de sa vie qui peut se résumer en une formule « toujours au service des autres ».
Oui, parcours d’un combattant pour la justice, l’humanité, avec la solidarité au cœur.
Pierre typographe / employé d’assurances/ avocat/ traducteur/ critique musical/ documentaliste/ et toujours en même temps, il y a la section syndicale, la défense des locataires, des opprimés, la solidarité, et son engagement politique au Parti Communiste, engagement qu’il n’a jamais renié, ce qui lui a valu bien des années sombres.
Celles-ci commencent le 30 octobre 1939 quand, arrêté au 5 Rue des Martyrs, il se retrouve en prison pour de longues années, après maints transferts y compris sous l’occupation ou sans coup férir, les emprisonnés politiques français furent livrés au bon vouloir des nazis.
Depuis les années 30, il a défendu les droits politiques de ceux qui, vis-à-vis des autorités, se réclamaient de l’amitié entre les peuples et de l’internationalisme qui assure la dignité et l’honneur des petites gens…
Plus tard, en prison, il partagera les cellules d’hommes admirables, de héros dont malheureusement la jeune génération - peu informée - ignore le sacrifice.
Mais cette idée de retrouver la liberté, il y travaillait sans cesse.
Il faisait des plans et réussit une spectaculaire évasion de la prison de Châlons sur Marne, début novembre 1943. La corde qui lui servit si bien est maintenant exposée en bonne place au Musée national de la Résistance à Champigny et l’amie qui lançait la corde c’était Charlotte avec qui il a vécu toute sa vie.
Pendant la bataille pour la libération, on le retrouve avec d’autres confrères occupant le Ministère et le Palais de Justice de Paris.
Paris et la France libérés, Il poursuit son œuvre si utile et consacres l’essentiel de son temps à réorganiser sur de nouvelles bases le Secours Populaire Français.
Le 15 novembre 1945, il est élu Secrétaire général de l’association et depuis, quelles que soient ses nombreuses activités, il est toujours réélu membre de la Direction nationale.
Dans cette période, qu’il reprenne une activité professionnelle ou qu’il se réinscrive au Barreau, sa vie reste tracée : la solidarité, la justice.
Au métro Charonne en 1962 alors qu’il manifestait pacifiquement avec des dizaines de milliers de personnes contre l’OAS et ses crimes, il a été grièvement blessé par les policiers aux ordres du sinistre préfet Papon et à ses côtés sept manifestants trouvèrent la mort.
Peu de tribunaux à travers la France où il n’aie plaidé pour défendre une victime des injustices, et aussi tout particulièrement pour l’Algérie où il construit en pleine guerre un véritable pont aérien avec notamment Maître Jules Borker et des dizaines de confrères au service des Algériens pour leurs droits à la défense.
Plaidoiries pour défendre l’expulsé, le syndicaliste, la victime d’atteinte aux Droits de l’Homme.
Sa sensibilité est profonde pour tous les peuples d’Afrique noire ou partout il est respecté, aimé.
Depuis 1945, le Secours Populaire Français s’est considérablement transformé. C’est parce qu’il y a eu l’histoire de la solidarité populaire dans les années 25 et durant l’occupation puis le travail de fourmi entrepris en 1945 par les pionniers de la solidarité populaire pouvant s’exprimer au grand jour , et à nouveau par toutes les bonnes volontés qui s’y sont jointes depuis, que l’association a droit aujourd’hui aux honneurs, à la notoriété, mais surtout à la reconnaissance du public.
Le Secours Populaire Français a considérablement évolué. Son orientation, ses règles de conduite, d’organisation, son langage, ses activités renouvelées, élargies et n’ont que peu de rapport avec ce qu’ils étaient il y a plus de 60 ans.
J’ai évoqué, il y a un instant, l’engagement politique de Pierre. D’autres amis du Secours Populaire ont bien d’autres engagements, des croyances différentes, « celui qui croyait au ciel, celui qui n’y croyait pas » comme l’a écrit Aragon, et c’est cela, la force du Secours Populaire Français. Pierre Kaldor l’a bien compris : il a toujours été partie prenante de tous ces changements.
Si le Secours Populaire Français est aujourd’hui agrée d’Education populaire, association d’éducation complémentaire de l’enseignement public, reconnu d’utilité publique, grande cause nationale à plusieurs reprises, s’il se situe dans les toutes premières places des associations humanitaires au niveau de la France, de l’Europe, du monde, s’il a obtenu un statut consultatif auprès de l’ONU, c’est avant tout parce qu’il y a eu –je le redis - les pionniers, dont Pierre en 1945 -.
Pierre, et je glisse dans cet hommage, que nous te rendons, quelques notes personnelles. Tu t’es évadé en novembre 1943, ce même mois où le tout jeune résistant que j’étais se retrouvait en prison et partageait durant une semaine sa vie d’emprisonné avec Manouchian et les héros de « l’affiche rouge ».
Toi tu étais présent clandestinement au cimetière d’Ivry lors de l’arrivée de leurs cercueils tachés du sang des martyrs en février 1944 et plus tard de ton côté tu organisais la solidarité pour leurs familles après leur exécution au Mont Valérien.
Nous étions faits pour nous rencontrer et 10 ans plus tard, avec Francis Jourdain tu m’accueillais au Secours Populaire.
Cher(e)s Ami(e)s, j’ai quelques difficultés à dire « adieu » à Pierre.
Je partage l’idée exprimée si fort par Victor Hugo « que les morts sont des vivants mélés à nos combats ».
Avec l’Institut de formation du Secours populaire français, nous allons faire connaître et partager l’exemple de Pierre, aux jeunes bénévoles qui nous rejoignent de plus en plus nombreux.
Le samedi 27 de ce mois, les membres du Comité national du Secours populaire français inaugureront Rue Froissart, un grand espace baptisé à son nom.
Oui vraiment Victor Hugo avait raison, tu restes des nôtres.
Nous reprenons ton cri que tu nous a lancés avec enthousiasme à l’Hôtel de Ville de Paris le 24 octobre 2007.
« Ohé mes concitoyens du monde, pétrissons ensemble, pour demain le pain quotidien de nos espérances ».

Julien Lauprêtre
Nouveau cimetière de Neuilly
Obsèques de Pierre Kaldor
12 mars 2010


C'était le jeudi, octobre 25, 2007
Maître Pierre Kaldor affiche avec humour ses 95 printemps lors de la cérémonie où on lui a remis la légion d'honneur et dit en substance, lui qui n'a été au service que des autres, tous les opprimés de la terre, Je ne suis fait que de votre gentillesse, des marques de l'amitié que vous me prodiguez,trop!! l'homme a bien sûr un héritage génétique, mais ce sont les évènements, les rencontres qui le construisent, je ne serais rien sans vous tous! C'est vraiment jubilatoire de voir son sourire si bon et d'entendre une voix si ferme, l'intelligence faite homme. Il n'a pas omis de présenter Charlotte qui lui a mis la corde au cou après l'avoir fait évader de prison à l'aide d'une corde...

mercredi, mars 10, 2010

Festival Off-Courts Trouville

A fond les ballons !!
Les temps sont durs, c’est sûr…. Peu importe, une bonne équipe, des projets, de nombreux amis, le soutien actif de la Ville de Trouville et un maximum de motivation feront toujours la différence.
Alors que l’hiver n’en finit plus, la tribu Off reste en action.

De Trouville…
Max et Lison Dallant, Eve Constant, Elisabeth Tixier, Nolwenn Daste, Philippe Jouan, Yvon Martin, David Jonquières et le chien Dune étaient les comédiens du réalisateur québécois Vincent Wilson pour son tournage trouvillais la semaine passée.
De nombreux habitants de Trouville ont aussi participé à l’expérience Import/Export en nous ouvrant jardin, maison, garage et leurs esprits. Merci à eux de s’être laissé envahir.

Un grand merci aussi à Tatou/Transpacam qui nous a accompagné dans notre aventure avec la classe des grands seigneurs. Thomas Jacquet, chef opérateur et Olivier Talouarn, notre gourou informatique, en ont profité pour un peu de mieux technologique :
« … grâce au performant "Apple Prores HQ", Off-Court donne un coup de booster à la Sony 900R en capturant directement son flux de sortie SDI en full HD1920-1080 10bits tout en assurant la sécurité absolue des rushes en parallèle dans la caméra. » Dr Kodec
C’était aussi la première sortie d’Alix avec sa super valise de maquillage Make Up Forever.
…Attention, si ça continue, on va prendre des habitudes de confort !

Rendez-vous le vendredi 3 septembre pour la première mondiale… à Trouville bien sûr.
www.vwilson.net
www.tatou.fr
www.makeupforever.com

… à Québec
C’est le trouvillais Nicolas Boulenger qui est dans les starting-blocks… Son film, le 2nd de l’Import/Export 2010 va se tourner intégralement à Québec les 19, 20 et 21 mars prochains avec, une fois encore, le soutien sans faille de Spira Film.
Là aussi nous partons pour un tournage en famille avec Vincent Chimisso, la talentueuse Pauline Chabauty et Carnior qui met sur pied une équipe et un casting Made in Québec.

Pour la 6e saison de notre projet de cinéma transatlantique, nous sommes heureux d’agrandir le cercle de nos partenaires institutionnels avec le début de collaboration avec la Ville de Québec.
Notre idée de pont culturel entre Québec et la Normandie se construit un peu plus chaque jour…
www.sourireetcompagnie.com
www.spirafilm.com

Les films Off en DCP !
Le cinéma effectue sa révolution numérique. Nos amis Les Machineurs, basés à Lyon, sont en permanence à la pointe de cette technologie.
Grâce à leur savoir faire, le film Macadam peau rouge (Import / Export 2008 d’Arnaud Malherbe) va faire partie des rares films diffusés en DCP (Digital Cinema Package) lors du prochain Festival d’Aubagne qui se déroulera du 15 au 20 mars.
www.machineurs.com
www.cineaubagne.fr

Pas de frontière à la création !
Du 9 au 17 avril, se dérouleront les 5e Rencontres du Film Court d’Antananarive (Madagascar) avec lequelles nous collaborons depuis 4 ans. Chaque année, un réalisateur malgache y remporte un Prix lui permettant de venir participer aux Labos Off en classe VIP.
Thomas Lesourd, toujours en résidence au Studio Off, va maintenant permettre que notre collaboration soit encore plus importante. Il va aller aider à la mise en place du Ti’Kino gasy et encadrer avec d’autres professionnels locaux de jeunes réalisateurs.
www.rencontresdufilmcourt.mg
www.thomaslesourd.com

11e édition d’Off-Courts Trouville du 3 au 11 septembre 2010

James Thiérrée


Réalisé par Tony Gatlif
Avec Marc Lavoine, Marie-Josée Croze, James Thiérrée, plus
Long-métrage français. Genre Drame
Durée 1h51 min Année de production : 2008
Distributeur : UGC Distribution
Synopsis : Théodore, vétérinaire et maire d'un village situé en zone occupée pendant la Seconde Guerre mondiale, a recueilli P'tit Claude, neuf ans, dont les parents ont disparu depuis le début de la guerre. Mademoiselle Lundi, l'institutrice fait la connaissance des Tsiganes qui se

mardi, mars 09, 2010

(75)*Je dors avec mon beau-père. Sa pression ne s’exerce que vers sa poitrine. S’il devait me caresser. J’en ai déjà l’intérieur des cuisses en eau. Il finit par s’allonger sur moi et me tète le sein gauche. Il faut que je réfléchisse, je ne peux me lever pour aller consulter mon carnet. S’il allait me prendre ? Je ne sais plus si nous sommes les jours dangereux ou non. Le temps de ma réflexion, il roule sur le côté. C’est mieux ainsi. Cela ne nous empêche pas de dormir enlacés.

lundi, mars 08, 2010

Nous baignons dans trop de réalité Café philo des Phares

J'ai bien aimé la phrase: Toute ligne droite ment!
Personne n'a mentionné le: Chacun sa vérité de Pirandello
Une amie Nicole, m'avait dit à propos d'une proche en fin de vie: Il vaut mieux un mensonge pieux, qui l'aide à espérer malgré tout!
J'ai fait du babby-sitting avec une gamine de 9 ans, elle avait déjà des fesses de femme et du poil pubien, ses parents très pointus en plusieurs domaine, la gamine poussait au gré d'une sur-information qui stimulait ses hormones (genre hypotallamus, hypophyse). C'est ce que j'avais appris en yoga, ne pas faire travailler de jeunes enfants afin que leur croissance reste naturelle.

dimanche, février 28, 2010

A Paris, le vent a nettoyé les boulevards, presque personne dans la rue ce dimanche matin, cela me fait penser à Joris Yvens qui voulait filmer Le vent dans le désert, on le voit assis en haut d'une dune de sable durant 1h30 sur sa chaise pliante de réalisateur, à un moment celle-ci tombe, la magie a opéré, nous avons attendu ce moment dans nos fauteuils sans broncher.

Joris Yvens
, un Documentariste engagé.
" Une histoire du vent " son dernier film, réalisé en 1988, renoue avec l’inspiration panthéiste de ses débuts : alliant le questionnement métaphysique aux convictions révolutionnaires, Joris Yvens cherche dans le souffle du vent une manifestation de l’invisible. (wikipédia)

vendredi, février 26, 2010

walterlewino.unblog.fr

N'en finissant pas de retomber en enfance, le NVF vous propose le dernier petit jeu qu'il a mis au point. Soyez sympa, aidez-le en lui envoyant d'autres kiladi

Arrêtez de nous sodomiser (Une mouche)
On n'est pas les seuls à être fier de notre queue (Un paon)
A la vôtre! (Un Suisse)
J'ai bon dos (Une cuillère)
On n'est pas plus con que vous (Un balais)
Quel zouave? (Ma sœur)
Appelez vite les pompiers! (Un cul)
Tire-toi de là que je m'y mette (Un clou)
C'est pourtant pas toujours drôle (Un bossu)
De toute façon les chiottes sont occupées (Un marin)
Stop! on est débordé (Un homo grec)
Comment ? (Un pot)
Hélas! ça manque de femelle (Un cerf)
Qu'est-ce qu'elles ont nos gueules? (Une mouette)
Attention, je ne sais pas nager (Un bébé)
Adieu! (Un haricot)
Certains me trouvent bonne (Une langue)
Allez vous soulager ailleurs (Un violon)
Même en slip ? (Un moine)
Pareil pour un rabbin ou un imam (Un chien)
Les jeunes ne cessent de me taper dessus (Une colonne)
Il n'y a pas que la madeleine, moi aussi (Un veau)
Bande de voyeurs! (Un ver)
Vous me préférez saignant ou à point (Un curé)
Arrêtez, je vais jouir (Le Diable)
No me gusta el frances (Une vache)

Thetime on Time

jeudi, février 25, 2010

Le printemps tarde

Il y en a qui se rase la boule à zéro, moi je dégraisse mon blog, ça me prend tant d'énergie que je n'écris plus.
A propos de cheveux, en attendant un bus, je suis tombée en extase devant une femme qui n'avait plus rien sur le caillou et en faisait état. Son ravissant sourire était plus éblouissant que la chevelure la plus superbe, elle en avait conscience...
Cela me fait penser aux écoliers qui se sont rasés la tête afin que leur camarade cancéreux réintègre la classe sans complexe.
Nous avons bien eu Yul Brynner qui fut un sex symbole encore inégalé.
Bernard Giraudeau: Si on ne guérit pas la personne, on ne guérit pas la maladie

lundi, février 22, 2010

Roman Polanski décroche l’Ours d’argent
News de stars News de stars
Lors de la 60ème Berlinale, en Allemagne, Roman Polanski s'est vu attribuer l'Ours d'argent. Une récompense qui a dû mettre du baume au coeur au réalisateur.

samedi, février 20, 2010

(74)*Il est minuit; en rentrant dans ma maison je vous vois enfourcher votre vélo. Vous av((ez dû attendre mon retour, mais depuis quand ? Vous êtes fâché que j’aie pu vous surprendre si tard sous mes fenêtres.
Nous visitons un appartement vide, le plafond est haut et les pièces sont rectangulaires, pas très intimes. Mais c’est en Belgique, et c’est heureux que vous vouliez bien vivre hors de Paris.
Dans le hangar il y a un cheval, vous le faites travailler. La cour est boueuse pour mes chaussures de ville. Avec cette bête vous avez l’air à votre affaire. Un autre cheval sort de l’écurie, il est si haut que j’ai peur de le monter. Le petit abreuvoir est asphyxié par la végétation, j’y cherche des champignons. Une femme du coin et son enfant tirent de l’eau un énorme paquet de coquillages, tous tenus par les fibres d’une plante plongeant dans l’eau. Nous abîmons la plante à force de tirer pour dégager les coques. Un peu plus tard on m’en offre une qui a été cuite. C’est très bon, on dirait des crevettes à plusieurs queues.
((73)*Quand j’ai reconnu que c’était dans votre cou que je noyais mon visage, et que vous m’y pressiez, chaque baiser me provoqua un spasme hystérique, tel un sanglot. Un peu de vos lèvres retrouvées. Et vous tiriez ma tête vers votre ventre afin que je vous avale. Ce spasme de ma gorge pleine de vous, vous fit éjaculer immédiatement la moitié de votre sperme. Je devais avaler cette boule épaisse avant de pouvoir de nouveau vous embrasser.

mardi, février 16, 2010

Prendre ses cliques et ses claques, çà toujours été mon rêve, mais pour aller où?
En me promenant,j'ai voulu rendre visite à une vieille copine qui fait des peintures naïves, la vitrine est fermée depuis des mois sans que nul ne sache pourquoi, au dessus son appartement les volets sont clos, Je ne pouvais rien dire de ses oeuvres, et maintenant je ne sais rien d'elle: retraite ou pire. Je ne me vois pas vivant seule ailleurs qu'à Paris, au moins les rues y sont vivantes, à peu de frais maximum un café, on y voit des têtes humaines. Et la télé mon Dieu! personne n'y échappe, même sous le fumet d'un ragoût maison.

lundi, février 15, 2010

Mulêketù- www.muleketu.

Parvis de l'Hôtel de Ville de Paris, à 18h, les tambours arrivent pour la fin du défilé du Nouvel An chinois. Trois chefs se sont succédés, les interprètes ont joué durant prés de deux heures, la foule criait: Encore! je n'en pouvais plus imaginant ma copine Marie-Claire crevée et morte de froid. Pas du tout! Ce n'était que de l'échauffement

La louve

J'ai rêvé que j'étais dans un vieux village, beaucoup de maison en ruines, la pierre grise est belle. Je demande à Jean-Claude:" les maisons ne doivent pas être chères? - Non, mais il y a tout à faire!" j'aimerais bien en acheter une petite, mais il n'y a pas de piscine dans le coin, et je n'ai pas de voiture, et il n'est pas sûr que je puisse me déplacer à pied vu les ruelles en pente et mes hanches qui n'en peuvent plus. En regardant l'intérieur d'une grande cour, il y a du lierre, des glycines, et autres plantes accrochées aux rebords des fenêtres et qui descendent sur le mur, j'aimerais bien en couper des bouts pour en faire des boutures.
Une louve gris sale s'est infiltrée dans la maison, Claire la chasse à coup de balai, je vois la bête monter à l'étage et se réfugier dans la chambre des maîtres sous les combles, je monte avec un simple morceau de bois, elle m'attaque férocement, je vais finir en charpie, je crie au secours, deux enfants de la maison arrivent en courant je leur dis de se cacher, ils redescendent l'escalier la bête à leurs trousses, et se planquent derrière le portail à l'extérieur, l'animal va forcément les renifler, elle vient mettre sa tête sous le bras de la petite fille en parfaite connivence en portant dans sa gueule deux petits, la louve devait chercher un endroit tranquille où mettre bas. L'enfant lui caresse le museau. Ce danger passé, une autre louve, identique à la première se faufile elle aussi dans la chambre du haut, si je dois batailler, je n'aurais pas le dessus, je me réveille.

jeudi, février 11, 2010

Les gens qui boivent sont en général des gentils, ils ne savent pas dire non! Ils ont mille amis autour du bar, aucun quand ils sont ponctionnés par des spécialistes de la dette et doivent se contenter d'un crouton.
J'ai toujours entendu dire: Quand on dit non! On ne se trompe jamais! Mais ma soeur disait: Quand on donne, on a toujours raison!

walterlewino.unblog.fr SDF réfléchissant à l'identité nationale



walterlewino.unblog.fr

mardi, février 09, 2010

La poussière d'étoile

Le hiatus n'est pas un gros mot. Tout regard, toute écoute, est subjective. Lorsque je raconte une histoire qui aurait pu être scabreuse, et par un certain don de sauve qui peut j'en fais un récit de cadeau du ciel, tel qu'avoir été hébergée par des mercenaires durant huit jours et qu'ils se sont conduit en galants hommes, on ne me croit pas: Mais ce sont des tueurs professionnels, ils violent et volent sur leur passage!
Comment expliquer à des cartésiens qu'il y a une part d'étoile en chaque être, qu'on peut atteindre son sens du romantisme, de la poésie.

Peut-on choisir ce que l'on pense? c'était la question du jour au Café Philo des Phares.

lundi, février 01, 2010

Hegel: Philosopher c'est laisser agir en soi la chose.

Qu'est-ce que la chose? Café Philo des Phares
Je vais là où le vent me pousse.
Un café philo c'est un chantier, pas un temple.
La philo est pourvoyeuse de bonheur.
Tout ce que j'entends ici est un concours de narcissisme, les gens ont besoin d'un godemiché métaphysique.
La chose est infinie, la chose c'est le rire, car le rire est le propre de l'homme.

Du coeur, il n'en a jamais manqué. Pourtant, le moteur de Pierre Vaneck a flanché : l'immense comédien est décédé ce dimanche 31 janvier au matin, à l'âge de 78 ans. Son organisme n'a pas supporté une intervention cardiaque, comme l'a indiqué son agent, Marie-Laure Munich : "Il est décédé ce matin à l'hôpital des suites d'une opération cardiaque qu'il n'a pas supportée", a-t-elle annoncé, saluant "un immense acteur de théâtre et un homme d'une grande humanité".

En presque 60 ans d'une carrière éclectique qui ne s'est pas privée de conjuguer les expériences (se nourrissant simultanément de cinéma, de télévision et de théâtre), Pierre Vaneck aura presque tout connu ; et, à ce titre, son public lui ressemble. Ou plutôt : ses publics, qui auront apprécié son charisme au fil des registres qu'il a investis, de la série d'anticipation (aïeule française de X-Files) Aux Frontières du possible aux grandes sagas de l'été (Les Coeurs brûlés, Les Grandes marées, Garonne) en passant par le feuilleton Fabien Cosma, du rôle de jeune premier pour Julien Duvivier dans Marianne de ma jeunesse à celui de rugueux patriarche dans le bouleversant Deux jours à tuer de Jean Becker (dans lequel il campait le paternel d'Albert Dupontel en publicitaire hystérique), des classiques théâtraux tels que Jules César par Barrault ou Hamlet par Wilson aux contemporains appelés à devenir des classiques tels que l'Art de Yasmina Reza, qui lui a rendu un vibrant hommage : "C'est quelqu'un qui a beaucoup compté dans ma vie professionnelle. C'était une personnalité humainement très rare, il n'était pas du tout dans le show-biz, c'était un acteur délicieux, une personne attentive. Il avait un fort charisme et en même temps quelque chose d'extrêmement sauvage, qui l'a sans doute privé de l'immédiateté du cinéma", a-t-elle témoigné.

Né le 15 avril 1931 au Vietnam et d'origine belge, Pierre Vaneck (Pierre Auguste Van Hecke, pour l'état civil) n'a en effet jamais perdu le fil conducteur de sa passion pour le théâtre (cliquez ici pour découvrir un entretien accordé avec Georges Wilson, qu'il a accompagné en Avignon en 1964 et 1965), cultivée dès ses jeunes années au cours Simon puis au Conservatoire. Camus, Shakespeare, Julien Green, Giraudoux, Osborne, Shaw : en dépit d'une décennie (les années 1970) moins prolifique, Pierre Vaneck développe sur les planches son aura puissante en traversant les grands classiques, avant de s'orienter vers des textes plus contemporains. Après une incursion, en 1990, dans l'univers de Yasmina Reza, qui se révélait alors avec La Traversée de l'hiver, dans une création à la Colline par Patrice Kerbrat (spectacle récompensé par un Molière en région), Vaneck retrouve la brillante dramaturge ("moliérée" en 1987 pour son indispensable Conversations après un enterrement) pour la pièce qui paracheva sa consécration : Art. Dans cet univers de huis clos exacerbant les contradictions et tropismes qui sous-tendent les rapports humains, Pierre Vaneck, sarcastique et monolithique à souhait, donne la réplique à Fabrice Luchini en amateur d'art à l'exaltation échevelée, et Pierre Arditi en pragmatique ombrageux, pour la naissance... d'un des plus grands classiques des temps modernes, que nous vous proposons de retrouver en vidéo, en version intégrale ci-dessus. 7 ans après son Molière du meilleur comédien pour Le Secret, de Bernstein, Vaneck sera cité une nouvelle fois en 1995 pour ce rôle. Dans les années 2000, il demeure incontournable, qu'il s'agisse de sa participation à Hysteria sous la houlette du génial John Malkovich, de sa composition pour le Déjeuner chez Wittgenstein de Bernhard (qui lui vaut le prix de meilleur comédien attribué par le Syndicat de la critique, ainsi qu'une nouvelle nomination aux Molière), ou encore dans Opus Coeur d'Israël Horowitz. Dernièrement, il s'était illustré sous la direction de Daniel Benoin, dans Rock'N'Roll et A.D.A., L'Argent Des Autres.

Au cinéma, il venait de connaître sa première "marque de reconnaissance" critique, à la faveur de sa nomination en 2009 pour le César du meilleur second rôle dans 2 Jours à tuer, que nous avons évoqué précédemment. Après ses débuts romantiques chez Duvivier, Pierre Vaneck s'installe dans des univers plus "dramatiques", incarnant le berger Manolios dans le peplum christique de Jules Dassin Celui qui doit mourir (1956), René dans le Pardonnez nos offenses à couteaux tirés de Robert Hossein, Tony l'ancien para dans le glauque Une balle dans le canon (1958) de Michel Deville et Charles Gérard, Sylvain dans le pervers manège amoureux de La Morte saison des Amours (1961) de Pierre Kast, réalisateur qu'il retrouvera en 1963 pour Vacances Portugaises et en 1980 pour Le Soleil en face... En 1961, il tourne une première fois avec Jean Becker, pour les besoins de l'excellent film noir Un nommé La Rocca, près de 50 ans avant d'être dirigé à nouveau par le cinéaste pour 2 Jours à tuer - soit les premier et dernier film du réalisateur, en attendant La Tête en friche en 2010. En 1966, René Clément lui fait intégrer la distribution pléthorique (Bébel, Delon, Cassel père, Cremer, Trintigantn, Piccoli, Kirk Douglas, etc.) de la fresque culte Paris brûle-t-il ?. Après une disette ciématographique au cours des années 1970, et de menues apparitions dans la décennie suivante, Pierre Vaneck signe encore quelques rôles remarquables dans les années 1990-2000 mais raréfie son activité pour le septième art : après Vent d'est (Robert Enrico, 1993) ou Là-bas, mon pays (Alexandre Arcady, 1999), il participe à l'étonnant Furia (2000) d'Alexandre Aja (fils d'Arcady) puis au déstabilisant La Science des rêves (2006) de Michel Gondry.

Parallèlement, Pierre Vaneck a entretenu une certaine liaison sentimentale avec le petit écran et le public télévisuel, notamment par sa participation à de multiples fictions en série. Après Aux frontières du possible (cf. précédemment) au début des années 1970, il fait partie des nombreuses personnalités apparaissant dans l'anthologie télévisuelles des Histoires extraordinaires d'Edgar Allan Poe, puis s'illustre (après avoir pris part au feuilleton policier italien La Piovra) à partir des années 1990 dans de fameuses sagas : Orages d'été, avis de tempête, Les Coeurs brûlés, Les Grandes marées, Garonne... Son rôle d'André Cosma dans la série Fabien Cosma diffusée sur France 3 lui a également acquis, dans la dernière partie de sa carrière, une grande popularité... Cette belle histoire avec la télévision lui survit d'une certaine manière au travers de ses petits-enfants Thibaut et Aurélie Vaneck, deux des protagonistes de la saga phocéenne à succès Plus belle la vie, une série dont Pierre Vaneck ne cachait pas qu'elle n'était pas sa "tasse de thé", mais qu'il regardait occasionnellement pour le bonheur d'y voir jouer ses chers petits-enfants, que nous imaginons hélas bien en peine aujourd'hui.

Décédé à l'âge de 78 ans, Pierre Vaneck avait encore, malgré les circonstances de sa disparition, du coeur et de l'envie à revendre...

Guillaume Joffroy

vendredi, janvier 29, 2010

Vanessa Paradis, un charme singulier


L'Arnacoeur en salle le 17 Mars 2010
Un film de Pascal Chaumeil avec Romain Duris, Héléna Noguerra, Vanessa Paradis, Julie Ferrier, François Damiens
(France)
Genre : Comedie
Distributeur : Universal Pictures International France
Sortie en salles le 17 Mars 2010
Année de production : 2010
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Résumé du film L'Arnacoeur
Votre fille sort avec un sale type ? Votre soeur s'est enlisée dans une relation passionnelle destructrice ? Aujourd'hui, il existe une solution radicale, elle s'appelle Daniel. Son métier : briseur de couple professionnel.
Sa méthode : la séduction. Sa mission : transformer n'importe quel petit-ami en ex.

jeudi, janvier 28, 2010

Les interviews télévisuels

C'est insupportable d'entendre pouffer de rire des animateurs et leurs invités, alors que nous n'y comprenons que couic, tellement les interventions se chevauchent, chacun veut placer son bon mot.

mercredi, janvier 27, 2010

(72)*On me maquille pour des photos: une jeune femme trempe la moitié de ma chevelure dans une eau savonneuse. Il ne me reste plus qu’à me laver la tête entièrement. Comment peut-on faire une pareille erreur professionnelle ? Si cette maquilleuse avait réfléchi, elle aurait su que je ne pouvais être prête avant deux heures. J’ai beau le lui dire sur tous les tons, sa mauvaise foi est évidente.
J’ai rendez-vous avec un assistant sur un terrain vague. Celui-ci me fait comprendre que le film ne se fait pas, car il est fâché contre le metteur en scène.
Vous n’êtes pas très loin de l’assistant à qui je réponds avec un sourire : « Cela ne fait rien, j’irai dans d’autres pays ! » Et je fais un signe d’adieu à la cantonade.
Dans Paris, quelques jeunes femmes ont sorti leur manteau de fourrure.

L'âme chevillée au corps Jean-Claude Delerue FR2

Plus il y a à dire, moins on peut! C'est pour cela que les bavards meublent, de crainte du vide.

Ces figures toutes lisses, sur nos écrans, mon enseignant de yoga Niels Hahoutoff disait: Un visage peut mentir, pas le corps. Au moins Candelero a dit: Il y a le corps qui un moment ne peut plus!

mardi, janvier 26, 2010

Claude Chabrol

C'est quand même une spécificité humaine que de manger 2 fois, voir une fois par jour. si je mets toujours des scènes de repas dans mes films c'est que pendant ceux-ci on se parle, et on ment moins la bouche pleine! (au JT sur la 2)

Il faut vivre puisque, ou il faut vivre parce-que. (René Char)


Nelson Mandela à qui l'on demandait comment il avait pu supporter toutes ses années d'internement: Parce que j'ai appris à être le maître de mon destin et le capitaine de mon âme!

« Personne n'est à l'abri de la fatalité » Jean-Claude Drouot

Dieu vit en nous, mais nous ne sommes pas toujours à la maison! (un habitué du Café Philo des Phares)

Qui est-il ce Destin frappeur qui rend orphelin sans cesser de matraquer l'innocence même?

jeudi, janvier 21, 2010

Arrêt de mort. en Haïti et ailleurs.

C'est terrible de voir ces chiens dressés à faire leurs besoins pour signaler qu'il n'y a plus rien à espérer devant un éboulement où les sauveteurs s'évertuaient à déterrer des survivants.

Cela me fait penser à l'homme qui disait: Sur ma tombe, je ne veux que des cactus, pour que personne ne me chie dessus!
Mot de l’éditeur sur "Charles Trénet, appelez-moi à 11h précises !" de Christian Lebon
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Charles Trenet
“Appelez-moi à 11 h précises !” Charles, l’homme… Il était tout à la fois. « Charles l’artiste au rayonnement international ». « Charles l’ami » d’un cercle de proches. « Charles l’épicurien » qui savait jouir de la vie pour en tirer sa plus belle substance « y’a d’la joie ». « Charles le contemplatif » qui révélait la nature dans toute sa splendeur… « Charles le perfectionniste » qui donnait le meilleur de lui-même lors des concerts… Et finalement « Charles l’arc-en-ciel », un homme aux multiples facettes dont le chemin existentiel est hors du commun et qui tout au long de sa carrière a suscité bien des passions. Cet homme, Charles Trenet, l’auteur l’a connu dans les vingt dernières années de sa vie. Et tel un bon vin qui vieillit, il garde dans sa mémoire, le nectar de ses paroles qu’il buvait. Ainsi, simplement, Christian Lebon souhaite partager avec vous une dimension toute autre que biographique, celle d’une aventure humaine ! Cet ouvrage est émaillé de nombreuses photographies personnelles, d’extraits de poèmes, de pensées, de petits mots et de correspondances… tous inédits.

Christian Lebon a la joie d'interpréter Trenet devant des seniors qui entonnent avec lui tous ces refrains de la bonne humeur. C'est avec modestie qu'il répond aux interventions d'Henri Chenut, archiviste Oh! combien érudit, qui était au premier rang de la salle.

Jacques Loew qui adorait Trenet assistait chaque année à une représentation, une fois c'était à l'Olympia, l'année suivante à Bobino, où nous allions faute d'argent dans les Promenoirs, réputés pour être un lieu de pince-fesses pour les messieurs s'entend...
Vendredi 22 - Samedi 23 janvier à 16h30
Théâtre Darius Milhaud - mapage.noos.fr
80 Allée Darius Milhaud, 75019 Paris Porte de Pantin

mercredi, janvier 20, 2010

(71)*Jacques a loué une chambre pour deux nuits. S’il dort avec moi, qui sera fâché de l’autre ? Pourrai-je en toute impunité me lover contre son dos pour dormir ?
Après la visite des lieux nous redescendons. Au rez-de-chaussée il y a une autre pièce plus spacieuse avec un cabinet de toilette. Je lui dis n’avoir pas de regret car cela donne sur le corridor et le piétinement incessant des enfants. En fait il n’y a même pas un mur coulissant ou un rideau qui sépare la pièce du couloir. Il fait froid dehors, je remonte prendre un pull. Chacune des marches est deux fois plus haute que nature, j’ai un mal fou à hisser mes jambes l’une après l’autre. Et ce n’est jamais encore à cet étage que se trouve la chambre. J’arrive au quatrième pour m’apercevoir qu’une autre pièce est installée avec un ameublement quelconque, sans qu’un mur ne l’isole de ma chambre. Deux filles y sont installées, l’une est malade, elle a souillé le bord de mon couvre-lit et le tire pour s’essuyer. Il y a sur le lit deux réveille-matin, et une grosse montre avec un bracelet noir.
Jacques marche dans la rue, moi nichée sous son épaule. « A sa juste taille », comme il disait autrefois. Il va me parler, attendri. Pour couper court, j’aiguillonne le sujet sur vous.
« Quel dommage qu’il soit comme ça, si salaud !
- Ce n’est pas d’aujourd’hui que tu le connais !
- Mais quand il voit qu’on ne supporte pas, il ne devrait pas être aussi lâche, s’imposer, alors qu’il n’a rien à offrir !
- C’est fini, puisque tu ne le vois plus.
- Oui, mais c’est dégouttant que des gens comme lui, en raison de leur égoïsme, trouvent toujours à être heureux sur le dos des autres. Regarde comment j’en suis réduite à vivre, lui n’a que des problèmes de fesses.
- Oui, il vit avec une fille mais il est en furie.
- Qui est-ce, est-elle jolie ?
-Tu ne la connais pas, elle est très jeune ! Mais tu la connaîtras forcément.
-Elle ne s’appelle pas Christine ?
- Oui, comment le sais-tu ?
- C’est une fille qui était avec un décorateur de théâtre, Nathan lui faisait la cour avant que je parte. Pourquoi est-il furieux ?
- Parce qu’elle est très jeune, je lui ai dit que ça le vieillissait et qu’il t’avait mal remplacée. »

Qui n'a pas son Zorro!!!


Mon premier émoi érotique cinématographique c'est à 12 ans, j'avais vu un Zorro, quand il enveloppa la belle dans sa cape noire, au fondu enchaîné, j'étais au nirvana.

mardi, janvier 19, 2010



Je me souviens avoir été bouleversée par Le Roseau révolté (1988) de Nina Berberova. Ce livre m'avait été offert par Claire et Jean-Claude Drouot juste au moment ou je m'apprêtai à me faire reconnaître de mon père à la chute du mur de Berlin
Les récits de cette écrivain qui raconte la détresse de l'Accompagnatrice d'une Diva, c'est à se suicider.

Pierre Etaix


Il y a quelques jours, quelques semaines ou quelques mois, vous avez signé la pétition demandant la ressortie des films de Pierre Étaix. Une nouvelle fois, merci du fond du cœur !

En ce début d'année, malgré une décision de justice en sa faveur, les films de Pierre Étaix sont toujours "invisibles". (*** plus d'infos en bas de page) Alors, puisqu'il est impossible (pour l'instant) de revoir "YOYO" au cinéma, Pierre Étaix a décidé de le faire revivre.... SUR SCÈNE !

Après quarante années d'absence, le clown-cinéaste va donc bientôt remonter sur les planches pour nous présenter son tout nouveau spectacle: "MIOUSIK PAPILLON", merveilleuse alchimie mêlant clown, mime, magie, jazz et music-hall...

Si le cœur vous en dit, venez donc saluer YOYO (Pierre Étaix), mais aussi Hadrien Trigance (mime), Odile Étaix (chant), Patrice Authier (piano), Pierre Maingourd (contrebasse), Marc Étaix (batterie) dans

MIOUSIK PAPILLON
vendredi 22 et samedi 23 janvier à 20h 30
dimanche 24 janvier à 16 heures
au Théâtre du Pont Tournant
13 rue Charlevoix de Villers
33000 Bordeaux
Plus d'infos sur le site www.theatreponttournant.com


MIOUSIK PAPILLON ne bénéficie d'aucune subvention, d'aucune aide, hormis l'indéfectible soutien des adhérents, des donateurs ou de personnes comme Ève Marinone, Jacques Marty, Erwan Creff, Alice Duval, Alain Jomier ou Stéphane Alvarez, directeur du Théâtre du Pont Tournant de Bordeaux qui, en offrant à la petite troupe de Pierre Étaix son théâtre et ses équipes, a permis à ce beau projet d'exister.

Pour "vivre" (et être diffusé), MIOUSIK PAPILLON a maintenant besoin d'un petit (ou plutôt d'un gros) coup de pouce.

Donc, si comme nous tous, vous souhaitez que le papillon s'envole, rejoignez-nous en cliquant
ICI

YOYO a besoin de votre aide et votre soutien !

lundi, janvier 18, 2010

www.off-courts.com Off-Courts Trouville

« Créer c’est résister, résister c’est créer » nous disaient Stéphane Hessel et ses amis résistants dans l'appel du CNR en 2004. Nous avons fait nôtre cette devise et restons groupés et solidaires.
Bien au chaud pendant que le froid sévit, nous préparons maintenant la rampe de lancement du 11ème Off-Courts Trouville.

Bonnannée à toutes et à tous !

5 films Made in Normandie à Clermont-Ferrand 2010 !

Ateliers d’écriture, résidences d’artistes, laboratoires de création, diffusion et production… Pour le Céci et Off-Courts, quand on parle de création, les Normandie(s) ne font qu’une.

Dans le cadre du 32ème Festival international de Clermont-Ferrand, pas moins de 5 films sélectionnés représenteront les programmes d’aide ou de production mis en place par le Céci et Off-Courts.

Cabossés
Louise de Prémonville – 16’11 – 35mm
Jacotte, treize ans, fête les sept ans de son frère Bastien en forêt, accompagnée de Mathieu, Alex et Chacha, leurs voisins et amis de toujours, Sur leur terrain de jeu habituel, ils découvrent une carcasse de voiture abandonnée...
1er Prix du Concours de scénario du Conseil Général de l'Eure - 2007
cabossés
La Harde
Kathy Sebbah – 20’40 – 35mm
Quatre garçons en vadrouille avec un fusil font route vers la forêt. Sur leur chemin, ils rencontrent le mystérieux Emir, qui s'embarque avec eux. Ils ne se doutent pas que cette aventure signera le dernier jour de leur jeunesse.
Atelier du concours de Scénario du Conseil Général de l'Eure - 2008
cabossés
Potlach
Carole Garrapit – 20’50 – 35mm
Ce matin là, dans sa maison isolée du Quercy, Victor, 50 ans, ignore tout du point de non-retour où le rangement frénétique dans lequel il s'est lancé va la mener.
Aide à l'écriture - résidence 2007
cabossés
Je criais contre la vie… Ou pour elle
Vergine Keaton – 10’00 – 35mm
Dans une forêt, un troupeau de cerfs se retourne contre la meute de chiens qui le poursuivait jusque-là. De cette étrange course naissent des paysages s'élevant du sol.
Aide à la composition de musique originale pour le court métrage, MFC - 2008
cabossés

Le Queloune
Patrick Boivin – 11’00 – HD
La vie après la mort comporte tout de même quelques mordantes contraintes.
Programme Import / Export#5 - 2008

Nous vous accueillerons aussi, comme chaque année, sur le Stand Made in Normandie au cœur de 25ème Marché international du film court du 1er au 5 février de 10h à 19h (stand 21). L’occasion d’échanger, de partager et d’imaginer de nouveaux projets autour du maintenant célèbre café « taupette »*.

www.moulinande.com/ceci.php
www.clermont-filmfest.com
* La « taupette » est un concept déposé par EL BULOT

Import / Export #6

Toujours au sujet de Clermont, Macadam peau-rouge, du normand Arnaud Malherbe, était en sélection au Festival International du court 2009.
En février prochain, c’est Le Queloune de Patrick Boivin qui y sera au programme de « Zombies, vampires et autres morts-vivants » !
Ces 2 films sont des productions Import / Export.

Tous les ans, 2 films sont issus de ce projet de cinéma France / Québec développé depuis 5 ans par Off-Courts.
Import / Export propose à un réalisateur français et un réalisateur québécois de profiter d’une expérience de réalisation/résidence à l’étranger. Ces derniers sont invités à travailler avec des comédiens et une équipe de plateau du pays d’accueil — la postproduction de l’œuvre étant assurée dans le pays d’origine du réalisateur.
Les participants partent 10 jours pour préparer puis tourner leur film. Ils disposent chacun de 3 jours de tournage avec des équipes professionnelles et du matériel HD.
La production exécutive est assurée par une même équipe franco-québécoise pour les 2 films d’une année.

Après Patrick et Arnaud en 2008, Stéphanie Dallant et Sophie Dupuis en 2009, en 2010, c’est Nicolas Boulenger et Vincent Wilson qui vont traverser l’atlantique pour un tournage en terre étrangère… Bon voyage !

www.youtube.com/user/PatrickBoivin
www.vwilson.net/
www.sourireetcompagnie.com/
www.off-courts.com/films/import_export.html

Café Philo des Phares

Le sujet: La tolérance. J'ai dit que je n'aimais pas ce mot, synonyme de condescendance.

Il y a le seuil de tolérance de la douleur qui est complètement subjectif, puisqu'en soin palliatif on donne de la morphine juste avant le moment crucial, le sujet n'anticipe plus sur la souffrance qu'il va subir.

Cela m'a fait penser à Ghislain Cloquet qui disait à propos de l'amour: Je veux être dupe! Je veux qu'on me dupe!

samedi, janvier 16, 2010

Il court, il court, le phantasme!

C'est curieux, étant donné l'âge de l'ex danseuse qui ne peut plus lever la jambe, il y a des images qui perdurent, comment décourager un imaginatif.

Il est vrai qu'autrefois, un homme bien élevé ôtait son chapeau pour saluer quelqu'un, le champion en la matière était Jean Renoir qui saluait ainsi l'artiste avant chaque prise.
Alors la burka, le foulard, les capuches, j'ai tourné en Italie à Gubbio, les machinistes siciliens gardaient leurs chapeaux à table.
Les moustaches c'est sûr, ça chatouille! Mais la barbe, qu'est-ce que ça cache la barbe?
Il y a eu la frange assassine ou la mèche rebelle qui filtraient le regard, le foulard Hermès noué au dessus du menton était sensé avec grosses lunettes à l'appui protéger l'anonymat des stars, c'était un effet de mode.
Une fois, ayant quitté une salle de montage pour aller faire du dériveur avec Sternberg dans le Bassin d'Arcachon, la lumière vive m'avait brulé les yeux, j'ai du porter un bandeau, menée par la main du capitaine sur le bateau. Les gens sur le sable ont demandé au plagiste si je n'était pas une vedette.

Et je suis encore surprise lorsqu'un invité de la belle et très accueillante Lucie Lucet ne se lève pas de sa chaise pour lui dire bonjour: question de préséance, d'éducation, ou de narcissisme exacerbé.
(70)*De nouveau réunis en famille, Ginette, les parents et moi. Nous sommes dans nos couches respectives, accolées les unes aux autres dans une pièce unique. Un bol de café crème est niché dans mon oreiller. Mon beau-père, en se retournant, y trempe le coude. La colère le prend, parce que j’ai mis le bol à cet endroit. Je me lève et sur le même ton je lui dis:
« C’est ta faute, ce bol était sur mon lit, tu n’as pas à m’accuser de ta maladresse. » Puis je vais dans la cuisine cuver mon ressentiment. Des fioles pharmaceutiques ont coulé dans mon sac. Je les retire une à une pour sauver mes pièces d’identités. Ginette, qui m’a suivie, m’indique des morceaux de papier journal afin d’envelopper lesdites fioles avant de les jeter à la poubelle. Ma mère arrive, déjà pleurnicharde.
« Il ne faut pas parler à mon mari comme ça, tout va me retomber sur la tête !
- C’est parce que tu baisses la tête quand il est méchant qu’il se croit tout permis. N’empêche que c’est un con, et si tu le lui faisais sentir, il ne pourrait plus te faire aussi peur ! »
Notre homme était derrière la porte, il en ouvre le battant, et très souriant :
« Ainsi, je suis un con ?
- Eh oui ! Longtemps j’ai cru que vous étiez intelligent, mais je me suis aperçue que votre premier réflexe était toujours celui d’un con ! Le réflexe d’accuser les autres de vos bêtises et de le leur faire payer méchamment !
- Mais tu en sais des choses ! dit-il en me tapotant la joue.
- Oh oui ! Tenez, il n’y a pas que ce réflexe, chacun en a un différent, par exemple j’avais un ami qui commençait toujours ses phrases par « Biologiquement parlant, tu comprends ! » Il a couché avec toutes mes amies qui se plaignaient de sa muflerie, en particulier au petit matin lorsqu’il en avait fini avec elles et qu’il les chassait froidement à l’heure du premier métro. Quand l’une d’elles me touchait, je disais à Gustave:
« Celle-là, tu ne vas pas la traiter comme les autres.
- Que veux-tu, répondait-il en riant, quand j’ai fini le la-la-la, moi, biologiquement, j’ai besoin de dormir, alors il faut qu’elles partent. »
Le résultat : il a vécu des années avec une horreur, très douce, faisant bien la cuisine, mais avec des cuisses immondes de grosseur. Je me demandais, et ses ex aussi, comment il pouvait. Peut-être que, biologiquement frustré de foyer, il lui a fallu quatre femmes en une. »
Je continue toujours l’exposé à mon beau-père:
« J’ai connu aussi un homme dont le premier réflexe était immanquablement de lâcheté. Il métaphysiquait sur ses bons sentiments, son amoureuse ardeur : « Je préfère qu’on m’arrache la prunelle plutôt que laisser partir la femme que j’aime. Je suis meilleur que les autres, plus drôle, j’ai du génie, et j’ai pitié de tout le monde. » Mais dès qu’on avait un besoin vital de sa compréhension, son dévouement, eh bien ! il fuyait, de peur qu’on écorche sa petite peau, qu’il doive prendre des responsabilités désagréables pour sa tranquillité. Moi-même j’ai été amoureuse de cet homme. Du jour où j’ai compris (dans une circonstance particulièrement dramatique) que sa lâcheté était physiologique, je n'ai jamais plus pu l’aimer de la même façon. Je suis restée amoureuse de lui, mais sans élan, comme si j’étais depuis ce jour dans un cercueil, pour toujours. Nous pouvions nous parler, nous sourire, pleurer. Il pouvait me prendre, m’affirmer son amour, chacun de ses mots ou gestes ne m’atteignait que feutré, d’une résonance irréelle dans le carcan de mon cercueil. Il me nourrissait, me vêtait, mais quand il parlait de sa grande pitié pour les pauvres choses que nous sommes, je savais par expérience qu’il fuirait épouvanté lorsque je me dégagerais de ma prison de bois pour lui réclamer: « Alors, dormons ensemble. » Ou bien : « Prenez-moi dans vos bras pour me consoler de tout ceci. » Il vient me violer mais refuse de me réchauffer le coeur. Et pour assurer sa fuite, il n’omettait jamais de clouer en trois mots la planche du cercueil sur moi, disant « Je ne suis pas le Christ, je ne peux pas porter les malheurs de tout le monde. »

jeudi, janvier 14, 2010

envoi de McLy

Eric Rohmer

Les Nuits de la pleine lune ou Qui a deux femmes perd son âme, qui a deux maisons perd sa raison, proverbe de la province de Champagne (1984)



Seul le cinéaste français Éric Rohmer avait l'inconditionnelle admiration de Jacques Sternberg: Il n'y a jamais de bagnoles ni de courses poursuites dans les rues, dans ses films! disait-il

lundi, janvier 11, 2010

Site de Simone Arèse- Ecrire c'est vivre multiple



Assises, les deux plus célèbres chevelures blanches d’off-courts : la très belle Dorothée Blanck et la dynamique Laurence, dont on ne compte plus les apparitions dans les kinos, chaque année
(assis entre les deux femmes, Féri Rutmayer)


http://pagesperso-orange.fr

http://pagesperso-orange.fr/simarese/

Walter Lewino


Un auteur maudit 10 janvier, 2010
Posté par walterlewino dans : POESIE-LITTERATURE , trackback
Giscard soldant ses invendus

Commentaires»
1. tilly - 10 janvier, 2010
Excellent ;)
Je connais un écrivain (et peintre, et musicien de jazz) qui vient tout juste d’ouvrir un site web sur lequel il met en vente lui-même (sans les éditeurs, sans les libraires) les… invendus de ses livres parus entre 1985 et aujourd’hui.
Je trouve cette démarche là courageuse et digne d’être encouragée
http://walterlewino.unblog.fr/

vendredi, janvier 08, 2010

(69)*Le bureau d'un éditeur. Il doit m’offrir la liste de ses amis à visiter. Cependant les locaux sont vides ; à terre, une feuille avec des noms biffés, ce doit être mes contacts; il y a quand même un petit paquet de la part de l'éditeur: Un poudrier ancien, recouvert de duvet de cygne. Lorsque je me regarde dans la glace, mon reflet est adouci par cette duveteuse perruque rose qui m’encadre le visage.
Je saute dans un métro aérien, à deux étages, comme les bus londoniens. Mon niveau monte pendant que l’étage supérieur descend. Contrairement aux autres voyageurs, je ne trouve pas mon équilibre lors de ces brusques changements de niveau.
Assise devant une table ronde, j’attends des indications de jeu de scène. Comme c’est mon unique accessoire, je n’arrête pas de changer de place un abat-jour muni d’une ampoule orange.
Je dois m’approcher, face au mur. Une femme me demande si je suis toujours amoureuse de vous. Je ne peux lui répondre, instantanément les larmes me montent aux yeux. Pour couper court à cette émotion, je relève fièrement la tête, et je m’aperçois que je suis contre la glace murale. Tous les gens derrière peuvent voir mes yeux embués. Alors je fais un grand pas de côté et là, contre le mur, je ne retiens plus le flot de mon chagrin. On me demande si je veux vous voir. Je réponds que c’est inutile, « à cinq heures il a rendez-vous avec une fille ».

jeudi, janvier 07, 2010

Féri Rutmayer - Bord de mer- La Faux- Le Gitan- L'Amour


Bord de mer (11,5 x8,5


La Faux (8,5 x7)



Le Gitan (10x6)



l'Amour (10,5 x8,2)

mercredi, janvier 06, 2010

Walter Lewino http://walterlewino.unblog.fr

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Soyons sérieux ! 5 janvier, 2010
Posté par walterlewino dans : POESIE-LITTERATURE, CULTURE , 1 commentaire

L'humour, les gens adorent. Ils adorent à moins d'être investi d'un vague vernis de respectabilité.
Prenez les jurés du festival de Cannes. Ils n'ont jamais coiffé de leur palme d'or un film dit comique. Pas question. Ils préfère le dense, le réfléchi, le douloureux et parfois l'inbitable. Vous pouvez éplucher leur bilan depuis la création. Pas l'ombre d'un de ces cinéastes qui nous font bidonner, même s'il leur arrive de célébrer par la suite et comme à regret un roi du rire (cf Woody Allen et à quand de Funès?)
Juste retour de vague les cochons de payants (leur place) placent en tête de leur toile préférée huit films comiques, des Ch'tis à Taxi2.
Chez les littéraires même topo. Les Académiciens français donnent eux aussi dans le sérieux et le constipé. On a beau chercher parmi leurs immortels, à part Ionesco, pas le moindre soupçon de burlesque. Alphonse Allais, Courteline, Marcel Aimé, Topor, Sternberg, ils ne connaissent pas, il est vrai que dès le départ Molière avait dû aller se faire rhabiller.
Et les Goncourt? Kif kif bourriquot, il n'a jamais fait bon y oublier les grandes angoisses de l'époque.
On est con ou quoi? Même Shakespeare avait compris qu'il fallait que de temps à autres les gens se marrent et se vident les tripes.

Thetime Ontime.
http://walterlewino.unblog.fr

mardi, janvier 05, 2010

(68)*Me voici à la "Reinette". Elle a bien changé. La salle à manger s’est agrandie en une large baie face au soleil. Ils ont reculé le mur d’un mètre, on dirait du double. Il y a une vigne vierge qui a grimpé à l’extérieur et se prolonge sur le sol en parterre de futurs raisins. Dans un réflexe de conscience je me demande pourquoi rêver de tous ces personnages. Comme avant la mort, quand tout défile, paraît-il. Il y a foule chez Lucie, nous descendons une deuxième table pour mettre le couvert. Les enfants chahutent au milieu de la vaisselle. J’en prends un à partie. « Mon amour » dis-je. Voilà le grand mot lâché, celui que je n’ai jamais osé prononcer devant un homme aimé, j’en fais cadeau à un enfant.
Nous visitons l’autre aile de la maison. Tous ces travaux de perfectionnement commencent à m’inquiéter, j’ai peur que cela nuise au charme paysan de cette authentique ferme. C’est aménagé comme un appartement indépendant, avec une loggia. Les murs sont recouverts d’un papier mauve très sophistiqué et de mauvais goût. Nous montons au premier, un couple rougeaud de paysans se prélasse dans une étroite alcôve, c’est inusité et comique.

Treto Un film de Francis Ford Coppola avec Vincent Gallo

Treto de Francis Ford Coppola
Un film de Francis Ford Coppola avec Vincent Gallo Titre original : TETRO (Etats-Unis) Genre : Drame - Duree : 2H07 mn Distributeur : Memento Films Sortie ..

La Mairie de Paris soigne bien ses petits vieux, on peut choisir son programme au cinéma. La folie me hante comme une chose familière dont je n'aurais pas les bénéfices: la créativité, ni la prise en charge matérielle, ni le droit à la colère contre des proches si lointains qu'aucune tension n'est de mise lors de brèves rencontres. De l'eau coule sous les ponts, l'agressivité paraîtrait obsolète.

Un secret de famille, banal en soi, qui n'émeut que le héros, chacun en a sa dose de non-dit, l'enflure de sa blessure ne se résout à rien quand on prend le chèque du père, l'émoi du Qui je suis? s'envole tel un papillon impalpable, c'est miraculeux!

Panier-ronron

On m'a posé la question de ma dépendance, affective c'est sûr! Pour le reste il ne s'agit que de minutes, prête à lever le camp dès que se profile une désaffection de l'autre!

lundi, janvier 04, 2010

En haut de l'affiche

Je m'voyais déjà (album de Charles Aznavour)

Que faire d'autre que d'essayer de s'envoyer en l'air pour être en haut de l'affiche. Ces fêtes on nous a gâtés avec le cirque, il n'y avait (hormis les films de Chaplin, que cela de consistant) et la musique lancinante de Morricone dans Il était une fois à l'Ouest.
Les numéros sont de plus en plus fous, inimaginable de les exécuter, vraiment, je donnerais une légion d'honneur à Patrick Sabatier pour ses découvertes, grâce à ces envolées de trapèze en trapèze, nous n'avons pas quitté notre nid, et pu voir que la princesse et le prince Rainier étaient d'autant bon public qu'ils étaient les instigateurs de ce genre de spectacle à Monaco.

Quoi de neuf? Café Philo des Phares

Chaque fois que l'on me demande: Alors! Quoi de nouveau? j'ai le sentiment que mon interlocuteur ne veut rien raconter sur lui-même.
Aussi en tant que spectateur: "Qu'en penses tu?- Et toi?- Non, dis toi d'abord!" Il y a des gens qui soit ne se compromettent pas, soit n'en pensent jamais rien.


Madame la marquise, quelle nouvelle? (chanson célèbre)
Tout ange est terrible, c'est un messager porteur de nouvelles.
Mon Dieu! Protégez-moi de mes amis, mes ennemis je m'en charge! (...)
Il faut rendre la réalité insupportable.
Le neuf c'est ce qui n'a jamais servi, le nouveau ne doit rien au passé.
Le vieux: l'éculé.
Rien de nouveau sous le soleil!
Nouveau: ce qu'on découvre.
Google capte toutes nos pensées.
Les trois mages représentent les trois âges de la vie, ils apportent chacun un cadeau symbolique.
Je n'ai besoin de personne pour me sentir seul!
réplique de James Thiérrée dans Rien, voilà l'ordre