jeudi, octobre 19, 2006

Sophie, la mer et la nuit, (Albin Michel) LeMonde Article paru dans l'édition du 15.10.06


L'écrivain Jacques Sternberg est mort à Paris, mercredi 11 octobre, à l'âge de 83 ans. C'est l'une des personnalités les plus singulières des lettres françaises qui vient ainsi de disparaître.

Jacques Sternberg était né à Anvers, en Belgique, le 17 avril 1923. Après des débuts littéraires en 1945 (La Boîte à guenilles, Jamais je n'aurais cru cela), il lance, en 1955, un fanzine, Le Petit silence illustré, où il publie des textes de la nouvelle vague de la science-fiction française, dont il est l'un des membres les plus éminents (Gérard Klein, Curval, Dorémieux), mais aussi de Pierre Bettencourt ou de Thomas Owen. Il y montre son intérêt pour la science-fiction, à laquelle il consacre une étude en 1957, Une succursale du fantastique nommée science-fiction, et pour l'humour. Il concilia souvent les deux dans ce qui est incontestablement sa grande spécialité : le conte court avec chute au rasoir.

Ces textes de SF, d'un humour souvent très noir, ont été réunis dans plusieurs recueils : La Géométrie dans l'impossible (1953), La Géométrie dans la terreur (1958), Entre deux mondes incertains, Univers zéro, Futurs sans avenir et 188 contes à régler. Il a également signé un roman de SF, La sortie est au fond de l'espace, dans la collection "Présence du futur", et un roman de SF érotique, Toi ma nuit, chez Losfeld, qui le réédita à de nombreuses reprises. Jacques Sternberg a été le scénariste de Je t'aime, je t'aime, le beau film d'Alain Resnais sur le thème du voyage dans le temps. Il a pris par la suite ses distances avec le genre, mais il a gardé tout au long de sa carrière d'écrivain un goût prononcé pour l'insolite et l'étrange.

Parallèlement à ses textes conjecturaux, il a écrit une suite de romans qui confrontent leur protagoniste à l'absurdité du monde et qui sont autant de satires acerbes de notre moderne civilisation : Le Délit (Plon), L'Employé (Editions de Minuit), La Banlieue (Julliard), Un jour ouvrable (Losfeld).

VEINE PSYCHOLOGIQUE

L'humour est un domaine dans lequel Jacques Sternberg a beaucoup oeuvré en éditant des anthologies (Un siècle d'humour anglo-américain, Un siècle d'humour français - 1961) et en dirigeant chez Julliard la collection "Humour secret", où il a publié Thurber, Benchley, Robert Price, mais aussi Cami, Pierre Dac et Cavanna. C'est un territoire qu'il a pratiqué aussi en tant qu'auteur dans ses recueils de contes (Contes glacés, Contes griffus), dans son Manuel du parfait petit secrétaire commercial (1960) ou dans son Dictionnaire des idées revues.

Jacques Sternberg a dirigé en 1973-1974 une revue intitulée Mépris ("la revue qui n'a strictement rien à vendre ou à louer") et a joué un rôle important dans la collection Planète en composant de nombreuses anthologies (Les Chefs-d'oeuvre de l'épouvante, de la science-fiction, de l'érotisme, du crime, du dessin d'humour, du rire, du sourire, du kitsch, du fantastique, de la BD, etc.), qui ont eu en leur temps un retentissement considérable, et un magnifique recueil de dessins, Le Tour du monde en 300 gravures. Son intérêt pour l'art graphique s'est également manifesté par des anthologies : Un siècle de pin-up, Un siècle de dessins contestataires, ou par son essai sur Topor (Seghers), qui avait illustré au Terrain vague l'un de ses textes : L'Architecte.

Dans les années 1970-1980, Jacques Sternberg reprend sa plume de romancier, mais dans une veine psychologique, plus apaisée, moins pessimiste, où transparaît souvent sa passion pour la voile : Le Navigateur, Mai 86, Sophie, la mer et la nuit, Suites pour Eveline, Sweet Eveline.

Pamphlétaire (Lettre ouverte aux gens malheureux et qui ont bien raison de l'être), chroniqueur à France Soir, il a écrit aussi des pièces de théâtre (C'est la guerre, monsieur Grüber, Une soirée pas comme les autres), de nombreuses préfaces pour des oeuvres très différentes, des Aventures de Jodelle au Dictionnaire du diable, d'Ambrose Bierce, en passant par César Birotteau, de Balzac, et des fragments d'autobiographie réunis sous le titre très sternbergien de Profession mortel (2001).

Le titre d'un de ses ouvrages paru chez Tchou est une vraie profession de foi : Vivre en survivant : démission, démerde, dérive.
Jacques Baudou

Jacques Sternberg

Jacques Sternberg est né en 1923, à Anvers, de parents juifs. De ses années d'école il se dira "cancre reconnu, nul dans toutes les disciplines scolaires, je n'ai jamais réussi à passer mon bac". Il se met à à écrire vers l'âge de quinze ans et se lance rapidement dans le fantastique et le burlesque. La science-fiction viendra un peu plus tard. Il commence par exercer le métier d'emballeur dans une cartonnerie et va s'installer à Paris, espérant se faire éditer. Il lui faudra attendre le succès durant sept ans. Son premier ouvrage, La géométrie de l'impossible, paraît en 1953, ainsi qu'un roman, Le délit. A partir de ce moment il publiera régulièrement des essais, des chroniques, deux pièces de théâtre. En 1967, Alain Resnais fait appel à lui pour écrire le scénario de Je t'aime, je t'aime, et c'est également le début pour Sternberg de ses chroniques - corrosives- dans le Magazine littéraire et dans France-Soir. A partir de 1984 il abandonne le roman, arrive aux éditions Denoël où il n'écrira plus que des contes brefs. Le temps que Jacques Sternberg ne consacre pas à la littérature, il le passe dans la solitude des mers, à bord de son bateau.

Toi, ma nuit, écrit en 1965, est une plongée dans le monde des années nonante. Plus exactement en 1995, dix ans après la guerre de 1985. Cette guerre, qui n'a duré qu'une seule nuit, a bouleversé l'humanité et détruit toutes les valeurs sur lesquelles reposait la société. Les hommes, complètement perdus, cherchent un nouvel idéal.

Et cet idéal, c'est un livre qui le leur fournit : Le sexe est notre glaive de von Kieffer, d'où naît le Kiefferisme. La théorie est simplissime : le bonheur, c'est le sexe. Et c'est ainsi que la sexualité devient "non seulement la force motrice qui dirige le monde, mais une véritable métaphysique" (p.35). "Le monde est devenu, peu à peu, une gigantesque chambre à coucher où chacun fait désormais l'amour avec autant de désinvolture que s'il fumait une cigarette"(p.42).

L'amour n'a plus de sens, seul compte le plaisir. Tout le monde couche avec tout le monde et personne ne songe plus à refuser, car un refus, ou même le fait de recommencer plusieurs fois avec la même personne, serait considéré comme pathologique.

Le narrateur, lui, se trouve décalé par rapport à ce système. La surconsommation de sexe le dégoûte, et tout le côté superficiel, voire vide, de cette société. Ce sentimental préfère, plutôt que d'aller voir les films à la mode comme Suzanne, ouvre-toi ou Bonjour Luxure, s'offrir d'éternels classiques qu'il a vu au moins vingt fois. Il écoute de vieux trente-trois tours d'autrefois, méprisant la musique actuelle qu'il trouve obscène et vulgaire. Il n'aime pas la ville et sa pollution, il n'aime pas la vitesse et, plutôt que d'utiliser une voiture comme tout le monde, lui préfère un vieux solex. Il n'aime pas non plus son métier, qui consiste à créer des publicités, car on ne lui demande que de convaincre le consommateur par le sexe.
Et cet homme, différent des autres, va tomber amoureux.

Il va redécouvrir l'amour que, comme tout un chacun, il avait oublié. Il va aimer Michèle, jeune femme si étrange et tellement attirante, sans plus aucun point de repère, mais acceptant la souffrance que cet amour unique implique. Prévoyant depuis le début le danger d'un relation aussi passionnée, il dira oui à ce que les autres refusent, sans jamais faire marche arrière.

Toi, ma nuit, s'il n'est pas à proprement parler un roman d'anticipation, annonce clairement la révolution sexuelle des années soixante et septante et dénonce une certaine banalisation de la sexualité, favorisée au détriment de l'amour plus spirituel.
Est présente également la dénonciation d'un phénomène extrêmement répandu ces dernières années, celui de la surconsommation en général : "Dès que l'on a mis le doigt dans l'engrenage, que ce soit un bar, un train ou un garage, on a immédiatement le bras entier happé dans un redoutable cliquetis qui annonce la goinfrerie rapace de l'époque. Il faut consommer de gré ou de force, à chaque pas, à chaque instant. Consommer, que ce soit du jus de fruit ou de la fesse d'occasion, du steak ou de la littérature hachée" (p.18).
Dans Toi, ma nuit, nous trouvons des phrases simples et concises, un style nerveux et poignant qui nous percute et nous emporte dans un monde angoissant.

Nous retrouvons dans cette oeuvre certains traits caractéristiques de Sternberg : humour noir, cynisme, dérision, pessimisme, lucidité, suspicion vis-à-vis des valeurs imposées par la société. La mort aussi, est fort présente, alliée à un certain nihilisme certainement dû pour une bonne part à l'expérience de la guerre qu'il a connue alors qu'il avait seize ans, expérience de la souffrance, du sadisme et de la mort de son père.
Sternberg est avant tout un écrivain déroutant, qui nous pousse à nous remettre en question.

Best view with IExplorer 5 @ 800x600. © 2002-2004 Anthesis. Tous droits réservés.

Sternberg est mort, c'est absurde

Sternberg est mort, c'est absurde
L'écrivain aux treize romans et 1 500 contes aimait l'étrange et l'insolite.
www.liberation.fr/culture/210323.FR.php - Pages similaires

Hommage de Renaud Donnedieu de Vabres à Jacques Sternberg

Avec Jacques Sternberg, la littérature francophone perd l’un de ses représentants les plus singuliers, le créateur d’un univers déroutant, fascinant, marqué par le fantastique et le monde concentrationnaire.
Sa vision d’un monde déshumanisé se décline à l’infini à travers une œuvre riche d’innombrables nouvelles et de romans uniques en leur genre : « La sortie est au fond de l’espace » ou « La géométrie dans l’impossible » qu’il enchaîne à vive allure pendant près d’un demi siècle.

Entre sa Belgique natale et la France, il avait établi une relation réciproque forte et créative, signant notamment avec Alain Resnais le scénario de « Je t’aime, je t’aime » en 1968 et, surtout, offrant à la
langue française un modèle littéraire et linguistique sans équivalent.

Pour les lecteurs d’aujourd’hui et de demain, pour la pensée philosophique et historique de notre temps, Jacques Sternberg restera le géomètre de l’absurde, l’explorateur de l’inhumanité du monde.

mercredi, octobre 18, 2006

Africa Trek ( Sonia et Alexandre Poussin) 14 000km dans les pas de l'homme

Une nuit je ne dors pas, l'autre je suis si fatiguée que je dors dix heures, ça se régule sans somnifère.
Je suis allée à Caveau voir le film de notre jeune et beau couple d'aventuriers Sonia et Alexandre Poussin. Un sac à dos de sept kilos chacun, une tente transparente pour se laisser voir par leurs 1200 familles d'accueils, le deal; aucune provision, et chaque soir trouver un nouvel hébergement; Ils ont traversé toute l'Afrique du Cap vert au lac de Tibériade en Israël soit 14 000 km.
Cela donne envie de prendre son baton de pélerin

mardi, octobre 17, 2006

La bière (2)

C'est ravissant de marcher sur le pavé entre les arbres et les tombes. Il fait un doux soleil d'octobre. Je laisse mes deux amis bavarder ne laissant aucun vide, je manque d'air pour me retrouver avant d'arriver en haut du cimetière. Dès que je suis seule, la poitrine se regonfle de sanglots non libérés. La musique libératrice qui déclenche les grandes émotions était absente de cette cérémonie. Je n'ai rien vu dans ce hublot, ni sarcophage, ni flamme, la lucarne étroite ne permettait qu'à quelques-uns d'assister au pire, une crémation aussi impersonnelle que si nous assistions à l'exécution d'un condamné inconnu. Une copine, Jean-Batiste et moi, nous sommes allés boire un coup, j'ai pensé à ma mère, j'ai bu une bière. (mise en bière) On était bien sur cette terrasse d'un quartier populaire. Pour distraire le peuple je voulais faire une loterie avec quelques livres qui me restait de lui, je les ai distribué à la volée. J'étais partie sans dire au-revoir à la poignée d'amis qui s'était déplacés. J'adore les gens qui ne se salissent jamais les mains, ni au sens propre, ni au figuré. On est sûr que pendant les tempêtes ils se taisent.
Walter Lewino disait que les tragédiennes sont porteuses de vie parce qu'elles vivent leur drame jusqu'au bout, et renaissent. Je n'ai plus de rage, plus d'attente, qu'une santé que l'on m'envie. C'est du travail vous savez! Un prof de l'Actor Studio: Prenez soin de vos dons! Georges Leroy de la Comédie Française: Il faut beaucoup de santé pour jouer la tragédie! Et Jean-Pierre Darras: Je vous en supplie, soyez bon ou mauvais, mais surtout n'ouvrez pas votre robinet d'eau tiède!; Pourquoi êtes vous incapable de vous déculotter dans la tirade amoureuse de la Reine de Ruys Blas (Victor Hugo) alors que vous pouvez jouer Ne te promènes pas toute nue! (Alain Feydau)
Marilyn Monroe usait ses partenaires en exigeant de refaire les prises 10-15 fois, ils étaient vidés, elle était sublime.
Jean-Batiste a été choqué du caractère impersonnel de l'établissement, de l'accueil Bureaucratique. "C'est comme dans "L'Employé" ( édité par Losfeld )- C'est çà!"

lundi, octobre 16, 2006

Comment gagner sa vie avec un buveur

Je ne prenais jamais qu'un citron pressé. Sans gite et sans couverts, pour ne pas m'énerver sur la molesquine, j'exigeais que l'on me verse l'équivalence des wiskys bus par mon partenaire afin d'avoir de l'argent de poche. André Delvaux à qui je racontais ma rouerie de survie. Vous pourriez allez beaucoup plus vite si vous faisiez comme cet humble paysan chinois qui avait rendu un grand service à l'Empereur. Demandes- moi ce que tu veux!- Je voudrais que vous mettiez des grains de riz sur votre échiquier. Un grain sur la première case, puis deux sur la deuxième, quatre sur la troisième, huit sur la quatrième, en doublant ainsi le nombre de grains sur chaque case. Quand l'échiquier fut plein, l'Empereur fùt ruiné.
C'était trop déprimant d'exiger des petits sous. J'ai fini par acheter une poudre vomitive que je mettais dans son wisky. Cela prenait des heures, que le maitre d'hôtel ne voit rien, ni ses amis agglutinés autour de la table, et lui allant au pipi-room. Le pire c'est qu'il rentrait chez lui pour vomir, ma soirée d'amoureuse était gâchée, j'ai fini par lui dire qu'il n'avait pas le cancer et je me suis exilée en Allemagne.

J'ai aussi gagné ma vie quelques mois avec un ami malheureux? Sa belle venait de le quitter, il m'en parlait des heures durant, m'invitant à diner pour ce faire, je n'en pouvais plus trouvant ces repas indigestes. Chaque fois que vous évoquerez votre mésaventure, vous me payerez, je vais faire le contraire du psychiatre, vous faire payer pour vous empêcher d'y penser.

Parfois les choses tournent rond. Vendredi dernier, Jean-Claude Drouot m'avait offert des places, j'ai cru qu'il savait, que c'était pour me consoler, il n'avait pas encore lu le journal.
Cet après-midi, Nicole, une amie du Club Med dont j'étais sans nouvelles depuis longtemps voulait m'inviter à déjeuner: Est-ce que c'est toujours ton bistrot le Select? -Oui oui oui! Au son de ma voix elle a estimé que ça urgeait, l'instinct de l'amitié.
Jean-Batiste Thiérrée, tel un preux chevalier m'a accompagnée au crématorium bien que fâché comme moi tant de fois avec notre ami défunt. Une copine m'a ramenée chez elle, tout était brouillé tellement nous parlions, et le soir, réponse aux questions, Agnès Varda présentait sur Arté son film Les Veuves de Noirmoutiers, tout restait en famille, tous ces signes... On se dit que l'énergie, affective ou autre, ça circule.
J'ai suivi un inconnu à l'hôtel, il m'a demandé mon âge et depuis combien de temps...J'ai tout dit, il était tendre et plein d'humour, nous avons rit de ne pas réussir au mieux, sans capote on ne pouvait pas aller plus loin. Je pouvais garder la chambre jusqu'au lendemain midi. La partie de jambes en l'air n'a fait que raviver mon chagrin. Telle dans une ville étrangère j'ai un peu trainé à Montparnasse dans le quartier de mes amours défuntes et je suis rentrée piqueniquer dans la chambre pour voir la Pompadour se démener avec la Cour du Roi Soleil. Il est trop beau, trop de charme Vincent Perez, et cette belle histoire qui a duré vingt ans...

Le dernier mot

La dernière phrase qu'un mourrant aurait dite: Je ne suis plus rien! C'est du Sternberg tout craché.

dimanche, octobre 15, 2006

Isabelle Adjani

Adjani s'est toujours starisée, je ne sais pas comment elle fait mais ça marche. Au cinéma je n'ai jamais été convainque, mais dans les retransmissions de La Comédie Française Ondine (Giraudoux) Agnès de L'Ecole des Femmes (Molière) elle est extraordinaire. Ses intervieuws extrèmement pointus, sur le fil du rasoir valent mille fois le look d'une comédienne qui controle son image, d'autant qu'elle rajeunit d'année en année, bientôt ce sera un bébé Cadum. J'attends de la voir dans Mary Stuart.
Une autre, Zouc, qui a aussi une lucidité de sorcière, qu'est-elle devenue celle-là?

Comment ça va?

A une vieille amie qui lui demande: " Comment ça va? une jeune fille répond:" Ca va pas mal!- Mais c'est merveilleux! Tu te rends compte, ça va pas mal! Surtout, n'en demandes jamais plus! J'ai été élevée sans le droit de me plaindre et ne jamais dire du mal d'autrui!

A propos de gens rapides qui parlent comme des mitraillettes: Il vaut mieux avancer lentement dans la bonne direction que très vite dans la mauvaise. (Descartes)

Seule une rivière sépare le héros de celui qui pourrait devenir l'assassin.
(Pascal Blaise)

A propos de la liberté d'expression, entendu au Café des Phares: Ils sont bornés parce qu'ils n'ont pas de limites!

La tendresse est dévolue à tout être humain. L'amour, je ne sais pas ce que c'est, c'est un grand mot, un gros mot.Je me refère toujours au film Et la tendresse bordel!

Nous veillons autour du cercueil. Podda la maitresse de maison, recoit un coup de fil, son interlocutrice demande à parler au mari:
" Mon mari est mort! - Ben alors! Comment qu'je vais faire pour payer les traites de ma voiture?- Mademoiselle, vous n'avez qu'à aller au Bois de Boulogne et faire quelques pipes!"

Le Bouffon est mort, vive la Reine!

Une jeune turque raconte: Chez moi, même le pire ennemi on ne peut pas l'empêcher de voir le mort pour un dernier adieu!

vendredi, octobre 13, 2006

jeudi, octobre 12, 2006

Duras Marguerite

Je dois me cacher des hommes, de mes amants, c'est pour ça que je me réfugie à Neauphle pour écrire, les hommes n'aiment pas les femmes qui écrivent!

mercredi, octobre 11, 2006

Back Street (Basinger Kim)

Il m'avait dit d'aller voir le film de Basinger "Back Street" afin de justifier ses mensonges, que je comprenne toute l'ambivalence des sentiments d'un homme adultère.

N'ai-je pas le droit à la tristesse? Je ne peux pas pleurer, que veiller en regardant la télé, c'est aussi légnifiant qu'un cachet. Aucun sanglot ne veut sortir de ma poitrine. Peut-être que si quelqu'un me parlait, et que je raconte. C'est le troisième homme pour lequel je n'aurai pas le droit d'assister aux funérailles, ai-je tant démérité d'une humble tendresse? Il va me hanter comme les autres l'ont fait des années dans la froidure du vide, sans poitrail où se nicher. La légitime peut pencher sa tête sur un visage mort, y laisser couler ses larmes, rien de charnel ne m'est permis dans ces disparitions. Et l'on s'étonne que je crie sur le papier, trouvant indécent cet acte contre nature, écrire afin que viennent les larmes, écrire pour dénoncer l'injustice que l'on fait à une femme non mariée. J'ai choisi d'aimer sans liens matériels, la société se venge qui tisse les interêts. Les hommes ont peur de la souffrance, ils prennent la main d'une toujours plus jeune. Petite satisfaction d'orgueil, j'ai anticipé de huit jours le dernier baiser. Comme un animal qui ne veut pas se laisser écarter j'ai violé le domicile conjugal et j'ai pris de plein fouet le sinistre de cette fin de vie. Il n'a pas repoussé ma chaste caresse sur sa joue.
Une ex-infirmière rencontrée lors des manifestations durassienne me disait qu'autrefois, dans les hopitaux, lorsque les soignantes étaient compatissantes, les maitresses avaient le droit de visite le matin. Encore fallait-il que l'on sùt quand, et et dans quel hôpital nos hommes étaient soignés, ce qui n'est pas le cas ici. des mois avaient pù s'écouler sans que ses amis ne sachent où le joindre.
Je n'avais pas dormi cette nuit, vers 21h ce soir le fils m'apprit que son père n'était plus. Est-ce une réconciliation ce coup de fil, où pour désamorcer mon goùt du scandale? Savoir c'est mieux que rien, son intelligence m'a calmée, mais contre l'insomnie je griffonne des mots, je tue la mort par des mots. J'aurais dù mourir à trente ans, comme une vieille carne j'ai encore le jarret solide. Est-ce que cela a un sens, tant d'années me sentant damnée à une vie organique avec à peine quelques misères, mais la détresse de ne plus aimer, aucune épaule où se reposer. Ils sont tous partis plus gourmands de vie que moi, à croire que végéter rime avec longévité.

A l'enterrement de François Mitterrand il y avait la femme, la maitresse et la fille cachée. Cette générosité était-elle politique ou politesse du coeur?
Il faut dire que cet homme m'avait reniée dans ses derniers écrits: Certes, j'ai eu une liaison avec une certaine D.B. mais c'était dans les années où je buvais! On ne pouvait être plus muffle. Sa fragilité de vieillard avait recouvert cette cruauté de matamore. J'aurais pù le consoler de ses lâchetés: Ma femme vous venge toutes! me disait-il. elle l'a mis au régime sec, plus de copains, plus de copines.
Une crémation! Je pense à son père mort à Auswitch, c'est d'un goùt. Rien ne vient ni honte ni regret, seulement l'insomnie, le sommeil qui fuit, et ce temps d'oubli qui tarde depuis des temps. Il en a coulé de l'eau sous les ponts depuis notre dernière nuit, mais il disait qu'entre nous le dialogue ne s'était jamais arrêté. Bien qu'étouffé par son mal il a pù me murmurer: Vous êtes encore belle! Je n'ai pas à me plaindre, c'est un bel adieu.

Le scorpion

On espère toujours que les gens auront changés, qu'il faut faire confiance. Et je me rappelle l'histoire du scorpion qui veut traverser l'étang sur le dos d'une grenouille. "Mais si je te prends, tu vas me piquer!- Mais si je te pique on se noie tous les deux!" Convaincue la grenouille laisse monter le scorpion sur son dos. Au milieu de l'étang, celui-ci la pique,au moment de couler, elle demande pourquoi? Parce que je suis un scorpion, c'est dans ma nature!

Désaccord Parfait (Antoine de Caunes)


Charlotte Rampling reste bien sexy en maitresse acerbe, et Jean Rochefort désopilant en amant instable qui veut reconquérir la belle.

Back Street (Kim Basinger) 2

Il m'avait dit d'aller voir le film de Basinger "Back Street" afin de justifier ses mensonges, que je comprenne toute l'ambivalence des sentiments d'un homme adultère.

N'ai-je pas le droit à la tristesse? Je ne peux pas pleurer, que veiller en regardant la télé, c'est aussi légnifiant qu'un cachet. Aucun sanglot ne veut sortir de ma poitrine. Peut-être que si quelqu'un me parlait, et que je raconte. C'est le troisième homme pour lequel je n'aurai pas le droit d'assister aux funérailles, ai-je tant démérité d'une humble tendresse? Il va me hanter comme les autres l'ont fait des années dans la froidure du vide, sans poitrail où se nicher. La légitime peut pencher sa tête sur un visage mort, y laisser couler ses larmes, rien de charnel ne m'est permis dans ces disparitions. Et l'on s'étonne que je crie sur le papier, trouvant indécent cet acte contre nature, écrire afin que viennent les larmes, écrire pour dénoncer l'injustice que l'on fait à une femme non mariée. J'ai choisi d'aimer sans liens matériels, la société se venge qui tisse les interêts. Les hommes ont peur de la souffrance, ils prennent la main d'une toujours plus jeune. Petite satisfaction d'orgueil, j'ai anticipé de huit jours le dernier baiser. Comme un animal qui ne veut pas se laisser écarter j'ai été au domicile conjugal et j'ai pris de plein fouet le sinistre de cette fin de vie. Il n'a pas repoussé ma chaste caresse sur sa joue.
Une ex-infirmière rencontrée lors des manifestations durassienne me disait qu'autrefois, dans les hopitaux, lorsque les soignantes étaient compatissantes, les maitresses avaient le droit de visite le matin. Encore fallait-il que l'on sùt quand, et et dans quel hôpital nos hommes étaient soignés, ce qui n'est pas le cas ici. des mois avaient pù s'écouler sans que ses amis ne sachent où le joindre.
Je n'avais pas dormi cette nuit, vers 21h on m'apprit qu'il n'était plus. Contre l'insomnie je griffonne des mots, je tue la mort par des mots. J'aurais dù mourir à trente ans, comme une vieille carne j'ai encore le jarret solide. Est-ce que cela a un sens, tant d'années me sentant damnée à une vie organique avec à peine quelques misères, mais la détresse de ne plus aimer, aucune épaule où se reposer. Ils sont tous partis plus gourmands de vie que moi, à croire que végéter rime avec longévité.

A l'enterrement de François Mitterrand il y avait la femme, la maitresse et la fille cachée. Cette générosité était-elle politique ou politesse du coeur?
Il faut dire que cet homme m'avait reniée dans ses derniers écrits: Certes, j'ai eu une liaison avec une certaine D.B. mais c'était dans les années où je buvais! On ne pouvait être plus muffle. Sa fragilité de vieillard avait recouvert cette cruauté de matamore. J'aurais pù le consoler de ses lâchetés. Rien ne vient ni honte ni regret, seulement l'insomnie, le sommeil qui fuit, et ce temps d'oubli qui tarde depuis des temps. Il en a coulé de l'eau sous les ponts depuis notre dernière nuit, mais il disait qu'entre nous le dialogue ne s'était jamais arrêté. Bien qu'étouffé par son mal il a pù me murmurer: Vous êtes encore belle! Je n'ai pas à me plaindre, c'est un bel adieu.

mardi, octobre 10, 2006

Rencontre avec Jean-Claude Drouot par Frédéric Vignale

Jean-Claude Drouot est un Orson Welles saisissant de vérité et de justesse, depuis le début de la rentrée 2006, au théâtre Marigny.
Ayant particulièrement aimé la pièce, nous avons souhaité rencontrer son héros ; un homme simple et humble, qui a répondu à nos questions avec une grande générosité et beaucoup de tendresse, directement depuis sa loge.
Jean-Claude Drouot est un grand professionnel exigent et sincère qui place son Art avant tout. Il est le serviteur d’un rôle, pas un acteur à l’ego démesuré qui singerait Welles.

1. Bonsoir Jean-Claude Drouot. J’ai particulièrement apprécié votre interprétation d’Orson Welles et vraiment je pense que vous êtes avec cette pièce, le passage obligé de cette rentrée théâtrale. Comment est arrivée cette pièce dans votre vie ?

C’est une pièce que je n’ai pas sollicité, contrairement à ce que l’on pourrait penser. Elle est venue à moi par hasard, lors d’un diner à Paris avec Jacques Collard qui s’est écrié à un moment donné mais comment n’ai-je pas pensé à vous avant pour ce rôle ! puis-je vous envoyer un texte s’il vous plaît ?

C’était "Votre serviteur Orson Welles", la version était juste beaucoup plus longue qu’aujourd’hui.

Comme Welles, je suis très touché par la thématique de "Don Quichotte". J’admire l’homme de théâtre et le cinéaste depuis longtemps.

Dans les années 50 alors que j’avais à peine douze ou treize ans, j’avais été subjugué par son rôle dans "Le troisième homme". Ce film fut un très gros succès en Europe à sa sortie, Welles avait une côte énorme à cette époque.

2. Comme je le disais dans la chronique que j’ai faite sur votre pièce, vous n’imitez pas Orson Welles, vous êtes habité par le personnage. Est-ce un rôle difficile à tenir ? Avez-vous eu peur de ne pas être à la hauteur ?

Il est vrai que Welles est un personnage très impressionnant, sa stature, son aura mettent les gens à distance. Il a cette faconde, ce charisme inouï. Mais vous savez, même si je ne me comparerai jamais à lui, j’ai connu à ma petite échelle un succès foudroyant avec "Thierry la Fronde" et moi aussi j’ai du faire face aux sollicitations diverses. Cela a été très formateur et j’ai décidé très vite de refuser de céder aux facilités, au contentement... car je n’avais pas fait le choix de ce métier pour cela.

Je ne me prends pas pour Orson Welles, moi je n’ai jamais fait de publicité de ma vie et je n’en ferai jamais, j’y perdrai mon honneur, mais je respecte l’homme et l’artiste.

On est venu me chercher pour jouer Welles, je fais mon métier avec passion, cela me rend très heureux, j’essaye de faire rencontrer ce rôle avec mon idéal poétique et artistique. Voilà tout ce qui m’intéresse.

3. Qu’est-ce qui vous touche chez Welles ? Avez-vous tout fait pour lui ressembler davantage ?

Welles est un être admirable. Le Welles que j’admire le plus est celui de l’aveu de Falstaff, là il est d’une immense stature. Il prend le pouvoir, il tisse sa toile, il vous entraine dans son labyrinthe et mène le jeu. Il est formidable de justesse dans beaucoup de rôle mais c’est dans la Démesure qu’il révèle tout son talent.

Je n’ai rien fait de particulier à mon physique pour ressembler plus à Welles ; ce qui est troublant sur scène c’est le jeu des lumières, la gestuelle, c’est là que le mimétisme se fait avec des trucs de théâtre, rien d’artificiel sur moi, pas de postiche, juste des costumes sur mesure et un très beau travail d’équipe pour faire de moi un Welles vraisemblable.

4. La construction de la pièce "Votre serviteur Orson Welles" est d’une grande qualité. Les trois plans du décor, Serge Le Lay le personnage qui vous donne la réplique, les jeux sur le son, les costumes, les lumières... voilà un travail rondement mené.

J’ai participé activement à la construction de la pièce, je n’ai pas voulu écrire "metteur en scène" mais plutôt réalisateur, c’est un prodigieux travail d’équipe. Je me sens bien dans les costumes, les lumières sont magiques, Serge est un partenaire de très haut niveau, nous formons réellement un vrai couple, un duo théâtral. Vous savez, c’est une pièce inclassable car elle est le rendez-vous de plusieurs genres.

C’est le Théâtre qui regarde le Théâtre, le Cinéma passe après. Welles était avant tout un homme de Théâtre et de Radio et la pièce transcrit bien cela. Les scènes de studio sont si bien rendues dans le jeu que lorsque je vais parler de cette pièce dans un vrai studio, je le trouve moins vrai que celui que nous avons inventé sur scène (rires).

5. Cela ne rend -t- il pas un peu schizophrène de jouer Welles, de lui ressembler autant sur scène ? Comment est-on porté par un tel personnage ? N’y a t’il pas une vraie rencontre DROUOT/WELLES avec ce spectacle ?

Non, jamais je ne deviens Welles, je reste toujours un acteur qui est au service d’un personnage et je ne me perds pas dans la personnalité si forte d’Orson.

Je ne suis pas son sosie parfait mais cela fait illusion semble t-il pendant la durée de la Pièce. Je parle un anglais acceptable, cela m’a aidé pour le texte même si je me permets de franciser quelques noms propres pour qu’ils soient compréhensibles par le public.

Welles n’est pas un homme beau à la fin de sa vie, il est obèse, marche avec difficulté et souffle fréquemment mais il a la séduction de l’intelligence, le Génie, c’est cela qui faisait son charme extraordinaire.

6. On dirait que ce rôle de Welles est un étape importante dans votre vie et carrière, est-ce exact ?

Je suis si fier de cette pièce et de tout le travail des équipes que se pourrait être mon dernier Show sur scène. Je suis pleinement satisfait de cette aventure, je n’ai aucune rivalité avec Orson Welles, je suis à son service, son serviteur dévoué. Cette composition m’offre une liberté absolue, une grande inventivité d’acteur.

Je veux que rien ne soit totalement fixe, j’aime cette mise en danger.

Welles me guide, m’aide à sortir le meilleur de moi-même, sa figure me porte.

J’éprouve vraiment un sentiment heureux en faisant "Votre serviteur Orson Welles

"Votre serviteur Orson Welles", actuellement au Théâtre Marigny de Paris.

J'ai vu le spectacle à la couturière, je retournerais samedi après-midi le voir avec les petits vieux de la Mairie ( place gratuite) Dorothée Blanck


------------------------------------------------------------------------

lundi, octobre 09, 2006

Fabienne Bergeron- Marguerite Duras-Trouville

Fabienne Bergeron est à la fois l'âme et la cheville ouvrière de cette manifestation durassienne qu'elle a crée il y a dix ans. Son absence pour des raisons de santé a été vivement ressentie affectivement par le public et les intervenants. J'avoue que la soirée du samedi a été indigeste avec quatre courts métrages de Duras précédé par le film de Jérôme Beaujour " La Caverne Noire" où il y avait déjà des plans des dits films. "C'est très bien! m'a dit une durasienne, on comprend mieux!- Pour moi, un film est un objet en soi, s'il faut une note explicative pour y entrer, non!"
Malgré des défaillances techniques, la biographe Joêlle Pagès-Pindon faute de lumière ne pouvait lire ses notes, son envolée passionnelle a traversé la salle. Et gardant patience contre un défaut de projecteur nous avons pù voir le film de toute beauté de Michelle Porte Les Lieux de Marguerite Duras. La cinéaste s'est completement effacée aidant juste l'écrivain par quelques relances faites d'une voix douce de jeune fille, à ciseler la pensée de Duras, telle une vague qui reviendrait polir un galet et creuser le sable. J'aurais voulu noter chaque phrase dite par Marguerite Duras, dans le noir, ce ne fut pas possible: Ce qui est le plus proche de l'assassinat c'est l'accouchement, cris d'égorgé, cris de quelqu'un qu'on tue! Grand alibi le rêve, empêchement à passer à l'action, le rêve c'est la pornographie! Je n'ai jamais rêvé, c'est pour ça que j'écris! Avant la puberté j'allais en forêt, je n'avais pas peur, la forêt c'est la peur de moi! Si je lis du Racine comme le font les acteurs, on n'entend que le balancement des phrases, on n'entend pas les mots! Il n'y avait pas de terre à prendre des juifs, faute de prendre des matériaux on s'est acharné sur leurs corps! Ma mère était occupée par son désespoir, nous étions des enfants libres! Je pense que la fin du monde arrive, ce sera quand les deux grands blocs USA et Russe se regarderont et qu'est ce qu'il restera au milieu, le désert! C'est très longtemps après le film que j'ai réalisé que Nevers en France, c'est never(jamais) en anglais! Le sable c'est le temps! Il est poreux le fou, il n'est rien, donc les choses le traversent!

L'après-midi, au lieu dit Les Roches Noires, ce fût La douleur La comédienne Arlette Téphany, oubliant Duras, s'est complètement appropriée le texte, un grand moment d'intensité dramatique. La femme récupère son mari rescapé des camps, il n'est plus qu'un squelette, il meurt quelques temps après dans ses bras. Elle s'exclame avec une joie féroce: Non! Robert Antelme n'est pas mort dans les camps de concentrations!

Puisque c'était des journées souvenirs, beaucoup de choses je les avais déjà vues dont les extraits La vie Matérielle et Nevers avec Claire Deluca et Sophie Lahayville Mais Claire avait réservé pour la fin de nous faire rire. Claire Deluca a raconté: Marguerite Duras donnait les clés aux répétitions: "Donnez la place à l'auteur! Ce sont des personnages farfelus, jamais tristes, le contraire du théâtre psycologique!" C'est donc avec une fantaisie débridée que Claire à interprêté des extraits Le SAGA et MOA

mercredi, octobre 04, 2006

Mairie 3ième Institut de cancérologie Gustave Roussy Villejuif

Sous l'égide de l'Association Micheline Ortan Des spécialistes en cancérologie nous ont offert un colloque
Mario di Palma a parlé du traitement de la douleur prônant l'utilisation de la morphine moins nocive que des anti-inflamatoires.
Pierre Zimmermann: Faites confiance aux spécialistes! "Un oiseau ne chante juste que dans son arbre!
Sylvie Bonvalot: Du bien fondé d'une nouvelle molécule qui inhiberait la protéine responsable et suite à la nécrose du cancer on pourrait enlever celui-ci avec une chirurgie moins invasive.
Axel Lecesne: Traitements oraux, inhibiteurs de la protéine anormale, depuis 4-5 ans

On trouve plus de cancers parce que la population vieillit, (exemple la glande de la prostate) mais ces docteurs sont très optimistes car ils travaillent en synergie et espèrent que demain les techniques seront moins invasives.Ma voisine me disait: Si vous avez un problème, allez directement à Villejuif, vous serez prise en charge par un groupe, ils se connaissent tous. Et de sa mère qui à 100 ans et dit: Vous savez, la vie est si courte!

Le pouvoir

Ne jamais essayer d'enlever le petit pouvoir de petites gens, ils ne vous le pardonneraient pas. Toujours polie, attendant sagement mon tour, leur montrant du respect et les remerçiant.

lundi, octobre 02, 2006

Le Colonel (Laurent Herbier) joué par Olivier Gourmet

Le Colonel est magnifiquement interprêté par Olivier Gourmet.Un jeune recrue est fasciné par le charme et la dialectique de son supérieur, on le comprend. Je ne sais si c'est le temps passé, les problèmes de colonialisme qui ne sont plus de mise chez nous, malgré le choc violent des images de tortures qui elles ont toujours cours dans tous les pays, j'ai eu le sentiment de voir un vieux film. Peut-être parce qu'on sent trop la patte de Costa-Gravas?
Mon Colonel, de Laurent Herbiet. Avec Olivier Gourmet, Robinson Stévenin et Cécile de France. France/Belgique, 2006. 110 minutes. ****

Algérie, 1957. Guy Rossi, un jeune lieutenant français est envoyé à Saint-Arnaud, où l’armée française tente de reprendre le contrôle de la ville livrée aux rebelles algériens. Il se retrouve sous le commandement du colonel Raoul Duplan, fermement convaincu de la mission civilisatrice de la France en Algérie. S’ouvre alors un débat moral entre les deux hommes, l’un prêt à tout pour vaincre les fellaghas (rebelles algériens), et l’autre, ne voulant agir que dans le respect des lois. Vingt ans plus tard, une série de lettres anonymes envoyées aux enquêteurs permettent de lever le voile sur ce qui s’est réellement passé, cette année-là, à Saint-Arnaud.

Mon Colonel est une adaptation cinématographique du roman éponyme signé par Francis Zamponi en 1999. Le scénario a été co-rédigé par Costa Gravas, à qui l’on doit notamment Amen. Alors que la guerre en Irak bat son plein et que la France réussit doucement à affronter ses démons du passé, Mon Colonel fait surgir des débats encore criants d’actualité. Jusqu’où peut-on aller pour gagner une guerre? Les soldats sont-ils responsables individuellement des crimes commis? Quel est le rôle des politiques dans la chaîne de décisions ayant mené à l’application de la torture.

Un vieil enfant

Il existe des associations pour enfants en détresse, on ne peut obliger à rien un vieux qui s'enferme refusant toute aide.
Je me suis abimée dans l'agonie de ma mère. Je me suis enlisée dans le regard de ma soeur Suzy en décomposition ces jours de canicule où personne ne venait nous l'enlever. J'étouffe d'une tendresse inavouée pour un ex qui n'est plus en mesure de la recevoir. Comment faire son deuil d'un mort vivant?
Un front taché de plaques brunes, une peau aspirée par la maigreur, la voix à peine audible et sans réponse à des questions pratiques. Je n'ai pù m'empêcher d'embrasser cet homme que je ne reconnaissais pas, sa main, son cou, sa bouche. Il ne savait me dire que: "Je vais mal! en pleurant doucement comme un enfant qui a peur d'être battu s'il manifestait plus. Il était sur le pas de sa porte:" il y a quelqu'un déjà!- Est-ce que je peux faire quelque chose, appeler vos amis? - Non! Non! Il y a quelqu'un déjà! -Votre femme? -Oui! Vous êtes toujours belle!" Cette phrase à peine murmurée, plusieurs fois me laissait croire qu'il m'avait reconnue (mémoire ancienne).
Une spy rencontrée dans la rue: Je ne le verrais plus? -Non!
Ce Non! catégorique est tombé comme un couperet, je ne voulais pas y laisser ma tête. Je suis descendue à la station de métro et j'ai téléphoné. "Je suis en bas de votre immeuble!-Montez!" Ne pas affoler cet homme que je n'ai pas vu depuis presque trois ans. Il m'ouvre, je me crois dans un film de science-fiction, l'horreur d'un personnage qui a prit vingt-ans d'un coup, et qui se tient hébété et flageolant dans l'embrasure de sa porte,Il me fait penser à Edmond Dantès sorti de son cachot dans le Comte de Monte-Christo. Nous restons sur le palier, il ne répondra à rien, ni au nom de son médecin, des amis à joindre, du traitement qu'il subit, de quel mal il souffre, rien que son gémissement: Je vais si mal!
De crainte que son épouse ne remonte, et pour le pas l'inquiéter, je suis redescendue par l'escalier: Rentrez et fermez votre porte! Le malade n'en faisait rien me regardant fixement, je ne savais si c'était un regard d'adieu où d'un appel au secours. Le cauchemar entre en moi comme une bête ignoble, je ne peux me résoudre à rester passive, j'appelle le seul ami qui avait ses entrées: Je ne l'ai pas revu depuis avant les vacances, il faut que je retrouve du courage, il me déprime tant! J'avais imaginé pour le rebooster que quelqu'un le filme pour le forcer à sortir de son antre, c'est trop tard, à part photographier un extra- terrestre d'outre tombe si l'on veut du morbide.
je n'ai rien à me mettre sous la dent depuis des décénies. Un jour quelqu'un me dira Tu as vu dans le journal? C'est d'ailleurs ce qu'il m'avait répondu: "Comment je saurais si vous êtes mort? -Vous l'apprendrez par le journal!"
Je pourrais intituler ce texte: Chronique d'un pourrissement avancé.
Il me faut trouver une autre filière pour des renseignements exacts. Je ne me résous pas au deuil tant qu'il y a vie. Ma douleur c'est l'impuissance face au mal des autres.

samedi, septembre 30, 2006

Arté "Le Mur:Berlin 61" (Hartmut Schoen)

J'ai été très troublée par la noirceur du sujet, toute la nuit j'ai rêvé errer dans des rues dont je ne reconnaissais pas les noms, essayant de retrouver mon immeuble et n'osant pas y monter de crainte que l'on ne sache où j'habitais. Après, cela a été plus rassurant, un homme m'a coincée dans l'ascenceur et donné un baiser très savant avec la langue; je dois cet épisode à l'émission "La Santé au Quotidien" où il était question des effets bénéfiques d'un baiser profond.

mercredi, septembre 27, 2006

Brigitte Bardot chez Mireille Dumas

Quand les femmes étaient coincées, j'étais décoincée! Maintenant qu'elles sont décoincées, je suis coincée!
Notre BB nationnale à attrapé le goùt de la dérision.
Je vous crois Brigitte lorsque vous dites avoir un fond dramatique, votre grâce et légèreté étaient un voile de pudeur!Le sourire est la politesse du désespoir!Vous parlez de vos rides, du corps qui se déforme, mais ce qui date c'est le maquillage charbonneux des yeux et la coiffure "Fleur bleue".

L'abeille tueuse

L'abeille tueuse est un insecte universel qui volète dans les salons, les expos, baragouine plusieurs langues, ses ailes sont irisées, mais elle part à tire d'aile si vous n'avez rien qui lui convienne. Son dard aussi rapide qu'une langue de vipère est intarissable sur ses relations mondaines. Mon ami Machin! Le prénom suffit cela oblige à deviner son degré d'intimité avec les grands de ce monde. Les prismes de son oeil à 180° balaient tels des lasers le paysage qui offrirait un quelconque intêret. Cette petite bestiole industrieuse se sucre du miel des ouvrières qu'elle tue pour mieux triompher. Elle est corsetée de soie mordorée et travaille son interlocuteur au corps, une flûte de champagne à la main.
Il en va ainsi de tout un monde qui fonctionne autour des créateurs, vampirise avec des sourires aussi long qu'une fermeture éclair les artistes, puis, les déleste quelque peu. Une énergie alliée à un snobisme hystérique sont leur fond de commerce. Le peintre, l'acteur, n'est plus qu'un pauvre débile qu'elle baby-sitting.
Question prédateur et quitte à me faire sucer le sang, je préfèrerais être emportée dans les airs par un bel et majestueux aigle.

Marguerite Duras - Jeanne Moreau- Ghislain Cloquet


J'adore cette photo de Marguerite et Jeanne Moreau, on sent une telle complicité, peut'être même de l'amour.
Nous sommes à une semaine du jour J, l'hommage que Trouville rendra à Duras, et je n'ai toujours pas de programme.

J'en profite pour rendre hommage à Ghislain Cloquet son Chef-opérateur du film Nathalie Granger (1972) avec Jeanne Moreau, Lucia Bosé, Gérard Depardieu.
1956 Brahim (ou le collier de beignets) [Jean Flechet] b&w

1956 Me and the Colonel [Peter Glenville] b&w; 2uc; ph: Burnett Guffey

1957 Un amour de poche/Girl in His Pocket [Pierre Kast] c

1958 Les naufrageurs [Charles Brabant] ds/b&w

1958 Le bel âge/Love Is When You Make It! [Pierre Kast] b&w; cph: Sacha Vierny

1959 Le trou/The Night Watch [Jacques Becker] b&w

1959 Classe tous risques/The Big Risk [Claude Sautet] b&w

1960 Les honneurs de la guerre/The Honors of War [Jean Dewever] b&w; cph: Georges Lévy

1961 La belle Américaine/The American Beauty [Robert Dhéry] b&w/c

1961 Un nommé La Rocca/A Man Named Rocca [Jean Becker] b&w

1961 Carillons sans joie [Charles Brabant] ds/b&w

1963 Le feu follet/The Fire Within/A Time to Live and a Time to Die [Louis Malle] b&w

1964 Mickey One [Arthur Penn] b&w

1964 L'arme à gauche/The Dictator's Gun [Claude Sautet] b&w; cph: Walter Wottitz

1965 Pas de caviar pour tante Olga [Jean Becker] b&w

1965 De man die zijn haar kort liet knippen/L'homme au crâne rasé/The Man Who Had His Hair Cut Short [André

Delvaux] b&w

1965 Au hasard Balthazar [Robert Bresson] b&w

1966 Les demoiselles de Rochefort/The Young Girls of Rochefort [Jacques Demy] fs/c; restored by Agnès Varda in 1996

1966 Mouchette [Robert Bresson] b&w

1967 Un soir... un train/One Night... a Train/De trein der traagheid [André Delvaux] c

1967 Benjamin [ou les mémoires d'un puceau]/The Diary of an Innocent Boy [Michel Deville] c

1968 Mazel tov ou le mariage/Marry Me! Marry Me! [Claude Berri] c

1968 Une femme douce/A Gentle Creature [Robert Bresson] c

1969 La maison des Bories [Jacques Doniol-Valcroze] c

1970 La ville-bidon/La décharge [Jacques Baratier] c

1970 Peau d'âne/Donkey Skin/Once Upon a Time [Jacques Demy] c

1970 Quatre nuits d'un rêveur/Four Nights of a Dreamer [Robert Bresson] c; gangster seq ph; ph: Pierre Lhomme

1971 Rendez-vous à Bray/Appointment in Bray [André Delvaux] c; cph: Michel Baudour & Charlie Van Damme

1971 Pouce!/Thumbs Up [Pierre Badel] c

1971 Faustine et le bel été [Nina Companéez] c

1972 Les fous du stade/Stadium Nuts [Claude Zidi] c

1972 Nathalie Granger [Marguerite Duras] b&w

1972 Au rendez-vous de la mort joyeuse/Expulsion of the Devil [Juan Luis Buñuel] c

1972 La femme du Gange/Woman of the Ganges [Marguerite Duras] c; ph: Jean Mascolo & Bruno Nuytten (GC did not

collaborate on this film)

1973 Belle [André Delvaux] c; cph: Charlie Van Damme

1973 L'histoire très bonne et très joyeuse de Colinot Trousse-Chemise/The Edifying and Joyous Story of Colinot

[Nina Companéez] c

1973 Le boucher, la star et l'orpheline/Eulalie quitte les champs [Jérôme Savary] c; cph: William Lubtchansky

1973 Dites-le avec des fleurs [Pierre Grimblat] scope/c

1974 Love and Death [Woody Allen] c

1975 Monsieur Albert [Jacques Renard] c

1978 Tess [Roman Polanski] p/c; cph: Geoffrey Unsworth; finished film after death of GU

1979 Chère inconnue/I Sent a Letter to My Love [Moshe Mizrahi] c

1980 Four Friends/Georgia's Friends/Georgia [Arthur Penn] c

lundi, septembre 25, 2006

Trouville, atterrée

Je n'ai rien entendu, rien senti, le vent soufflant vers la mer,heureusement sinon les flammèches de l'incendie auraient pù mettre à mal les riverains. Les tentes de "Top Résa" avaient été démontées après les agapes, dans la nuit.
J'ai pù admirer le sang froid d'une chargée de presse bien en vue, déjeunant en terrasse face au sinistre, pendant que les pompiers déblayaient la toiture afin qu'aucune tuile ne tombat par idnavertance sur la tête d'un passant. Voir ces débris m'ont coupé les jambes et l'appetit, je n'ai pas été faire mon marché.
Le feu avait pris vers les 5h du matin, le Monument pur style Normand " La Halle aux poissons" érigé en 1936 et rénové depuis peu, est mort, il était la fierté des trouvillais. Les badauds s'interrogent mutuellement, chacun y va de sa petite hypothèse.
Dominique, cinquième génération de poissonniers, il est quasiment né dans l'établi, est resté très digne devant la foule et les caméras qui veulent savoir. ce patrimoine national outre le fait qu'il soit calciné, l'économie des pécheurs, mareyeurs, poissonniers et restaurateurs est paralysée.
Pourvu que les services publics ne trainent pas avec la paperasseries.

samedi, septembre 23, 2006

Heureusement quelques journalistes

Il y a toujours quelqu'un pour me prévenir qu'un article sur Varda est passé dans un quelconque journal. Comme je ne suis pas citée malgré la photo: "Je suis célèbre comme le soldat inconnu! -Il vaut mieux être un inconnu célèbre qu'inconnu et même pas célèbre!" m'a rétorqué un ami.

vendredi, septembre 22, 2006

L'art de vivre en province

Quarante ans sans flirt dans les parages, je ne rencontre que des pièces rapportées comme moi. Une ou deux coquines s'incrustent dans le paysage. La nacre de leurs dents séduit le notable.

Un garçon m'a poursuivie comme une voleuse, il lui manquait 60 centimes.
"Je vous ai mis un euro sur la table!- J'ai débarrassé, il n'y avait rien!"
En tirant sur la nappe , la pièce était tombée sur la chaussée, il ne s'est même pas excusé.
Hier soir,un guinche avec des musiciens et deux couples de danseurs, la petite roulotte est entrouverte telle une scène de théâtre pour les happy-fiew de Top Résa qui dinent du produit des poissonniers du port. Je regarde derrière la barrière, un bel homme blond me fait entrer et m'assoir afin de goùter au spectacle. Je n'ai pas osé abuser en me servant au buffet.
Aujourd'hui, il pleut, tant mieux je regarde un péplum à la télé avec Jack Palance dont les pomettes de tatare font merveilles dans le rôle d'Attila, et Ludmilla Tchérina qui a été l'une des plus belles étoiles du Marquis de Cuévas. Lorsqu'elle assistait au cours de danse au studio Wacker chez Nora Kiss, elle passait son temps à admirer son coup de pied, je n'avais d'oeil que Skoratof, lequel était marié avec Jacqueline Moreau. Pour en revenir aux péplums, là on y voit des torses admirables de nos stars américaines, leurs chastes baisers ne laissaient aucun doute sur leur virilité. Après la guerre, l'amour! se dit-on

jeudi, septembre 21, 2006

La karl du mois (le Monde 2,22juillet 2006)

"Si vous rangez trop bien, vous ne tomberez que sur ce que vous cherchez. Vous n'aurez jamais de surprise ni ne connaîtrez le délice des retrouvailles fortuites."

mercredi, septembre 20, 2006

Le temps idéal

La douceur de septembre pacifie les touristes, je me mêle au blond du sable redevenu presque vièrge, quelques stries dans le ciel, ce sont les essais de la ligne Londres-Deauville, sans autre soin que de manger-dormir et marcher, je suis endolorie.

lundi, septembre 18, 2006

Prix pour l'environnement d' Yves et Hélène de Labrusse

( photo du pharmacien Jean-Luc Leroy)
Le Président Michel Thomasson a remit une somme de 5.000 euros chacun à Philippe Leblond alias Victor chef de rang à "la Brasserie Le Central "qui emmène le jeudi, des jeunes apprendre à pêcher à la ligne dans "La Rivière Morte" par respect pour la nature, et Gaby Elmaleh x-patron pêcheur qui nettoie les abords et rives des fleuves, Michel Thomasson a associé Aux Amis de Trouville, la Mairie et Hervé van Collen du Central. Les amis des lauréats avaient préparé un buffet depuis 5h du matin, le Maire de Trouville monsieur Christian Cardon a fait son allocution d'usage, c'était ce dimanche à Trouville.Alpha, en bon chien de chasse, tapi sous le buffet, surveillait les jambes des consommateurs. Il n'a aboyé que deux fois, comme pour ponctuer,au début et à la fin du discours.

samedi, septembre 16, 2006

www.chorale-populaire-de-paris.com

Fête de l’Humanité 2006
Article du vendredi 1er septembre 2006
Comme tous les ans, la Chorale Populaire de Paris tient un stand à la fête de l’Humanité. Chants, thé, petits gateaux et pêche à la ligne pour les petits, sont au programme. Cette année aura cependant une couleur particulière puisque nous célébrons les soixante-dix ans du Front Populaire.
La fête de l’Humanité se tient cette année le 3ème week-end de septembre. Voir le calendrier

Je suis restée deux ans à écouter la chorale, lors de leurs répétitions rue Charlot, je n'étais pas dans le tempo, je n'ai pù chanter, d'où frustration. Mais chaque année je me ressource à leur énergie, gaité et émotion avec les chants du Front Populaire et l'ambiance festive du public de la rue qui participe en mêlant sa voix à celle des choristes.
Aujourd'hui, Jean-Claude Chambard, ténor et ex-directeur du Conservatoire de Musique de Drancy, avait acceuilli un groupe anglais "Red notes" Sous les doigts d'un accordéoniste, ils ont tous interprêté "l'Internationale" un couplet anglais, un couplet français.
Pendant ce temps des enfants sautaient en élastique et de jeunes femmes combattaient avec des gants de boxe, le spectacle de rue est émouvant dans ce qu'il a d'éphémère.

Fête de l'Humanité

Un camarade dit à l'autre.
"Tu devrais plus t'investir dans la section, monter les échelons!
- La hiérarchie c'est de la merde; c'est comme les étagères, plus c'est haut, moins ça sert!

Refusant toutes les badges, je suis arrivée habillée de noir et de rouge, les couleurs de l'anar. Mais j'ai mangé de tout au repas fraternel du vendredi soir, et comme j'ai la reconnaissance du ventre, j'ai distribué des tracts par centaine, sans en connaître le contenu.

Je n'ai pù m'attacher à aucun concert, comme partout la sono est trop agressive, la fumée des merguez et les cris dans les loopings genre therminator, dur de suivre un débat . Reste le regard des passants chaleureux, simples. On se cotoie sans s'entendre, reste le plaisir des yeux.
Ce qui est extraordinaire, c'est que l'on ne sent pas la présence policière, je n'ai vu aucun incident facheux, peutêtre la nuit quelques éméchés et de l'orgie sous tentes?
Dans le métro, aucun jeune homme ne s'était couché la tête sur mes genoux, se laissant embrasser, autre temps! Je n'ai pas osé regarder si cela le faisait bander.

mercredi, septembre 13, 2006

J'associe ma mère à la Fête de L'Humanité. Avis aux historiens français



Grande émotion ce matin au courrier

Femmes d'Allemagne dans la résistance française de Ulla Plener édition Bodoni
Fanny Blanck 1911-1992
Sur sa vie, Fanny écrivit dans les années 1944/45
Je suis née à Berlin le 10.8.1911. J'ai la nationalité polonaise. A l'âge de 15 ans, je suis devenue membre de la jeunesse Communiste à Berlin (roupe"Centre"). C'était en 1927. Mes premières fonctions étaient bibliothécaire, puis responsable de l'agitation et de la propagande de ce groupe. Peu après je suis entrée dans la direction du sous district en tant que chargée des conférenciers et des rapporteurs (referendutenvermittlerin),puis en tant que responsable du travail de formation. Ma dernière fonction dans le sous-district centre était à la tête du groupe Arkonaplatz qui comptait 60 membres.
Puis une nouvelle carrière de mon travail politique a commencé. Je suis devenue ouvrière chez Siemens&Schuckert où je me suis consacrée entièrement au travail de cellule de l'entreprise. Nous avons monté une cellule de 20 membres. A l'époque, le Parti et aussi les Jeunesses Communistes ciblaient leur travail politique sur les grandes entreprises. Lors de toutes les conférences, des ouvriers ont été élus dans les syndicats. C'est ainsi que j'ai été élue, à la fin de l'année 1928, membre de la direction du district et peu après, lors de la Conférence du Reich, membre du Comité Central des Jeunesses Communistes (Allemagne). Début 1929, j'assistais en tant que membre de la délégation allemande au 5°Congrès de l'Internationale des Jeunesses Communistes à Moscou.
A mon retour, Siemens m'a licenciée. Par la suite, j'ai travaillé dans d'autres entreprises-Gebauer, Bolle, Abdulla où j'étais à la tête d'un mouvement d'ouvrières qui luttaient pour que les fenêtres soient ouvertes pendant le travail et que des ventilations soient installées. Suite à ce mouvement, j'ai été licenciée. Ensuite j'ai travaillé chez Frister. Un mouvement salarial est né dans la métallurgie pour lutter contre une baisse de 25% des salaires. J'ai été élue "homme de confiance" de quelques ateliers.
Lorsque le directeur a voulu me licencier, le personnel de ces ateliers est entré en grève pour ma réintégration. La grève a cessé avec ma réembauche. Quelques jours plus tard, l'entreprise Frister a été la première à Berlin à entrer en grève contre la diminution des salaires. A Berlin, 40.000 métallurgistes sont entrés dans la lutte. J'étais membre de la direction des grévistes de notre entreprise et aussi de la direction centrale de la grève.

Après la grève, j'ai été punie (ou rappelée à l'ordre) et je n'ai plus trouvé de travail. Le Comité Central des Jeunesses Communistes a commencé à s'occuper personnellement de mon cas. J'ai été envoyée pour 6 semaines à l'Ecole Rosa-Luxemburg. Puis, je suis devenue instructrice pour le Comité Central de Jeunesse Communiste. J'ai travaillé à Stettin, Kassel, Bremen, Francfort.
J'ai eu une mission internationale de 3 mois en Suisse. Fin 1931, je suis devenue secretaire politique des Jeunesses Communistes à Mannheim, en Bade Palatinat. Fin 1932, j'ai été rappelée à Berlin.
En mars 1933, dans l'illégalité, je suis devenue "instructrice" du Comité Central des Jeunesses Communistes pour les districts de Haute Bavière, de Basse Bavière et de Wurtemberg. En septembre 1933, j'ai été arrêtée à Nuremberg. J'ai été trahie par Schafer avec qui j'avais rendez-vous. J'ai été arrêtée sur le lieu du rendez-vous. Je sortais d'un train, mon logement avait été fouillé de fond en comble et j'avais des adresses sur moi. Mon erreur impardonnable a été que quelques adresses n'avaient pas été chiffrées.
J'ai fait 3 ans de prison à Aichach. En 1936, j'ai été libérée. Je suis allée en France. Le contrôle auquel j'ai été soumise a été, à raison, très sévère. J'espère qu'il est désormais terminé. Jusqu'à mon emprisonnement, j'ai été membre du Comité Central des Jeunesses Communistes.
Mon compagnon est Karl Schneider de Mannheim, qui a également passé 3 ans en prison. Après sa libération, il est allé aussitôt en Espagne intégrer les Brigades Internationales.

J'ai travaillé aussi longtemps que j'étais à Paris dans la FDJ (Jeunesses allemande libre). J'ai malheureusement dù travailler comme bonne pour gagner ma vie.

Fanny alla ensuite à Pau où elle travailla pendant 2 ans chez un pasteur comme gouvernante. En 1940, elle retourna à Paris à cause de la maladie de sa fille, née de Karl Schneider en 1934
Après l'entrée de l'armée allemande, elle s'enfuit avec son enfant à Limoges où elle participa avec des camarades français à des actions de soutien des camarades internés dans des camps. Elle dut aller à la campagne jusqu'en 1942, vécut illégalement en raison de la persécution des juifs, pendant 2 ans, à Pau chez le pasteur qui s'activait dans la résistance. Depuis la fin 1944, Fanny collabora dans le KFDW (Komitee Freies Deutschland für en Westen, traduit par Comité de l'Allemagne Libre pour l'Ouest ou l'Occident?)
Après 1945, elle passa un peu de temps en Allemagne pour retourner ensuite à Paris avec son enfant.
D'après SAPMO, RY 61/V232/3, BI.20: ebenda, V232/38,BI.24-31:
Renseignement de Ernst Melis, Berlin, et Dorothée Blanck, Paris

Pages 253 et 254
Fanny Blanck, 1911-1992 (x) (xx)

Née à Berlin, elle fut ouvrière chez Siemens&Schuckert et depuis 1937 active au sein de KJVD (JeunesseCommuniste allemande). En 1928, elle fut élue membre du ZK (Comité central), participa en 1929 au 5° Congrès de KJI ( Jeunesse Communiste internationale), fut licenciée à son retour et travailla dans d'autres firmes berlinoises. Syndicaliste active, elle fut le chef de file de plusieurs revendications salariales et grèves et perdit à nouveau son emploi.
De 1929 à 1932, elle fut missionnée par le ZK du KJVD comme instructrice à Brème, Stettin, Kassel et Franfort sur le Main et à partir de 1933 illégalement en Haute et Basse Bavière.
En Mars 1933 (2) elle fut arrêtée à Nuremberg et condamnée à 3 ans de prison. En 1936 elle émigra, s'engagea à Paris dans la FDJ (Jeunesse allemande libre, créee en 1936 à Paris: groupement antifachiste luttant contre Hitler, remarque de la traductrice) et gagna sa vie et celle de sa fille née en 1934, en travaillant comme bonne, alors que son compagnon luttait en Espagne aux côtés de la République dans les Brigades Internationnales. En 1940, Fanny fuit avec son enfant à Limoges, puis à Pau où elle travailla comme gouvernante chez un pasteur(4) actif dans la résistance et où elle participa aux actions de soutien aux camarades emprisonnés dans des camps. Juive, elle dût se cacher avec son enfant à partir de 1942 et resta dans l'illégalité pendant 2 ans. Pendant ce temps, elle participa au mouvement TA (3) de la Résistance et entra dans les rangs du mouvement " Allemagne libre" de Toulouse.

Renseignement Ernst Melis, Berlin, et Dorothée Blanck, Paris.
1) En Espagne, Karl Schneider s'appelait Karl Loesch et conserva ce nom plus tard. Il fut bléssé à plusieurs reprises, fut prisonnier du régime Franco, réussit à s'enfuir et alla à Lisbonne. Après 1945, il vécut en RDA où il devint ambassadeur.
2) D'après la page 67, ce serait en septembre 1933 (note traductrice)
3) Mouvement qui consistait à éclairer les membres de la Wehrmacht, à les gagner à la cause de la Résistance pour qu'ils la soutiennent ( note de la traductrice)
(4)C'est Sidney, le petit fils du pasteur Jézéquel dont il est question, qui a eu la gentillesse de faire traduire ces pages. Ulla Plener m'a rajeunie, je suis née en 1934 durant la détention de ma mère à Aichach, en Bavière (Dorothée Blanck)

2

Le café

A Néna Baratier qui me demandait si j'avais le temps de prendre un café: Rien ne presse, que l'instant!

mardi, septembre 12, 2006

Disparaître

Finalement c'est très facile de disparaître pour ses proches. Depuis un mois je suis accrochée au téléphone d'un ami, la messagerie est pleine, sa boite à lettre est full, aucun gardien ne la relève, j'ai fini par apprendre à son travail qu'il se trouvait à l'hôpital mais lequel, on ne saurait me le dire. Pour un avis de recherche il faut justifier être parents, ce n'est pas le cas. Cette nuit, j'ai eu une migraine carabinée, est-ce la tension de cette recherche où la chaleur qui s'écrase sous mon toit ne perdant que 2° à 6h du matin. J'ai promis à Emile Torner d'aller laver la salade pour son diner fraternel à la Fête de l'Huma, je n'ose défaillir en pensant à son énergie d'octogénaire qui revenu des camps emboite le pas de tout un chacun avec le sourire: "Je fatigue!- tu abuses de toi!- Non, ce sont les autres qui abusent de moi!"

lundi, septembre 11, 2006

Les petits sablés (Cloé Micout) Kino-Kabaret Trouville


Chloé Micout Réalisatrice
Actus Réalisatrice Actrice Cv Revue de presse Commentaires Liens Contact actus
Actus - 05 Septembre 2006
— NOUVEAU —
Découvrez Les petits sablés, un film réalisé en 48h par Chloé Micout lors du Kino Lab du Festival Off-Courts à Trouville. Avec Diane Dassigny et Dorothée Blanck. D'après un scénario de Franck Sartre (envoyé pour le concours Court 5 en 1).

vendredi, septembre 08, 2006

Réveillée tôt pour une fois, je veux surprendre ma voisine Néna au café, ce n'est pas son jour. Je fais tout le quartier Pigalle pour retrouver un chausseur sur mesure, il n'a pas le temps ces mois-ci, il donne la priorité aux spectacles Lido, Moulin-Rouge and cie, en ce qui concerne les bottines de cancan. Tant mieux, c'est cher, 400 euros. C'est mon grand fantasme avoir ces bottines lacées, mon souvenir en est lointain, quand nous dansions à La Closerie des Lilas sur la scène de Mogador. Une demi douzaine d'entorses ont eu raison de ma cheville et de ma carrière de girl, je n'ai plus levé la jambe.
Je continue donc à marcher vers Stalingrad pour atterrir dans un chantier, le futur Parc du Maroc, chaque quartier de Paris est insolite et me donne envie d'y vivre, pour en avoir un avant goùt, je m'offre un couscous marocain dans la rue d'Aubervilliers où j'ai rendez-vous avec THTH toujours aussi doux.

A la: "Mords-moi le noeud ! "

Beaucoup de jeunes réalisateurs sont tellement emberlificotés dans leur narcissisme qu'ils ne présentent pas leurs acteurs présents dans la salle, au public.

mercredi, septembre 06, 2006

Deux Femmes? Jean-Antoine Charest ( Kino-Trouville 2005)

J'use et abuse du blog faute d'agent artistique. A propos d'agent, pour une adaptation de mon roman " L'Attente du Père" je cherche une comédienne, style Solveig Dommartin dans Les Ailes du Désir de Wim Wenders

Cinémathèque 7 septembre 2006 découverte Philippe Emmanuel Sorlin

Le résumé :
Trilogie des disparus :
1 - "La Cité fantôme de Francesca Bruno"
Film de commande documentaire sur la ville de Paris détourné à des fins d'usage personnel, amoureux et instigateur.
2 - "Les Derniers jours de la vie régulière d'André Verter"
Avec Airy Routier, Anne-Elodie Sorlin, Christian Bouillette.
André Verter, poète pour de mauvaises raisons, allant de fille en fille, parce qu'une nuit se retrouvant sur le pavé, fait la rencontre de Samuel Beckett.
3 - "Call-girl"
Avec Aurélia Alcaïs, Eve Bitoun, Siegrid Bouaziz, Anne-Elodie Sorlin.
Biofilmographie du poète Jean Neel-Roth (1967-2003), ami de Frank Venaille et de Maciej Niemiec, et célèbre pour son recueil : Call-Girl.


Suivi de"Commerce"Avec Georges Bigot, Dorothée Blanck, Olivier Rabourdin, Airy Routier.
« Les convois d'or ne cessent d'affluer au temple, accompagnés par une étrange population... » (extrait de la bande-son) « L'atmosphère sordide et misérable, ainsi que le caractère dégradant de la femme, nous ont conduit à interdire ce film au moins de douze ans. » (Commission de classification du CNC)
Suivi de

"Abel"
d'après un lointain poème de Léon-Paul Fargue.
Avec George Bigot, Laurence Masliah, Hélène Surgère, Gérard Hardy, Sébastien Tavel.
Un homme rencontre dans la réalité la femme dont il était tombé amoureux dans un de ses rêves.
Suivi de

"J'imagine le froid"
Avec Alain Guillo, Rebecca Krieff, Edouart Lazzarini.
« Dorénavant toute personne pourra abandonner le poste que la nation lui avait confiée. Je le sais, nous mourrons tous dans des conditions déshonorantes. » (extrait de la bande-son)
À partir d'une ébauche de Georges Bataille.

Jeudi 1er Juin 2006 - 20h30 - SALLE JEAN EPSTEIN

Toujours lever le pied, sinon la jambe!

Je suis rassurée,à la couturière hier soir, tout était en place entre le monstre sacré Orson Wells et l'acteur Jean-Claude Drouot qui a fait également la mise en scène, aidé pour le décor par sa fille Sandrine Pelloquet et son fils Emmanuel Drouot pour l'éclairage. Une spectatrice à dit: C'est nickel! et moi je lui ai murmuré: Tu ne démérites pas d'Orson Wells !

Je ne suis pas venue par ces chaleurs pour rien, jeudi l'intégrale de Philippe Emmanuel Sorlin à la Cinémathèque, vendredi mes neveux reviennent de Bora-Bora, entre avaler des perles où se faire bouffer par les moustiques, ils raconteront.
Et samedi traditionnelle fête du poirier chez Geneviève Bastide-Joseph Neveu , nous sommes priés d'emmener des opinels et des bocaux vides, à la fin de l'épluche c'est la confiture que l'on ramène chez soi.

mardi, septembre 05, 2006

Maniez-vous le train!

Un train, puis un train, et un autre train, où vais-je à ce train là! J'espère ne pas rater le rendez-vous entre Orson Wells et Jean-Claude Drouot ce soir au théâtre Marigny.

lundi, septembre 04, 2006

La magie du Kino-Kabaret

A peine conçu, tourné et projeté, le caractère instantané du kino chauffe les participants et le public sans que l'énergie ait eu le temps de retomber, c'est ça la magie de ce spectacle, la salle est partie prenante, tout en dinant et buvant . C'est un effet "coup de poing" que ces petits films, quelque soient leurs qualités artistiques je n'en serais pas juge trop contente d'y participer quelque peu. J'imagine que c'est la même jubilation qu'au Café Théâtre où la camaraderie doit subsister pour garder la spontanéité du jeu et de l'intervention possible des spectateurs.

Les kinos archivés

j'ai toujours beaucoup de métros de retard, c'est récemment que j'ai vu sur le site du Festival Off-Courts de Trouville les archives des kinos dont: "Deux femmes" Jean-Antoine Charest, Lucie Muratet, Dorothée Blanck, (édition 2005) Mes talents de webmestre ne vont pas jusqu'à pouvoir les visualiser en grand ni en sortir une image.
J'ai l'impression d'avoir gagné du galon, j'ai reçu la sacoche et le tee-shirt du Festival. Le jour où j'aurais le badge des invités qui sont logés et nourris, ce sera la gloire!

dimanche, septembre 03, 2006

Dimanche c'est full!

Le public est au rendez-vous, les salles sont pleines, j'ai vu 9h de projection c'est trop, quand on me demande mon avis j'ai du mal à remémoriser tous les sujets, il faudrait que je revisionne. Et la nuit, je n'ai pas le sentiment de dormir avec tous ces bruissements d'un bain de foule. Il faut dire que la veille j'avais attendu jusqu'à 11h du soir pour voir le film de Philippe Lioret "Je vais bien, ne t'en fais pas "(2006) avec Kad, Mélanie Laurent, Isabelle Renauld, Julien Boisselier. La douleur de la jeune fille qui devient anorexique est tellement dense que j'ai failli craquer et sortir avant la fin.
J'ai revu par écran interposé Jean-Antoine Charest dans " Pedigree" (Yan Lanouette-Turgeon 2004 15mn fiction)
Jean Antoine Charest - realisateur membre de l'ARRQ. ... Jean Antoine Charest a/s ARRQ 3480, rue St-Denis Montréal (Québec) H2X 3L3. Téléphone ARRQ ...
www.arrq.qc.ca/pages/PRS_819.html - 7k
Et dans la salle la belle, belle Lucie Muratet actrice fétiche des kinoistes. (édition 2005)
Hier, j'ai tourné un kino pour Chhloé Micourt contact@cloemicourt net avec la très blonde Diane Dassigny, photographiée par Antoine Colomb qui venait de présenter son "Un homme à la mer".

samedi, septembre 02, 2006

Le coup de projecteur

Ce que l'on peut regretter, et ça dans tous les cinémas où l'on présente les participants avant le film, c'est qu'ils sont dans le noir, encore heureux lorsqu'on leur tend un micro, j'aimerais bien voir leurs gueules, il suffirait d'une poursuite pour identifier le visage qui vous parle.

Que se pastille Valda?

Où donc est-il passé? Je ne le vois plus, at-il passé la main? Vincent Wallard qui est co-fondateur avec Samuel Prat de ce Festival Off-Courts à Trouville, était si grand que l'on avait la sensation qu'il repoussait de la tête le plafond de " La Maison" lieu de leur assises au tout début. Je prenais mon lait froid au comptoir de ce bar à vins, le décor fait de bric et de broc convenait à mon âme nomade. La salle du haut ne contenait qu'une dizaine de chaises de cinéma, les projections parfois crachotantes se passaient en boucle. Nous étions quelques spectateurs à attendre en bas en faisant connaissance, dont monsieur le Maire qui goùtait au crù de la maison tout en bavardant avec ses administrés. Emmanuelle Bataille nous a montré ses deux courts métrages " Tarot" et " A Louer" réalisés par herself et joués tout aussi bien en corps et en chair. Aimé, le libéral en libations amusait petits et grands avec son pastiche de "Zorro" Il a eu son prix, c'est ainsi que proposant à la Mairie de financer son projet de tourner sur les planches de Trouville, un " Elémentaire, Watson" ( en vacances le personnage ne veut rien savoir des crimes qui se perpétuent dans sa villiégiature ) qu'est né la collaboration de la ville avec "La Maison"

Une vieille amoureuse

Tout simplement une caresse, que la douceur de la voix apaise sa douleur quelle qu'elle soit. Je lui baiserais bien les doigts de la main s'il avait voulu me voir." Ma femme ne pas pas bien non plus! Elle est mauvaise! Je vous appellerais en cachette!" Les mois passent, les années aussi.
"Vous serez toujours inconditionnelle avec lui, m'avait dit Ghislain Cloquet, c'est l'enfant que vous n'avez pas eu!"

mercredi, août 30, 2006

Paradoxe, quand tu nous tiens!

A quand la course vélo contre avion? Deauville prête des vélos gratuitement à la sortie des parkings pour rendre la ville plus écologique et parallellement la Compagnie Ryanair va ouvrir à l'automne prochain trois rotations entre l'aéroport de Deauville-Normandie et Londres-Stansted, et plus si affinité?. J'avais cru à un coup de tonnerre, je parlais, assise dans un café à l'extérieur, j'ai dù me boucher les oreilles, l'avion rasant les petites maisons de la Place Tivoli à Trouville. L'aire de départ et d'arrivée est à Saint-Gatien, juste la colline au dessus de Touques.

lundi, août 28, 2006

Muleketu (percussions) Trouville

Sous les derniers rayons de soleil le tambour résonnait, faisant écho aux grondements des vagues. Une trentaine de percussionistes, la majorité des femmes, debouts le tambour entre leurs jambes, ils se déhanchaient pieds nus sur le sable. Tous bras nus, lançant les baguettes en l'air, c'était un spectacle très sexy et avec le sourire. J'avais l'impression d'entendre les dernières rumeurs de vacances.

Kino-Cabaret

«Faites bien avec rien, faites mieux avec peu et faites-le maintenant». C’est sous ce slogan que s’animent les laboratoires de création vidéo instantanée Kino Kabarets.

Un commando de kinoïtes, en collaboration avec des artisans de la scène cinématographique québécoise, investit les Rendez-vous du cinéma québécois cette année le temps d’un Kino Kabaret très spécial. En effet, cette soirée réjouissante sera l’occasion d’assister à la projection de courts métrages qui auront été entièrement conçus, de l’idée originale au produit final, par des duos de réalisateurs composés de cinéastes établis et de férus kinoïtes.

Les Kabarets s’inscrivent à l’intérieur du mouvement KINO, une coopérative de diffusion de courts métrages née à Montréal en 1999. Un jour, Christian Laurence et Jéricho Jeudy en ont eu marre d’attendre pour faire du cinéma.

Dans l’urgence, ils lancent un défi à leurs amis réalisateurs: ils ont un mois pour tourner, monter et projeter leurs films. L’idée fait son chemin et évolue; bientôt les membres actifs et les cellules KINO se multiplient, permettant au mouvement de prendre racine dans plusieurs régions du Québec, au Canada et un peu partout autour du globe.

Le mouvement KINO compte aujourd’hui une cinquantaine de cellules réparties sur les terres des trois Amériques, de l’Europe, de l’Océanie et de l’Afrique.

Animation: Christian Laurence, Cofondateur du mouvement KINO

Les philosophes en bas bleus

Je n'en peux plus des femmes qui se gobergent de leurs interventions dans les cafés philos. L'une parle toujours de compassion et mange une énorme glace chantilly devant l'assemblée qui se contente d'un café. L'autre jouit du coucher du soleil sur la mer et ne veut rien entendre de la guerre du Liban: Puisque je ne peux rien faire, je ne veux pas savoir! Mes écrits ne les intêressent pas, ça lit les livres qu'il y a dans la bibliothèque municipale. Alors les rencontrer sur les planches, je prends la tangeante.

dimanche, août 27, 2006

Les kinoistes d'Outre-Atlantique

Un bataillon de jeunes cinéastes québéquois vont traverser l'Atlantique caméra au poing. Ils vont pourfendre de leurs rires, de leurs accents avec humour noir selon la station au bar du Village, de leurs talents, nos âmes de trouvillais un peu sommolentes par manque des vitamines du soleil restées sur le sable de notre bel aoùt automnal.

vendredi, août 25, 2006

Plaisir orgasmatique du mois d'aoùt: Maigret (Simenon)

Quelle est la femme qui ne rêverait pas d'un mari tel Maigret? Lorsque j'avais dix-huit ans je rêvais de tourner des Sabu sur son tapis volant qui délivrait la belle captive Dorothy Lamour. Certains me disait que j'avais réussi puisque mon amoureux s'appelait Loew, Jacques Loew.
Grâce à la réflexothéraphie mes nuits sont plus voluptueuses que mes jours. Une amie me disait qu'il fallait savoir à un moment donné, faire le deuil de sa féminité, mais à quel moment?

mercredi, août 23, 2006

Bon comme du bon pain!

Anne et Estelle sont les plus charmantes commerçantes de Trouville, elles sont boulangères dans la rue des bains, c'est normal! Ne dit-on pas bon comme du bon pain!

mardi, août 22, 2006

Secours Populaire Français à Trouville Oubliés des vacances

Grand branlebas les cars d'enfants arrivent, ils sont plusieurs milliers de 6 à 12 ans. La Municipalité les reçoit en grande pompe: un ensemble de cuivre et des clows suivent la longue proccession sur les planches vers Les Roches Noires On se croirait dans un film de Fellinni. Des CRS à vélo sillonnent gentiment la colonne. Les responsables des groupes portent le pique nique, et il fait beau, hier c'était à désespèrer avec la pluie. L'armée avait installé autant de tentes que de circonscrition: le 75-78-77-91-92-93-94, pas de tohu bohu tous étaient calmes peut-être le voyage en car? Les sauveteurs restaient dans l'eau pour tenir les cordes qui délimitaient la baignade, la marée était haute. Le touriste n'a pas été dérangé dans ses habitudes de plage, il suffisait de respecter la partie réservée aux enfants. Chacun d'eux portait la casquette de son groupe, on pouvait y retrouver ses petits. Je les ai laissé se débattre entre le sable et la mer sans plus les regarder, ne voulant pas faire de voyeurisme, à 16h30 ils remballaient le tout. J'espère qu'ils ont étés heureux.

vendredi, août 18, 2006

cinq ans après Les Musicales de TrouvilleChristian Morin (clarinette)

De son oeil bleu qui affiche le vide lorque l'on se croise, un ancien journaliste économique me gratifie de son mépris depuis que son ami psy, dans une bouffée délirante, avait cru voir dans des extraits, une scène pornographique dont j'aurai été l'actrice. Ce fantasme perdure dans notre petite ville de province gràce au café du commerce. Je dis Commerce parce que dans ce court-métrage, un acteur trempe un pinceau dans une boite de conserve qui contient de la peinture rouge et m'en asperge le corps, ce qui pourrait préfigurer à un viol ou un assassinat. Le spy n'y a vu que le pipi-caca, Elle se fait pisser et chier dessus! pour un peintre c'est le comble du daltonisme!

Parlons un peu de musique.Les Municipales de Trouville Entre deux averses sur le Pont des Belges côté Trouville, la municipalité a invité des jazzmens,nous avons balancé sur leur musique tout le soir, je cite: Christian Morin (Clarinette) Mark Setouch (trombonne) Richard Loukia (trompette) Lionel Lesieur (hélicon) Pascal Suard (banjo) Antoine Lousinier (batterie) Deux gamines, l'une très blonde et l'autre très brune, se déhanchaient frénétiquement devant le podium. A la fin, l'animateur les a présentées. Nos danseuses! Retournez-vous vers le public pour le saluer!

jeudi, août 17, 2006

F2 Maigret Granier Deferre

Tel un chien je me couche devant mon os Maigret chaque après midi. Le plaisir du dialogue, des petits rôles parfaitement tenus, du dépaysement, des petites gens et du beau monde, quelle peinture! Simenon encore! C'est à peu près la seule consolation de cet été troublé. Cela m'ammène à relire des nouvelles de Guy de Maupassant.

mercredi, août 16, 2006

L'Assomption

Dans la nuit du 14 au 15 j'avais rêvé que je lévitais au milieu d'un cercle de gens en plein air. J'ai demandé à une adolescente de m'imiter, lui expliquant qu'il suffisait d'avoir assez d'imagination pour s'appuyer sur la pression atmosphérique en dessous de soi. Tant que nous serions assez concentrées pour faire respirer notre corps de sorte que cette pression soit plus forte en dessous qu'au dessus de nous, nous pourrions monter. La gamine réussit à se soulever d'un mêtre.
Je m'étais goinfrée la veille de raviolis (spécialité de Podda) au point d'avoir les sangs échauffés, comment ai-je pù rêver de légèreté.
A midi, en ouvrant la télé pour les infos, j'appris que la Vierge Marie était montée au ciel ce jour de l'Assomption.

jeudi, août 10, 2006

la Jet Set de Trouville

Dès que l'on m'invite au restaurant, ne fusse que la brasserie Le Central, j'ai l'impression de faire partie de la Jet Set, être dans la lumière des gens qui ne mange qu'au soleil.

mercredi, août 09, 2006

L'introspection

Depuis des jours et durant des heures je raconte ma vie à Bruno Villien qui veut en faire une histoire. J'en fais pipi au lit.

lundi, août 07, 2006

Le Golf de Saint Gatien

Nous avons enlevé Bruno Villien qui se tenait sur les escaliers de Marguerite Duras. Il avait un beau chapeau acheté à Florence. Michel a fait le discours de circonstance avec tact et sincérité, rappelant qui avait été sa tante, Hélène de Labrusse, l'instigatrice de ce prix.

jeudi, août 03, 2006

La Bretagne

Je rêve toujours de lever le pied, il suffit d'attendre, aujourdhui on se croirait en Bretagne. Le vent vous pousse vers le café, le ciel est maussade et les vagues grondent. Je pense à mon veuvage qui n'en finit pas, tous ces hommes qui ne m'appellent plus, affaiblis par l'âge et la maladie, ils sont fagocités par leurs familles, foin des copains, des vieilles copines. J'ai dansé La Veuve Joyeuse en valsant dans les bras du beau Marcel Merkès au théâtre de Mogador. Puis la veuve de Jacques Loew ne m'avait pas invitée à l'enterrement de son époux: Tu ne l'as pas aimé puisque tu ne l'a pas épousé! A la mort de Ghislain, j'ai dù rester enfermée dans la maison de sa belle fille durant le coktail: Tu ne vas pas déranger maman qui reçoit ses invités! (lesquels étaient des amis à lui, donc je les avais fréquentés. Même les légitimes s'ennuient de leurs maris lorsqu'ils ne sont pas à leur entière disposition et qu'elles n'ont plus les moyens de séduire de leur côté, elles se cassent toujours quelque chose afin qu'ils ne puissent plus bouger.
Et moi je dois lever le pied encore et toujours, afin de ne pas mourir.

mercredi, août 02, 2006

Igor Mc Rams

Un jeune couple très beau et sophistiqué, avec des chiens jumeaux, je le rencontre périodiquement dans la rue des Bains où sur la plage. L'homme un brin dandy est ardent tel un slave. La compagne, Bérangère Colin, maquillée et coiffée à la Lise Brooks. Je les regarde comme un spectacle en soi. Je les ai présentés à un journaliste critique de l'Obs, Bruno Villien.
Dans un local minuscule Igor MC Rams a fabriqué un studio d'enregistrement pour créer ses opéras, des ordinateurs synthétisent ses peintures, il en a fait un film de 10mn très beau. Tant d'ingéniosité et de talent dans un lieu si étroit. Mais c'est Hollywood! s'est exclamé Bruno Villien.

mardi, août 01, 2006

Il pleut en aoùt

La plage est frileuse, le vent décoiffe, les mères crient après les gosses, je m'emmerde, et regardant les couples je me dis que cela pourrait être pire à deux.

Nestor Burma ( télé film) avec Guy Marchand et Marcel Bluwal

Nestor demande à un vieux juif de la rue des Rosiers à Paris:" Pourquoi avez-vous quitté la Pologne, à cause de l'antisémitisme? - Oh non, on pouvait pas se plaindre! - Alors à cause de l'argent? - Oh non! On pouvait pas se plaindre! - Alors pourquoi êtes-vous venu en France? - Parce qu'ici on peut se plaindre de tout!

vendredi, juillet 28, 2006

La liberté aîlée

Un duvet de mouette volette devant ma fenêtre, je me dis: Tiens! Un ange passe! Un coup de fil me rappelle l'invitation de mon neveu à camper sur son lac. Puis dans la rue l'on m'annonce le décès d'une femme âgée de 97 ans et son fils effondré. C'est peut'être son âme qui passait? Découragée par une succession d'actes de vandalisme j'avais abandonné mon vélo. Un voisin me l'a réparé. J'avais oublié ce sentiment de liberté aîlé que donne le deux-roues!

jeudi, juillet 27, 2006

Orson Wells-Jean-Claude Drouot




Jean-Claude Drouot incarnera, à partir du 6 septembre à Paris, Orson Welles au soir de sa vie se remémorant son existence chaotique dans la pièce "Votre serviteur Orson Welles" de l'Américain Richard France, dans la petite salle du Théatre Marigny à Paris.

Dramaturge, conférencier et comédien, Richard France s'est imposé comme une référence en ce qui concerne la vie et l'oeuvre d'Orson Welles, comédien et réalisateur (1915-1985).

La pièce le présente l'année de ses 70 ans, l'année de sa mort aussi : il est à la recherche d'argent pour terminer son projet de film "Don Quichotte" et a accepté de prêter sa voix à une publicité radiophonique japonaise.

Le metteur en ondes, joué par Serge Le Lay, n'est préoccupé que par la captation de la célèbre voix du comédien, qui alors lui raconte sa vie, ses démêlés avec les studios pour tourner quelques chefs-d'oeuvre du 7e art, avec ses femmes, avec la politique etc...

Jean-Claude Drouot mettra lui-même en scène "Votre serviteur Orson Welles", joué en français dans l'adaptation de Jacques Collard.

mercredi, juillet 26, 2006

Le droit à l'image


J'attends patiemment depuis sept mois un droit d'auteur soit: le tee-shirt illustré par une jeune femme avec des photos de Jacques Loew (le visage) et la guépière du film Lola de Jacques Demy, photo de plateau de Raymond Cauchetier.

jeudi, juillet 20, 2006

à l'ombre d'un wagon

Samedi je marie une copine, je suis bien obligée de rentrer dans la fournaise parisienne, je ne puis me porter pâle, elle est toujours venue me chercher lors de drame.Je lui ai demandé si elle allait enterrer sa vie de garçon: Cela fait 27 ans que j'enterre ma vie de garçon!
Une surprise: entre Trouville et Lisieux la SNCF nous a distribué une demi bouteille d'eau minérale à chacun et le train était climatisé.


Je n'ose appeler mes amis, la famille leur en voudrait qu'une relation extérieure fagocite leur protégé dans les replis de sa vieille santé. La loi, la morale, tout est de leur côté. C'est le silence qui nous est échu à nous pauvres ex-maitresses de qui on ne prend même pas de nouvelles alors que nous avions un dialogue ininterrompu durant près d'un demi siècle, et de notoriété publique.
L'été est non seulement torride mais long, chacun dans ses campagnes, mon frère allemand qui voulait me recevoir se déplace en famille, pas de place pour moi à Dresden. Je pourrais aller sur le lac où travaille mon neveu David, je crains que ce ne soit plus l'âge de mes os pour un sac à dos de campeuse. Reste mon copain Janot dans la Montagne Noire qui attend depuis douze ans que nous redansions un tango en septembre. Vu l'horreur des évènements au Proche Orient, l'exode n'est pas forcément ce qu'il y a de plus sexy.

mardi, juillet 18, 2006

Sauter dans un train

Je raconte à mes copines que je préfère garder l'argent du train pour me laisser inviter à déjeuner à Paris par un pôte, que de dépenser ces 26 euros dans un boui-boui en Normandie, en leur compagnie. Je préfère les garçons, de tous temps, quelque soient leurs travers, cinq minutes de flirt mental me font plus de bien que les récriminations de la gente féminine, sa solitude.

lundi, juillet 17, 2006

Quel été!

La France transpire. Ailleurs on pleure. Je n'ai regardé aucun des feux d'artifices, je suis allée à la messe en souvenir des marins péris en mer, et pauvres pêcheurs que sont tous ces enfants sur lesquels pleuvent les tirs de part et d'autre...

mercredi, juillet 12, 2006

Papier buvard

Foin du passé, un énorme papier buvard absorbe les encres les plus fortes et s'effrite à son tour. Que peut la volonté du souvenir contre la sécheresse du temps? Une larme perle en signe de douleur, la tension réside aux bords des cils, comme ces petits vieux dont on ne comprend pas cette coulée funèbre alors que le corps ne tremble plus à aucune émotion. La révolte, c'est jeune! La résignation ce sont les braises qui deviennent cendres! Je veux encore voir et entendre ces gens qui ne me veulent plus de mal.

mardi, juillet 11, 2006

Varda donne forme à l'émotion (Jean-Luc Douin)LE MONDE | 28.06.06 |


Varda donne forme à l'émotion (Jean-Luc Douin)LE MONDE | 28.06.06 | 16h17 • Mis à jour le 28.06.06 | 16h17
"La Grande Carte postale ou souvenir de Noirmoutier", d'Agnès Varda (2006)
La première fois qu'Agnès Varda tint une caméra, elle filma un village de pêcheurs. C'était près de Sète, l'évocation d'un couple, une histoire du temps qui passe, une mise au point sur l'état de l'amour (La Pointe courte, 1954). Un demi-siècle plus tard, pour son exposition à la Fondation Cartier pour l'art contemporain, présentée tout l'été, elle a choisi l'île comme thème et Noirmoutier comme refuge. Deux ou trois choses que ce lieu lui inspire, que ce lieu nous dit d'elle.

D'elle et de lui : c'est là, au large de Nantes, qu'elle acheta une maison avec son mari, le cinéaste Jacques Demy, là qu'elle réside parfois seule l'hiver, là qu'elle passe ses vacances avec enfants et petits-enfants l'été. Ce va-et-vient des saisons lui inspire "mélancolie et bonne humeur".

"L'Ile et Elle" est une installation d'art contemporain. Ainsi appelle-t-on ces articulations d'objets, confrontations de concepts à voir et à entendre, murs de projets et projections, avec chaises et écouteurs. Le genre n'est pas toujours incarné. Avec Varda, l'émotion affleure. "Rien d'autobiographique", se défend-elle... mais elle parle d'elle, part d'elle, pour confronter le visiteur à son propre trouble, son souvenir, son plaisir. Jacquot de Nantes, dont on aperçoit la main filmée par elle avant qu'il meure, est à la fois son "il" et son "île".

Agnès Varda est l'une des veuves dont elle a recueilli les témoignages de solitude pour un polyptyque de portraits vidéo. D'elle à elles, on glisse du singulier au pluriel. Du deuil à la couleur. "La mort de Jacques a été un sale coup dans ma vie, une rupture. Mais j'aime la vie. J'ai amené deux chaises sur la plage à marée basse. Je suis assise sur l'une, l'autre est vide. Elle est devenue bleue, aérienne. Voilà le thème de ma pensée. Le deuil est bleu céruléen."

Agnès Varda est passée par étapes du cinéma, royaume de l'écran plat, au goût de s'installer dans des espaces à plusieurs dimensions. Biennale de Venise en 2003( Patatutopia), galerie Martine Aboucaya en 2005 (Le Triptyque de Noirmoutier et Les Veuves de Noirmoutier, repris ici). Peu à peu s'est développé en elle un désir de défi, de "travailler autrement", "sur un autre chantier". De la fiction au documentaire, elle s'était ouverte aux surprises. "L'Ile et Elle" l'a poussée à "donner une forme à l'émotion", "questionner mon rapport à l'image, et le rapport de l'image aux gens auxquels on la propose".

Exemple : d'une petite photographie qu'elle avait prise avec un appareil numérique, elle donne à voir deux formats. D'un côté l'objet d'art, dûment encadré dans sa proportion normale, de l'autre un agrandissement au maximum de ce que lui autorisent les pixels, afin de susciter la sensation de "mer immense". De l'icône au blow up, une réflexion : "Qu'est-ce qu'on fait de l'image, pour qui on la montre, et comment on la montre, à quel format ?"

Ou bien : 14 écrans et 14 chaises munies d'écouteurs qui permettent de capter le son de chacun des 14 films projetés. Les visiteurs sont assis côte à côte mais chacun entend un son différent. Métaphore de la réception d'un long métrage. Faites le test avec Le Bonheur, film impressionniste sur l'apparence de l'harmonie, qu'elle vient de sortir en DVD (Ciné-Tamaris) : chaque spectateur reçoit le film à sa façon.

Au sous-sol, le visiteur est accueilli par une barrière, qui se bloque puis se lève en fonction de la mer qu'il voit monter et descendre sur cette route - Le Passage du Gois - donnant accès à l'île. A marée basse, le visiteur peut traverser un rideau, puis un autre (tissé de bouchons de liège semblables aux balises). "Je tenais à l'idée d'un voyage, d'un parcours. Ma fille Rosalie m'a aidée à en trouver la cohérence."

Puis il débouche sur Le Tombeau de Zgougou : un petit tumulus recouvert de sable, de fleurs, de coquillages, à la mémoire d'une chatte disparue en 2005. "La perte d'un animal domestique, tout le monde a connu ça ! C'est universel, et c'est l'histoire de ma famille. La chatte nous avait été offerte par Sabine, la monteuse de Jacques. Il est mort en 1990, ma mère l'a suivi le mois d'après, Sabine nous a quittés en 2003. Tout ce monde-là est en cercle autour de ce chat... mais j'ai voulu que ce tombeau sur lequel je projette un film ait l'exaltation funèbre des Mexicains. La mort évoquée de façon légère, charmante."

C'est le message de "L'Ile et Elle" : la cohabitation du grave et du ludique. Une gigantesque carte postale représente une pin-up, allongée nue sur une plage. On peut y commander l'ouverture de petites encoches qui font passer de la rigolade au serre-coeur : derrière les fesses de la bimbo, des gamins font des blagues pipi-caca-cul ; du fond de la mer surgissent les fantômes des noyés. Mer des vacances, mer dangereuse. Gaieté et sagesse.

Pour cela, deux propositions : appétit de couleurs vives sur un panneau conçu comme une ode aux ustensiles de plage, plastiques de bazar, tongs et bouée ; sur un matelas pneumatique défilent les images d'un film où des gamins envoient des balles de ping-pong entre les doigts de Bernard Lubat qui pulsent sur une table. "Là, dit-elle, je me suis éclatée ! Le son exquis des balles qui rebondissent, cette recherche de l'énergie solaire, cette façon de rassembler des impressions d'été, je ne pense pas pouvoir l'exprimer au cinéma. Les recherches sur le support, le hors-champ, cela me passionne !"

Près du jardin de la Fondation Cartier, Ma cabane de l'échec. Assemblés par Christophe Vallaux, les murs en sont des bandes de pellicule des copies inutilisées des Créatures (1966), un film qu'elle tourna avec Catherine Deneuve et Michel Piccoli et dont personne ne veut.

D'une déception, Varda a tiré un repaire magique. "L'échec fait mal, j'en ai tiré une jolie cabane. C'est ce que m'ont appris les glaneurs et les glaneuses : récup', récup'!"


--------------------------------------------------------------------------------

lundi, juillet 10, 2006

Relevez la tête monsieur Zidane!

Votre coeur a parlé en dépit de l'enjeu phénoménal de cette Coupe du Monde. Les gens perfides savent que l'on peut tuer d'un mot, vous n'avez pas permis que l'on attente à l'honneur d'êtres chers. Autrefois l'on plongeait son épée dans la poitrine d'un félon, vous avez donnez un coup de tête.
Vous entrez dans la légende des héros tragiques au même titre que le Cid...

Miso par amour (Walter Lewino)

Moi, les femmes je les aime au bal, à la cuisine et dans mon lit. Autrement
dit, je les adore!

Qui l'eut crù?

samedi, juillet 08, 2006

Le surréalisme des enfants

Emma, quatre ans, son père a été enterré sans qu'elle le sache. Elle le cherche dans la maison: "Il est où papa? - Il est en Suisse! lui répondit sa mère- Je veux lui téléphoner!- Je ne crois pas qu'il te répondra, il est très fatigué!" Emma regarda sa mère froid dans les yeux. C'est pas vrai, il es parti avec Adragon!" L'enfant s'était souvenu avoir vu pleurer son père devant la télé lors des obsèques de Louis Aragon qui était un ami intime de la maison.

Lorsque Ghislain Cloquet est mort on a dit à sa fille qu'il était parti au ciel, la toujours Emma regarda celui-ci, et voyant des nuages Il a des moustaches, Ghislain!

mercredi, juillet 05, 2006

DOUYOUSPIKINGLICHE (Walter Lewino)

€ Une sous-méthode Assimil pour se débrouiller dans les langues étrangères ?
Destinée aux personnes qui désirent seulement baragouiner, comprendre et se
faire comprendre. Pour un petit voyage ou un court séjour. Exit la grammaire
et la bonne prononciation. On se fout de parler ou d¹écrire correctement.
Étranger on est, étranger on est fier de demeurer. Pour les aspirants à
l¹anglais, par exemple, inutile de leur expliquer comment prononcer le th,
d¹exiger qu¹ils mettent une s à la troisième personne du singulier .
Terminées des histoires de neutre et d¹ordre des adjectifs. Rien que du
concret. A eux de piger.

Le manuel attaquera sur le « je suis » qui est l¹incipit incontournable des
prises de contact. Exit le I am avec son I majuscule incompréhensible, place
au aïe ! âme que le dernier des cancres peut comprendre.

Autre exemple : On expliquera qu¹il est inutile de faire précéder toute
demande de Where is(are) the quand il s¹agit d¹un lieu et encore moins du
sempiternel Could you tell me, ce qui aboutit pour un prostatique saisi
d¹une envie pressante à un somptueux Please, could you tell me where are the
toilets in this establishment, relevé dans un guide qui prétend s¹adresser à
un aspirant polyglotte, alors que Toïlète plize serait été autrement
efficace.

Notre dessein n¹est pas d¹apprendre aux gens à lire ou à écrire, ni à
s¹initier aux subtilités d¹une langue qui leur échappera toujours, mais à
leur permettre de vagabonder en terre étrangère sans trop de dégâts.

Le pied

Je finis par faire comme ma mère qui découpait ses chaussures pour laisser passer ses oignons. A force d'exercices ( faire tourner les orteils) je ne passe plus une nuit sans qu'il n'y ait un flirt avec un quelconque homme, je me réveille de bonne humeur sinon de bonne heure, et suis plus tolérante avec mes copines.
L'orage ne fraichît pas l'air. La Capitale avec mes vieux amis en souffrance, même mes visites ne sont plus tolérées, comment capter les dernières lueurs de ceux que j'ai admiré?

lundi, juillet 03, 2006

l'eau

J'ai beaucoup marché les pieds dans l'eau, j'ai rêvé que j'avais des jambes de boue.
Chaque nuit m'apporte une petite volupté, c'est un inconnu qui me baisait les lèvres mises à feu.