vendredi, mars 02, 2007

Vieux rêve

Je dois rendre son sexe à Topor. comment faire, nous sommes entourés de gens, dans un lieu public, d'autant que ce bout de boyau vidé de toute substance c'est plutôt minable. Je le cache dans ma main, cherchant de quoi l'envelopper, ne serait-ce que dans un pli de ma robe, pour le lui remettre de la main à la main. Quelle est la circonstance qui a présidé à l'affaire, je ne m'en souviens pas. Le plaisir a être normal puisque je n'ai aucun sentiment de frustration. C'est la première et probablement la dernière fois, depuis que nous nous connaissons. je réalise que je n'ai pas prendre de protection, alors je vais me laver le derrière pour limiter les dégats,Sida et autres. Puis, toujours attablés au bistrot, nous devisons. Il a deux enfants qui ont dormi dans ma chambre laquelle contient deux grands matelas doubles, et deux normaux. Topor cherche une solution d'hébergement pour quelques jours de vacances: Tes enfants peuvent très bien dormir dans cette salle, elle est grande, les lits sont séparés!. C'est comme dans un hangar, sans meubles, juste pour dormir. Nathan vient nous rejoindre, et tout naturellement, je m'adosse contre lui, la tête dans son cou, comme si cela allait de soi. Cela ne peut pas vexer Topor qui connaît nos douloureuses et anciennes amours. Le surprenant, c'est que Nathan ne se défend pas de ma lascive tendresse en public. Dans cet établissement perdu en campagne on a reconstitué l'atmosphère des bistrots parisiens par le simple fait de ces trois rencontres. J'ai toujours le sexe de Topor dans un pli de ma robe, chiffonné dans ma main.
Dans un sentier bordé par des plants grimpants de haricots verts: Mais ce sont mes haricots verts, c'est moi qui les ai plantés!. Je me mets à remplir ma jupe à défaut de sac. Il est temps de les cueillir car certains pourrissent déjà tellement ils sont énormes. Au passage je fauche une salade, des bananes, et des poires qui sont étalées sur une claie. Il y a aussi de belles noix par terre, pour les protéines, mais ce serait trop encombrant. J'ai déjà à manger pour plusieurs jours.

Le grenier: René Quison, Marina Vlady



Il y avait trente ans que je n'avais pas raclé à fond mes tiroirs,en cherchant une photo, j'y ai retrouvé beaucoup de courrier. Heureusement René Quinson m'a invitée à déjeuner et emmenée voir ce Lion d'or de Venise (2006) Golden door
J'ai donc une vieille photo de René Quinson recevant de la main de Marina Vlady La médaille de Chevalier des arts et lettres "-Je préfère embrasser Marina que Jak Lang! dit René.- Mais ce n'est pas du toc, c'est du vrai, de la part du Ministre de la culture!- Je vois que l'on a pas oublié le médecin de service! en saluant Schwartzenberg. Cela se passait au Fouquet's en juin 89. Aucun chargé de presse n'aurait pù rêver de salle plus prestigieuse. Ils étaient tous là,le tout Paris, pour saluer, avec reconnaissance, le simple et humble journaliste qui avait fait son métier avec gentillesse, et les grands fauves absents, Belmondo, Alain Delon et les autres, car ils tournaient en extérieur, n'avaient pas omis de donner leur écot pour ce repas au Fouquet's et alimenter la cave de René Quinson qui les suivait lors de tournages où de festivals. Point de préséance entre vedettes, ce soir là, c'était lui la star, et drôle... La salle était dans le noir lorsqu'il est arrivé, tout avait été préparé dans le plus grand secret par sa secrétaire et des chargées de presse, je craignais qu'il n'est une attaque du coeur, c'est là que l'on s'aperçoit que mis en lumière, beaucoup de gens peuvent avoir du talent. Nous étions tous très émus, Souchon avait créé une chanson pour l'occasion et nous avions le CD sur l'assiette. C'est la plus belle soirée parisienne à laquelle j'ai pù assister.

Golden door

Réalisé par Emanuele Crialese Avec Charlotte Gainsbourg, Vincenzo Amato, Aurora Quattrochi
Film français, italien. Genre : Drame Durée : 1h 58min. Année de production : 2006 Distribué par ID Memento Films
Magnifique chronique d'une famille italienne qui émmigre en Amérique.

jeudi, mars 01, 2007

Le spleen du voyage


C'est un charmant journaliste anversois dont je ne me souviens plus du nom qui avait fait la photo sur une banquette de train dans un bistrot d'Anvers.
Lorsque Sternberg ma reniée dans ses mémoires, un Chevalier Blanc,THTH,qui n'était autre que l'un des admirateurs de l'écrivain, m'a vengée en effaçant le visage du traitre. Je voudrais bien revoir sa bobine.

mardi, février 27, 2007

La libido

Ou se niche la libido? Durant mon concubinage avec G. Ce n'est pas par amour pour lui que vous êtes fidèle, c'est par manque de tempérement!disait-il.Lorsqu'il est mort, je rêvais que je me collais contre lui en vain, beaucoup de tendresse, mais nos bassins restaient froids.
Pour la première fois, je suis dans une baignoire qui se vide, un poisson coure comme fou, ses arêtes s'éclatent contre les parois de la baignoire comme des grappes de grains rouges gélatineux très substanciels, je les donne à manger à G. Ce qui glisse vers le bas, je l'éponge de l'index et l'avale. Puis à genoux dans la baignoire à sec, G. me prend lentement, je suis au bord de l'orgasme.Si je le regarde, je vais me noyer dans ses yeux clairs. Le véto s'est levé avec la disparition du rival.

lundi, février 26, 2007

trouville

Dans une expo où beaucoup d'artistes exposent je suis perplexe, comme dans un grand magasin: Faut-il préférer le coton, la laine ou la soie? Le buffet rallie tous les visiteurs. je suis arrivée en retard au café philo, à monsieur Carle pour qui j'ai beaucoup de respect: Je suis allée au vernissage boullotter des petits fours! Il croit que c'est une boutade.

samedi, février 24, 2007

boucle et reboucle

Un couple de vieux amis vient me chercher pour me montrer leur demeure en Normandie. J'ai crù que j'irais à Cabourg mais c'était à Villers. Curieux! Cette bourgade chère à Sternberg où je n'avais pas droit de cité, c'était après Trouville trop chère, sa villégiature à l'année. Son Solex le ramenait au CNTH des Roches Noires pour faire du bateau, d'abord un Zef que nous avions acheté à part égale, Louis Pauwells nous prêtait son garage pour le remiser, puis un Sunfish qui lui a été offert par un admirateur. Mes amis Nina et Gilbert m'ont invitée à déjeuner sur la plage où très probablement se promenait Madame.
Ma mère qui me réclamait le prêt pour le Zef lorsqu'elle me savait fâchée avec le capitaine: Mais depuis le temps qu'il me paie le train et les sandwitchs, le prix du batau est amorti!
Et le mien de Solex qu'il m'avait offert afin de descendre de mon Camping des Oiseaux et lui servir de phoquier après avoir avalé un croissant qu'il me ramenait de chez Choinel. Il touillait son café avec l'index qu'il pointait ensuite vers le ciel. Dépêchez-vous, le vent tourne! Le dit Solex a rouillé gentiment en bord de mer, alors que Sternberg pourfendait de plus jeunes donzelles.

mercredi, février 21, 2007

Jean-Luc Delarue FR2 Plaisirs virtuels ou dangers réels

Eron est mon avatar, mon autre moi sublimé, je l'ai créé pour le fun, je suis son Dieu puisque je peux le tuer à tout moment!
Il est sûr que l'on devient mégalo sur la toile, 7 millions de blogs en France, cela en fait des bobos qui ne passent pas devant le psy qui dit: Pendant ce temps là le problème continue à creuser son sillon!
Il faut soigner sa dépression , son comportement obsessionnel! En Lozère j'ai envie de faire mon fromage! rajoute Eron.
Sur 6 milliards d'individus, 1 milliard sont interconnectés dans le monde, c'est ce que me disait un copain THTH: C'est la grande partouze!
Je fais partie des plus de 60 ans, sauf que je n'ai pas d'ordinateur, je dois traverser la rue à des heures de bureau, et sans assez de temps de connection pour m'enfoncer dans des abimes de recherches de toutes sortes, est-ce correct? THTH en m'ouvrant un blog a voulu m'offrir une indépendance de parole face aux webmestres dont lui, qui créent des sites sur lesquels je n'ai pas de contrôle et pour me consoler de ne pas trouver d'éditeur. C'est à ça que je marche depuis trois ans.

lundi, février 19, 2007

Les tordus du nombril

Quand quelqu'un me propose la botte et s'en tamponne le cul du Sida, il s'imagine, parce que je suis âgée, que je vais tomber de plaisir. Eh! Toi la vieille! Tu dois savoir faire des choses! Plus jeune, j'avais été coincée dans le hall de mon immeuble par des lycéens de douze ans.

"Mon fils à moi"Un père aime ses enfants mais ne peut les défendre d'une femme dont il est toujours amoureux. Elle tangotte avec son jeune fils, espérant une fusion totale, puis le bat comme plâtre. Ce père démissionnaire, je ne me souvenais plus qu'il avait joué Le Colonel fascinant (Laurent Herbier 2006) tellement cet acteur, Olivier Gourmet, est imprégné de ses personnages.

Du Panthéon, j'ai traversé le Luxembourg , piqué une tête au Sélect, nobody,et à la FNAC je me suis affalée sur un pouf rouge pour feuilleter un livre au hasard (tiens donc!)Au bout de quarante pages je clignais des yeux, j'avais faim, j'ai résisté jusqu'à la 60ième, j'avais du temps devant moi, je voulais finir mais la somnolence a gagné du terrain, le "Tuez-moi!" de Lionel Marek décliné en tortueuses circonvolutions.Je suis allée rue de Bucci manger une soupe chinoise.

Je vois des comédiennes autour de moi rajeunir à coups de ciseaux. Ce nervosisme du jeunisme rend fébrile.

Lorsque que Jane Goodall a imité l'appel des grands singes pour le JT FR2 j'ai eu la chair de poule, elle était vieille, belle et bandante.

"Je me fous du passé!" (Piaf)Trouville la Neuve. Plus d'affliction résiduelle, aucun fantôme nostalgique ne me tirera en arrière, je mate les lingeries pour relooker mes dessous.

vendredi, février 16, 2007

Une histoire vraie (David Lynch 1999) Arte

Un vieil homme entreprend un long périple afin de retrouver son frère malade et de se réconcilier avec lui. Son moyen de transport, une tondeuse à gason.
Tout du long de ce voyage initiatique, j'ai pensé à ma soeur qui m'avait écrit peut avant de disparaitre: Nous ne nous aimons pas! Ou nous nous aimons trop! En tout cas, nous nous aimons mal! Comment quantifier l'amour quand s'y mèle la frustration, la jalousie, l'aversion. Les deux personnages du film sont en bout de course, ils lâchent prise.

jeudi, février 15, 2007

Niels Arestrup

J'ai rêvé que je remplaçais une danseuse, mes chaussons roses n'avaient pas de rubans, je mettais une vieille paire de chaussettes qui risquait de se voir sur scène,serais-je encore capable de monter sur les pointes, puis je ne trouvais plus la troupe, ils étaient partis pour la représentation sans moi, impossible de voir un responsable pour statuer sur mon sort, sans contrat j'étais remplacée d'office et ne savais pas si je pouvais demeurer encore trois jours dans le luxueux hôtel jusqu'au dimanche, jour du départ. Dans les chambres dortoirs il y avait une femme merveilleusement blonde qui dormait, c'était le sosie jeune de Claire? Celle-ci me dit de m'adresser au troquet où certainement des artistes se sustentaient, il y avait trois hommes dans un recoin serrés autour d'une petite table, dont Niels Arestrup: Il ne se ressemblait pas, ni la voix, ni le visage, il avait dù vieillir comme moi: Je suis une amie de Sternberg, nous sommes venus vous voir jouer à Bruxelles, à Paris vous avez tourné avec l'auteur un petit film pour le Centre Pompidou, vous êtes même venu diner chez moi! Sternberg disait que vous étiez le nouveau Marlon Brando qu'il adorait!
Je me suis demandé pourquoi je rêvais de lui, j'ai eu la réponse sur FR2 au JT de 13h. Il était l'invité surprise pour présenter la nouvelle pièce qu'il joue: Eva. Il a cité Prévert: J'ai reconnu mon bonheur au bruit qu'il a fait en partant!

Chez Delarue: Elles sont chez le photographe et ne bougent plus! l'une d'entre elles, parlant des femmes qui ne font rien pour ranimer le désir de leur homme.

lundi, février 12, 2007

Le trapèze



A l'époque, Pierre Bergam montait des numéros pour le Gala de l'Union des Artistes dans sa salle rue Montorgueil. Aux quelques comédiennes qui n'avaient plus 18 ans: Allez! Les mémées volantes! Toujours ce language très imagé du cirque. Rentre ton sac à merde! afin que l'on contracte les abdominaux. Lorsqu'il trouvait une fille gracieuse: Elle est moelleuse! c'est dire que les tendinites ont eu raison de mon désir de m'envoyer en l'air.

Philo-Bistrot

Question: Doit-on simplifier la profondeur pour cacher le pire? Un intervenant cite une réplique de film: On ne parle pas quand on cause!
Vive le bistrot! Au bistrot, il y a un environnement qui peut distraire. Mais voir boire une ménagère à domicile, c'est ennuyeux. Pour quelques minutes de charme, des heures de radotage. Dieu sait qu'elles sont douées certaines femmes, de vrais chefs d'entreprise, mais à la maison elles n'ont que des toutous: les vrais, leurs maris, et moi qui ne dit rien. C'est peut'être parce que je ne dis rien que des hommes m'offrent encore ma boisson.
Tant que les autres ont le verbe pour vous abbaisser, ils ne vous en veulent pas. Le jour où vous les épinglez dans vos écrits, c'est le divorce.

dimanche, février 11, 2007

L'importance d'être Constant
Théâtre Antoine,

Deux jeunes hommes de la meilleure société tombent amoureux de deux jeunes filles ravissantes obsédées par l'idée d'épouser nécessairement un mari qui se prénommerait Constant... Or il se trouve que leurs amoureux ne s'appellent pas Constant!

Mais qui sait, finalement, et qui sont-ils ?

Après " Un mari idéal ", un nouveau chef -d'oeuvre d'humour, de fantaisie, un hymne au bonheur et à la douceur de vivre...Une comédie irrésistible.

Auteur : OSCAR WILDE
Artistes : Lorant DEUTSCH, Frédéric DIEFENTHAl, Macha MERIL, Gwendoline HAMON, Marie-julie BAUP, Claire MAGNIN, Patrick DELAGE, Yves GASC
Metteur en scène : Pierre LAVILLE

Claire Deluca en m'invitant, m'avait fait la surprise de rencontrer Michelle Laporte qui a fait deux beaux films sur Marguerite Duras Lieux et L'après-midi de monsieur... Et nous sommes allées dans la loge de Macha Méril que je n'avais pas vue depuis des lustres. Elle a toujours cette vivacité et son charme de jeunesse.

mercredi, février 07, 2007

Scorpion - Un film de Julien Seri avec Clovis Cornillac, Francis Renaud

Fiche du film Scorpion: Angelo ne vit que pour la boxe Thaï. Ecarté injustement des championnat, il tue accidentellement le challenger dans un combat de rue ...

Cela fait du bien de voir un homme se battre comme un lion avec des gants de fer et le coeur sur la main.. A part que les combats sont d'une sauvagerie insoutenable. Clovis Cornillac a bien du charme
Françis Renaud qui avait une gueule d'ange dans le court-métrage de Frédéric Tachou François vous aime excelle dans les rôles de petite frappe, de voyous. Et dans L'affaire Willemin (2006) un rôle tout en interiorité.

L'excition Soirée thématique Arté

Jusqu'à hier soir je croyais que l'excition était une coutume africaine pour que les femmes ne prennent pas de plaisir lorsqu'elles étaient vendues comme esclaves. Notre pauvre petit clitoris, sans lui pas de salut! Mais c'est bien plus barbare, on enlève tout et l'on maillotte les jambes des gamines pour que ça se referme au point que les urines et le sang passent mal. Et la nuit de noce, l'homme doit forcer le passage, au couteau s'il le faut.
L'un deux qui a deux femmes, l'une excisée, l'autre pas: La première, elle ne m'acceuille pas volontiers! L'autre est coquette, elle me fait du charme, elle me caresse! Vous m'en direz tant.

dimanche, février 04, 2007

La femme coquelicot FR3

Si seulement cela pouvait être vrai: la vie commence à 70 ans et des poussières! dit Françoise Fabian dans La femme au coquelicot. Je ne sais pourquoi, j'ai mal dormi, j'ai trouvé le film pesant, peut'être est-ce de la jalousie.

vendredi, février 02, 2007

Solveig Dommartin

Décès de la comédienne Solveig Dommartin

Le 11 janvier, l’actrice Solveig Dommartin, est décédée à Paris d'une crise cardiaque. Elle n'était âgée que de 48 ans.

La comédienne, née à Paris le 29 juillet 1958, a partagé de longues années avec le réalisateur Allemand Wim Wenders. Solveig Dommartin a joué à trois reprises sous la direction de son compagnon ; tout d’abord dans le chef d’œuvre Les Ailes Du Desir (1987), où elle jouait la trapéziste Marion, puis dans Jusqu'Au Bout Du Monde (1991) et dans Si Loin Si Proche (1993).

On a également pu la voir à l’affiche de deux films de Claire Denis : J'Ai Pas Sommeil (1994) et S'En Fout La Mort (1990), au titre tristement prémonitoire. Solveig Dommartin est notamment passée à la réalisation avec un court-métrage, Il Suffirait D'Un Pont, réalisé en 1998.

A propos de l'Abbé Pierre j'avais reçu un commentaire signé Solveig.
Anonyme said...

an angel is dead...Solveig.

7:21 PM

Je ne savais pas qu'elle était disparue, je me suis demandé s'il s'agissait de Solveig Dommartin rencontrée fortuitement il y a une dizaine d'années lors d'une projection privée dans les Halles. Je lui avais prêté un manuscrit, elle l'avait lu dans la nuit., à huit heure du matin une voix troublante à la Marlène Dietrich: Je vous réveille pour vous dire que vous aimez la vie! Rendormez-vous!
Je ne sais si elle connaissait l'Abbé Pierre, si celui-ci lui a prit la main tel l'ange qui vient visiter la trapéziste dans le film de Wim Wenders Les Ailes Du Desir (1987),

mercredi, janvier 31, 2007


Littérature, Collages, Poésie...
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lundi, janvier 29, 2007

Vivement Dimanche Prochain Micheline Presles

Je venais de la voir au Théâtre du Rond Point, bien coiffée, bien maquillée, avec une belle voix elle fredonne très discrètement entre deux pages de lecture. Et qu'est ce que j'entends chez Michel Drucker? La plus belle histoire de ma vie, c'est avec le cinéma! N'a-t'elle pas été épouse et mère?

Paris, nid d'amour.

Paris, mon seul nid d'amour! A chaque rue où je lève mon nez une chambre de bonne, un hôtel de passe, un appartement bourgeois, ces lieux fugitifs ont chacun leur histoire que le temps n'a pas édulcorée. Ma caravane était aux abords des rives de la Seine, le flirt n'y a pas rosi mes joues, les archers sont directs, c'était trop rapide pour moi.

L'homme est un mille-pattes au niveau de la suceptibilité

samedi, janvier 27, 2007

Le Procès Kafka-Orson Wells

C'est vraiment l'horreur de l'arbitraire et de l'absurde.

Championnat de patinage artistique à Varsovie

Une avalanche de: Mon cher Nelson! Mon cher Philippe ! Ma chère Annick! Seule celle-ci ne s'est pas laissée contaminer. Je ne savais pas si c'était du premier degré ou du dixième. Pendant que les juges comptaient les points des candidats, on aurait dù comptabiliser tous ces Mon cher! C'est ce qu'il y avait de plus transcendant dans les commentaires des chers Nelson et Philippe.

jeudi, janvier 25, 2007

La pêche à la ligne

L'abbé Pierre a appliqué un précepte zen: Si tu vois quelqu'un qui a faim, ne lui donne pas à manger, donne lui un baton, un bout de ficelle et apprends lui à pêcher!

J'ai toujours pensé mourir avant mes amis, leur pulsion de vie étant plus forte. Ils ont eu femmes, enfants et fait une oeuvre. Qu'est-ce qui fait la balance? Je suis encore sur le palier de qui, de quoi?
Les vieux se fâchent, secs en parole, l'estomac est aigre. Les jeunes tendrots se protègent derrière la toile. Une copine a dit de son compagnon: C'est un homme d'harmonie, pas un homme de conflit! J'ai remarqué dans des assemblées mixtes que la solitude atteint autant les hommes que les femmes, lesquelles sont demandeuses. Les hommes se défendent devant ces désirs trop explicites. Ils n'arrivent pas à accorder leurs violons, d'autant qu'en prenant la parole les femmes leur coupent le sifflet.
"Qu'est-ce que le courage? - La rage au coeur!" ai-je entendu au café philo.

mardi, janvier 23, 2007

Veillée funèbre Mots-Croisés Yves Calvi

C'était assez gai cette veillée funèbre dans Chassés-Croisés hier au soir, chacun y allait de sa petite anecdote, de ses souvenirs avec l'abbé Pierre. Cela me rappelait celles de la campagne où l'on demandait à des enfants de garder le mort pendant que les parents vaquaient à leurs besognes, j'y buvais les fonds de verre, nous recevions un bol de chataignes ou un épis de mais grillé.
Le froid est tombé d'un coup sec, histoire que les SDF se rappellent à nous.
J'ai préféré le film en noir et blanc Chiffonniers d'Emmaüs, Les (1955) de Robert Darène avec Gagy Morlay que FR3 nous avait donné l'après-midi à 15h. Le populisme y bat son plein, pas de ravissante fée telle Claudia Cardinale pour aider aux déménagements.

Lorsque l'un des invités à raconté que l'abbé avait eu un amour platonique pour un jeune garçon de quinze ans Qui chantait très bien! j'ai tout de suite pensé à Mort à Venise Le scénario est tiré d'un court roman de Thomas Mann, La Mort à Venise, paru en 1913.Je n'avais pas aimé le film, l'adaptation tronquée. Dans le livre, il s'agit d'un vieillard impuissant qui tombe amoureux de la beauté et de la jeunesse, sachant qu'il ne peut plus consommer. C'est beaucoup plus tragiqe que le drame bourgeois, d'un homme qui par peur des conventions n'ose se laisser aller à ses pulsions homosexuelles. Il faut croire que l'impuissance est un sujet tabou, car lors de la projection à Cannes de Huit et demi film en noir et blanc de Federico Fellini, réalisé en 1963, sur l'impossibilité d'un metteur en scène ( Marcello Mastroianni) à trouver un scénario, la salle avait sifflé...Lorsque que j'ai dit que c'était un film génial, un journaliste de mes amis: Tu te crois sortie de la cuisse de Jubiter pour aller à l'encontre de l'opinion public?

lundi, janvier 22, 2007

L'Abbé Pierre

Le moins que l'on puisse dire c'est que l'Abbé Pierre était un homme, un vrai de vrai!

dimanche, janvier 21, 2007

L'Usine Théâtre du Rond Point

L’usine » est une pièce de l’auteur suédois Magnus Dahlström . Jacques Osinski metteur en scène exigeant qui a déjà monté Strindberg, Hamsun, Dagerman nous entraîne dans les entrailles d’une usine sidérurgique hantée par le crime. C’est du 16 janvier au 25 février à 21 h, Salle Jean-Tardieu.

La peur du métal en fusion crée une spirale de folie. Un ange exterminateur serait présent, il s'agirait d'un ouvrier qui brûlé reste handicapé et aiderait les autres à échapper à la fournaise mentale en les aidant à mourir. C'est très dur et très beau. Chaque personnage bien dessiné crache son mal-être et ses fantasmes à la gueule de ses camarades d'atelier lors des pauses cafés.
En allant danser au Creusot j'ai eu l'image de l'enfer en visitant les "Hauts fourneaux" Un homme gonflé telle une outre: Je dois boire des litres d'eau pour résister à la chaleur! Il avait l'air d'un bon géant, gardien de la forge.

samedi, janvier 20, 2007

Les Justes au Panthéon

On ne peut s'empêcher de pleurer devant les photos de ces inconnus qui ont pris le risque de sauver des gens, comme si chacun d'entre nous leur était redevable de la vie.
Quiconque sauve une vie, sauve l'humanité entière! (Le Talmud )

Orgie Théâtre du vieux Colombier

Pasolini sans Pasolini. L'articulation et le phrasé des comédiens sont si parfaits qu'aucun souffle de folie ne nous parcourt, ni érotisme sado-maso. Aucune déchirure, le texte ronronne, ils ont beau se foutrent à poil, on ne croit pas aux; Je t'attacherais les mains! Je te foutrais des coups de poings, des coups de pieds! Je te violerais peut'être! Seul, au changement de décor dans le noir, le chant sauvage de femmes italiennes, strident, dissonant, criard, nous donna la mesure de ce que pouvait être le fantasme d'un intellectuel tel que Pasolini.

mardi, janvier 16, 2007

" La traque des nazis" (la route des rats) FR2

Je me serais bien distraite avec un film d'horreur, de fiction, mais comment échapper au devoir de mémoire. Serge Klarsfeld: Nous n'avons pù poursuivre cette traque que parce que nous étions heureux!
Il faut être relativement équilibré pour rentrer dans cette horreur sans y laisser des plumes. C'est bien parce que je ne le suis pas que je ne m'occupe pas d'associations, de malades dans les hopitaux. Il faut entendre les SDF qui ne veulent pas se laisser dépecer par leurs congénaires dans les lieux d'acceuil, où lorsqu'ils font la route.

La rage

Impossible de me décoler du dentiste, il me charcute annuellement. Ce matin je lui ai chanté:" Qui me délivrera, de tes mains... Qui me délivreras enfin de toi!

Quand est-ce qu'on sait qu'on est guerri?- Quand on commence à s'ennuyer de ne rien faire!

lundi, janvier 15, 2007

La prise en charge

http://coinducinephage.canalblog.com/archives/2007/01/13/3677771.html

Que ça fait du bien d'être prise en charge de temps en temps, c'est comme si on avait un homme à la maison! En l'occurence, c'est dans son blog que je navigue.

Fin de deuil

L'étreinte douloureuse qui vous axphysie l'âme et le corps s'estompe peu à peu et au bout de quelques semaines je me sens à nouveau fraiche; tout reste ordinaire...Mais la chape de tristesse se dilue, vos amis n'ont plus la sensation que vous n'écoutez que dans une ambiance assourdie, mangez par politesse, et riez en surface.
Ce qui m'a sûrement aidée c'est d'avoir eu à faire des devoirs de vacances: Commenter toute ma filmographie. N'ayant pas d'ordinateur fixe, c'est d'un style elliptique, pas le temps de gamberger, et c'est peut-être mieux, tout à crù... http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=201444&pid=3677771>

jeudi, janvier 11, 2007

La commande

C'est plus amusant d'écrire sur commande, et cela règle les problèmes d'identité: Lira...Lira pas...

Théâtre du Rond-Point Jusqu'à ce que la mort nous sépare


Un jeune homme revient pour la crémation de sa grand-mère. A force de mentir, il s'enlise dans la toile d'araignée de sa mère et d'une amie d'enfance qui l'attend toujours. Dans le mode tragi-comique, c'est affreux, encore une vie perdue.Jusqu'à ce que la mort nous sépare
de Rémi De Vos

lundi, janvier 08, 2007

Heureusement, Arté Woody Allen

L'on me disait fêlée, depuis ma chute c'est maintenant vrai, de micros fractures dans l'oreille interne me donne un léger sentiment de griserie.
Il y a des films que je loupe, on en parle, on en parle, et d'un seul coup, ils quittent l'affiche. Arté notre sauveur nous les donne en mille, au lit! En fait de lit c'est parce que Woody Allen a recommencé deux fois son film Guerre Amour et Paix(?) changeant de lieux de tournage et d'acteurs, que G...a pù me loger avec son surplus de cachet d'opérateur. Il ne supportait pas que je vive dans une caravanne. Je suis toujours dans ce petit grenier, ses héritiers m'en laisse gentiment la jouissance. Il m'avait dit: Avec vos cinq étages sans ascenceur, on ne montera pas souvent vous voir! je ne savais pas si c'était un voeu.

samedi, janvier 06, 2007

Sans famille J-D Verhaeghe France 2

Un bon mélo vaut mieux que pas, les bons et mauvais sentiments se côtoyent au carré, c'est simple. J'ai regardé celui-ci jusqu'au bout au point de laisser passer l'heure de la piscine, aucune fausse note puisqu'il s'agit de musiciens ambulants.

vendredi, janvier 05, 2007

Bienvenue au Club Med

Journal d'une d�riveuse: Bienvenue au Club Vivement Dimanche Prochain
Question corporelle, l'obligation d'être bien dans sa peau avait du bien, on ne pouvait de plaindre du moindre bobo.

jeudi, janvier 04, 2007

Il faut s'aimer!

Entre français, on peut se marier et divorcer six mois plus tard, mais si vous épousez une étrangère, vous devez tenir ensemble quatre ans pour ratifier la nationnalité.
Un homme bien en jambe, un voileux, mon neveu, doit s'expatrier dans le pays de sa douce, elle y a un boulot. Lui ne pouvait l'emporter sur n'importe quelle vague, sa femme n'était que touriste.
Ils ont fermé définitivement derrière eux l'appartement de ma soeur, j'avais le sentiment qu'elle partait une deuxième fois, la première c'est quand les croque-morts sont venus après la canicule.
Est-ce le mal d'amour? J'ai un abcès dentaire.
La soirée a été parfaite dans un passage de la rue Oberkempf, des lofts de rêve dans d'anciens entrepots. Ah Paris!!! Avec de l'argent et du gout et de la pioche! Il y en a des qui sont doués. j'ai toujours été fascinée par les artisans, ceux qui travaillent de leur mains, je viens de m'en souvenir en parlant avec mon jeune voisin du dessous: J'ai été amoureuse de votre père qui bricolait!

mardi, janvier 02, 2007

Bienvenue au Club Vivement Dimanche Prochain

Cantaloup , c'est parce qu'il est un homme de cheval qu'il a cette rigueur, aucune vulgarité, jamais plus bas que la ceinture. Il a rendu hommage à quatre chefs de village du Club, je n'en connais que deux, Arlette Gilles qui fut l'une des grandes régisseuses du Club, nombre de danseuses sont parties avec dans leurs bagages les chorégraphies d'Arlette, ce qui leur a permis de faire carrière. Quant à Mirdieu, mon chef préféré qui chante si bien Boby Lapointe et dès le petit déjeuner distrayait ses adhérents avec des numéros de carte, nous étions tous dévoués à lui emboiter le pas ce qui était impossible, ex-moniteur de ski il se faufilait entre nous, quand on le croyait devant, il était déjà derrière. Outre son charme, sa plus grande qualité est celle d'être un honnête homme. Quant à la genèse du Club, c'est Gérard Blitz qui a créée le premier village de vacances ans un lieu paradisiaque pour requinquer les déportés réchappés des camps de concentration.

samedi, décembre 30, 2006

Crazy Horse

Le Crazy Horse n'a pas bougé d'un cil quand on voit les faux cils des danseuses toujours fines et charmantes. Leur naiveté est bien protégée, pas de relation avec le personnel masculin ou le client. Qu'elles soient à Las-Vegas, Singapour ou Paris elles vivent dans un bocal flasché de lumières. L'esthétisme y a son compte, mais l'érotisme? Les mêmes mouvements de croupe fragmentés par le laser, un corps aseptisé par la perfection, des perruques à l'identique, on dirait une seule image sur papier glacé. J'y avais vu Rita Renoir qui était une rebelle, donc une reine. Elle venait se faire la voix au cours Charles Dullin pour laisser exprimer son tempéramment de tragédienne. Elle avait gardé sa voix de casserolle mais fait face glorieusement à Michel Simon dans Les Branches de Sassafras Reste les attractions, ce que Mireille Dumas a peu montré, ce n'était pas le sujet.

Que celui qui n'a jamais péché me lance la première pierre!

Exécuter un homme, fut-il le pire, crée toujours une émotion et pas des meilleures. Tout ce qui est animal en nous et qui veut survivre, et notre cerveau reptilien toujours enfoui quelque part qui nous permet avec sang froid de regarder un homme humilié puis pendu en public.

jeudi, décembre 28, 2006

Les fêtes

Ghislain me disait: La passion c'est comme avoir une grosse fièvre, il faut attendre qu'elle passe! J'en dirais autant pour les fêtes...

lundi, décembre 25, 2006

Les intellos

Il a fallut que je rencontre des intellos pour apprendre ce qu'était la lâcheté! forts de leurs mots, ils vous font taire, vous méprisant, nous n'existons qu'en tant que public. La cruauté va de pair avec ce vice de forme, que peut-on exiger de quelqu'un qui pense?
Je n'ose imaginer le quotidien d'un Fabrice Luchini qui parle d'Eros. Il nous a fait un feu d'artifice au Musée Grévin, fagocitant tous les auteurs à sa sauce démente personnelle.
Et Mireille Mathieu qui force les rrr... telle une débutante pour un semblant d'émotion.
Cela me fait penser aux danseuses dont la prouesse des 32 pirouettes fouettées fait se lever la salle
Un maître de ballet: Tu es trop tendre, tu ne seras jamais une étoile!
Un comédien: Je garde mes émotions au frigo pour m'en servir lors d'un rôle!
Un écrivain parlant d'une ex-égérie: Ce qui m'a fasciné chez elle, c'était sa capacité à souffrir!
Aux artistes il leur faut un ancrage petit bourgeois, sinon où et quand travailler, l'entourage se plie.
Les créateurs qui prennent des femmes comme couverture pour exalter leur féminité, surtout pas de malades, pas de faibles autour d'eux, ils n'en ont que faire. Un éditeur ne visite pas son auteur si celui-ci est en bout de course, ne fusse qu'au cimetière.
Il n'y a pas que la lâcheté qui se porte bien soutenue par l'alcool, les tranquillisants et les compliments. Vers de terre qui sont étoiles par intermitances, et nous rampons par soif d'amour devant ces gens qui sont toute séduction quand il y a besoin. Une lâcheté enfantine, charmeuse qui avec l'âge devient répugnante. Le discours ne prend plus, seule la fragilité émeut encore. Sauf les marchands de biens qui comptent leur sous. N'existant plus que sur le Net je fais une disparition virtuelle, on verra bien des quelques lecteurs sangsues sans véritable personnalité ni couilles, lesquelles s'inquièteront de ce manque à pomper. Pas de raison d'être plus là qu'ailleurs, sur la toile c'est planétaire, à Paris c'est cosmopolite, en province c'est terre à terre. Il faut voyager quitte à tourner en rond, l'illusion d'un pas devant l'autre.
A Noël nait l'enfant Jésus, il aura son Juda, nous sommes tous le Juda de l'autre, notre lâcheté viscérale en fait foi! Qui sont les héros? Il leur faut mourir tôt pour qu'on y croit! J'ai laissé ma moelle aux infidèles qui me visitent encore la nuit, les cauchemards sont récurrents, foin de tendresse, que de la trahison. Mes copines ont encore des exigences heureuses, époux qu'elles abreuvent de leur culture de bas-bleu, ils en sont béats, que demande le peuple, la galette des rois! Le ventre plein on s'esclaffe, il faut entendre applaudir le public du boulevard, plus c'est bas, moins ça fait de bide! Et pourtant, l'intello est meilleur amant que l'ouvrier, il a le temps de fantasmer, mais il ne vous prendra pas le bras pour traverser la rue, son narcissisme ne se nourrit que d'un public ambiant.

Bruxelles

J'ai toujours aimé cette ville. Avant que l'OTAN n'y arrive les loyers n'étaient pas chers; des étudiants désargentés pouvaient louer une maison à plusieurs. La salle de bain était à mi-étage, côté cour un petit jardin, et au sous-sol on acceuillait les invités de passage. Un coup de peinture et quelques astuces en faisait des lofts très conviviaux.Dans un exil de six mois, j'ai séjourné rue du Pépin,la taulière heureuse de se justifier d'une clientèle autre que celle des passes . Elle nous mettait en devanture, deux trois chambres réservées pour les élèves de l'INSAS. (école de cinéma) Plus tard j'ai pris un deux pièces rue Sans Souci. Il n'y avait qu'un évier mais j'aimais le papier peint de roses, comme dans la campagne de mon enfance. Cela m'en coùtait 100fr en 68. La vaisselle, la baignoire en zinc qui me brùlait la peau et qu'il fallait vider à l'aide d'une casserolle, je les ai trouvés au Petits Riens Avec mes 4h de pose dans une Académie,je pouvais encore régaler mes invités André et Denise Delvaux, d'un poulet une fois la semaine.
C'est un vrai plaisir d'aller chez les gens, telle cette nièce de JS ce week-end. L'esthétique y a sa part, le quartier des Sablons à un charme,pour peu que vos hôtes aient du goùt, on comprend qu'ils boudent Paris et les lieux de vie impersonnels qu'on leur montre à voir.

dimanche, décembre 24, 2006

Hercule Poirot

Au musée Grévin, derrière Michel Drucker, se trouve Orson Wells en cire. Pendant de longues minutes, je n'étais pas persuadée que ce ne fut Jean-Claude Drouot. Puis j'ai regardé Hercule Poirot tout en regrettant Peter Ustinov mon metteur en scène de Lady L. En même temps, je faisais des abdos afin de déculpabiliser se rester allongée sur mon lit. Forte de cette gymnastique, j'ai porté sur mon dos un sac poubelle avec des vêtements que je voulais donner depuis longtemps au Secours Populaire, ils étaient fermés, nous étions 5h de l'après midi. En faisant le tour du quartier, j'ai constaté que rien ne trainait, juste au coin du square deux hommes debouts. Ils ne parlent pas français, mais ils ont compris qu'il s'agissait de vêtements de femme: I have a familly! dit le plus jeune. Il était temps, chez Picard, j'étais la dernière cliente pour mon poisson vapeur.

vendredi, décembre 22, 2006

Capitaine Fracasse Jean Marais, Gérard Barray, Philippe Noiret

Un vieux cape et d'épée c'est jouissif un après-midi d'hiver, de voir la santé de ces bretteurs et comédiens qui n'ont pas peur d'en faire trop. Je bois à leur santé dans quelque taverne où ils se trouvent...

jeudi, décembre 21, 2006

Il est doux d'être anonyme dans les grandes villes

Toujours aux périodes de fêtes, je flippe: "Qu'est-ce que tu fais? -Je reste dans mon lit!" Avant, je fais la tournée des médecins, et puisqu'ils ne m'hospitalisent pas, je jeûne histoire de parfaire ma santé. On a la manie de vous souhaiter Bon Noêl! Joyeuses Pâques! Que le Nouvel An t'apporte tout ce que tu désire! Et plus communément: Bon week-end! A chaque fois c'est le doigt sur la plaie, tous les jours sont bons à prendre sauf ceux-là. En semaine on vaque à ceci, à cela, mais les voeux exigent que vous vous amusiez.Hier soir sur Arté un film de Charles Matton Rembrandt lequel n'avait pour toute consolation des viccissitudes de sa vie de père, que le travail.
A Bruxelles j'ai trainé durant 24h dans les ruelles en colimaçon autour de la Grand Place. Je n'y avais plus aucun repère, que des échoppes proposant de la bouffe. Le garçon de la taverne a fait la gueule parce que je ne prenais qu'une soupe. J'écoutais les accents mêlés des flamands et des wallons, c'était gai! Avec ce sentiment d'exil d'une douceur nostalgique se mêle celui d'être entièrement libre, personne de rencontre à qui rendre des comptes. Vous pouvez vivre à Paris depuis votre enfance, et bagnauder dans des quartiers comme un touriste, nez en l'air sur les bâtiments, cassecroutant du surplus de petit-déjeuner pris en douce au buffet de l'hôtel.Cet anonymat là, on ne l'a pas en province, chacun saurait que je dine, dort, et baise seule.

mercredi, décembre 20, 2006

Les chaussons

Je dois danser dans un ballet, je n'en connais pas la chorégraphie, il me faudra improviser. J'enfile un collant chair en commençant par la jambe droite, puis le chausson qui est rose ainsi que ses rubans. J'essaie de pointer le pied, mais mes orteils sortent de l'empègne trop évasée, ce ne sont pas les rubans attachés à la cheville qui peuvent les retenir, il me faudra du scotch. Puis je mets une poudre blanche le long de ma jambe gauche afin que par transparence, son mouvement soit plus éthéré. Le chausson est noir, il n'y a pas la paire, je dois trouver des rubans noirs, et imaginer avec cette jambe une chorégraphie plus sombre, telle Giselle. Cela peut être curieux d'avoir deux partitions différentes à danser en même temps. Le temps presse, les habilleuses s'affairent, et je m'aperçois que ma culotte blanche dépasse sous le collant, je n'ai plus le loisir de trouver un string, avec un ciseau j'échancre mon slip de façon à allonger la cuisse.

mardi, décembre 19, 2006

Des anges, il y en a partout.

Il suffit de ne pas paniquer dans le creux d'une vie: Un sourire, un chat noir invisible qui cogne son front contre vous afin que vous le caressiez, Une copine qui vous fait des raviolis maison, un magicien qui vous invite à sa représentation, une jeune fille qui vous cède sa place dans l'autobus, un SDF qui vous souhaite Bon week-end! alors que vous ne lui tendez pas la pièce, un paysan qui vous prépare une chambre d'hôte sans jamais oser vous inviter. Les anges sont éphémères comme des libellules, leur temps n'est pas le nôtre, parfois c'est entre deux bulles de champagne qu'ils se manifestent, ils sont sans loi ni foi, certains déchus mais flamboyants d'une poésie de bazar, d'autres d'une légion de Satan qui voudrait séduire pour l'été. Tout le long de mon existence j'en ai rencontré dans les pires cas des croisements dramatiques de l'histoire, tel ce pasteur avec sa famille qui a hébergé une quinzaine de personnes tout le long de la guerre. Il me suffit de sortir dans la rue, de respirer, et un petit miracle se produit. Je lève le pied bien entendu pour emboîter ces lucioles dans leur démarche ailée. Il ne s'agit pas d'être à la traîne: Peut-être oui, peut-être pas! C'est comme enfourcher un vélo pour pédaler le long des quais de la Seine imaginant le vent du large, monter sur un cheval et le laisser aller à l'écurie, s'envoler dans un charter vers le soleil quitte à travailler au pair au Club Med, où faire du stop vers un camping où seules des pâquerettes vous attendent autour de la caravane. La désespérance est un état larvaire, à chaque seconde un inconnu peut vous offrir une rose, au cimetière il y a des feuilles mordorées qui jonchent les pavés qui montent à la crémation. Je me suis toujours refusé à masquer la tristesse par des antidépresseurs, de crainte qu'ils ne me coupent les ailes dans les occasions où les anges passeraient fortuitement, à mon insu, et que je sois incapable de profiter de cette grâce légère, séraphique, qui ne dure qu'un instant.

lundi, décembre 18, 2006

Cinémathèque Française

(à Nadja)
un film intimement documentaire de Christian Blanchet
2006 – 59 minutes
produit par les films de la contrebande
avec l’aide sélective au court métrage du CNC
In
Michel Bompoil, Célia Catalifo, Grégory Quidel,
Juliette Baron, Mathilde Levesque, Rachel André,
Aurélie Babled, Mélodie Orru, Chloé Stefani, Vanessa Kryceve,
Isabelle Torres, Euridice El-Etr, Sol Espèche, Clotilde Pierre
Stéphanie Brunet, Ana Isoux, Caco Verhees, Garance de Galzain,
Delphine Dubos, Fabrice Cavallini, Farid Slaimi, Smail Karim,
Stefano Vismara, Giuseppe Porgo,
Thierry Maisonnave, Ernesto Giolitti
Les figurants qui s’ignorent en tant que tels
Off
Caroline Arrouas, Gaëlle Bourgeois, Emilie Régnier, Alexandra Naoum,
Florence Massonneau, Marion Saussol, Marie Hébert
André Labarthe, Frédérique Michaudet, Raphaël Sohier, Alessandro Solbiati

Après avoir été le 16 février 2005 témoin de la mort brutale d’une jeune femme victime d'un incendie, l’auteur, à la recherche d’un sujet, décide de faire passer un casting à des comédiennes. Sans doute savait-il ce qu'il cherchait, peut-être voulait-il ne pas le voir, préférant attendre le moment opportun pour se l’avouer…
Malgré la tragédie, l’auteur veut « continuer » et pour cela il choisit de s’extraire de la réalité. Il s’expose autrement, met en images ses obsessions, découvrant alors, peut-être, son vrai rapport au monde. Il aura ainsi revisité cette belle définition selon laquelle les films de fiction seraient d’abord des documentaires sur leurs auteurs.

Jeudi 4 janvier 2007 à 20 h 30 à la Cinémathèque Française
51 rue de Bercy 75012 Paris Métro Bercy

Christian Blanchet

COMEDIE MUSICALE
un film de Christian Blanchet
1992 – 14 minutes
produit par Clara Films
avec l’aide sélective au court métrage du CNC
In
Anne Gisel Glass, Michel Bompoil,
Pierre Gérard, Pascal Derwel
Les « actuellement figurants de cinéma »
Off
Jeanne Lapoirie, Thierry Maisonnave Antoine Bonfanti,
Sophie Deseuzes, Olivier Do-Hu,
Fanny Mandonnet, Pierre Dieulafait, Frédérique Michaudet, Arnaud Dommerc, Léna Force, Philippe Bedrossian, Eric Atlan

Pierre entend le surnom d’une jolie jeune femme, « Clarinette », et aussitôt il tombe amoureux d’elle. Comment pourrait-il en être autrement quand on se passionne pour le Concerto pour clarinette KV622 en la majeur de Wolfgang Amadeus Mozart ?

Jeudi 4 janvier 2007 à 20 h 30 à la Cinémathèque Française
51 rue de Bercy 75012 Paris Métro Bercy

vendredi, décembre 15, 2006

Jean-Baptiste Thiérrée a dit:

Je ne vois pas le dessin de ma vie, mais je sais qu'une grande partie de nos spectacles vient de ma rencontre et de mon travail avec Félix Guattari-à la Clinique de la Borde. Nous nous sommes mariés là, Victoria et moi. Mais avant, en 1968, sortant à Reims d'un congrés de magie, je suis tombé sur le Grand Cirque de France d'Alexis Gruss senior ( l'oncle d'Alexis Gruss du cirque à l'ancienne)...J'ai alors rêvé avec lui d'un cirque différent- novateur en tous points...fantasmagorique, renouvelé dans la musique, les costumes, l'esprit...Ainsi est né en 1971, au Festival d'Avignon, grâce à Georges Goubert et Jean Vilar, le Cirque Bonjour, ses fauves, sa cavalerie, son orchestre,ses trente ou quarante artistes pour créer le Cirque imaginaire avec nos enfants James et Aurélia. Pus le Cirque Imaginaire est devenu le Cirque Invisible...

jeudi, décembre 14, 2006

Le grand voyage ( 3 en 1 )

Je sors à peine de la gare du Nord encore toute émue de ce voyage à la fois dans le temps, c'est Jean-Batiste qui lors d'une répétition au Centre Américain sur le terre plein, m'avait présentée pour mon malheur à son auteur lui disant Voici ta prochaine maitresse! Jacques Baratier présent m'avait prévenue: C'est une planche pourrie, si tu la prends, tu vas savonner! J'ai savonné. Anouk Fergeac avait pris une photo des deux Jacques de profil, moi au milieu. Impossible de reconnaitre lequel est l'autre. Depuis JB n'arrête pas de se repentir en riant de mes mésaventures.
Jean-Baptiste Thiérré est l'un des premiers (sinon le premier) a avoir monté pour le théâtre des pièces de Jacques Sternberg. Ce jour là, il répétait pour Liège l'une d'elle qui a dù quitter l'affiche, le co-auteur ayant été oublié sur le programme. Furieux, ce dessinateur (Oelype), je crois, a définitivement interdit l'oeuvre .
Plus tard, JB-T. a fait travailler les patients de la Clinique de la Borde sur le texte de C'est la guerre monsieur Gruber (Sternberg) J'ai vu les deux représentations données au Petit Lucernaire à Montparnasse. Voir ces malades qui avait choisi de jouer les rôles contraires à leur pathologie, c'était surprenant et troublant, La Comédie Française plus institutionnelle n'a pas fait mieux.
Le deuxième voyage est dans l'espace, Jean-Baptiste et son épouse sont descendus à Bruxelles dans le même hôtel ou Sternberg faisait ses escapades amoureuses.
Le troisième voyage c'est d'entrer dans l'univers fantasmagorique de Victoria Chaplin,princesse du cirque (dynastie oblige) et celui de Jean-Baptiste Thiérrée, Machiavel du rire. Avec le Thalys, j'avais le sentiment d'être transportée comme dans un fauteuil de carrosse pour assister à la représentation donnée au Wolubilis à Bruxelles.

mercredi, décembre 13, 2006

Cirque invisible


Le cirque invisible Victoria Chaplin - Jean-Baptiste Thiérrée

C'est plus pur que pur, de l'or en barre. J'avais toujours rêvé de faire du cirque, j'aurais pù danser avec des éléphants: Les caravanes sont petites, la proximité est grande! J'avais quinze ans, maman n'a pas voulu.
C'est donc à tire d'aile que j'accours hors de France, dans le vent du Nord de Bruxelles au Théâtre Wolubilis voir le spectacle de Victoria Chaplin et Jean-Baptiste Thiérrée. Etant au premier rang, j'avais le public dans le dos qui a réagi à la première seconde, il était preneur de chaque gag, et Jean-Baptiste est un gagman perpétuel, magicien avec une chevelure de faune au visage faussement candide, malicieux comme un diable. Victoria, sans aucun artifice,fait ses changements à vue, on a le sentiment d'assiter à l'éclosion d'une plante, l'accouchement d'un animal puis d'un autre, c'est très beau et troublant, un peu d'angoisse durant ces mues, et sur le fil ou telle une somnanbule elle déambule. Leur univers est totalement surréaliste, les belges adorent ça, et moi aussi!

dimanche, décembre 10, 2006

Les maux des mots

Emilie, petite fille handicapée, offre un cadeau à l'animateur téléthon, c'est un gilet qu'elle a tricoté. L'animateur l'essaie, remercie la gosse, et lui dit. Je vais avoir quelque chose à mettre pour descendre mes poubelles!

Par contre un entraineur de jeunes filles au volley en équipe de France : Les pires blessures c'est avec les mots, ça ne cicatrise jamais,ça s'infecte! Il faut dire la vérité mais faire attention aux mots!

vendredi, décembre 08, 2006

Barbe-Bleu

Stern n'aimait que les frigidaires suédois. De visu, j'en ai connu 8.
La première DB dont je promenais le bébé au square pendant qu'elle discutait avec lui au Flore: "J'ai besoin d'argent pour les biberons! - Mais ce n'est pas mon enfant! -Oh! A quelques semaines près!" Lorsqu'une serveuse demandait qui était le père de cette jolie petite fille, tous les garçons attablés se levaient comme un seul homme. Et lorsque la mère voulait être plus incisive: Comment? Vous ne connaissez pas le roi du travelling avant?
Sur un tournage, une très sexy fille: Laissez-moi encore une semaine pour voir si j'en aurais toujours envie! Je me suis expatriée en Suisse, il ne m'a pas accompagnée à la gare.
Une suissesse en face de chez moi qui a fait les poubelles pour récupérer toutes les lettres que j'y avais jetées.
Celle qu'il appelait La Montagne Tellement omniprésente qu'elle passait et repassait devant moi par la grande porte voulant être vue avec son petit homme qui n'en menait pas large.
La toulousaine, une ravissante blonde frisée, un petit chat dans les bras,lui avec son baise-en ville, ils rentraient de Bruxelles alors que j'avais quitté mon travail au Club Med. Je vais me trancher la gorge! m'avait-il téléphoné. Je pensais le retrouver dans un caniveau. La prochaine fois, j'espère que ce sera vrai! Que vous vous trancherez vraiment la gorge!
L'autrichienne pour laquelle il cherchait un banquier afin de la voir aisément à Paris.
Une très menue chargée de presse d'une maison d'édition.
Et la petite dernière anorexique de peur de prendre du sein: Elle est si gentille, elle m'a permis de passer le cap de l'âge d'homme à la vieillesse, en douceur!

Père et Mère

Ces deux là ne se sont rencontrés que durant huit jours, de toute leur vie, j'en ai fait un drame. L'Attente du père A gauche de Fidel Castro sur l'image,le père de Dorothée Blanck, ambassadeur.

jeudi, décembre 07, 2006

Magasine de la santé au quotidien

Aujourd'hui j'ai appris que le cerveau gauche était le centre du language, peut'être que la tumeur dont j'ai rêvée était le reflet de cette difficulté qu'il avait à parler.
Profitant de l'évènement dramatique j'ai dit à une copine: Je ne supporte pas de te voir boire! Je suis trop fatiguée en ce moment! J'espèrais lui faire un électrochoc et qu'elle me dise: Je ne boirais pas lorsque tu viendras à la maison, je contrôle!" elle ne m'a plus appellée. Sa fille pleure: Maman ne m'aime pas puisqu'elle n'arrête pas!

mercredi, décembre 06, 2006

Jacques Sternberg chez Lipp

Avec J. Sternberg et Haydée Caillot chez Lipp en 1987
Chez lui c'était Nathy! Moi je l'appellais Stern! Eric Losfeld Etoile de la montagne! Cette nuit j'ai rêvé que nous étions, Stern et moi, avec Haidée Caillot qui voulait que nous prenions un café dans un endroit sélect. Je ne savais pas si elle nous invitait , ou bien voulait que nous l'invitions. Elle plaisantait à son habitude. Une grosse tumeur sortait du cerveau gauche de Sternberg il avait l'air fatigué, ce qui ne l'empêchait pas de rire.Autant poursuivre cette rencontre.

mardi, décembre 05, 2006

Qui a tué Raspoutine? Robert Hossein

Robert Hossein a encore les moyens de ses désirs au Stade de France pour Ben-Hur.J'ai été sa Tsarine, une seconde en 67,j'ai crù être coupée au montage, c'est Jérôme Reybaud qui a retrouvé le document.

lundi, décembre 04, 2006

Françoise Hardy- Laurent Ruquier- On n'est pas encore couché!

Françoise Hardy l'a bien dit: Il ne faut pas travailler avec des intellectuels, ils parlent trop bien! Ils racontent leurs histoires dix fois mieux qu'ils ne les filment!

Le don de parole est un talent en soi qui ne dédouanne pas du bien vivre, beaucoup de disciples restent sur le carreau.
Quelques humoristes, par terreur métaphysique, ont laissé leur femme se jeter dans la Seine, incapables de les consoler, restant au sec devant un wisky sans glace.
Avec Claire Deluca, suite au décès de Philippe Noiret, nous avons évoqué nos années de cours au TNP. La voix de Philippe Noiret était si sexy que j'ai fait un rêve érotique avec lui.
Jean-Pierre Darras: Soyez bon ou mauvais, mais n'ouvrez pas votre robinet d'au tiède!
Georges Leroy: Il faut beaucoup de santé pour jouer de la tragédie! Et être trois fois plus sincère pour jouer du comique!
A un élève qui lui demandait de pouvoir s'assoir afin d'être plus à l'aise lors de la scène de séduction quand Néron épiait Bérénice dans le couloir : ...Vous vous troublez, Madame! style="font-style:italic;"> Alain Cuny notre Soulier de Satin (Claudel) rétorqua: Je n'ose vous proposer de vous allonger!Charles Charras qui se préocupait de la poésie me disait Vous avez la présence de l'absence!
Jean-Claude Drouot si discret qu'il était un auditeur très observateur n'a jamais passé de scènes mais connait tous les noms de ses camarades.
Jean Vilar au visage d'ascète faisait peur, à peine une douzaine d'élèves se permettaient de monter sur le plateau.
Monique Hermant, maternelle, me faisait soigner les oreilles.
Georges Wilson, quand j'ai dit Merde! parce que je n'arrivais pas à sortir :Rome, unique objet de tous mes désirs! d'un ton méprisant. C'est le mot de la fin!

vendredi, décembre 01, 2006

Les urgences

Mon crâne a ricoché contre les tranches des marches, du vertige m'en est resté. Le tournoiement de mon grenier au lever est psychédélique, aux urgences: Vous êtes encore solide, mais vous risquez de vous casser quelque chose!
Mes liquides tambourinent contre les thympans. Chez l'ORL l'on me fait valser brutalement dans un aller-retour, ma vue s'éclaicit.C'est une vieille histoire que j'ai avec cet hôpital! Nous évoquons les années soixante, mes fréquentations assidues, les médecins en place et depuis disparus. J'attendais longtemps mais outre les soins, j'étais nourrie en salle de garde. J'étais la cousine à la mode de Bretagne du docteurX, je connaissais toutes ses amantes et il soignait mes hommes à domicile. Un jour où nouus recherchions un ami opéré des hémoroides, Boby Lapointe: Si je comprends bien on t'a fait l'euthanasie! Gaston le trombone qui souffrait des fesses voulait quitter la voiture. Alors! On t'a fait l'euthanasie! (anesthésie) insistait Boby Lapointe.

Colloque Relire Antoine de Saint Exupéry

Sous la direction d'Alain Vircondelet le matin jeudi 30 novembre ( je n'y étais pas), Un autre regard sur l'homme
L'après midi Un autre regard sur l'oeuvre. Claire Deluca, comédienne, a lu des lettres de Saint Exupéry à sa mère:
Ce qui m'a appris l'immensité, ce n'est pas la voie lactée, ni l'aviation, ni la mer, mais le second lit de votre chambre. C'était une chance merveilleuse d'être malade. On avait envie de l'être chacun à son tour. C'était un océan sans limite auquel la grippe donnait droit.

On a retrouvé sa gourmette, mais il n'y a aucun impact de balle sur la carlingue de l'avion, on pense qu'il y a dù avoir un déficit d'oxygène et qu'à 10.000m d'altitude il suffit d'une minute ou deux pour tomber en syncope et que l'avion se serait enfoncé droit dans la mer.

Conclusion du Colloque par Alain Vircondelet:
Nous voici parvenus au terme de cette journée consacrée à Saint Exupéry. Nous tenons a remercier tous les intervenants qui ont éclairé bien des aspects de cette figure somme toute beaucoup plus mobile, ondoyante et inquiète que la postérité a bien voulu le faire croire. Les lecteurs ne s'y sont cependant jamais trompés ayant dans la figure emblématique de Saint Exupéry un reflet de leurs propres angoisses, un frère en humanité. Les atermoiements politiques de l'écrivain qui ont brouillé son image, comme on dit aujourd'hui, l'ont desservi au point souvent d'occulter la violence nocturne de son oeuvre et la modernité qu'elle revêtait. Saint Exupéry et un visionnaire qui a envisagé toutes les évolutions de son siècle et redouté la barbarie d'un "no future". Cela, peu l'on reconnu et ont préféré cantonner l'écrivain dans la réverbération d'une époque dont il n'aurait pas vu ni compris les ambiguïtés et les fractures. On en a fait sinon un admirateur du moins bienveillant de la nostalgie réactionnaire, il n'aurait pas saisi l'avenir du monde, en ne saisissant pas la main de De Gaulle, aurait finalament préféré le confort des villages et des églises, tout un album d'images aux couleurs fanées mais rassurantes, un monde arc bouté sur ss valeurs d'ordre,de famille et de patrie qui n'était plus en phase avec le reste des nations.
Seule sa mort héroique et son engagement ultime l'auront sauvé du déhonneur. Sans eux il aurait rejoint les écrivains entachés du soupçon, Maurois, St John Perse, Giraudoux, Giono. Les écrivains vainqueurs de la guerre et qui pourtant ne l'ont guère faite, Sartre, Camus, Malraux, aragon, Maritain, et tant d'autres, se sont chargés de sa réputation à leur retour en France: Ils l'ont éloigné de l'université, ont voulu ensevelir une oeuvre qui cependant brillait d'un éclat particulier. C'était sans compter sans les lecteurs de l'écrivain qui n'ont jamais démenti de son succès. Aujourd'hui, Saint Exupéry est l'objet d'un paradoxe assez surprenant: il est un des écrivains les plus lus du monde et en France la vente assurée annuelle de Gallimard et cependant le moins reconnu par ses pairs. Ni les livres scolaires ni l'université, comme on l'a déjà dit, ni les histoiriens ne reconnaissent Saint Exupéry. Et pourtant, nous l'avons vu aussi, cette oeuvre et cet homme sont d'une modernité étonnante. Saint Exupéry n'est pas un écrivain angélique ou sulpicien, ce n'est pas un naîf ni un bien pensant. Les interventions de nos intervenants ont bien montré la portée nocturne de cette vie et de cette oeuvre. L'ombre portée de son désespoir, la fragilité de cette oeuvre en apparence forte, les déchirements qui l'accompagnent, le malheur et la douleur, tous deux termes pris dans leur acceptation générale, antique pourrait-on dire, douleur et malheur qui donnent toute leur tonalité à ses écrits. Cette tonalité tragique qui ne se contente pas de prédire la fin du monde heureux et l'avènement de ses termitières , mais tente de rendre des forces, de prévenir, de rappeler à l'ordre moral du monde, à sa dimension poétique, à ses énergies vitales, fait de Saint Exupéry un écrivain pour tous les temps.
Débarrassé de sa gloire posthume, il nous rejoint comme ses lecteurs, en l'apprêhendant par ses mots le rejoignent.
C'est à cette justesse, à cette jonction parfaite qui s'établit entre l'écrivain et son lecteur que conduit, me semble-t-il, la relecture de Saint Exupéry
.

La nuit j'avais rêvé de Micheline une vieille copine danseuse au Mogador. Elle commençait à danser une variation, je l'exortais: La technique tu l'as! Oublie! Tu ne décolleras que si tu te laisse porter par l'émotion! Je me demandais à quoi rimait ce rêve avec une danseuse que je n'ai jamais revue. Cela devait avoir un rapport avec le conte: Le Petit Prince.

mardi, novembre 28, 2006

Le Publicis n'est pas le bistrot du coin

Le festivalier peut le regretter. Il doit se barder d'un sac à dos avec des provisions pour faire face à x séances, l'émotion ça creuse. Question convivialité ce n'est pas un quartier populaire comme l'avenue Clichy,au Cinémas des Cinéastes il y avait des recoins où l'on pouvait converser sans être dans la rue, croiser le regard avec quelques réalisateurs et acteurs, et je trouvais des cynerbars à 2 euros l'heure pour taper sur le Net entre deux séances.Le snack bar en face ne devait pas franchement dépayser les invités d'Outre-Atlantique. Gloire oblige, les Champs-Elysées sont à même de faire un pont commercial avec le Québec.
Je file à La Géode, mon neveu y trimballe les filles! (sa belle-mère, sa femme et moi)"Les forces de la nature" Istamboul est sur la fracture programmée pour un prochain séisme. Il veut y tenter sa chance, il n'aime pas Paris et pour un voileux on ne peut pas dire que les plans d'eau y pullullent. Et le ski au Canada refroidirait le tempérament méditerrannéen de sa femme, craint-il.
C'était curieux de sortir d'un paysage du Québèc à la veille de Noêl pour voir tous les dangers en Turquie, à la Géode.
En cassecroutant dans le noir j'ai pù voir 15 films et j'ai regretté ne pas tout voir, cela berce mes douleurs de savoir que nous sommes tous égaux devant la merde.

Kamataki ( Claude Gagnon)

Comme ça fait du bien! On aimerait faire un voyage initiatique au Japon avec le personnage du potier, à la sortie du film décidée à faire du lâcher prise, j'ai dévalé un demi étage d'escalier sur le dos. Mon crâne a ricoché contre les tranches des marches, du vertige m'en est resté. Le tournoiement de mon grenier au lever est psychédélique, aux urgences: Vous êtes encore solide, mais vous risquez de vous casser quelque chose!

mercredi, novembre 22, 2006

Mon Oncle Antoine ( Claude Jutra)

Un village minier la veille de Noël. La neige, la montagne, ce qui me manque depuis que je ne travaille plus au Club Med. Les acteurs ont l'accent, ce qui fait rire dans les cas drôles, mais alourdit le climat dramatique. A part celà ils ont la santé.
J'ai perdu mes notes sur les films, il n'y a pas de Cybercafé aux Champs-Elysées, donc j'ai dù différer mon blog. Tous les sujets m'interessent, le dépaysement, et par sentimentalisme, mes neveux sont de là bas.

Après coup j'ai lu Hommage à Claude Jutra: Réalisateur, acteur, monteur, scénariste (Montréal 1930-1986) Claude Jutra a touché à tous les aspects du septième art. Un grand réalisateur nous a quitté il y a 20 ans. Le 5 novembre 1986 , luttant contre les abîmes de l'oubli, le cinéaste, en proie à la maladie d'Alzheimer,écrit sur un bout de papier " Je m'appelle Claude Jutra", le glisse dans sa ceinture de voyage et disparaît à tout jamais. Il est âgé de 56 ans. Plus de cinq mois après la disparition du cinéaste, son corps est retrouvé, porteur de l'étrange billet griffonné.

Je dis toujours Oui! Je n'ai pas grand chose à faire, je suis donc toujours libre, en disant Oui! Je suis toujours occupée. Aux gens qui m'invitent je ne pose jamais de question: Quoi? Qu'est ce que c'est? Quand? Où? Aucune sélectivité, je prends tout ce qui se présente, ainsi la source ne se tarit pas.
Mon enseignant disait qu'à ceux qui se protégeait, il ne leur arrivait pas de mal, mais pas de cadeau non plus, le robinet doit rester ouvert pour la communication, si l'on garde une info pour soi, pour des raisons commerciales par ex. l'énergie ne circule plus. Je dis çà pour tous ceux qui ont peur de s'ennuyer ou de perdre leur temps, je ne perds plus le mien à les entrainer à voir quelque chose. Avis!

mardi, novembre 21, 2006

Le Québec au Publicis

Je suis revenue pour le Québèc à Paris, il pleut sur la côte, autant se faire des toiles. Le ciel de Normandie est si beau lorsqu'il est orageux, je m'y suis perdu les yeux durant le trajet en train et je ne comprends toujours pas pourquoi nous sommes si laids et la nature si belle. Est-ce parce que nous faisons la gueule?


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La SODEC dévoile tout tout tout sur Cinéma du Québec à Paris 10e édition

Montréal, le 1er novembre 2006 — Pour célébrer son dixième anniversaire, Cinéma du Québec à Paris, s’offre non pas un, mais deux parrains : Carole Laure et Marc-André Grondin. Et ils ne seront pas trop compte tenu du programme impressionnant que propose l’événement du 22 au 28 novembre 2006, au publiciscinémas et au publicisdrugstore, sur les Champs-Élysées.

D’abord les films en quatre sections :

Les INÉDITS
Congorama de Philippe Falardeau (film d’ouverture)
À force de rêves de Serge Giguère (documentaire)
La belle bête écrit par Marie-Claire Blais et réalisé par Karim Hussain
Les états nordiques de Denis Côté
Kamataki de Claude Gagnon
Nestor et les oubliés de Benoit Pilon (documentaire)
La peau et les os de Hélène Bélanger-Martin (documentaire)
Saints-Martyrs-des-Damnés de Robin Aubert
La vie secrète des gens heureux de Stéphane Lapointe
Le journal de Knud Rasmussen de Zacharias Kunuk et Norman Cohn (film de clôture)

Les CINÉBOX (une sélection de succès récents au box-office québécois)
Bon Cop, Bad Cop de Erik Canuel
Maurice Richard scénarisé par Ken Scott et réalisé par Charles Binamé
Un dimanche à Kigali de Robert Favreau, d’après le roman de Gil Courtemanche

Les HOMMAGES et CLASSIQUES
Un hommage sera rendu à Claude Jutra avec la présentation de trois films, À tout prendre, Kamouraska et Mon Oncle Antoine, pour souligner le 20e anniversaire de sa disparition. Sans oublier Michel Brault qui sera honoré par la CST et l’Office national du film du Canada (ONF) comme réalisateur et chef opérateur lors de la projection, en sa présence, du film Les ordres. Cinéma du Québec à Paris sera aussi l’occasion du lancement par l’ONF d’une compilation de 13 films de Michel Brault en coffret DVD distribué en France par Les Films du paradoxe.

Durant la semaine ou durant les week-ends de décembre, le public pourra revoir (ou découvrir !) La vraie nature de Bernadette de Gilles Carle, Jésus de Montréal de Denys Arcand, Un zoo la nuit de Jean-Claude Lauzon, Les bons débarras de Francis Mankiewicz et La vie rêvée de Mireille Dansereau.

Les Classiques sont présentés grâce à la collaboration de la Cinémathèque québécoise, les copies provenant de sa collection.

Les COURTS MÉTRAGES
Une dizaine de courts métrages réalisés par Simon Olivier Fecteau, Guy Edoin, Guillaume Fortin, Georges Schwizgebel, Obom, Marie-Josée St-Pierre, Chris Landreth et Maxime Giroux, seront présentés en complément de programme ainsi qu’une compilation de courts métrages de Denis Côté dans le cadre du focus sur ce jeune réalisateur.

LES RENCONTRES PROFESSIONNELLES
La 3e édition des Rencontres de coproduction francophone mettra en avant, du 22 au 24 novembre, une sélection de 20 projets de longs métrages en français et accueillera 35 producteurs, venus du Québec, de la Suisse, de la Belgique, du Luxembourg, de la France et du pourtour méditerranéen. Parmi les projets sélectionnés, on retrouve les prochains films de Léa Pool, Jean-Claude Janer, Hany Tamba, Antoine Desrosières, François Rotger, Sylvie Verheyde, Marco Carmel, Juliette Garcia, Robert Morin, Eric Veniard, Kim Nguyen, Yvan Le Moine, Romed Wider, Micha Wald, Khaled Gorbal, Agnès Obadia, Denis Chouinard, Didier Flamand et Nicholas Steil.

Les Rencontres 2006 sont organisées par la SODEC avec l’appui du Centre du cinéma et de l’audiovisuel de la Communauté française de Belgique et Wallonie Bruxelles Images, du Centre national de la cinématographie (CNC), de Film Fund Luxembourg, de l’Office fédéral de la culture et SwissFilms, de la Région Île-de-France, de Téléfilm Canada, de Titra Films, de TV5 Monde et avec la participation de ACE – Ateliers du cinéma européen et Euromed-Audiovisuel.

La SODEC, en partenariat avec le programme Routes commerciales du ministère du Patrimoine canadien, poursuit ses efforts pour favoriser l’exportation de films québécois en Europe en organisant la 2e édition du Marché : Quand le Québec s’affaire ! Christal Films, Les Films Séville, Max Films International et l’Office international du film du Canada accueilleront les acheteurs français et européens à des projections privées au Club Publicis, du 22 au 24 novembre.

La SACEM, partenaire de Cinéma du Québec à Paris, convie les professionnels et le public à une Leçon de musique donnée par Robert Marcel Lepage, compositeur québécois de plus d’une centaine de musique de films, organisée par l’Association Alcimé, le 28 novembre 2006, au publiciscinémas.

LE QUÉBEC AU PUBLICISDRUGSTORE
Pour célébrer ses dix ans, Cinéma du Québec à Paris s’associe à plusieurs partenaires québécois qui s’installent au publicisdrugstore pour le plus grand plaisir des cinéphiles. Le public pourra ainsi, entre deux projections, découvrir les incontournables de la littérature québécoise (Marie-Claire Blais, Gil Courtemanche, etc.), lire La Presse, déguster des produits à l’érable, prendre un verre de cidre de glace, écouter le dernier disque de Pierre Lapointe ou s’offrir une paire de cache-oreilles en fourrure recyclée Harricana.

La Société de développement des entreprises culturelles (SODEC), qui produit Cinéma du Québec à Paris, tient à remercier chaleureusement le Cinéma des cinéastes qui a été un allié précieux au cours des neuf années passées à créer, promouvoir et raffiner ce rendez-vous français et européen avec le cinéma québécois.

Organisé par le Commissariat européen de la SODEC et coordonné par Vision-in-Motion, Cinéma du Québec remercie ses partenaires : À Nous Paris, Air Canada, Association ALCIME, Cahiers du Cinéma, Cinémathèque Québécoise, CST (Commission supérieure technique de l'image et du son), France Culture, France-Québec Magazine, Mairie de Paris, Mediavision, l’Office national du film du Canada (ONF), , Délégation générale du Québec à Paris, Écran Total, La Presse, publiciscinémas et publicisdrugstore, Région Île-de-France, Remstar Corporation, la SACD (Société des auteurs compositeurs dramatiques), la SACEM (Société des auteurs compositeurs et éditeurs de musique), Titra Films, Tourisme Québec, TV5 Monde, UGCph, Unifrance, Vision Globale.

lundi, novembre 20, 2006

Ma plage d'hiver

C'est un délice de marcher par marée basse sur le sable assagi. Plus de pelletées rageuses d'enfants qui construisent un château-fort contre la mer. Des silhouettes de 100m en 100m vêtues de sombres, et quelques irréductibles du cerf- volant qui tire sur une corde réfractaire au vent léger.Quel luxe et toujours en solitaire, les amis des amis disparaissent de l'horizon. Il faut respirer, avancer, la crêpe tentante est dans le kiosque. La santé des jambes, des artères, du cerveau, jusqu'à quand?
La première: Vous ne l'avez pas aimé puisque vous ne l'avez pas épousé! Rien ne m'a été permis, ni le lit de mort, ni l'enterrement
La deuxième: Il m'a fait ça à moi! J'ai assisté à ses cris avant la mise en bière, puis l'une de ses filles m'a retenue: Laisses maman recevoir seule, ses invités chez elle! Ces mêmes personnes avec lesquelles j'avais déambulé durant les sept-ans de notre concubinage.
Et pour le troisième qui m'a fait braire en filigramme, triomphant de ses rivaux, son fils, paradoxe des paradoxes, ne peut se plonger pour le moment dans l'oeuvre de son père mais lit mon journal.
Quand sera t-il du quatrième homme de ma vie, qui en fait était le deuxième. Nous avons exactement le même âge, la course est ouverte.
Ne me reste de toutes ces bagarres même pas un bout de chiffon, la muleta qu'ils ont agitée pour se faire aimer, que les écrits, d'autres ont l'héritage. Je suis vieille, je n'ai plus besoin de rien.

vendredi, novembre 17, 2006

Le chien

Dès qu'une personne vous parle de son chien, vous pouvez être sùr que s'ensuivra toute la litanie des défauts du genre humain

La beauté est-elle un fardeau? Jean-ClaudeDelarue FR2

Allez poser dans un atelier de peinture, le professeur parlera du modèle sans ménagement." Vous voyez bien qu'elle a le sein qui tombe, la fesse en goutte d'huile, des omoplates de garçon, les genoux cagnueux!" ect...ect...Vous serez vacciné à vie contre toute critique, qu'elle soit élogieuse ou perfide.

jeudi, novembre 16, 2006

Le Québec au Champs-Elysées

Pour ses 10 ans, Cinéma du Québec à Paris s’installe au publicisdrugstore sur les Champs-Élysées du 22 au 28 novembre 2006.

Depuis 10 ans, Cinéma du Québec à Paris offre une sélection de films québécois tous inédits en France. On y retrouvera cette année une vingtaine de longs métrages de fiction, documentaires et courts métrages. Des avant-premières, des rencontres avec les réalisateurs et artisans du cinéma québécois complèteront cette riche programmation. Pour célébrer les 10 ans de Cinéma du Québec à Paris, le publicisdrugstore proposera, dans ses différents espaces, plusieurs événements gastronomiques, littéraires et artistiques. La marraine de l'événement, Carole Laure, a une fois de plus répondu oui à l'invitation de célébrer le cinéma québécois à Paris et Marc-André Grondin (acteur principal de C.R.A.Z.Y.) se joint à elle comme parrain pour célébrer cette dixième édition !
Presse 01 40 24 08 25 lmonconduit@free.fr Vision-in-Motion 01 43 58 29 55 info@vision-in-motion.com

L'anesthésie

Tant que je suis anesthésiée par la Télé, ça va! Dès que je sors dans la rue, les larmes coulent, je pense que c'est le froid mais avec ma soeur c'était pareil, pourtant nous étions en plein été.
Nul ne connaissait sa femme, l'Arlésienne. Il ne recevait pas chez lui et déambulait journellement avec une créature pour ses démarchages auprès des éditeurs et libraires. Au bistrot, il ne changeait pas de banquette, à peine de trottoir du Lipp au Flore ou au Select. Les après-midi où il était en fonds c'était au bar Gallimard. J'y étais jalouse de la très languide Noëlle Châtelet qui heureusement était avec son mari.
Il testait manu military les jolies lectrices qui s'identifiaient aux héroines de ses romans, l'hôtel de passe n'était jamais très loin. Je l'appelais Le fornicateur. Un jour Wolinsky nous croisant: Qu'est-ce que c'est que cette chose érotique que tu traines toujours derrière toi?

J'ai aimé le coup de gueule de Richard Boringer dans L'Arène de France (Stéphane Bern)Changer de couverture pour mettre une photo du film, c'est pas classe! Un livre, ça se respecte, il aurait fallu laisser la couverture initiale!

mercredi, novembre 15, 2006

Marina Vlady- Vissostski- Bouffes du Nord

Marina Vlady interprète une pièce inspirée d'un livre "Vladimir ou le vol arrêté", une longue lettre a son mari défunt Vladimir Vissotski.
Il y avait La Fée Lilas (Delphine Seyrig dans Peau d'Ane de Jacques Demy) Hier au soir j'ai vu La Fée Marina aux Bouffes du Nord. Une princesse de sang, elle est toute harmonieuse, des gestes à la parole, du visage au sourire, et ses harmoniques hautes répondent à la voix rocailleuse de Vissotski qui se répercute contre les murs brûlés du théâtre. Du coup je me demande pourquoi Jacques Demy ne l'avait pas fait tourner.

mardi, novembre 14, 2006

La femme sous le sable Ozon-Rampling Arté

Ils se sont bien trouvés ces deux là! Remplir l'absence par la folie, quel rêve!

lundi, novembre 13, 2006

La lundinite

J'ai fais du secrétariat chez une femme médecin qui appelait La Lundinite, la maladie des lendemains de week-ends où l'on n'avait pas pù faire le plein, où tous les petits bobos se réveillaient. C'est un lundi maussade, je me suis réfugiée au déjeuner de la science-fiction rue des canettes, ils sont gais et très diserts, on peut rester attablés des heures. Je n'ai lu aucun des titres qu'ils se balancent, je dois leur faire l'effet d'une martienne.
Entendu hier au Café des Phares:
L'ours se nourrit de lêcher sa griffe- L'écoute est un art, la parole est un besoin- Si quelqu'un te fais du mal, il faut lui en faire le reproche, sinon le mal reste en toi!(bible)- Combattre, se soumettre, fuir. (Laborit)Vole, va et nous venge! (le Cid) Le thème de ce dimanche c'était La Vengence Nous sommes des animaux malades, eux ne se vengent pas! J'ai pensé après coup, et la mémoire des éléphants?

samedi, novembre 11, 2006

Jean-Pierre Mocky coinducinephage.canalblog.com/

Jean-Pierre Mocky fait l'objet d'un hommage sur le blog coinducinéphage.canalblog.com. Jeune il était déjà sarcastique et légèrement sadique pour travestir la réalité aux dépends des autres. N'ayant pas confiance en l'homme, je n'avais pas foi en son talent d'auteur. Jacques Loew s'amusait de ces travers, nous fréquentions donc la rue Balzac. Pendant que les hommes discutaient boulot, sa compagne Véronique Nordey me chuchotait des histoires de sorcellerie. Elle venait de jouer au théâtre Les Sorcières de Salem avec Simone Signoret et Yves Montand. Véronique, blonde et frêle avait de grands yeux noirs de noire, et une dramaturgie de Grand-Guignol, j'en étais un peu effrayée. C'est pour dire que je n'ai pas suivi leur carrière au cinéma. Le nombre d'artistes que j'ai loupés: Jacques Brel, entrevu à une répétition chez Michel Legrand, je l'avais trouvé boy-scout, c'était ses débuts aux Trois-Baudets. Quelques années plus tard une copine m'a dit Va le voir à l'Olympia, il est génial! Charles Aznavour qui peinait au théâtre de la Michodière, sous les sifflets il remerciait. Raymond Devos encore acteur chez Jacques Fabbry me semblait trop lourd pour ficeler ses sketchs au bistrot. Georges Brassens avec sa chemise déboutonnée sur un torse velu me paraissait le comble de l'indécence avec Gare au Gorille! On est bête à vingt-ans! Mea-Culpa!
Jacques Loew aimait Charles Trênet, les comédies lègères, la gracilité d'Audrey Heypurn, c'était un esthète.
Gilles Durieux m'emmenait applaudir ses potes au Cheval d'Or Ruffet, Petit Bobo, Michel Fanon, Boby Lapointe.
Jacques Sternberg m'a appris le cinéma américain, leurs mélos, Ecrit sur du vent (Douglas Sirk), leurs violences, John ist gone ???. James Dean, j'étais jalouse de son impact sur mes hommes. Marlon Brando rien à dire c'était un Dieu! Et les films cruels de Lubistch que nous allions voir à Bruxelles chez Jacques Ledoux (Cinémathèque Royale)
Ghislain Cloquet m'a initiée au cinéma belge d'André Delvaux L'Homme au crâne rasé qui m'a fait le même choc que le cinéma asiatique La Femme de Sable surprenant de lenteur. Puissais-je avoir des amis qui m'invitent encore au cinéma.
René Quinson ( Continental Presse) a bien participé à mon éducation lors de projections privées, pourvu qu'il ne prenne pas sa retraite.

vendredi, novembre 10, 2006

César et Rosalie (Claude Sautet) FR3

Re-Re-Revu César et Rosalie. Pas de raison de se priver du charme absolu. C'est avec délectation que j'épiais les moindres mimiques faraudes d'Yves Montand, la beauté et la tendresse triste de Romy Schneider, et l'ironie distanciée de Sami Frey.
Des situations telles, nous y en avions connues, tout est juste.

jeudi, novembre 09, 2006

L'euthanasie ( Louis Page Le soleil en face fr2)

Un télé film tres bien fait avec des acteurs convainquants hier soir. Un médecin ( Pierre Vaneck) atteint d'une tumeur au cerveau demande secours à son fils adoptif. Il veut partir en douceur, il a tous les moyens de le faire seul, il est encore lucide, peut marcher, manger et emmmerder son monde. Mais il lui faut l'aval de sa fille elle aussi médecin et du curé son ami. Quelle manie ont ces gens qui ne peuvent se suicider sans culpabiliser à vie ceux que soit disant ils aiment? Quel beau cadeau empoisonné que cette confiance!

mercredi, novembre 08, 2006

Le dernier déjeuner

Je déjeune au Select avec un journaliste de La Revue Positif, il voudrait vous connaitre, venez nous rejoindre! C'était le 24 décembre il y aura trois ans à Noël. Elle avait envie de vous connaitre alors je lui ai dis de venir! J'ai rectifié le tir. Le journaliste a rit et ne s'est pas formalisé de ce procédé,il devait connaitre son homme. " Puisque vous êtes là, vous allez m'aider à le convaincre! Positif rend un hommage à l'oeuvre d'Alain Resnais dans un cinéma au Quartier Latin, un film par jour, j'aimerais que Sternberg assiste à la projection de Je t'aime, je t'aime, il y aura une discution avec les spectateurs, Jacques pourrait leur parler de son travail de scénariste avec Resnais!- Je ne peux pas me déplacer, j'ai mal au pied! - Nous viendrons vous chercher avec une voiture et vous ramenerions à la maison!- Je ne sais pas, j'ai des examens à passer, il faut que je vois d'abord le docteur!"
Il a toujours été impossible de savoir quand il disait vrai. J'ai rendez-vous avec mon fils - mon éditeur- le docteur- une correctrice - Je dois rentrer à la maison jouer les infirmiers. Tout était bon plutôt que la vérité. André Delvaux: Ses mensonges sont un tremplin pour s'envoler vers l'imaginaire! A quoi Sternberg avait répondu: Je vieillis, je mens de moins en moins!
Le rideau était tombé sur le film à Cannes en 68, fauchant sa carrière prometteuse. Nous avions vu tout le banc et l'arrière banc du cinéma français accroché aux rideaux afin que ne fut pas projeté des cinéastes qui n'avait pas la côte chez eux, en Espagne, en Pologne, en Hongrie etc..
Camarades! Vous êtes avec nous pour la révolution! N'empêche que les plus célèbres parmi les français discutaient des contrats avec les Majors de la production au Carlton. Sternberg s'énervait, je lui ai suggeré de tenir un carnet de bord du Festival en attendant un rapatriement sur Paris quand il y aurait à nouveau de l'essence. En attendant nous faisions du dériveur, il faisait beau.
J'ai montré le pamphlet à Ghislain Cloquet lors d'une assemblée générale à Suresnes, lequel l'a montré à Mag Bodard, laquelle l'a montré à Lazaref, c'est ainsi qu'est né la carrière de pamphlétaire à France-Soir de Sternberg.
Nous espérions que cette nouvelle sortie en salle panserait un peu l'amertume de l'auteur durant ces 25 dernières années. Il ne s'est pas déplacé, cela avait été mon dernier déjeuner avec lui.

lundi, novembre 06, 2006

coinducinephage.canalblog.com/,

Notre grand cinéphile devant l'éternel a changé de crémerie! http://coinducinephage.canalblog.com/,Je ne sais pas s'il m'autorise à donner son nom?

samedi, novembre 04, 2006

Un rêve

La radio lui rend une bobine magnétique, Alain Resnais présent lui dit de montrer ce manuscrit inédit à un éditeur. Je ferais bien le démarchage mais je me dis que de faire cet effort, même sans succès, peut lui redonner de l'énergie: "Mais les journaux ont dit que j'étais mort!- Vous n'êtes pas censés les avoir lus, faites comme si de rien n'était, avec cette preuve, ils verront que ce n'est pas vrai! Que vous existez!" lui dis-je. Alain Resnais opine de la tête.