mercredi, juin 29, 2005

Le Fil à la Patte Georges Feydeau- Francis Perrin

Marie-Ange Nardi est une véritable révélation: sa beauté, son tempérament fougeux lui ouvre une carrière de comédienne et de tragédienne. Tous les rôles, petits et grands ont été parfaitement distribués. La silhouette de Pivot, furtive, drôle et inquiétante ressemble à du Hitchcock. Il me semblait bien qu'Olivier Minne avait plus d'un tour dans son sac que de présenter seulement des jeux télévisuels.

mardi, juin 28, 2005

Universités Européennes d'été 2005

Pôle universitaire normand Campus côte de Nacre BP 5084 14078 Caen cedex 5 France




En 2003 j'avais participé aux stages sur les impressionnistes et sur le Moyen-âge en Normandie, j'ai été ravie. N'étant pas universitaire, j'ai bien mis trois jours à trouver la vitesse de croisière tellement l'enseignement est pointu, mais se nourrir ainsi m'a sauvée de la déprime dûe à la canicule. Tout était parfait, l'accueil, les déplacements en car pour visiter les sites, la compétence des intervenants, si bien que je récidive cette année: plutôt embarquer avec cette équipage que mourir sur la plage.

corbeaux

vendredi, juin 24, 2005

La canicule

Durant vingt-ans, je n'ai pas souffert de la chaleur, exilée au Club Med dès le premier soleil. Cette nuit, ma soeur m'a rendue visite, je lui ai proposée un lit dans une maison d'amis, mais elle partait dans le sud de la France avec l'une de ses amies N.L.. toutes deux invitées par le Club. Son amie me disait: Tu n'as qu'à venir aussi!- La chef de village est fâchée avec moi!- Dans deux jours ce n'est plus elle, la chef!
Cela fait deux ans que ma soeur, est partie avec les 15.000 victimes de la canicule. Je me suis mise à la clime.

L'Enfant Roi. (Les Mules) Envoyé spécial) France 2

Emission sur les passeurs de drogue, les mules. Un jeune homme, dont la mère est emprisonnée à Bogota:
" Ce n'est pas mal, ce qu'elle a fait, puisque c'était pour nourrir ses enfants!
- Est-ce que vous êtes triste de la savoir enfermée pour quatre ans?
- Non! Elle sourit dans l'interview, les conditions d'incarcération doivent être acceptable!
Et la mère dit: Si cela va bien au-dehors, ça va bien pour moi!
J'ai déjà entendu ce son de cloche d'enfant qui trouve normal que sa mère s'étripe, vole, mente, pour assurer le confort de son petit. Victor Hugo nous a si bien décrit la déchéance de Fantine pour nourrir Cosette.
André Delvaux, dans son film: Un soir un train, montre un homme qui ne sait que faire de la pomme ridée que lui offre sa vieille mère dans une maison de retraite, à peine sorti il jette le fruit dans un fossé.

mercredi, juin 22, 2005

Le réchauffement

Après m'être réchauffée tout l'hiver, voilà t-il pas que l'on me demande de danser, maintenant! Dans mon grenier, je ne bouge pas d'une once de peur de transpirer. Le sol des studios de danse glisse de l'eau des danseurs. La vie vous prend par là où on ne veut pas: se faire suer...

J'ai laissé quelques gouttes dans mon habitat à rechercher des compultions en CD de diverses prestations cinématographiques, que dalle, une personne indélicate y avait jeté son dévolu. Mais non! Je suis comme un chien qui a caché ses os et ne les retrouve pas!
Pollution mon beau souci, le cerveau est déjà ramolli par la chaleur et nous voilà condamnés par les autos et les climatisateurs, je ne cesse bien sùr de penser à ma soeur, comment aurait-on pù la protéger d'elle même, elle qui ne voulait même pas descendre sous un arbre
Sarkozy lui même s'échauffe avec les juges.

mardi, juin 21, 2005

Ma voisine

Après des retrouvailles surprises avec celle qui s'était exilée dans le Midi durant dix ans, nous nous sommes racontées durant une heure, puis le silence.

Ma voisine, la modicité de notre retraite nous rapproche, me donne les bons plans: concert gratuit ce soir à la Mairie de Trouville par l'Ecole de Musique Claude Bolling avec les classes de chant et de piano, ils ont mis la barre haute: J.S. Bach, Chopin, Schumann, G.F. Haendel. Cela fait du bien d'écouter autre chose que de la soupe, et les interprêtes y mettent du coeur.

J'ai dù reprendre le train pour passer une audition, à mon âge, bien qu'il s'agisse justement d'un rôle de personne âgée. Mais le fait d'avoir à lever le pied me rajeunit.

lundi, juin 20, 2005

Librairie du Marché Deauville - Emannuelle Bataille- Alphonse Allais-Grégoire

La parano m'a fait songer à passer au commissairiat pour déposer une main courante.J'imaginais les corbeaux d'il y a deux ans me tomber en vrille durant la signature faite à la librairie au moment du marché. Je n'en ai rien fait heureusement, j'aurais été couverte des plumes du ridicule. Nous avons causé avec la charmante libraire, elle m'a offert un verre de lait et nous avons vendu cinq livres, qui dit mieux! Le marché c'est comme une scène de théâtre, il y a l'avant et l'après, j'avais l'oeil sur les coulisses, nos vieilles maraîchères débarquant et rembarquant les cageots à n'en plus finir, les mollets abimés par les bottes qu'elles utilisent aux champs. C'est un monde très courageux que ces lèves-tôt par tous les temps, s'ils sont un peu rogues on peut le comprendre surtout avec le marchandage des touristes. Et le ballet des nettoyeurs de la ville qui aspirent et douchent le moindre noyau de cerise, je ne me suis pas ennuyée devant mes piles de bouquins que peu de gens s'attardaient à regarder...J'ai beau être gâtée par la presse locale, le lectorat ne suit pas.

Pendant ce temps là, Emmanuelle Bataille était intrônisée dans la très sérieuse Académie Alphonse Allais en compagnie de Grégoire qui a eu le prix Alphonse Allais pour ses aphorismes chez l'éditeur Tchou.

vendredi, juin 17, 2005

Le zinc

Mon toit en zinc fait déjà de la surchauffe, autant de degré de nuit comme de jour, de quoi nager dans les cauchemards. Et à la descente du train en Normandie, aussi sec de l'adrénaline, question rapport humain. Où faut-il vivre que ce soit bon? Imaginons que nous gagnions au loto, il est prouvé que les nouveaux riches ne s'en sortent pas de leurs petites habitudes.

jeudi, juin 16, 2005

Partir

Chaque fois que je dois partir, je me dis : Ce n'est pas possible de tout laisser en plan! Je dois faire le ménage! Je commence par faire ma toilette pour me sentir en forme, puis c'est trop tard, j'ai raté l'heure du train.

Suzanne Flon

La première fois que je l'ai vue, c'était dans une pièce de Jean Anouilh L'Alouete, je ne me souviens que de sa voix.
La dernière fois c'était dans L'amant anglais de Marguerite Duras, le public l'a applaudie debout;
Entre temps il y avait le cinéma, mais de voir cette petite femme en chair et en os si menue et si drôle, c'était une magie.

mercredi, juin 15, 2005

Florence Aubenas

A la voir et l'écouter, je suis sure que tout le monde tombe amoureux de Florence Aubenas

mardi, juin 14, 2005



Samedi 18 Juin de 11 à 13h signature à La Librairie du Marché, Place du Marché. Deauville Calvados

Daniel Auteuil Lacenaire France 3

Daniel Auteuil est un acteur troublant, il a l'air tellement ambigü. Peut-être est-il un homme sexy? Bien que son phrasé soit admirable, le film est un peu bavard, on s'y ennuie.

lundi, juin 13, 2005

La tristesse

Toujours cette tristesse d'avoir à lever le pied pour ne pas me laisser noyer par le cafard.
Que penser de la solitude à deux d'un vieux couple? Se détester doit occuper la journée. Ils se surveillent plus qu'ils ne se regardent. Chacun monologue contre l'autre, et la caresse ne déplisse plus leurs rides. Ils ont le regard agrandi par le trou de leur vie, la bouche béante de méchanceté, et le dentier indien (expression que je viens d'apprendre, mâcher avec les gencives) ferait craindre un cannibalisme ressurgi des cavernes profondes.
Marions nous! Gai! Gai! Marions nous!

Le square du Temple

Dès qu'il fait beau, le square du Temple pullule, non pas d'enfants des bobos du quartier, ni de vieillards chicos, mais de simples gens, qui cherchent l'ombre où le soleil selon l'âge du capitaine.

La SF

J'ai pris un thé au jasmin carrefour de Buci pour lire un livre SF que l'on venait de m'offrir. Je ne suis pas restée assise longtemps.
Par contre j'aime bien aller au déjeuner hebdomadaire, rue des Cannettes des auteurs de Sf. Ils ont le sens du gag.

Boulevard Sébastopol

Bd Sébastopol, dans un landau poussé par sa maman, un petit garçon se bouche les deux oreilles, jusqu'au moment où il entend arriver une voiture de pompier...

A 380

J'ai regardé l'émission de Michel Drucker jusqu'au bout en espérant voir comment on pouvait dormir, circuler dans l'A380.
Puisqu'il est possible de réduire le bruit des réacteurs de ce monstre des airs, pourquoi ne le ferait-on pas pour nos pétrolettes de merde, et les voitures électriques, leur offrir le parking gratuit?

Florence Aubenas

"Tout ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort!" Florence Aubenas est apparue belle, telle une figure légendaire.

dimanche, juin 12, 2005

La peintre

J'ai posé deux fois deux heures pour cette femme peintre amateur, sans qu'elle m'offre mon chocolat, nous étions au bistrot.
Depuis dix ans que nous nous rencontrons aux cafés philos, elle ne s'est jamais interessée à mes travaux, Dieu sait qu'elle a la parole facile en public quand il s'agit de moralité, mais trop avare pour m'acheter un livre. Avec le grand narcissisme des retraités, elle me demande d'aller regarder son expo, ce que je ne fais pas.

Le sérial killer

J'ai rêvé que je cohabitais avec un homme qui avait découpé deux femmes en morceaux. Il savait que je savais, est-ce-que cela pouvait aiguiser son instinct de tueur où bien le calmer de crainte de témoin à charge, nous n'étions pas seuls dans cette maison. A chaque fois qu'il s'approchait d'un couteau, je le regardais en face pour le dissuader d'en faire un usage autre que pour la cuisine. Je ne savais s'il valait mieux fuir, il pouvait me planter dans le dos, où surveiller sa montée d'adrénaline.

samedi, juin 11, 2005

Contre-Courant

Apprendre, il n'y a que cela qui amuse! (Pasteur) d'où le sourire d'enfant des scientifiques.
Au service de Pédiatrie de Rouen, quel leçon de courage, ces petits qui acceptent durant des années des piqures lombaires. Au souvenir de ce traitement, une petite fille qui traduisait sa douleur par une araignée, quand on lui a montré son vieux dessin: Beurk!!!
Quand on dit Non! On ne se trompe jamais! En vertu de cet adage je dis Non! le plus souvent possible.
A Contre-Courant, ils ont passé une émission sur l'osthéopatie qui date, j'espèrai avoir des informations plus fraîches.

vendredi, juin 10, 2005

Mes matinées

Oserais-je vous raconter mes matinées? Ce n'est évidemment pas chez les autres que je pourrais me la couler douce comme ça: réveil naturel, le soleil est déjà haut. Brossage des dents, puis je me rallonge avec une demie Hépar, et un jus d'orange. Pour n'être en rien passive, je mets du poids sur l'abdomen pendant que les heureux passagers de "La croisière s'amuse" (France 3) font des pompes au bord de la piscine. En attendant l'heure des infos je zappe sur Arté où l'on en apprend tant sur l'astuce des animaux, à survivre, que je suis jalouse de leurs talents. J'imite l'oeil des oiseaux qui font des balayages à 180°. Les serpents, j'en ai une sainte peur, un jour une copine m'a raconté avoir joui parce que son amant lui en avait mis un dans le ventre. quelques flocons d'avoine pour les sucres lents, puis retour sur les infos de la 3, et de la 2 pour confirmer les évènements. Je crains d'être en retard pour suivre le Magazine de la santé au quotidien, ils ont rallongé la sauce si bien que je perds un peu de "Derrik" autre pilule palliative à défaut de Gabin, et comme "le Renard" est un renard, j'enchaîne, et du coup quoi de plus rassurant que la fidélité de "Rex" à son maitre. Après, je suis libre de sortir jusqu'à l'heure de Ruquier "On a tout éssayé" pour le quart d'heure de rire préconisé par la faculté de médecine. Ce n'est pas chez les copines que je pourrais m'en payer une telle tranche, de santé.

Jean Gabin Pierre Granier-Deferre (La Horse 1970) France 3

Je prends du Gabin comme je prendrais une pilule tranquillisante, telles les femmes en mal d'amant, de mari, de pépé. Pierre Granier-Deferre mène toujours très bien ces atmosphères de drames paysans. Le dernier plan du film est une trouvaille, le patriache mange à table face à sa tribu après avoir trucidé cinq malfrats pour sauver son con de petit fils,Jean Gabin tourne le dos à la caméra on voit qu'il a le dos large.
J'avais adoré "Le Chat" avec la même équipe plus la Simone Signoret, je ne sais si ma mère s'était inspiré du film, mais un jour de dispute avec son mari, celui-ci lui ayant demandé de le réveiller tôt, elle avait mis sur sa table de nuit un petit billet: Il est huit-heures!

jeudi, juin 09, 2005

La fatigue

Est-ce ma paresse qui s'épaissit, où la moelle qui passe de moins en moins bien dans le canal lombaire? Rester assise fatigue, couchée je m'endors, et marcher réveille les vertèbres sans cartilage. J'ai revu une dame très âgée qui m'a rappellé qu'elle m'achetait un livre: Quelle mémoire! - Je suis handicapée des pieds, pas de la tête! Ces réunions où l'on mange de délicieux petits fours, tout en se demandant quel prétexte nous ferait à nouveau nous réunir, c'est un pensum qui me laisse sans voix et sans jambes. Vous n'avez pas de famille, venez donc vous détendre içi! dit cette toujours avisée, dame.
Il fait beau, si les rues n'étaient pas si bruyantes.

mercredi, juin 08, 2005

Le dos rond

D'avoir fait le dos rond, tel un chat, dans une maison amie pour ne pas en déranger les rites, je m'étais minéralisée au point d'avoir du mal à bouger. Dès le train du retour, j'ai senti mes muscles se délier et mon cerveau se désembuer. Curieux comme il y a des gens qui ont l'art de pomper l'air aux autres, et moi, à me laisser pomper. Considérant que l'on m' offrait un beau repérage dans une région inconnue, j'ai laissé faire, je ne regrette rien du moment que mes abattis remarchent.

Miou Miou FR1

Miou Miou est toujours mignonne quel que soit le film dans lequel elle tourne. Cette fois ci c'est avec Bernard L'Hermite, une comédie dont je ne connais pas le nom ayant pris la chaîne en route, léger, léger, mais ça tient ...la route. Une jeune bourgeoise qui s'ennuie avec son mari fonctionnaire jusqu'au jour où on lui dit qu'il est une épée en matière d'espionnage.

Le paravent chinois

Pauvre jeune fille qui racontait toutes ses chinoiseries dans un blog sur le Net et qui victime de son succès a dù se réfugier dans un autre Canton.

mardi, juin 07, 2005

Ah! La Corrèze!

La première chose qui vous frappe lorsqu'on visite ces villages anciens, c'est l'harmonie de l'architecture, qu'il s'agisse de châteaux où de modestes maisons qui gravittent autour. Comment une telle race d'homme qui avait tant le sens esthétique, a t-elle pù disparaitre? J'aimerais trouver un compagnon pour faire le tour de France, avant que de penser à prendre des vacances aux Séchelles.Une expréssion amusante, d'une personne en retard on dit: Elle a dù trouver une ronce! ( être agrippée à tailler une bavette). J'ai trouvé tous les hommes beaux, musclés et bronzés, avec un sourire en coin qui ne s'en laisse pas conter.Ma copine a quatre-vingt-ans et moi soixante et onze, on ne pouvait pas galéger, mais notre vitalité amusait. Elle conduisait sa voiture, trainant sa touriste, et notre gâterie c'était de prendre un petit blanc sec sous les platanes des villages.Puis nous rentrions dans sa maison au bout d'un chemin creux où les arbres poussent comme les orties, les lézards ont droit de cité sur la terrasse en pierre qui n'est balayée qu'entre les pissenlits, les chauves-souris rentrent par des carreaux cassés, les souris font leur crottes sur les plastiques déposés à cet effet sur les lits, et les araignées bouffent les moustiques avant que ceux-ci ne nous dévorent, ce n'est qu'un seul courant d'air d'une pièce à l'autre, rien n'est fermé, la nuit on tousse mais mon hôtesse dit ne rien entendre.Sa voiture est garée à six cent mètres des bâtiments afin que cette chose moderne ne vienne pas polluer ce petit bout du monde où ne chantent que les oiseaux, ni radio, ni télé, je me sentais ensuquée par nos bavardages de bonnes femmes, je dormais douze heures par jours: Tu rates le lever de soleil! Tu rates le coucher de soleil! Son énergie du Diable attentait à ma liberté, je la gardais sous l'édredon.Je lui ai trouvé une formule: D'une antiquité tu en fais une vieillerie! c'était pour paraphraser , Ghislain Cloquet qui disait: Un bricoleur de génie, d'une voiture neuve, il en fait une voiture parfaitement réparée! Là, il s'agissait de dentelles, d'un pot en porcelaine en miettes, d'une toile de transat grignotée par les souris afin de faire leur nid, tous ces humbles travaux occupaient ses mains des jours et des jours, mais le toit risquait de lui tomber sur le dos, un menuisier l'a prévenue qu'avec le plancher de la cuisine elle allait se retrouver dans la cave, nous avons fait un drôle d'attelage, moi qui ne voulait rien faire, refusant de me laisser manipuler et elle qui ne se rebutait de rien. Oui! La maison est belle! C'était celle d'un ancien métayer. Elle a une rusticité que j'aime, rien n'a été changé depuis 1870, c'est le talent de récupératrice de tous bois de ma copine qui en fait le charme, il paraît que l'hiver ce n'est pas vivable, si l'on ne peut pas camper dehors à admirer les collines.J'ai eu un bout de temps admirable bien que m'étant sentie prise en otage, le premier village et à 11kl.

vendredi, mai 27, 2005

Mémoire, comme Mimi

Parmis les abonnés à l'Université-inter-âges de Trouville-Deauville, une dame, fragile comme une vieille porcelaine, récite de la poésie de mémoire, sans aucun papier. Tout est parfait, la diction, l'intelligence du texte et son interprétation. C'est Mimi, elle est formidable! entend-on dans la salle. Il y a une dizaine de récitants sur scène, chaque fois que c'est son tour, c'est jubilatoire.

jeudi, mai 26, 2005

L'Ile

Je rendais visite à des amis, ou parents dans une ile Polynésienne: Où est le lagon pour se baigner? -Là! On me montrait par la porte , à peine un rideau qui se tire, et de l'autre côté des masures colorées, pas mieux loties que dans les bidons villes, une pièce avec quelques objets de récupération de première néccessité de récupération dont un poele électrique, des tissus brillants couvrent les lits, l'indigence comme on ne l'imagine pas pour des peuples que l'on croit heureux. Les femmes sont souvent blanches, graves, je dirait même tristes, leur rôle c'est de se faire baiser, celà en vaut-il la chandelle. La mer, je ne la vois pas, elle est toujours derrière un autre pâté de maisons, dans une grande flaque où je pourrais soit-disant me baigner, des poissons morts, j'espère qu'ils ne les mangent pas. Un photographe va prendre un cliché d'une ancienne vedette, étalée sur le rebord du lit, une ravissante culotte en satin blanc sera l'accessoire de séduction, il s'agit peut-être de Marylin Monroe, mais on me dit que la femme est enceinte jusqu'au baudet: "Que veut dire baudet- C'est l'encolure d'un âne!" Elle sort et l'on voit effectivement son ventre gonflé jusque sous le cou, comme si la poche de l'enfant s'était glissé sur le thorax. Ce n'est pas Marylin, peut-être ma soeur qui a beaucoup de kilos en trop, ou bien une amie. Dans toutes les chambres où je passe, se trouve cet accessoire érotique, la culotte en satin blanc qui jure avec les tissus tropicaux. Peut'être les nuits sont-elles plus belles que les jours!

Une vie larvaire

Dès qu'il y a du soleil en bord de mer, on se demande ce que l'on irait faire ailleurs: Une petite bronzette, une petite trempette, marcher à l'ombre sous les arbres une bouteille d'eau sous le bras, quoi de plus luxueux pourrait nous rendre heureux à part être à deux pour déambuler et flirter et dormir ensemble. N'est-ce pas le summum de l'ambition d'un être humain?

mercredi, mai 25, 2005

Les Rêves

Est-ce la proximité de la mer, le silence absolu de mon habitacle, mes vieux démons ressurgissent dans les rêves avec plus de violence qu'ailleurs. Il faut dire que sur les quais, je suis sur le qui vive. L'habitant est âpre à savoir, à dire, seul avec les journalistes du crû j'ai une relation douce, ils sont compatissants pour mes écrits et pas chiche de parler des ouvrages auto-édités.

mardi, mai 24, 2005

Le pantalon

Je suis avec un ami intime qui converse avec un acteur américain célèbre, je ne sais s'il est question de travailler ensemble. Cet homme a le gabarit d'un John Waine, nous nous scrutons: y a t-il une possibilité de séduction de part où d'autre? Il a un poitrail sur lequel je m'appuierai bien. Je mange un pantalon lui appartenant, je le tiens à bout de bras allongée sur le parquet, j'en suis à mi-cuisses.L'acteur vérifie qu'il n'est pas dénudé et resserre sa ceinture. Afin qu'il n'y est pas de connotation érotique je mange comme quelqu'un qui a simplement faim. Je leur laisse un mot disant que je vais au théâtre, espérant qu'ils m'y retrouveront. Je suis happée par une régisseuse qui me dit que ma robe noire en crochet avec des mailles très laches qui laissent transparaître la peau conviendra au rôle, celle-ci a un trou dans le bas. En entrant son poignet à la place de la maille qui a filé, elle fait le geste de tirer sur l'ourlet pour me le mettre autour du cou tel un boa. J'ai à peine du rouge à lèvre et la peau luisante , elle me dit qu'entre deux scènes on aura le temps d'aller au Monoprix acheter de la poudre, et du rouge à joue: C'est pour quand elle sera plus vieille et qu'elle se maquille comme une folle dis-je.en fait, je dois remplacer Delphine Seyrig qui ne fait pas la reprise de la pièce mais personne n'est au courant, même pas ses partenaires habituels dont Jeanne Moreau et deux autres acteurs de cet accabit. Je rentrerai sur le plateau quand ils seront déjà en train de jouer pour profiter de l'effet de surprise et qu'il n'y ait pas de rouspétance. Je ne connais ni le titre de la pièce, ni le rôle, ni le texte, tout sera de l'improvisation, à moins que d'une mémoire ancienne ne ressurgisse la dramaturgie qui me permettra de faire face aux répliques des autres. Jeanne Moreau descend de sa loge en avance,elle discute avec une jeune assistante, j'espère que celle-ci ne vendra pas la mêche. Je suis obligée de me cacher derrière un panneau de bois, le stress de ma situation équivoque me fait me réveiller.

lundi, mai 23, 2005

Le crottin de cheval

J'apprends par une amie qui jardine que les fleuristes ne vendent pas de crottin de cheval, engrais préféré des roses, pour ne pas faire fuir la clientèle par l'odeur. Par l'odeur alléchée, je l'ai accompagnée aux Tuileries pour ramasser les excréments des poneys, ils n'étaient pas en promenade ce dimanche, nous avons dù nous contenter d'une crotte désséchée oubliée sous le pas des promeneurs.

Justice de Femmes FR2

Clémentine Célarié en mère courage dans le télé-film Justice de Femmes enlève le morceau haut la main!

samedi, mai 21, 2005

Les Enigmes de l'Histoire FR2

Du plus petit au plus grand, on nous a montré l'évolution des espèces, sans arriver à expliquer pourquoi les nouvelles générations, particulièrement citadines, étaient plus grandes que nous. Un entérogastrologue à qui j'avais posé la question dans un bistrot, pensant que c'était une histoire de légumes, les nouveaux nés n'étant plus nourris des mois avec des farines comme dans le temps: Non! dit-il, ce n'est pas l'alimentation qui les fait pousser mais l'exitation permanente de l'hypotalamus, soit par la lumière des villes, soit par le bruit inscessant. L'hypotalamus étant le chef d'orchestre des glandes, celles-ci réagissent en permanance. Je ne me souviens plus du nom de ce médecin, mais son explication me paraît très logique.

jeudi, mai 19, 2005

La rue

Si je ne me mets pas à la rue, il ne se passe rien. Heureusement il y a toujours une facture à payer, un email à relever, une eau à prendre!Parfois, le sentiment d'existence ne tient qu'au regard que vous porte le préposé au guichet de la poste où la caissière d'un super marché. Je me demande si ces employés se suffisent de cette seule attention pour eux mêmes ou s'ils arrivent à se créer une vie fantasmagorique arrivés dans leur foyer.
Le cinéphile du troisième n'a même pas remarqué que j'avais participé aux Parapluies de Cherbourg (Jacques Demy), il m'a demandé si j'avais aimé le film qu'il venait de projeter dans la salle de la Mairie.

Jean-Batiste Thiérrée qui me protège depuis qu'il a eu le malheur de me présenter à JS, m'a acheté six livres pour le distribuer à ses amis, puis il me dit: J'ai regardé dans mon carnet d'adresse pour voir à qui les offrir, et je me suis aperçu qu'ils étaient tous morts!
N'empêche que Paris sans bruit serait la ville la plus merveilleuse du monde.
Cette après midi un reportage bouleversant sur Arté : Une jeune comédienne qui a vécu la vie de star durant le succès du film La Vendeuse de Roses se retrouve emprisonnée 23 ans pour complicité de meurtre sur un chauffeur de taxi, elle n'avait pas voulu dénoncer son amant, comme elle était célèbre, on en a fait un exemple. Aucune des promesses des gens qui l'ont adulée, ne lui avait permis une réinsertion,elle avait dù retourner dans la rue vendre des roses, et l'amertume l'a jetée dans les bras de jeunes tueurs. Le contrat c'est entre 15 et 20 euros pour trucider un gêneur, voilà ce que l'on propose aux enfants des rues en Colombie. Pour faire face, ils se shootent à la colle de chaussure.aucun des protagonistes du film n'a survécu aux réglements de compte, sauf un devenu paraplégique.

mercredi, mai 18, 2005

Histoire de Jules


Le Mur des Justes à Jérusalem (2001)


mercredi, mai 11, 2005

Yad Vashem

Le commandant de bord lance son leimotif:Nous espérons que vous vous sentirez chez vous, loin de chez vous!...Nous espérons que vous vous sentirez chez vous, loin de chez vous!
Nous étions 80 dans ce groupe sur les 8.000 visiteurs à Jérusalem cette semaine. J'avais peur des attentats , je ne suis ni pro-israélienne ni pro-palestinienne, aucune culture religieuse, c'est à dire si j'y allais à reculons, mais l'innocence assassinée m'a toujours troublée, alors que je crois au doigt de Dieu, une espèce de justice immanente, et je suis tombée dans un chaudron terrible, l'image de ma mère dupliquée par le nombre de femmes présentes (sauf les jeunes) à une caricature près, mais courage inclus. Je n'avais pas le temps de m'appesantir, il fallait se lever à 6h pour être au rendez-vous de tous les sites ou se commémorait la Shoah, beaucoup d'entre nous, les plus jeunes paradoxalement, ont pris froid, le soir. A Paris on avait insinué la petite laine pour les soirées, nous avons du prendre la couverture de nos chambres pour résister au vent, à la chute de température en altitude, à la dernière averse de la saison, et aux heures soit à piétiner devant la sécurité qui nous fouillait, soit à attendre l'arrivée des officiels en costumes cravates. Les caméramens s'en sont donné à coeur joie avec nos mines déconfites sous notre abri de fortune, imaginez une marée de couverture du plus beau brun sales des hôtels.Mais nous avions un phare , Paula la doyenne, 88 ans et cinq années de camps.Chacun se disait Ce que Paula peut supporter, nous devons le supporter. Et elle, fière de sa force sur ses trois jambes, les normales plus une canne, répétait, lorqu'on lui faisait le récit d'une atrocité, alors qu'on lui avait arraché sa fille, qu'elle n'avait jamais revue: Il n'y a aucun malheur qui puisse monter jusqu'au ciel! Là ou nous devions aller, elle était toujours devant. Le surprenant des témoignages en public de tous ces anciens déportés, ils étaient d'une simplicité lapidaire: Je suis parti de...par le train X...Arrivée à Z...Libéré le jour J...Aucun descriptif de ce qu'ils avaient subi, de leur état d'àme. Les documents n'étaient que trop explicites, l'indicible horreur. C'est la seconde génération, celle des "Enfants Cachés" qui était dans les larmes, devant l'insoutenable du sort de leurs parents.
Le Mur des Lamentations est blanc sous le soleil, mais un phénomène étrange se passe: au fur et à mesure que je m'avance, sa charge émotive est telle, que je suis étreinte par une douleur sans objet, je finis en pleurs, telle les femmes qui sanglotent le front appuyé contre la pierre. Quelques pigeons nichées par couples veillent aux dessus des têtes. Je n'avais pas de prière , j'ai laissé un petit mot: à toi Suzie! Ma soeur voulait m'y ammener, Tu verras c'est magique! Après je te fous la paix!
Le dernier jour j'avais trois heures pour retourner seule à Yad Vashem faire enfin une photo du Mur des Justes. Je n'aurais pu revenir à Paris sans avoir accompli cette mission, prouver aux descendants de ceux qui m'ont cachée durant la guerre que leur nom était gravé sur la pierre. J'ai du changer trois fois d'autobus, on m'avait dit de ne prendre que des taxis, mais je voulais savoir ce que c'était que la vraie vie pour le citoyen ordinaire, je fus à chaque fois guidée gentiment par quelques mots en anglais.
Chacune des cérémonies présidée par le gouvernement et les ressortissants de pays alliés étaient à égalité de sobriété, aucune faute de goùt, aucune anicroche , du beau travail de professionels.
Mais je ne pouvais regarder ces jeunes gens sans avoir envie de pleurer. Un ancien déporté me dit: Je compatis avec eux! De penser qu'ils étaient beaux, si jeunes si tendus par ces heures de haut risque, qu'ils étaient dressés pour faire de la chair à canon ou pour tuer, ils étaient, je l'espère , le dernier maillon d'une guerre larvaire.

lundi, mai 02, 2005

La mer

La mer était là, et monsieur le maire aussi:
"Alors, quel est le scandale dans votre dernier livre?
- Aucun! (j'avais oublié que je crache sur père et mère)
Une jeune journaliste Marjorie Janetaud du Pays d'Auge m'intervieuwe, elle est droite sur ses pieds, je lui raconte le pourquoi du livre : Vous n'avez plus besoin de le lire! La jeune journaliste très gentiment me dit: Revenez!

vendredi, avril 29, 2005

A cloche -pied

Là, on ne me regrette pas. Là-bas, on ne m'attend pas. Pourtant je n'hésite jamais à sauter le pas, prendre un train, avec le sentiment d'exil quelque soit la distance. Dans la campagne, gosse, on se donnait des deals: j'irais pieds nus dans ce champ de blés coupés, je grimperais dans cet arbre jusqu'à la plus haute branche, je mettrais de la barbe de maîs au travers de ma culotte pour exciter le jardinier. Toujours pour voir, comme au pocker si quelqu'un réagit. Ce n'est jamais qui l'on croit! J'ai proposé mon livre lors d'un vernissage à Cavanna: Non! Je n'ai pas envie! Wolinsky: Bien sûr! On est copain depuis si longtemps! Avec la bise en plus! Whillem avait déjà un verre dans le nez, il l'a prit.
Cela me rappelle l'histoire du passant qui demande à un cul de jatte: Vous qui allez de droite et de gauche, vous ne connaîtriez pas un appartement?

jeudi, avril 28, 2005

La culture avant la mer Temps Libre Mairie du 3ème

Je m'apprêtais à prendre le train mais c'est jeudi, Ciné-Club oblige. L'enthousiasme de Michel Chaudanson n'a pas faiblit, il nous offre dans la même coulée "Le grand Petit Conservatoire de Mireille" (Eric Le Seney 1990) "La cage aux rossignols" (Jean Dréville 1945) "Les choristes" (Chistophe Barratier 2004). Mireille, je m'étais refusé de la regarder, je n'aimais ni son visage, ni sa voix de tête, ni le caractère un peu despotique vis à vis de ses élèves devant la caméra, je me rends compte maintenant de ce talent de compositeur et d'interprête que j'ai ignoré.
"La cage aux rossignols" a toujours fait pleurer,le charme de Noêl-Noël y est pour beaucoup ainsi que le noir et blanc et la voix si pure de la gueule d'ange. "Les choristes" qui pourtant prend mot à mot modèle sur le vieux film, malgré une très bonne distribution, n'émeut pas, je ne saurais dire pourquoi?

Les jours bleus

Les jours bleus comme la layette d'un nouveau né, un quart d'heure sur un banc de square avec un ami dans la senteur des troënes, un diner en terrasse par un soir d'avril, entre temps c'est le doute, qui n'en a pas!
Un archer dit arrêter la compétition pour chasser, il habite une région où foisonne le gibier, du coup ressurgissent des souvenirs: une chasse à courre à Chantilly, le cerf s'est défendu 4h durant, les cavaliers avaient chacun deux chevaux pour ne pas lâcher le gibier, celui-ci était rabattu par des curieux en voitures qui ceinturaient le bois si bien que la bête s'en retournait vers ses poursuivants. On n'a pas pu le servir à l'épée mais le tuer au fusil tellement les gens étaient près du taillis où il s'éssouflait, Ce jour de cafard, je me suis identifiée à la bête, voulant mourir à sa place. je pleurais tant que la propriétaire de la chasse est venue s'excuser auprès de moi. Oui! C'était dégueulasse, il faudrait interdire la circulation en voiture ces jours là!
J'ai eu la honte de ma vie lorsque durant toute une saison j'ai dù mentir à des gamins qui venait apprendre le tir à l'arc. De nombreux défauts de la vision me rendait impossible une visée juste. Le Chef de village me dit: Tu te débrouilles comme tu veux mais les gosses s'attendent à voir un héros genre Guillaume Tell, ou tout autre! J'ai trouvé la parade. Le jour d'arrivée les gamins au sortir du train prenaient leur petit déjeuner tous ensembles. Je me postais dans l'angle de la fenêtre de la salle à manger, prenant la pose du parfait tireur à l'arc, ils ne pouvaient voir la cible dans l'encoignure du mur, ni que mes flèches ne rentraient pas dans le paillasson. Lorsqu'au cours des leçons je leur montrais la position: Mais tire donc! disait l'un - Je n'ai pas le temps, je surveille que vous ne vous fichiez pas une flèche dans le derrière!- Je suis sûr qu'elle ne sait pas tirer! Il y en avait toujours un autre pour dire: Si! je l'ai vu tirer à 50m ce matin!

mercredi, avril 27, 2005

L'Attente du Père





Le petit dernier est arrivé. L'Attente du Père Comme il est impossible de garer dans ma rue, j'ai attendu le livreur en bas, lui proposant de garder son fourgon pendant qu'il montait les boites: Trois cent kilos et cinq étages sans ascenceur, on aurait dù me prévenir! Il était jeune et bien découplé, je n'ai pas compatis. Il m'a dit qu'à mon âge, avec les courses, je ferais mieux de déménager. Tous ces jeunes qui veulent gagner de l'argent sans s'échiner.

mardi, avril 26, 2005

La reconnaissance

C'est fou ce que c'est dur de dire: Merci! Nos hommes de maintenant qui ont vécu protégés de la guerre, qui ne font rien d'autre que le boulot-manger et baisouiller gentiment, préfèrent ne pas dire merci à leurs aînés, question d'identité toujours, moins on en fait, moins on veut reconnaître l'autre.
Des ex-déportés dont la moyenne d'âge est de quatre-vingt ans plaisantaient entre eux: Si la prochaine commémoration se fait dans dix ans,lequel d'entre nous sera encore là pour témoigner?
Déjà que c'était pénible pour tous de rester debout dans la rue, en attendant les officiels, sauf au Trocadéro où nous avions des sièges baignoires vu la pluie...
A propos de reconnaissance, il est surprenant que des rescapés hébergés par des Justes, n'aient jamais eu la décence de les remercier ni en privé, ni officiellement en témoignant.
J'ai remarqué que l'art des riches c'est de dire Merci! plutôt deux fois qu'une, ça ne mange pas de pain et les dédouane d'en donner plus.

lundi, avril 25, 2005

Cérémonies

11h du matin ce dimanche 24 avril 2005. Au monument aux morts de la Maisie du 15ème Emile Torner a fait lire par des jeunes gens du conservatoire, des lettres de fusillés qui ont écrit à leurs parents quelques heures avant d'être exécutés: C'était déchirant de douceur, de tendresse, sans aucune amertume de perdre la vie si tôt, on imagine leurs yeux regardant l'aube pour la dernière fois. A cette écoute, et aux Chant des Partisans, puis le Chant du Marais, que nous avons entonné en choeur, le regard de l'assistance était embué de larmes.
Je me suis accrochée aux basques d'Emile, nous sommes allés Au Mémorial Juif, puis à la Cité, et des autobus frêtés par la Mairie de Paris nous ont ammenés ensuite Aux Invalides boire du jus d'orange en attendant la cérémonie du Trocadéro. Le ciel menaçait, on a distribué des ponchos en plastique transparent, il était temps, une trombe d'eau s'est déversée. C'était très joli, tous les spectateurs revêtu de cet imperméable, assis dans les gradins sans bouger, chacun devant penser que si nos héros avait dû supporter la faim, les intempéries, nous pouvions en témignage de notre respect et de notre reconnaissance, subir une averse. Monsieur Chirac est arrivé à l'heure, la pluie a cessée, un violoniste en équilibre sur un pylone nous a bercé, pas de fausse note dans la foule silencieuse, tout était digne. On a parachevé ce périple par l'Arc de Triomphe, il était 9h du soir.

samedi, avril 23, 2005

Nul n'est parfait!

Au déjeuner je n'ai pas bu de vin pour ne pas rougir, je n'ai pas pris de café pour ne pas trop parler, j'ai enlevé la peau du poulet contre le gras, j'étais heureuse, tout baignait dans l'huile. Après l'interview filmée, j'ai regardé si j'avais encore du rouge à lèvres, et j'ai vu des morceaux de blanc de poulet accrochés entre les dents. J'espère n'avoir pas trop sourit.

vendredi, avril 22, 2005

Racontes!

Plus il se passe de choses, moins on a le temps de les raconter, le reste c'est de la littérature

jeudi, avril 21, 2005

revoyures

J'étais ravie de recevoir un petit mot urgent d'Agnès Varda: On tourne demain un reportage pour le DVD de Cléo de Cinq à Sept viens déjeuner rue Daguerre! Corinne Marchand avait tourné le matin, nous devions converser après déjeuner. Se revoir les uns les autres après quarante ans, compter mentalement les rides du voisin, être contents d'une intimité comme si le temps n'avait pas passé, il est des moments de grâce, l'on se dit que l'on a résisté jusqu'alors juste pour çà.

mardi, avril 19, 2005

Le voyage

Pas question de marcher dans le désert, nos jambes ont toutes plus de 70 ans. Une plongée rétrospective dans le faciès mater-dolorosa de ma mère. Le trac me fait aller aux toilettes. j'ai toujours du mal à entrer, comme par éffraction, dans une communauté quelconque. Heureusement, pas de discours démagogique, la parole est douce, nos accompagnants ont l'humilité de ceux qui ont connu la même douleur, rien à voir avec l'autorité méprisante des administratifs que je craignais. Il y a quelques défections parmis les voyageurs, mal au ventre, mal aux dents, autant de bobos que j'envisageais pour me défiler. la peur du terrorisme aveugle. Lorsque je lui ai raconté l'éventualité de ce déplacement, avec hésitation, c'est un ami qui a tranché: Vas-y! Tiens! C'est cadeau! Tu n'as pas à me le rendre! Au sortir du restaurant où nous déjeunions, il a traversé la rue et prit les billets néccéssaires à ma participation minimum. Je crois aux choses qui tournent rond, c'est lui qui m'avait prêté l'argent pour mon intrusion en Allemagne,

lundi, avril 18, 2005

Le dessin

Un ami m'a fait visiter sa maison. Dans son bureau, il a ouvert un livre polisson avec des dessins crùs, j'ai été prendre l'air dans le jardin.
Cette nuit j'ai rêvé être allongée dos contre lui, et bouger les fesses pour réveiller son sexe. A peine m'avait-il pénétrée qu'il avait joui. Il s'est levé furieux, criant des obcénités afin de remettre la machine en branle, en vain. Je comprends pourquoi toutes ces années je n'avais pù être séduite par une vulgarité latente, là, il sagissait de compassion, son accident cérébral avait détruit sa libido. Je tente d'y arriver toute seule et découvre ,déjà, un bouton sur la droite du vagin. Je fais des ablutions pour arrêter la contamination en attendant de trouver un gynéco

No chapelle!

Pas plus que dans un bureauu je n'ai voulu rentrer dans une chapelle. J'ai étudié le yoga pour mon comfort personnel, je l'ai enseigné comme une paysanne qui donnerait ses recettes de cuisine, à propos, j'ai mangé de tout, surtout que j'avais des copines fines cuisinières, régimes végétaliens, végétariens, aliments dissociées, jeùne, diète hydrique, j'ai tout essayé par curiosité mais la convivialité à toujours pris le pas sur une restriction forcée, et si je ne suis guère aux fourneaux c'est par paresse et parce que je suis contre l'onanisme des petits plats pris seule, c'est pour dire qu'en religion c'est pareil, je veux bien écouter mais pas me laisser enrégimenter, non plus en politique, un psy m'avait dit: Vous êtes atypique, vous ne réussirez pas, il faut faire partie d'un clan! J'ai travaillé peu mais sans agent, une cartomancienne: Votre année c'est l'année 60, après, rien! Je continue à mettre un pied devant l'autre ne me laissant pas museler par le terrorisme des éditeurs qui veulent du littéraire ou du people, reste le blog, exercice de santé, sortir du lit, s'habiller, traverser la rue, je n'ai pas internet chez moi, la nuit il y a la petite idée qui trotte et se fait incisive, gare aux nuits blanches.

vendredi, avril 15, 2005

Siah bâzi Les Ouvriers de joie Maryam Khakipour Théâtre du Rond Point

Très émouvant documentaire sur le théâtre Populaire en Iran. Les acteurs y entrent dès leur plus jeune âge, ils appellent leur salle La Mère, elle va leur être enlevée parce que trop vieille, faute de subventions pour la rénover, ni d'aides aux artistes mis à la rue du jour au lendemain. Celui maquillé simplement de suie, qu'on appelle Le noir, représente le peuple, il en a l'insolence et le rire, les pleurs et la danse. L'une des comédiennes dit: Je suis le pouls du public, le public est mon pouls, nous ressentons la même chose ensemble! Maryam Khakipour qui a vu jouer la troupe lorsqu'elle était âgée de huit-ans et qu'ils faisaient des extras chez les particuliers lors de mariages, est allé à la recherche de ceux qui disent ne rien savoir faire d'autre que de jouer pour donner de la joie, cette joie qui aurait déserté les rues.

L'entente

Au téléphone on pourrait s'entendre, non, Il faut s'envoyer des émails!

jeudi, avril 14, 2005

Le chaton

Je fais du stop dans une vieille gimbarde, la jeune femme nous conduit chez elle par des routes de campagne sur des pentes telles que je ne sais comment la voiture arrive à grimper. Nous voici dans une petite maison très rustique mais agréable; je me dis que si elle m'appartenait, j'enlèverais ces tentures rouges éffilochées, je peindrais les murs en blanc et je mettrais de la dentelle aux vitres pour adoucir l'ensemble. En regardant par la fenêtre, très en contre-bas, je vois de l'eau sur la droite de la maison, est-ce une mare, un lac, ou bien la mer. Une brêche dans le talus a été colmatée avec de la terre, empêchant la marée d'affluer. Le chaton de la maison vient me dire bonjour son museau contre mes lèvres. Je lui fais un bisou, il en redemande, je continue me disant: Tant pis pour les microbes! Il ne bouge plus de mes genoux, son museau toujours collé à ma bouche. Pour un accueuil, c'est une adoption, j'espère que sa maîtresse en tiendra compte. Il n'y a rien à manger dans le frigo, c'est sa résidence de vacances. Elle fend dans le sens de la longueur une baguette de pain puis, mettant je ne sais quoi dedans, elle offre au groupe un morceau de ce sandwitch. J'y laisse une dent, puis deux, puis toutes mes dents de devant, j'ai du mal à en récupérer les morceaux fracturés pour les ramener au dentiste. Je continue malgré tout à mordre dans le pain pour faire bonne gràce envers notre hôtesse et que surtout l'on ne s'aperçoive pas que je suis édentée.
Le curieux de l'histoire c'est que ce matin, dans l'autobus, face à moi, une femme tenait sur ses genoux un chat adulte de la même couleur miel que celui de mon rêve, elle avait près d'elle des bagages pour prendre le train.
Une autre coincidence, au moment pile où je montrais mon livre chez Denoël, JS a téléphoné à Josette, la secrétaire du patron. Elle lui a dit: Tiens! Je te passe ta fiancée! Il y a quelques mois ce même phénomène s'était passé.
Puis je suis allée à la production d'un ami d'enfance, il était en train de terminer un livre dédié à son grand'père dont j'avais été amoureuse durant mon enfance où j'avais été hébergée chez eux. Mon livre parle de ce personnage clef.

Le Pain

On dit : Bon comme le pain! Dans la catégorie des commerçants le boulanger, ou la boulangère est toujours d'un commerce agréable,plutôt deux mercis qu'un, et avec le sourire. Tout le monde se souvient du succès de cette série télé où un boulanger prenait sous son aile un pupille de la nation, cela a fait pleurer dans les chaumières. Il y a des métiers qui se prêtent à la générosité, les restaurateurs,les métiers de bouche en somme. Impossible de nourrir quelqu'un sans tendresse. Je pense à ça car dans mon quartier, seul le cordonnier et le patron d'un bistrot m'ont acheté mon livre, des gens qui ne lisent pas.

mercredi, avril 13, 2005

Les mots, toujours les mots...

Je ne vis que de mots, on pourrait dire (maux)qu'ils soient tendres ou cassants c'est comme des petits cailloux qui ricochent les uns par dessus les autres sur une eau calme, en tombant, ils créent des ondes de choc plus ou moins larges ou profondes selon sa réceptivité du moment, du sentiment que l'on prête à autrui. L'endormissement ne revient que lorqu'on en a digéré tous les sucs. Je me souviens avoir passé des heures de nuit à écouter l'écho de l'écho des bribes de phrases qui se lançaient de rive en rive sur une mer fermée dans Les Bouches de Kotor en ex- Yougoslavie.
Que dire de ce que l'on entend pas, les blancs, une question qui s'arrête aux bords des lèvres, le regard dans le vague, tous ces non-dits qui cimentent le doute et empêche l'amitié. Il y a les rois de la tchatche, ils ont raison de tout sauf d'eux-mêmes car ils fuient telle une belette si on veut leur répondre. Que de talent éparpillé, on essaime puis on se terre. La terre tourne, on se love sur soi-même. Notre enseignant, toujours Nil Hahoutoff nous disait de ne jamais couper les circuits de communications, que si l'on empêchait le mal de passer, le bien ne passerait pas lui non plus. C'est ce qu'il appellait la loi de la polarité. Rien ne sert de se protéger, il faut parler à temps.

dimanche, avril 10, 2005

Le Prince

Le Prince Charles va reprendre du galon auprès des bak-street du monde entier. Celles qui ne sont pas suicidées par une langueur à nulle autre pareille, végètent plus souvent dans des chambres de bonnes que dans des manoirs de luxe telle Camilla, qu'importe. Quelque fois il y a un Chevalier Blanc qui relève le déni, tel Thierry Théolier qui a masqué le visage de l'homme qui m'avait reniée dans ses mémoires.

samedi, avril 09, 2005

La fidélité a du bon!

Ils ne sont ni jeunes ni beaux mais ils s'aiment! Cela est probant, durant la cérémonie du mariage, le Prince Charles et Camilla ne se regardent pas, attentifs au rites, mais ils sont soudés tel un vieux couple qui n'a pas besoin de démonstrations publiques pour se rassurer, ce qui nous rassure aussi. Les autobus qui rembarquent les invités c'est génial, comme le dit le commentateur on dirait "La croisière qui s'amuse" on voudrait être de la partie. Je me prends à rêver d'une union sur le tard avec n'importe lequel des hommes que j'ai aimé, lui jurer une fidélité absolue ne serait pas trop difficile, vu nos âges. Et partir en voyage de noces quant on a déjà la lourdeur des dames ménauposées, il suffirait d'une petite auberge dans la campagne française, on n'en connait pas assez les charmes. Bref, ce fut un bel après-midi de samedi.

vendredi, avril 08, 2005

Le vent du Nord

Le vent du Nord c'est une chanson qui fait bourru, comme Jacques Brel que j'ai méconnu de son vivant, n'empêche que ses Iles Marquises me font toujours pleurer, quelle fin tragique pour un homme qui se vomissait de trac avant d'entrer sur scène, il a donné ses tripes, et lorsque je l'avais entraperçu j'étais trop jeune, je l'avais trouvé boy-scout.

mercredi, avril 06, 2005

Spinoza par Michel Onfray Université Populaire de Caen

Michel Onfray a le bon goùt de nous parler de la biographie des philosophes. Pour une béotienne comme moi, le vécu a beaucoup d'importance. Ainsi nous avons pù apprendre que Spinoza, ce libre penseur, avait été excommunié de la communauté juive d'Amsterdam (herem), déjà il pensait qu'il fallait mieux vivre caché, et il refusa très tôt de diffuser ses écrits. Michel Onfray qui a la parole prolixe est surprenant de virtuosité verbale, jamais il ne se mêle les pinceaux, c'est vraiment un numéro de haute voltige, et le charme de l'hédoniste fait que la salle craque à ses interventions malicieuses. Madame Couturier, dont je suis la voisine à Trouville, est près de ses quatre-vingt-ans, elle ne manque aucun cours, elle fait du convoyage dans la voiture d'autres fans. Ce qui est un long mardi: départ des quais à 16h 30 afin d'arriver à l'université de Caen assez tôt pour avoir sa place au troisième rang. A 6h pile la conférence commence, durant une heure d'une seule coulée Michel raconte, et puis une heure pour répondre aux questions, et nous voilà rentrées au port vers 21h, satisfaites de lui qui a bien officié, et de nous qui avons tout compris tant il est limpide dans ses énnoncés.

lundi, avril 04, 2005

Disparition

Il faut bien voir que le monde est malade de solitude: mariages et enterrements sont les seules occasions d'être dans l'évènementiel, on se doit d'y assister pour exister auprès de ses pairs.Cela se bouscule au portillon en ce moment, à quoi donner la priorité se demandent nos chefs de gouvernements.
Lorsque je reçois des factures dans la boite à lettre, je sais que j'existe. J'ai beaucoup de compassion pour ces jeunes qui doivent courir à Rome pour pleurer de concert. Je me plains sur papier, c'est moins cher et moins dangereux que risquer se faire écraser contre un mur du Vatican. Autrefois, j'avais des places pour les matchs dans les stades, c'est vrai que l'émotion est décuplée par la foule, d'où l'hystérie collective: boxe, foot, tennis, j'ai eu ma dose d'adrénaline pour le restant de mes jours, mais je comprends ces jeunes en recherche d'extrème, à défaut d'un boulot passionnant et d'amours conflictuelles.

Le temps

Hier, c'était un temps à se coucher sur la plage. Aujourd'hui c'est un temps de cochon, un temps normand. En espaçant mes visites en Normandie, de n'être plus tributaire des uns ou des autres, je le vis mieux, on ne peut me demander de compte de tout le temps passé ailleurs. Je m'aère comme tous les touristes. Est-ce les gélules de geléee royale ou d'être au lit tout de suite après souper, mais le sommeil me gagne, il était temps, j'avais des valises jusqu'aux joues. Peut-être que l'ultime acte de salubrité sera de jeter la télé aux orties, le Pape est mort au moment où je m'endormais. Jean D'Ormesson défend le drapeau en berne, Il ne sagit pas de religion mais d'un homme universelement connu. Michel Onfray se fait taper sur les doigts à propos de son livre sur l'athéisme, j'irais demain le voir à Caen. Dans notre petit café phylo régionnal, on lui reproche d'être milliardaire, ils ont tous écrit, à perte...

vendredi, avril 01, 2005

Peau d'Ane Jacques Demy Arté

L'autobus a beaucoup de retard, à la gare de l'Est, parce qu'il y a des travaux Bd. Magenta. Un homme titube sur ses deux béquilles, une grosse dame noire lui cède sa place dans le auvent d'attente. Elle pose beaucoup de questions, la conversation devient générale. Il y a un jeune joufflu, il est patissier: Vous n'êtes pas déjà en train de dormir? Vous devez vous lever à 3h du matin!- Il y a des réceptions le soir! - Moi qui sort de la légion étrangère , ça me parait léger à côté de votre métier! dit l'homme blessé qui grimace de douleur.- Voulez vous qu'on appelle une ambulance?- Non! Je sors de l'hôpital militaire! Il s'est remis péniblement debout, le 38 arrivait:- Vous avez de beaux yeux! me dit-il comme je l'écoutais en souriant: Je sais ce que je dis, vous avez de beaux yeux!" Il ne supportait pas qu'on lui touche l'épaule, j'ai dù quand même le pousser dans le dos afin qu'il ne retombe pas en arrière déséquilibré par les vibrations du car. Et la dame noire qui cherchait du travail a échangé son adresse avec celle du patissier. J'avais l'impression d'être revenue en 68, quand sans transports, les gens se parlaient dans la rue.
J'espérai être rentrée pour voir aux moins les scènes avec la Fée Lilas (Delphine Seyrig), j'ai vu la radieuse Catherine Deneuve faireLe Biscuit d'Amour, je n'ai pas tout perdu.

Le droit du plus fort Rainer Fassbinder

Fassbinder, l'ange déchu qui n'est pas beau et joue le rôle d'un homo forain qui vient de gagner à la loterie. De plus il est inculte, c'est beaucoup de disgrace pour tenter de séduire un bel aristo qui le plume. L'amoureux en meurt, Fassbinder en mourra dans la vie d'une overdose de tout. Des femmes qui ont partagé la vie du réalisateur diront de lui, avec tendresse:
"Il nous humiliait, nous étions au pieds du lit pendant qu'il était dedans avec un amant!
-Pourquoi accepter? demanda le journaliste
-Nous sommes des actrices, à l'écran nous étons sublimées!
C'est bien là le drame, les homosexuels veulent l'image, pas la chose!
Cette aristocratie du coeur qui veut que nous n'ayons pas de sexe, mais que les garçons aient un derrière.
Je comprends que Farinelli faisait s'évanouir les dames avec son contre-ut. Lorsquel'on chante dans les aigus on sent bien se vriller le centre du cerveau orgasmatique.
Cela me rappelle le jeune chirurgien pris de peur losqu'il ouvrit le volet du crâne de ma soeur. l'oedème était si important que le cerveau est sorti, elle a fait une érection du cerveau!

Mon voyage à Venise à Noël avec un vieil homme qui recherchait les lieux de ses amours d'antans.Impossible de dormir , mon matelas mis par terre pour laisser le son de ses ronflements vers le haut,les pharmacies étaient fermées ainsi que tous commerces,j'ai mis du papier chiotte dans les oreilles en vain. Je sortais tôt le matin le laissant s'ébrouer dans la baignoire qui débordait au scandale du personnel de service. A 5h. nous avions rendez-vous pour un chocolat de roi chez Florian, et plus tard un thé à l'hôtel Danieli où nous avions à disposition plein de cartes postales afin de frimer auprès d'amis. De gondole, point. Il me racontait celles prises avec ses amants, il y a quelques vingt-ans.Les rues, les ponts, les rues, tout était gelé, j'étais heureuse, seule. Nous nous sommes détestés, depuis je n'ai plus de nouvelles.

Les souvenirs sont comme les vagues, on ne sait de quelles profondeurs elles viennent.

Un ami dormait pendant que je visionnais ...
Pas un geste ni un mot sans adrénaline. Des poursuites sans fin dans le Paris des arméniens et des chinois. Dans ce magmas de violence, un peu d'amour, les acteurs sont beaux, mais la mafia fait loi.

jeudi, mars 31, 2005

Le froid: Magazine de la Santé du Quotidien Arté

Nil Hahoutoff, notre enseignant de yoga, nous disait qu'il fallait, pour les hommes, pratiquer la douche froide de l'anus au gland, pour fortifier les vaisseaux, donc la virilité. Un homéophate m'a recommandé ceci contre les hémorroïdes, et récemment, lors de douleurs aux vertèbres lombaires, un ami m'a dit de faire des Bains alternatifs d'eau froide (voir les éditions du Rocher) ce qui remplace avantageusement les analgésiques.
Aujourd'hui un reportage surprenant dans l'émission Votre Magasine de Santé. Nos grands gaillards sportifs rentrent dans un frigo de -110° durant quatre minutes pour revivifier l'organisme qui a été mis à mal par les compétitions.

Le renardeau

Nous étions en Bretagne Jean-Claude Drouot, sa femme Claire, Gilles Durieux et moi. Des chasseurs nous ont donné deux renardeaux dont ils venaient de tuer la mère. Je ne savais pas trop comment j'allais élever le mien, sûrement pas comme un lapin en appartement. Durant le trajet de retour, l'un des bébés a trépassé:"C'est le tien qui est mort! me dit Jean-Claude, j'amène le mien à la campagne!"
Nous y allons quelques fois, dans la propriété de ses beaux parents. Les hommes étaient béats devant la Bardot en herbe qu'était leur petite fille, et moi, j'essayais d'apercevoir le renardeau. On racontait que c'est la chatte qui le nourrissait parmi sa portée. Elle était exangue la pauvre mère, les tétines arrachées par le petit glouton. Mais lui, on ne le voyait pas, il se cachait dans un terrier sous le poulaillier. Un jour, Jean-Claude s'armat d'une fourchette avec au bout un morceau de viande. Nous avons entendu un rugissement, et la bête qui s'est révêlée à elle même, sauvage. Il fallait se lever à l'aube pour l'apercevoir traverser le jardin après la chasse, et regagner son terrier. Semaine après semaine, le poulaillier a été dévasté, il ne restait qu'une seule poule qui, grelottante de peur, toutes plumes hérrissées jour et nuit, s'agrippait au petit toit au dessus de la cuisine. Son écuelle restait là, on ne pouvait pas la faire descendre. Nous avions pitié, mais le médecin était contre l'euthanasie, il fallut attendre que le renard trouva moyen de la manger ce qui pris des semaines d'horreur.Il fut lui même victime de chasseurs car bien que guettant l'aube, jamais on ne le revit.

mardi, mars 29, 2005

Les oeufs de Pâques

J'ai renoncé à chercher des oeufs de Pâques dans les rues de Paris, il pleuvait. Les touristes germaniques sont souvent en bande: la belle mère, le papa, la maman, et la progéniture. Les chinois aussi: cousins, cousines. Y'a bon! de voyager en colonie! Cela me rappelle trop la pension auquelle j'échappais par les chemins de traverses, quitte à me faire ramener par les flics. Je préfère arpenter le trottoir seule qu'en famille. Ne nous plaignons pas d'être esseulée les jours de fête.

dimanche, mars 27, 2005

Le canard

C'est à cause des oeufs de Pâques que je me souviens de l'histoire du canard. Nous avions été à la fête des Loges à Saint Germain, Sergio Goggi, sa femme et mon jules d'alors, Gilles Durieux. Au tir que je ne pratique jamais, j'avais gagné deux canards vivants. J'en ai offert un à Sergio qui l'a tout de suite mit dans la cocotte, ce qui m'a choquée. Le mien, je lui ai installé une couverture sur la plate forme d'une baignoire sabot, avec sa petite mare d'eau pour clapoter. L'animal était furieux, je n'arrivais plus à entrer dans la salle de bain de peur qu'il ne s'élance sur moi. Armée d'une grande serviette j'ai réussi après beaucoup de cris à extirper la bête de son logis et dans ma Deux-Chevaux je l'ai transporté jusqu'au lac du bois de Boulogne. Mis à l'eau, il n'a pas daigné me lancer un regard d'adieu, sa silhouette s'est vite fondue avec les autres bestioles, je ne pouvais plus le reconnaître.

samedi, mars 26, 2005

Le billet rose

En vérifiant dans ma pochette carte bleue si j'ai les 50 euros, je laisse glisser à terre l'objet. Le commerçant me prévient sur mon portable, je reviens, fouille et ne trouve plus le billet rose."La personne qui l'a ramassée n'a pas besoin d'argent je la connais! - Ce n'est pas toujours les pauvres qui volent!" Le lendemain je reviens prendre ma commande:"Alors! Vous avez retrouvé vos 200 euros?- Ce n'est pas 200 mais 50 euros que j'ai perdu, vous devez le savoir, vous qui avez regardé dans mes papiers! - Oh! Pas tant que ça, juste pour voir le nom!
La vengeance serait de revenir dans la boutique autant de fois que je voudrais semer le doute

vendredi, mars 25, 2005

La Belle et la Bête Jean Cocteau Arté

Rien n'est plus sensuel que la voix de Jean Marais quand La Bête se plaint de la brûlure que lui occasionne le regard pur de La Belle Josette Day. Et lorsque celle-ci offre à La Bête de boire de l'eau dans ses mains, c'est le comble de l'érotisme. Si nos modernes cinéastes pouvaient en prendre de la graine.

La télévision

La télévision me sert beaucoup, comme j'y suis souvent scotchée car elle est au pieds de mon lit, je mets des poids sur le ventre, Il ne m'en coùte rien de faire travailler les abdos tout en regardant Derrick

La maison en flamme

Cela faisait bien huit jours, que je réfléchissais, gaz où Seine, j'habitais rue Mazarine, mon jules était en voyage et mon amant volage. A minuit, un ami dont je n'avais aucune nouvelle depuis deux ans m'appella de Londres: "Chérie! je viens de faire un cauchemar terrible, tu étais dans une maison en flamme et tu n'arrivais pas à t'en sortir! Cela m'a réveillé, comment vas-tu?
-Très bien!" Je me suis levée et je me suis fait une soupe; Le médium c'était Terence Young, le réalisateur du Docteur No et Bons Baisers de Russie. Je ne pouvais faire des essais pour lui car j'avais un passeport polonais, assignée à rester en france sans possibilités de visa pour l'étranger, ce qui explique en partie ma brillante carrière.

jeudi, mars 24, 2005

Le corps est malin

Afin de juguler l'insomnie, j'ai utilisé des astuces les unes après les autres car le corps se laisse surprendre une fois mais rarement deux.
J'ai fini par revenir aux bonnes vieilles méthodes du yoga, les respirations alternées: qu'importe la poussière des parcs, la pollution des rues, le confinement dans le métro, toute chose sensée nous empoisonner, je bouche une narine puis l'autre au gré des fantaisies de rythme de mes transports. Dans le métro c'est à chaque station que je change, ainsi je n'ai pas à regarder l'heure. En marchant c'est tant de pas, chacune. Au cinéma je passe une demi-heure le pouce sur l'une, puis sur l'autre, ainsi si le film dure deux heures, il y a équilibre. Est-ce mon cerveau qui se ralentit avec ces exercices, ou bien le réequilibrage du yin et du yan se fait-il, qu'importe, cela marche, je redors.

Man To Man Régis Wargnier

Le premier plan est une plongée dans la forêt amazonnienne, vertigineuse de beauté et de terreur mêlées. La musique scande notre émotion, film moral et romantique, comme cela fait du bien de voir la lutte d'un savant en 1870 qui veut prouver que les pygmées sont des êtres humains. Tous les acteurs sont convainquants dans leurs personnages, on sort de cette projection grandis tels les dits sauvages.

Le Passé me rassure

Douceur de courts entretiens avec de vieux amis par delà le temps. A peine quelques mots pudiquement échangés sur notre santé réciproque. Nous sommes encore là, alors que le temps nous presse par derrière pour attérir sur quel rivage. Quand on est jeune, il est devant nous, lointain, avec toutes les promesses de réalisations. Et maintenant, c'est une accélération tel un moteur emballé, une année est aussi vite passé qu'un mois de vie et rien n'est encore fait.

mercredi, mars 23, 2005

Les Quais de Paris

C'est un délice de marcher sur les quais par beau temps. Du Pont de l'Alma au Pont des Arts, j'ai biché, me disant que les touristes devaient payer cher ce plaisir de fouler notre sol, mais ils s'engouffrent pas centaines dans les bateaux mouches, et saluent au passage les pauvres piétons que nous sommes. Si je m'approche de l'eau et que je fais abstraction du bruit des moteurs, je vois la Seine agitée comme une mer qui se lève, et des jeunes gens enlacés comme aux premiers jours de l'amour. Quel besoin de voir du pays, Paris me ravit, si mes poumons ne protestaient pas, ni mes oreilles ne grinçaient.
Durant le gel, j'ai pù me croire aux sports d'hiver en regardant les patineurs sur l'esplanade de l'Hôtel de Ville. Mes cartilages m'interdisent tout geste virevoltant, mais les ados de banlieues sont rois de la glisse par la pratique des rollers.
Le seul reproche que je me fais, c'est que ce plaisir de Paris soit devenu un plaisir solitaire, aucun bras auquel m'accrocher.

lundi, mars 21, 2005

le hasard?

Suite à une longue conversation téléphonique, je loupe l'horaire de la piscine, il me faut marcher beaucoup pour compenser. Jacques Baratier m'avait offert un carton pour le film Rois et Reines. Je monte là-haut, au Panthéon, pour savoir s'il y a une séance/ "Oui! à 20h 30!" Je redescends vers Saint Germain des Prés, plus vivant pour y perdre deux heures. Dans une cabine, je m'explique avec ma belle-soeur qui vient de découvrir les sites; au moment où elle me fait compliment des photos de travail, arrive Nina Beskow qui les avait exposées à la Mairie de Trouville il y a deux ans. Nous nous embrassons comme du bon pain.
"Quand tu viens à Trouville, tu me préviens on se feras un petit repas!
-Une soupe aux orties avec une chandelle! (elle a rit) Toujours cette manie des rencontres:On se fait une bouffe!
Afin de ne pas voir un film le ventre vide, je m'offre une soupe chinoise à mon poste d'observation préféré au Marché de Bucci, et là, Thomas qui fait ses courses avec sa compagne: J'attends l'heure pour un film que votre père m'a recommandé de voir, curieuse coincidence!

samedi, mars 19, 2005

l'engourdissement

Nous étions engourdis par le froid, et le soleil frappant, la sève a du mal à remonter d'un coup, d'oû la fatigue. Les gens sont mollement assis aux terrasses, un drageur professionel a mis du temps à réaliser que j'étais une vieille proie, j'y ai gagné un verre de lait.
Ce matin, j'ai vu une chauve souris qui volait sur les écrans des ordinateurs. Cela m'a rappellé que lorsque nous jouions Rabelais au Château de Roqueferre, dès qu'on allumait la scène sous les voutes, des centaines de bestioles s'exilaient pour la soirée. Mais dans le grenier où je logeais, j'avais peur que celles-ci ne viennent prendre refuge dans mes cheveux.

jeudi, mars 17, 2005

Mairie du 3ème Temps Libre Luis Mariano

Une retraitée, Yolande, dite Yoyo par les bambins d'une école maternelle à qui elle apportait des jouets en celluloïde, c'était les invendus de l'usine de baigneurs où elle travaillait, nous fait la surprise de ce jeudi. Elle chante du Jacques Brel avec une belle voix émouvante, un timbre presque qu'à l'Edith Piaf.
"Pourquoi vous n'avez pas fait profession de chanter?
- On a voulu me présenter à Maurice Chevalier, mais mon père a refusé, disant que c'était un métier de putain! Vous savez, à l'époque on avait le respect des parents, on obéissait!"

Nous voici revenu au temps de la culture populaire, l'opérette des familles, années cinquante. Je trouvais Luis Mariano kitch, il l'est, mais son talent de chanteur d'opéra était réel, et celui de tous ses comparses bons enfants aussi: Darry cool, Pierre Richard, Moréno. Et les femmes avaient du sein, de la hanche, et des fesses, et un regard énamouré. En cinquante ans leur physiologie s'est androgynisée.
Pendant que Luis Mariano triomphait à la Gaité-Lyrique, je dansais parmi le corps de ballet, la valse dans les bras du Prince Danilo, Marcel Merkès, au Mogador: Heure exquise qui nous grise lentement! La caresse, la promesse, du moment! L'innéfable étreinte de nos désirs fous! Rudy, prends bien garde à toi! Le gazon glisse et l'heure est douce, et la brebis vous dis, je t'aime loup! On ne pouvait tomber en pamoison, sa femme, Paulette Merval, était sa partenaire sur scène.
Nous avions une habilleuse très revêche que l'on surnommait La Joconde. Quand elle demandait:
"Qui c'est celle là?
- Vous n'êtes jamais allé au Louvre?
- Si vous croyez que j'ai le temps de faire les grands magasins!"
Et comme elle portait souvent des pantalons:
" Bonjour Georges Sand!
- Qui c'est ç'ui là?
Bref, dans la salle, le public réagit vivement à chaque gag, à chaque baiser porté sur le dessus des lèvres, à l'époque, les acteurs trichaient. Vive l'opérette des familles. C'est par cars entiers que nous voyions la province débarquer, il n'y avait pas la télé, ce qui fait que le succès d'une opérette durait deux ans à Paris.

Le devoir

Depuis des années je jalouse la femme de x...Il la soigne aux petits oignons:
" Tu as la chance d'avoir un mari très gentil! lui dis-je aujourd'hui qu'elle est malade.
-Lui, gentil? ricane t-elle
-Non, je ne suis pas gentil, j'ai seulement le sens du devoir! rétorque t-il."
J'aimerais savoir ce que cela veut dire Le sens du devoir. Pour ses amis, en cas de besoin, il est toujours là.

Dans un haut lieu de la culture, un homme mûr interpelle un jeune homme: " Est-ce-que tu as pu tchatcher avec Georges?" Je me serai crue sur internet.

Au théâtre du Rond-Point L'Enfant Froid Le scabreux des couples ordinaires. Les retraités vont enfin en voyage, le mari est malade en avion, puis à Singapour il fait trop chaud, et dans les iles il est asphyxié par l'odeur de caoutchouc de la fabrique:" Je meurs à l'étranger!"
Seul un mari s'inquiéte que le bébé n'ait froid, faim, et sa couche culotte changée. La jeune mère secoue son enfant telle une poupée de chiffon,il en meurt.
La soeur qui est laide, prête assistance à un exibitionniste qui va aux toilettes des dames, ils finissent par s'aimer.
Pour le quatrième couple, l'homme appelle sa nouvelle épouse par le nom de l'ex, elle ne le supporte plus.
Tout cela baigne dans une sensualité germanique à la Fassbinder.

mardi, mars 15, 2005

Le Printemps

Le Printemps est arrivé d'un coup sec. Ceux qui vont se faire exproprier ne vont pas rigoler.

l'indécision

Dans l'indécision, je cafarde, il ne faut pas avoir d'état d'âme pour aller sur le pont. M'auto-éditerais-je? Pour partir en voyage en laissant un petit témoignage du vécu, tel un testament?

Proverbe Soufi

En exergue, sur une affiche du théâtre Marigny: Ce que tu donnes est à toi pour toujours! Ce que tu gardes est perdu à jamais! (proverbe Soufi)
Lorsque j'allais en classe, ce que j'aimais, c'était les cours de morale, celà me tenait lieu d'éducation. Il y avait un peu de magie à ne pas faire le mal. Quand je vois l'incivilité naturelle des gens dans les lieux publics, je les plains de ne pas avoir de journées plus éclairées.
A propos de théâtre une pièce au Rond-Point. J'aime ce Pays! Un sans papier Ivoirien qui veut rester en Allemagne, répète inlassablement cette unique phrase sésame qu'on lui a appris: "J'aime ce pays!" Une polonaise, contente d'être intégrée, travaille comme femme de ménage à la préfecture de police, elle balaie la cellule où le noir est enchainé: "Il faut apprendre l'allemand si vous voulez rester en Allemagne! Moi j'ai la sécu, les congés payés, c'est un paradis!" Elle lui énumère tous les noms des produits de nettoyage qu'elle utilise, dont le fameux "Monsieur Propre". Rien n'y fait, le détenu sort sa rengaine, au point d'énerver ses geoliers qui ne sont pas contents de leur sort.

lundi, mars 14, 2005

Le public américain

J'ai été éffarée de voir des gros plans du public sous un chapiteau de cirque. Les adultes, les enfants, mâchaient à qui mieux mieux du chewing gum ou croquaient des pops-corns pendant que leurs regards bovins fixaient le ballet des trapézistes défiant le vide. C'était d'une vulgarité noire, je ne sais si cela était intentionnel de la part du réalisateur américain. Tout n'était pas rose dans l'histoire "Sous le plus Grand Chapiteau du Monde"(Cecil B.Demille 1952)

samedi, mars 12, 2005

L'informatique

Je suis un stage d'informatique pour tenter être indépendante: mission impossible "Rien ne sert de s'accrocher, il faut tomber à point!"
Eh! Oui! Dominique Brabant l'a dit: "Les acteurs ont mouillé leur chemise!" J'ai revu pour la troisième fois: "Rien, Voila l'ordre" de Jacques Baratier, et j'ai eu le plaisir de deviser avec lui en redescendant le Boul Mich tout du long.

vendredi, mars 11, 2005

Les vieux

Je n'aime pas ça du tout, voir des vieux raconter combien ils se sentent jeunes de coeur, c'est un pousse au crime. J'ai aimé Claude Sarraute disant qu'elle n'imposerait pas sa vieille peau à un beau jeune homme, qu'elle trouverait cela indécent.
Rester toujours jeune d'esprit et de coeur c'est une violence, rien de rassurant pour autrui si on a l'exigence de ses pulsions.
Les grands-mères sous prêtexte qu'il ne s'agit que d'affect peuvent être toutes aussi abusives qu'une amante frustrée. Quand elles n'ont plus le fils, elles ont le petit fils, rivalisant avec la mère.
J'ai bu du café turc pour que deux jeunes filles me lisent mon avenir, elles n'ont vu qu'un arbre, je cherche encore mes racines.

mercredi, mars 09, 2005

Coupe Davis France / Suède

C'est la première fois que je vois un joueur de tennis éplucher une banane sur le court. C'est le fruit du voyage, j'en ai toujours dans ma sacoche de vélo.

Chérie!

Autour du bassin des Tuilleries un groupe de jeunes enfants piqueniquent.L'un deux, environ dix ans, appelle: Chérie! Chérie! Il sagit d'une cane à qui il lance des frites. Pourquoi elle? Parce que c'est la seule bestiole blanche au milieu de ce bassin où se bousculent pigeons, canards et autres oiseaux sombres. Deux jeunes femmes asiatiques sandwitch à la main tournent elles aussi autour du bassin pour rester à hauteur de l'élue chassée par ses congénères qui veulent grapiller son festin. Le gamin houspille, tout en encourageant ces dames: Donne à manger à ma chérie!La colo s'y met, courant après la cane blanche: Chérie! Chérie! Le garçon tout exité de ce remue ménage fait plus fort: Ma chérie d'amour! Comme quoi, les blondes...

mardi, mars 08, 2005

La pharmacienne

Je consulte la pharmacienne:
" Est-il indécent après 70 ans d'avoir encore des rêves érotiques?
-Mais non! Heureuseument que vous rêvez, il faut que la libido reste éveillée!
Il est sûr qu'avec le médecin déférent, nous irons moins chez le docteur, je fais confiance au bon sens de cette belle voisine pour les bobos courants.

Phénoménal! "Vivement Dimanche"

Il l'a dit, Pascal Sevran, à propos de Laurent Guerra: Phénoménal!
J'avoue avoir presque pleuré lorsque cet imitateur a chanté des extraits du répertoire de Léo Férré, Yves Montand, Nougaro et d'autres grandes pointures. Non seulement on les voyait, comme s'ils étaient en live, mais la poésie des textes passait, ce n'était plus de la caricature, mais une re-création.

Une journée heureuse

Le bonheur des autres n'interesse pas, c'est peut-être pour ça, qu'il est difficile d'exprimer le sien. Il y a des jours où tout tourne rond: un déjeuner, une promenade, un projet enfin défini, une représentation émouvante, une conversation inninterrompue à travers le temps, l'air pur nous rend léger, la tendresse nous embaume le coeur, et sous la couette où l'on essaie de rassembler tous ces évènements heureux, cela bruisse comme un chant de cricket qui empêche de nous endormir.

dimanche, mars 06, 2005

Jean Pierre Mocky

Souffrant d'une insomnie, je suis tombée sur une retransmission d'"On ne peut pas plaire à tout le monde". D'habitude je zappe, mais il y avait Jean-Pierre Mocky qui faisait son guignol, j'ai donc laissé courir.

Phrase entendue

Les émigrés, pour ne pas se diluer dans leur nouvel environnement, ils se crispent. Ils sont plus albanais dans leur banlieue qu'en Albanie. (Angelin Prejocai -danseur chorégraphe).

jeudi, mars 03, 2005

Temps Libre Mairie 3ème

Michel Chaudanson nous sort des trésors avec pour thème: Chanter pour exister!
"Fréhel" (Eric Le Seney 1996) Fréhel bien que l'on dise qu'elle s'est abimée dans l'alcool et la drogue, lorsqu'elle chante elle a toujours cette fraicheur d'enfant un peu grosse.
"Damia" (Juliet Berto 1989). J'ai eu plus de mal à suivre ce documentaire un peu tarabiscoté avec une photo jaune et aussi le spleen de penser à Juliet berto morte très jeune. Encore lycéenne, elle est allé voir Jean-Luc Godard qui lui a immédiatement proposé de faire une impro dans un bistrot avec un philosophe. Sternberg la présentait comme sa fille spirituelle. Elle s'est évanouie au spectacle de Bob Wilson "Le regard du sourd" qui durait quatre heures. Je ne sais si c'est par faiblesse de n'avoir pas diné ou parce que ce fut pour les spectateurs un tel choc artistique que nous étions tous anesthésiés par la fascination et la lenteur de cette représentation où les acteurs et danseurs se déplaçaient sans un mot dans un décor en perpétuel mouvance.
"Chicago" (Rob Marshall 2002) cela donne des regrets de n'avoir pas fait ses classes en Amérique où les acteurs chantent et dansent à la perfection.

mardi, mars 01, 2005

L'amitié amoureuse

J'ai toujours préféré priviligier l'amitié amoureuse, cela permet dans les temps de froidure de rester des heures au chaud à deviser ensemble, plateau télé garanti, dans une tendresse ambiante sans vexations, ni aucune priorité autre tel le sexe bien accompli.