lundi, février 01, 2010

Du coeur, il n'en a jamais manqué. Pourtant, le moteur de Pierre Vaneck a flanché : l'immense comédien est décédé ce dimanche 31 janvier au matin, à l'âge de 78 ans. Son organisme n'a pas supporté une intervention cardiaque, comme l'a indiqué son agent, Marie-Laure Munich : "Il est décédé ce matin à l'hôpital des suites d'une opération cardiaque qu'il n'a pas supportée", a-t-elle annoncé, saluant "un immense acteur de théâtre et un homme d'une grande humanité".

En presque 60 ans d'une carrière éclectique qui ne s'est pas privée de conjuguer les expériences (se nourrissant simultanément de cinéma, de télévision et de théâtre), Pierre Vaneck aura presque tout connu ; et, à ce titre, son public lui ressemble. Ou plutôt : ses publics, qui auront apprécié son charisme au fil des registres qu'il a investis, de la série d'anticipation (aïeule française de X-Files) Aux Frontières du possible aux grandes sagas de l'été (Les Coeurs brûlés, Les Grandes marées, Garonne) en passant par le feuilleton Fabien Cosma, du rôle de jeune premier pour Julien Duvivier dans Marianne de ma jeunesse à celui de rugueux patriarche dans le bouleversant Deux jours à tuer de Jean Becker (dans lequel il campait le paternel d'Albert Dupontel en publicitaire hystérique), des classiques théâtraux tels que Jules César par Barrault ou Hamlet par Wilson aux contemporains appelés à devenir des classiques tels que l'Art de Yasmina Reza, qui lui a rendu un vibrant hommage : "C'est quelqu'un qui a beaucoup compté dans ma vie professionnelle. C'était une personnalité humainement très rare, il n'était pas du tout dans le show-biz, c'était un acteur délicieux, une personne attentive. Il avait un fort charisme et en même temps quelque chose d'extrêmement sauvage, qui l'a sans doute privé de l'immédiateté du cinéma", a-t-elle témoigné.

Né le 15 avril 1931 au Vietnam et d'origine belge, Pierre Vaneck (Pierre Auguste Van Hecke, pour l'état civil) n'a en effet jamais perdu le fil conducteur de sa passion pour le théâtre (cliquez ici pour découvrir un entretien accordé avec Georges Wilson, qu'il a accompagné en Avignon en 1964 et 1965), cultivée dès ses jeunes années au cours Simon puis au Conservatoire. Camus, Shakespeare, Julien Green, Giraudoux, Osborne, Shaw : en dépit d'une décennie (les années 1970) moins prolifique, Pierre Vaneck développe sur les planches son aura puissante en traversant les grands classiques, avant de s'orienter vers des textes plus contemporains. Après une incursion, en 1990, dans l'univers de Yasmina Reza, qui se révélait alors avec La Traversée de l'hiver, dans une création à la Colline par Patrice Kerbrat (spectacle récompensé par un Molière en région), Vaneck retrouve la brillante dramaturge ("moliérée" en 1987 pour son indispensable Conversations après un enterrement) pour la pièce qui paracheva sa consécration : Art. Dans cet univers de huis clos exacerbant les contradictions et tropismes qui sous-tendent les rapports humains, Pierre Vaneck, sarcastique et monolithique à souhait, donne la réplique à Fabrice Luchini en amateur d'art à l'exaltation échevelée, et Pierre Arditi en pragmatique ombrageux, pour la naissance... d'un des plus grands classiques des temps modernes, que nous vous proposons de retrouver en vidéo, en version intégrale ci-dessus. 7 ans après son Molière du meilleur comédien pour Le Secret, de Bernstein, Vaneck sera cité une nouvelle fois en 1995 pour ce rôle. Dans les années 2000, il demeure incontournable, qu'il s'agisse de sa participation à Hysteria sous la houlette du génial John Malkovich, de sa composition pour le Déjeuner chez Wittgenstein de Bernhard (qui lui vaut le prix de meilleur comédien attribué par le Syndicat de la critique, ainsi qu'une nouvelle nomination aux Molière), ou encore dans Opus Coeur d'Israël Horowitz. Dernièrement, il s'était illustré sous la direction de Daniel Benoin, dans Rock'N'Roll et A.D.A., L'Argent Des Autres.

Au cinéma, il venait de connaître sa première "marque de reconnaissance" critique, à la faveur de sa nomination en 2009 pour le César du meilleur second rôle dans 2 Jours à tuer, que nous avons évoqué précédemment. Après ses débuts romantiques chez Duvivier, Pierre Vaneck s'installe dans des univers plus "dramatiques", incarnant le berger Manolios dans le peplum christique de Jules Dassin Celui qui doit mourir (1956), René dans le Pardonnez nos offenses à couteaux tirés de Robert Hossein, Tony l'ancien para dans le glauque Une balle dans le canon (1958) de Michel Deville et Charles Gérard, Sylvain dans le pervers manège amoureux de La Morte saison des Amours (1961) de Pierre Kast, réalisateur qu'il retrouvera en 1963 pour Vacances Portugaises et en 1980 pour Le Soleil en face... En 1961, il tourne une première fois avec Jean Becker, pour les besoins de l'excellent film noir Un nommé La Rocca, près de 50 ans avant d'être dirigé à nouveau par le cinéaste pour 2 Jours à tuer - soit les premier et dernier film du réalisateur, en attendant La Tête en friche en 2010. En 1966, René Clément lui fait intégrer la distribution pléthorique (Bébel, Delon, Cassel père, Cremer, Trintigantn, Piccoli, Kirk Douglas, etc.) de la fresque culte Paris brûle-t-il ?. Après une disette ciématographique au cours des années 1970, et de menues apparitions dans la décennie suivante, Pierre Vaneck signe encore quelques rôles remarquables dans les années 1990-2000 mais raréfie son activité pour le septième art : après Vent d'est (Robert Enrico, 1993) ou Là-bas, mon pays (Alexandre Arcady, 1999), il participe à l'étonnant Furia (2000) d'Alexandre Aja (fils d'Arcady) puis au déstabilisant La Science des rêves (2006) de Michel Gondry.

Parallèlement, Pierre Vaneck a entretenu une certaine liaison sentimentale avec le petit écran et le public télévisuel, notamment par sa participation à de multiples fictions en série. Après Aux frontières du possible (cf. précédemment) au début des années 1970, il fait partie des nombreuses personnalités apparaissant dans l'anthologie télévisuelles des Histoires extraordinaires d'Edgar Allan Poe, puis s'illustre (après avoir pris part au feuilleton policier italien La Piovra) à partir des années 1990 dans de fameuses sagas : Orages d'été, avis de tempête, Les Coeurs brûlés, Les Grandes marées, Garonne... Son rôle d'André Cosma dans la série Fabien Cosma diffusée sur France 3 lui a également acquis, dans la dernière partie de sa carrière, une grande popularité... Cette belle histoire avec la télévision lui survit d'une certaine manière au travers de ses petits-enfants Thibaut et Aurélie Vaneck, deux des protagonistes de la saga phocéenne à succès Plus belle la vie, une série dont Pierre Vaneck ne cachait pas qu'elle n'était pas sa "tasse de thé", mais qu'il regardait occasionnellement pour le bonheur d'y voir jouer ses chers petits-enfants, que nous imaginons hélas bien en peine aujourd'hui.

Décédé à l'âge de 78 ans, Pierre Vaneck avait encore, malgré les circonstances de sa disparition, du coeur et de l'envie à revendre...

Guillaume Joffroy

vendredi, janvier 29, 2010

Vanessa Paradis, un charme singulier


L'Arnacoeur en salle le 17 Mars 2010
Un film de Pascal Chaumeil avec Romain Duris, Héléna Noguerra, Vanessa Paradis, Julie Ferrier, François Damiens
(France)
Genre : Comedie
Distributeur : Universal Pictures International France
Sortie en salles le 17 Mars 2010
Année de production : 2010
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Résumé du film L'Arnacoeur
Votre fille sort avec un sale type ? Votre soeur s'est enlisée dans une relation passionnelle destructrice ? Aujourd'hui, il existe une solution radicale, elle s'appelle Daniel. Son métier : briseur de couple professionnel.
Sa méthode : la séduction. Sa mission : transformer n'importe quel petit-ami en ex.

jeudi, janvier 28, 2010

Les interviews télévisuels

C'est insupportable d'entendre pouffer de rire des animateurs et leurs invités, alors que nous n'y comprenons que couic, tellement les interventions se chevauchent, chacun veut placer son bon mot.

mercredi, janvier 27, 2010

(72)*On me maquille pour des photos: une jeune femme trempe la moitié de ma chevelure dans une eau savonneuse. Il ne me reste plus qu’à me laver la tête entièrement. Comment peut-on faire une pareille erreur professionnelle ? Si cette maquilleuse avait réfléchi, elle aurait su que je ne pouvais être prête avant deux heures. J’ai beau le lui dire sur tous les tons, sa mauvaise foi est évidente.
J’ai rendez-vous avec un assistant sur un terrain vague. Celui-ci me fait comprendre que le film ne se fait pas, car il est fâché contre le metteur en scène.
Vous n’êtes pas très loin de l’assistant à qui je réponds avec un sourire : « Cela ne fait rien, j’irai dans d’autres pays ! » Et je fais un signe d’adieu à la cantonade.
Dans Paris, quelques jeunes femmes ont sorti leur manteau de fourrure.

L'âme chevillée au corps Jean-Claude Delerue FR2

Plus il y a à dire, moins on peut! C'est pour cela que les bavards meublent, de crainte du vide.

Ces figures toutes lisses, sur nos écrans, mon enseignant de yoga Niels Hahoutoff disait: Un visage peut mentir, pas le corps. Au moins Candelero a dit: Il y a le corps qui un moment ne peut plus!

mardi, janvier 26, 2010

Claude Chabrol

C'est quand même une spécificité humaine que de manger 2 fois, voir une fois par jour. si je mets toujours des scènes de repas dans mes films c'est que pendant ceux-ci on se parle, et on ment moins la bouche pleine! (au JT sur la 2)

Il faut vivre puisque, ou il faut vivre parce-que. (René Char)


Nelson Mandela à qui l'on demandait comment il avait pu supporter toutes ses années d'internement: Parce que j'ai appris à être le maître de mon destin et le capitaine de mon âme!

« Personne n'est à l'abri de la fatalité » Jean-Claude Drouot

Dieu vit en nous, mais nous ne sommes pas toujours à la maison! (un habitué du Café Philo des Phares)

Qui est-il ce Destin frappeur qui rend orphelin sans cesser de matraquer l'innocence même?

jeudi, janvier 21, 2010

Arrêt de mort. en Haïti et ailleurs.

C'est terrible de voir ces chiens dressés à faire leurs besoins pour signaler qu'il n'y a plus rien à espérer devant un éboulement où les sauveteurs s'évertuaient à déterrer des survivants.

Cela me fait penser à l'homme qui disait: Sur ma tombe, je ne veux que des cactus, pour que personne ne me chie dessus!
Mot de l’éditeur sur "Charles Trénet, appelez-moi à 11h précises !" de Christian Lebon
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Charles Trenet
“Appelez-moi à 11 h précises !” Charles, l’homme… Il était tout à la fois. « Charles l’artiste au rayonnement international ». « Charles l’ami » d’un cercle de proches. « Charles l’épicurien » qui savait jouir de la vie pour en tirer sa plus belle substance « y’a d’la joie ». « Charles le contemplatif » qui révélait la nature dans toute sa splendeur… « Charles le perfectionniste » qui donnait le meilleur de lui-même lors des concerts… Et finalement « Charles l’arc-en-ciel », un homme aux multiples facettes dont le chemin existentiel est hors du commun et qui tout au long de sa carrière a suscité bien des passions. Cet homme, Charles Trenet, l’auteur l’a connu dans les vingt dernières années de sa vie. Et tel un bon vin qui vieillit, il garde dans sa mémoire, le nectar de ses paroles qu’il buvait. Ainsi, simplement, Christian Lebon souhaite partager avec vous une dimension toute autre que biographique, celle d’une aventure humaine ! Cet ouvrage est émaillé de nombreuses photographies personnelles, d’extraits de poèmes, de pensées, de petits mots et de correspondances… tous inédits.

Christian Lebon a la joie d'interpréter Trenet devant des seniors qui entonnent avec lui tous ces refrains de la bonne humeur. C'est avec modestie qu'il répond aux interventions d'Henri Chenut, archiviste Oh! combien érudit, qui était au premier rang de la salle.

Jacques Loew qui adorait Trenet assistait chaque année à une représentation, une fois c'était à l'Olympia, l'année suivante à Bobino, où nous allions faute d'argent dans les Promenoirs, réputés pour être un lieu de pince-fesses pour les messieurs s'entend...
Vendredi 22 - Samedi 23 janvier à 16h30
Théâtre Darius Milhaud - mapage.noos.fr
80 Allée Darius Milhaud, 75019 Paris Porte de Pantin

mercredi, janvier 20, 2010

(71)*Jacques a loué une chambre pour deux nuits. S’il dort avec moi, qui sera fâché de l’autre ? Pourrai-je en toute impunité me lover contre son dos pour dormir ?
Après la visite des lieux nous redescendons. Au rez-de-chaussée il y a une autre pièce plus spacieuse avec un cabinet de toilette. Je lui dis n’avoir pas de regret car cela donne sur le corridor et le piétinement incessant des enfants. En fait il n’y a même pas un mur coulissant ou un rideau qui sépare la pièce du couloir. Il fait froid dehors, je remonte prendre un pull. Chacune des marches est deux fois plus haute que nature, j’ai un mal fou à hisser mes jambes l’une après l’autre. Et ce n’est jamais encore à cet étage que se trouve la chambre. J’arrive au quatrième pour m’apercevoir qu’une autre pièce est installée avec un ameublement quelconque, sans qu’un mur ne l’isole de ma chambre. Deux filles y sont installées, l’une est malade, elle a souillé le bord de mon couvre-lit et le tire pour s’essuyer. Il y a sur le lit deux réveille-matin, et une grosse montre avec un bracelet noir.
Jacques marche dans la rue, moi nichée sous son épaule. « A sa juste taille », comme il disait autrefois. Il va me parler, attendri. Pour couper court, j’aiguillonne le sujet sur vous.
« Quel dommage qu’il soit comme ça, si salaud !
- Ce n’est pas d’aujourd’hui que tu le connais !
- Mais quand il voit qu’on ne supporte pas, il ne devrait pas être aussi lâche, s’imposer, alors qu’il n’a rien à offrir !
- C’est fini, puisque tu ne le vois plus.
- Oui, mais c’est dégouttant que des gens comme lui, en raison de leur égoïsme, trouvent toujours à être heureux sur le dos des autres. Regarde comment j’en suis réduite à vivre, lui n’a que des problèmes de fesses.
- Oui, il vit avec une fille mais il est en furie.
- Qui est-ce, est-elle jolie ?
-Tu ne la connais pas, elle est très jeune ! Mais tu la connaîtras forcément.
-Elle ne s’appelle pas Christine ?
- Oui, comment le sais-tu ?
- C’est une fille qui était avec un décorateur de théâtre, Nathan lui faisait la cour avant que je parte. Pourquoi est-il furieux ?
- Parce qu’elle est très jeune, je lui ai dit que ça le vieillissait et qu’il t’avait mal remplacée. »

Qui n'a pas son Zorro!!!


Mon premier émoi érotique cinématographique c'est à 12 ans, j'avais vu un Zorro, quand il enveloppa la belle dans sa cape noire, au fondu enchaîné, j'étais au nirvana.

mardi, janvier 19, 2010



Je me souviens avoir été bouleversée par Le Roseau révolté (1988) de Nina Berberova. Ce livre m'avait été offert par Claire et Jean-Claude Drouot juste au moment ou je m'apprêtai à me faire reconnaître de mon père à la chute du mur de Berlin
Les récits de cette écrivain qui raconte la détresse de l'Accompagnatrice d'une Diva, c'est à se suicider.

Pierre Etaix


Il y a quelques jours, quelques semaines ou quelques mois, vous avez signé la pétition demandant la ressortie des films de Pierre Étaix. Une nouvelle fois, merci du fond du cœur !

En ce début d'année, malgré une décision de justice en sa faveur, les films de Pierre Étaix sont toujours "invisibles". (*** plus d'infos en bas de page) Alors, puisqu'il est impossible (pour l'instant) de revoir "YOYO" au cinéma, Pierre Étaix a décidé de le faire revivre.... SUR SCÈNE !

Après quarante années d'absence, le clown-cinéaste va donc bientôt remonter sur les planches pour nous présenter son tout nouveau spectacle: "MIOUSIK PAPILLON", merveilleuse alchimie mêlant clown, mime, magie, jazz et music-hall...

Si le cœur vous en dit, venez donc saluer YOYO (Pierre Étaix), mais aussi Hadrien Trigance (mime), Odile Étaix (chant), Patrice Authier (piano), Pierre Maingourd (contrebasse), Marc Étaix (batterie) dans

MIOUSIK PAPILLON
vendredi 22 et samedi 23 janvier à 20h 30
dimanche 24 janvier à 16 heures
au Théâtre du Pont Tournant
13 rue Charlevoix de Villers
33000 Bordeaux
Plus d'infos sur le site www.theatreponttournant.com


MIOUSIK PAPILLON ne bénéficie d'aucune subvention, d'aucune aide, hormis l'indéfectible soutien des adhérents, des donateurs ou de personnes comme Ève Marinone, Jacques Marty, Erwan Creff, Alice Duval, Alain Jomier ou Stéphane Alvarez, directeur du Théâtre du Pont Tournant de Bordeaux qui, en offrant à la petite troupe de Pierre Étaix son théâtre et ses équipes, a permis à ce beau projet d'exister.

Pour "vivre" (et être diffusé), MIOUSIK PAPILLON a maintenant besoin d'un petit (ou plutôt d'un gros) coup de pouce.

Donc, si comme nous tous, vous souhaitez que le papillon s'envole, rejoignez-nous en cliquant
ICI

YOYO a besoin de votre aide et votre soutien !

lundi, janvier 18, 2010

www.off-courts.com Off-Courts Trouville

« Créer c’est résister, résister c’est créer » nous disaient Stéphane Hessel et ses amis résistants dans l'appel du CNR en 2004. Nous avons fait nôtre cette devise et restons groupés et solidaires.
Bien au chaud pendant que le froid sévit, nous préparons maintenant la rampe de lancement du 11ème Off-Courts Trouville.

Bonnannée à toutes et à tous !

5 films Made in Normandie à Clermont-Ferrand 2010 !

Ateliers d’écriture, résidences d’artistes, laboratoires de création, diffusion et production… Pour le Céci et Off-Courts, quand on parle de création, les Normandie(s) ne font qu’une.

Dans le cadre du 32ème Festival international de Clermont-Ferrand, pas moins de 5 films sélectionnés représenteront les programmes d’aide ou de production mis en place par le Céci et Off-Courts.

Cabossés
Louise de Prémonville – 16’11 – 35mm
Jacotte, treize ans, fête les sept ans de son frère Bastien en forêt, accompagnée de Mathieu, Alex et Chacha, leurs voisins et amis de toujours, Sur leur terrain de jeu habituel, ils découvrent une carcasse de voiture abandonnée...
1er Prix du Concours de scénario du Conseil Général de l'Eure - 2007
cabossés
La Harde
Kathy Sebbah – 20’40 – 35mm
Quatre garçons en vadrouille avec un fusil font route vers la forêt. Sur leur chemin, ils rencontrent le mystérieux Emir, qui s'embarque avec eux. Ils ne se doutent pas que cette aventure signera le dernier jour de leur jeunesse.
Atelier du concours de Scénario du Conseil Général de l'Eure - 2008
cabossés
Potlach
Carole Garrapit – 20’50 – 35mm
Ce matin là, dans sa maison isolée du Quercy, Victor, 50 ans, ignore tout du point de non-retour où le rangement frénétique dans lequel il s'est lancé va la mener.
Aide à l'écriture - résidence 2007
cabossés
Je criais contre la vie… Ou pour elle
Vergine Keaton – 10’00 – 35mm
Dans une forêt, un troupeau de cerfs se retourne contre la meute de chiens qui le poursuivait jusque-là. De cette étrange course naissent des paysages s'élevant du sol.
Aide à la composition de musique originale pour le court métrage, MFC - 2008
cabossés

Le Queloune
Patrick Boivin – 11’00 – HD
La vie après la mort comporte tout de même quelques mordantes contraintes.
Programme Import / Export#5 - 2008

Nous vous accueillerons aussi, comme chaque année, sur le Stand Made in Normandie au cœur de 25ème Marché international du film court du 1er au 5 février de 10h à 19h (stand 21). L’occasion d’échanger, de partager et d’imaginer de nouveaux projets autour du maintenant célèbre café « taupette »*.

www.moulinande.com/ceci.php
www.clermont-filmfest.com
* La « taupette » est un concept déposé par EL BULOT

Import / Export #6

Toujours au sujet de Clermont, Macadam peau-rouge, du normand Arnaud Malherbe, était en sélection au Festival International du court 2009.
En février prochain, c’est Le Queloune de Patrick Boivin qui y sera au programme de « Zombies, vampires et autres morts-vivants » !
Ces 2 films sont des productions Import / Export.

Tous les ans, 2 films sont issus de ce projet de cinéma France / Québec développé depuis 5 ans par Off-Courts.
Import / Export propose à un réalisateur français et un réalisateur québécois de profiter d’une expérience de réalisation/résidence à l’étranger. Ces derniers sont invités à travailler avec des comédiens et une équipe de plateau du pays d’accueil — la postproduction de l’œuvre étant assurée dans le pays d’origine du réalisateur.
Les participants partent 10 jours pour préparer puis tourner leur film. Ils disposent chacun de 3 jours de tournage avec des équipes professionnelles et du matériel HD.
La production exécutive est assurée par une même équipe franco-québécoise pour les 2 films d’une année.

Après Patrick et Arnaud en 2008, Stéphanie Dallant et Sophie Dupuis en 2009, en 2010, c’est Nicolas Boulenger et Vincent Wilson qui vont traverser l’atlantique pour un tournage en terre étrangère… Bon voyage !

www.youtube.com/user/PatrickBoivin
www.vwilson.net/
www.sourireetcompagnie.com/
www.off-courts.com/films/import_export.html

Café Philo des Phares

Le sujet: La tolérance. J'ai dit que je n'aimais pas ce mot, synonyme de condescendance.

Il y a le seuil de tolérance de la douleur qui est complètement subjectif, puisqu'en soin palliatif on donne de la morphine juste avant le moment crucial, le sujet n'anticipe plus sur la souffrance qu'il va subir.

Cela m'a fait penser à Ghislain Cloquet qui disait à propos de l'amour: Je veux être dupe! Je veux qu'on me dupe!

samedi, janvier 16, 2010

Il court, il court, le phantasme!

C'est curieux, étant donné l'âge de l'ex danseuse qui ne peut plus lever la jambe, il y a des images qui perdurent, comment décourager un imaginatif.

Il est vrai qu'autrefois, un homme bien élevé ôtait son chapeau pour saluer quelqu'un, le champion en la matière était Jean Renoir qui saluait ainsi l'artiste avant chaque prise.
Alors la burka, le foulard, les capuches, j'ai tourné en Italie à Gubbio, les machinistes siciliens gardaient leurs chapeaux à table.
Les moustaches c'est sûr, ça chatouille! Mais la barbe, qu'est-ce que ça cache la barbe?
Il y a eu la frange assassine ou la mèche rebelle qui filtraient le regard, le foulard Hermès noué au dessus du menton était sensé avec grosses lunettes à l'appui protéger l'anonymat des stars, c'était un effet de mode.
Une fois, ayant quitté une salle de montage pour aller faire du dériveur avec Sternberg dans le Bassin d'Arcachon, la lumière vive m'avait brulé les yeux, j'ai du porter un bandeau, menée par la main du capitaine sur le bateau. Les gens sur le sable ont demandé au plagiste si je n'était pas une vedette.

Et je suis encore surprise lorsqu'un invité de la belle et très accueillante Lucie Lucet ne se lève pas de sa chaise pour lui dire bonjour: question de préséance, d'éducation, ou de narcissisme exacerbé.
(70)*De nouveau réunis en famille, Ginette, les parents et moi. Nous sommes dans nos couches respectives, accolées les unes aux autres dans une pièce unique. Un bol de café crème est niché dans mon oreiller. Mon beau-père, en se retournant, y trempe le coude. La colère le prend, parce que j’ai mis le bol à cet endroit. Je me lève et sur le même ton je lui dis:
« C’est ta faute, ce bol était sur mon lit, tu n’as pas à m’accuser de ta maladresse. » Puis je vais dans la cuisine cuver mon ressentiment. Des fioles pharmaceutiques ont coulé dans mon sac. Je les retire une à une pour sauver mes pièces d’identités. Ginette, qui m’a suivie, m’indique des morceaux de papier journal afin d’envelopper lesdites fioles avant de les jeter à la poubelle. Ma mère arrive, déjà pleurnicharde.
« Il ne faut pas parler à mon mari comme ça, tout va me retomber sur la tête !
- C’est parce que tu baisses la tête quand il est méchant qu’il se croit tout permis. N’empêche que c’est un con, et si tu le lui faisais sentir, il ne pourrait plus te faire aussi peur ! »
Notre homme était derrière la porte, il en ouvre le battant, et très souriant :
« Ainsi, je suis un con ?
- Eh oui ! Longtemps j’ai cru que vous étiez intelligent, mais je me suis aperçue que votre premier réflexe était toujours celui d’un con ! Le réflexe d’accuser les autres de vos bêtises et de le leur faire payer méchamment !
- Mais tu en sais des choses ! dit-il en me tapotant la joue.
- Oh oui ! Tenez, il n’y a pas que ce réflexe, chacun en a un différent, par exemple j’avais un ami qui commençait toujours ses phrases par « Biologiquement parlant, tu comprends ! » Il a couché avec toutes mes amies qui se plaignaient de sa muflerie, en particulier au petit matin lorsqu’il en avait fini avec elles et qu’il les chassait froidement à l’heure du premier métro. Quand l’une d’elles me touchait, je disais à Gustave:
« Celle-là, tu ne vas pas la traiter comme les autres.
- Que veux-tu, répondait-il en riant, quand j’ai fini le la-la-la, moi, biologiquement, j’ai besoin de dormir, alors il faut qu’elles partent. »
Le résultat : il a vécu des années avec une horreur, très douce, faisant bien la cuisine, mais avec des cuisses immondes de grosseur. Je me demandais, et ses ex aussi, comment il pouvait. Peut-être que, biologiquement frustré de foyer, il lui a fallu quatre femmes en une. »
Je continue toujours l’exposé à mon beau-père:
« J’ai connu aussi un homme dont le premier réflexe était immanquablement de lâcheté. Il métaphysiquait sur ses bons sentiments, son amoureuse ardeur : « Je préfère qu’on m’arrache la prunelle plutôt que laisser partir la femme que j’aime. Je suis meilleur que les autres, plus drôle, j’ai du génie, et j’ai pitié de tout le monde. » Mais dès qu’on avait un besoin vital de sa compréhension, son dévouement, eh bien ! il fuyait, de peur qu’on écorche sa petite peau, qu’il doive prendre des responsabilités désagréables pour sa tranquillité. Moi-même j’ai été amoureuse de cet homme. Du jour où j’ai compris (dans une circonstance particulièrement dramatique) que sa lâcheté était physiologique, je n'ai jamais plus pu l’aimer de la même façon. Je suis restée amoureuse de lui, mais sans élan, comme si j’étais depuis ce jour dans un cercueil, pour toujours. Nous pouvions nous parler, nous sourire, pleurer. Il pouvait me prendre, m’affirmer son amour, chacun de ses mots ou gestes ne m’atteignait que feutré, d’une résonance irréelle dans le carcan de mon cercueil. Il me nourrissait, me vêtait, mais quand il parlait de sa grande pitié pour les pauvres choses que nous sommes, je savais par expérience qu’il fuirait épouvanté lorsque je me dégagerais de ma prison de bois pour lui réclamer: « Alors, dormons ensemble. » Ou bien : « Prenez-moi dans vos bras pour me consoler de tout ceci. » Il vient me violer mais refuse de me réchauffer le coeur. Et pour assurer sa fuite, il n’omettait jamais de clouer en trois mots la planche du cercueil sur moi, disant « Je ne suis pas le Christ, je ne peux pas porter les malheurs de tout le monde. »

jeudi, janvier 14, 2010

envoi de McLy

Eric Rohmer

Les Nuits de la pleine lune ou Qui a deux femmes perd son âme, qui a deux maisons perd sa raison, proverbe de la province de Champagne (1984)



Seul le cinéaste français Éric Rohmer avait l'inconditionnelle admiration de Jacques Sternberg: Il n'y a jamais de bagnoles ni de courses poursuites dans les rues, dans ses films! disait-il

lundi, janvier 11, 2010

Site de Simone Arèse- Ecrire c'est vivre multiple



Assises, les deux plus célèbres chevelures blanches d’off-courts : la très belle Dorothée Blanck et la dynamique Laurence, dont on ne compte plus les apparitions dans les kinos, chaque année
(assis entre les deux femmes, Féri Rutmayer)


http://pagesperso-orange.fr

http://pagesperso-orange.fr/simarese/

Walter Lewino


Un auteur maudit 10 janvier, 2010
Posté par walterlewino dans : POESIE-LITTERATURE , trackback
Giscard soldant ses invendus

Commentaires»
1. tilly - 10 janvier, 2010
Excellent ;)
Je connais un écrivain (et peintre, et musicien de jazz) qui vient tout juste d’ouvrir un site web sur lequel il met en vente lui-même (sans les éditeurs, sans les libraires) les… invendus de ses livres parus entre 1985 et aujourd’hui.
Je trouve cette démarche là courageuse et digne d’être encouragée
http://walterlewino.unblog.fr/

vendredi, janvier 08, 2010

(69)*Le bureau d'un éditeur. Il doit m’offrir la liste de ses amis à visiter. Cependant les locaux sont vides ; à terre, une feuille avec des noms biffés, ce doit être mes contacts; il y a quand même un petit paquet de la part de l'éditeur: Un poudrier ancien, recouvert de duvet de cygne. Lorsque je me regarde dans la glace, mon reflet est adouci par cette duveteuse perruque rose qui m’encadre le visage.
Je saute dans un métro aérien, à deux étages, comme les bus londoniens. Mon niveau monte pendant que l’étage supérieur descend. Contrairement aux autres voyageurs, je ne trouve pas mon équilibre lors de ces brusques changements de niveau.
Assise devant une table ronde, j’attends des indications de jeu de scène. Comme c’est mon unique accessoire, je n’arrête pas de changer de place un abat-jour muni d’une ampoule orange.
Je dois m’approcher, face au mur. Une femme me demande si je suis toujours amoureuse de vous. Je ne peux lui répondre, instantanément les larmes me montent aux yeux. Pour couper court à cette émotion, je relève fièrement la tête, et je m’aperçois que je suis contre la glace murale. Tous les gens derrière peuvent voir mes yeux embués. Alors je fais un grand pas de côté et là, contre le mur, je ne retiens plus le flot de mon chagrin. On me demande si je veux vous voir. Je réponds que c’est inutile, « à cinq heures il a rendez-vous avec une fille ».

jeudi, janvier 07, 2010

Féri Rutmayer - Bord de mer- La Faux- Le Gitan- L'Amour


Bord de mer (11,5 x8,5


La Faux (8,5 x7)



Le Gitan (10x6)



l'Amour (10,5 x8,2)

mercredi, janvier 06, 2010

Walter Lewino http://walterlewino.unblog.fr

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Soyons sérieux ! 5 janvier, 2010
Posté par walterlewino dans : POESIE-LITTERATURE, CULTURE , 1 commentaire

L'humour, les gens adorent. Ils adorent à moins d'être investi d'un vague vernis de respectabilité.
Prenez les jurés du festival de Cannes. Ils n'ont jamais coiffé de leur palme d'or un film dit comique. Pas question. Ils préfère le dense, le réfléchi, le douloureux et parfois l'inbitable. Vous pouvez éplucher leur bilan depuis la création. Pas l'ombre d'un de ces cinéastes qui nous font bidonner, même s'il leur arrive de célébrer par la suite et comme à regret un roi du rire (cf Woody Allen et à quand de Funès?)
Juste retour de vague les cochons de payants (leur place) placent en tête de leur toile préférée huit films comiques, des Ch'tis à Taxi2.
Chez les littéraires même topo. Les Académiciens français donnent eux aussi dans le sérieux et le constipé. On a beau chercher parmi leurs immortels, à part Ionesco, pas le moindre soupçon de burlesque. Alphonse Allais, Courteline, Marcel Aimé, Topor, Sternberg, ils ne connaissent pas, il est vrai que dès le départ Molière avait dû aller se faire rhabiller.
Et les Goncourt? Kif kif bourriquot, il n'a jamais fait bon y oublier les grandes angoisses de l'époque.
On est con ou quoi? Même Shakespeare avait compris qu'il fallait que de temps à autres les gens se marrent et se vident les tripes.

Thetime Ontime.
http://walterlewino.unblog.fr

mardi, janvier 05, 2010

(68)*Me voici à la "Reinette". Elle a bien changé. La salle à manger s’est agrandie en une large baie face au soleil. Ils ont reculé le mur d’un mètre, on dirait du double. Il y a une vigne vierge qui a grimpé à l’extérieur et se prolonge sur le sol en parterre de futurs raisins. Dans un réflexe de conscience je me demande pourquoi rêver de tous ces personnages. Comme avant la mort, quand tout défile, paraît-il. Il y a foule chez Lucie, nous descendons une deuxième table pour mettre le couvert. Les enfants chahutent au milieu de la vaisselle. J’en prends un à partie. « Mon amour » dis-je. Voilà le grand mot lâché, celui que je n’ai jamais osé prononcer devant un homme aimé, j’en fais cadeau à un enfant.
Nous visitons l’autre aile de la maison. Tous ces travaux de perfectionnement commencent à m’inquiéter, j’ai peur que cela nuise au charme paysan de cette authentique ferme. C’est aménagé comme un appartement indépendant, avec une loggia. Les murs sont recouverts d’un papier mauve très sophistiqué et de mauvais goût. Nous montons au premier, un couple rougeaud de paysans se prélasse dans une étroite alcôve, c’est inusité et comique.

Treto Un film de Francis Ford Coppola avec Vincent Gallo

Treto de Francis Ford Coppola
Un film de Francis Ford Coppola avec Vincent Gallo Titre original : TETRO (Etats-Unis) Genre : Drame - Duree : 2H07 mn Distributeur : Memento Films Sortie ..

La Mairie de Paris soigne bien ses petits vieux, on peut choisir son programme au cinéma. La folie me hante comme une chose familière dont je n'aurais pas les bénéfices: la créativité, ni la prise en charge matérielle, ni le droit à la colère contre des proches si lointains qu'aucune tension n'est de mise lors de brèves rencontres. De l'eau coule sous les ponts, l'agressivité paraîtrait obsolète.

Un secret de famille, banal en soi, qui n'émeut que le héros, chacun en a sa dose de non-dit, l'enflure de sa blessure ne se résout à rien quand on prend le chèque du père, l'émoi du Qui je suis? s'envole tel un papillon impalpable, c'est miraculeux!

Panier-ronron

On m'a posé la question de ma dépendance, affective c'est sûr! Pour le reste il ne s'agit que de minutes, prête à lever le camp dès que se profile une désaffection de l'autre!

lundi, janvier 04, 2010

En haut de l'affiche

Je m'voyais déjà (album de Charles Aznavour)

Que faire d'autre que d'essayer de s'envoyer en l'air pour être en haut de l'affiche. Ces fêtes on nous a gâtés avec le cirque, il n'y avait (hormis les films de Chaplin, que cela de consistant) et la musique lancinante de Morricone dans Il était une fois à l'Ouest.
Les numéros sont de plus en plus fous, inimaginable de les exécuter, vraiment, je donnerais une légion d'honneur à Patrick Sabatier pour ses découvertes, grâce à ces envolées de trapèze en trapèze, nous n'avons pas quitté notre nid, et pu voir que la princesse et le prince Rainier étaient d'autant bon public qu'ils étaient les instigateurs de ce genre de spectacle à Monaco.

Quoi de neuf? Café Philo des Phares

Chaque fois que l'on me demande: Alors! Quoi de nouveau? j'ai le sentiment que mon interlocuteur ne veut rien raconter sur lui-même.
Aussi en tant que spectateur: "Qu'en penses tu?- Et toi?- Non, dis toi d'abord!" Il y a des gens qui soit ne se compromettent pas, soit n'en pensent jamais rien.


Madame la marquise, quelle nouvelle? (chanson célèbre)
Tout ange est terrible, c'est un messager porteur de nouvelles.
Mon Dieu! Protégez-moi de mes amis, mes ennemis je m'en charge! (...)
Il faut rendre la réalité insupportable.
Le neuf c'est ce qui n'a jamais servi, le nouveau ne doit rien au passé.
Le vieux: l'éculé.
Rien de nouveau sous le soleil!
Nouveau: ce qu'on découvre.
Google capte toutes nos pensées.
Les trois mages représentent les trois âges de la vie, ils apportent chacun un cadeau symbolique.
Je n'ai besoin de personne pour me sentir seul!
réplique de James Thiérrée dans Rien, voilà l'ordre

jeudi, décembre 31, 2009

Jacques Baratier

'L'Or du duc', de Jacques Baratier - 1956 - 90'
Vendredi 20 Février 2009 - 20h30 - SALLE JEAN EPSTEIN - 35mm Cinémathèque-Paris

Je me permets, après la troisième vision du film dans le cinéma Accatone, de remettre à jour mon petit écrit à propos de ce film.
en jeudi, décembre 16, 2004
Rien, Voilà l'Ordre" de Jacques Baratier.
"Rien, Voilà l'Ordre" de Jacques Baratier.
Chaque phrase du film j'aurais voulu pouvoir l'écrire sur le champ dans le noir de la salle. C'est le plus bel éloge sur la folie que Jacques Baratier a tourné. Une phase pourrait résumer celui-ci:"Derrière chaque malade, cherchez le poête!" Le cinéaste a beaucoup fréquenté la clinique de La Borde, créée par un cheptel de spys communistes dans les années soixante. La liberté y était de mise, à peine une camisole chimique, ça caracolait dans le parc, les peintres avaient leurs ateliers. Le théâtre, que Jean-Batiste Thiérré leur faisait jouer,(notamment: C'est la guerre monsieur Gruber de Jacques Sternberg) permettait au double de chaque personnalité de se révéler. J'ai retrouvé cette jubilation dans ce film d'un jeune poète fou de quatre-vingt-six ans. Je n'ai jamais douté que Baratier fût notre chantre national, un grand tribun, il l'avait prouvé lors des États Généraux du Cinéma à Suresnes, mais je ne pouvais imaginer qu'il eut encore une telle vitalité d'expression artistique. Je lui en voudrais toujours de ne pas m'avoir fait faire de la figuration parmi les patients de la clinique Rhien. Mais il a été parfaitement servi par ses amis et interprètes. Sa lucidité dans la vie courante, m'a toujours fait rire. Sa légèreté est l'élégance suprême. Alors qu'hier j'étais désespérée d'envisager pour un proche avenir une maison de retraite, je veux bien me réfugier dans la folie pour être admise dans un tel établissement. Cela serait le plus grand luxe de ma vie.

lundi, décembre 28, 2009

De deux choses l'une, l'autre, le soleil (Jacques Prévert)


(67)Horreur ! Le photographe qui me prend innocemment à hauteur, c’est pour la frime. Il existe des milliers de clichés pris dans le même temps par des appareils disposés sous le plancher, si bien que par les interstices, ils enregistrent jusqu’à l’âme (expression de Renaud). Je pleure, j’insulte, on ne veut pas détruire ces clichés.
A l’hôpital, j’ai mes règles un peu en dehors du cycle. Que s’est-il passé ? Je le demande au médecin :
« Je vous ai opérée hier soir.
- Mais de quoi ?
- Du ventre. » Il est jeune et me dit cela en souriant.
« J’avais une tumeur ?
- Oui ! Quelque chose comme ça.
- Une vraie tumeur ?
- Pas tout à fait, plutôt un berceau. »
J’en demeure coite. On nous a enlevé l’enfant que nous attendions. Ce jeune est persuadé de m’avoir rendu service. Je n’ose, devant son sourire si détendu, lui dire que peut-être c’eût été le bonheur pour moi. Mon fichier est égaré, il me demande des détails sur mes précédentes opérations pour me soigner en conséquence. Je lui dis de s’adresser au docteur S., que justement voilà. Lequel lui parlera de toutes les oreilles qu’il m’a faites. Je suis heureuse de revoir ce chirurgien bien qu’il me mette la main aux fesses, et que cela l’amuse comme s’il était encore en internat.
Pour faire diversion, un splendide mannequin danse pour une séquence filmée. Elle apparaît presque nue, avec juste un mitoufle, ce qui assourdit le ton de sa culotte rouge. Son corps est d’une perfection intégrale, à la fois plein et fin. Elle ne fait que tourner sur elle même, sans mouvement imaginatif, mais son long cou lui donne la grâce, si bien qu’elle incarne toute la danse. Son visage au nez légèrement aquilin a de l’humour.
Je demande ma note à la clinique. Tous ces bavardages avec les médecins sont considérés comme autant de consultations. Ils en comptent quatre, plus l’intervention, ce qui fait 162.000 anciens francs. Je n’ai sur moi qu’un vieux chèque antidaté de 72.000 francs.

mardi, décembre 22, 2009

Le rien

Comment définir le rien, je viens de raconter ce petit douanier Jannot Fargès dans la Montagne Noire qui était rejeté parce que simple d'esprit. Sa bonté illuminait sa figure, il rendait tous les services possibles, et donnait ce qu'il avait,(un diamant brut disait certains)la vie ne l'avait pas gâté: une femme myophate, leur fils en avait hérité, ils sont morts en leur temps, et Jannot se disait content de sa vie. Nous avons correspondu durant douze ans, mes cartes postales n'étaient jamais sous enveloppe afin que nul du village, le Mas Cabardès, n'ignora le respect et l'amitié que je lui portais.

Je viens de penser au film: Rien, voilà l'ordre
Drame (1h 36min)
Réalisé par Jacques Baratier
Avec Amira Casar , Laurent Terzieff , Claude Rich , Macha Méril , Jean-Claude Dreyfus

Dans la clinique psychiatrique du Rhien, un poète, surnommé "Aroulette", oublié là depuis trente ans à la suite d'une affaire judiciaire mal...

Le film est toujours projeté au cinéma Accatone

lundi, décembre 21, 2009

Les grands enfants s'amusent

Dans ces temps de froidure la télé nous gâte: Des Maigret comme s'il en pleuvait, des Charlie Chaplin pleins les sabots. Il avait dit à son meilleur ami qui lui reprochait d'avoir gardé ses cheveux frisés pour interpréter Hitler dans Le Dictateur: Excuses-moi, mais j'étais dans le showbiss avant lui!

4 de Couv, Blog d'un Baratineur de Livres «Il est temps de vivre la vie que tu t'es imaginée.» Henry James



http://4decouv.blogspot.com/

samedi, décembre 19, 2009

Michel Bouquet "Empreintes" France 5 Dominique Rabourdin


Quelle merveille cet acteur. Il dit avoir vécu une non vie pour laisser la place à des personnages.
Il cite Samuel Becket: La route est à tout le monde, c'est une honte, mais c'est ainsi!

A ses élèves du Conservatoire:Il est impossible d'apprendre à qui que se soit à jouer de la comédie
A propos de la vocation: il faut choisir celle qu'on a au fond du coeur;

Michel Bouquet avait entrevu fortuitement François Mitterrand et lui avait trouvé une telle paleur comme un masque de plâtre, Il a composé le personnage du Président en le travaillant comme pour un héros de Shakespeare.

Michel Bouquet cite ses cinq ou six films préférés:
1949-Patte blanche-Jean Grémillon
1968-La femme infidèle - Claude Chabrol
1970-Juste avant la nuit -" "
1990-Toto le héros - Jaco van Dormael
2001-Comment j'ai tué mon père - Anne Fontaine
2004 :Le Promeneur du Champ-de-Mars, de Robert Guédiguian -

(66)*Il y a un dîner chez un ministre; pour faire sérieux je m’habille avec vieux tailleur noir façon Cardin, et un bijou doré. Ma rigueur plaît.
Puis je suis dans un cinéma. A quelques rangs devant sont assis Rinaldo, Alma et leurs copains. Ils sont tous vêtus d’une chemise chamarrée de grosses fleurs bleues sur fond blanc. Un ramage identique se trouve sur le collant d’Alma qui dessine ses formes parfaites. Rinaldo se moque d’elle à la cantonade, si bien que, vexée, elle quitte la salle, et notre jeune premier me fait la cour.
Puis, directement sur scène devant un public nombreux, nous présentons à deux un numéro de voltige. Le thème du début est de me refuser au désir du mâle avec la malice d’une jeune fille. Je sens les expressions bonnes et amusantes. Ensuite, séduite donc fiancée, le jazz règne dans toute sa vivacité. Nous improvisons des pas tout comme les musiciens d’une jam-session. Enfin, tels des amants, nous virevoltons acrobatiquement et voluptueusement ensemble pour reprendre les pas de jazz en final. Les spectateurs tapent tous dans leurs mains sur les rythmes que je leur impose. Une petite fille, dans l’une des corbeilles de côté, à l’air si douée que je l’entraîne pour danser sur le plateau. Si elle n’est pas belle, elle a un charme fou et émouvant.
Une fois dans la rue, je veux lui apprendre des pas plus classiques, et surtout commencer à sauter les deux pieds joints pour l’esthétique. Mais ses petites jambes ne la portent que si elle est arquée dessus, les genoux largement écartés. Tendrement, je me retiens pour ne pas l’appeler « Chérie ! » ou « Mon amour ! » puisque ce n’est pas mon enfant ; je l’incite à se corriger.

Rencontre

Toujours cette chose étrange entre une rencontre, et de vieux rêves. Nous parlions des problèmes de fratries, pire chez les soeurs que les garçons: Ils peuvent se battre, régler leurs conflits par la castagne! dit un père.
J'ai raconté cette émission où l'on séparait deux siamoises collées par le même bassin, l'une est morte, l'autre a reprit le caractère de sa soeur qui était enjouée. J'avais allumé une bougie afin de supporter sans trop de dommage ce documentaire, et bu de l'eau de Lourdes que m'avait rapporté ma soeur Suzy.
Puis j'avais rêvé que je faisait pipi dans une baignoire jusqu'à la remplir, l'eau était bleue comme le voile de la vierge Marie, et au matin, je me me suis aperçue que j'avais fait dans mon lit.
Haidée Caillot à qui je racontais cet épisode; Tu étais tellement contente d'avoir un bassin pour toi toute seule, que tu t'es lâchée!

mardi, décembre 15, 2009

(65)*Je me présente à une audition de comédie. Après la première phrase qui sort "drôle", le reste du texte s’écroule.

La coïncidence

Je tombe sur ce vieux rêve alors que hier soir nous avons vu au Théâtre de l'Atelier, le film consacré à Charles Dullin.
Monique Hermant et Charles Charras, largement interwieuvés étaient drôles, cela a donné de la légèreté à cet hommage posthume. Je voyais sur les rangs devant moi, toute la nouvelle classe qui riaient beaucoup, et me demandais lesquels, parmi ces visages, seraient les prochaines stars de l'écran ou des planches, tout en regrettant de ne pas en reconnaître d'autres, de vieilles planches (à peine deux), de mes années d'école,
Et je me souviens évidemment que c'est Monique Hermant qui m'avait amené chez un otho-ryno pour me faire des oreilles neuves, et Charras à qui je passais un poème: Tu as la présence de l'absence!
Et Alain Cuny à qui un élève passait Britanicus et mal à l'aise demanda s'il pouvait s'asseoir sur un fauteuil, Cuny donc, lui répondit: Je n'ose vous proposer de vous allonger!

La grande pandémie du moyen âge

Un remarquable documentaire sur La peste noire, ce matin sur Arté, un médecin se soigne en crevant les bulbes pleins de pus, le temps d'écrire un livre sur cette calamité.

J'ai toujours remarqué que la méchanceté entretenait son homme, question d'électricité? Ou bien est-ce une question de bile, celle que l'on sort contre autrui, pas: se faire de la bile

Que ce soit pour un rhume, ou plus grave, mon docteur me dit toujours: Bon courage! Je lui suis gré de cet automatisme.

Outre que les reportages m'interessent, je suis assurée d'entendre quelques mots d'anglais ou d'allemand sur Arté, matin après matin, je finirais par comprendre une langue étrangère,

lundi, décembre 14, 2009

Ariane Mnouchkine- Arté

Il a été fondé en 1964, dirigé par Arianne Mnouchkine. ... l'aventure du Théâtre du Soleil sera diffusé sur ARTE le jeudi ...
Le rôle du théâtre c'est de re-enchanter l'histoire.
L'échauffement de l'imagination passe par le corps.
Le grand danger du théâtre occidental, c'est le réalisme.
Avec l'âge, j'ai moins de force de consolations.
Les comédiens mettent leur masque, pendant que le public ôte le sien.

samedi, décembre 12, 2009

Ethery Pagava La reine des neiges Espace-Paris-Plaine

Lorsque que nous faisions la barre, chez Nora Kiss, j'étais fascinée par une toute jeune fille qui faisait tout avec application, je trouvais le professeur de danse injuste avec elle, la technique était parfaite, et ne diminuait en rien une grâce de princesse. A quinze ans Ethery était déjà célèbre, il se racontait dans les studios de danse qu'un homme richissime se déplaçait, suivant le ballet du Marquis de Quevas, partout dans le monde, rien que pour voir cette danseuse prodige. Sur scène, rien ne transparaissait des difficultés techniques du classique, ne demeurait sur scène que la magie de l'interprétation et cette grâce infinie. Bref,j'étais tout aussi amoureuse qu'on peut l'être à quatorze ans.

Ethéry Pagava (née à Paris le 13 mars 1932) est une danseuse étoile et chorégraphe d'origine géorgienne.

Wikipédia:
Enfant prodige, formée par Lubov Egorova (étoile du Théâtre Mariinsky, interprète privilégiée de Marius Petipa), Ethéry Pagava débute sa carrière d’emblée comme soliste des Ballets des Champs-Élysées de Roland Petit, à l’âge de 12 ans, puis devient danseuse étoile à 15 ans, engagée par le célèbre Grand Ballet du Marquis de Cuevas. Elle y danse les grands rôles du répertoire et crée les chorégraphies de Serge Lifar, George Balanchine, Léonide Massine, Bronislava Nijinska, etc.

De son interprétation de la Somnambule de Balanchine, Irène Lidova, critique de danse, écrira : « J’ai vu plusieurs grandes ballerines interpréter ce rôle, mais aucune d’elles n’atteignit la magie que dégageait Pagava ».

Elle se produit ensuite en étoile invitée à la Scala de Milan, avec le Ballet du XXe siècle de Maurice Béjart, en ex-URSS, en Géorgie, au Het Nationale Ballet d’Amsterdam et crée L'Atlantide de Pierre Benoit, opéra d’Henri Tomasi qui lui confie le rôle d’Antinéa.

Devenue chorégraphe, elle crée Parole, commande du Het National Ballet et la Nuit avec les danseurs de l’Opéra national de Paris au Théâtre des Champs-Élysées.

Elle décide alors de fonder sa propre compagnie, les Ballets Ethéry Pagava, et crée de nouvelles chorégraphies à la Maison de Radio France, à l’Espace Cardin, au Théâtre national de Chaillot, au Carré Silvia-Monfort, au Centre Beaubourg Georges Pompidou. Le Musée d'art moderne de la Ville de Paris lui demande de créer Miró, ballet en hommage au peintre pour son 84e anniversaire.

Grâce à la qualité de son travail, elle représente la danse au sein de l’Éducation artistique, aux côtés du compositeur Xenakis, du peintre Mathieu et du cinéaste Reichenbach.

Toujours prête à innover, elle s’engage dans des voies expérimentales avec Théâtre, Musique, Danse dans la Ville (de la Mairie de Paris) parrainée par Jean-Louis Barrault, pour sensibiliser le plus large public à l’expression artistique, hors des lieux conventionnels, et présente sa Compagnie sur des scènes érigées dans les gares, sur les ponts (Les Fêtes du Pont-Neuf), dans les jardins de la capitale, attirant un public qui découvre, pour la première fois, la danse en direct.

Dans le même esprit, elle est l’une des premières à mener une action de sensibilisation à la danse : 300 000 enfants de tous les milieux sociaux ont assisté ainsi à des spectacles de haut niveau dont le contenu permet un prolongement pédagogique en classe. Le rayonnement d’Etery Pagavahé et de ses ballets dépasse les frontières nationales, elle est invitée régulièrement à participer à des festivals internationaux et à des spectacles de prestige.

La reine des neiges Espace Paris-Plaine
Pièce de Ethery Pagava , Jean-Sébastien Bach , Gustav Mahler
Montée par Ethery Pagava
Avec Emmanuelle Huybrechts , Anna Pinto , Jay Yé , Michail Avakov

http://www.facebook.com/home.php?#/group.php?gid=256181466284&ref=nf
(64)*Beaucoup de gens se sont invités chez Claire, sans rien lui apporter à manger. Alors elle fait une sorte de tambouille avec des restes et nous montre à quel point elle se fout que ce ne soit pas appétissant. Gonzagues lui fait les gros yeux.
Mon vélo rouge a disparu, pourtant hier soir on l’avait placé dans le hangar. C’est avec amour que je décris chaque détail de mon vélo à la police pour qu’elle puisse le retrouver.
J’en vois bien un à une devanture, il ne reste que la roue avant et le guidon. On m’a volée, je volerai. Je l’enfourche et descends la ville très acrobatiquement avec ce vélo.
Une amie a monté une sorte de Club Med en ville. J’en visite les chambres, trop de promiscuité. Un couple est dans la même pièce qu’une personne seule. Et d’autres pièces très étroites contiennent néanmoins quatre lits. Quant aux sanitaires, ils sont inexistants, seules des espèces de lavabos débitent un filet d’eau. Nous sommes plusieurs dans un grand lit. Jacques allongé près de moi, puis sur moi, puis dans moi. Malgré l’envie d’être fouillée, je redoute qu’il fasse d’autres mouvements. Gilles n’est pas loin de nous, il ne saurait ignorer l’origine des secousses. Il n’y a pas grand dommage, l’appendice de mon partenaire n’est pas très ferme en moi.

vendredi, décembre 11, 2009

JOAN JORDA

EXPOSITION JOAN JORDA
Librairie les Argonautes Décembre 2009

Joan Jordà peintures et dessins, 1989-2008
Né à Sant Feliu de Guixols en 1929, Joan
Jordà émigre en janvier 1939 avec des milliers de républicains
espagnols. Exil, dénuement total, camps d’internement, éclatement de
la cellule familiale… en 1945 il se fixe définitivement à Toulouse
avec sa famille. C’est à partir de 1947, qu’il s’engage dans la peinture.
Autodidacte, il complète sa formation auprès de peintres comme
Espinasse et du graveur Louvrier, à l’Ecole des Beaux-Arts, à
Toulouse.
Sa première exposition personnelle en 1976, marque le début d’un
long engagement dans une dénonciation de la violence et des
aberrations des pouvoirs totalitaires. Bombardements, Ménines,
Masques et visages, Personnages cloués, Corridas, Egorgeurs…sont
autant de séries qui jalonnent la vie de l’artiste où violence,
déchirements et souffrance sont omniprésents. En 2000, il entreprend
une nouvelle série, « Les Nageurs », qui montre une plus grande
sérénité, un apaisement.
« ….J’ai entassé des toiles pour essayer de parler de tout ce vécu.
Quelle forme de récit peut le traduire…..
En somme, je cherche à faire une peinture tragique mais qui ne soit
pas triste. Je voudrais que celui qui la regarde, s’y retrouve, même si
le mécanisme de ma pensée débouche toujours sur un sentiment
d’absurdité… » (Notes personnelles de Joan Jordà).


Cela me rappelle Les dimanches de Gurs, on allait y visiter un ami de mon père, des baraquements entourés de fils barbelés, l'homme m'avait offert un bouquet de pâquerettes, j'étais choquée de cette audace, je les ai jetées, puis je me suis demandé comment il avait fait pour passer sous le grillage, et puis l'on m'a dit que c'était un camp de prisonnier, pas un pré à vaches, j'ai eu honte depuis, je n'avais que quatre ans.

jeudi, décembre 10, 2009

A propos de signature

http://walterlewino.unblog.fr/Vive le roi

La dédicace est un exercice de style difficile en soi. Lorsque cela m'arrive, je mets n'importe quoi, sans réfléchir, le lecteur ne sera pas plus frustré que si l'on prend un air grave pour réfléchir et accoucher d'un petit Amicalement votre, ou quelque chose d'approximatif. Mais si le livre est une tranche douloureuse de votre vie, et qu'il faut le vendre, alors c'est l'humiliation, la honte qui vous envahit d'avoir à quémander ne fusse qu'un semblant d'attention en lisant la quatrième de couverture.

Sternberg, n'y allait pas d'un seul crayon, il avait des feutres rouge-bleu-noir quand il s'agissait de séduire une nana, cela rajoutait du piment à ses déclarations flamboyantes, elle collait ce billet au mur afin que nul n'en ignore...Du coup je jetais les miens à la poubelle, qu'une certaine suissesse alla récupérer, cela peut avoir de la valeur, la dédicace d'un grand écrivain! Ah! La Suisse!

mardi, décembre 08, 2009

L'amour solide est celui qui nait après la jouissance (Casanova)

Le Casanova de Fellini est un film italien de Federico Fellini sorti en 1976. Il est inspiré de Giacomo Casanova, d'après ses Mémoires. ...

Le propre du Café Philo des Phares c'est de lancer des citations, j'en profite car je n'ai jamais lu ces auteurs présumés. La définition d'une psychose c'est : De ne pas pouvoir jouer un rôle- Ne pas pouvoir jouer un autre rôle que le sien ( être toujours sincère).
Kant: Il m'est permis d'espérer.
Lévinas: L'essence du bonheur humain n'est pas la liberté, mais d'obéir à quelque chose qui nous dépasse.
Freud: Ce qui ne peut être atteint en volant, doit l'être en boitant.

Le Talmud: Dieu a fait le monde uniquement pour toi.
et tutti quanti:
Le mensonge est un moyen de défense- La mauvaise foi c'est nier sa responsabilité, ambivalence, stratégie.
Le désir est plus fort que la connaissance.
La mauvaise foi est un grain de sel dans sa propre machine.
L'amour, création du monde à deux= fidélité.
La mauvaise foi est pire que le mensonge.
Le jouisseur permanent est une personne de mauvaise foi.
Seuls les morts sont de mauvaise foi.
Moins la personne est croyante, plus elle fait du zèle= fanatisme.
On a du mal à tenir sa vérité.
Toute foi est une mauvaise foi.
L'homme sans foi est un homme mort.
Il ne faut jamais affronter l'autre frontalement.

Si vous ne l'aviez pas compris la question était Quelle différence entre le mensonge et la mauvaise foi?

L’ADIRP DE PARIS L'association des Déportés Internés Résistants Patriotes de Paris - Rencontre & Dédicaces

Émile Torner président de L’ADIRP DE PARIS
a le plaisir de vous inviter à une Rencontre & Dédicaces
Mercredi 9 décembre 2009 de 14h30 à 17h30 au siège de l’association 4, rue de Jouy 75004 Paris
en présence des auteurs



dimanche, décembre 06, 2009

(63)Votre sexe me lime profondément le ventre pendant toute la nuit. Je murmure « Tu me fais du bien ! » comme dans le film Hiroshima mon amour. Je ne parviens pas à l’orgasme.
Je suis au bras d’un officier dans un mess de sous-marin, je crois. Je suis ici si peu à ma place, comment réagir ? Un gradé allemand passe et nous salue. Il se penche cérémonieusement sur ma main comme pour la baiser, mais il me mord sauvagement le bras. J’éclate de rire pour désamorcer son mouvement de haine, comme s’il ne s’agissait que d’un gag.

samedi, décembre 05, 2009

Jacques Baratier Wikipédia



Jacques Baratier est un réalisateur français né le 8 mars 1918 à Montpellier et mort le 27 novembre 2009[1]. On lui doit d'avoir révélé Omar Sharif au cinéma[2]. Prix international du Festival de Cannes en 1958.

Filmographie [modifier]
Court-métrages [modifier]
1948 : Les Filles du soleil
1949 : Désordre
1951 : La Cité du midi
1952 : La Vie du vide
1953 : Le Métier de danseur
1954 : Histoire du Palais idéal ( Il s'agit du "Palais idéal" du facteur Cheval ).
1955 : Paris, la nuit co-réalisé avec Jean Valère
1964 : Èves futures
1966 : Voilà l'ordre avec Antoine, Arthur Adamov, Louis Arbessier
1969 : Les Indiens
1975 : Opération séduction
Long-métrages [modifier]
1958 : Goha avec Daniel Emilfork, Omar Sharif, Lauro Gazzolo
1962 : La Poupée avec Sacha Pitoeff, Daniel Emilfork, Jacques Dufilho
1963 : Dragées au poivre avec Guy Bedos, Jean-Paul Belmondo et Claude Brasseur
1965 : L'Or du duc (co-réalisé avec Bernard Toublanc-Michel) avec Pierre Brasseur, Claude Rich et Annie Cordy
1967 : Le Désordre à vingt ans
1969 : Cinéastes de notre temps (TV)
1973 : La Décharge, La Ville-bidon, avec Bernadette Lafont, Daniel Duval et Roland Dubillard
1974 : Vous intéressez-vous à la chose ? avec Nathalie Delon, Didier Haudepin et Roland Blanche
1984 : L'Araignée de satin avec Ingrid Caven, Catherine Jourdan et Daniel Mesguich
2003 : Rien, voilà l'ordre avec Amira Casar, James Thiérrée et Laurent Terzieff

Jean-Baptiste Thiérrée

Jean-Baptiste Thiérrée Expositions / Arts plastiques
05/12/2009 > 29/01/2010
Espace Jean Legendre / Scène conventionnée de Compiègne
Picardie / Oise - (60)
Compiègne
Clins d'œil et galerie de personnages fantasques. Il y a quelque chose de la poétique du Cirque Invisible dans cette création plastique étonnante de Jean-Baptiste Thiérrée. Comme pour ses spectacles avec Victoria Chaplin, fantaisie et onirisme...

vendredi, décembre 04, 2009



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(62)Corinne n’a pas trouvé le chèque en blanc que j’ai laissé pour ma mère. Ce sont peut-être ses locataires qui l’ont pris ; je l’avais laissé en évidence sur le bureau de Renaud avec un mot. Le mot a été remis mais pas le chèque, et les locataires sont repartis. C’était tentant, ce chèque en blanc, juste ma signature, tout a pu être retiré, que faire ?
Et puis des histoires de vaisselle, d’eau de bain pas chaude qui ne lave pas toutes les assiettes. Et une folie, une télévision couleur alors qu’il y a tant de personnes à nourrir. Des jeux stupides d’Indiens meurtriers avec des jeunes gens, et je vais, accompagnée, me reposer à la montagne.
Dans une clairière, il y a un congrès de vieux, assis en rond, à qui l’on offre la soupe.
Mon partenaire ne voit pas le calme et l’agrément alpestre dans ces conditions. Je lui dis de s’allonger sur l’herbe et de regarder vers le haut, là réside le charme. Effectivement, c’est très beau de voir les cimes se fondre dans une douce buée de chaleur. Plus en contrebas, tous les plans d’herbe, de culture sont colorés selon le terrain.
De l’un des bosquets une femme brune s’échappe en criant. Elle atteint la retraite de l’autre bosquet. Etait-elle poursuivie par un animal dangereux ? Non, trois hommes dégringolent en cascade d’un sentier de chèvres. J’aurais laissé chevilles et bras à cet exercice si gai.
Tout ce monde arrive à nos pieds, comme des amis. Pendant qu’ils bavardent, je me pends au cou de celui du milieu. Les yeux clos, je me laisse aller contre lui de toute ma fatigue. Au fur et à mesure de mon abandon, sa pression pour me retenir se fait plus douce et plus forte, si bien qu’il décide de me porter pour rentrer. Mes yeux toujours fermés par une fatigue incommensurable, nous rentrons ainsi, bouche à bouche, dans un baiser sans fin qui me brûle le ventre sans me sortir de ma léthargie. Je ne veux pas voir son visage afin de ne pas rompre le charme par une désillusion. Sa bouche est si bonne, et je n’ai pas l’impression qu’il se fatigue du poids de mon corps.

Anna Edition spéciale Fnac Inclus CD bonus


-* De Pierre Koralnik
* Avec Serge Gainsbourg Voir tout son univers, Anna Karina, Jean-Claude Brialy
* DVD Zone 2. Pal . Paru le 9 novembre 2009
* En Stock - Expédié sous 24h

Pour être livré le samedi 5 décembre, commandez avant 13h et choisissez la livraison express.
La bande originale – longtemps introuvable – de la mythique comédie musicale pop de Serge Gainsbourg Anna, assortie de quatre titres inédits, le DVD du film réalisé par Pierre Koralnik avec Jean-Claude Brialy et Anna Karina, ainsi que vingt tirages photo exclusifs !


Communiqué, 23 février 2009 : Jean Segura, journaliste, fait revivre les coulisses du tournage d' ANNA , comédie musicale culte, réalisée pour la télévision française en 1967 par Pierre Koralnik avec Anna Karina, Jean-Claude Brialy, Serge Gainsbourg et Marianne Faithfull. Alors jeune réalisateur qui s'était distingué sur les émissions télé rafraîchissantes Ni-Figue, Ni-Raisin ou Dim Dam Dom, Pierre Koralnik a su créer une ambiance débridée préfigurant l'esprit « pop » des années 68 ; écho à d'autres films néo-baroques de l'époque, Blow-Up d'Antonioni, Qui êtes-vous Polly Maggoo ? de William Klein ou The Knack de Richard Lester.
Plus de quarante ans après sa première diffusion, ce film réveille un plaisir enfoui, pour les uns comme un joli souvenir qu'on voudrait revivre en boucle, et pour les autres, plus jeunes, comme une évocation acidulée du meilleur des années 1960.


Anna Karina était l'une des plus douée de nos jeunes comédiennes, chantante et dansante avec beaucoup de fantaisie.
Lors du tournage de Une femme est une femme, elle avait collé sur la glace de sa loge un petit mot:Un an déjà, pour toujours donc! (Jean-Luc Godard)

mercredi, décembre 02, 2009

"L'enfer"Georges-Henri Clousot

L’ENFER - Henri-Georges Clouzot - Serge Bromberg, Ruxandra Medrea - Romy Schneider, Serge Reggiani, Bérénice Béjo, J. Gamblin
Romy Schneider a la grâce absolue, chacun de ses sourires, coup de hanche, ou clin d'oeil ont un charme d'enfer, l'on ne voit que des essais de séduction face au réaliteur, elle est bien la seule à avoir sorti son épingle du jeu face aux despotisme du cinéaste.

J'avais été convoquée au Gorges V, pour un rôle avais-je espéré, mais le maître ne m'a questionnée que sur l'éditeur Éric Losfeld. Clousot, par oui dire, avait su que je fréquentais Le Terrain vague,où était édité Toi ma nuit de Sternberg mais je ne savais rien de la cuisine entre la présumée auteur du livre érotique du moment Emmanuelle, son diplomate de mari, et Losfeld. Au bout d'une heure, j'étais complètement épuisée et déprimée, je me suis juré de ne plus revoir l'homme qui n'en avais rien à faire de moi.

Le dire de Chacun (Charles Dullin)

Charles Dullin, né le 8 mai 1885 à Yenne en Savoie et mort le 11 décembre 1949 à l'Hôpital Saint-Antoine de Paris était un metteur en scène, acteur de théâtre et de cinéma français.Le dire de Chacun réalisé par Georges Mourier, produit par les films de la lanterne et RTV, en association avec l'Ecole Charles Dullin, le Théâtre de l'Atelier et la municipalité de Yenne.

ECOLE CHARLES DULLIN Formation de l'acteur

L'école a été fondée en 1921, par le grand homme de théâtre que fût
Charles Dullin. La force de sa pensée permet, encore aujourd'hui, à un
collège d'artistes-enseignants de nourrir une pédagogie qui interroge
sans cesse la mystérieuse et alchimique pratique de l'acteur.

Dispensant un enseignement pluridisciplinaire, l'école se veut être pour
les élèves, certes le lieu d'apprentissage de techniques, mais aussi et
peut être surtout celui de l'expérimentation, animée par le goût de la
recherche et habitée par l'esprit du partage, où chacun se met au
service du projet collectif.

Confrontant des esthétiques théâtrales diverses, l'école charles dullin
a fait le choix de l'ouverture et de la pluralité. Sans discours
monolithique, sans parole didactique, fidèle ainsi à l'esprit de son
fondateur, elle n'a pour objectif premier que la formation d'artistes
libres, au service de leur art, soucieux de la rencontre avec le public.

Bernard Pigot

J'y ai traîné mes guêtres, c'était l'époque de la mini-jupe, les douées de la classes étaient en jean. Les acteurs du TNP se faisaient un devoir à tour de rôle de nous faire réciter l'alexandrin, je passais du Courteline...Monique Hermant qui avait compris que je n'entendais pas grand chose m'a fait opérer par le professeur André.. Nous dévalions les escaliers du théâtre de Chaillot, espérant un jour monter sur scène. Gérard Philippe qui cherchait une doublure pour une actrice, m'a fait traverser en diagonale tout le plateau, puis il m'a prise par le bras que j'avais trop laxe (défaut des danseuses): Qu'est-ce que vous voulez que je fasse avec ce bras là! Même par la coulisse, je n'avais aucune chance de rentrer dans la maison. De dépit, je n'ai pas cherché à voir les spectacles, on est bête à cet âge!

mardi, décembre 01, 2009

(62)*Vous me tenez toujours serrée. Il n’y a que l’arrivée de Kiki qui vous fasse vous soulever pour l’accueillir.