dimanche, avril 08, 2007

Trouville est plein comme un oeuf!

Au Marché, on se marche sur les pieds. Pour la moule, à la queue...leu....leu....Le Central a fait 1600 couverts. A la plage, le sable est noir de monde. Ma voisine n'avait jamais vu ça en cinquante ans.

Le noir

Je suis dans une pièce déserte, un homme entre:" On va vous juger!- Laissez -moi d'abord me rhabiller! Je ne sais où sont mes vêtements, il ressort pour en chercher, pendant ce temps un autre homme entre, puis un autre, et encore, tous me bousculent tour à tour, je dois les repousser, ils sont maintenant une dizaine, je sens que cela va être un linchage pur et simple.

Rue Bleue je dormais dans la soupente d'un bougnat. Chaque matin j'étais noire du poussier de charbon qui transpirait du matelas. j'ai déménagé à la cloche de bois, il ne m'a pas poursuivie, pas sûr que sa location fût légale. Je me rappelle de cette épisode car à chaque fois que quelqu'un veut m'effacer d'une existence normale à la sienne, (voir plus avec mes petites prestations), je suis comme ce poussier de charbon, je renoircis le dessin.

jeudi, avril 05, 2007

"La respiration" A. Soljenitsyne (photo W.Lewino.)


alcool

Se noyer

C'est une colle!!!

Mr Vase (Jean Gourmelin )

( Mépris N°3 Sternberg and Co. La revue qui n'a strictement rien à vendre ou à louer)

Marie-Antoinette et Walter Lewino



"Pourquoi?"

Le jour se lève et la nuit tombe.

L'homme prend la femme et la femme se donne à lui, alors que c'est elle
qui prend et lui qui donne.

Il n¹y a pas des sots métiers mais beaucoup de sots salaires

. Les mères disaient à leur fils :« je plains ta femme », et à leur fille :
« tu ne trouveras jamais de mari ».

. Il y a une infinité de villes et de villages nommés Saint-Pierre,
Saint-Jean, Saint-Germain, etc. mais aucun Saint-Roland, Saint-Henri et un
seul Saint-Luc (121 habitants), c¹était bien la peine que ce dernier se
casse le tronc avec son évangile.

. On compte huit communes nommées Saint-Maur, mais qui connaît ou a entendu
parler d¹un homme prénommé de même.

. Les intellos de gauche aiment le peuple et détestent ce que ce même peuple
aime à la télé.

. Brigitte, Catherine, Chantal, Monique, Nathalie, VéroniqueŠ n'ont pas
d'équivalent masculin, et Christophe, David, Eric, Jérôme, Mathieu, VincentŠ
pas d'équivalent féminin, en français du moins, et sauf erreur.

. Il y a des Jean-Jacques, des Jean-Pierre, des Jean-Claude, des
Jean-François, des Jean-Louis, etc. mais jamais de Jean-Patrick, de
Jean-Gérard, de Jean-Alain, de Jean-Fernand, etc. Même chose pour les Marie,
jamais une Marie-Sylvie ou une Marie-Nathalie.

. Parmi les abonnés au téléphone de la ville de Paris on relève 83 B¦uf ou
Le Boeuf et seulement 4 Vache ; 125 monsieur ou madame Mouton et aucun
monsieur ou madame Brebis ; 125 Cheval, avec en prime 203 Poulain, et
aucun(e) Jument ; 40 monsieur ou madame Chat et aucun(e) Chatte ; il y a
même plus de Bouc (34), malgré l¹odeur, que de Chèvre (10) ; quant aux
champions toutes catégories, les 207 Lelièvre, un(e) seul(e) Hase leur fait
face. Il est grand temps de dénoncer le machisme des patronymes.

. Les flics français sont armés de flingue et de matraque et les flics
anglais d'un casque.

. Les hommes n'ont pas de règles.

. Il n¹y a pas de jument laitière.

. Il y a des juifs honteux, jamais de goys honteux.

. On remonte à ses origines, mais on descend du singe.

. On mange toujours du b¦uf, jamais de la vache ; toujours de la dinde,
jamais du dindon,

. On n¹a pas le droit de dire que les Noirs courent plus vite que les
Blancs.

. Il y a un âge légal mais pas d¹âges illégaux.

. Sur terre on subit une force centripète alors que pour le reste c¹est la
centrifuge qui prévaut.

. On dit la Martinique et jamais le Cuba; la Sicile et jamais la Malte ; la
Crète et jamais la Chypre ; le Luxembourg et jamais le Monaco ; le Japon et
jamais le Taiwan ; la Réunion et jamais la Madagascar, etc.

. La Seine, la Garonne et la Loire sont des gonzesses et le Rhône et le Rhin
des mecs. Est-ce parce que ces derniers naissent à l¹étranger ?

. Tous les pays européens (ou presque) sont féminins alors que tous ceux d¹Amérique du nord et d¹Amérique centrale sont masculin. (W. Lewino)

Collage Sternberg

Pâques à Parisss

mardi, avril 03, 2007

La gifle

Je suis allée voir un film avec Sandrine Kiberlain,# TRES BIEN, MERCI de Emmanuelle Cuau avec Gilbert Melki, Olivier Cruveiller, Frédéric Pierrot, Emmanuel Salinger, Grégory Gadebois, Christophe Odent, Nathalie Akoun-Cruveiller, Agnès Caffin, Dimitri Rataud, Camille Japy, David Migeot, Patrick Dross, Emilie Chesnais. (Sortie le 25 avril) Son mari se fait arrêter, puis est placé d'office dans un hôpital psychiatrique.
Je voulais aller à la suite à Pantin mais j'avais ma dose de réminiscence avec des enfermements arbitraires, je me suis trompée d'autobus, descendue à la Gare de l'Est je me suis fait gifler dans la rue par un grand noir en jogging blanc, réfugiée dans un bistrot un inconnu m'a offert un verre d'eau, c'est j'espère tout pour aujourd'hui, je rentre me coucher si tant est qu'il n'y ait pas d'autre incident en descendant le Bd. Magenta.

lundi, avril 02, 2007

Samuel Beckett Côté Court Pantin

Je viens de voir une photo de Jacques Sternberg sur son site, cela me trouble, il y est si présent. Durant la rétrospective de Samuel Beckett son image se superposait sans cesse à celle du cinéaste dont je ne connaissais pas l'oeuvre filmée en langue allemande. Unique décor une pièce grise, aucun meuble sauf un misérable lit et un petit banc sur lequel l'auteur est déguisé en vieillard, front déposé sur ses mains, lesquelles tiennent ce que l'on suppose être un livre, les fenêtres et portes s'ouvrent sur le vide. Cela ressemble par trop à ce que j'imagine de sa fin de vie. Se connaissaient-ils? Ils avaient eu le même éditeur, Jérôme Lindon (Editions de Minuit)

Les clones

Mes vieilles copines virent à la dame patronnesse moralisatrice à souhait, après de tulmutueuses péripéties dues à un narcissisme forcené, la ménaupose alcoolisée à eu raison de leur brillante carrière, et la cave de leur conjoint se change en eau au contraire du Christ qui transformait l'eau en vin. Du coup, elles voient noir, et m'ayant vue transparente durant leurs leuggorrées vantardes, elles ne supportent pas de me découvrir quelques fans. C'est facile pour moi de taper dans le tas, mes copines sont des clones, avec les fragilités de ce formatage. C'est celà qui me touchait et m'a fait les fréquenter commes des soeurs orphelines, bien que leur héritage en parti dù aux enfants des maris, entretenait des gigolos d'une tchatche brillante. Tant que je me suis tue, elles m'ont invitée, mais ma parole ne vaut pas la leur, alors elles crient au scandale, ayant déjà fait taire leurs proches par l'hystérie, le désir du pouvoir, les mensonges, les menus malversations sous couvert d'une mythomanie bon teint, on ne peut rien quantifier, que croire ou fuir. C'est bien une demi-douzaine à la pelle de clones que je connais. Je n'ai plus l'âge de ces jeux pervers, je suis fatiguée, honte sur moi!

samedi, mars 31, 2007

Pantin Côté Court

Jusqu'à Stalingrad au pas de course j'en ai pour 40mn à remonter le canal, je me déculpabilise ainsi d'avoir les fesses sur un fauteuil durant les heures de projections. J'aime les quartiers populaires, quoiqu'ils le soient moins le soir.

Pantin Festival de courts-métrages

Aucun commentaire sur les films en compétition, je ne voudrais pas avoir le mauvais oeil.J'y va de ce pas, j'espère avoir le temps de voir des films marocains hors compétition.

Au bistrot du coin, ce matin, la surprise: Philippe-Emmanuel Sorlin. Je suis restée sous le charme durant près de deux heures en terrasse dans le froid. Son ami, cinéaste lui aussi, nous offrait des tablettes de chocolat pour l'énergie. La culture de Sorlin est phénoménale, livres, films, musiques, on a le sentiment que certains êtres ont eu plusieurs vies, tels des sorciers.

jeudi, mars 29, 2007



http://nouvellerevuemoderne.free.fr/collage.htm

Festival de Pantin Frédéric Tachou

Bonjour,
Mon film intitulé Reste-là !, sélectionné au festival du court métrage de Pantin, sera projeté dans le Programme n°3 de la compétition expérimentale aux dates suivantes:
Samedi 31 mars à 20H00 - Lundi 2 avril à 22H00

Cinéma Le 104, 104 avenue Jean Lolive à Pantin, M° Eglise de Pantin
Tél: 01 48 46 95 08 www.cotecourt.org
Frédéric Tachou

Force 3

La mer commence à se rider, une écume blanche sur la crête des vagues, c'est la force: 3. A quand la déferlante?

Lewino-Sternberg

Jacques Sternberg, l'étoile de la montagne d'un plat pays qui était le sien, je l'avais découvert vers la fin des années 50, cela se passait au marbre de « Arts-spectacles » un hebdo culturel comme on n'en fait plus. J'y faisais fonction de correcteur-réviseur et lui de chroniqueur en charge des dessins d'humour. André Parinaud, que rien n'arrêtait sinon les soucis financiers,l'avait brusquement promu secrétaire de rédaction. C'est ainsi que l'on vit débarquer une manière de Charlot journaliste, sautillant d'un marbre à l'autre, coupant un article trop long directement sur les morasses avec une paire de ciseaux au grand étonnement des typos qu'il eut tôt fait de séduire à la fois par son incompétence et par son humour virevoltant.

Je connaissais surtout de lui ce « Petit Silence illustré » qu'il imprimait lui-même sur ronéo, je ne sais plus qui dessinait les illustrations à même les stencils, ce qui n'était pas un mince exploit. Tirage : une vingtaine d'exemplaires. Ces ancêtres des fanzines font, ou devraient, faire la fortune des collectionneurs. Bien sûr, je n'en ai conservé aucun exemplaire. Sternberg lui-même n'en possédait plus la collection complète.

Aussitôt le courant est passé. Ce n'était en fait pas très longtemps après l'holocauste et notre façon commune de réagir a été de jouer les goys honteux, de nous proclamer juifs alors que nous ne l'étions ni l'un ni l'autre d'après la loi mosaïque, nos mères n'étant pas juives.

Je ne sais plus s'il avait déjà publié ce petit miracle de l'angoisse prémonitoire :« La sortie est au fond de l'espace »
Laissons aux spécialistes le soin de disséquer une oeuvre riche de quarante volumes à nulle autre comparable et laissons au trou noir de l'avenir le soin de dire quelle est sa place dans le panorama de la création littéraire de la seconde moitié du XXe siècle.

J'ai envie de parler de mon ami Sternberg, ce ludion sur ressort, roulant solex, et navigant sur dériveur sans jamais s'éloigner de plus d'un mile de la côte.

J'ai envie de rappeler qu¹un jour il se risqua à traverser seul sur son
rafiot le bassin d'Arcachon et en fit un bouquin de 200 pages.

J'ai envie de signaler qu'il ne pouvait pas voir une machine à écrire sans lui enfiler une feuille et taper au débotté un conte, une petite nouvelle, une short story. On sait qu'il en a publié plus de mille.

J'ai envie de me souvenir de ces samedis matin dans la boutique du Terrain Vague, rue de Verneuil, où il venait récupérer discrètement, sur ses droits d'auteur, le billet de 100 francs que Losfeld sortait de son tiroir en lui demandant de pas le dire à Pierrette sa comptable d'épouse.

J'ai envie d'avouer ma jalousie devant ses succès féminins, car ce petit bonhomme, qui ne restait pas en place et que la calvitie guettait, était expert en l'art de la séduction. Je le revois dans les bistrots où nous nous donnions rendez-vous, d'abord le Flore, puis le Select, je le revois cavalant d'une table à l'autre, saluer les dames qu'il connaissait, et dire au passage à une inconnue qu'elle avait un beau visage, les beaux visages pullulent dans ces sortes d'endroits. Dire à une femme qu'elle a un beau visage est autrement subtil que de lui dire qu'elle est belle. Le langage au service de la séduction.

J'ai envie de parler de Dorothée. De Dorothée, si belle et née dans une prison nazie, qui fut la seule maîtresse qui compta dans vie d'homme par ailleurs marié. De Dorothée, qui l'aima follement, lui pardonna tout, ne le quitta jamais et passa tous ses étés, superbe sirène, allongée nue sur son dériveur au large des plages de Trouville avant de le rendre à sa femme et de regagner sa tente au camping des Oiseaux.

J'ai envie de battre ma coulpe à propos de « L'Anonyme » son roman à la gloire de Marlon Brando, qu'il admirait entre tous au point de le transformer en une manière de Sternberg roulant Solex et naviguant sur dériveur. Je n'avais pas aimé le livre et, avouons-le, par pure perversité, je lui avais proposé d'en dire ce que j'en pensais dans un hebdo qui comptait où j'avais mes petites et mes grandes entrées. Le malheureux accepta. Il s'en releva mal mais ne m'en voulut jamais. Tel était le Sternberg que j'aimais.

J'ai envie de rappeler son combat pour le dessin d'humour, du vrai, celui qui se passe de légende et s'affirme par sa seule invention graphique. Topor, Gourmelin, Ylipe, Mose, et quelques autres, lui doivent une partie de leur renommée. Son dieu : Chaval le seul à ses yeux qui sut jouer de légendes en décalage afin de magnifier le dessin.

J'ai envie de me souvenir de son fabuleux égocentrisme qui est la marque des écrivains authentiques. Il ne pouvait parler que de lui, le plus souvent en s'auto-dénigrant. Un mélange de génie incompris, de délire inspiré et de
roublardise maladroite.

J'ai envie de le féliciter pour avoir sut d'arrêter whisky et cigarettes quand « France soir » cessa de lui payer des chroniques hebdomadaires imposées par Pierre Lazareff qui lui rapportaient gros.

J'ai envie de me souvenir que vers la trentaine nous parlions de nos essais littéraires ; que vers la quarantaine nous ressassions l'incompétence nos éditeurs et la connerie de nos (rares) critiques ; que passés nos cinquante ans nous rabâchions les succès et les échecs féminins de nos démons de midi ; que la soixantième venue nous pleurions sur notre difficulté à comprendre la mentalité et le comportement de nos petits-enfants ; que nos « septantes » années passées seules nos maladies et leurs séquelles nous tracassaient.

J'ai envie de dire qu'on en fait plus des types comme lui. Des ludions qui flottent entre deux eaux et pour qui la réussite ne relève ni de la mode ni de la rentabilité.

J'ai surtout envie de pleurer à mon tour en me rappelant qu'à notre dernier coup de téléphone ‹il ne sortait plus depuis deux ans et sa porte était interdite ‹ quand il me dit son soulagement et son bonheur de m'entendre alors qu'on lui avait dit que j'étais décédé et qu'il en avait pleuré pendant trois jours.

Merci Sternberg, merci vieux schlemil, merci pour ces larmes. Ce fut un merveilleux cadeau. On réglera ça plus tard, au paradis des auteurs mal-aimés.

Walter Lewino texte de Dorothée dans" L'Attente du Père"

mardi, mars 27, 2007

J'ai tant voulu dormir avec lui, je suis contente d'être couchée sur papier avec Nathan!

Le printemps

Avril, ne te découvre pas d'un fil! Mais vu le changement climatique, le 15 avril j'enlèverais mes caleçons longs! Walter Lewino

dimanche, mars 25, 2007

Concert aux 7 Lézards Improvisations Préméditées

Percus/électro Pozzi-Cueco-Walter-Wending samedi 24 mars-19h 10 rue des Rosiers 75004 Paris téléphone 01 48 87 08 97 Métro Saint-Paul www.7lezards.com
Néna était tellement enthousiaste qu'elle veut y entrainer toute sa famille au prochain concert au même endroit le 28 avril www.budamusique.com

Le pleur...des championnes

Les deux merveilleuses japonaises qui ont craqué après leur performance lors du championnat de patinage artistique nous ont aussi fait pleurer. De voir leurs larmes après une telle tension, sur des visages de poupées asiatiques réputés impassibles, a remué tout le public.

Edith Piaf FR2

Après-midi émotive avec ce reportage sur les derniers jours de Piaf.
Ce sont des gens trop incandescants pour devenir de petites braises! Ils sont mille fois plus "tout" que les autres. Quand ils meurent à quarante-cinquante ans, ils ont fait leur plein de vie! (Charles Dumont parlant de Jacques Brel et d'Edith Piaf)

Quand tu chantes, on dirait que tu arrache ton âme pour la dernière fois!
lui écrivait Jean Cocteau qui est mort le même jour.

samedi, mars 24, 2007

Le goùt de l'évasion

Le dimanche il y a les promenades rituelles au Port de la Bastille après le café philo, ou plus haut, Quai de la Loire où j'ai des copains, et le MK2 qui laisse le choix pour de nombreux films. Qu'il pleuve, vente, ou soleil à l'appui, le charme est au rendez-vous sur ces bords d'eaux et voir le sympathique pique nique de groupes de jeunes. A pied celà fait juste le temps d'une trotte salutaire de 40m préconnisée par les médecins. Pollution soit: l'air, le bruit, mais dans l'anonymat d'une grande ville on peut échapper à la vindicte de frustrés alcoolisés en général, dont le radotage vous bassine, il leur faut un public,(sans compter les deniers du public) Entendu ce matin: J'aime mieux mourrir à cinquante-ans parce que j'ai bu, qu'à quatre-vingt dans une petite voiture! N'empêche qu'il racontait son diabète et le reste qui va avec: impuissance à baiser, à travailler, à dormir, et à tenir debout dans le bistrot, et ses bagarres la veille avec un copin de bar.



























Date de sortie : 31 Janvier 2007

Film allemand.

Genre : Drame

Durée : 2h 17min.

Année de production : 2006

Titre original : Das Leben der Anderen

Distribué par Océan Films

Une peur anticipative à quoi on a échappé en France, je comprends mieux les vieux de l'Est qui restent murés dans leur silence quarante ans après.

vendredi, mars 23, 2007

Le Salon du Livre Porte de Versailles

Je n'ai rien à vendre, c'est donc avec sérénité que j'ai déambulé dans les allées du Salon, picorant d'un stand à l'autre, et heureuse de revoir des personnes que l'on a l'occasion qu'annuellement de rencontrer. Les chargées de presse sont souvent très jolies. Au centimètre carré, une densité impressionnante de visages intelligents. Certains sont connus, mais la foule est si drue que c'est difficile d'y voir de plus près. Heureusement, je n'ai réussi à boire qu'un seul verre de vin rouge.

jeudi, mars 22, 2007

Anonyme, connait pas!

Je n'accepte les commentaires que des gens qui ont assez de couilles pour dire leur nom.

Grand-mère en colère

Une dame de 81 ans veut distribuer les tracts de son Parti dans le fief du conccurent, ses enfants: Maman! Si on te casse la gueule, quel scoop!

mercredi, mars 21, 2007

Grand-mère


On va chez grand-mère? demandait Stern. C'était un petit hôtel rue Vavin où la patronne réservait quelques chambres pour des couples de passage. J'avais voulu mettre ce titre: On va chez grand-mère pour un moment. Michel Bernard, alors directeur de collection chez Denoël: Pourquoi pas tout simplement: Une Chambre pour un moment. Je m'étais appuyée sur mon aventure du moment avec un célèbre commissaire-priseur à qui je donnais des cours de yoga, pour raconter mes divagations de tous temps. Je ne vous aurais pas crue capable d'une telle passion à votre âge! a dit Sternberg. Ma mère:" Qui est cet homme que je ne connais pas et que tu as tant aimé?" -Pas plus que les autres, plutôt moins!
Simplement le luxe est une chose que je n'avais jamais connu, il s'habillait chez les couturiers italiens, par curiosité j'ai voulu savoir où était la charnière entre le charme, l'intelligence et le snobisme, les limites ont été vites atteintes. Sternberg n'avait eu vent de rien, tellement occupé à étaler ses conquêtes sur les banquettes du Flore où de Chez Lipp, pendant que je vivais en sourdine. (Il m'avait autrefois surnommée La reine de la molesquine et La bécassine des temps modernes. lorsque c'est moi qui faisait banquette en l'attendant).

mardi, mars 20, 2007

La lundinite

Il y a la lundinite, journée mollassonne après un week-end couci-couça, la mardinite j'ai vite les ailes coupées par la moindre émotion, mercredi c'est milieu de semaine on tient la rampe, et le reste c'est à voir!

lundi, mars 19, 2007

Le saut du chat

A la campagne chez des amis, je traverse la pelouse, dans la partie ombrée ça bouge. C'est un chat assis sur ses pattes de derrière, qui, avec une patte de devant levée, fait une sorte d'arceau dans lequel saute un petit chaton. La mère avec des miaulements, exhorte son petit à sauter encore et encore. Je n'avais jamais vu faire cet exercice de cirque par cette race animale. C'était un rêve.

dimanche, mars 18, 2007

Les archers

J'aimais beaucoup quand les archers, sur le pas de tir: Bandez!...Tirez!...
Stern n'aimait pas que je dise à propos de quelque chose ou de quelqu'un: "Je bande! ou pas!- Est-ce que je dis moi, je mouilles!"

Ghislain Cloquet en bibliothèque

En attendant l'heure du spectacle, au Rond Point, j'ai musardé à la bibliothéque et interessée par la personnalité d'Anne Wiasemski , j'ai feuilleté Jeune fille. Les pages se sont ouvertes là où elle y parle de Ghislain Cloquet, opérateur dans Au hasard, Balthasar, (Robert Bresson) de son côté protecteur et charmeur.

Yolande Moreau Théâtre du Rond Point

Je me suis laissée aller au charme de cette silhouette de ménagère avec son cabas à poireaux, les bras tachés de sang, un nez de Cyrano, c'est la magie du cirque, du mime, je suppose que Yolande Moreau y a fait ses classes, cela m'a fait penser à La Strada (Fellinni)

Les brèves de Néna

C'est trop simple pour être possible!
Je n'irais pas en croisière, on a toujours un pied plus haut que l'autre, en bateau!

samedi, mars 17, 2007

Le bébé

A y réfléchir, un bébé de 2k5 en mots, ne pèse pas bien lourd face au 40 ans de maux.

Certains aiment l'esprit marseillais, je préfère l'humour noir, juif.

Faire la chose-la guerre-l'amour--du blé--la belle--la bête-de la politique-des petits- son lit- de la place- le ménage- la cuisine- le bien- l'aumône- sa toilette- ses ablutions- ses classes- l'idiot- pipi- caca. J'ai toujours trouvé ce mot faire prosaique

En discutant avec Jérôme Reybaud de son édito dans lalalala.org, je me suis souvenue , après coup, qu'à 17 ans, quand nous copulions Jacques Loew et moi, j'employai le mot "lalala". (nous lalarisions- vous lalarisez) Il faut dire que Jacques était un fan de Charles Trenêt, un coup à l'Olympia, l'autre année à Bobino.

vendredi, mars 16, 2007

2 kg 5 de papiers envoyés à la nièce belge: 50 euros

En relisant les quelques 200 lettres de Stern, et une centaine de Ghislain, je me remémore à quel point j'ai été prise en étau par le talent et la capacité à séduire de ces deux personnages tragiques, par essence.
Jacques Loew avait dit à Sternberg: J'ai connue une jolie jeune fille gaie, tu en as fait une belle femme neurasthénique!
Entre ces deux lascars, loin d'être un long fleuve tranquille, j'étais une rivière tortueuse qui tentait se frayer un chemin entre rocailles, vert pré, et le large. Une petite rivière de sang des avortements réussis et des suicides ratés. Cela ne laissait guère d'énergie, ni de temps pour le travail. Au mieux, je m'exilais pour subsister; Allemagne, Suisse, Belgique, Turquie, Maroc, Espagne , Italie. Le contraite des SDF qui ne font que de l'inta-muros. Il est sûr que je n'avais ni téléphone, ni répondeur pour une éventualité de carrière artistique. Seule ma plume m'a sauvée: des carnets de routes, en somme!
Hier soir, Smaïn se défendait devant Ruquier: Ce n'est pas parce-qu'on ne passe pas à la télé qu'on ne fait rien! Je suis papa, je biberonne, je fais des tournées!
Les biographes font toujours des hyatus par défaut de questionnement. J'ai 3 ans de moins, ne suis donc pas née en prison, par la gràce d'une historienne allemande. On ne m'a plus employée au cinéma, alors que mes amoureux ne savaient où me joindre. A cinquante ans Ghislain m'a dit: Je vieillis, je n'ai plus la force de courir derrière vous! Et Stern, après de multiples aventures s'est laisser fagociter pour faire amende honorable. A ses quarante-ans je lui disais déjà. De l'infantilisme, vous passerez directement à la sénilité sans être jamais passé par la case adulte!

Journal Le Monde du dimanche

mardi, mars 13, 2007

Hubert Reeves Mairie du troisième

Toujours avec son visage lunaire, il nous annonce la fin du monde programmée, la mer devient acide, qu' elle ne peut nettoyer au rythme de notre pollution...

Irina Palm

Sam Garbarski
Avec : Marianne Faithfull, Miki Manojlovic, Kevin Bishop
Long métrage, Fiction, Comédie dramatique
Langue(s) de tournage : Anglais
Nationalité : Minoritaire français (BELGIQUE, ALLEMAGNE, LUXEMBOURG, GRANDE-BRETAGNE, FRANCE)
Etat d'avancement : Sortie à venir

Société de production : Liaison Cinematographique
Distributeur France : Pyramide Distribution
Vente à l'étranger : Pyramide International

Synopsis


Une grand-mère veut sauver son petit-fils, il lui faut de l'argent, elle en gagne dans un sex-shop jusqu'à attraper un pénis elbow. c'est drôle, tendre, émouvant, de bout en bout.

vendredi, mars 09, 2007

Roland Topor

Projet de monument à la gloire de Jacques Sternberg

Le monument aura une hauteur totale de douze mètres, ces douze mètres symbolisant, bien sûr, les douze pieds de notre alexandrin immortel. L'agrandissement d'une vieille machine à écrire d'avant guerre, genre Remington, en marbre noir, tiendra lieu de socle. Le public aura d'ailleurs la possibilité, moyennant une somme modique, de circuler sur les touches pour se familiariser avec le travail de l'écrivain. Une fausse feuille de papier, en marbre blanc épaisse de deux mètres, semblera sortir du rouleau de la machine. cette feuille sera décorée de la manière suivante:
Au recto- Ungrand dessin à la plume représantant Jacques Sternberg en train d'emballer quelques unes de ses oeuvres dans du papier craft.
Au verso-Deux portraits, l'un de Saul Steinberg, l'autre de Joseph Sternberg, seront chacun barré d'une croix, afin d'éviter au public tout risque de confusion avec Jacques Sternberg.
Voilà. J'oubliais de préciser l'emplacement du monument. Il sera érigé au milieu de la chaussée, Boulevard Saint Germain, en face du café de Flore, juste à la sortie du parking. Je concois l'inquiétude des automobilistes, mais qu'ils se rassurent: l'obstacle sera signalé de jour comme de nuit paer des feux clignotants, et entouré d'un cordon de gardes républicains, à cheval, en tenue de parade.
Les pouvoirs publics se font malheureusement un peu tirer l'oreille avant de donner leur accord définitif, cependant l'affaire est en bonne voie. Monsieur Maurice Druon, de l'Académie Française, Ministre de la Culture serait, aux dernières nouvelles, légèrement réticent. De mauvaises langues rapportent qu'il aurait fait à ses intimes le serment suivant: "Moi ministre, ce monument ne verra jamais le jour!"
Alors, pouvons nous agir pour que le monument à la gloire de Jacques Sternberg se concrétise dans les plus brefs délais?
Oui.
Une association des amis et admirateurs de Jacques Sternberg va être créée sous peu. Une pétition rassemblera les signatures des 3442 lecteurs de l'écrivain, (42 hommes, 3402 femmes). Des grèves sauvages éclateront. Des guerres peut-être . Mais au bout du chemin, j'en suis convaincu, la victoire nous appartiendra. Vive le monument à la gloire de Jacqus Sternberg: Vive Jacques Sternberg!

Roland Topor

P.S. Evidemment, si Jacques Sternberg était mort, français, catholique et très con, ça nous faciliterait drôlement les choses!

La ronde hystérique

La ronde hystérique, les enfants jouent, les parents trinquent.

jeudi, mars 08, 2007

Cléo de cinq à sept (Agnès Varda) Arté

Je ne sais pas si c'est un fait exprès, mais ça tombe bien de montrer ce film sur une femme par une femme, pour la journée des femmes...

Après, il y a eu le portrait de quatre albanaises.(...) Dès la puberté ces jeunes filles ont refusé leur féminité afin de faire des travaux d'hommes plus gratifiants,en forçant le respect de la gente masculine du village. Refus de souffrir comme l'ont fait leurs mères qui travaillaient la journée pour l'état et le soir il leur fallait vaquer à tous les soins du ménage et de la famille. D'autres, c'est pour garder l'amour du père qui avait perdu ses fils à la guerre. Mais pour ne pas être victime de l'opprobe de leurs voisins, il fallait sacrifier toute sexualité. Le plus curieux c'est que ni dans la silhouette, la voix, ou le visage dont les cheveux sont coupés, n'apparait l'ombre d'une ancienne féminité.

mercredi, mars 07, 2007

Jacques Sternberg (1965)

Sternberg en bateau

Un commissaire de police: Qui est cet agité qui tourne autour de son petit bateau comme s'il inspectait un porte-avion?
Le vieil ami à qui je demande le service de scanner ces photos:" Pour me remercier, tu me feras une pipe!- OK! Mais pas devant ta femme! Oh! elle ne sait pas se que ça veut dire scanner, ni faire une pipe!"

mardi, mars 06, 2007


Réserver vos places en ligne.


Miro Gavran

Traduction et adaptation Andréa Pucnik
Mise en scène Marie-France Lahore
Assistant à la mise en scène Pascal J. Mercier
Scénographie Marielle Spalony
Costumes Catherine Caldray
Eclairages Daniel Molinier

Avec, par ordre alphabétique Camille Cottin, Thomas Dewynter, Jean-Claude Drouot, Vincent Primault, Marie-France Santon

1890, Tolstoï , le plus grand écrivain russe, a déjà l’essentiel de son œuvre derrière lui. Il vit replié dans son domaine d’Isnaïa Poliana, en compagnie de sa femme, Sofia. En ce début d’été, le couple convie Tchekhov, jeune écrivain à la mode avec sa femme Olga. Très vite, Tolstoï propose à son confrère de prolonger son séjour pour qu’ils écrivent ensemble un soit-disant livre de conversations. De son coté, Sofia pousse Olga Tchekhov à écrire avec elle un livre de révélations. Les étranges relations littéraires qui se tissent à l’intérieur de la datcha se doublent très vite de jeux de séductions. Dans la chaleur estivale, portées par la vodka, les relations se tendent et les manipulations se dévoilent.

Tolstoï et Tchekhov se sont rencontrées à plusieurs reprises, Tchekhov a bien été invité à Isnaïa Poliana, mais toute ressemblance avec la réalité s’arrête là. Miro Gavran évoque, à travers la rencontre entre deux des plus grands écrivains russes de la fin du 19e siècle, le rapport conflictuel si particulier entre deux générations et deux visions du monde.

Sur ce fond de confrontation intellectuelle, le spectateur assiste à une comédie imaginaire où les rapports de marivaudage resteront inaboutis et mèneront crescendo à une extravagante apothéose.

Production : 4e dimension / Compagnie Marie-France Lahore

du 7 mars au 29 avril
les mardi, jeudi, vendredi et samedi à 20h30 · mercredi à 19h00 · dimanche à 16h00

Représentations surtitrées en français pour les sourds et malentendants les mercredi 28 et samedi 31 mars, et les dimanche 1er, mardi 24 et vendredi 27 avril 2007

TARIF B ( 22 € / 15 € )

retour à la liste des spectacles



Les situations, les personnages, tout était si vrai dans la monstruosité que je pleurais pendant que le public riait. La coincidence c'est que je dépiautais les lettres d'un certain auteur ces nuits-ci, si bien que je m'identifiais totalement à la pièce jouée par Jean-Claude Drouot lequel avec sa famille m'avait sauvée durant trente années de nombreux naufrages. Je retournerais au théâtre plus tard.

Hubert Reeves Mairie du troisième Paris

Cela fait plaisir de savoir que nous venons d'une poussière d'étoile!

lundi, mars 05, 2007

Les lettres

J'ai raconté à Francis au café philo que j'avais retrouvé plus de trois cent lettres d'amoureux: "Ils t'ont aimée!- Non! c'était des cavaleurs,alors je fuyais!-Ils essayaient de te récupérer par la poste!"

dimanche, mars 04, 2007

Ma photo préférée

Paix à son âme ! THTH

En relisant les billets doux,je me rends compte que ce qui a présidé à notre relation c'est une tendresse indéfectible de part et d'autre.

vendredi, mars 02, 2007

Proverbe oriental: Lorsque l'on cesse de se débattre, il paraît qu'il fait bon se noyer!

Vieux rêve

Je dois rendre son sexe à Topor. comment faire, nous sommes entourés de gens, dans un lieu public, d'autant que ce bout de boyau vidé de toute substance c'est plutôt minable. Je le cache dans ma main, cherchant de quoi l'envelopper, ne serait-ce que dans un pli de ma robe, pour le lui remettre de la main à la main. Quelle est la circonstance qui a présidé à l'affaire, je ne m'en souviens pas. Le plaisir a être normal puisque je n'ai aucun sentiment de frustration. C'est la première et probablement la dernière fois, depuis que nous nous connaissons. je réalise que je n'ai pas prendre de protection, alors je vais me laver le derrière pour limiter les dégats,Sida et autres. Puis, toujours attablés au bistrot, nous devisons. Il a deux enfants qui ont dormi dans ma chambre laquelle contient deux grands matelas doubles, et deux normaux. Topor cherche une solution d'hébergement pour quelques jours de vacances: Tes enfants peuvent très bien dormir dans cette salle, elle est grande, les lits sont séparés!. C'est comme dans un hangar, sans meubles, juste pour dormir. Nathan vient nous rejoindre, et tout naturellement, je m'adosse contre lui, la tête dans son cou, comme si cela allait de soi. Cela ne peut pas vexer Topor qui connaît nos douloureuses et anciennes amours. Le surprenant, c'est que Nathan ne se défend pas de ma lascive tendresse en public. Dans cet établissement perdu en campagne on a reconstitué l'atmosphère des bistrots parisiens par le simple fait de ces trois rencontres. J'ai toujours le sexe de Topor dans un pli de ma robe, chiffonné dans ma main.
Dans un sentier bordé par des plants grimpants de haricots verts: Mais ce sont mes haricots verts, c'est moi qui les ai plantés!. Je me mets à remplir ma jupe à défaut de sac. Il est temps de les cueillir car certains pourrissent déjà tellement ils sont énormes. Au passage je fauche une salade, des bananes, et des poires qui sont étalées sur une claie. Il y a aussi de belles noix par terre, pour les protéines, mais ce serait trop encombrant. J'ai déjà à manger pour plusieurs jours.

Le grenier: René Quison, Marina Vlady



Il y avait trente ans que je n'avais pas raclé à fond mes tiroirs,en cherchant une photo, j'y ai retrouvé beaucoup de courrier. Heureusement René Quinson m'a invitée à déjeuner et emmenée voir ce Lion d'or de Venise (2006) Golden door
J'ai donc une vieille photo de René Quinson recevant de la main de Marina Vlady La médaille de Chevalier des arts et lettres "-Je préfère embrasser Marina que Jak Lang! dit René.- Mais ce n'est pas du toc, c'est du vrai, de la part du Ministre de la culture!- Je vois que l'on a pas oublié le médecin de service! en saluant Schwartzenberg. Cela se passait au Fouquet's en juin 89. Aucun chargé de presse n'aurait pù rêver de salle plus prestigieuse. Ils étaient tous là,le tout Paris, pour saluer, avec reconnaissance, le simple et humble journaliste qui avait fait son métier avec gentillesse, et les grands fauves absents, Belmondo, Alain Delon et les autres, car ils tournaient en extérieur, n'avaient pas omis de donner leur écot pour ce repas au Fouquet's et alimenter la cave de René Quinson qui les suivait lors de tournages où de festivals. Point de préséance entre vedettes, ce soir là, c'était lui la star, et drôle... La salle était dans le noir lorsqu'il est arrivé, tout avait été préparé dans le plus grand secret par sa secrétaire et des chargées de presse, je craignais qu'il n'est une attaque du coeur, c'est là que l'on s'aperçoit que mis en lumière, beaucoup de gens peuvent avoir du talent. Nous étions tous très émus, Souchon avait créé une chanson pour l'occasion et nous avions le CD sur l'assiette. C'est la plus belle soirée parisienne à laquelle j'ai pù assister.

Golden door

Réalisé par Emanuele Crialese Avec Charlotte Gainsbourg, Vincenzo Amato, Aurora Quattrochi
Film français, italien. Genre : Drame Durée : 1h 58min. Année de production : 2006 Distribué par ID Memento Films
Magnifique chronique d'une famille italienne qui émmigre en Amérique.

jeudi, mars 01, 2007

Le spleen du voyage


C'est un charmant journaliste anversois dont je ne me souviens plus du nom qui avait fait la photo sur une banquette de train dans un bistrot d'Anvers.
Lorsque Sternberg ma reniée dans ses mémoires, un Chevalier Blanc,THTH,qui n'était autre que l'un des admirateurs de l'écrivain, m'a vengée en effaçant le visage du traitre. Je voudrais bien revoir sa bobine.

mardi, février 27, 2007

La libido

Ou se niche la libido? Durant mon concubinage avec G. Ce n'est pas par amour pour lui que vous êtes fidèle, c'est par manque de tempérement!disait-il.Lorsqu'il est mort, je rêvais que je me collais contre lui en vain, beaucoup de tendresse, mais nos bassins restaient froids.
Pour la première fois, je suis dans une baignoire qui se vide, un poisson coure comme fou, ses arêtes s'éclatent contre les parois de la baignoire comme des grappes de grains rouges gélatineux très substanciels, je les donne à manger à G. Ce qui glisse vers le bas, je l'éponge de l'index et l'avale. Puis à genoux dans la baignoire à sec, G. me prend lentement, je suis au bord de l'orgasme.Si je le regarde, je vais me noyer dans ses yeux clairs. Le véto s'est levé avec la disparition du rival.

lundi, février 26, 2007

trouville

Dans une expo où beaucoup d'artistes exposent je suis perplexe, comme dans un grand magasin: Faut-il préférer le coton, la laine ou la soie? Le buffet rallie tous les visiteurs. je suis arrivée en retard au café philo, à monsieur Carle pour qui j'ai beaucoup de respect: Je suis allée au vernissage boullotter des petits fours! Il croit que c'est une boutade.

samedi, février 24, 2007

boucle et reboucle

Un couple de vieux amis vient me chercher pour me montrer leur demeure en Normandie. J'ai crù que j'irais à Cabourg mais c'était à Villers. Curieux! Cette bourgade chère à Sternberg où je n'avais pas droit de cité, c'était après Trouville trop chère, sa villégiature à l'année. Son Solex le ramenait au CNTH des Roches Noires pour faire du bateau, d'abord un Zef que nous avions acheté à part égale, Louis Pauwells nous prêtait son garage pour le remiser, puis un Sunfish qui lui a été offert par un admirateur. Mes amis Nina et Gilbert m'ont invitée à déjeuner sur la plage où très probablement se promenait Madame.
Ma mère qui me réclamait le prêt pour le Zef lorsqu'elle me savait fâchée avec le capitaine: Mais depuis le temps qu'il me paie le train et les sandwitchs, le prix du batau est amorti!
Et le mien de Solex qu'il m'avait offert afin de descendre de mon Camping des Oiseaux et lui servir de phoquier après avoir avalé un croissant qu'il me ramenait de chez Choinel. Il touillait son café avec l'index qu'il pointait ensuite vers le ciel. Dépêchez-vous, le vent tourne! Le dit Solex a rouillé gentiment en bord de mer, alors que Sternberg pourfendait de plus jeunes donzelles.

mercredi, février 21, 2007

Jean-Luc Delarue FR2 Plaisirs virtuels ou dangers réels

Eron est mon avatar, mon autre moi sublimé, je l'ai créé pour le fun, je suis son Dieu puisque je peux le tuer à tout moment!
Il est sûr que l'on devient mégalo sur la toile, 7 millions de blogs en France, cela en fait des bobos qui ne passent pas devant le psy qui dit: Pendant ce temps là le problème continue à creuser son sillon!
Il faut soigner sa dépression , son comportement obsessionnel! En Lozère j'ai envie de faire mon fromage! rajoute Eron.
Sur 6 milliards d'individus, 1 milliard sont interconnectés dans le monde, c'est ce que me disait un copain THTH: C'est la grande partouze!
Je fais partie des plus de 60 ans, sauf que je n'ai pas d'ordinateur, je dois traverser la rue à des heures de bureau, et sans assez de temps de connection pour m'enfoncer dans des abimes de recherches de toutes sortes, est-ce correct? THTH en m'ouvrant un blog a voulu m'offrir une indépendance de parole face aux webmestres dont lui, qui créent des sites sur lesquels je n'ai pas de contrôle et pour me consoler de ne pas trouver d'éditeur. C'est à ça que je marche depuis trois ans.

lundi, février 19, 2007

Les tordus du nombril

Quand quelqu'un me propose la botte et s'en tamponne le cul du Sida, il s'imagine, parce que je suis âgée, que je vais tomber de plaisir. Eh! Toi la vieille! Tu dois savoir faire des choses! Plus jeune, j'avais été coincée dans le hall de mon immeuble par des lycéens de douze ans.

"Mon fils à moi"Un père aime ses enfants mais ne peut les défendre d'une femme dont il est toujours amoureux. Elle tangotte avec son jeune fils, espérant une fusion totale, puis le bat comme plâtre. Ce père démissionnaire, je ne me souvenais plus qu'il avait joué Le Colonel fascinant (Laurent Herbier 2006) tellement cet acteur, Olivier Gourmet, est imprégné de ses personnages.

Du Panthéon, j'ai traversé le Luxembourg , piqué une tête au Sélect, nobody,et à la FNAC je me suis affalée sur un pouf rouge pour feuilleter un livre au hasard (tiens donc!)Au bout de quarante pages je clignais des yeux, j'avais faim, j'ai résisté jusqu'à la 60ième, j'avais du temps devant moi, je voulais finir mais la somnolence a gagné du terrain, le "Tuez-moi!" de Lionel Marek décliné en tortueuses circonvolutions.Je suis allée rue de Bucci manger une soupe chinoise.

Je vois des comédiennes autour de moi rajeunir à coups de ciseaux. Ce nervosisme du jeunisme rend fébrile.

Lorsque que Jane Goodall a imité l'appel des grands singes pour le JT FR2 j'ai eu la chair de poule, elle était vieille, belle et bandante.

"Je me fous du passé!" (Piaf)Trouville la Neuve. Plus d'affliction résiduelle, aucun fantôme nostalgique ne me tirera en arrière, je mate les lingeries pour relooker mes dessous.

vendredi, février 16, 2007

Une histoire vraie (David Lynch 1999) Arte

Un vieil homme entreprend un long périple afin de retrouver son frère malade et de se réconcilier avec lui. Son moyen de transport, une tondeuse à gason.
Tout du long de ce voyage initiatique, j'ai pensé à ma soeur qui m'avait écrit peut avant de disparaitre: Nous ne nous aimons pas! Ou nous nous aimons trop! En tout cas, nous nous aimons mal! Comment quantifier l'amour quand s'y mèle la frustration, la jalousie, l'aversion. Les deux personnages du film sont en bout de course, ils lâchent prise.

jeudi, février 15, 2007

Niels Arestrup

J'ai rêvé que je remplaçais une danseuse, mes chaussons roses n'avaient pas de rubans, je mettais une vieille paire de chaussettes qui risquait de se voir sur scène,serais-je encore capable de monter sur les pointes, puis je ne trouvais plus la troupe, ils étaient partis pour la représentation sans moi, impossible de voir un responsable pour statuer sur mon sort, sans contrat j'étais remplacée d'office et ne savais pas si je pouvais demeurer encore trois jours dans le luxueux hôtel jusqu'au dimanche, jour du départ. Dans les chambres dortoirs il y avait une femme merveilleusement blonde qui dormait, c'était le sosie jeune de Claire? Celle-ci me dit de m'adresser au troquet où certainement des artistes se sustentaient, il y avait trois hommes dans un recoin serrés autour d'une petite table, dont Niels Arestrup: Il ne se ressemblait pas, ni la voix, ni le visage, il avait dù vieillir comme moi: Je suis une amie de Sternberg, nous sommes venus vous voir jouer à Bruxelles, à Paris vous avez tourné avec l'auteur un petit film pour le Centre Pompidou, vous êtes même venu diner chez moi! Sternberg disait que vous étiez le nouveau Marlon Brando qu'il adorait!
Je me suis demandé pourquoi je rêvais de lui, j'ai eu la réponse sur FR2 au JT de 13h. Il était l'invité surprise pour présenter la nouvelle pièce qu'il joue: Eva. Il a cité Prévert: J'ai reconnu mon bonheur au bruit qu'il a fait en partant!

Chez Delarue: Elles sont chez le photographe et ne bougent plus! l'une d'entre elles, parlant des femmes qui ne font rien pour ranimer le désir de leur homme.

lundi, février 12, 2007

Le trapèze



A l'époque, Pierre Bergam montait des numéros pour le Gala de l'Union des Artistes dans sa salle rue Montorgueil. Aux quelques comédiennes qui n'avaient plus 18 ans: Allez! Les mémées volantes! Toujours ce language très imagé du cirque. Rentre ton sac à merde! afin que l'on contracte les abdominaux. Lorsqu'il trouvait une fille gracieuse: Elle est moelleuse! c'est dire que les tendinites ont eu raison de mon désir de m'envoyer en l'air.

Philo-Bistrot

Question: Doit-on simplifier la profondeur pour cacher le pire? Un intervenant cite une réplique de film: On ne parle pas quand on cause!
Vive le bistrot! Au bistrot, il y a un environnement qui peut distraire. Mais voir boire une ménagère à domicile, c'est ennuyeux. Pour quelques minutes de charme, des heures de radotage. Dieu sait qu'elles sont douées certaines femmes, de vrais chefs d'entreprise, mais à la maison elles n'ont que des toutous: les vrais, leurs maris, et moi qui ne dit rien. C'est peut'être parce que je ne dis rien que des hommes m'offrent encore ma boisson.
Tant que les autres ont le verbe pour vous abbaisser, ils ne vous en veulent pas. Le jour où vous les épinglez dans vos écrits, c'est le divorce.

dimanche, février 11, 2007

L'importance d'être Constant
Théâtre Antoine,

Deux jeunes hommes de la meilleure société tombent amoureux de deux jeunes filles ravissantes obsédées par l'idée d'épouser nécessairement un mari qui se prénommerait Constant... Or il se trouve que leurs amoureux ne s'appellent pas Constant!

Mais qui sait, finalement, et qui sont-ils ?

Après " Un mari idéal ", un nouveau chef -d'oeuvre d'humour, de fantaisie, un hymne au bonheur et à la douceur de vivre...Une comédie irrésistible.

Auteur : OSCAR WILDE
Artistes : Lorant DEUTSCH, Frédéric DIEFENTHAl, Macha MERIL, Gwendoline HAMON, Marie-julie BAUP, Claire MAGNIN, Patrick DELAGE, Yves GASC
Metteur en scène : Pierre LAVILLE

Claire Deluca en m'invitant, m'avait fait la surprise de rencontrer Michelle Laporte qui a fait deux beaux films sur Marguerite Duras Lieux et L'après-midi de monsieur... Et nous sommes allées dans la loge de Macha Méril que je n'avais pas vue depuis des lustres. Elle a toujours cette vivacité et son charme de jeunesse.

mercredi, février 07, 2007

Scorpion - Un film de Julien Seri avec Clovis Cornillac, Francis Renaud

Fiche du film Scorpion: Angelo ne vit que pour la boxe Thaï. Ecarté injustement des championnat, il tue accidentellement le challenger dans un combat de rue ...

Cela fait du bien de voir un homme se battre comme un lion avec des gants de fer et le coeur sur la main.. A part que les combats sont d'une sauvagerie insoutenable. Clovis Cornillac a bien du charme
Françis Renaud qui avait une gueule d'ange dans le court-métrage de Frédéric Tachou François vous aime excelle dans les rôles de petite frappe, de voyous. Et dans L'affaire Willemin (2006) un rôle tout en interiorité.

L'excition Soirée thématique Arté

Jusqu'à hier soir je croyais que l'excition était une coutume africaine pour que les femmes ne prennent pas de plaisir lorsqu'elles étaient vendues comme esclaves. Notre pauvre petit clitoris, sans lui pas de salut! Mais c'est bien plus barbare, on enlève tout et l'on maillotte les jambes des gamines pour que ça se referme au point que les urines et le sang passent mal. Et la nuit de noce, l'homme doit forcer le passage, au couteau s'il le faut.
L'un deux qui a deux femmes, l'une excisée, l'autre pas: La première, elle ne m'acceuille pas volontiers! L'autre est coquette, elle me fait du charme, elle me caresse! Vous m'en direz tant.

dimanche, février 04, 2007

La femme coquelicot FR3

Si seulement cela pouvait être vrai: la vie commence à 70 ans et des poussières! dit Françoise Fabian dans La femme au coquelicot. Je ne sais pourquoi, j'ai mal dormi, j'ai trouvé le film pesant, peut'être est-ce de la jalousie.

vendredi, février 02, 2007

Solveig Dommartin

Décès de la comédienne Solveig Dommartin

Le 11 janvier, l’actrice Solveig Dommartin, est décédée à Paris d'une crise cardiaque. Elle n'était âgée que de 48 ans.

La comédienne, née à Paris le 29 juillet 1958, a partagé de longues années avec le réalisateur Allemand Wim Wenders. Solveig Dommartin a joué à trois reprises sous la direction de son compagnon ; tout d’abord dans le chef d’œuvre Les Ailes Du Desir (1987), où elle jouait la trapéziste Marion, puis dans Jusqu'Au Bout Du Monde (1991) et dans Si Loin Si Proche (1993).

On a également pu la voir à l’affiche de deux films de Claire Denis : J'Ai Pas Sommeil (1994) et S'En Fout La Mort (1990), au titre tristement prémonitoire. Solveig Dommartin est notamment passée à la réalisation avec un court-métrage, Il Suffirait D'Un Pont, réalisé en 1998.

A propos de l'Abbé Pierre j'avais reçu un commentaire signé Solveig.
Anonyme said...

an angel is dead...Solveig.

7:21 PM

Je ne savais pas qu'elle était disparue, je me suis demandé s'il s'agissait de Solveig Dommartin rencontrée fortuitement il y a une dizaine d'années lors d'une projection privée dans les Halles. Je lui avais prêté un manuscrit, elle l'avait lu dans la nuit., à huit heure du matin une voix troublante à la Marlène Dietrich: Je vous réveille pour vous dire que vous aimez la vie! Rendormez-vous!
Je ne sais si elle connaissait l'Abbé Pierre, si celui-ci lui a prit la main tel l'ange qui vient visiter la trapéziste dans le film de Wim Wenders Les Ailes Du Desir (1987),

mercredi, janvier 31, 2007


Littérature, Collages, Poésie...
La Nouvelle Revue Moderne sur le web.


Directeur de publication : Philippe Lemaire

Contact : cliquer ici
Dépôt légal à parution ISSN 1632-1081

Textes & images © Les Auteurs
Publiés avec leur aimable autorisation.
Tous droits réservés.

Contact : La NRM - 68 rue du Moulin d'Ascq - 59493 Villeneuve d'Ascq (F)
00 33 (0)3 20 84 17 83

La Nouvelle Revue Moderne est imprimée par :
COLOR IN - 164 rue de Paris à Lille.


fAb
Mise en "ouaib" : Fabrice Arquisch
contact : cliquer ici



Retour au sommaire.

lundi, janvier 29, 2007

Vivement Dimanche Prochain Micheline Presles

Je venais de la voir au Théâtre du Rond Point, bien coiffée, bien maquillée, avec une belle voix elle fredonne très discrètement entre deux pages de lecture. Et qu'est ce que j'entends chez Michel Drucker? La plus belle histoire de ma vie, c'est avec le cinéma! N'a-t'elle pas été épouse et mère?

Paris, nid d'amour.

Paris, mon seul nid d'amour! A chaque rue où je lève mon nez une chambre de bonne, un hôtel de passe, un appartement bourgeois, ces lieux fugitifs ont chacun leur histoire que le temps n'a pas édulcorée. Ma caravane était aux abords des rives de la Seine, le flirt n'y a pas rosi mes joues, les archers sont directs, c'était trop rapide pour moi.

L'homme est un mille-pattes au niveau de la suceptibilité

samedi, janvier 27, 2007

Le Procès Kafka-Orson Wells

C'est vraiment l'horreur de l'arbitraire et de l'absurde.

Championnat de patinage artistique à Varsovie

Une avalanche de: Mon cher Nelson! Mon cher Philippe ! Ma chère Annick! Seule celle-ci ne s'est pas laissée contaminer. Je ne savais pas si c'était du premier degré ou du dixième. Pendant que les juges comptaient les points des candidats, on aurait dù comptabiliser tous ces Mon cher! C'est ce qu'il y avait de plus transcendant dans les commentaires des chers Nelson et Philippe.

jeudi, janvier 25, 2007

La pêche à la ligne

L'abbé Pierre a appliqué un précepte zen: Si tu vois quelqu'un qui a faim, ne lui donne pas à manger, donne lui un baton, un bout de ficelle et apprends lui à pêcher!

J'ai toujours pensé mourir avant mes amis, leur pulsion de vie étant plus forte. Ils ont eu femmes, enfants et fait une oeuvre. Qu'est-ce qui fait la balance? Je suis encore sur le palier de qui, de quoi?
Les vieux se fâchent, secs en parole, l'estomac est aigre. Les jeunes tendrots se protègent derrière la toile. Une copine a dit de son compagnon: C'est un homme d'harmonie, pas un homme de conflit! J'ai remarqué dans des assemblées mixtes que la solitude atteint autant les hommes que les femmes, lesquelles sont demandeuses. Les hommes se défendent devant ces désirs trop explicites. Ils n'arrivent pas à accorder leurs violons, d'autant qu'en prenant la parole les femmes leur coupent le sifflet.
"Qu'est-ce que le courage? - La rage au coeur!" ai-je entendu au café philo.

mardi, janvier 23, 2007

Veillée funèbre Mots-Croisés Yves Calvi

C'était assez gai cette veillée funèbre dans Chassés-Croisés hier au soir, chacun y allait de sa petite anecdote, de ses souvenirs avec l'abbé Pierre. Cela me rappelait celles de la campagne où l'on demandait à des enfants de garder le mort pendant que les parents vaquaient à leurs besognes, j'y buvais les fonds de verre, nous recevions un bol de chataignes ou un épis de mais grillé.
Le froid est tombé d'un coup sec, histoire que les SDF se rappellent à nous.
J'ai préféré le film en noir et blanc Chiffonniers d'Emmaüs, Les (1955) de Robert Darène avec Gagy Morlay que FR3 nous avait donné l'après-midi à 15h. Le populisme y bat son plein, pas de ravissante fée telle Claudia Cardinale pour aider aux déménagements.

Lorsque l'un des invités à raconté que l'abbé avait eu un amour platonique pour un jeune garçon de quinze ans Qui chantait très bien! j'ai tout de suite pensé à Mort à Venise Le scénario est tiré d'un court roman de Thomas Mann, La Mort à Venise, paru en 1913.Je n'avais pas aimé le film, l'adaptation tronquée. Dans le livre, il s'agit d'un vieillard impuissant qui tombe amoureux de la beauté et de la jeunesse, sachant qu'il ne peut plus consommer. C'est beaucoup plus tragiqe que le drame bourgeois, d'un homme qui par peur des conventions n'ose se laisser aller à ses pulsions homosexuelles. Il faut croire que l'impuissance est un sujet tabou, car lors de la projection à Cannes de Huit et demi film en noir et blanc de Federico Fellini, réalisé en 1963, sur l'impossibilité d'un metteur en scène ( Marcello Mastroianni) à trouver un scénario, la salle avait sifflé...Lorsque que j'ai dit que c'était un film génial, un journaliste de mes amis: Tu te crois sortie de la cuisse de Jubiter pour aller à l'encontre de l'opinion public?

lundi, janvier 22, 2007

L'Abbé Pierre

Le moins que l'on puisse dire c'est que l'Abbé Pierre était un homme, un vrai de vrai!

dimanche, janvier 21, 2007

L'Usine Théâtre du Rond Point

L’usine » est une pièce de l’auteur suédois Magnus Dahlström . Jacques Osinski metteur en scène exigeant qui a déjà monté Strindberg, Hamsun, Dagerman nous entraîne dans les entrailles d’une usine sidérurgique hantée par le crime. C’est du 16 janvier au 25 février à 21 h, Salle Jean-Tardieu.

La peur du métal en fusion crée une spirale de folie. Un ange exterminateur serait présent, il s'agirait d'un ouvrier qui brûlé reste handicapé et aiderait les autres à échapper à la fournaise mentale en les aidant à mourir. C'est très dur et très beau. Chaque personnage bien dessiné crache son mal-être et ses fantasmes à la gueule de ses camarades d'atelier lors des pauses cafés.
En allant danser au Creusot j'ai eu l'image de l'enfer en visitant les "Hauts fourneaux" Un homme gonflé telle une outre: Je dois boire des litres d'eau pour résister à la chaleur! Il avait l'air d'un bon géant, gardien de la forge.

samedi, janvier 20, 2007

Les Justes au Panthéon

On ne peut s'empêcher de pleurer devant les photos de ces inconnus qui ont pris le risque de sauver des gens, comme si chacun d'entre nous leur était redevable de la vie.
Quiconque sauve une vie, sauve l'humanité entière! (Le Talmud )

Orgie Théâtre du vieux Colombier

Pasolini sans Pasolini. L'articulation et le phrasé des comédiens sont si parfaits qu'aucun souffle de folie ne nous parcourt, ni érotisme sado-maso. Aucune déchirure, le texte ronronne, ils ont beau se foutrent à poil, on ne croit pas aux; Je t'attacherais les mains! Je te foutrais des coups de poings, des coups de pieds! Je te violerais peut'être! Seul, au changement de décor dans le noir, le chant sauvage de femmes italiennes, strident, dissonant, criard, nous donna la mesure de ce que pouvait être le fantasme d'un intellectuel tel que Pasolini.

mardi, janvier 16, 2007

" La traque des nazis" (la route des rats) FR2

Je me serais bien distraite avec un film d'horreur, de fiction, mais comment échapper au devoir de mémoire. Serge Klarsfeld: Nous n'avons pù poursuivre cette traque que parce que nous étions heureux!
Il faut être relativement équilibré pour rentrer dans cette horreur sans y laisser des plumes. C'est bien parce que je ne le suis pas que je ne m'occupe pas d'associations, de malades dans les hopitaux. Il faut entendre les SDF qui ne veulent pas se laisser dépecer par leurs congénaires dans les lieux d'acceuil, où lorsqu'ils font la route.

La rage

Impossible de me décoler du dentiste, il me charcute annuellement. Ce matin je lui ai chanté:" Qui me délivrera, de tes mains... Qui me délivreras enfin de toi!

Quand est-ce qu'on sait qu'on est guerri?- Quand on commence à s'ennuyer de ne rien faire!

lundi, janvier 15, 2007

La prise en charge

http://coinducinephage.canalblog.com/archives/2007/01/13/3677771.html

Que ça fait du bien d'être prise en charge de temps en temps, c'est comme si on avait un homme à la maison! En l'occurence, c'est dans son blog que je navigue.

Fin de deuil

L'étreinte douloureuse qui vous axphysie l'âme et le corps s'estompe peu à peu et au bout de quelques semaines je me sens à nouveau fraiche; tout reste ordinaire...Mais la chape de tristesse se dilue, vos amis n'ont plus la sensation que vous n'écoutez que dans une ambiance assourdie, mangez par politesse, et riez en surface.
Ce qui m'a sûrement aidée c'est d'avoir eu à faire des devoirs de vacances: Commenter toute ma filmographie. N'ayant pas d'ordinateur fixe, c'est d'un style elliptique, pas le temps de gamberger, et c'est peut-être mieux, tout à crù... http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=201444&pid=3677771>

jeudi, janvier 11, 2007

La commande

C'est plus amusant d'écrire sur commande, et cela règle les problèmes d'identité: Lira...Lira pas...

Théâtre du Rond-Point Jusqu'à ce que la mort nous sépare


Un jeune homme revient pour la crémation de sa grand-mère. A force de mentir, il s'enlise dans la toile d'araignée de sa mère et d'une amie d'enfance qui l'attend toujours. Dans le mode tragi-comique, c'est affreux, encore une vie perdue.Jusqu'à ce que la mort nous sépare
de Rémi De Vos

lundi, janvier 08, 2007

Heureusement, Arté Woody Allen

L'on me disait fêlée, depuis ma chute c'est maintenant vrai, de micros fractures dans l'oreille interne me donne un léger sentiment de griserie.
Il y a des films que je loupe, on en parle, on en parle, et d'un seul coup, ils quittent l'affiche. Arté notre sauveur nous les donne en mille, au lit! En fait de lit c'est parce que Woody Allen a recommencé deux fois son film Guerre Amour et Paix(?) changeant de lieux de tournage et d'acteurs, que G...a pù me loger avec son surplus de cachet d'opérateur. Il ne supportait pas que je vive dans une caravanne. Je suis toujours dans ce petit grenier, ses héritiers m'en laisse gentiment la jouissance. Il m'avait dit: Avec vos cinq étages sans ascenceur, on ne montera pas souvent vous voir! je ne savais pas si c'était un voeu.

samedi, janvier 06, 2007

Sans famille J-D Verhaeghe France 2

Un bon mélo vaut mieux que pas, les bons et mauvais sentiments se côtoyent au carré, c'est simple. J'ai regardé celui-ci jusqu'au bout au point de laisser passer l'heure de la piscine, aucune fausse note puisqu'il s'agit de musiciens ambulants.

vendredi, janvier 05, 2007

Bienvenue au Club Med

Journal d'une d�riveuse: Bienvenue au Club Vivement Dimanche Prochain
Question corporelle, l'obligation d'être bien dans sa peau avait du bien, on ne pouvait de plaindre du moindre bobo.

jeudi, janvier 04, 2007

Il faut s'aimer!

Entre français, on peut se marier et divorcer six mois plus tard, mais si vous épousez une étrangère, vous devez tenir ensemble quatre ans pour ratifier la nationnalité.
Un homme bien en jambe, un voileux, mon neveu, doit s'expatrier dans le pays de sa douce, elle y a un boulot. Lui ne pouvait l'emporter sur n'importe quelle vague, sa femme n'était que touriste.
Ils ont fermé définitivement derrière eux l'appartement de ma soeur, j'avais le sentiment qu'elle partait une deuxième fois, la première c'est quand les croque-morts sont venus après la canicule.
Est-ce le mal d'amour? J'ai un abcès dentaire.
La soirée a été parfaite dans un passage de la rue Oberkempf, des lofts de rêve dans d'anciens entrepots. Ah Paris!!! Avec de l'argent et du gout et de la pioche! Il y en a des qui sont doués. j'ai toujours été fascinée par les artisans, ceux qui travaillent de leur mains, je viens de m'en souvenir en parlant avec mon jeune voisin du dessous: J'ai été amoureuse de votre père qui bricolait!

mardi, janvier 02, 2007

Bienvenue au Club Vivement Dimanche Prochain

Cantaloup , c'est parce qu'il est un homme de cheval qu'il a cette rigueur, aucune vulgarité, jamais plus bas que la ceinture. Il a rendu hommage à quatre chefs de village du Club, je n'en connais que deux, Arlette Gilles qui fut l'une des grandes régisseuses du Club, nombre de danseuses sont parties avec dans leurs bagages les chorégraphies d'Arlette, ce qui leur a permis de faire carrière. Quant à Mirdieu, mon chef préféré qui chante si bien Boby Lapointe et dès le petit déjeuner distrayait ses adhérents avec des numéros de carte, nous étions tous dévoués à lui emboiter le pas ce qui était impossible, ex-moniteur de ski il se faufilait entre nous, quand on le croyait devant, il était déjà derrière. Outre son charme, sa plus grande qualité est celle d'être un honnête homme. Quant à la genèse du Club, c'est Gérard Blitz qui a créée le premier village de vacances ans un lieu paradisiaque pour requinquer les déportés réchappés des camps de concentration.