mercredi, mai 11, 2011

Jacques Demy "Lola"- Centre Pompidou


photo Raymond Cauchetier (Dorothée blanck-Alan Scott)

Anouk Aimée : Lola (Cécile)
Marc Michel : Roland Cassard
Jacques Harden : Michel
Alan Scott : Frankie
Elina Labourdette : Madame Desnoyers
Margo Lion : Jeanne, la mère de Michel
Annie Duperoux : Cécile Desnoyers
Catherine Lutz : Claire, la gérante du bar
Corinne Marchand : Daisy
Yvette Anziani : Madame Frédérique
Dorothée Blanck : Dolly
Isabelle Lunghini : Nelly
Annick Noël : Ellen
Ginette Valton : la gérante du salon de beauté
Anne Zamire : Maggie
Carlo Nell : le professeur de danse

«Je préfère idéaliser le réel, sinon pourquoi aller au cinéma ?»
[ Jacques Demy ]

(22 mai 19h30 Centre Pompidou)

lundi, mai 09, 2011

François Mitterrand (Robert Guédigian) Arté

Chic! Ce soir, Le Promeneur du champ de Mars, avec le génial Michel Bouquet

Notez, notez tout, et dîtes leur que je ne suis pas le diable!

Il n'y a qu'une tristesse, c'est de ne pas être décent! citant Léon Blois

Racontant l'histoire de Bach revenant d'un long voyage pour apprendre la mort de sa femme et de ses deux enfants par maladie; On a crut qu'il allait s'effondrer,être anéanti, non, il s'est mis à composer: Jésus, que ma joie demeure!

Il faut mépriser l'évènement,il faut avoir la passion de l'indifférence!

Sortir par le haut!

La maladie est une création d'art, la seule oeuvre d'art de l'aliéné.
(Sigmond Freud)

Comment finir?

"Je vais mourir d'ennui!- D'envie?- Non, d'ennui! Je n'ai plus envie de rien, je me laisse aller!- C'est ça entre vieilles, on ne s'entend plus!" Et les voila se racontant tout sur les maris des unes des autres, tous partis plus tôt. C'était l'heure de visite dans la maison de retraite, l'une d'elles avait cinq copines venues lui rendre visite, mais les autres résidents scotchés sur leur fauteuils, le déambulateur sagement devant leurs genoux, attendant que deux infirmières viennent les soulever pour se déplacer vers un autre fauteuil ou leur chambre en attendant l'heure du dîner, et les couloirs sentent la pisse. Voir cette galerie momifiée par je ne sais quelle douleur faisait dire à une visiteuse plus très jeune: C'est un mouroir, dire que je vais finir ici!

La non réaction

Notre enseignant de yoga, Niels Hahoutoff nous expliquait que si l'on ne réagissait pas à une provocation, il y avait l'effet boomerang, le retour à l'envoyeur. Je me garde donc de rentrer dans le terrain de l'autre, c'est beaucoup de solitude. En revanche j'ai des soutiens inopinés, des réponses par voie de presse, de télé. J'ai rêvé d'une amie, et j'ai vu le matin une émission sur Arté: "Leçon donné par José van Damme" dans une école de chant à Liège, le fils de mon amie était parmi les élèves.

dimanche, mai 08, 2011

Le 10 Mai 1981

j'étais dans les locaux du Nouvel Observateur pour voir les résultats, quand s'est affiché les derniers scrutins, alors que les journalistes étaient extrèmement tendus devant l"écran télé, j'entendais les typos s'écrier: Vas y Fifi! Allez! Vas y Fifi! On se croyait à l'arrivée du Tour de France...

jeudi, mai 05, 2011

((108)*Je suis chez mes parents, mon beau-père décédé est là. Je dois sortir dans la rue. Je me rends compte que j’ai un linge entre les jambes, il est complètement ensanglanté. J’ai beau le retourner, le mettre en tampon, il n’y a pas un morceau de blanc qui puisse recouvrir le rouge. A la recherche d’une douche qui devrait se trouver dans un immeuble, je déambule dans les rues. Il y a un carrefour avec une demi-douzaine de rues en étoile. L’immeuble est au coin de l’une d’elles, comment m’y retrouver ?

La cataracte

L'oeil gauche y est passé, à quand rouvrir le fameux troisième oeil. Petite panique hier, une échographie aurait révélé une petite déchirure de la rétine droite, vite fait aux urgences des Quinze-Vingt, on n'y voit rien que des mouches qui partiront quand elles voudront, et peut être une nécrose cicatricielle, pas de quoi faire du laser, je fais profil bas, aucun effort physique, je dois dire que c'est un plaisir d'être traitée dans cet hôpital, Tout le monde il est gentil! C'est surprenant la jeunesse de ces intervenants dont beaucoup de jeunes femmes, je n'ai pas vu de professeur chenu. J'étais tellement contente d'avoir un petit déjeuner après l'opération que j'ai déchiré le petit pain-beurre-confiture, et ce sont deux dents qui sont venues. On verra pour le sourire, il n'est pas question que la fraise d'un dentiste face trembler les implants, je sauve d'abord ma vue.

lundi, mai 02, 2011

"Transparence "-Tilly

[niguedouille] l'âge de madame est avancé

Ça c'est le type même du billet casse-gueule.
J'ai cru avoir trouvé un titre canon tout à l'heure, en chopant les bribes d'une conversation de terrasse montparnassienne entre jeunes actifs mâles arborant avec sérieux (donc ridicule) leur panoplie de col-blanc trentenaire. Ils tapent dur sur les collègues en passant en revue l'équipe de management d'un projet sans doute concurrent. L'estocade finale est portée :

pffff ils sont d'un âge avancé ces mecs-là...

J'imagine la réunion de travail : les participants chenus, grisonnants, portant lunettes, prenant des notes au Criterium sur des blocs de papier quadrillé Clairefontaine. Plusieurs d'entre eux résistent bien mal à la somnolence postprandiale : pauvres vieux, ils sont nés dans les années 70 !

Généralement quand j'ai trouvé un titre qui me parait bon, le billet vient tout seul assez vite.
Et puis, j'ai des choses à dire depuis quelque temps sur mon rapport à la séniorité, des trucs un peu perso.
Il est temps que je me lance.
Je rentre à la maison et je cherche l'illustration qui va bien sur Google images. Je ne la trouve pas tout de suite, mais à la place je (re)découvre que mon cher Pierre Etaix avait écrit une pièce, puis tourné un téléfilm : L'Âge de Monsieur est avancé...
Détournement de ma part, inconscient au départ, puis maintenant pleinement assumé, par admiration !

Je disais donc, que depuis quelque temps, mon âge est avancé... et que j'ai jusqu'ici encore du mal à m'y faire.
Dépitée, qu'on ne me demande jamais ma carte d'identité quand je revendique le tarif plus de soixante, au cinéma, au musée.
Frustrée, que mes coquetteries appuyées style “à mon âge, blablabla” ne trouvent que des échos compatissants, loin des dénégations admiratives que j'espère susciter.

Mais le plus douloureux, c'est ma récente dématérialisation. J'explique. Les jeunes ne me voient plus. Je deviens transparente. Les pires ce sont les très jeunes, les collégiens, les lycéens. Mais les étudiants, les trentenaires aussi, maintenant. Ça ne m'arrivait pas quand je travaillais encore. En fait si, ça avait déjà commencé avec les vendeuses de magasin de moins de vingt-cinq ans. Mais ça se généralise, ça s'étend. Maintenant je suis obligée de faire un pas de côté pour les éviter, je suis sûre qu'ils ne me voient pas venant face à eux, qu'ils vont me bousculer.
J'ai fait et refait l'expérience. Parce que je suis certaine de la permancence du phénomène, je préfère changer de trottoir lorsque j'avise un groupe de lycéens. Je n'entre plus seule chez Subways, encore moins chez Starbucks. J'évite de ne pas être vue.

Et si c'était ça l'explication ? Si c'était pour ça que je me rends patiemment mais obstinément visible
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Chez Claire

Je suis dans la propriété de Claire, je cherche à déféquer derrière un buisson mais des gens arrivent et j'ai l'anus qui pousse sans cessa, je me réfugie dans un hangar cuisine et sur le sol directement je continue mes besoins en espérant les cacher par des détritus ménagers, Claire arrive, je prends le tas entre mes mains laissant croire à un paquet dont je veux me débarraser, elle ne dit rien mais n'est pas dupe, elle se plonge dans l'eau dune cuve creusée dans la terre, je croyais pouvoir l'utiliser comme fosse septique, elle est très énervée et fatiguée, peut être à l'idée du repas à préparer pour tous ces gens,ils sont maintenant des dizaines il faut que je lui prouve que je ne suis pas venue pour déjeuner, je sors dans le jardin et toujours le fumeux paquet en mains contre le ventre je m'allonge sur l'air tentant de voler aux dessus des plants, mais le poids du paquet m'empêche de m'élever à plus d'un mêtre du sol, alors qu'il m'était arrivée de voler au dessus des arbres.

dimanche, mai 01, 2011

J'aime mieux les méchants que les imbéciles, parce qu'ils se reposent. (Alexandre Dumas fils)

C'est une phrase en exergue qui illustre une Encyclopédie Planète sur la Méchanceté dirigée par Jacques Sternberg,
Moi, je dirais que les gens intelligents savent s'arrêter pour continuer à avoir un auditoire, être aimés, les imbéciles jamais.
j'ai vu ce livre,25 euros,à la vitrine d'une librairie d'occasions, j'étais les mains dans des poches vides.
La première bibliothèque que Sternberg m'avait constituée (principalement de romans de la série noire américaine), m'a été volée lors d'un déménagement.
Lors d'un besoin urgent pour payer la toiture qu'un voisin avait fait voler afin de mettre de la hauteur sous ses combles, un copain brocanteur avait liquidé mes nouveaux acquis en littérature pour la modeste somme de mille francs anciens. Finalement, à la mort de l'écrivain, j'ai distribué tous ses livres à moi dédicacés, à ses amis, pour les consoler, et du coup me rasséréner car je n'étais pas invitée à l'enterrement.

jeudi, avril 28, 2011


A Propos des 39
Le collectif des 39 contre la nuit sécuritaire, site du collectif en psychiatrie, est le point de rendez-vous de tous ceux qui souhaitent contribuer a la promotion de la sante mentale et refuser les projets sécuritaires qui font du malade une personne qu’il faut enfermer… Pour toute information : information@collectifpsychiatrie.fr
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Réforme de la psychiatrie : une déraison d’état » Le 10 mai

Toutes et tous devant le Sénat

Pour obtenir le retrait du projet de loi sécuritaire



[balade] mon reflet dans l'oeil d'or...

le blogue de tilly
elle parle des gens qu'elle aime qui font des choses, et des gens qui font des choses qu'elle aime

...d'un cheval arrêté pour laisser le bus 95 passer à travers les Guichets du Louvre, hier
je m'étais installée tout à l'arrière du bus articulé. Dans les nouveaux modèles de ce type de véhicule il y a deux plateaux successifs surélevés, jusqu'au fond, comme un petit amphithéâtre. J'étais tout en haut, assise bien calée contre la vitre, côté trottoir, sens de la marche, les meilleures conditions pour profiter du trajet en direction de l'Opéra. En levant un peu la tête je voyais même jusqu'en haut des immeubles haussmanniens de la rue de Rennes. Ignorant l'agitation des trottoirs et la circulation automobile plus bas, je profitais de ma position surélevée pour étudier paresseusement la décoration des balcons des second et cinquième étages.
Saint-Germain, rue Jacob, pont du Carrousel.http://www.blogger.com/img/blank.gif
Et puis soudain, la tête du cheval, énorme, à la hauteur de ma vitre, de mon regard. Les yeux dans les yeux. Le bus se déplaçait doucement, l'animal n'a pas bronché. Surprise et émerveillement, de mon côté de la vitre. Noblesse et inconscience de sa beauté, du côté de l'animal. Je n'ai aucun souvenir d'un cavalier. Comme si le grand alezan aux beaux yeux bruns s'était posté là tout seul, pour monter la garde à l'entrée de la Cour du Louvre.
C'est beau, un cheval dans la ville.
http://tillybayardrichard.typepad.com/

"Plaisirs d'amour" Michel Onfray-Walter Lewino


Michel Onfray
expliquant l'hédoniste à une vieille normande
http://walterlewino.unblog.fr

Alors qu'il y avait eu des lettres anonymes, au vu de certains de mes écrits, pour m'interdire de conférence à l'Université d'Inter-Age à Deauville et que je m'en étais plainte à Michel Onfray à Caen, celui ci à dit publiquement: L'on n'écrit pas ce que l'on est, et l'on n'est pas ce que l'on écrit!

lundi, avril 25, 2011

L'asphalte

Elle fait sortir les touristes la chaleur, on n'a pas un mètre carré pour respirer,c'est rare les femmes joliment décolletées, et les hommes en tong on dirait des primates, et mes copines en chasse dans la seule rue fréquentable, on se voit, décide de prendre un café, puis ennuyées les unes des autres, un salut sans revoir, toujours ce lamento sur la solitude, elles se rassurent par leur culture mais justement, ici, il n'y a pas grand chose, le Monde fait état de leur savoir, je m'enferme pour suivre l'actualité sur la télé. L'une je lui ai carrément dit que nos bavardages me font chier: Alors je te laisse à ta solitude! m'a t'elle craché, triomphante en maîtresse femme, ses deux années d'études de psy l'autorisait à me traiter de victime désignée. Elle, mariée, se montre garce avec son mari: Il aime ça! Les hommes n'aiment que les garces, toi, tu es une pauvre biche! disait-elle.
((107)*Un trottoir en surplomb du vrai trottoir, tous deux séparés par un grillage. De dos, un passant me séduit par sa silhouette. Il est très élégant, habillé en gris, de la chaussette au pull.
Intriguée, de mon surplomb je le dépasse afin de le dévisager. C’est l’écrivain Jacques Cousseau, ses cheveux ont blanchi, son visage a une expression très british. Une femme est accrochée à son pas, mais à reculons, comme dans un tango. La tête de la femme est enfouie dans l’épaule de l’homme, ses vêtements dans la même tonalité que ceux de son partenaire, si bien qu’ils ne forment qu’un seul corps qui marche.
Je crie « Hep ! Eh ! Oh ! » Aucune de mes interpellations ne les fait se retourner sur moi, au contraire, mes cris accélèrent leur déplacement. Ils finissent par courir, toujours accolés l’un à l’autre.
En groupe, dans une prairie, nous prenons l’air. J’espère me brunir, cachée dans un coin, sans maillot.
Je vois Dina, le front appuyé à ton dos, qui se laisse aller de tout son poids. Tu ne bouges pas, t’arqueboutant pour faciliter cet abandon. Cette manifeste tendresse et cette sollicitude pour Dina me font du mal. Plutôt que d’en être le témoin, je pars. Après m’être éloignée un peu, j’espère te voir me suivre. Or vous en avez profité pour disparaître dans une des dépressions du terrain.

dimanche, avril 24, 2011

mercredi, avril 20, 2011

Ce n'est pas gagné

Les mouches ont réapparut, je vois moins bien de l'oeil opéré que celui en attente d'être opéré, sans compter que la rosacée garde son terrain, les fausses larmes n'incitent pas les vraies à sortir.

mardi, avril 19, 2011

Histoire chinoise

Un paysan arrive au marché juché sur le dos de son âne, son enfant le suit à pied. Les gens du village se moque de lui, l'invective. Si ce n'est pas honteux! Laisser un enfant marcher alors que lui est confortablement assis!
Le paysan dit à l'enfant: Tu as bien entendu! Demain tu m'accompagnera au marché!
Et le lendemain ils arrivent sur la place, cette fois c'est l'enfant qui est assis sur le dos de l'âne pendant que le vieillard marche à pied: C'est pas possible, s'écrie la foule, un tel manque de respect, laisser le vieux traîner sur ses jambes alors que le gamin trône sur la bête!
Le paysan dit à l'enfant: Tu as bien entendu! Demain tu m'accompagne au marché!
Ce troisième jour ils arrivent tous deux sur la place à pied, et sont acceuillis par des moqueries: Regardez les, ils ont une bête qui pourrait les porter, et ils la suivent à pied!
Tu as bien entendu! dit le paysan à l'enfant, demain tu m'accompagne au marché!
Lorsqu'ils arrivent sur la place ce quatrième jour, ils sont tous les deux juchés sur l'âne, la foule est outrée: N'est-ce pas monstrueux que de martyriser cette pauvre bête en lui faisant supporter votre poids!
Tu as bien entendu, demande le paysan à l'enfant, demain je t'amène au marché!
Ce cinquième matin, c'est avec l'âne sur leur dos qu'ils paraissent au marché: Les moqueries vont de plus belles: ils sont complètement fous! C'est à l'âne de les porter, et non pas l'inverse!
Tu vois, dit le paysan à l'enfant, quoique tu fasses tu seras toujours critiqué, il ne faut pas s'en préoccuper mais faire ce que toi, tu juge le mieux.

la brume

Au début il n'y avait que quelques filaments qui traversaient mon champ de vision, cinq jours après l'opération ils se sont dilués en un léger brouillard qui font que l'oeil opéré voit moins bien que celui qui ne l'est pas encore, faut-il être fataliste, encore un mois de patience avant d'y voir plus clair.

lundi, avril 18, 2011

Les cérémonies

Je déprime lorsque je regarde ces émissions où il y a un panel de comédiennes. Ce n'est pas tant que je sois jalouse de leurs succès professionnels que de les voir rajeunir au fils des ans, alors que je me ride de plus en plus.

dimanche, avril 17, 2011

Chez Ruquier, suite...

Michel FugainOn peut dire que ce soir c'est du sérieux, avec le professeur.
Plenel Edwy: La science peut dire ce qui est vrai, mais elle ne peut pas dire ce qui est bon ou mauvais pour l'homme!
Philippe Caubère joue André Benedetto)
Les griffes de la nuit, je ne connais pas cette radio libre mais j'aime ce titre, Lenny l'animateur fait des annonces pour les entrecôtes en grande surface afin de gagner sa vie.
Philippe Caubère, à l'idée d'une nouvelle loi qui veut stigmatiser le client, la moutarde lui est monté au nez, il dit utiliser des relations monnayées de femmes qui se prostituent. "Baiser gratis en étant dégagé du chantage sentimental, des supputations sur le statut social de l'un ou l'autre des partenaires.Si on interdit la prostitution qu'est ce qu'on nous donne en échange? -La main! lui rétorque Fugain en riant- Et bien, justement non!"

Daniel Auteuil chez Drucker

Daniel Auteuil surprend par son esprit d'à propos, il est si dense dans les scènes dramatiques de ses films, ça donne envie de voir sa première réalisation: La fille du puisatier.

samedi, avril 16, 2011

Le Cirque grâce à Patrik Sébastien- On n'est pas couché de Laurent Ruquier

De préférence à une émission dramatique je choisis toujours Le plus grand cabaret du monde. ça c'est du vrai! Les performances physiques sont à la limite du supportable Patrice Leconte, invité: Je crois que mon pacemaker va lâcher!Sans compter que la dextérité ne se suffit plus à elle même chaque numéro est une mise en scène originale avec des personnages à part entière
Patrik Sébastien s'est offert le luxe de nous montrer un numéro de clowns à l'ancienne, trois imbéciles, c'est d'un rafraîchissant!
Ornella Mutti va jouer en vraie Le Juif à l'Espace Cardin. L'humour juif c'est une histoire qui a un double sens dont on ne comprend que la moitié Popeck citant Woody Allen

Sur la lancée, je décide de veiller afin de rire avec Laurent Ruquier que je suivais quand il passait avant le JT, si je me couche avec les poules, lui a plein d'oeufs dans son panier, il s'en amuse lui même...
Faut-il avoir peur du nucléaire (Plon)<Le Polonium s'appelle comme ça parce que Marie Curie était polonaise (Claude Allegre-géophysicien)Une centrale ne peut pas être une bombe atomique!
C'est pas qu'on ne soit pas d'accord, c'est que vous ne comprenez pas le français! (Allegre à Naulleau)
Michel FugainOn peut dire que ce soir c'est du sérieux, avec le professeur.
Plenel Edwy: La science peut dire ce qui est vrai, mais elle ne peut pas dire ce qui est bon ou mauvais pour l'homme!
Philippe Caubère joue André Benedetto)
Les griffes de la nuit, je ne connais pas cette radio libre mais j'aime ce titre, Lenny l'animateur fait des annonces pour les entrecôtes en grande surface afin de gagner sa vie.
Philippe Caubère, à l'idée d'une nouvelle loi qui veut stigmatiser le client, la moutarde lui est monté au nez, il dit utiliser des relations monnayées de femmes qui se prostituent. "Baiser gratis en étant dégagé du chantage sentimental, des supputations sur le statut social de l'un ou l'autre des partenaires.Si on interdit la prostitution qu'est ce qu'on nous donne en échange? -La main! lui rétorque Fugain en riant- Et bien, justement non!"
La suite avec Seymour fut politique, je n'y comprends rien, il est temps de me coucher, il est 2h du matin.

mercredi, avril 13, 2011

Do! Do!

Il faut le faire, couchée dès 21h, petit réveil urinaire à minuit, et je m'entends chanter Do, do, l'enfant do, l'enfant dormira bientôt! Je module cette comptine de plus en plus doucement, si bien qu'autour du bébé dont ce n'est pas l'heure de dormir, un léthargie s'instaure, à mon réveil il est 9H du matin.

mardi, avril 12, 2011

Laïcité -Walter Lewino


Lobby chrétien défilant contre le port du niqab http://walterlewino.unblog.fr

Pâques

Suzy suit fidèlement son chef de village, Gilbert Héron, où qu'il aille, elle est son infirmière préférée. Le problème cette saison là, c'est qu'il va en Suisse à Villard sur Ollon,or les enfants de Suzy sont en âge d'être scolarisés: "Tu les inscris au Belvédère, le lycée français!-Mais il n'y a que des enfants qu'on emmène en Rolls!- Tes enfants ont les navettes du Club qui iront les chercher!"
En fin de saison, passant à la caisse pour percevoir son salaire, il ne lui reste que quelques sous, elle se met à pleurer:"Que veux tu que je fasse avec ça, je n'en veux pas!- Mais ma chérie, lui dit Gilbert Héron, tu n'as pas encore acheté les oeufs de Pâques de tes enfants!"

samedi, avril 09, 2011

Je revoie ma copie!

Chaque samedi je regarde Les grands du rire, j'écoute plutôt tous ces chanteurs que j'ai occultés, soit parce que je n'avais pas de radio ni de télé, soit parce que la pratique de la barre dure de danseuse me rendait raide face à ces artistes de Music-hall, l'un je le trouvais boy scout, l'autre laid, un autre fade, un autre commun,un autre indécent avec sa poitrine velue sur une chemise ouverte, et ma punition c'est d'entendre ces trésors sur le tard, je n'aimais que Trenet-Barbara-Anne Sylvestre et surtout pas les Yéyés...

Faire du cinéma nous rend immodeste, mais tourner un documentaire on est dans le monde, et on n'est pas le créateur du monde! (Wim Wenders)

vendredi, avril 08, 2011

Empreintes- Michel Onfray- Olivier Peyon- France 5

Michel Onfray est le seul philosophe dont je comprends chaque mot, ce qui est plus sexy que le jargon universitaire, j'avais une voisine madame Couturier, qui m'emmenait dans ses escapades à l'Université Populaire de Caen (octobre 2002), malheureusement elle est en maison de retraite. Maintenant c'est Onfray qui vient chercher et ramène la vieille dame lorsqu'il donne une conférence dans la région.
Il faut voir ça! avait dit le père à son frère, sans autre commentaire sur Michel Onfray lui-même.
Les jardins sont des leçons de philosophie!en pensant à son père qui était un prolétaire des champs, et qui est mort en voulant lui montrer encore une fois la Grande Ourse: Le ciel est gris, on ne la verra pas ce soir,et il est tombé.
Je n'ai pas eu d'enfant par amour des enfants! Être adulte c'est pouvoir pardonner à ses parents!
Onfray citant Nietzsche
Il faut philosopher au marteau, au marteau, marteau!
Je crois plus à mes idées qu'aux gens!

Non! Torse nu, vous ne m'aurez pas! dit-il à la caméra qui le suit dans sa loge.
Macha Meryl invitée à l'Université du goût à Argentan: Je vais vous donner une leçon d'oenologie! Savez-vous pourquoi il faut tenir le verre par le pied, parce que les doigts sentent toujours quelque chose, le fer, la vaisselle, la crème, les choses que vous avez tripoté! et la salle de rire.
(106)*Je suis au Club Méditerranée, probablement à Vittel, pour travailler comme hôtesse.
Ma tenue est très "succincte", à peine un kimono court. En plaçant les gens au repas de midi, j’aurai l’air de revenir de la plage.
Renaud surgit, ses yeux verts bridés de mécontentement sont bien vivants, bien que tout le monde le sache mort. Je m’attarde près de lui, je finis par être en retard. Tant pis, il n’y aura pas d’hôtesse au restaurant. Nous marchons un peu, côte à côte, puis je me plaque contre lui. J’ai envie qu’il me serre dans ses bras, qu’il me prenne, il ne le veut ou ne le peut.
Le soir arrive, toujours pas de tenue adéquate pour le dîner, je serai encore en retard à mon travail, je préfère rester auprès de Renaud.

jeudi, avril 07, 2011

La longue vue

Avec une légère correction vous avez 10 de vision, au loin! m'a dit la doctoresse
Il vaut mieux voir venir de loin! a commenté Arlette

lundi, avril 04, 2011

Walter Lewino


Pour Dorothée 4 avril, 2011
Posté par walterlewino dans : POESIE-LITTERATURE.
http://walterlewino.unblog.fr
Artistes et poètes suppliant la Fortune de recouvrer la vue

dimanche, avril 03, 2011

Vivement dimanche


Hasard ou coincidence, on a le droit en live de voir les mirettes de Michele Morgan, surtout ce que je retiens c'est sa voix, le ton est si juste dans les extraits que l'on nous montre, elle a été à bonne école avec Jean Gabin. Son film Maria Chapdelaine (Marc Allégret-1950) a été mon premier émoi d'amour fou, un pasteur amoureux d'une jeune aveugle.

Ouvrir l'oeil!

Une cataracte me fatiguait face à l'ordinateur, cela prêtait à confusion, des agapes que je ne pratique pas. Alors de ce pas je suis allée au Quinze-Vingt, au débotté, une chirurgienne jeune avec de très beaux yeux à sévit. Pour moi c'était un hôtel quatre étoiles, un ballet d'infirmières surveillant heure après heure la tension. Un ami m'avait dit: Tu vas voir les couleurs plus froides!Alors je me suis habillée toute de bleu.
affiche de Claude Duty
Simone Arese et Germain Bésus seraient heureux de votre présence
à leur concert-lecture:

On vous adore!(une heure en compagnie de George Sand et Frédéric Chopin)

Le vendredi 13 mai 2011, à 20h30
en l'ancienne chapelle du Carmel,
303 rue Robert-Pinchon, à Bois-Guillaume
Réservations aux services culturels de la mairie:
02 35 12 24 55 ou 02 35 12 24 53
A ne pas rater,
Le vendredi 13 mai, à 20h30
Chapelle du Carmel à Bois-guillaume

On vous adore…… ou : un concert-lecture très original.
A première vue l’association de Germain Bésus, pianiste de renommée internationale, et de Simone Arese, écrivain plutôt espiègle, peut sembler, selon l’expression populaire (dont La Fontaine aurait pu faire une fable), le mariage d’une carpe et d’un lapin. Mais leur trio fonctionne parfaitement, le premier illustrant Chopin avec sa grâce coutumière, la seconde nous livrant quelques pages de George Sand.
J’ai écrit : trio. Car ces deux-là sont trois, l’autre partenaire – celui qui donnera surtout de la voix – étant non pas un piano mais le piano introuvable : un Ignace Pleyel de 1857, réplique de l’ultime instrument de Chopin, dans son dernier appartement parisien de la place Vendôme. La mécanique en est anglaise, sans double échappement, ce qui rend les œuvres rapides particulièrement difficiles à exécuter ; Chopin ne les a donc jamais jouées dans les mouvements métronimiques indiqués. Mais nous entrons, avec ces précisions, dans le domaine, parfois intimidant, des musicologues avertis. Que le public se rassure, en retenant surtout que ce Petit patron (aimable nom de ce Pleyel) lui permettra d’entendre le son-même qu’entendait Chopin, celui qu’il emporta au Paradis des musiciens, car on avait, à sa demande, approché son piano de son lit d’agonie, pour que sa fidèle amie Delphine Potocka enchante son dernier souffle d’une musique céleste.

mercredi, mars 30, 2011

L'huître

J'ai bien aimé ce matin sur France Inter: Il y a eu les dinosaures, puis l'homme, et maintenant seule l'huître bourrée d'iode peut résister à la menace du nucléaire
J'ai rêvé être dans un club de vacances, deux vieilles copines dorment dans le même lit, j'ai un matelas plus loin, leur lumière m'empêche de m'endormir, j'attends quelles finissent de lire pour éteindre mais le plafonnier m'est inaccessible; un jeune asiatique entre sur le balcon formé de buisson, je lui demande de me rendre ce service: "Je viens dans votre lit cinq minutes!-Ah non!" il fait mine de ne pas comprendre, je crie pour alerter les dames mais elles pensent que j'ai fait de la provoque. Une horde de jeunes asiatiques mêlés à des européens, tous parlant en chinois, ce sont les nouveaux touristes du club, une femme se met à chanter, son ventre nu frémit comme une peau de tambour, la peau est très fine, dépourvue de graisse, et son nombril s'ouvre largement comme un méat au fil des sons, le chant est très beau mais court, je regarde à nouveau la chanteuse, elle réitère son chant, je peux constater les mêmes effets,le frémissement du ventre, et cette ouverture rythmée par le crescendo des arpèges.

mercredi, mars 23, 2011

le blogue de tilly elle parle des gens qu'elle aime qui font des choses, et des gens qui font des choses qu'elle aime

[faire-part] du blog au livre : où je fais mes débuts dans l'autoédition
et l'impression à la demande

Livre&plumeJe viens de mettre mes deux premiers petits bouquins au catalogue de TheBookEdition.com :

* blogalams n°1 - un abécédaire, sélection de petites coupures variées du blogue de tilly (26 chroniques de a à z, 2005-2010), 82 pages, 8 euros, ISBN 978-2-9538874-0-2

* blogalams n°2 - sélection de notes de lecture des œuvres de Marc-Edouard Nabe (7 chroniques nabiennes), 110 pages, 9 euros, ISBN 978-2-9538874-1-9

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jeudi 24 février 2011 dans Livres, Nabe, Weblogs | Lien permanent | Commentaires (12) | TrackBack (0)
http://tillybayardrichard.typepad.com/
(105)J’ai tellement envie de faire l’amour, mais je n’ai personne sous la main. Il y a bien là un amant occasionnel dont j’accepterais un petit coup de “revenez-y," s’il ne partait rejoindre une autre femme tout aussi occasionnelle. Elle est plus âgée que lui, orthophoniste de profession, cela doit le rassurer.
Enfin je trouve deux duvets identiques que j’assemble par les fermetures Eclair. Je m’enfile dedans et m’imagine qu’à deux, à moins de rester dans le dos l’un de l’autre, on ne doit pas pouvoir bouger pour la copulation.
Renaud vient m’engueuler: Laura s’est évanouie à un moment, quelque part, peut-être au bistrot qui est à côté. Je m’assois à sa droite, franchement près de lui sur le banc, et je tente de lui expliquer que je me suis fait sortir par les enfants de Laura le jour où on l’enterrait, lui, pour ne pas être un témoin de trop entre elle et nos amis communs.
« Je pars en voyage pour travailler, vous devriez vous occuper d’elle » dit Renaud toujours grondant.
Alors je m’énerve et deviens hystérique pour raconter que Laura n’est pas si gentille que ça, qu’elle est même méchante quand il s’agit d’autre chose que de sa volonté de gouverner, de cabotiner etc. « D’ailleurs, vous êtes aussi méchant l’un que l’autre, aussi dictatoriaux, comment avez-vous fait pour réussir à vivre ensemble ? » Il faut dire que la première phrase de Renaud avait été d’un mépris terrible pour ma tenue négligée, me signalant un coton qui dépassait de mon entrejambe, sans que je puisse m’expliquer pourquoi je l'avais mis. Je ne me souviens plus de la phrase exacte, mais elle était dans le genre esprit subversif qui ne fait pas de cadeau.
Il part au loin, dans un pays chaud, exactement ce qu’il n’aime pas. D’un coup, je le vois habillé tel une jeune femme en robe de cocktail décolletée verte à volants. « Vous êtes très jolie ! » lui dis-je, bien que sa tête soit celle d’un homme. Mais je sens bien à mon sentiment d’abandon que c’est Laura qu’il emmènera pour l’accompagner.

Pas de quoi s'ennuyer!

Il suffit de prendre soin de soi, comme un plombier qui vérifie tous les écrous un par un, il y a toujours une fuite quelque part, quel programme! Cela laisse peu de temps pour l'existentiel, les autres, c'est le privilège de l'âge. Je commence à comprendre les gens qui disent aimer vivre seuls.

mardi, mars 22, 2011

lanuitsecuritaire@collectifpsychiatrie.fr

Collectif des 39 Contre la Nuit Sécuritaire | Sans la ...19 mars 2011 ... BIENVENUE SUR LA NUIT SÉCURITAIRE La nuit securitaire, site du collectif en psychiatrie, est le point de rendez-vous de tous ceux qui ...

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Je n'ai rien vu de grand dans la vie, que la cruauté et la bêtise (Paul Léautaud)

lundi, mars 21, 2011

Rosacée

Rosacée oculaire, joli nom pour une dilatation des capillaires, j'ai les yeux rouges depuis si longtemps, j'attribuai ça aux projecteurs du théâtre Mogador, quand j'y dansais dans les années cinquante, ils étaient si forts que j'avais toujours la larme à l'oeil, depuis je n'ai plus de larmes, seule la musique lors d'enterrements m'émeut, entre temps je n'en écoute pas. L'on me prêtait cette fatigue oculaire pour de soit-disant plaisirs, ailleurs! que je ne prenais pas, allez donc en convaincre un amant jaloux, maintenant je n'ai plus d'amant, reste à soigner ce regard battu...

vendredi, mars 18, 2011

Pauvre petit bout de chou! -Walter Lewino.

Posté par walterlewino dans : SOCIETE , ajouter un commentaire
L'homme, ce petit bout de chou, s'est cru malin d'aller trifouiller dans le centre de la matière pour en tirer une énergie qui le dépasse. Sa grosse maman, la terre, qui elle aussi possède un centre et bougrement plus puissant a décidé de le remettre au pas. Pour ce faire elle a choisi un minuscule coin de sa surface où ces petits bouts de chou excellent dans le bricolage exponentiel : le Japon. Prochain objectif : la Californie

Comme le bout de chou est du genre têtu, il entend bien persister et s'évertue d'accumuler d'improbables lignes Maginot dans un combat perdu d'avance, tout en espérant arriver de soumettre le vent et le soleil à sa boulimie d'énergie.

La seul, la vraie, solution n'a pas un instant effleuré sa petite tête de chou : freiner cette redoutable boulimie qui lui apporte plus de déconvenues que de richesse.

A bas la climatisation et les radiateurs, les piscines chauffées, la bagnole à gogo, des grandes villes éclairées a giorno et les publicités criardes…. Retour à l'essentiel ainsi que le clamait le 6 mai 68 ce graffiti tracé sur un immeuble de la rue de Mirbel, Paris 5e : “Consommez plus vous vivrez moins”

The Time On time
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Help! Au secours! Al secorro! Oh secoro! Jiu ming!Помощь!助けてください! 手助けで!في عون!בעזרה!

Autrefois on parlait de: Chair à canon pour les soldats envoyés au front, aujourd'hui il s'agit de: Les Liquidateurs contre Le Mal noir(Tchernovil)-les Invisibles- les Sacrifiés du nucléaire- Héroisme des peuples dans la rue qui luttent pour leur liberté

In der Hilfe!

jeudi, mars 17, 2011

Dans ce chaos qu'est devenu le monde, je me raccroche aux maximes des philosophes

Là ou croit le péril, croît aussi ce qui sauve (HÖderlin)
Ce dont on ne peut parler, il faut le taire
(Ludwig Wittgentein)

Va toujours par le chemin le plus court, et le plus court et le chemin tracé par la nature
(Marc Aurèle)

Misérable de mourir, l'homme se guérit de sa maladie en mourant au monde
(Kierkegaard)

lundi, mars 14, 2011

Suzy (rêve)

Personne de mes connaissances n'a de nouvelles de Suzy depuis des mois, elle a déménagé et n'appelle personne. Je me décide à l'aller voir, c'est un immeuble plutôt vétuste en périphérie de Paris, au premier étage,elle m'accueille dans un salon-salle à manger où tout est simple mais cossu. Je reconnais son goût du confort, elle a une expression mi molle mi voluptueuse plus marquée que de son vivant. En soulevant un léger rideau pour voir son environnement je suis émerveillée, c'est la mer comme seul horizon, c'est d'un luxe inouï! Ce doit être très cher comme loyer, je n'ose lui demander comment elle fait face à cette dépense, ni si elle travaille. L'eau arrive au pied de la maison, je lui demande si la mer se retire, s'il y a des marées, permettant d'avoir une plage. Sur la gauche une courette en fer à l'extérieur court le long de l'immeuble, peut être un chemin pour descendre, quoique l'on puisse plonger du balcon directement dans l'eau, je demande à son fils: "Tu prends des bains?- Non pas encore, je suis un peu fatigué, j'ai la flemme! On nous donne des cours dans un ancien greffe désaffecté, c'est sinistre et loin d'ici!" A gauche il y a même une petite terrasse pour les bains de soleil, rien n'y manque sauf un parasol: T'inquiète, il est suspendu! Je cherche ce que je pourrais leur offrir, et son fils: Tu n'as pas un dériveur? -Oui, quelque part, je vais voir!

Quand la jeunesse se refroidit, le reste du monde claque des dents (Georges Bernanos)

On rencontre sa destinée souvent par les chemins qu'on prend pour l'éviter (Jean de la Fontaine)

mercredi, mars 09, 2011

Bd du Grand Palais

Le commissaire(Jean-François Balmer) croit avoir élucidé six crimes, tout en permettant à une gamine de seize ans de voir sa mère qui l'avait abandonnée, pour en final, comprendre que c'est sa protégée qui a perpétré ces horreurs, Il est effondré: Mais elle m'intéresse cette fille! La juge(Anne Richard) lui fait comprendre qu'il a été manipulé: Peut-être, mais j'aime ce qu'elle est! toujours la juge: On ne peut rien faire avec les fous!

Femme, femme, femme.

Une copine en a invité deux autres à déjeuner:C'est la journée des femmes! Dans mon trou perdu je n'avais pas fais attention, trop préoccupée par toutes les victimes de dictateurs domestiques ou pire. Nous avions chacune 10 ans d'écart, en commençant par 67....Je me suis sentie trois fois femme, comme quoi l'union, plus l'âge du capitaine...

Femmes éternel printemps-Walter Lewino

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lundi, mars 07, 2011

(104)*Nous revivons ensemble, Jacques Loew et moi, pour pallier la disparition de Renaud, bien que Loew soit mort, lui, plusieurs années auparavant. Il aime les sucreries, je vais commander une tarte à la fraise. J’ai du mal à retrouver l’endroit, ne sachant plus si c’est un bistrot-restaurant ou bien une boulangerie de luxe. En montant un escalier qui mène peut-être à une salle à manger, je vois le long du couloir des étagères avec plein de fraises que nous piochons. Elles sont toutes de couleur verte, très sucrées. Il y a une variété énorme qui porte un autre nom me dit Jacques, mais ce ne sont pas des fraises. Lui se tient à quelques marches au-dessus de moi, dandy mince, élégant, dans un costume gris. Je me dis que j’ai de la chance de l’avoir retrouvé comme ami pour remplacer Renaud.
Ce n’est pas là que nous attend la tarte aux fraises que j’espère rouges; nous déambulons à sa recherche. Dans la rue nous rencontrons des gens de cinéma qui m’embrassent alors que nous ne nous sommes plus vus depuis des années. Je suis très contente de ces retrouvailles, mais je saigne, sans autre protection qu’un mini-slip blanc. Ma robe aussi est claire, et le flot de sang s’accentue. Je réussis à m’isoler dans des toilettes qui servent également de douche. Le pommeau mal placé empêche la porte de se refermer entièrement, des vapeurs d’eau bouillante sortent sans que je puisse serrer le robinet. Je dois donc passer en-dessous pour atteindre la cuvette et m’accroupir afin d’accélérer l’évacuation de mon sang, s’il peut tarir ainsi, puisque je n’ai aucun moyen de remplacer le slip qui est à jeter, et que je n’ai aucune protection interne.

Le rire

Il n'y a pire révélateur que le rire, personnes BCBG, toute classe dehors,la vulgarité s'esclaffe à la moindre blague un peu salace, la bonne éducation n'y peut rien, malgré les mots châtrés, l'âme ressort comme un pantin dans sa boite.

vendredi, mars 04, 2011

Un ami vient de perdre sa femme, ils vont l'incinérer: Entre nous! 0n ne peut s'immiscer dans la douleur d'une vie de couple, je regarde sur la télé l'enterrement d'Annie Girardot, j'ai ainsi le sentiment de participer par personne interposée au chagrin de mon ami.

mercredi, mars 02, 2011

Pablo Casals-Jacques Baratier à Prades

C'est extraordinaire la simplicité de ce musicien, une violoncelliste américaine (...)le remercie d'avoir joué pour elle du Bach: "C'était merveilleux! Hier aussi c'était merveilleux, mais vous n'avez pas joué de la même façon!- C'est la nature qui le veut, elle bouge tout le temps, rien n'est jamais pareil, nous ne sommes pas les mêmes qu'il y a cinq minutes, nous n'entendons pas la même chose, nous ne voyons pas les mêmes images, et chaque fois que je me plonge dans Bach il y a toujours quelque chose de nouveau qui m'apparait, que je n'avais pas comprise, c'est la nature!"

mardi, mars 01, 2011

Le cinéma

C'est une constance, vous venez voir un film dans lequel vous avez participé, et l'animateur omet de vous présenter au public, même s'il s'agit d'un court métrage où vous êtes l'unique protagoniste féminine, à quel degré de renommée faut-il être pour mériter qu'on vous salue! Et ne serait-ce pas une politesse à l'égard des spectateurs que de signaler votre présence?
Ce doit être mon karma, la permanence de cette petite humiliation, le réalisateur étant seul la vedette.
Ce qui me console c'est de les entendre s'emberlificoter dans leur petit narcissisme.
Où est l'aristocratie d'une politesse exquise telle celle d'un Jean Renoir- René Clair- Alain Resnais?
Un chef de village du Club Med, nous disait à Marbella (1980): Ne rasez pas les murs, lorsque vous rencontrez un adhérant, un sourire suffit pour illuminer sa journée! Ca ne prend pas plus d'énergie que de faire semblant de ne pas le voir!Il y a dans Dragées au poivre (Jacques Baratier) une scènette pastiche très symptomatique: un caméraman montre son tournage à un spécialiste,lequel regarde la pellicule en la déroulant à la main Ah! C'est beau! Et là, c'est magnifique! Une jeune fille qui accompagne le cadreur: C'est moi, là! Le cinéphile ne regarde que les plans sans faire attention à l'actrice : A! Oui c'est parfait! et toujours la jeune femme, en vain (je crois que c'était Alexandra Stewart) Mais c'est moi qui suis dedans, sur la pellicule!

Jacques Baratier avait répondu au qu'est-ce que le rien? Le rien, c'est la folie!

lundi, février 28, 2011

*(103)Un Paris en complète démolition, ou reconstruction. Que des lambeaux de murs, des bâtiments à tout va. Les chaussées, les trottoirs ne sont que des passerelles de bois à même la terre, superposées de façon à nous protéger de la boue. Pas de voitures donc, quelques carrioles, et mon vélo à la main pour déambuler dans ce dédale qui fourmille de passants, de tout le peuple des halles momentanément exilé qui reconstitue ses étals.
Je rencontre Patrick, l’un de mes professeurs de yoga. Il me sourit avec l’éblouissement de sa blondeur. Puis il me dit avoir trouvé un cours par semaine que je peux donner, je ne sais où.
Il se penche pour me baiser les lèvres que je n’entrouvre pas, trop de choses encombrent ma bouche: des morceaux de glaire compacts que je dois arracher en douce avec ma main au risque d’enlever mes dents en même temps. Son baiser est d’une telle chasteté qu’il ne me provoque pas de trouble. Puis je vois Patrick nu, sa peau nimbée de la fameuse blondeur. Du baiser, sa tête s’enroule jusqu’à mon ventre, m’offrant son dos où mes mains glissent jusqu’à attraper ses fesses. Il n’y a rien de sexuel dans mon plaisir, j’ai l’impression d’un foetus qui veut réintégrer son logis.

le blogue de tilly

elle parle des gens qu'elle aime qui font des choses, et des gens qui font des choses qu'elle aime
[faire-part] du blog au livre : où je fais mes débuts dans l'autoédition
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Service presse : soyez dans les premiers à lire et à parler des blogalams sur votre blog ou votre site : encore 3 exemplaires cadeau (cliquez !)

Salon du Livre de Paris : je dédicacerai les blogalams sur le stand D11 de TheBookEdition.com, vendredi 18 mars, de 14 à 16 heures. See you there!

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jeudi 24 février 2011 dans Livres, Weblogs | Lien permanent | Commentaires (5) | TrackBack (0)

jeudi, février 24, 2011

Goha-Jacques Baratier

Un bain de poésie pure, foin des cafés philo j'aimerais me laisser immerger dans cette philosophie orientale à laquelle participe chaque protagoniste, entre l'âne qui écoute les sages, et le simple du village Goha qui leur rive le clou. Il y a aussi Emilfork le magnifique, en aveugle. C'est long mais lancinant, surtout en langue arabe, la musicalité des gestes à l'appui des décors et de l'intrigue simple mais tragique.
Il y a peu de temps j'ai appris que Jacques Baratier était peintre à l'origine, d'où son esthétisme raffiné bien que cinéma de fauché. Son Eves futures est d'un érotisme exacerbé, les mannequins de cire manipulés aussi bien à la scie qu'au massage, on se croirait dans un film sado-maso, les fillettes qui figurent en vraies, ne provoquent pas ce trouble.

Rien, Voilà l'Ordre" de Jacques Baratier.

Comme c'est de circonstance, je me permets de recopier ce petit mot écrit à Jacques Baratier de son vivant à propos de son film: "Rien, Voilà l'Ordre"
Chaque phrase du film j'aurais voulu pouvoir l'écrire sur le champ dans le noir de la salle. C'est le plus bel éloge sur la folie que Jacques Baratier a tourné. Une phase pourrait résumer celui-ci:"Derrière chaque malade, cherchez le poête!" Le cinéaste a beaucoup fréquenté la clinique de La Borde, créée par un cheptel de spys communistes dans les années soixante. La liberté y était de mise, à peine une camisole chimique, ça caracolait dans le parc, les peintres avaient leurs ateliers. Le théâtre, que Jean-Batiste Thiérré leur faisait jouer,(notamment: C'est la guerre monsieur Gruber de Jacques Sternberg) permettait au double de chaque personnalité de se révéler. J'ai retrouvé cette jubilation dans ce film d'un jeune poète fou de quatre-vingt-six ans. Je n'ai jamais douté que Baratier fût notre chantre national, un grand tribun, il l'avait prouvé lors des États Généraux du Cinéma à Suresnes, mais je ne pouvais imaginer qu'il eut encore une telle vitalité d'expression artistique. Je lui en voudrais toujours de ne pas m'avoir fait faire de la figuration parmi les patients de la clinique Rhien. Mais il a été parfaitement servi par ses amis et interprètes. Sa lucidité dans la vie courante, m'a toujours fait rire. Sa légèreté est l'élégance suprême. Alors qu'hier j'étais désespérée d'envisager pour un proche avenir une maison de retraite, je veux bien me réfugier dans la folie pour être admise dans un tel établissement. Cela serait le plus grand luxe de ma vie.

L'Or du Duc- Jacques Baratier- Cinémathèque Bercy


L'OR DU DUC
BERNARD TOUBLANC-MICHEL, JACQUES BARATIER
Avec Claude Rich, Monique Tarbès, Pierre Brasseur, Danielle Darrieux, Noël Roquevert, Jacques Dufilho, Annie Cordy,Elsa Martinelli, Dorothée Blanck, (la bayadère)
Un bienheureux marginal hérite d'un oncle richissime un autocar en or massif.

lundi, février 21, 2011

Une fameuse gorgée de poison

lundi 14 février 2011
rétrospective Jacques Baratier à la Cinémathèque (work in progress / journal de bord)
9 février

L’ouverture de la rétrospective.

Diane Baratier présente les films de son père. Elle dit cette chose très belle (je cite à peu près) : « on a toujours dit que les films de mon père étaient inclassables. Moi, si j’essayais de les classer, je dirais qu’ils appartiennent au genre des films non-synchrones. Et c’est une chose importante chez mon père, je crois, cet aspect non-synchrone de ses films. C’est son rapport au monde qui se joue là. »
On s’en aperçoit très vite avec Goha, premier film tunisien en couleurs, avec Omar Sharif, datant de 1958. Ou comment Baratier se dépatouille avec une grosse machine et un récit en ligne droite pour brouiller les pistes et imposer sa singularité. Le film est souvent drôle, et même touchant. Malgré le désordre permanent, le parasitage constant du récit par la mise en scène, Baratier tient son film d’un bout à l’autre. Et quand il y a un âne dans le scénario, il y a un âne à l’image. Ce n’est jamais du décor, ce n’est jamais folklorique, c’est la matière dont il dispose et qu’il traite à l’égal des autres matières. Si Omar Sharif pleure à côté de son âne, l’âne aussi a une partition à jouer dans la scène.
On se dit que si tout est de ce niveau, la rétrospective devrait valoir la peine.Antoine Mouton
http://fromafog.blogspot.com/





vendredi, février 18, 2011

Notre corps est la barque qui nous portera jusqu'à la rive de la vie (...)

J'ai vu une ex-voisine dans sa maison de retraite, elle n'y manque de rien: jolie chambre avec la télé, la nourriture est correcte! (dit-elle), un déambulateur pour se déplacer aisément:" Ici vous êtes en sécurité!- Oui! Je n'ai qu'à attendre la mort!- Je peux revenir vous voir?- Oui, si ça vous chante! Vous aussi vous finirez ici! Peut-être pas, c'est très cher, où allez-vous aller?"

Isabelle Morin professeur de yoga, au Magasine de la santé
1)Pas de compétition.
2)Réconciliation avec son corps, l'habiter.
3)Se recentrer pour les choses essentielles, meilleur choix de vie.

Une lectrice a taxé mon blog de "Lancer de confettis"

Il court il court le furet! La solitude des champs contre l'anonymat des villes.

(101)*En faisant le ménage pour déboucher une baignoire dans laquelle quelqu’un avait déféqué, j’ai trempé ma montre qui est devenue toute noire, les chiffres décolorés par l’eau.

(102)*Jean-Claude Drouot donne une représentation en plein air avec sa troupe. Comme je ne réussis pas à faire du trapèze, je suis préposée à la manche, disons 50 francs par spectateur. Une femme me donne une montre à la place de l'argent. Drouot m’encourage à accepter les trocs. Je finis par avoir un tablier plein de choses inutilisables telles une broche en ferraille et des morceaux de chou. Les gosses auraient mis des boutons de culotte. Bref, je reviens de cette quête avec trois billets de 50 francs dans la poche; des objets divers ont dû glisser de mon tablier. La représentation commence néanmoins, Jean-Claude Drouot magnifique sur son cheval très haut. A l’arrière, le défilé de la troupe en chariots menés comme les diligences des westerns. Sortant de l’ombre où je me suis planquée, je vois la toile de fond qui sert de décor: Une lagune à perte de vue si bien dessinée que l’on se croirait dans un désert peuplé d’ombres, de groupes dramatiques. Cette toile est si vibrante, c’est une peinture géniale. Les spectateurs qui m’avaient donné des merdes ne sont plus là, ils n’ont pas cru que le spectacle commencerait. D’autres passants s’arrêtent devant ce déploiement grandiose. Faut-il que je traverse l’espace où jouent les comédiens pour réclamer la dîme, afin de les nourrir ? Jean-Claude me fait signe que non.

lundi, février 14, 2011

La danse- Il court il court le furet! la solitude des champs contre l'anonimat des villes.

En rêve, j'ai rencontré quelqu'un dans la rue, nous faisons quelques pas ensemble, d'un immeuble vient une musique, nous entrons dans le hall, puis on nous fait rentrer dans une piscine, remplie de couples qui s'ébattent comme des enfants,dont une plantureuse noire presque nue aux seins énormes, dans le petit bassin quelque moniteurs montrent des pas de danse à exécuter dans l'eau, avec mon compagnon nous sautons habillés dans le grand bassin, le bal commence, je lui avais dit ne pas savoir danser, Ça ne fait rien, tu te laisses guider, après on verra! mais à chaque figure il met la tête sous l'eau, ce que que n'ai jamais fait, il me tire par la main, Mon bassin commence à me brûler, depuis trop longtemps je n'ai pas eu de relation sexuelle, je regarde si son désir monte, s'il a la main sur son sexe, pas du tout, sa main libre reste sur sa hanche comme un danseur, tant mieux car je n'ai pas envie de lui, ce n'est pas mon type d'homme. Avec ma tête hors de l'eau ça freine et je fatigue, je vais m'asseoir sur le rebord arrondi en pierre. Un moniteur me dit que c'est fragile, que je dois sortir, je ressaute dans l'eau, nageant juste avec des mouvement de pieds car je lève le bras, tenant à la main ma pochette dans laquelle se trouve une lourde ferraille de monnaies, et tous mes papiers, j'espère que le sachet de plastique les aura protégés de l'eau, en tournant un peu sur la gauche je vois les marche en pierres qui permettent de remonter sur le bord, via la sortie,je ne vois plus mon partenaire mêlé à la chorégraphie des autres personnes.

vendredi, février 11, 2011

adieu!


Au revoir les amis ! 11 février, 2011
De mars 2008 à février 2011 le NVF a tenu parole : une idée par jour
Ça en fait un bon millier. Alors il a décidé de marquer un temps d'arrêt. Jusqu'à quand ?

En attendant ses groupies pourront se rendre tous les jeudis sur “Le Point” et une fois par mois sur “Le Tigre”
http://walterlewino.unblog.fr

walter

Au revoir les amis ! 11 février, 2011
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De mars 2008 à février 2011 le NVF a tenu parole : une idée par jour

Ça en fait un bon millier. Alors il a décidé de marquer un temps d'arrêt. Jusqu'à quand ?

En attendant ses groupies pourront se rendre tous les jeudis sur “Le Point” et une fois par mois sur “Le Tigre”

Michel Drucker

L'hypocondriaque fait toujours rire, c'est d'ailleurs avec le sourire que Michel Drucker en parle dans le Magasine de la santé. A la question de Michel Cimes: "Quel est le secret de votre longévité à la télé? - Léon Zitrone dont j'ai été l'assistant m'avait, lui, répondu: Avoir pour spécialité de ne pas en avoir, diversifier!"

Cela nous ramène au documentaire en 1996, Wild Man Blues fait sur Woody Allen en tournée, dans sa chambre d'hôtel il étalait sur la table tous les médicaments qu'il devait prendre.

mercredi, février 09, 2011

L'OR DU DUC BERNARD TOUBLANC-MICHEL, JACQUES BARATIER


L'Egypte réclame la précieuse statue, l'Allemagne refuse. William Leymergie: C'est sûr que Nefertiti n'a pas la tronche d'une bavaroise!

dimanche, février 06, 2011

"Très peu de savoir, beaucoup de saveur" Roland Barthes

Suis-je amoureux? Oui puisque j'attends l'autre! Il faudrait être sténo pour noter toutes les références données par Fabrice Luchini lors de l'émission de Drucker Vivement Dimanche
(99)*Je suis seule le soir sur ce tournage en extérieur. Pour voir du monde je monte au premier étage d’un bar connu où l’on peut dîner sur le pouce. La salle est toute en verrières et le panorama est très beau. Nous sommes face à la jetée, les bateaux de pêche sortent pour la nuit. Je n’entends pas leurs moteurs mais ils filent bon train, convergeant tous vers le même point au large. La lune, tel un projecteur puissant, éclaire tantôt l’un des bateaux, tantôt l’autre, l’isolant de son halo rond. On dirait une superbe mise en scène de cinéma. Aucun des rafiots n’a allumé ses petites loupiotes pour se guider. Les marins à l’avant préparent les nacelles. L’un d’entre eux a aperçu une tache sombre sur l’eau, il fait revenir son bateau par bâbord et à l’aide d’une grande épuisette, il pêche un poisson. Je suis surprise qu’il se donne la peine d’un travail à la pièce. La mer commence à s’agiter, comment vont-ils s’en sortir ? Une énorme lame s’approche, haute comme un mur venant en plein sud-ouest. Les bateaux ne font qu’une seule rangée, présentant leur profil face à la déferlante. Le rouleau se jette sur tous les bateaux à la fois, et ceux-ci ayant à peine pris l’eau se retournent comme de simples canoës. Nous aussi, dans notre cage de verre, nous commençons à gîter. Serons-nous capables, puisque la salle du bar est rectangulaire, de la même acrobatie ?
J’appelle Marie qui est en divorce et cherche un appartement. Je lui dis qu’à Paris c’est trop cher et laid.
Au dîner, vous êtes face à elle. C’est vrai qu’elle a le fin minois d’une Catherine Deneuve. Pourtant de profil je la vois boursouflée, elle est enceinte, « le drame, dit-elle, c’est qu’avec les restrictions qui vont venir, les mères n’auront de tickets afin de mieux nourrir le bébé que durant 102 jours. »
Je vous regarde, pour vous faire comprendre combien on l’a échappé belle de n’avoir pas eu d'enfants, lesquels seraient malheureux à l’heure qu’il est. Mais vous êtes totalement sans expression face à nous.

vendredi, février 04, 2011

« Les Nuits Révolutionnaires » Musée du LOUVRE Petit Auditorium

d’après l’œuvre de Nicolas Restif de la Bretonne
Adapté et Réalisé par Charles BRABANT

Avec : Michel Aumont, Isabelle Gélinas, Sophie Bouillou, Gérard Desarthe, Jean-Pierre Lorit, Maria Casarès, Michel Bouquet, Daniel Mesguish, Fabrice Luchini, Marcel Maréchal, Michel Robin, Christophe Brault, Xavier de Guillebon, Guillaume de Tonquedec, Anne Kreis, Paul Crauchet, Geneviève Minch, Christian Benedetti, Maïa Simon, Christian Bouillette, Franck Lapersonne, Claude Brosset, Marc Eyraud, David Gabison, Gilda Albertoni, Gabrielle Forest, Dominique Erlanger, Agnès Blanchot, Bernard Musson, Jean-Claude Dreyfuss, Christian Marin, Jean-Pierre Bouvier, François Levantal, Maxime Leroux, Claude Degliame, Jean-Pierre Sentier, Bernard Fresson, Patrice Alexandre…

Projection au Musée du LOUVRE Petit Auditorium Les samedis 12, 19, 26 février 2011 à partir de 10.h
Il y aura une projection, chaque samedi, des 7 épisodes de 52.mn, à partir de 10.h du matin :

Episode 1 : Le spectateur nocturne

Episode 2 : Les deux n’en font qu’une

Episode 3 : La fête glorieuse

Episode 4 : La jeune fille assassinée

Episode 5 : La chute

Episode 6 : La mort d’un père

Episode 7 : La part de l’ombre

PS : La série : « Les Nuits révolutionnaires » n’existe pas encore sur dvd, mais vous pouvez trouver en dvd, chez Doriane Films ( www.doriane-films.com)

-Les Liaisons Dangereuses.adapté et réalisé par Charles Brabant, d’après l’œuvre de Choderlos de Laclos
-Arthur Rimbaud, le voleur de feuréalisation de Charles Brabant Lien pour le musée du Louvre : http://www.louvre.fr/llv/auditorium/detail_evenement.jsp?nature=audit_nature_1&rechDateId=4&CONTENT%3C%3Ecnt_id=10134198674186584&CURRENT_LLV_EVENT%3C%3Ecnt_id=10134198674186584&FOLDER%3C%3Efolder_id=9852723696500954

mercredi, février 02, 2011

Le Magasine de la santé

Le sexologue de service:Soit il y a des réglements de comptes, soit il y a des réglements de situations! Il vaut mieux pour le couple le réglement de situation!

dimanche, janvier 30, 2011

Nicolas Canteloup "Vivement Dimanche"

D'emblée, comme un bon disciple, Nicolas Canteloup présente ses deux mentors du Club Med, Arlette Gilles qui l'a initié aux spectacles, ainsi que Miredieu, tous deux chefs de village à Dieulefils, haut lieu de l'équitation, ou Nicolas était moniteur.
Malheureusement, la deuxième partie a été sucrée parce que les rubygmens ont remporté le match, sport oblige!Je dois dire que je dois à Arlette ma carrière prolongée de vieille danseuse, et Miredieu a fait vendre dans la boutique du Club, plus de "Une chambre pour un moment"(Denoël) que tous les libraires de Navare, il avait affiché devant le restaurant un article avec photo, et les GM intrigués de me voir les placer à table, achetaient...

La vélorution

J'ai fait du vélo durant vingt-ans par tous les temps, jusqu'à la venue des vélib, pourquoi? Je n'étais plus l'une des rares femmes à bicher au dessus de ma bicyclette- En marchant des heures dans des villes étrangères, je me collais une tendinite, faute de coussin musculaire sous la plante des pieds, j'ai mis six mois à me rééduquer -Sortir ma carte bleue aux bornes, non! -Ma voisine qui me colle au mur pour profiter de l'auvent, si bien que c'est une gymnastique impossible pour détacher ou remettre l'antivol, mes bas de jupe en font les frais -On ne sait jamais si la lumière arrière marche pour le soir -Les gros autobus font toujours peur à la petite chose que nous sommes, et si l'on se fraye entre ces mastodontes camions compris, et une simple voiture, l'appel d'air est à contrario - Une fois j'ai fais l'erreur de passer à un carrefour, tombée avec la bicyclette tordue sur moi, le conducteur s'est arrêté plus loin le temps de me faire un bras d'honneur! Le vélo c'est gros comme une maison, il dit si vous êtes à domicile ou pas - Mettre un casque çà me défrisse- Les PV vont pleuvoir, le gouvernement l'a promit -Etre juchée plus haut qu'un amoureux sur le trottoir, non! On en revient toujours aux sentiments!

samedi, janvier 29, 2011

C dans l'air France5 La bouffe recettes anti-crise

Au lieu que ce soit la révolution du jasmin, du papyrus, c'est la révolution du boudin!
Se restaurer c'est se refaire une santé!
Avant de se nourrir, on se répare l'âme!
La patate qui roucoule dans le beurre!
Rabelais pensait que le meilleur moyen de se parler était autour d'une table!
Levy strauss a raconté qu'une tribu mangeait les yeux des ses ennemis afin de s'approprier entièrement leur victoire et aussi la force de l'autre! C'est ce qui s'appelle "manger à l'oeil"
réplique un intervenant

mardi, janvier 25, 2011

(98)*Nous sommes allongés, Sophie, Jean-Pierre et moi, en attendant le départ de celle-ci. D’une de ses jambes, Jean-Pierre veut chevaucher ma cuisse. Je me recule, espérant que son amie n’a rien remarqué. Elle doit rejoindre Jean-Pierre à Cannes, et y vivre avec Renaud. Je lui demande:
« Comment peux-tu t’en sortir ?
- Je verrai sur place ! »
Renaud lui offre un bouquet avant leur départ, mais un autre qu’il jette par-dessus son épaule semble m’être destiné, Renaud ne me dit rien. Je me contente de regarder ces ravissantes fleurs bleues dans leur papier transparent.
Sophie attend sagement pendant que je fais la queue pour une consultation à l’hôpital. C’est Jean-Pierre qui nous a accompagnées, conduisant la voiture. Dans les salles que je traverse, je reconnais l’emplacement du lit que j’ai occupé il y a très longtemps. C’est donc un hôpital psychiatrique, dois-je encore y voir un médecin ? Il ne reste que quatre à cinq personnes avant moi, si chacune se fait psychanalyser ne serait-ce que pendant une demi-heure, cela fait encore deux heures à attendre. Sophie sans s’impatienter est déjà seule dans son coin depuis quatre heures. Ce n’est pas la peine d’insister, une demi-heure de consultation ne me sert à rien, à moins que le docteur ne me fasse des piqûres, ce qui n’est pas sûr. Il me faudra alors trouver un bac afin de traverser l’eau et rejoindre mes amis.
Sophie et moi nous changeons entièrement pour faire du footing. J’ai du mal à retrouver ma culotte. Sophie nue est si petite et menue.
« Combien mesures-tu ?
- Mais tu sais bien, un mètre, puisque je t’arrive à la taille. »
J’ai honte d’avoir eu l’indélicatesse de lui poser cette question. Elle paraît si fragile, comment va t-elle s’en sortir avec ces deux hommes ?

dimanche, janvier 23, 2011

Dominique Brabant

Les Chefs-Opérateurs sont souvent très sexys pour les comédiennes car elles leur confient leur photogénie!

Chers Amis,Chères Amies,

Je vous recommande la diffusion de : « A la Recherche du Temps Perdu »
D’après l’œuvre de Marcel Proust Adapté et réalisé par Nina COMPANEEZ
Avec : Micha Lescot, Dominique Blanc, Valentine Varela, Didier Sandre, Caroline Tillette, Bernard Farcy, Catherine Samie, Françoise Bertin, Dominique Valadié, Anne Danais, Eric Ruff, Jean Claude Drouot, Michel Fau, Bernadette Le Saché, Philippe Morier-Genoud…
Diffusion les 1er et 2 février, sur France2, à 20h30

En espérant que vous aurez autant de plaisir à voir ce film que j’ai eu de plaisir à en assurer les prises de vues.
Bien sincèrement à vous tous
Dominique Brabant


Réalisateur : Nina Companeez
Scénario : Nina Companéez, d'après l'oeuvre de éponyme de Marcel Proust
Photographie : Dominique Brabant
Musique : Bruno Bontempelli
Montage : Michèle Hollander
Dates de diffusion :
le 9 janvier 2011 sur TSR2 (Première partie)
le 16 janvier 2011 sur TSR2 (Deuxième partie)

le 1er février 2011 sur France 2 (Première partie)
le 2 février 2011 sur France 2 (Deuxième partie)
Durée : 230 minutes.


La recherche du temps perdu, itinéraire bis
Article publié le 29 Janvier 2010
Par Benjamin Fau
Source : LE MONDE DES LIVRESTaille de l'article : 765 mots
Extrait :
Sur un thème pourtant rebattu, une variation vibrante d'émotion et de fous rires. Il y a beaucoup de mauvaises raisons de ne pas avoir envie de lire un livre dont on ne sait rien. Aussi la joie et la surprise sont-elles grandes lorsque, passant outre ses réserves, on découvre un roman réjouissant et riche, inventif et mélancolique. Après avoir reculé devant un argument que l'on pensait rebattu, une histoire que l'on croyait avoir lue et relue ailleurs, voilà que l'on se surprend à lire tout haut tel ou tel passage, telle ou telle formule, oscillant entre émotion et fou rire, à cocher et à surligner des lignes, des paragraphes entiers, à se demander pourquoi diable personne n'avait jamais pensé à dire...

mardi, janvier 18, 2011

Sexe, drogue et dépendance FR2

De toutes les addictions, il apparaît que la plus difficile à guérir est l'alcoolisme, que ce soit dans la clinique des stars avec une chambre cinq étoiles, ou dans la forêt d'un chamane péruvien, le maigre taux de réussite est équivalent. Richard Borhinger qui a donné, dit: Je ne crois ni aux magiciens, ni aux médicaments,si votre cerveau ne veut pas arrêter, rien ni fera!

Je suis chien, dans l'astrologie chinoise, je me sens gardienne du bien être de mes amis, d'une façon silencieuse: Tu ressemble à Moulou, le gros chien d'un ami qui reste sans bouger assis sur le pas de la porte! disait Suzy ma soeur
Ainsi tel un iceberg dont on ne voit qu'une partie, je veille silencieuse, et souvent de loin, à la santé de ceux que j'aime. Sans commentaire sur leurs frasques, ils me croient sourde et muette, alors que tout mon être est tendu vers eux, espérant au miracle, qu'ils se soignent d'eux mêmes, reconnaissent leur fragilité.
Tu n'es pas sa mère! disent les unes. On ne me voit pas comme amante, rien ne transparait de mes propres désirs(seuls mes rêves les mettent à jour), je veille effectivement comme une maman qui voudrait sortir, sans cris, sans pleurs, son enfant en souffrance des limbes. Je me souviens d'un petit chien qui me léchait le visage inquiet de me voir la tête à l'envers car j'étais dans la posture du poirier, son agitation me faisait perdre l'équilibre. Dès sorti de l'impasse, le malade saute par dessus bord, ainsi j'ai perdu de vue toutes mes copines, mes amants, quant ce n'est pas que l'on m'ait laissée à la porte du cimetière.

mardi, janvier 04, 2011

Paris, Vienne, Berlin: une histoire de l'opérette-Arté


J'ai attendu en vain de voir un extrait d'opérette au théâtre du Mogador. Le directeur, Henry Varna n'a même pas été cité après avoir, durant des décennies, fait les beaux soirs du Casino de Paris où il exhibait les petites femmes nues de Paris, et au Mogador où nous dansions en tutu romantique derrière le duo Marcel Merkes et sa femme Paulette Merval, seul Jérome Savary à raconté la fournée des cars qui venait de province pour les spectacles tels, je cite:La Danseuse aux étoiles, La veuve joyeuse , Les amants de Venise, Violettes Impériales, La Belle de New-York, grâce à quoi chaque opérette durait deux ans, de quoi amortir la munificence des costumes.

lundi, janvier 03, 2011

"Indignez-vous !" Stéphane Hessel


France 02/01/2011 09:37

Avec 500.000 exemplaires vendus en deux mois, "Indignez-vous !", court manifeste écrit par Stéphane Hessel, grand résistant à l'occupation nazie et figure humaniste de la gauche française, est devenu un phénomène politique en France et un best-seller qui gagne l'international.

"Le motif de base de la Résistance était l'indignation. Nous, vétérans des mouvements de résistance, nous appelons les jeunes générations à faire vivre, transmettre, l'héritage de la Résistance et de ses idéaux. Nous leurs disons: prenez le relais, indignez-vous", écrit cet ancien diplomate, âgé de 93 ans, dont la vie traverse les tumultes de l'histoire du XXe siècle.

Né en 1917 à Berlin dans une famille juive, naturalisé français en 1937, Stéphane Hessel a été résistant, rescapé du camp de concentration de Buchenwald et l?un des rédacteurs de la Déclaration universelle des droits de l?homme de 1948.

Alors que "la fin n'est plus bien loin, ce militant social-démocrate, veut aider, par cet opus de 20 pages au titre accrocheur, les jeunes à identifier "les raisons de s'indigner", "moins nettes dans un monde trop complexe" qu'à l'époque du nazisme ou de la décolonisation où "c'était relativement simple".
Au niveau mondial, c'est "la dictature des marchés financiers", "l'écart entre les très riches et les très pauvres qui ne cesse de s'accroître" Lancé le 20 octobre à 8.000 exemplaires par Indigène, une petite maison d'édition du sud de la France, "Indignez-vous!", porté par des réseaux associatifs et de libraires indépendants, caracole en tête des ventes avec son prix modique de trois euros.

"On prépare le onzième retirage. Cela fera 800.000 exemplaires !",compte l'éditrice, Sylvie Crossman, qui croule sous les mails de lecteurs enthousiastes et les demandes d'interview ou de conférences du nonagénaire.
Par son aura personnelle et sa vie extraordinaire, Stephane Hessel fait le pont entre la grande résistance historique et des petites pratiques de résistance au quotidien. C'est un cri de ralliement de toutes les indignations souligne-t-elle à l'AFP.

Dans un climat social tendu, marqué par la crise et l'échec des grandes manifestations de l'automne contre la réforme du régime des retraites, "Hessel a catalysé l'attente de beaucoup de Français", renchérit le philosophe Edgar Morin. "Son message, c'est : +Osez, manifestez, ne restez pas dans la résignation+".

A seize mois de la présidentielle française, Stéphane Hessel se dit conscient d'avoir créé une attente sur une suite politique à son livre. Mais le vieil homme, admet que l'indignation n'est pas un programme électoral. "Indignez-vous!, ce n'est pas grand chose, c'est peut-être le premier étage d'une fusée", résume-t-il.